vendredi 30 avril 2021

0731 - Juin 2005


Je n’ai probablement pas écouté cette compilation de Juin 2005 du magazine Les Inrockuptibles - j’ai été abonné un an - au cours des quinze, presque seize, dernières années. Je devrais sûrement y jeter une oreille, je serais sûrement surpris par ce que je pourrais y découvrir, le programme a l’air particulièrement varié, ce serait étonnant que rien ne me plaise.

Pourquoi en parler aujourd’hui alors ?
Parce que je suis en pleine rédaction de Grains, en train d’essayer d’achever la partie 5 (la partie 4, au moment où j’écris, sera en ligne dans une heure et demie) et qu’il faudra ensuite que j’attaque la partie 6 qui, elle, n’est qu’à l’état d’ébauche. Le rapport avec la compilation ? Le titre dans la tracklist d’une reprise de Nino Ferrer - je ne connais même pas la chanson originale.

Juin 2005
Inrockuptibles 2005

01 - Agonia (Tcheka)
02 - La Vie Fait ce qu’elle Veut (Hubert Mounier)
03 - Ai Gani Bani (Ali Farka Touré & Toumani Diabaté)
04 - Trégua (Chico Saravai)
05 - December 26th (Rubato) (Philip Catherine / Bert Joris / Brussels Jazz Orchestra)
06 - Skin-Deep (Beady Belle)
07 - Shaka-Zulu (Byard Lancaster)
08 - Riz Complet (Fabien Martin)
09 - Maracatu (Bernard Wystraëte & Group)
10 - Constellations (Dwight Trible & The Life Force Trio)
11 - Lento e Largo (Henryk Górecki)
12 - Mon Bébé (Perrine Kervran)

jeudi 29 avril 2021

0730 - Hey Jude


Un soir, il y a 2 ou 3 semaines, un vendredi ou un samedi. Je mets le 45 tours sur la platine. Hey Jude. Des Beatles. Version soul. Voix incroyable.

NATACHA (doutant elle-même) : Otis Redding ?
MOI : Non (... mais ça aurait pu, Otis a repris a plusieurs reprises des titres des Beatles... et des Stones)
NATACHA : C’est qui alors ?
MOI : (chantonnant faux) na nananana nananana nanana nanana nana nana
NATACHA : Wilson Pickett ?
MOI : Bien joué
NATACHA : Dommage que ce soit Hey Jude.

Et elle a raison. Hey Jude, même superbement chantée, même orchestrée, arrangée façon soul, ça reste Hey Jude... c’est pas terrible... du McCartney sentimentaliste lourdingue.


Hey Jude
Wilson Pickett
Atlantic 1969

A - Hey Jude
B - Search Your Heart

mercredi 28 avril 2021

0729 - There and Then


J’étais adolescent au milieu des années 90. Ce qui signifie que les groupes et les disques qui m’ont vu grandir ont désormais un quart de siècle. Quelques jours après les 25 ans de la parution du single Zero des Smashing Pumpkins, nous fêtons, aujourd’hui (demain, au moment où j’écris) 28 avril, le 25ème anniversaire du mythique (pour les fans) concert d’Oasis à Maine Road.
Maine Road était le stade du Manchester City F.C. (club de coeur des frères Gallagher) du temps où Manchester City était un club de seconde division... et de seconde zone - qui eut cru alors que le club affronterait (ce soir) le PSG (qui était alors une place forte européenne du foot - l’éclipse date des années 2000 - n’en déplaise à ceux qui croient que le PSG n’a pas d’histoire) en demi-finale de la Ligue des Champions ?
Maine Road était donc pour Oasis le grand concert à domicile de la tournée Morning Glory. Un concert qui n’a pas connu de publication intégrale mais dont on peut voir quelques extraits sur la VHS (et, depuis, sur le DVD) There and Then. Certains exemplaires de la VHS de There and Then étaient accompagnés d’un CD promotionnel 3 titres. Ce n’était pas la cas de ma copie... mais de celle de Natacha. 3 titres live enregistrés lors des 3 plus grands concerts de la tournée, Earls Court (plus grande salle d’Angleterre, située à Londres), Maine Road donc (avec Cigarettes & Alcohol) et Knebworth (un parc et une sorte de mini-méga-festival - 125000 personnes par soir). Il se murmure que le DVD de ce dernier concert pourrait bien sortir en août... pour célébrer les 25 ans de l’événement.

There and Then
Oasis
Sony 1996

01 - Wonderwall (Earls Court, London, 04.11.95)
02 - Cigarettes & Alcohol (Maine Road, Manchester, 28.04.96)
03 - Champagne Supernova (Knebworth Park, Stevenage, 11.08.96)

mardi 27 avril 2021

0728bis - Secret Agent Man - James Bond is Back


Les voilà donc, mes deux premiers disques de Limougeaud, achetés ce lundi 5 septembre 2022 chez Point Show après avoir tourné pendant 20 minutes à la recherche d’une place où me garer en rentrant du taf. Par une extravagance de ce blog, ce disque apparaît à la date du 27 avril 2021 afin de compenser le doublon généré par mes billets sur J’Traîne des Pieds d’Olivia Ruiz.

Du Bruce Willis, donc. Deux singles extraits de son premier album publié chez Motown. Motown ? La classe ! Oui enfin, bof, quand même. Au final, c’est un peu de la soupe mi-soul mi-easy listening mi-ricaniaiserie salée à une production typique des années 80 et aromatisée au saxophone dégueu. Pas horrible. Pas à réécouter non plus.

Mon exemplaire de Secret Agent Man possède encore un sticker prix HMV £3.29 sur la couverture.

Secret Agent Man - James Bond is Back
Bruce Willis
Motown 1987

A - Secret Agent Man - James Bond is Back
B1 - Lose Myself
B2 - Under the Boardwalk (instrumental)

0728 - J’Traîne des Pieds


C’est qui cette Olivia ?

C’est la question que m’a posée Natacha, il y a quelques jours, semaines, quand, sur Ophelia, ma fourche a languée et que j’ai prononcé ce prénom-là au lieu de ce prénom-ci. Je ne sais pas, lui ai-je répondu (et je ne sais toujours pas), je n’en connais pas des Olivia... sauf Olivia I got chills, they’re multiplying Newton-John et Olivia Ruiz... Natacha ajouta à cette courte liste, sa cousine au deuxième ou troisième degré, que j’ai vue une seule fois, il y a près de douze ans, un certain jour d’octobre.

Je n’ai pas la bande originale de Grease et je ne crois pas que la petite cousine de Natacha se soit lancée dans la musique. J’ai en revanche un CD 2 titres d’Olivia Ruiz, celui du single J’Traîne des Pieds, acheté à la FNAC Châtelet Les Halles lorsque nous étions jeunes mariés, une évocation nostalgique de l’enfance portée par une voix légèrement nasale et une instrumentation délicieusement rétro.
Olivia Ruiz est la meilleure (la seule bonne ?) chanteuse qui soit sortie de la Star Academy. Parce qu’elle est celle qui a le plus rapidement cassé le moule dans lequel elle était volontairement (mais pas forcément en toute conscience : elle était de la première promo, celle de Jenifer) entrée. Et disons-le, en plus, elle a oublié d’être moche.

