mardi 30 novembre 2021

0945 - Louise Attaque


Nous avons mis, hier, dans la voiture, en rentrant de déjeuner chez mon bro, la totalité de la playlist du téléphone de Natacha en lecture aléatoire. Et j’ai été étonné de ce qui en est sorti… avant d’être ramené à la raison.
Ainsi, j’ai entendu l’intro de Beetlebum… Natacha ? du Blur sur son téléphone ? aurais-je raté un épisode depuis ses dernières concessions sur Damon Albarn ? je ne pensais pas qu’elle était arrivé au point d’écouter du Blur dans la voiture ou en allant courir… erreur, évidemment, c’était une erreur de ma part… il s’agissait de l’intro (fort ressemblante, non ?) d’un morceau de Clap Your Hands Say Yeah !
Rebelote quelques minutes plus tard. Du Louise Attaque ? Tu écoutes Ton Invitation en douce ? Natacha, au volant, est morte de rire… c’est du Razorlight - j’ai la flemme de rechercher de quelle chanson il s’agit et de quel album elle est extraite, je me suis peut-être trompé dans le lien.

Voilà qui pourrait être une 101ème raison d’acheter un disque (ou plutôt une 102ème, la 101ème, ce serait pour rendre hommage à ceux qui ne sont plus là…) : parce que tout le monde l’a. J’ai acheté Louise Attaque de Louise Attaque, 10 ans après tout le monde, en soldes chez Virgin ou à la FNAC. Parce que tout le monde l’avait. Et pour Léa... essentiellement pour Léa. Si j’ai laissé passer 10 ans, c’était pour laisser passer la folie autour d’un groupe qui n’en demandait pas tant et qui, certainement, s’y est brûlé les ailes, voir si le groupe et l’album méritaient tout ce battage. Assurément non... L’album et le groupe méritaient cependant certainement mieux que d’être un simple phénomène de mode... ne serait-ce que pour Léa… et pour Gaëtan Roussel qui depuis a exporté ses talents de songwriter chez d’autres, notamment Bashung.

PS (mardi 30/11 à 20h21) : voici le bon lien pour Razorlight. Merci à Natacha pour la relecture.

Louise Attaque
Louise Attaque
Atmosphériques 1997

01 - Amours
02 - J’t’emmène au vent
03 - Ton Invitation
04 - La Brune
05 - Les Nuits Parisiennes
06 - L’Imposture
07 - Savoir
08 - Arrache-Moi
09 - Léa 
10 - Fatigante
11 - Tes Yeux se Moquent
12 - Vous avez l’Heure
13 - Toute cette Histoire
14 - Cracher nos Souhaits

lundi 29 novembre 2021

0944 - My Sweet Lord


Un dicton dit que ce sont toujours les meilleurs qui partent les premiers. Pour ce qui est des Beatles - attention, je vais être méchant - on ne peut que constater que le dicton dit vrai. Lennon est mort il y a plus de 40 ans et nous fêtons (ce n’est pas exactement le bon verbe) aujourd’hui les 20 ans de la mort de Harrison. Quant à McCartney et Ringo, au moment où j’écris ces lignes, ils sont toujours de ce monde - et je ne leur souhaite aucun mal…

Mes chansons préférées des Beatles, Helter Skelter et For No One mises à part, quand elles ne sont pas de Lennon, elles sont de Harrison. Qui était plus jeune que les autres membres du groupe et a donc essentiellement composé lors de la seconde période de la carrière des Fab Four, celle où ils ont quitté les Love me Do et les She Loves You pour des expérimentations sonores et mélodiques un peu plus consistantes. Here Comes the Sun et Something ne font pas partie des meilleures chansons des Beatles, pas seulement, elles font partie des plus belles chansons du monde.

Étonnamment, la carrière solo de George ne fut pas vraiment à la hauteur. Son triple album All Things Must Pass (le premier album solo d’un Beatles après la séparation du groupe) acclamé à sa sortie et depuis cinquante ans ne m’a jamais totalement impressionné - et ce n’est pas My Sweet Lord, principal extrait de l’album, sympathique mais pas renversant, qui me fera changer d’avis - mais semble constituer le sommet d’une discographie qui n’aura jamais réussi à conjuguer simultanément réussite musicale et succès commercial. Pour un Wonderwall Music culte mais relativement peu vendu, combien de Got my Mind set on You, atroce mais en tête des hit parades ?

Ceci dit, quel Beatles a réussi une carrière irréprochable ? Les Wings étaient immondes, Lennon a pondu des Whatever gets you thru the Night ou des Power to the People et Ringo… ben, Ringo, quoi…
La force de ces quatre là était assurément d’être ensemble.

Tu nous manques, George.

My Sweet Lord
George Harrison
Apple 1970

A - My Sweet Lord
B - Isn’t it a Pity

dimanche 28 novembre 2021

0943 - Stop the Clocks e.p.



76. Parce que le disque est dédicacé et personnalisé à la main par l’artiste.
77. Parce qu’on a tous droit à des erreurs de jeunesse.
78. Parce qu’on a tous, même plus tout jeune, droit de se tromper encore.
79. Par jalousie.
80. Pour remplir les étagères.
81. Parce que CD, c’est sympa comme initiales.
82. Parce qu’une remasterisation, ça peut tout changer.
83. Pour décorer le sapin.
84. Par habitude, inertie.
85. Parce qu’un DVD aussi ça peut être un disque. Enfin non… mais si… mais non.
86. Parce qu’un livre vous a incité à l’acheter.
87. Parce que mono et stereo, ça n’a rien à voir. 
88. Pour apprendre un peu d’argot.
89. Parce que, au fond, vous êtes un pirate.
90. Parce que ce disque me fera gagner au loto.
91. Parce qu’au moins, pendant qu’il sort des disques, il n’écrit pas des poèmes de merde.
92. Parce que ce disque est une avance sur héritage.
93. Pour avoir une bonne raison de faire des doigts d’honneur aux gens.
94. Comme témoignage d’une époque révolue.
95. Parce qu’il n’y avait pas d’autres disques à acheter dans ce trou
96. Pour susciter une réaction mémorable (Natacha, ne clique pas sur ce lien, tu vas pleurer… je t’aime).
97. Parce que c’est au tour du Stop the Clocks e.p. d’être billetisé - y avait même des stickers offerts avec le disque… voilà un truc que je n’avais pas encore listé, les stickers
98. Pour écrire un billet sur ce blog.
99. Pour écrire deux billets sur ce blog.
100. Pour respecter une tradition de ce blog.

