jeudi 30 juin 2022

1157 - Schönberg : das Klavierwerk


Il y a un trait sur le verso de ma pochette de Carnage. Un trait violet. Deux centimètres de long. Peut-être trois. Fin. Très fin. Assez net. Même si un frottement (un doigt ? un tissu ?) a installé comme un vague halo autour de ce trait. Un trait d’encre. Encre violette sur le fond blanc cassé de la pochette.
Je ne sais pas depuis quand ce trait défigure l’arrière de la pochette de mon exemplaire de Carnage. Je me demande même si je ne l’avais pas déjà remarquée auparavant, cette trace violette. Comment expliquer autrement que j’ai gardé un cellophane protecteur autour du carton de la pochette ? N’était-ce pas pour éviter des dégradations supplémentaires ? Un acte désespéré de préservation, sauver ce qui pouvait l’être encore ? Et si je m’en étais déjà rendu compte, de cette atteinte à l’immaculée de la pochette, comment et pourquoi l’ai-je oubliée ? Pourquoi cette impression de la découvrir hier, cette souillure, juste avant de mettre le disque dans la platine ?
C’est que j’en souffre. Elle me brise le coeur, cette marque. Parce que j’aime tous mes disques, que je veux les garder purs et innocents et beaux. Même ceux que j’aime le moins, je ne veux pas les abîmer. Et Carnage ne fait pas partie des disque que j’aime le moins, non. Et Carnage, de plus, j’avais eu du mal à le trouver. En magasin, à Versailles, il a fallu attendre plusieurs semaines après sa publication pour le trouver en rayon. Impatient, je m’étais résigné à le commander chez Gibert (sur le site internet) pour qu’ils me le livrent en magasin. Un peu comme pour le nouveau Kula Shaker, sorti depuis bientôt une semaine et que personne ne semble en mesure de me livrer en France… mais Kula Shaker n’a pas l’aura de Nick Cave…
Ce qui me rend le plus malheureux, c’est que ce trait d’encre violette, c’est moi, c’est forcément moi qui l’ai infligé à mon Carnage. Je reconnais la couleur de mes cartouches Waterman Violet Tendresse (je n’en ai plus, j’en cherche). Je reconnais presque mon stylo, ma plume tenue à l’envers (pour écrire très fin, très petit, je présente parfois la face supérieure de la plume à la feuille) dans ce trait. Je devine les circonstances : une soirée dans le canapé, à gribouiller des conneries (exemple) sur un bloc d’A4 petits carreaux, quelques disques qui traînent, on ne sait pourquoi, sur l’accoudoir. Maladresse geste de dépit trop large acte manqué. Je pourrais presque dater l’accident l’attentat si je m’en donnais la peine - mais j’ai la flemme.

Ça m’a gêné toute l’écoute de l’album durant, impossible de me concentrer, de rentrer dedans, je pensais à ce trait. Du moins, c’est l’impression que j’ai eu. Cependant, l’album est plus puissant qu’une petite déconcentration. En me promenant avec Natacha, hier soir, autour (et non dans puisqu’il était fermé) du Domaine de Mme Élisabeth, plusieurs chansons me tournaient en tête. Étrangement, Hand of God dans ma tête sonne exactement comme End of God - c’eut été un titre plus nietzschéen.

Avant de partir pour la bibliothèque, hier, j’avais écouté L’Oeuvre pour Piano de Schoenberg par Maurizio Pollini.

Schönberg : das Klavierwerk
Arnold Schönberg - Maurizio Pollini
Deutsche Grammophon 1975 / 1988 / ????

01-03 - Three Piano Pieces, op. 11
04-09 - Six Little Piano Pieces, op. 19
10-14 - Five Piano Pieces, op. 23
15-21 - Suite for Piano, op. 25
22 - Piano Piece, op. 33a
23 - Piano Piece, op. 33b


mercredi 29 juin 2022

1156 - Carnage


Besoin de sortir. Pour ne pas étouffer. Imploser. Exploser. Trop de pression. De déceptions.

Sortir. Et puis, j’ai des choses à faire, dehors. Ailleurs. Les courses, déjà. Faut bien bouffer. Et d’autres plus plaisantes. Plus joyeuses. Amusantes. A priori.

Aller à la médiathèque. La section musique et cinéma de la bibliothèque centrale de Versailles. Enfin. Emprunter en CD les albums de Pink Floyd que j’ai achetés en vinyle. Pour Natacha. Qu’elle puisse les encoder. Pour elle, qu’elle puisse les écouter en voiture. Pour nous, qu’on puisse les écouter en voiture. Nous écoutons beaucoup Pink Floyd en ce moment. Quand nous sommes ensemble. J’en écoute un peu seul à la maison. Nous écoutons presque systématiquement du Pink Floyd quand nous sommes ensemble à la maison. Le soir, après le film. Ou après avoir éteint la tévé qui diffusait un mauvais film que nous n’avons pas regardé jusqu’au bout. C’est moi qui choisis le disque. Et les pistes. Pour nous deux. Je passe chaque fois ou presque par Careful with that Axe, Eugene. Parfois en version Zabriskie Point (Come In Number 51, Your Time is Up).