Quant à Nina, c’était ma coiffeuse pré-Covid et pré-confinement...

J’Traîne des Pieds
Olivia Ruiz
Polydor 2007

01 - J’Traîne des Pieds
02 - Pour te Dire Tout

lundi 26 avril 2021

0727 - Fun House


Je disais l’autre jour qu’il faut posséder plusieurs exemplaires des grands albums... je ne vais pas refaire la liste que je donnais à cette occasion, pas plus que je ne vais la compléter, vous retournerez voir le billet si l’envie vous prend de cliquer sur quelques liens. Au minimum deux exemplaires, pour les grands classiques : un vinyle d’époque et une belle réédition CD.

Je n’ai donc pas hésité une seule seconde devant ce pressage français des années 70 de Fun House, état parfait que le gérant de Décibul venait juste d’entrer (il n’avait même pas eu le temps de le mètre en rayon) en même temps que Just a Poke que j’avais pris aussi.

Que dire sur Fun House que je n’aurais pas dit la dernière fois ? Que c’est violent, sauvage, agressif, rock, free jazz, punk avant l’heure, inventif, répétitif, basique, shakespearien (le bruit et la fureur ; c’est donc un peu faulknerien aussi), typiquement américain, universel... on peut ajouter, en vinyle, avec une pochette nickel et un disque immaculé, qu’en plus, c’est beau. 


Fun House
The Stooges 
Elektra 19??

A1 - Down on the Street
A2 - Loose
A3 - T.V. Eye
A4 - Dirt
B1 - 1970
B2 - Fun House
B3 - L.A. Blues

dimanche 25 avril 2021

0726 - Zero


J’ai raté les 25 ans du single Zero des Smashing Pumpkins. C’était vendredi dernier, le 23. Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Faisons bien alors. Enfin, du mieux qu’on peut.

Comme pour Tonight, Tonight, je ne possède comme édition du single Zero que celle extraite du coffret The Aeroplane Flies High. Une petite différence tout de même. Le CD Tonight, Tonight dans ledit coffret réunissait les faces B extraites des deux versions différentes du single. Ce n’est pas le cas pour Zero qui était sorti tel quel dans le commerce, avec 6 faces B - ce qui, techniquement, en fait davantage un e.p. qu’un single...

Comme le laisse deviner la couverture - assez laide - Zero est un single assez sombre. Et qui confirmera à Natacha que les Pumpkins, c’est un peu du métal... La chanson titre a littéralement obsédé toute une génération de fans (moi y compris) et continue d’en obséder de nombreux (je me suis, pour ma part, remis (un peu) la tête à l’endroit) notamment avec le passage emptiness is loneliness and loneliness is cleanliness and cleanliness is godliness and God is empty... just like me.
Les faces B ne sont pas en reste. God est une chanson à la fois désespérée et pleine de rage. Détail amusant : dans le livret du coffret, au-dessus des paroles de God, a été placé une photo de D’Arcy Wretzky, la bassiste du groupe. Marquis in Spades et Mouths of Babes sont des morceaux poisseux aux riffs parfaitement gras. Pennies offre un peu plus de légèreté avec ses magnifiques roulements de batterie... même si le texte est plutôt grinçant.

Mais le vrai bonheur de Zero, c’est le Pastichio Medley. Billy Corgan s’était vanté d’avoir écrit une centaine de chansons pour l’album Mellon Collie and the Infinite Sadness. 28 morceaux sur l’album, une quinzaine de faces B, quelques morceaux laissés de côté pour les albums suivants. Tout le reste (ainsi que des chutes de Siamese Dream, l’album précédent) se trouve résumé dans ce Pastichio Medley. Soit environ 25 minutes de riffs mis bout à bout dans un déluge sonore apocalyptique. C’est génial, assourdissant, épuisant, ni fait ni à faire, drôle, nullissime, excellent, magique, écœurant, sublime... comme les Pumpkins.

I’m your lover, I’m your Zero !

Zero 
The Smashing Pumpkins 
Virgin 1996

01 - Zero
02 - God
03 - Mouths of Babes
04 - Tribute to Johnnny
05 - Marquis in Spades
06 - Pennies
07 - Pastichio Medley

samedi 24 avril 2021

0725 - Entertainment !


Je profite ce matin, vendredi, que Natacha soit allé au bureau (petit souci informatique qui ne peut être réglé en télétravail) pour me passer des disques qu’elle n’apprécie que moyennement. Dont Entertainment ! de Gang of Four - Natacha n’est pas très post-punk (pas très punk non plus d’ailleurs).

Entertainment ! est le genre d’albums, Gang of Four le genre de groupes, que je regrette d’avoir connu trop tard. J’aurais aimé les découvrir à la même époque que Joy Division par exemple, il y a vingt ans. J’aurais aimé pouvoir prêter Entertainment  ! en échange de Closer à celui qui m’a prêté ce dernier, il y a vingt ans. Pouvoir répondre à la basse galopante de Peter Hook, à la voix caverneuse de Ian Curtis et à batterie tribale de Stephen Morris par les guitares tranchantes, les percussions mécaniques et le chant ostensiblement blanc, inexpressif du Gang of Four. Pouvoir rendre la pareille.

Mais j’ai écouté Gang of Four pour la première fois il y a dix huit mois seulement. Choc. Et j’ai reçu le disque Entertainment ! (l’album remasterisé et trois titres bonus) dans ma boîte aux lettres le 2 février 2020, au lendemain de la mort d’Andy Gill, leader du groupe. Encore une coïncidence troublante.