Stop the Clocks
Oasis
Big Brother 2006

01 - Acquiesce
02 - Cigarettes and Alcohol (demo)
03 - Some Might Say (live - unknown venue)
04 - The Masterplan

samedi 27 novembre 2021

0942 - Stan Getz & Bill Evans



51. Pour qu’on ne puisse plus vous traitez de snob détestant la « musique » trop commerciale.
52. Parce qu’un disque, c’est original comme sous-verre.
53. Parce que vous êtes masochiste.
54. Parce que, dans le jardin, avec les réflexions du soleil dessus, un CD, ça fait fuir les oiseaux.
55. Parce que les somnifères efficaces, c’est sur ordonnance.
56. Parce qu’en hiver, on ne trouve pas de Frisbee dans les magasins.
57. Pour faire chier votre voisin - à plein volume !
58. Parce que, dans le rangement alphabétique qui prévaut dans mes rayonnages, sans lui, on passerait directement de Joy Division à Keane… bon, ce n’est guère mieux.
59. Pour le passer au doigt (il y a un trou de la bonne taille au centre du CD) de votre promise - un CD, ça brille comme une bague et c’est bien moins cher.
60. Pour apprendre une nouvelle langue.
61. Parce qu’un disque peut amener un peu de soleil au coeur de l’automne.
62. Parce que le mp3, c’est mal.
63. Parce que la médiathèque est à l’autre bout de la ville, trop loin pour renouveler ses disques tous les jours.
64. Parce qu’il faut aider les petits commerces - les disquaires indépendants par exemple.
65. Parce qu’on trouve peut-être tout sur YouTube mais qu’il faut payer pour éviter la publicité.
66. Parce qu’un disque rayé, ça occasionne parfois un remix inédit.
67. Parce que l’édition limitée est moins chère que l’édition courante.
68. Pour ajouter une 68ème raison à cette liste.
69. Parce que si vous n’aviez pas acheté le disque, vous n’auriez jamais fait l’effort de l’écouter jusqu’au bout.
70. Parce que vous avez une nouvelle hi-fi et qu’il faut bien avoir de quoi la nourrir.
71. Parce que ressortir d’une foire aux disques bredouille, c’est triste.
72. Parce qu’un CD fait miroir… mais ne vous condamne pas à sept ans de malheur si vous le brisez.
73. Parce que vous n’aviez pas de disque de reggae avant.
74. Parce que le clip était quand même cool.
75. Parce que la commande précédente n’est jamais arrivée.

Stan Getz & Bill Evans
Stan Getz & Bill Evans 
Verve 1973 / 1988

01 - Night and Day
02 - But Beautiful
03 - Funkallero
04 - My Heart Stood Still
05 - Melinda 
06 - Grandfather’s Waltz
07 - Carpetbagger’s Theme
08 - Wnew (Theme Song)
09 - My Heart Stood Still (alternate take)
10 - Grandfather’s Waltz (alternate take)
11 - Night and Day (alternate take)

vendredi 26 novembre 2021

0941 - Return to Greendale



26. Parce que vous vouliez en fait acheter un autre disque - achat d’un disque par erreur.
27. Parce que ça fait plusieurs semaines que vous n’avez rien acheté.
28. Parce qu’à la librairie, ils n’avaient rien de ce que vous vouliez (j’avais pourtant plein d’idées en allant chez Gibert, ce mercredi après-midi) alors vous êtes allé vous venger chez le disquaire.
29. Pour découvrir des nouvelles choses.
30. Par instinct, un achat au pif. Des fois, ça marche. Des fois, pas.
31. Comme souvenir d’un lieu, d’une époque - comme d’autres achètent des boules à neige ou des assiettes à fixer au mur…
32. En prévision de soirées alcoolisées.
33. Pour qu’on vous offre un autre disque.
34. En cadeau, que vous gardez pour vous.
35. Parce que le disque est gratuit, offert.
36. C’est pas le disque que vous avez achetés, c’est le magazine qu’il accompagnait.
37. Parce que vous êtes écolo et que la rondelle de plastique, tant qu’elle est dans votre discothèque, elle traîne pas dans la nature.
38. Pour le Obi.
39. Avec le projet de le revendre, espérant une plus-value (indécrottable optimiste).
40. Parce que vous en aviez revendu un précédent exemplaire et que ça vous fait honte, en y repensant.
41. Parce que le film était top.
42. Pour faire chier le chat qui nous mène la vie dure.
43. Parce que lire, c’est ennuyeux, il faut bien le dire.
44. Parce qu’il y a dessus une chanson dans une version différente bien qu’on arrive pas, à l’écoute, à dire en quoi la chanson est différente.
45. Parce que vous ne saviez pas quoi faire de votre argent, ce jour-là.
46. Parce que c’est toujours ça que les cons détruiront pas lors d’un autodafé.
47. Parce que, dans une collection, le nombre compte… il faut faire du chiffre.
48. Parce que vous n’aimez pas le disque mais vous vous dîtes qu’avec le temps, peut-être, ça changera.
49. Parce que le concert vous a fait passer un bon moment malgré tout.
50. Pour pouvoir dire « oui, je l’ai, évidemment que je l’ai ».

Return to Greendale
Neil Young Crazy Horse
Reprise 2020

CD1
01 - Falling from Above
02 - Double E
03 - Devil’s Sidewalk
04 - Leave The Driving
05 - Carmichael
06 - Bandit

CD2
01 - Grandpa’s Interview
02 - Bringin’ Down Dinner
03 - Sun Green
04 - Be the Rain

jeudi 25 novembre 2021

0940 - Horowitz plays Scriabin



Ça fait beaucoup, 940 numéros… et même 941… il est temps de faire un petit résumé, non ?

Établissons pour cela une liste de 100 bonnes (?) raisons d’acheter un disque (la plupart de ces excuses (pourquoi y aurait-il besoin d’excuses ?) sont adaptables pour un livre) :