Avant de partir, je vérifie ma carte de bibliothèque. Ce qu’il en reste. J’en ai perdu la moitié. En voyage. Je ne sais où. En Bretagne. En Normandie. Au Pays Basque. Ma carte est périmée - quel est le bon mot ? - depuis deux ans. Peine à croire qu’il y a si longtemps que je ne suis pas allé à la bibliothèque. Je cherche un justificatif de domicile. Ça m’agace. J’ai horreur de tout ce qui est administratif. Horreur des papiers. J’en trouve un tout de même. Pour la renouveler si je trouve ce que je cherche dans les bacs.

Sur le chemin, j’ai prévu de m’arrêter chez Décibul. Pour du Pink Floyd encore. Relics, compilation avec la version studio originale de Careful with that Axe, Eugene. Les sessions complètes du groupe pour la bande originale de Zabriskie Point. Un live de la fin des années 60 ou du début des années 70. Des idées précises. Las, j’avais oublié. Décibul est fermé lundi et mardi. Fermé mardi. Mardi. Contrariété. Première contrariété.

Je peine à traverser la place d’armes devant le château. Celui de Versailles. Il fait chaud. Trop chaud. Les gamins en groupes, centre aéré ou voyage scolaire, bouffent leur goûter en plein soleil - aucun rapport avec Delon ni Laforêt - je les plains. Ils me dégoûtent un peu.
En nage, j’arrive. J’aurais préféré à la nage. Bof. Trois étages à monter. Dans les escaliers, une jeune femme est assise, son pc portable sur les genoux, son smartphone dans une main. Étrange endroit pour faire semblant de bosser.
Les salles ont toutes été rénovées, les rayons réorganisés, je découvre les nouveaux lieux. Les bacs en revanche n’ont pas été réapprovisionnés. Du Pink Floyd, il n’y a que le Dark Side - je l’ai déjà en CD - Wish you were Here - la chanson titre fout le kafkard à Natacha, pas une bonne idée pour accompagner la conduite - Relics - je ne l’ai pas encore… et si je ne le trouve pas demain en vinyle, je le commanderai en CD - et Echoes le best-of. Je trouve la B.O. de More dans un autre bac. Ça pèse pas bien lourd. Moi qui en priorité voulait A Saucerful of Secrets, Ummagumma et Meddle… je ne vais pas affronter les bibliothécaires peu aimables (celles et ceux qui sont sympas n’étaient pas en poste aujourd’hui) affairés sur leur ordinateur (qu’ont-ils donc tant à faire sur leur écran et leur clavier quand aucun usager emprunteur ne se présente devant eux… n’ont-ils pas plutôt trouvé un livre à lire ?) pour si peu.
Je repars dépité, manque de marcher sur la fausse travailleuse des escaliers, ça lui aurait fait les pieds…

En plus, sur le retour du chemin, chez Monoprix, je n’ai pas trouvé le jus de citron vert en bouteille, je vais être obligé de presser les fruits ce soir pour préparer le cocktail maison (recette dans Revers). Après-midi pourri.

En rentrant, j’ai mis Carnage de Nick Cave & Warren Ellis sur la platine.

Carnage
Nick Cave & Warren Ellis
Goliath Records 2021

01 - Hand of God
02 - Old Time
03 - Carnage
04 - White Elephant
05 - Albuquerque
06 - Lavender Fields
07 - Shattered Ground
08 - Balcony Man

mardi 28 juin 2022

1155 - Ciné Slows


On fera mieux demain. On essaiera. Ce ne devrait pas être bien difficile.

Ciné Slows
BMG France 1994

01 - She’s like the Wind (Patrick Swayze)
02 - Almost Paradise (Ann Wilson & Mike Reno)
03 - My Lady Blue (Éric Serra)
04 - Love Song for a Vampire (Annie Lennox)
05 - Bring it on Home to Me (The Commitments)
06 - Up Where we Belong (Joe Cocker & Jennifer Warnes)
07 - Lily was Here (D.A. Stewart)
08 - Me and Mrs Jones (Billy Paul)
09 - Bensonhurst Blues (Oscar Benton)
10 - You Hurt Me (Marla Glen)
11 - You’ve Lost that Lovin’ Feeling (The Righteous Brothers)
12 - Stand by Me (Ben E. King)
13 - Only You (The Platters)
14 - The Great Pretender (The Platters)
15 - A Whiter Shade of Pale (Procol Harum)
16 - Reality (Richard Sanderson)
17 - You Call it Love (Karolyne Kruger)

lundi 27 juin 2022

1154 - Raga Kirwani - Raga Imni Bilawal


Natacha s’est demandé ce qu’il se passait quand, sortant de son cadavre sonorisé par Namami Nanda - Nandana et ouvrant la porte de la chambre qu’elle gardait fermée pour empêcher Souris de venir l’ennuyer - pauvre chaton tout sage, allongé à mes côtés sur le canapé - elle perçut des vocalises étranges dans le salon.