Entertainment !
Gang of Four
Parlophone 1980 / 1995

01 - Ether 
02 - Natural’s not in It
03 - Not Great Men
04 - Damaged Good
05 - Return the Gift
06 - Guns Before Better
07 - I Found that Essence Rare
08 - Glass
09 - Contract
10 - At Home he’s a Tourist 
11 - 5.45
12 - Anthrax
13 - Outside the Trains don’t run on Time
14 - He’d Send in the Army
15 - It’s her Factory

vendredi 23 avril 2021

0724 - Bridge Over Troubled Water


Il y a quelques jours, presque deux semaines, je publiai un billet sur les Everly Brothers dans lequel je citais un certain nombre d’artistes que maman écoutait quand j’étais gamin et qui m’avaient marqué à jamais. La liste que je donnais alors était certes courte mais ne prétendait pas être exhaustive : Andrew Sisters, Beatles, Bowie, Costello et, donc, les Everly Brothers. Le soir même, j’eus maman au téléphone qui me reprocha mon choix - elle aurait pu écrire un commentaire directement sur le blog, c’eut été plus rapide... enfin, ça m’aurait surtout fourni plus de clics... cliquez sur les liens, bordel ! vous imaginez pas comme ça me prend du temps à les installer, ces liens hypertextes...
En effet, si vous regardez la liste ci-dessus, que j’ai remise par ordre alphabétique, on s’arrête au E... maman trouvait que je sous-entendais qu’elle n’avait jamais atteint le F. Un peu interloqué par cette interprétation frauduleuse pour ne pas dire foireuse - je vois qu’elle est aussi tordue que moi, les chiens ne font pas des chats et les ogres ne pondent pas des fées - je lui demandai quel artiste elle voulait que j’ajoute à la liste dont le nom serait plus vers la fin de l’alphabet. Ray Ventura ? Tout va très bien, Madame la Marquise, tout va très bien, tout va très bieeeeennnn... pourtant il faut, il faut que l’on vous dise... Il n’est pas impossible que j’ai effectivement  chanté. Non, tu aurais pu parler de Simon and Garfunkel. Ah oui, le live à Central Park. Non, l’album où ils reprennent justement les Everly Brothers...

Paul Simon quand il a formé son duo avec Arthur Garfunkel rêvait en effet de prendre la succession des Everly Brothers. Simon and Garfunkel attendront cependant leur sixième et denier album studio commun Bridge Over Troubled Water pour pleinement réaliser ce rêve en chantant Bye Bye Love.
Bridge Over Troubled Water est considéré par beaucoup comme le chef d’œuvre de Simon & Garfunkel. Je ne suis pas tout à fait de cet avis. Sounds of Silence reste indépassable selon moi.
La faute à un début d’album difficile. Devenu difficile, avec le temps. La chanson-titre a longtemps été présentée comme la Let It Be du duo... mais je n’aime pas Let It Be... je préfère encore Bridge Over Troubled Water ou, mieux, Mourir pour une nuit (mais je crois être le seul à trouver que cette dernière sonne (pas du point de vue de la mélodie, hein, ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit) comme Let It Be). El Condor Pasa est sympa mais résonne depuis la sortie du disque (50 ans !) dans tous les couloirs de métro, jouée à la flûte de Pan par tous les groupes plus ou moins authentiquement péruviens (ils portent tous le bonnet de rigueur) : à force, c’est un peu éprouvant. Quant à Cecilia, déjà pas terrible au départ, elle a été définitivement gâchée par Michel Dassin (ton lit est trop dur, ton vin est trop doux... contente-toi de reprendre du Toto Cutugno).
C’est dommage car Keep the Costumer Satisfied et, surtout, le triptyque The Boxer / Baby Driver / The Only Living Boy in New York ont absolument le profil de chansons qui marquent pour la vie, que je peux me mettre à chantonner sans raison apparente, juste parce que mon jukebox interne s’est mis en marche tout seul ou a subi une stimulation a priori anodine...

la leu laï (coup de fouet) la leu laï leu la leu laï... voilà c’est reparti...

Bridge Over Troubled Water
Simon and Garfunkel
Sony 1970 / 2001

01 - Bridge Over Troubled Water
02 - El Condor Pasa (If I Could)
03 - Cecilia 
04 - Keep the Customer Satisfied
05 - So Long, Frank Lloyd Wright
06 - The Boxer
07 - Baby Driver
08 - The Only Living Boy in New York
09 - Why don’t you Write Me
10 - Bye Bye Love
11 - Song for the Asking
12 - Feuilles-O
13 - Bridge Over Troubled Water

jeudi 22 avril 2021

0723 - L.I.T.A.N.I.E.S


C’est par un total et complet hasard que j’ai découvert l’existence de l’album L.I.T.A.N.I.E.S de Nick Cave et Nicholas Lens. Cette première affirmation est évidemment inexacte puisque le hasard n’existe pas - je n’y crois pas, en tout cas - et surtout parce que j’appris l’existence de cet album alors que j’étais précisément en train d’explorer une discographie de l’Australien (l’autre Nico est Belge d’après une rapide recherche wikiesque). Autre façon de dire en fait que je n’avais jamais entendu parler de ce disque avant de le commander. Je n’ai d’ailleurs pas hésité une seconde avant de le commander, ce disque... pensez-donc, Nick Cave chez Deutsche Grammophon !

Reçu lundi, je l’ai écouté pour la première fois ce matin, mercredi... mais j’avais déjà parcouru le livret. Les notes de présentation sont courtes mais typiques de l’humour de Nick Cave. Quelque chose comme : C’était pendant le confinement. Je ne me sentais pas au top, m’ennuyais un peu. Nicholas m’a appelé et demandé si je voulais bien lui écrire douze litanies. J’ai tout de suite dit oui. Et la première chose que j’ai faite après avoir raccroché le combiné, c’est regarder dans le dictionnaire ce que c’est qu’une litanie... On apprend aussi dans ce livret qu’on n’entendra pas la voix de Nick sur le disque : il n’a fait qu’écrire les textes, tous retranscrits dans les pages qui suivent.

Pour ce qui est du contenu, on ne va pas mentir, pour tout agréable qu’il est, ces L.I.T.A.N.I.E.S ne sont ni la Passion selon saint Matthieu de Bach ni Lamentate d’Arvo Pärt. C’est du contemporain minimaliste plus proche du travail d’un faiseur certes doué comme Richter que de la profondeur illuminée d’un Arvo Pärt. Les audaces et les dissonances y sont très encadrées, les dérapages plus que contrôlés. Le chant - parfois une simple scansion - y est simple, Nick Cave aurait pu s’en charger lui-même. Je jurerais d’ailleurs entendre sa voix sur plusieurs morceaux.

L.I.T.A.N.I.E.S
Nick Cave, Nicholas Lens
Deutsche Grammophon 2020

01 - Litany of Divine Absence
02 - Litany of the First Encounter
03 - Litany of Blooming
04 - Litany of the Sleeping Dream
05 - Litany of the Yearning
06 - Litany of Fragmentation
07 - Litany of the Forsaken
08 - Litany of Gathering Up
09 - Litany of Transformation
10 - Litany of Godly Love
11 - Litany of the Unnamed
12 - Litany of Divine Presence

mercredi 21 avril 2021

0722 - The Velvet Underground & Nico


J’aurais voulu que The Velvet Underground & Nico soit le billet numéro 700 ou le numéro 701 de ce blog. C’eût été magnifique, classe, que cet album mythique, culte, phénoménal, incroyable, etc. achève la première demi-vie de ce blog ou en entame la seconde.
Ce ne fut malheureusement pas possible. J’avais pourtant commandé à cet effet cette édition deluxe de l’album (parue en 2012) une première fois. Elle n’est jamais arrivée dans ma boîte aux lettres. Étant donnée l’empressement avec laquelle le vendeur a accepté de procéder à un remboursement, je suis convaincu qu’il ne l’a jamais envoyée... J’ai dû la commander ailleurs... plus tard... trop tard... et ne l’ai reçue qu’hier, lundi.