1. Parce que le disque est bon, vous le savez, vous l’avez déjà écouté.
2. Parce qu’un frère, une sœur, un cousin, une cousine, un ami, un collègue, etc., quelqu’un de votre génération, vous l’a recommandé.
3. Parce qu’un de vos parents, oncles, tantes, grands-parents… en résumé : un vieux vous l’a conseillé (conseil à ne pas suivre la plupart du temps).
4. Parce qu’un élève, un neveu, une nièce, quelqu’un de beaucoup plus jeune vous l’a recommandé (conseil à ne pas suivre, la plupart du temps).
5. Parce qu’une critique en faisait l’éloge.
6. Parce que votre idole (musicale) le cite comme influence.
7. Parce qu’un disquaire vous l’a recommandé.
8. Parce qu’une publicité vous y a incité.
9. Parce qu’un connard (une connasse) en a dit du mal.
10. Parce que vous collectionnez les disques de ce groupe / cet interprète / ce compositeur.
11. Parce que vous collectionnez les interprétations de ce morceau / cette chanson.
12. Parce que vous collectionnez les éditions de ce disque en particulier.
13. Parce la pochette est belle.
14. Parce que l’interprète est beau / belle et qu’il y a sa photo sur la pochette.
15. Parce qu’on vous promet un poster intéressant dans l’emballage.
16. Parce que le titre du disque est intrigant.
17. Parce que le nom du groupe, de l’interprète, du compositeur est excellent.
18. Parce que la pochette est laide, vraiment laide.
19. Parce que vous ne l’avez qu’en vinyle et vous le voulez aussi en CD.
20. Parce que vous ne l’avez qu’en CD et vous le voulez aussi en vinyle.
21. Parce que vous ne l’avez qu’en K7 et qu’un disque, c’est moins fragile.
22. Parce que vous avez usé votre exemplaire précédent.
23. Pour faire plaisir à votre conjoint(e).
24. Pour avoir une arme dissuasive contre votre conjoint(e).
25. Parce que la forme du disque est amusante (j’ai vu aujourd’hui, chez Gibert, un vinyle en forme de citrouille…).

(La suite, demain)

Horowitz plays Scriabin
Vladimir Horowitz / Alexander Scriabin
Sony 2003

01 - Piano Sonata No. 9 Op. 68 « Black Mass »
02 - Piano Sonata No. 10 Op. 70
03 - Etude in C-sharp minor, Op. 2 No. 1 (1962 studio recording)
04 - Etude in C-sharp minor, Op. 2 No. 1 (1965 live recording)
05 - Etude in F-sharp minor, Op. 8 No. 2
06 - Etude in A-flat major, Op. 8 No. 8
07 - Etude in D-flat major, Op. 8 No. 10
08 - Etude in B-flat minor, Op. 8 No. 11
09 - Etude in D-sharp minor, Op. 8 No. 12
10 - Etude in D-sharp minor, Op. 8 No. 12
11 - Etude in F-sharp major, Op. 42 No. 3
12 - Etude in F-sharp major, Op. 42 No. 4
13 - Etude in C-sharp minor, Op. 42 No. 5
14 - Etude
15 - Poème in F-sharp major, Op. 32 No. 1 (1962 studio recording)
16 - Poème in F-sharp major, Op. 32 No. 1 (1965 live recording)
17 - Feuillet d’album in E-flat major, Op. 45 No. 1
18 - Feuillet d’album, Op. 58
19 - Poème Op. 69 No. 1 - Allegretto
20 - Poème Op. 69 No. 2 - Allegretto
21 - Vers la Flamme Op. 72

mercredi 24 novembre 2021

0939 - Songs in the Key of Life


Hier soir (lundi) nous avons regardé un documentaire sur la carrière des Bee Gees sur Canal+ Docs.

Dans ce documentaire, on y voit les images d’un autodafé de disques de musique disco organisé à Chicago en 1979 : la Disco Demolition Night… événement choquant comme l’est tout autodafé… d’autant plus qu’il ressemblait méchamment à une manifestation homophobe et raciste - les organisateurs, des imbéciles (comment peut-on ne pas aimer le disco), ont évidemment nié - où des disques de musique noire en général ont été détruits, notamment des disques de soul. Parmi ceux-ci, le documentaire montrait, entre autres, des couvertures d’albums de Donny Hathaway, Curtis Mayfield ou Marvin Gaye… et, bien entendu, la couverture de Songs in the Key of Life de Stevie Wonder.

Bien entendu, car Songs in the Key of Life est probablement le grand chef d’œuvre de la soul des années 70, le disque de musique noire auquel on ne peut échapper. Stevie Wonder est au sommet de son art en tant que compositeur, instrumentiste, chanteur et arrangeur. Il met sur pied un double album (en réalité, en vinyle c’est un double album augmenté d’un e.p.) où se croisent tubes (Sir Duke, I Wish), chansons d’amours éternelles (As - morceau sur lequel l’immensissime Herbie Hancock joue), morceaux dansants qui feront la joie des adeptes du sample (Another Star), bases de futurs tubes de rap (Pastime Paradise) et déclarations politiques (Black Man). Rien n’est à jeter. Pas même la (légèrement) niaise Isn’t She Lovely dont l’outro sans fin ravira les plus récalcitrants.

Le documentaire sur les Bee Gees, un peu trop hagiographique eut donc deux énormes mérites : me (re)donner envie, si c’était nécessaire (pas vraiment), de m’acheter une pile de 45 tours (To Love Somebody, Massassuchets, I Started a Joke, Woman in Love (?)) et me faire réécouter ce matin l’intégralité de Songs in the Key of Life - j’ai beaucoup chantonné en salle des profs aujourd’hui.

Songs in the Key of Life
Stevie Wonder
Motown 1976 / 2000

CD1
01 - Love’s in Need of Love Today
02 - Have a Talk with God
03 - Village Ghetto Land
04 - Contusion
05 - Sir Duke
06 - I Wish
07 - Knocks Me Off my Feet
08 - Pastime Paradise
09 - Summer Soft
10 - Ordinary Pain

CD2
01 - Isn’t She Lovely
02 - Joy Inside my Tears
03 - Black Man
04 - Ngiculela - Es Una Historia (I am Singing)
05 - If It’s Magic
06 - As
07 - Another Star
08 - Saturn
09 - Ebony Eyes
10 - All Day Sucker
11 - Easy Goin’ Evening (My Mama’s Call)

mardi 23 novembre 2021

0938 - Disintegration


Je profite que Natacha ne soit pas à la maison pour me passer un petit Cure. Non qu’elle déteste le groupe de Robert Smith… mais si elle peut l’éviter, elle ne s’en porte pas plus mal.

Et je peux le comprendre. Bob - personne à ma connaissance ne l’appelle Bob, le Robert, sauf moi - en fait parfois un peu trop dans la pathos quand il chante. L’atmosphère est souvent lugubre - il ne faut pas attendre de Disintegration qu’il donne un coup de pied au cul quand ça ne va pas. Une partie des claviers - notamment sur les singles comme Lullaby - sont très marqués années 80. Les textes - pour ceux qui y prêtent attention - sont probablement un peu trop écrits pour être rock’n’roll
En résumé, tout ce qui est formidable chez The Cure pour celui qui les aime pourra être aisément et presque naturellement retourné en reproche par ceux qui les supportent difficilement - n’est-ce pas le propre des « vrais » (je mets à la fois entre guillemets et en italique, c’est ce qui s’appelle prendre des gants, non ?) artistes, de diviser ?