Je venais de mettre sur la platine le disque Raga Kirwani - Raga Imni Bilawal acheté il y a quelques semaines parmi d’autres vinyles de musique indienne chez Gibert, le seul enregistrement de la chanteuse Rajdulari Aliakbar Khan. Disque bouleversant, déchirant… qui n’était effectivement peut-être pas totalement approprié à une heure et demie de l’après-midi, juste avant de préparer le repas. Le salon inondé de lumière - même si le soleil n’est pas éclatant pour un 26 juin - n’est pas adapté à la plainte ou à la prière (n’est-ce pas un peu la même chose ?) jamais tout à fait changeante jamais tout à fait identique gravée sur le microsillon. On ne devrait pas être autant remué, secoué avant de se mettre à table.

Peut-être ne devrait-on jamais être soumis à tant d’émotions… mais alors à quoi servirait la musique ?

Raga Kirwani - Raga Imni Bilawal
Rajdulari Aliakbar Khan
Connoisseur Society 1967

A - Raga Kirwani
B - Raga Imni Bilawal

dimanche 26 juin 2022

1153 - C’mon People (We’re Making it Now) (Don’t Stop Now Mix)


Il y avait un petit moment que je n’avais pas acheté de 7’’. Bien plus longtemps encore - une éternité - que je n’avais pas acheté de 7’’ neuf ! Alors quand, en triant la vingtaine de disques de ce format disponibles à la FNAC Parly 2, au milieu des disques de l’horrible Stromae et de feu le non moins horrible Johnny, j’ai trouvé C’mon People (We’re Making it Now) (Don’t Stop Now Mix) de Richard Ashcroft (en duo avec Liam) en plus de What a Waster, je n’ai pas hésité longtemps malgré le prix affiché (il y a 20 ans un 7’’ coûtait 5 euros de moins ou mes souvenirs me trompent) et mes quelques réticences envers le projet Acoustic Hymns. D’autant que le disque est en édition limitée numérotée (à la main), ce qui ne peut que faire envie à un collectionneur. Mon numéro est le 1798 / 5000 - je n’ai pas eu le choix…

La chanson titre fait surtout rêver d’un album complet qui réunirait les deux comparses, projet maintes fois évoqué mais jamais concrétisé. La face B est une reprise de Lennon qui sonne… très Lennon… encore un disque dont l’intérêt musical passe bien après l’intérêt du collectionneur.

C’mon People (We’re Making it Now) (Don’t Stop Now Mix)
Richard Ashcroft featuring Liam Gallagher
Infections Music 2022

A - C’mon People (We’re Making it Now) (Don’t Stop Now Mix)
B - Bring on the Lucie (Freda Peeple)

samedi 25 juin 2022

1152 - Definitely Maybe


Pour remplacer mon irremplaçable exemplaire de Definitely Maybe, j’ai acheté non pas une mais deux éditions de la version remasterisée (2014) de l’album. Pourquoi deux, on l’expliquera plus tard. Sans compter que je me tâte encore à acheter d’occasion un exemplaire identique à celui qui ne marche plus. Histoire de pouvoir comparer les mastering. Voir si ça change vraiment quelque chose de remasteriser un disque - Liam n’était pas convaincu.

Photos inédites dans le livret. Ajout d’un cadre blanc autour de la photo de couverture - Natacha valide complètement ce nouveau parti pris.

Dans cette édition japonaise monodisque, deux titres bonus (réservés aux Nippons) qui justifiaient l’achat du disque (le Obi, même pour moi, n’est pas une raison suffisante) tout en m’effrayant un peu (n’aurai-je pas affaire à des remixes techno-dance dégueulasses ?).
Bonnes surprises. Shakermaker (slide up mix) est proche de la version déjà connue tout en sonnant (juste ce qu’il faut) différemment pour susciter l’intérêt. Surtout, le texte original, pompé sur une vieille pub Coca (I’d like to teach the world to sing in perfect harmony / I’d like to buy the world a coke and keep it company) est restauré (les lignes en question avaient été supprimées devant les risques de procès). Bring it on Down (monnow valley) sonne à la fois plus garage et plus musclée (presque métal ?) que la version habituelle. À réécouter pour se faire un avis définitif… peut-être.

Definitely Maybe
Oasis
Big Brother 2014

01 - Rock ‘n’ Roll Star
02 - Shakermaker
03 - Live Forever
04 - Up in the Sky
05 - Columbia
06 - Supersonic
07 - Bring it on Down
08 - Cigarettes & Alcohol
09 - Digsy’s Dinner
10 - Slide Away
11 - Married with Children
12 - Shakermaker (slide up mix)
13 - Bring it on Down (monnow valley)

vendredi 24 juin 2022

1151 - What a Waster


Message pour mon petit frère qui s’était résigné il y a quelques années à acheter un best-of des Libertines (à l’époque où, dissous, le groupe n’avait publié que deux albums… mais bon, on trouve bien des best-of des Stone Roses qui n’en ont pas publié davantage ou des Sex Pistols qui en ont publié moins encore) pour avoir un enregistrement de What a Waster, premier single du groupe, non présent sur Up the Bracket (sauf sur quelques éditions limitées, en tant que bonus) : il suffisait d’être un peu patient - qu’est-ce donc que cinq ou dix ou quinze ans, hein ? - et attendre une réédition du disque. C’est désormais chose faite (pour fêter les 20 ans dudit album et dudit single), comme je l’ai découvert, un peu par hasard, hier soir à la FNAC Parly 2. Il ne te reste donc qu’à courir à la FNAC la plus proche ou chez Gibert - peut-être devras-tu visiter plusieurs disquaires avant de trouver ton bonheur - pour t’acheter le 7’’… en plus tu auras en face B la version Bernard Butler de I Get Along - et ça, c’est par sur le best-of.