Car oui, aussi étonnant que cela puisse paraître, je me suis acheté une nouvelle édition de The Velvet Undergound & Nico. Pourquoi ?

Tout d’abord parce que les grands albums, il faut en posséder plusieurs exemplaires. Deux (ou trois) précautions valent en effet mieux qu’une... J’ai deux Marquee Moon, deux Fun House, deux Closer, deux Sergent Poivre (trois ?), deux Aftermath, trois Albums Blancs qui ne s’appellent pas ainsi, trois Ladies and Gentlemen we are Floating in Space, deux Loveless, trois Adore, deux Spirit of Eden, trois Bringing it all Back Home, deux Pilgrims Progress, deux Don’t Believe the Truth... cherchez l’intrus. Il me fallait une seconde édition de l’Album à la Banane. Il me restera à acheter un second exemplaire de Forever Changes et de toute la discographie de Neil Young.

Ensuite, la première édition que je me suis achetée, il y a vingt ans environ, je l’ai laissée à maman en quittant le domicile parental - elle yahourte fréquemment Sunday Morning et I’ll Be Your Mirror. Entre-temps, je m’étais fait offrir - par mes parents - le coffret Peel Slowly and See qui regroupe tous les albums du groupe de Maureen Tucker et un paquet de raretés.
Deux petits problèmes avec The Velvet Underground & Nico sur Peel Slowly and See - génial coffret par ailleurs. Premièrement, le son. Les larsens, oui. Les distorsions, oui. Les saturations, oui. Les bruits parasites plus ou moins volontaires, oui. Mais ce n’est pas une raison d’avoir un son dégueulasse. Vive la remasterisation. Deuxièmement, le CD du coffret (le second sur cinq) sur lequel se trouve The Velvet Underground & Nico commence par un titre bonus. Et moi, je veux que mon disque du The Velvet Undergound & Nico commence par Sunday Morning. Des inédits, oui, mais après l’album, s’il vous plait.

Enfin, cette réédition, en plus des habituels versions et mixes alternatifs (fin de CD 1) propose, sur le CD 2, la version primitive de l’album (sans Nico, donc), plus violente et plus brute encore que la version finale, que je n’avais jusqu’alors qu’en vinyle... ainsi qu’une poignée d’enregistrements inédits d’une répétition du groupe - on se demande comment des enregistrements du Velvet peuvent rester inédits pendant près de cinquante ans...

Allez, on se refait un petit Venus in Furs et un Heroin avant d’aller se coucher... et tant pis pour les autres disques acquis ces derniers temps et que je n’ai pas encore pris le temps d’explorer... de toutes façons, The Velvet Undergound & Nico, c’est mieux.

The Velvet Undergound & Nico
The Velvet Undergound & Nico
Polydor 2012

CD1
01 - Sunday Morning
02 - I’m Waiting for the Man
03 - Femme Fatale
04 - Venus in Furs
05 - Run Run Run
06 - All Tomorrow’s Parties
07 - Heroin
08 - The She Goes Again
09 - I’ll Be Your Mirror
10 - The Black Angel’s Death Song
11 - European Son
12 - All Tomorrow’s Parties (alternate single voice version)
13 - European Son (alternate version)
14 - Heroin (alternate version)
15 - All Tomorrow’s Parties (alternate instrumental mix)
16 - I’ll Be Your Mirror (alternate mix)

CD2
01 - European Son (alternate version)
02 - Black Angel’s Death Song (alternate mix)
03 - All Tomorrow’s Parties (alternate version)
04 - I’ll Be Your Mirror (alternate version)
05 - Heroin (alternate version)
06 - Femme Fatale (alternate mix)
07 - Venus in Furs (alternate version)
08 - Waiting for the Man (alternate version)
09 - Run Run Run (alternate mix)
10 - Walk Alone
11 - Crackin’ Up / Venus in Furs
12 - Miss Joanie Lee
13 - Heroin
14 - There She Goes Again (with Nico)
15 - There She Goes Again

mardi 20 avril 2021

0721 - Papillon


Il n’y a pas qu’au niveau production que j’ai du retard... Niveau écoute aussi. Beaucoup de disques en retard. Surtout avec la (les) dernières salves de commandes et d’achats.
Pour gagner du temps, Papillon, single d’Editors, version 45 tours. Un disque dont la pochette est jolie.

Papillon
Editors
Kitchenware 2009

A - Papillon
B - Eat Raw Meat = Blood Drool (demo)

lundi 19 avril 2021

0720 - Live


Live, CD promotionnel 2 titres des Stereophonics était offert pour l’achat de Performance and Cocktails, le second album du groupe.

J’aime le orange mais il ne faut pas non plus exagérer... Les versions des deux chansons, The Bartender  and the Thief et She Takes her Clothes Off, extraites de Performance and Cocktails sont calquées sur les versions studio. Les chansons, d’ailleurs sont loin d’être les meilleures de l’album - si on évite les euphémismes, la seconde est même probablement la plus mauvaise.

En fait, la chose la plus remarquable sur ce disque est la tracklist annoncée au dos de la pochette cartonnée : elle annonce l’ordre inverse pour les deux chansons...

Live
Stereophonics
V2 1999

01 - The Bartender and the Thief
02 - She Takes her Clothes Off

dimanche 18 avril 2021

0719 - Goal !


Vendredi soir plus calme qu’à l’accoutumée. La préparation du semi-marathon se poursuivait ce matin, samedi, il fallait être en forme.

Pour ne pas être tentés de nous coucher à pas d’heure, nous avons décidé de n’écouter que des (extraits de) disques de merde. Keane, évidemment - c’est devenu un de nos classiques du vendredi soir. U2, le nouveau venu... et d’autres qui n’étaient pas si nuls que ça.

Puis, pour définitivement pourrir la soirée, Natacha a réclamé un groupe dont on a eu beaucoup de mal à retrouver le nom... Kasabian nous est revenu après une rapide recherche internet. Il n’y a dans notre collection que deux disques proposant un morceau des sous-Primal Scream qu’on a essayé de nous vendre comme les nouveaux Oasis : une compilation Rock & Folk et la bande-originale d’un film que j’espère ne jamais voir : Goal !

J’ai acheté cette compilation / B.O.F. sortie sur le label créé par Noel Gallagher, Big Brother, chez un petit disquaire du côté de Jussieu, il y a 12 ou 13 ans. J’étais très content de le trouver à bas prix. Pensez donc : un titre inédit d’Oasis et deux remixes tout aussi inédits. J’ai vite déchanté.
Who Put the Weight of the World on my Shoulders ? est aussi pénible et larmoyant que son titre le laissait présager : du Noel Gallagher solo (encore timidement caché sous le nom d’Oasis) dans ses pires travers. Quant aux remixes... je n’ai jamais eu envie de les réécouter.