Pour tenter de convaincre les réticents, tout de même… les premières minutes de l’album… cette introduction de Plainsong… je ne m’en remets jamais quand je l’écoute, je voudrais la remettre sitôt qu’elle s’achève… comme si tout ce qui suit était superflu… ne pouvait pas être aussi bon que cette intro, ces deux minutes extraordinaires… comme un titre de roman qui serait trop bon et qui condamnerait le texte à ne pas être à la hauteur - je pense à Mourir m’enrhume d’Éric Chevillard dans lequel je n’ai jamais osé me plonger, de peur d’être déçu… mais je m’égare.

J’en profite pour remercier ceux qui font l’effort de lire quotidiennement ou presque ce blog… pour ce billet, j’ai relu le billet sur Seventeen Seconds… relu est un bien grand mot… c’est illisible, incompréhensible, non ?


Disintegration
The Cure
Fiction 1989 / 2000

01 - Plainsong
02 - Pictures of You
03 - Closedown
04 - Love Song
05 - Last Dance
06 - Lullaby
07 - Fascination Street
08 - Prayers for Rain
09 - The Same Deep Water as You
10 - Disintegration 
11 - Homesick
12 - Untitled

lundi 22 novembre 2021

0937 - Hey Dude


Je crois que, ça y est - ça devait bien arriver un jour - hélas - à moins de me tromper et d’en oublier un, ce n’est pas impossible - l’édition japonaise Hey Dude est le dernier de mes (de nos, ceux-ci plus que tous les autres nous appartiennent à tous les deux, à Natacha et à moi) disques de Kula Shaker à ne pas avoir encore fait l’objet d’un billet sur ce blog. Pour continuer, il faudra en acheter d’autres encore - il y en a quelques-uns encore sur la liste des futurs achats - ou attendre la sortie du nouvel album - ce qui nous forcera à patienter jusqu’à 2022 a priori.

Hey Dude, donc. Un live en session radio de Tattva et deux balades dont une reprise (Red Balloon) en guise  de faces B. Et bien sûr le Obi et le mini-poster avec, au revers, les textes de tous les morceaux en anglais et en japonais.
Je passe rapidement car, on s’en doute, c’est autre chose qui m’existait sur ce disque. À savoir la dernière plage. Crispian Reading from the Mahabharata. Le Mahābhārata (महाभारतम्) est l’un des grands textes de l’Inde, qui forment avec le Rāmāyaṇa (रामायणम्) quelque chose de vaguement équivalent à ce que l’Iliade et l’Odyssée sont pour la littérature occidentale.
Déception à l’écoute, Crispian, si prompt à nous chanter du Tattva et du Jaya, lit le texte en anglais et non en sanskrit… du coup, effectivement, c’est bien plus compréhensible… mais moi, je ressens une certaine honte à ne pas avoir dépassé la leçon 15 de ma méthode Assimil… plus de 6 mois que je suis en pause à ce niveau… je vais devoir tout reprendre à zéro.

Hey Dude
Kula Shaker
Epic 1996

01 - Hey Dude
02 - Tattva
03 - Drop in the Sea
04 - Red Balloon
05 - Crispian Reading from the Mahabharata

dimanche 21 novembre 2021

0936 - Check the Meaning


Je crois que j’ai déjà posé la question dans ces pages, j’en suis presque certain, je me l’a suis posée de nombreuses fois, à moi-même, en tout cas : pourquoi mettre de la musique sur un DVD ? Y a-t-il vraiment des gens qui allument leur lecteur DVD pour écouter de la musique, qu’elle soit, la musique, accompagnée ou non d’images ?

Et, autre question que je me suis posée régulièrement : pourquoi ai-je acheté des DVD musicaux, DVD de concert (ceux que j’ai regardé plus de trois fois se comptent sur les phalanges d’un doigt), DVD de clips (j’en frémis d’horreur) ou DVD single (je ris en pensant à l’absurdité de l’objet, un peu jaune en pensant à la quinzaine desdits DVD singles que je possède…) alors que je n’aime pas ce format ?

Et pourquoi acheter les singles d’un album que, sans le détester, je n’ai pas pleinement apprécié comme c’est le cas avec Check the Meaning extrait de Human Conditions ? Au moins, ce billet m’a donné envie de redonner une chance à l’album… on verra dans trois quarts d’heure si ça valait le coup.

Check the Meaning
Richard Ashcroft
Hut 2002

01 - Check the Meaning (album version)
02 - Check the Meaning (video)
03 - You on my Mind in my Sleep (4Scott live performance, recorded at the Scala, London, 18.04.02)

samedi 20 novembre 2021

0935 - Scary Monsters


Est ce que ça se vend encore des boîtiers pour CD vides ? Les fameux boîtiers cristal comme ils les appellent, les britonophones et assimilés - on les appelle de la même façon, probablement par imitation - les boîtiers en plastique transparent. Je n’en ai pas vraiment cherché dans les magasins, ni à Monoprix ni à Gibert, alors qu’il m’en faudrait quelques-uns. Je ne pense pas vraiment à en chercher, quand je suis à Gibert ou à Monoprix. Je ne suis pas non plus tombé dessus par hasard, à Monoprix ou à Gibert, sur ces boîtiers dont j’aurais bien besoin. De la simple fêlure, aux dégâts plus importants, j’en ai un petit paquet, peut-être quelques dizaines, des boîtiers à changer. Et un de plus en préparant ce billet.

J’ai sorti Scary Monsters de David Bowie de la discothèque. Pour le réécouter. J’avais décidé de bien faire les choses cette fois. De me repasser le disque une ou deux fois avant de le billetiser. Avant de parler de tout et n’importe quoi sauf de la musique proposée sur l’album. Ou de dire que c’est de la merde - ou pas. Car Scary Monsters ne m’a pas laissé un bon souvenir. Loin de là. Je l’avais acheté pour Ashes to Ashes. Top single. Et n’y avais aimé que Ashes to Ashes. Rien d’autre. Vraiment rien. C’était il y a douze ou quinze ans peut-être. Il y a longtemps, c’est sûr. Je ne le ressors que rarement de mes rayonnages. Et uniquement pour Ashes to Ashes. Je n’écoute pas le reste. Trop d’a priori après les désastreuses premières écoutes.
Aujourd’hui, c’était différent, j’étais prêt à lui redonner une chance, à Scary Monsters. Prêt à l’affronter. Avec une oreille non neuve mais aussi objective et bienveillante que possible. Le boîtier m’a échappé des mains quand je l’ai sorti de la colline de CD. Éclaté en plusieurs morceaux qu’il a rencontré le sol. Bien trop endommagé pour le conserver en l’état. Le livret et le disque n’ont rien - heureusement. J’ai échangé le boîtier avec celui d’un CD gravé - qui, lui, une Black Session de The Dears, n’est donc plus correctement protégé - et remis le disque à sa place. Sa chance est passée.