What a Waster
The Libertines
Rough Trade 2022

A - What a Waster
B - I Get Along

jeudi 23 juin 2022

1150 - TheFutureEmbrace



On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans… et c’est l’âge que vient d’avoir TheFutureEmbrace, premier album solo de Billy Corgan - je n’ai que deux jours de retard, l’anniversaire c’était le 21.

J’ai réécouté TheFutureEmbrace cette après-midi en travaillant à mon Chagall rouge.
Non, ce n’est pas un album sérieux. Ce premier effort solo, Billy l’a voulu en rupture avec ses deux expériences de groupe passées, Pumpkins et Zwan. Plus électronique, parfois presque pop. Et avec une reprise des Bee Gees (Robert Smith est tout de même aux choeurs pour ne pas qu’on se laisse trop aller). Non, ce ne peut être sérieux.
Si ! c’est un album sérieux, très sérieux même. Certainement pas un album gai. Pas un album joyeux. Il y a de la tristesse, une sorte de nostalgie dans TheFutureEmbrace. La même nostalgie qui irradiait déjà - toutes proportions gardées - Adore.
Il y avait longtemps que je n’avais pas écouté TheFutureEmbrace. Je l’ai beaucoup mis sur la platine à l’époque de sa sortie. Puis j’étais passé à autre chose. Peu réécouté depuis, la peur que ça ait très mal vieilli. C’est encore très écoutable, finalement… mais je préfère le Billy de Ogilala… je l’ai d’ailleurs mis juste après. Il s’agit d’être sérieux.

TheFutureEmbrace
Billy Corgan
Reprise Records 2005

01 - All Things Change
02 - Mina Loy (M.O.H.)
03 - The Cameraeye
04 - Tolovesomebody
05 - A100
06 - DIA
07 - Now (and Then)
08 - I’m Ready 
09 - Walking Shade
10 - Sorrows (in Blue)
11 - Pretty, Pretty Star
12 - Strayz 

mercredi 22 juin 2022

1149 - Ticket to Immortality


Cherchant au hasard (plus ou moins) dans mes rayonnages un disque pour mon billet du jour, je suis tombé sur le single des Dears, Ticket to Immortality, extrait de l’album Gang of Losers. Et d’un coup, alors que je n’avais jamais fait le rapprochement jusqu’alors, la pochette m’a évoqué la série The Leftovers. Étrange. Un signe peut-être qu’il est temps de la regarder de nouveau cette série… mais on a tant déjà de séries à finir (Peaky Blinders, The Good Fight), à commencer (Better Call Saul) ou à revoir en entier (Breaking Bad, Mad Men).

Ticket to Immortality
The Dears
Bella Union 2006

01 - Ticket to Immortality (radio edit)
02 - Raise the Dead

mardi 21 juin 2022

1148 - Waterloo Sunset


Moi, tout ce que je voulais au départ, c’était un fixatif ou une colle ou une espèce de vernis. Pour maintenir mon gouâchis qui craquelle sous son propre poids et par effet du séchage trop rapide imposé par la canicule. Rien trouvé qui soit adapté.
Et je voulais aussi acheter le Chagall rouge - Le Triomphe de la Musique, un truc dans le genre du plafond de Garnier… Chagall s’est beaucoup répété - maintenant qu’on a fini le Chagall vert. Je parle de puzzles.

Et puis, une fois que j’y étais, chez Gibert, j’ai pas pu m’empêcher, j’ai jeté un coup d’œil aux disques. Aucune trace de Meddle de Pink Floyd. Ni d’un live des années 70. Et le dernier album de Liam - que je n’ai pas encore acheté - ils ne l’avaient qu’en version simple. Tant qu’à faire, je prendrai la deluxe avec deux titres en plus.
J’allais bredouiller quand j’ai vu la pochette de Waterloo Sunset des Kinks. Réédition d’un e.p. français de 1967. 6 titres. J’ai pas pu résister. Comment résister à Waterloo Sunset ? Candidate sérieuse au titre de meilleure chanson pop de tous les temps. Comment résister, d’autant que les titres des faces B ne me disent pas grand chose et que tout morceau des Kinks est jusqu’à preuve contrariante une perle. 