Allez, on ressortira le disque des rayonnages dans dix ans.

Goal !
Music from the Motion Picture
Big Brother 2005

01 - Playground Superstar (Happy Mondays)
02 - Who Put the Weight of the World on my Shoulders ? (Oasis)
03 - Leap of Faith (UNKLE)
04 - Human Love (Dirty Vegas)
05 - Morning Glory (D. Sardy mix) (Oasis)
06 - This is the Land (The Bees)
07 - Cast no Shadow (UNKLE Beachhead mix) (Oasis)
08 - Score : That’s That (Graeme Revell)
09 - Club Foot (Kasabian)
10 - Look Up (Zero 7)
11 - Wet ! Wet ! Wet ! (Princess Superstar)
12 - Blackout (UNKLE)
13 - Will you Smile Again for Me (...And you will Know us by the Trail of Dead)
14 - Score : Premiership Medley (Graeme Revell)

samedi 17 avril 2021

0718 - Red Clay


Parler musique n’est pas mon fort, vous l’avez constaté au cours des 718 précédents billets. C’est le défi essentiel de ce blog : écrire quotidiennement un billet sur des disques en évitant, le plus souvent, d’en évoquer le contenu. Il faut pour cela faire un effort sur l’humour ou trouver une anecdote amusante, soigner l’introduction...

Aujourd’hui, justement, j’hésite entre deux approches.

Première option. J’ai acheté Red Clay de Freddie Hubbard mardi dernier chez Gibert - je cherchais deux toiles vierges de 23 centimètres sur 33 : il n’y en avait plus. C’est le quatrième album des cinq coups de coeur qui n’étaient plus que trois. Réapprovisionnement entre-temps dans les rayonnages.

Seconde option. Nous nous sommes réabonnés à Eurosport. Pour le vélo, essentiellement. Tour du Pays Basque. Flèche brabançonne. Tour de la Communauté de Valence... Il y a aussi du tennis actuellement. Il y a quelques années, je n’aurais raté aucun match. Aujourd’hui, ça ne me tente plus du tout. Et ce, même si la saison de terre battue vient de débuter. Terre battue ? Clay en anglais... si en plus, elle est rouge...

Aucune de ces deux approches ne me convient. La première trop répétitive par rapport à des précédents billets. La seconde, trop tirée par les cheveux. Et sans grand intérêt, disons-le. Je ne choisis pas. Ou plutôt si. Ni l’une ni l’autre. Essayons de parler plutôt musique. Un peu. Pour une fois.

Je n’avais pas fait attention en achetant le disque au titre de la plage 5 - qui, comme la plage 6, est un bonus de l’édition CD. Cold Turkey. Cold Turkey ? Oui, oui, de Lennon. Pas ma chanson préférée euphémise Natacha. Elle n’aime pas non plus la trompette... désolé Freddie... Deux bonnes (?!?) raisons pour elle de ne pas profiter de cette petite merveille. Qui permet de comprendre le travail du quintette. Même la beauté du clavier d’Herbie Hancock ne la fera pas changer d’avis...
La trompette chante à intervalles réguliers la mélodie originale. Chaque instrument a droit à son petit solo pendant que les autres musiciens assurent la continuité du morceau. Construction limpide. Qui laisse toute la place pour la virtuosité des solistes. Le côté exutoire de la chanson de Lennon est lui gommé. N’en reste que la musicalité, pas forcément évidente dans l’interprétation de celui qui était encore un Beatles. Une vraie valeur ajoutée pour la chanson.

Bon, on s’emmerde un peu avec mes platitudes, non ?

Red Clay
Freddie Hubbard
Music on CD / Sony 2020

01 - Red Clay
02 - Delphia
03 - Suite Sioux
04 - The Intrepide Fox
05 - Cold Turkey
06 - Red Clay (live)

vendredi 16 avril 2021

0717 - Cowboys and Indians


Quand j’ai réfléchi à black and blue pour titrer ma dernière composition huilée, j’ai immédiatement pensé à Fox in the Snow de Belle and Sebastian (Boy on the Bike (...) when your legs are black and blue, it’s time to take a break - troisième couplet).

Il y a pourtant aussi une chanson des Jeevas qui s’intitule Black & Blue. Elle ouvre même le deuxième (et dernier) album du groupe, Cowboys and Indians. Que ça ne me vienne pas à l’esprit immédiatement et que je n’ai pas encore parlé de cet album des Jeevas n’est pas un hasard et prouve que ce disque n’est pas le plus réussi de la discographie de Crispian Mills.
Il est en effet dommage que, dans un album constitué essentiellement de compositions personnelles, ce soient les deux reprises (Have You Ever Seen the Rain ? de CCR et Masters of War de Bob) qui brillent le plus. Et que l’on garde le plus facilement en tête, parce qu’elle est (un peu ?) ridicule, caricaturale, la plus mauvaise chanson du disque à savoir How Much do you Suck ? - déjà ce titre...
Dommage parce qu’avec un peu de persévérance, Cowboys and Indians révèle un vrai charme. À travers Black & Blue, justement, Healing Hands (qui avait déjà été enregistrée en solo par Crispian, pour un album jamais sorti), The Way You Carry On ou Stoned Love

J’avais cette fois pris les devants et acheté directement la version japonaise de l’album. Qui offre deux titres bonus (après un étrange blanc de 15 minutes, qui correspond à la pause laissée avant la plage cachée de l’édition européenne) : Stop et une version alternative (appelée version Hank Williams - le correcteur d’orthographe propose, de façon amusante, Handke Williams) de... How Much do you Suck ? (soupir). Ainsi que des live et des sessions télévisées sur un DVD non dézoné... et en format NTSC... visible uniquement sur l’ordinateur, donc... et encore, en acceptant le combat informatique.

Cowboys and Indians
The Jeevas
Cowboy Musik 2003

CD
01 - Black & Blue
02 - Have You Ever Seen the Rain ?
03 - Healing Hands
04 - The Way you Carry On
05 - I Can’t Help Myself
06 - Back Home
07 - Que Pasa (con te Culo) ?
08 - How Much do you Suck ?
09 - Masters of War
10 - Stoned Love
11 - Girl Without a Name
12 - Good Man Down
13 - Rio Grande
14 - Stop
15 - How Much do you Suck ? (Hank Williams version)

DVD
01 - The Way you Carry On
02 - Have You Ever Seen the Rain ?
03 - Black & Blue
04 - Stoned Love
05 - How Much do you Suck ?
06 - Rio Grande

jeudi 15 avril 2021

0716 - Locked Down


Je n’ai pas compris, en le recevant par le courrier, mardi, et en l’écoutant dans la foulée, comment Locked Down de Dr. John ne pouvait être que mon mille-quatre-cent-unième disque référencé. Non que je m’étonne qu’il soit arrivé après The Best Of 1990-2000, ce n’est pas la question. Seulement comment ai-je pu mettre près de dix ans à l’acheter ?