J’ai mis Kid A sur la platine. You can try the best you can / You can try the best you can / The best you can is good enough.

Scary Monsters
David Bowie
EMI 1999

01 - It’s no Game (part 1)
02 - Up in the Hill Backwards
03 - Scary Monsters (and Super Creeps)
04 - Ashes to Ashes
05 - Fashion 
06 - Teenage Wildlife
07 - Scream like a Baby
08 - Kingdom Come
09 - Because you’re Young
10 - It’s no Game (part 2)

vendredi 19 novembre 2021

0934 - What Became of the Likely Lads


Fatigué. Crevé. Vanné. Longue journée. Courtes nuits toussées et reniflées.

Heureusement, il y a What Became of the Likely Lads des Libertines… et son édition vinyle. Parfait remplissage, encore une fois. On écrira peut-être un vrai billet quand on atteindra la quatrième et dernière version de ce single.

What Became of the Likely Lads
The Libertines
Rough Trade 2004

A - What Became of the Likely Lads
B - Boys in the Band (live at Brixton Sat. 6/3/04)

jeudi 18 novembre 2021

0933 - Kid A Mnesia


J’en parlais hier, Kid A Mnesia. Les deux albums jumeaux (plutôt hétérozygotes si l’on se fie à leur contenu respectifs) de Radiohead du tournant du XXIème siècle enfin réunis dans une même pochette, enfin rassemblés dans ce double album que Kid A et Amnesiac auraient toujours dû être - j’ai écouté les deux à la suite cette après-midi même, ils se complètent parfaitement. Et même un triple album puisqu’un disque bonus, Kid Amnesiae, a été ajouté.

C’est d’abord une (mini) déception. D’une réédition-anniversaire, on attend un livret bien fourni, avec moult illustrations et anecdotes sur l’enregistrement. Radiohead ne faisant rien comme tout le monde, c’était déjà le cas pour OKNOTOK, on devra s’en passer, le livret fait quatre pages, les illustrations de la pochette cartonnée ressemblent comme deux gouttes d’eau à celles des albums originaux.
Le disque bonus… lui aussi s’apparente à une déception au premier abord. Une version de Like Spinning Plates qui n’apporte que peu à l’originale. Une nouvelle version (un extrait en fait) de Morning Bell sans intérêt. Un curieux mash-up entre Pulk / Pull et True Love Waits. Et quelques chutes de morceaux instrumentaux un peu étranges qui révèlent les tâtonnements du groupe pendant la gestation des deux disques.
Et puis, il y a deux titres inédits. Surprenants. Le premier, If you say the Word, parce qu’il n’a pas émergé plus tôt, il aurait eu sa place sur Hail to the Thief ou sur In Rainbows. Le second, Follow me Around, par ses arrangements : on n’avait pas entendu un tel dépouillement et un tel son de guitare sèche depuis The Bends.
Puis vient le chef d’œuvre. Là où on ne l’attendait pas. How to Disappear Into Strings. Soit How to Disappear Completely privé des guitares, du chant… privé de tout… sauf des arrangements pour cordes. Et c’est sublime. Envoûtant. Un peu inquiétant, voire oppressant par moments. Sublime tout de même. On imaginerait le morceau extrait de la bande originale des Leftovers ou d’un autre album de Max Richter ou d’un film à l’atmosphère aux métaphores inextricables voire… oserai-je ? Oui, osons… échappé d’un recueil de compositions d’Arvo Pärt. Cinq minutes trente secondes en apesanteur. Dont on ne ressort pas indemne.

Kid A Mnesia
Radiohead
XL Recordings 2021

Kid A
01 - Everything in its Right Place
02 - Kid A
03 - The National Anthem
04 - How to Disappear Completely 
05 - Treefingers
06 - Optimistic
07 - In Limbo
08 - Idioteque
09 - Morning Bell
10 - Motion Picture Soundtrack

Amnesiac
01 - Packt like Sardines in a Crushd Tin Box
02 - Pyramid Song
03 - Pulk / Pull Revolving Doors
04 - You and Whose Army ?
05 - I Might be Wrong
06 - Knives Out
07 - Morning Bell / Amnesiac
08 - Dollars and Cents
09 - Hunting Bears
10 - Like Spinning Plates
11 - Life in a Glasshouse

Kid Amnesiae
01 - Like Spinning Plates (‘Why Us ?’ version)
02 - Untitled v1
03 - Fog (again again version)
04 - If you say the Word
05 - Follow me Around
06 - Pulk / Pull (True Love Waits version)
07 - Untitled v2
08 - The Morning Bell (in the dark version)
09 - Pyramid Strings
10 - Alt. Fast Track
11 - Untitled v3
12 - How to Disappear into Strings

mercredi 17 novembre 2021

0932 - Oasis on the Road World Tour 2005


Ça fait longtemps, très longtemps que je n’ai pas écouté ce Oasis on the Road World Tour 2005, compilation du NME réunissant des chansons des groupes assurant la première partie d’Oasis en  2005. Peut-être ne l’ai-je même jamais écouté sérieusement - ce qui m’intéressait avant tout, pauvre fan, c’était la reprise live de My Generation - c’est dommage, j’aurais peut-être révisé plus tôt mon avis sur The Coral… et j’aurais peut-être découvert d’autres groupes intéressants (Zutons ? Bees? Futureheads ?). Vraiment, faudra que je l’écoute, cette compilation. Quand j’aurai le temps. Pas tout de suite. Kid A Mnesia a fini par atterrir dans ma boîte aux lettres.

Oasis on the Road World Tour 2005
NME 2005

01 - Confrontation Camp (The Soundtrack of our Lives)
02 - Oh Yeah (live) (The Subways)
03 - Dirty Dancehall (The Zutons)
04 - Get What you Need (Jet)
05 - Turn the World Around (The Stands)
06 - She Sings The Mourning (The Coral)
07 - These are the Ghosts (Undead Version) (The Bees)
08 - Banquo (The Futureheads)
09 - Devil in Me (22-20s)
10 - The Road Leads Where It’s Led (Secret Machines)
11 - Never Lose Your Sense of Wonder (Yeti)
12 - Brocken Mouth Blues (Nic Armstrong and the Thieves)
13 - My Generation (live) (Oasis)

mardi 16 novembre 2021

0931 - Lift Yr. Skinny Fists like Antennas to Heaven


Encore une victime du Brexit - on n’a pas fini d’en mesurer les conséquences de ce départ des Britons du marché unique… La victime ? Oui, c’est moi.