J’ouvre le plastique, sors le disque de la pochette. Il est d’un superbe jaune comme les déteste Natacha. Les faces B sont sympathiques, musique de cirque, rock’n’roll, petits breaks réjouissants, éléments de production réussis, nostalgie dans les textes. J’ai bien fait de ne pas résister.

Moi qui m’étais promis de ralentir un peu sur les achats de disques… car tout ça, il va falloir le déménager…

Waterloo Sunset
The Kinks 
BMG 2002

A1 - Waterloo Sunset
A2 - Act Nice and Gentle
A3 - Mr. Pleasant
B1 - Holiday in Waikiki
B2 - Little Miss Queen of Darkness
B3 - This is Where I Belong

lundi 20 juin 2022

1147 - Le Santur de O.M Chourasiya


Dimanche, 19h30. Natacha commence à tourner en rond. Ce n’est pas l’attente du résultat des législatives, non. C’est l’attente avant de partir à son cours de yoga. Elle a mudré une partie de l’après-midi. À s’en briser les phalanges. Et à s’en fatiguer les yeux - les explications de son book-un ne sont pas toujours compréhensibles du premier coup (de pouce ou d’index). Elle s’ennuie un peu. Elle veut y aller. Il est trop tôt.

Pour la mettre dans l’ambiance, je pose sur la platine vinyle Le Santur de O.M Chourasiya. Histoire qu’elle s’enlève de la tête les délires de Tape dans tes Mains et des Sorciers Lézards. Retrouver un peu de sérénité. On reconnaît la couverture qui m’a déjà fait acheter La Flûte de Pandit Hari Prasad Chaurasia à quelques variations de couleurs près. Il y en a toute une collection ainsi - je l’ai déjà dit. Chaque disque de la série mettant un instrument traditionnel indien différent. Parfait pour s’initier à la musique classique indienne.
Le santur (ou santour), c’est un instrument à cordes frappées originaire d’Iran, lointain cousin du cymbalum. Des sonorités à la fois familières et étranges. Une légère montée en intensité le long des morceaux. Légère, subtile, pas forcée.

Las, Natacha n’a pas écouté. Elle est partie s’épiler les aisselles se préparer… de toutes façons, elle trouvait que ça sonne japonais.

Le Santur de O.M Chourasiya
O.M Chourasiya
Disques Espérance 1981

A - Raga Chandra Neel 
B - Dhun

dimanche 19 juin 2022

1146 - I Put a Spell on You


Elle m’a fait chialer ce matin, Nina, avec son Ne me Quitte Pas. J’avais le souvenir d’une interprétation dans un français approximatif à faire sourire. Les intonations étranges qu’elle donne à la langue de Brel au contraire ajoute à l’expressivité, renforce la tristesse de la chanson - si c’est possible. J’ai chialé. Littéralement chialé.

J’ai acheté l’album I Put a Spell on You en vinyle neuf en soldes, à la FNAC Parly 2 il y a 18 mois, deux ans, deux ans et demi peut-être. Je ne l’avais pas encore posé sur la nouvelle platine.
Il fait trop chaud aujourd’hui, je privilégie le vinyle au CD. L’idée que la platine CD dégage plus de chaleur. Peut-être une fausse idée, un a priori. Je cherchais quelque chose de calme, posé, tranquille pour sonoriser musicaliser cette matinée aux volets clos à travers lesquels le soleil brûle le parquet. Quelque chose qui change de Pink Floyd qui me semble tourner en boucle ces derniers temps, qui tranche véritablement avec le groupe de Richard Wright - Iron Butterfly, passé plus tôt était bien trop proche (en moins bien en plus). Nina me semblait parfaite, d’autant que je ne l’avais pas écoutée depuis longtemps.

I Put a Spell on You, magnifique, forme malheureusement dans mon esprit l’image de Léa Seydoux qui vend des sacs à main ou des parfums en faisant des galipettes en culotte taille haute - on aura compris : je peux pas la tony-blairer. Et c’est drôle quelque part cette vision de la dernière (en date) James-Bond-girl car sur de nombreux morceaux les arrangements me font penser à ceux des bandes originales de John Barry. 007 omniprésent donc, jusque sur les reprises d’Aznavour (en anglais, pas comme Brel) qu’on imagine pourtant mal en agent secret.
Et puis, il y a Feeling Good. Popularisée, repopularisée par les affreux Muse - on ne leur en voudra pas trop pour le coup. Un démarrage tout en retenue pour une montée impressionnante et une explosion apaisante. Un album triste qui, comme tous les bons albums tristes, fait du bien, rend heureux.

I Put a Spell on You
Nina Simone
Philips 2016

A1 - I Put a Spell on You
A2 - Tomorrow is my Turn
A3 - Ne me Quitte Pas
A4 - Marriage is for Old Folks
A5 - July Tree
A6 - Gimme Some
B1 - Feeling Good
B2 - One September Day
B3 - Blues on Purpose
B4 - Beautiful Land
B5 - You’ve got to Learn
B6 - Take Care of Business

samedi 18 juin 2022

1145 - 24 Études, Op. 10 et 25


Ces deux derniers soirs, mercredi et jeudi, j’ai, après une ou deux heures de cinéma télévisé, lu quelques pages de jazz pendant que Souris à mes côtés écoutait Maurizio Chopin, la tête posée sur les pattes avant. Ou quelque chose du genre.