Car je connais Locked Down - titre de circonstances soit dit en passant puisqu’il peut-être traduit par vérouillé, surveillé ou... confiné - depuis sa parution. Une critique élogieuse dans Télérama et une écoute répétée aux bornes d’écoute de la FNAC Dijon... si je ne l’ai pas acheté à l’époque, c’est parce que j’ai un peu trop compté mes sous, uniquement.
Mais je suis sûr que c’est un des premiers disques que j’ai empruntés à la médiathèque de Versailles, en même temps que Gris-Gris, son lointain prédécesseur. Et Locked Down contient tous les éléments qui faisaient l’originalité et le plaisir de Gris-Gris : ce mélange de rock, de jazz, de folklore vaudou, de funk... mais avec un son et des moyens dignes de ce nom. Disque excellent, magique. Que j’aurais dû acheter immédiatement...

Un mini-trip libérateur et euphorisant... qui finalement, par les temps qui courent, tombe à point nommé - l’aurais-je commandé plus tôt que je l’aurais sûrement commandé trop tôt.

Locked Down
Dr. John
Nonesuch 2012

01 - Locked Down
02 - Revolution 
03 - Big Shot 
04 - Ice Age 
05 - Getaway
06 - Kingdown of Izzness
07 - You Lie 
08 - Eleggua
09 - My Children, my Angels
10 - God’s Sure Good

mercredi 14 avril 2021

0715 - The Best Of 1990-2000


Le voilà donc le mille quatre centième disque ou, plus exactement, la mille quatre centième référence dûment enregistrée sur Discogs. Je l’ai reçu lundi, ce The Best Of 1990-2000. Et il va sans dire que j’aurais préféré un disque un peu plus prestigieux pour passer ce cap symbolique (symbolique vis-à-vis de ce blog uniquement, n’exagérons rien). Les disques que j’ai reçus aujourd’hui, mardi, ou que j’ai achetés tout à l’heure à Gibert auraient mieux fait l’affaire... tant pis pour moi, je n’avais qu’à enregistrer les quelques disques non référencés sur Discogs ou me bouger samedi pour faire des achats plutôt que de squatter le canapé toute l’après-midi devant le Tour du Pays Basque (cycliste, il va de soi) et RCS-PSG (les deux simultanément pendant la première mi-temps du foot).

On se demandera pourquoi je l’ai acheté alors ce Best Of de U2 (prononcer Hue ! Deux)... Pour deux chansons. One. Pour ceux qui connaissent la chanson, il n’y a pas besoin d’en dire plus. Les autres feraient mieux d’aller faire d’urgence un tour sur YouTube (c’est drôle YouTube se prononce presque comme U2). Et Staring at the Sun dont je gardais un excellent souvenir, vingt ans après l’avoir fréquemment entendue à la radio ou à la télé. Deux singles coûtent plus cher qu’une compilation, ce The Best Of 1990-2000 constitue donc une économie...
... et une sacrée source de fous rires. Il faut accepter de subir les ballades gnangnan type Even Better than the Real Thing et les pseudo-rocks géants vides de sens comme Beautiful Day ou Hold Me, Thrill Me... (rien que recopier le titre m’épuise...), pour avoir droit aux morceaux marrants, Miss Sarajevo (en duo avec Pavarotti - non, ça n’a rien de classe, c’est ridicule), Discotheque (ça ne donne pas envie d’y aller) et surtout Numb... Aaaaaaah Numb... là aussi, faites un tour sur YouTube... ça vaut le détour.

Et pour ceux qui n’auraient pas fait assez d’abdominaux après 17 titres, il reste les photos du livret. Un must. Pas forcément un must-have.

The Best Of 1990-2000
U2
Island Records 2002

01 - Even Better than the Real Thing
02 - Mysterious Ways
03 - Beautiful Day
04 - Electrical Storm (William Orbit mix)
05 - One
06 - Miss Sarajevo
07 - Stay (Faraway, So Close)
08 - Stuck in a Moment You can’t Get Out Of
09 - Gone (new mix)
10 - Until the End of the World
11 - The Hands that Built America (theme from Gangs of New York)
12 - Discotheque (new mix)
13 - Hold Me, Thrill Me, Kiss Me, Kill Me
14 - Staring at the Sun (new mix)
15 - Numb (new mix)
16 - The First Time
17 - The Fly

mardi 13 avril 2021

0714 - I Might Be Wrong - Live Recordings


Nous avons commencé ce week-end à regarder la troisième saison de la série Peaky Blinders - j’ai déjà parlé de la série. Deux épisodes. Avec une petite surprise musicale. Entre les Nick Cave et P.J. Harvey désormais habituels, se sont glissés les Oxfordiens de Radiohead - je ne les attendais pas là. Encore moins avec des morceaux de Amnesiac : la splendide You and Whose Army ? dans le premier épisode et I Might be Wrong et son riff entêtant dans le second. Gageons que Dollars and Cents interviendra bientôt. Si la tristement sublime (ou plutôt sublimement (barbarisme) triste) Life in a Glasshouse résonne des manœuvres de Thomas Shelby au cours des quatre épisodes qui suivent, je ne réponds plus de rien.

Ça m’a donné envie de réécouter l’album. Ce que j’ai fait ce matin. Toujours aussi étrange, cet album. Toujours aussi peu équilibré, entre immenses réussites (You and Whose Army ?, Pyramid Song, Life in a Glasshouse...) et morceaux qui me laissent pantois (Packt like Sardines in a Crushd Tin Box, Pull / Pulk Revolving Doors, Hunting Bears).
J’ai enchaîné avec I Might Be Wrong - Live Recordings, e.p. compilant des enregistrements en concert de morceaux extraits de Kid A et Amnesiac (et concluant ainsi en beauté la trilogie tournant des vingt- et vingt-et-unième siècles du groupe de Johnny Greenwood) ainsi qu’un inédit, la ballade True Love Waits dont une version studio n’émergera que quinze ans plus tard sur A Moon Shaped Pool, juste après le divorce de Thom Yorke...

Pour avoir écouté plusieurs bootlegs de la tournée, je peux assurer que les enregistrements sélectionnés sur I Might be Wrong - Live Recordings ont été excellemment bien choisis, si vous voyez ce que je veux dire. Intensité incroyable qui ne sacrifie à aucun moment à la musicalité. Versions suffisamment différentes des versions studio (Like Spinning Plates est jouée et chantée à l’endroit...). Tracklist qui évite les morceaux trop casse-gueule... on pourrait presque faire le reproche inverse : peu de prise de risques dans le choix.

Un défaut ? J’insiste : j’adore You and Whose Army ?... et c’est une chanson qui prend une ampleur plus folle encore sur scène.

