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mercredi 2 mars 2022

1037 - Same Old Man


J’ai un peu merdé lors de mon hommage à Mark Lanegan. Une demi-ligne et un lien, ce n’est pas suffisant pour une voix aussi marquante… mais je pensais alors qu’avec Blues Funeral et Songs for the Deaf, j’avais évoqué tous les disques de Mark Lanegan de ma collection. J’avais oublié le 45 tours de Same Old Man déniché chez Gibert, boulevard Saint Germain, il y a quelques années et publié par Light in the Attic en 2012 pour fêter les dix ans du label.
La face A propose une reprise de la chanson par Mark Lanegan, la face B la version originale (c’est une chanson traditionnelle) extraite de l’album In my Own Time de Karen Dalton. Une sacrée voix aussi, celle de Karen Dalton. J’en ai déjà parlé de sa voix, à Karen, il faudra que j’en reparle bientôt. Une voix à laquelle tout le monde ne peut se mesurer. Mark Lanegan le pouvait.

Same Old Man
Mark Lanegan / Karen Dalton
Light in the Attic 2012

A - Same Old Man (Mark Lanegan)
B - Same Old Man (Karen Dalton)

mardi 15 juillet 2025

2268 - Ballad of the Broken Seas


Tu as bien fait de partir, Arthur Rimbaud…
Ouais, hé, arrête ton Char, hein…

Isobel Campbell, pour le pote qui m’a fait découvrir Belle and Sebastian, c’était la traîtresse. Celle à qui le groupe (et Stuart Murdoch en particulier) avait appris les ficelles du métier et qui s’était barrée pour faire son propre truc une fois qu’elle estimait n’avoir plus à rien à apprendre.

Influençable, je me suis arrêté à cette opinion pendant des années. Même quand j’ai découvert le travail de Mark Lanegan avec qui elle a mené trois albums durant un de ses principaux projets post-B&S, je n’ai pas creusé de ce côté. Et puis, j’ai acheté il y a quelques semaines un disque de raretés du duo publié à l’occasion du Record Store Day. Pour voir écouter. Puis, convaincu, peu de temps après, leur premier album : Ballad of the Broken Seas.

Et je peux l’affirmer, avant même d’avoir écouté - ça ne saurait tarder - les deux autres albums enregistrés avec Mark Lanegan : tu as bien fait de partir, Isobel Campbell.

Ballad of the Broken Season
Isobel Campbell & Mark Lanegan
V2 2006

01 - Deus Ibi Est
02 - Black Mountain
03 - The False Husband
04 - Ballad of the Broken Seas
05 - Revolver
06 - Ramblin’ Man
07 - (Do You Wanna) Come Walk with Me ?
08 - Saturday’s Gone
09 - It’s Hard to Kill a Bad Thing
10 - Honey Child What can I Do ?
11 - Dusty Wreath
12 - The Circus is Leaving Town

samedi 26 juillet 2025

2279 - Keep Me in Mind Sweetheart


Si c’est ce qui se trouve sur le e.p. Keep Me in Mind Sweetheart, oui, si c’est ça, les chansons qu’ils ont écartées, si c’est ça les chansons laissées de côté, alors leurs albums, ceux d’Isobel Campbell & Mark Lanegan, doivent sont forcément excellents… j’ai donc commencé par Ballad of the Broken Seas… et les autres vont suivre sous peu.

Keep Me in Mind Sweetheart
Isobel Campbell & Mark Lanegan
Coking Vinyl 2025

A1 - Keep Me in Mind Sweetheart
A2 - Fight Fire with Fire
A3 - Asleep on a Sixpence
A4 - Violin Tango
B1 - Rambling Rose, Clinging Vine
B2 - Hang On