Vendredi, avis de passage du facteur dans la boîte aux lettres. Une lettre disponible dès le lendemain au bureau de poste - le plus proche, j’ai de la chance… - à partir de dix heures. Généreux, je leur laisse une demie-heure trois quarts d’heure pour s’organiser et me présente un peu moins de trente minutes avant les onze coups de onze heures.
Le colis du client - devrais-je dire l’usager du service public ? il paraît que La Poste fut un service public, un jour, il y a fort fort longtemps - qui me précède dans la file a été perdu. Le gars (comment les appelle-t-on ? ce ne sont plus des postiers, si ?) qui s’occupe de lui  a l’air particulièrement peu dégourdi. Je sens le mauvais œil qui cherche sa prochaine cible. Et qui se fixe sur ma pauvre personne.
C’est mon tour. Je tends mon récépissé et ma carte d’identité sur laquelle figure de manière cachée mon pseudonyme (je ne m’appelle pas vraiment Maurice L. Maurice… Maurice L. Maurice est un nom que je me suis choisi… si je m’appelait vraiment Maurice L. Maurice, il y a longtemps que j’aurais pris un pseudonyme… vous connaissez le refrain depuis longtemps…). Le gars (on va l’appeler ainsi) vérifie mon nom (c’est un palindrome) sur la carte et sur l’avis de passage, me rend celle-là et emporte celui-ci à l’arrière, dans une petite salle derrière le guichet.
Deux minutes s’écoulent, trois peut-être, il revient. Penaud, vous voulez bien passer au comptoir s’il vous plaît ? Je commence à accumuler un peu de salive pour pouvoir mieux cracher la colère qui monte déjà en moi. J’attends simplement d’en connaître les raisins raisons, de ma colère, avant d’exploser. Comptoir, donc. Il se risque, il y a dix euros de frais de douane.
Dix euros ? J’ai payé les frais de douane à l’expéditeur lors de la commande… je crois qu’il s’agit d’un disque de Bill Fay en provenance du Canada. C’est écrit qu’il y a dix euros de douane et de frais de dossier de La Poste - il faut imaginer sa voix descendre au fur et à mesure de la phrase.

Il faut savoir réagir en pareille circonstance… même si le gars n’y est pour rien, il se prend un direct du droit. Il chute en arrière sous le choc. Ce qui me laisse le temps de faire le tour du comptoir et de le finir à coups de pied avant qu’il ne puisse se relever. Après lui avoir écrasé la tronche à coups de talons et avoir pissé sur les restes de son visage, je récupère ma lettre et sors sous les vivats de la clientèle.

Évidemment, non… nous ne sommes pas dans En Retard. Je paye en maugréant, récupère mon disque sous pochette cartonnée et pars en répondant à son au revoir par un va niquer ta sale race, fils de pute macronisto-zemmouriste vendu au grand capital et en crachant au sol. Du moins, l’intention y était.

Surprise dans la rue en ouvrant la pochette cartonnée. Ce n’est pas Bill Fay que je reçois - il est le bienvenu, s’il veut venir chanter un petit Garden Song ou un Be not so Fearful dans le salon - mais Lift Yr. Skinny Fists like Antennas to Heaven de Godspeed You Black Emperor ! en provenance de Jersey. Première fois que ça m’arrive de la part de ce fournisseur, de devoir payer des frais de douane... Ainsi c’est comme ça que les Britons ont décidé de nous faire payer leurs putains de quotas de pêche ? En taxant mes disques ? Et bien, j’achèterai français à l’avenir, ça fera plaisir à Nono Montebourg…
Déjà que le Kid A Mnesia, réédition commune des deux albums de Radiohead a deux semaines de retard sur la date annoncée… il ne manquerait plus que mon live à Knebworth d’Oasis et mes Spiritualized soient retaxés à la frontière ou carrément retenus.

Après avoir écrit tant de conneries, je n’ai plus vraiment la force d’écrire sur l’album Lift Yr. Skinny Fists like Antennas to Heaven. Ce n’est pas bien grave… ce que je disais sur Asunder, Sweet and Other Distress reste valable… et plutôt deux fois qu’une puisqu’il s’agit cette fois d’un double album.

Lift Yr. Skinny Fists like Antennas to Heaven
Godspeed You Black Emperor !
Kranky 2000 / 2016 (?)

CD1
01 - Storm
02 - Static

CD2
01 - Sleep
02 - Antennas to Heaven

lundi 15 novembre 2021

0930 - Diapason d’Or, Octobre 2021


Mes deux billets les plus consultés sur le dernier mois (et même sur les trois derniers mois, où ils ne sont statistiquement battus que par un album) étant deux billets dans lesquels je ne disais pas grand chose, deux billets sur des disques que je n’avais même pas pris le temps de découvrir, deux billets sur des samplers Diapason, je ne vois pas pourquoi je me fatiguerais à essayer d’écrire quelque chose de consistant. Je vais donc me contenter de faire la putaclic avec le sampler Diapason d’Or, Octobre 2021.

Et pour ne pas dire cette fois que je ne l’ai même pas écouté, je le passe en ce moment même pendant que je rédige ces sept huit lignes et recopie la liste des plages… et corrige les erreurs du billet d’hier.

Diapason d’Or, Octobre 2021
Diapason 2021

01 - Il Barbiere di Siviglia (« Largo al Factotum ») (Rossini - M. Spyres / Orchestre Philharmonique de Strasbourg / M. Letonja)
02 - Études op. 25 Nos. 2 et 3 (Chopin - B. Rana)
03 - Concerto No. 9 (con spirite - andante) (Avison - Tiento Nuevo)
04 - Inviolata, Integra et Casta (Josquin - Odhecaton / The Gesualdo Six)
05 - Symphonie No. 8 (Tempesta) (Haydn, Il Giardino Armonico / G. Antonini)
06 - Der König von Thule (Liszt - Jonas Kaufmann / H. Deustch)
07 - Nitétis (« Fleuve Fécond ») (Mion - R. van Mechelen / A Nocte Temporis)
08 - Wie mochte je mir wohler sein (Bruch - R. Fingerlos / B. Herzl / S. El Mouissi)
09 - Concerto pour Violon (finale) (Brahms - G. Kremer / Orchestre du Concertgebouw / N. Harnoncourt)
10 - Symphonie No. 40 (finale) (Mozart - Staatskapelle de Dresde / H. Blomstedt)
11 - Manfred (Schumann - Wiener Philharmoniker / W. Furtwängler)
12 - Sonate D 664 (andante - allegro) (Schubert - W. Kempff)

dimanche 14 novembre 2021

0929 - Shakermaker


Bof disais-je… ce qui ne veut pas dire que je ne l’aime pas ce single Shakermaker… comme j’aime tous les disques d’Oasis sortis au XXème siècle (presque) sans exception - c’est au XXIème que ça se gâte… La preuve : il y a deux exemplaires identiques de Shakermaker à la maison. L’un acheté d’occasion à L’Occase de l’Oncle Tom à Strasbourg, l’autre appartenant à un coffret de singles acheté par Natacha. Si c’est pas de l’amour.