C’est joli, me dis-je, cette musique. Mais bon, ces Études de Chopin ne l’ont pas mené bien loin. Pas jusqu’au doctorat en tout cas. Ni même au master. Même pas sûr qu’il ait assuré jusqu’au bac.

Bref, passée cette très mauvaise plaisanterie, il ne me reste que peu à dire. Difficile d’enchaîner. Disons que j’ai acheté le disque chez Gibert pour 3 euros, le même jour qu’Isabellalesyeubleux. Ça ne coûte vraiment rien le classique en vinyle.

24 Études, Op. 10 et 25
Frédéric Chopin, Maurizio Pollini
Deutsche Grammophon 1972

A1-A12 - 12 Études, Op. 10
B1-B12 - 12 Études, Op. 25

vendredi 17 juin 2022

1144 - Stop Crying Your Heart Out


Il y a 20 ans jour pour jour, le single Stop Crying Your Heart Out était publié en Angleterre. Loin d’être le meilleur du groupe.

Il y a 20 ans jour pour jour, j’assistais à mon premier concert d’Oasis, au Transbordeur, à Villeurbanne, avec The Soundtrack of our Lives en première partie. Concert inoubliable.

Il y a 20 ans jour pour jour, je rencontrais Natacha. Je ne savais pas encore qu’elle deviendrait ma femme.

Il y a 14 ans jour pour jour, Natacha acceptait de m’épouser. Et c’était le plus beau jour de ma vie.

Je t’aime, les 17 juin et tous les autres jours aussi.

Stop Crying Your Heart Out
Oasis
Helter Skelter 2002

01 - Stop Crying Your Heart Out
02 - Thank You for the Good Times
03 - Shout it out Loud

jeudi 16 juin 2022

1143 - Solo


Je n’ai pas commencé à faire les cartons. C’est moi qui vais les faire, les cartons, pour le déménagement. Natacha, elle déteste faire les cartons. Moi, ça m’amuse, je l’avoue. Contrairement à ce que l’état lamentable de mon bureau pourrait laisser penser, j’aime classer, classifier, ranger, trier - je ne suis pas à une contradiction près.  Il est trop tôt encore pour remplir les cartons - il faut d’ailleurs qu’on en trouve des cartons - ce qui ne veut pas dire que je ne commence pas à y penser, aux cartons.
Le plus important, pour l’instant, c’est ce que je ne vais pas mettre dans les cartons. Ce dont je vais me débarrasser. Ce que je vais jeter, revendre, donner. Notamment les disques - non, je déconne, je garde tous mes disques - DVD et livres. Les livres, surtout. Ceux que je ne relirai jamais. Ceux que je relirai mais que je rachèterai dans une autre édition (mes Roberto Bolaño). Ceux que je n’ai jamais lus. Parmi ces derniers, il faut que je décide si je les lirai un jour ou non. Et je profite de l’occasion pour en lire certains. Dont Petit Éloge du Jazz de Didier (prénom qui assurément ne vaut pas Maurice) Pourquery, petit Folio 2 euros, récupéré en salle des profs où il avait été abandonné. J’ai lu la moitié de la centaine de pages cette après-midi. Un peu inconsistant sur le fond. Intéressant pour les références citées - même si celles-ci sont toutes antérieures à 1980 (dommage pour un texte de 2018).

Pour me mettre dans l’ambiance, sur la platine, Solo de Vijay Iyer. Album, comme son nom l’indique, du pianiste américain d’origine indienne. Emprunté à la médiathèque de Versailles, me fiant à la qualité du label ACT malgré la couverture, reproduisant une œuvre de l’affreux Anish Kapoor. C’est un album magnifique, à la fois résumé de l’histoire et éloge du jazz. De la ballade initiale, assez paisible, aux morceaux composés par Vijay lui-même où il semble en train de détruire son instrument en passant par des reprises de Thelonious Monk (chevauchée à mille heures, montagnes russes parcourues à mille à l’heure dans lesquelles la musique semble trébucher et chuter pour mieux se relever dans un salto tout en tirant la langue) ou de l’immense Duke Ellington. Ça en dit finalement plus qu’un livre.

Solo
Vijay Iyer
ACT 2010

01 - Human Nature
02 - Epistrophy
03 - Darn that Dream
04 - Black & Tan Fantasy
05 - Prelude : Heartpiece
06 - Autoscopy
07 - Patterns
08 - Desiring
09 - Games 
10 - Fleurette Africaine
11 - One for Blount