dimanche 10 mai 2020

0376 - Blues Funeral


Les dix derniers billets ne comportaient aucune ou presqu’aucune méchanceté... depuis le numéro 0365 de ce blog, je ne suis qu’amour et louanges et sucre d'orge et téquila sunrise... on va croire que je me ramollis... que je m’attendris... que d’avoir entamé la saison 2 de ce blog, m’a ôté toute hargne, toute rage, toute volonté d’y arriver... que je me crois arrivé...
Alors, vous n’allez pas être déçus. Je vais être méchant, injuste, infect. Une pourriture. Rien ne va m’arrêter. D’autant moins que je ne possède aucun disque avec un titre de Little Richard qui vient de nous quitter. Pour lui, j’aurais retenu mon fiel et ma bile un jour de plus... il le méritait vraiment... écoutez un petit Tutti Frutti pour lui rendre hommage avant de poursuivre ce billet... billet où ça va saigner... et ça va être gratuit...
Et mes attaques seront d’autant plus gratuites que j’écris ceci avant même d’avoir sélectionné un disque pour le billet du jour. Le titre provisoire de cet article est « 0376 - un disque de merde » - on ne fait pas dans la finesse aujourd’hui - je choisirai en effet le disque sur lequel baver une fois que j’aurai achevé le texte... histoire de ne pas faire de sentiment... je veux être sans pitié... ma violence sera aveugle... l’effet est certes un peu raté pour toi, lecteur, puisque tu connais déjà, au moment où tu lis ces lignes, le titre et la couverture du disque du jour... tant pis... je ne vais pas renoncer à ma mise en page.

Un disque de merde, donc, voilà tout ce qu’est le disque du jour. Tout est ignoble, indigne. Honteux.
Déjà, la pochette est immonde, de mauvais goût. Si moche qu’elle donnerait envie de remercier les ingénieurs de Philips d’avoir inventé le CD et de nous éviter d’avoir à subir ces couleurs criardes ou fadasses et cette photo ridicule en format 12’’. De la taille d’une pochette CD, ça pique (un peu) moins les yeux.
Pourquoi ai-je acheté ce disque ? La collection ? Une surdité passagère ? Une simple blague ? Je ne sais pas encore - je n’ai toujours choisi de quel disque je parlais.
Je ne sais pas non plus si le groupe était sérieux, s’il cherchait réellement à produire une immense œuvre d’art, à montrer toute l’étendue d’un fabuleux talent, lorsqu’il a enregistré cet ensemble de morceaux interminables où s’alignent, cachés sous des effets de manche laborieux et sous des dissonances si savamment étudiées qu’elles semblent toujours tomber à propos, les clichés les plus éculés (serait-ce un pléonasme ?) du rock et du roll ou s’il cherchait désespérément à faire de l’humour pour casser l’image de connards prétentieux et austères qui colle à ses membres... dans les deux cas, c’est raté. Ce n’est ni drôle ni profond. Désespérément plat et vide. En un moment : bête.
Chanter mal ne suffit pas à être punk. Noyer les guitares d’effets destinés à cacher le fait que les musiciens ne savent pas en jouer ne suffit pas à être psychédélique. Incorporer quelques beats électroniques aux percussions ne suffit pas à sonner moderne ou contemporain. Dire que le monde ne va pas bien ne suffit pas à être engagé politiquement. Dire que la voisine est belle mais semble inaccessible ne suffit pas à être romantique. Ajouter un son de clavier démodé depuis 1983 (année terrible où sortit le pousse-au-suicide Jump des affreux Van Halen) ne suffit pas à être marrant... Vouloir paraître n’a jamais suffi à être.


On a beau dire, ça fait du bien d’être un enfoiré qui balance sans nuance des saloperies à propos du travail des autres... d’autant plus de bien, que j’ai écrit des choses bien pires, avant de les effacer - j’allais un peu trop loin... tellement de bien que je n’ai même plus envie d’être méchant... plus du tout... je suis détendu, très détendu.

Contrairement à tout ce que j’ai dit précédemment, je ne vous proposerai donc pas un disque inécoutable mais un album magnifique, Blues Funeral de Mark Lanegan... et comme je ne vais pas entamer maintenant l’écriture d’un second billet dans le billet, je vais me contenter de chaudement vous recommander de le découvrir par vous-même pendant que moi, je vais l’écouter, apaisé.

Blues Funeral
Mark Lanegan
4AD 2012

01 - The Gravedigger’s Song
02 - Bleeding Muddy Water
03 - Gray Goes Black
04 - St Louis Elegy
05 - Riot in my House
06 - Ode to Sad Disco
07 - Phantasmagoria Blues
08 - Quiver Syndrome
09 - Harborview Hospital
10 - Leviathan
11 - Deep Black Vanishing Train
12 - Tiny Grain of Truth