(Modification du 14.11.21 à 12h40) : l’exemplaire de Natacha, issu du coffret, est différent… je ne m’en étais jamais rendu compte. Il comporte deux titres en plus. I Will Believe (très oubliable) et Cloudburst, plus sympa. La première était déjà disponible sur le single Supersonic, la seconde sur Live Forever.

Shakermaker
Oasis
Helter Skelter 1994

01 - Shakermaker
02 - D’Yer wanna be a Spaceman ?
03 - Alive (8 track demo)
04 - Bring it on Down (live)
05 - I will Believe (live)
06 - Cloudburst

samedi 13 novembre 2021

0928 - Shakermaker


J’ai appris à aimer Shakermaker, la chanson, avec le temps. J’ai longtemps trouvé que c’était plutôt un temps faible de Definitely Maybe et me suis longtemps étonné qu’elle ait été choisie comme single. J’ai révisé mon jugement depuis. Tempo et rythme incroyable lent sans être mou ou mou sans être chiant, phrasé formidable de Liam, texte absurde plutôt marrant.

Par contre le single, bof… Pochette ratée, faces b sans intérêt et live de Bring it on Down qui ne rend pas honneur à la chanson (je n’ai de toute façon jamais entendu un live de Bring it on Down qui arrive à la cheville de la version studio)… ouais, bof…

Shakermaker
Oasis
Helter Skelter 1994

01 - Shakermaker
02 - D’Yer wanna be a Spaceman ?
03 - Alive (8 track demo)
04 - Bring it on Down (live)

vendredi 12 novembre 2021

0927 - What Became of the Likely Lads


Ai-je davantage à dire sur cette édition 3 titres du single What Became of the Likely Lads des Libertines que sur l’édition 2 titres billetisée il y a plus de 7 mois ? Non, pas tellement…

Il me reste deux autres éditions dudit single dont une qui résume les trois autres… j’ai encore le temps de chercher l’inspiration.

What Became of the Likely Lads
The Libertines
Rough Trade 2004

01 - What Became of the Likely Lads
02 - Skag & Bone Man (live Brixton Sat 6/3/04)
03 - Time for Heroes (live Brixton Sat 6/3/04)

jeudi 11 novembre 2021

0926 - Ten


Il est souvent difficile de retrouver une première sensation. Une sensation de première fois. D’éprouver de nouveau ce qui fut ressenti en premier.

Ainsi, j’avais beaucoup aimé Ten de Jason Moran quand je l’avais emprunté, au hasard ou presque, ne me fiant qu’au label (le prestigieux Blue Note) et à la pochette design pour mon choix, à la médiathèque de Versailles.
J’ai mis longtemps, deux ou trois ans, à l’acheter. Je ne le trouvais qu’en occasion - je n’aime pas acheter les albums en seconde main… pour les singles, je fais l’effort parce que je n’ai pas tellement le choix - ou à des prix exorbitants. Je l’ai enfin commandé, il y a quelques mois.
Nouvelle écoute à la réception. Rien. Ennui. Je l’ai rangé dans un rayonnage. Oublié. Abandonné. Ressorti il y a quelques jours. Nouvel essai. Pas beaucoup plus de succès. Je ne comprends pas ce qui m’avait plu la première fois. Peut-être aurai-je la réponse lors d’une prochaine écoute, dans quelques semaines, mois, années… peut-être pas.

Ten
Jason Moran
Blue Note 2010

01 - Blue Blocks
02 - RFK in the Land of Apartheid
03 - Feedback Pt.2
04 - Crepuscule with Nellie
05 - Study No. 6
06 - Pas de Deux - Lines Ballet
07 - Study No. 6
08 - Gangsterism Over 10 Years
09 - Big Stuff
10 - Play to Live
11 - The Subtle One
12 - To Bob Vatel of Paris
13 Old Babies

mercredi 10 novembre 2021

0925 - Homegrown


On reparlera vraiment d’Homegrown plus tard, quand on discutera du volume II des Archives de Neil Young, coffret de 10 disques dont Homegrown fait partie.

Homegrown est un album de Neil enregistré dans les années 70 et publié en tant que tel seulement en 2020. Entretemps, Homegrown avait été démantelé, ses chansons en partie réutilisées pour d’autres albums. Dont American Stars ‘n Bars.

Je voulais juste aujourd’hui remettre un lien vers le billet sur ce dernier. La pochette me paraît moins moche aujourd’hui.
Je viens d’apprendre la mort de Dean Stockwell. Nostalgie.

Homegrown
Neil Young
Reprise 2020

01 - Separate Ways
02 - Try
03 - Mexico
04 - Love is a Rose
05 - Homegrown
06 - Florida
07 - Kansas
08 - We don’t Smoke it no More
09 - White Line
10 - Vacancy
11 - Little Wing
12 - Star of Bethlehem

mardi 9 novembre 2021

0924 - U.R.A Fever


- mmmh mmmh
- ouais ?
- baaaahh…
- oh ?
- mmmh mmmh
- ok… sssssssss
- non mais…
- ah ?
- oui mais…
- pourquoi ?
- pourquoi pas ?
- on est d’accord, alors ?
- on est d’accord.

U.R.A Fever
Domino 2008
The Kills

A - U.R.A Fever

lundi 8 novembre 2021

0923 - Somethin’ Else


Natacha déteste la trompette. C’est un fait établi. Sauf - car il y a toujours un sauf, sinon ce serait trop simple - Miles Davis. Enfin, sauf - car il y a toujours un sauf, je vous ai dit - le Miles de Bitches Brew que j’ai passé l’autre jour - trop grinçant. Mais le Miles plus caressant, plus rond d’Autumn Leaves (oui, vous savez, les feuilles mortes se ramassent à l’Opel - la voiture est couverte de feuilles jaunes et rouges), ok.