I Might Be Wrong - Live Recordings
Radiohead
Parlophone 2001

01 - The National Anthem
02 - I Might Be Wrong
03 - Morning Bell
04 - Like Spinning Plates
05 - Idioteque
06 - Everything in its Right Place
07 - Dollars and Cents
08 - True Love Waits

lundi 12 avril 2021

0713 - We Three


Ils étaient cinq la première fois, plus que trois la seconde. Je parle des albums de jazz Coup de Coeur que j’avais repérés une après-midi chez Gibert et que j’avais regretté de ne pas avoir emportés tous d’un coup avec moi. Le dernier d’entre eux est - pure coïncidence ? - We Three de Roy Haynes (batterie), Phineas Newborn (piano) et Paul Chambers (bassiste, qui officia notamment sur Giant Steps, quelques années après ce We Three).

C’est l’album, parmi les trois, pour lequel je savais le moins à quoi m’attendre. Peur d’un disque un peu pépère, genre jazz d’ascenseur. Je disais la dernière fois qu’un album de jazz doit être capable de me convaincre en un rien de temps. Celui-ci n’eut besoin que de 12 secondes : le temps d’une fabuleuse intro de batterie qui a tout du mini-solo. Il n’y a plus ensuite qu’à surfer sur la rondeur de la contrebasse de Paul Chambers, qu’à admirer les pirouettes du piano et de la batterie qui se jouent avec adresse des thèmes et mélodies réunies sur cet album - il n’y a qu’une composition : Sugar Ray par Phineas Newborn. C’est évidemment virtuose. C’est surtout sans temps mort et source d’un plaisir ininterrompu. J’ai osé parler de jazz d’ascenseur ? Je présente mes plus plates excuses.

We Three
Roy Haynes with Phineas Newborn and Paul Chambers
Prestige 2007

01 - Reflection
02 - Sugar Ray
03 - Solitaire
04 - After Hours
05 - Sneakin’ Around
06 - Our Delight

dimanche 11 avril 2021

0712 - The Age of the Understatement


Encore un disque qui ne passe plus sur la platine. Son tordu. Encore un vinyle qui semble foutu. Je ne comprends pas pourquoi. Je ne sais pas ce que j’ai fait qu’il ne fallait pas faire. Je suis dégoûté.

Et, chaque fois, j’ai le coeur brisé.

The Age of the Understatement
The Last Shadow Puppets
Domino 2008

A - The Age of the Understatement
B - Two Hearts in Two Weeks

samedi 10 avril 2021

0711 - Bye Bye Love


Les Everly Brothers, duo américain rock’n’roll limite rockabilly, font partie des sons de mon enfance, au même titre que les Beatles, Bowie, Elvis Costello, Simon & Garfunkel ou les Andrew Sisters - j’en oublie peut-être dans la liste - c’était les disques que maman écoutait le plus régulièrement et que j’ai dans l’oreille et en tête pour la vie. Bye Bye Love, Lucille, Wake Up Little Susie font partie de mon juke-box interne, de mon répertoire intime.

Je n’ai donc pas hésité quand je suis tombé sur Bye Bye Love, compilation des deux frérots, dans un bac de vinyles en solde de la FNAC de Limoges - c’était l’été dernier. D’autant moins hésité que, parmi les 18 titres réunis par une petite maison de disques française, se trouve une de mes chansons préférées (surtout dans sa version anglophone) Let it Be Me, signée par Gilbert Bécaud (Je t’appartiens). I bless the day I found you (...) without your sweet love, what would life be ?

La couverture est un peu cheap, les notes de présentation plus que succinctes... l’important est ailleurs. Deux voix, deux guitares et un paquet de bonnes chansons : qui a besoin de plus ?

Bye Bye Love
Everly Brothers
Wagram Music 2018

A1 - Bye Bye Love
A2 - All I Have to do is Dream
A3 - Claudette
A4 - (‘Til) I Kissed You
A5 - Cathy’s Clown
A6 - So Sad (To Watch Good Love go Bad)
A7 - Baby What You Want me to Do ?
A8 - What Kind of Girl are You
A9 - Stick with me Baby
B1 -Wake Up Little Susie
B2 - Bird Dog
B3 - Problems
B4 - Let it be Me
B5 - Made to Love
B6 - Lucille
B7 - Just in Case
B8 - Nashville Blues
B9 - I want you to Know

vendredi 9 avril 2021

0710 - Parallel Lines


Je viens de passer mon après-midi à appeler des parents d’élèves. Réunion parents-profs annulée, remplacée par des entretiens téléphoniques. J’y ai cramé tout le forfait de mon portable. Et même un peu plus... D’où une certaine envie de chanter, avec Debbie Harry et Blondie, Don’t Leave me Hanging on the Telephone.

J’ai déjà dit l’immense bien que je pense de Parallel Lines qu’ouvre Hanging on the Telephone - c’était il y a à peine plus d’un an lors du début du confinement précédent quand j’évoquais mon édition vinyle de l’album.
Profitons alors de cette (ré-)édition CD de 2001 de l’album pour rappeler que tous les bonus (dit-on boni ?) ne sont pas bons à prendre ni bons à mettre en fin de disque. S’attaquer à T-Rex est courageux. En live encore plus. Ce n’est pas une raison pour publier une reprise aussi mauvaise de Get it On, le courage n’excuse pas l’aveuglement...

Il est impossible de gâcher Parallel Lines... Parallel Lines est trop réussi pour que quelques morceaux ajoutés en queue d’album n’attentent à sa beauté... ce n’est pas une raison.

Parallel Lines
Blondie
Chrysalis 2001

01 - Hanging on the Telephone
02 - One Way or Another
03 - Picture This
04 - Fade Away and Radiate
05 - Pretty Baby
06 - I Know but I don’t Know
07 - 11:59
08 - Will Anything Happening ?
09 - Sunday Girl
10 - Heart of Glass
11 - I’m Gonna Love You Too
12 - Just Go Away
13 - Once I had a Love (aka The Disco Song) (1978 version)
14 - Bang a Gong (Get it On) (live)
15 - I Know but I don’t Know (live)
16 - Hanging on the Telephone (live)

jeudi 8 avril 2021

0709 - Hey Jane


Pochette cartonnée noire avec les informations écrites en blanc. Disque à la présentation à peu près aussi osée... Contenu musical : le single en version album et en édition radio (c’est-à-dire tronquée, purement et simplement) et c’est tout. Bref, un disque promotionnel de Spiritualized sans intérêt si on possède déjà l’album Sweet Heart, Sweet Light dont Hey Jane est extraite. Qui dit inutile dit, pour le collectionneur que je suis, indispensable... - j’exagère un peu, oui - donc j’achète... d’occasion, sur Rakuten, pour compléter une commande et bénéficier d’une réduction.