mercredi 15 juin 2022

1142 - Dig Your Own Hole


Avant-hier, je n’étais pas en retard. Pas vraiment en retard. Si aucun nouveau billet n’a été publié ce jour-là à 8h00, si l’article de la veille est resté une grande partie de la journée en tête de page, c’est parce que je m’étais trompé d’heure dans ma programmation. 17h17 et non 8h00. Confusion entre les deux blogs. Ça m’arrive. Désolé pour ceux qui, toute la journée ont attendu fébrilement et en vain une idée de pollution sonore à mettre dans les enceintes.
À 17h17, avant-hier, je dormais devant le Tour de Suisse. Je n’ai pas vu l’arrivée, je me suis réveillé à 17h22. Conseil de classe à 17h30. Je fus en retard. Ça m’arrive rarement, au boulot. Une dizaine de minutes. Pas bien grave, je ne parle que peu en conseil de classe. Presque uniquement quand on s’adresse à moi. Disons-le franchement, j’en ai rien à foutre des conseils de classe. Auto-congratulations et mises en garde inutiles, la plupart du temps. J’ai pas ouvert la bouche lors de celui-ci. J’avais pas totalement émergé de ma sieste. Et j’avais la gorge sèche de m’être tant dépêché, d’avoir couru ou presque entre le boulevard de la Queen et le collège. J’ai eu l’impression de m’étouffer, j’ai toussé plusieurs fois, j’ai un sale rhume de juin qui s’est foutu sur mon rhume des foins.
Après ledit conseil de classe, j’écrivis mon premier billet sur Hendrix, avouant être un peu en retard dans mon exploration de sa discographie.

Aujourd’hui, en retard toujours, je reçois Dig Your Own Hole de Chemical Brothers, trois jours après avoir évoqué l’album dans un billet, vingt-cinq ans après sa sortie alors même que Nono chante dessus. J’ai une bonne excuse : j’avais déjà le single en question (Setting Sun) j’ai déjà raconté l’anecdote liée à ce disque.

Dig Your Own Hole
The Chemical Brothers
Virgin

01 - Block Rockin’ Beats
02 - Dig Your Own Hole
03 - Elektrobank
04 - Piku
05 - Setting Sun
06 - It Doesn’t Matter
07 - Don’t Stop the Rock
08 - Get Up on it like This
09 - Lost in the K-Hole
10 - Where do I Begin 
11 - The Private Psychedelic Reel 

mardi 14 juin 2022

1141 : Axis : Bold as Love


Il aura fallu attendre le numéro 1141 - et donc 1143 numéros effectifs - de ce blog pour enfin parler de Jimi Hendrix. Que de temps perdu…
À l’image de mon rapport avec Hendrix. Je possède Electric Ladyland depuis des années mais ne suis vraiment - auparavant c’était surtout All Along the Watchtower en boucle - rentré dedans que depuis quelques semaines mois.
J’ai acheté il y a peu les deux autres albums - je ne parle pas des cent cinquante albums posthumes qui ont vu le jour au cours des cinquante dernières années - du roi de la six-cordes électrique en vinyle neuf - des rééditions impeccables - chez Gibert après ne les avoir pas trouvés d’occasion.
Dont Axis : Bold as Love. Probablement le moins impressionnant des trois albums d’Hendrix. Morceaux plus courts et un peu plus carrés que sur Electric Ladyland et sur Are you Experienced ?, moins marquants aussi, pas de Foxy Lady ou de Voodoo Chile à l’horizon.
Album cool tout de même, on passe un superbe moment. Et puis, quelle couverture ! Certes blasphématoire - le disque est interdit en Inde - mais magnifique : de quoi justifier l’achat du format vinyle.

Axis : Bold as Love
Jimi Hendrix
Experience Hendrix 2017

A1 - Exp
A2 - Up from the Skies
A3 - Spanish Castle Magic
A4 - Wait until Tomorrow
A5 - Ain’t no Telling
A6 - Little Wing
A7 - If 6 was 9
B1 - You got me Floatin’
B2 - Castles made of Sand
B3 - She’s so Fine
B4 - One Rainy Wish
B5 - Little Miss Lover
B6 - Bold as Love

lundi 13 juin 2022

1140 - Vieuphoria


Je n’ai gardé parmi mes VHS que celles d’Oasis et des Smashing Pumpkins. Je regrette un peu pour les autres, celles de Radiohead notamment - tant pis, il est trop tard pour regretter. Parmi les VHS qu’il me reste, Vieuphoria des Smashing Pumpkins, compilation d’enregistrements en concert et en session TV des années 92-94. Bien entendu, je n’ai pas plus de magnétoscope… mais j’ai racheté Vieuphoria en DVD… on en reparlera donc plus tard.

Vieuphoria
The Smashing Pumpkins
Virgin Music Video 1995

01 - Quiet (live Atlanta 1993)
02 - Disarm (live English TV)
03 - Cherub Rock (acoustic) (live on MTV Europe)
04 - Today (live in Chicago 1993)
05 - I am One (live in Barcelona 1993)
06 - Soma (live in London 1994)
07 - Slunk (live in Japanese TV 1992)
08 - Geek U.S.A. (live on German TV 1993)
09 - Mayonaise (acoustic) (live everywhere 1988-1994)
10 - Silvercrank (live in London 1994)

dimanche 12 juin 2022

1139 - A Saucerful of Secrets


J’ai acheté A Saucerful of Secrets de Pink Floyd le même jour que Ummagumma. Mais pas au même endroit. A Saucerful of Secrets, j’ai acheté le vinyle (vynile ?) neuf, une réédition, chez Gibert.