Je me suis engouffré dans la brèche, j’ai passé du Miles. Enfin non, du Julian Cannonball Adderley - le frère de Nat. Puisque c’est lui, Cannonball (pas celui des Breeders) qui est désigné leader sur Somethin’ Else. Même s’il est quasiment établi que c’est Miles Davis qui s’est comporté en patron sur cet album. Patron, il l’était d’ailleurs puisque Julian Adderley officiait alors dans le sextuor (était-ce alors un quintette ?) de Miles Davis.

Autumn Leaves en introduction est justement un standard qui faisait partie du répertoire de Miles. Version sublime. Qui éclipserait presque une excellente version de Love for Sale. Toujours eu du mal à me remettre de ces deux morceaux parfaits… le reste coule de source et glisse un peu sur moi qui suis dans un nuage. Il faudra un jour que j’écoute l’album en commençant par la piste 3. D’autant que les pistes 6 à 14 sont en fait issues d’un autre album - toujours cette sale manie des labels de jazz pour leurs rééditions - de Cannonball, Sophisticated Swing sans Miles (mais avec Nat Adderley) ni Art Blakey (mais avec Jimmy Cobb, pas mal non plus, derrière les fûts), qui semble mériter bien mieux qu’être un simple bonus…

Somethin’ Else
Cannonball Adderley 
Phœnix Records 2011

01 - Autumn Leaves
02 - Love for Sale
03 - Somethin’ Else
04 - One for Daddy-O
05 - Dancing in the Dark
06 - Allison’s Uncle
07 - Spectacular
08 - Miss Jackie’s Delight
09 - Tribute to Brownie
10 - Cobbweb
11 - Jeannie 
12 - Another Kind of Soul
13 - Spring is Here
14 - Eddie McLin

dimanche 7 novembre 2021

0922 - Kiss of Life


On l’a finalement reçu, le single Kiss of Life. Après trois ou quatre tentatives, j’ai arrêté de compter  -j’avais les doigts occupés par des alexandrins. L’annonce proposait un CD et un livret en excellent état. C’était le cas. Un boîtier cristal parfait. Il est arrivé cassé en deux. On ne vas pas chipoter.

Au programme, la chanson, bonus du premier best-of de Supergrass. Morceau sympa. Moins bon que ce qu’ils avaient publié auparavant. Mieux que ce qu’ils sortiront ultérieurement. Chronologie respectée. Une face B dans la même veine. Cool. Et un remix de la chanson-titre. Au mieux dispensable.

Suivent deux vidéos. Le clip. Que nous connaissions déjà. Par MTV. Et par le DVD. On n’a pas vérifié si c’était le même sur ce CD amélioré (est-ce ainsi que l’on doit traduire enhanced ?), il n’y a pas de raison que ce ne soit pas le cas. Et une autre vidéo, probablement un sketch… qu’il nous reste à découvrir.

Je manque d’enthousiasme ? C’est l’impression que je me donne en me relisant… parfois, peut-être, la traque d’un disque est plus excitante que le disque lui-même… serais-je chasseur sans le savoir ?

Kiss of Life
Supergrass
Parlophone 2004

01 - Kiss of Life
02 - We Dream of This
03 - Kiss of Life (Tom Tom Club full mix)
04 - Kiss of Life (video)
05 - Rob’s Guide to Responsible Flying (video)

samedi 6 novembre 2021

0921 - Sun Structures


Vais-je enfin réussir à l’écrire ce billet sur Sun Structures, premier album de Temples ? Ça fait plusieurs jours déjà que je le repousse. Ça doit cesser ! Je m’y mets !

Il y a toujours souvent sans arrêt une raison ou une autre qui fait que je dois prioriser un autre disque, un autre billet, un autre groupe… Sun Structures, j’avais prévu d’écrire le billet le week-end dernier après avoir écouté Hot Motion, le troisième album du groupe, reçu dans la semaine. Je voulais le comparer, ce Hot Motion, à Volcano, leur deuxième album. C’est à ce moment là que je me suis aperçu que je n’avais pas écrit le billet sur Volcano alors que je pensais que c’était fait depuis belle lurette. 

HS / digression : ma librairie, il y a dix (douze ?) ans, à Paris, s’appelait La Belle Lurette. Je n’ose pas regarder sur le net si elle existe toujours, cette librairie, ma librairie… ça me fendrait le coeur qu’elle ait fermé et ait été remplacée par une boutique de fringues ou un vendeur de smoothies sans gluten ou, pire, une agence immobilière… fin de la digression / HS

Par acquis de conscience, j’ai alors vérifié avoir au moins écrit le billet sur Sun Structures - je n’avais aucun doute. Stupeur (sans les tremblements), je tombai des nues. Que nenni, Sun Structures non plus n’avait pas été billetisé. Anomalie à réparer d’urgence. Dès le début de semaine, en l’occurrence.

Sauf qu’entre temps, il y a le Kula Shaker qui est arrivé, disque commandé presque exprès pour être chroniqué, puis il y a eu l’annonce de Spiritualized (j’en tremble encore de joie) et puis ce John Mayall autour duquel je tourne depuis des mois et pour lequel je croyais enfin avoir trouvé une bonne approche - il s’agissait de ne pas le laisser fuir…

Enfin, nous y voilà. Sun Structures.

Temples en 2014 étaient mi-mi. Comprendre à la fois mirage et miracle - j’aurais pu dire mira-mira mais ça le faisait moins… Mirage parce qu’ils semblaient irréels, les Temples, avec leur chanteur à tête (et un peu voix, parfois) de Marc Bolan, leur son à la fois vintage et moderne et leurs chansons cueillies dans un arbre à sixties. Miracle parce qu’ils existaient bel et bien.
Sun Structures semblait relancer la machine rock une nouvelle fois. Près de dix ans après l’agonie de la génération Strokes / Libertines et l’émergence des Arctic Monkeys - dont je ne suis pas grand fan - ou des Black Angels - dont j’ai été fou - Keep in the Dark , Colours to Life, Shelter Song, Mesmerise et les autres morceaux du disque arrivaient encore à nous faire croire que le rock n’était pas mort - quoiqu’on s’en foute un peu qu’il soit mort ou non, le rock, non ?

De tête, sans fouiller davantage, je suis bien incapable de me rappeler l’émergence d’un bon nouveau groupe depuis Temples… dont Sun Structures était le manifeste.

Sun Structures
Temples
Heavenly 2014

01 - Shelter Song
02 - Sun Structures
03 - The Golden Throne
04 - Keep in the Dark
05 - Mesmerise
06 - Move with the Season
07 - Colours to Life
08 - A Question isn’t Answered
09 - The Guesser
10 - Test of Time
11 - Sand Dance
12 - Fragment’s Light