Hey Jane
Spiritualized
Double Six 2012

01 - Hey Jane (radio edit)
02 - Hey Jane (album version)

mercredi 7 avril 2021

0708 - No Room for Squares


J’ai acheté No Room for Squares de Hank Mobley en même temps que Green Street - c’était l’un des trois qui faisaient partie des cinq. Pochette superbe - jaune magnifique, pose pleine de morgue et de coolitude du saxophoniste - musiciens au milieu desquels surgissent les noms adorés de Donald Byrd et Herbie Hancock, titre excellent (Pas de Place pour les Carrés !) je ne pouvais pas résister à autant de belles promesses.

Un disque de jazz plus que de tout autre style doit me convaincre fissa. Il faut mettre le paquet d’entrée. C’est ce que fait Three Way Split... et pas qu’à moitié... avec son ambiance presque latino (samba ?), son clavier obsédant (ce n’est pourtant pas Herbie qui joue sur ce morceau), sa trompette qui mitraille.
Après une telle entrée en matière, il n’y a qu’à se laisser guider, se laisser prendre par la main, le long de ballades romantiques (Carolyn) ou plus décontractées (Up a Step) avant que l’intensité ne reprenne peu à peu le dessus (le morceau titre et Old World, New Imports) avec un petit détour par ce qu’on pourrait jurer être tiré de la bande originale d’un polar des années 70 (Me ‘n You).

Un nouveau favori ? Assurément !

No Room for Squares
Hank Mobley
Blue Note 1963 / 1999

01 - Three Way Split
02 - Carolyn
03 - Up a Step
04 - No Room for Squares
05 - Me ‘n You
06 - Old World, New Imports
07 - Carolyn (alternate take)
08 - No Room for Squares (alternate take)

mardi 6 avril 2021

0707 - Exile On Main St.


J’ai longtemps rêvé du conte Saint Julien l’Hospitalier de Gustave Flaubert illustré par Amadeo de Souza Cardoso. Très longtemps. Depuis que j’ai acheté, chez Gibert, rue de la Paroisse, à Versailles, l’album de la rétrospective consacrée au peintre portugais au Grand Palais en 2016. Je n’étais pas allé voir l’exposition... et l’avait amèrement regretté en tournant les pages du fascicule acheté d’occasion un an plus tard ou à peine plus.
J’ai mis 3 ou 4 ans à dénicher sur le net - ce n’est pas le livre le plus facile à trouver... heureusement, il y a Amazon - et à oser commander le fac-similé de Flaubert par Cardoso. Trois ou quatre ans à le fantasmer, à l’imaginer superbe. À hésiter, pensant que l’objet ne serait jamais digne de mes attentes. Je l’ai reçu samedi après quelques péripéties postales. Et je n’ai pas été déçu... il est même encore plus beau que je ne l’espérais. Il arrive qu’on rêve des mois, des années durant d’une chose et que le résultat soit à la hauteur. C’est rare mais ça arrive..

Je me rappelle un film allemand dans lequel - entre autres choses - un gamin de RDA essayait de se procurer Exile on Main St. des Stones et finissait par en obtenir une copie pirate plus que pourrie sur laquelle on n’entendait absolument rien. Son frère lui disait alors que c’était le meilleur album du groupe car il pouvait l’imaginer exactement comme il le voulait... et ils se lançaient tous deux dans de l’air-guitar au dessus de la bouillie qui sortait des hauts-parleurs.

Le rapport ? On m’a vanté mille fois les mérites du disque. J’ai lu des articles, vu des documentaires sur sa conception et son enregistrement, en France, comme s’il s’agissait de mythologie. Après Aftermath, Beggars Banquet, Let it Bleed, Sticky Fingers ou Their Satanic Majesties, autant d’albums que j’adore, j’en attendais monts et merveilles. Je l’ai imaginé et rêvé comme le sommet qu’il est supposé être. Puis je l’ai acheté. Écouté.

Et...

Rien... rien de rien. De marbre.
Désolé. Je comprends pas. Je le trouve nul.

Exile On Main St.
The Rolling Stones
Virgin 1972

01 - Rocks off
02 - Rip this Joint
03 - Shake your Hips
04 - Casino Boogie
05 - Tumbling Dice
06 - Sweet Virginia
07 - Torn and Frayed
08 - Sweet Black Angel
09 - Loving Cup
10 - Happy
11 - Turd on the Run
12 - Ventilator Blues
13 - I Just Want to See his Face
14 - Let it Loose
15 - All Down the Line
16 - Stop Breaking Down
17 - Shine a Light
18 - Soul Survivor

lundi 5 avril 2021

0706 - Mickey Mouse and the Goodbye Man


Le connard du dessus, celui qui profite à fond des heures creuses pour faire des lessives, celui dont la très maud épouse possède le pas léger d’un bataillon de troisième-reicheux au pas de l’oie, celui dont les filles ont annexé pendant tout le confinement de l’an dernier la petite cour commune pour faire du vélo, de la trotinette et pousser des cris suraigus, a trouvé vendredi soir, un peu avant 23 heures, que nous faisions trop de bruit pour fêter les récents immenses succès macroniens dans la lutte contre le Covid. Nous en étions à deux heures ininterrompues de 45 tours. Nous venions de quitter le monde des 7 pouces pour celui des 12 pouces. Transmission était sur la platine ou alors, je ne suis plus tout à fait certain, c’était Grinderman avec Mickey Mouse and the Goodbye Man. Nick Cave est définitivement le plus fort (volume).


J’ai adoré Grinderman 2, le second album de Grinderman et c’est tout logiquement que j’ai acheté le single Mickey Mouse and the Goodbye Man quand je suis tombé dessus en fouillant dans les bacs - c’était très certainement au Virgin Megastore des Champs ou chez Gibert, boulevard Saint Michel - malgré le programme a priori peu alléchant, un live (dans une émission télé française, on entend même Taddeï présenter le groupe avec sa voix et son phrasé insupportables) et un remix de la chanson titre - en plus de la version album. Si le live ne s’écarte pas énormément de la version album, le remix, dû à Josh Homme (leader des Queens of the Stone Age) n’est pas inintéressant et constitue une relecture ludique du morceau dont les éléments les plus forts sont soulignés et organisés selon un dialogue plutôt malin.

Quant à l’objet en lui-même, sa pochette avec un dessin (une caricature ?) de Nick Cave est un peu effrayante mais le vinyle, blanc avec une ligne noire, est absolument magnifique.


Et si, de plus, c’est un disque qui fait chier les pisse-froid et les peine-à-jouir du troisième, je ne l’en aime que davantage.


Mickey Mouse and the Goodbye Man
Grinderman
Mute 2011

A1 - Mickey Mouse and the Goodbye Man (album version)
A2 - Mickey Mouse and the Goodbye Man (live at Ce Soir (ou Jamais !))
B - Mickey Bloody Mouse (Joshua Homme Remix)