Je crois, l’indépassable The Piper at the Gates of Dawn mis à part, que c’est mon Pink Floyd préféré - je ne connais pas encore Meddle, mon prochain achat floydien. Pour l’intro de guitare de Let there be More Light (que The Chemical Brothers ont pompé pour un morceau de l’album Dig your own Hole - album commandé il y a une dizaine de jours, réception attendue dans la semaine), morceau qui se fait plus planant par la suite. Pour les quasi-instrumentaux hypnotiques Set the Controls for the Heart of the Sun et A Saucerful of Secrets. Pour le dernier morceau écrit et chanté par Syd Barrett pour le groupe (Jugband Blues) avant de divaguer en solo. Natacha préfère toujours The Dark Side of the Moon, Money mis à part.

Mon seul problème, c’est la traduction du titre de l’album… une soucoupée de secrets ?

A Saucerful of Secrets
Pink Floyd
Pink Floyd Records 2016

A1 - Let There be More Light
A2 - Remember a Day
A3 - Set the Controls for the Heart of the Sun
A4 - Corporal Clegg
B1 - A Saucerful of Secrets
B2 - See-Saw
B3 - Jugband Blues

samedi 11 juin 2022

1138 - Diapason d’Or, Juin 2022


Pause toujours. Vendu avec le même magazine que.

Les Plus Beaux CD du Mois - Diapason d’Or, Juin 2022
Diapason 2022

01 - Quintette avec Piano (allegro non troppo ma non con fuoco) (Franck - J. Fournel / A. Dumay / S. Okada / M. da Silva / G. Hoffman)
02 - Symphonie n°3 (poco allegro) (Brahms - Orchestre du Gewandhaus / H. Blomstedt)
03 - Le Clavier bien Tempéré, Livre I (Prélude et Fugue n°8 en ré dièse mineur) (Bach - B. Alard)
04 - Armonico Tributo, Sonate III (I-II) (Muffat - Concerto Copenhagen)
05 - Variations Goldberg (aria - var. I) (Bach - Hannes Minnaar)
06 - Dominus Regnavit (Gloria Patri) (Mondonville - Ensemble Marguerite Louise / G. Jarry)
07 - Toccata 6a. Corrente 7a (Kapsberger - B. Zuljan)
08 - Messe des Morts (Kyrie) (Porta - Chœur de Chambre Istvanffy)
09 - Nocturnes (Fêtes) (Debussy - Orchestre Philharmonique Tchèuqe / K. Ancerl)
10 - Vor meiner Wiege (Schubert - E. Grümmer / G. Moore)

vendredi 10 juin 2022

1137 - Rock & Folk Monster CD n°6


Pause - hors la copie des 18 titres (avec leur interprète) réunis sur cette compilation qui a l’air pas mal : faudra que j’écoute.

Rock & Folk Monster CD n°6
Rock & Folk 2004

01 - Fuck the World (The Vines)
02 - King Fish Pies (Midlake)
03 - Darts of Pleasures (Franz Ferdinand)
04 - Cold House (Ben Weaver)
05 - La Pluie qui Tombe (Daniel Darc)
06 - Trop Bonne (Les Rita Mitsouko)
07 - Heart Attack American (The Bronx)
08 - Dreams of Saint Teresa (Simon Joyner)
09 - Observatory Crest (The Married Monk)
10 - Lonely Angel Dust (Laura Veirs)
11 - It’s too Late (Sondre Lerche)
12 - The Right Stuff (Monster Magnet)
13 - Mad World (Gary Jules)
14 - I Think I’m in Love (Spiritualized)
15 - Le Chanteur Bien Cuit (Renaud Papillon Paravel)
16 - Petite France (Luke)
17 - Sad Society Song (MIG)
18 - Go Slow (The Zephyrs)

jeudi 9 juin 2022

1136 - The Bright Lights and What I Should Have Learned


À se concentrer sur les « détails », on oublie parfois l’ « essentiel ». Je disais hier que c’était mon dernier billet sur Duels parce que j’avais billetisé tous mes singles du groupe. Puis je me suis aperçu que je n’avais jamais parlé de leur premier album The Bright Lights and What I Should Have Learned - le titre est un peu long, je suis d’accord.

Curieux oubli. C’est pourtant avec The Bright Lights and What I Should Have Learned que mon obsession pour Duels a commencé. Enfin presque, j’avais déjà un paquet d’enregistrements de sessions radio et d’interviews du groupe en mp3 - il faudra vraiment que je les retrouve, ils sont quelque part sur un CD gravé. Comment ne pas être fasciné par un groupe qui répond n’être fan d’aucun groupe ou artiste mais être fan de chansons ?

À la sortie de The Bright Lights and What I Should Have Learned, leur premier album, les jeux semblaient déjà faits. Le succès commercial (en Angleterre, je ne parle même pas d’ailleurs) n’était pas au rendez-vous. Aucune maison disque, aucun label ne miserait plus sur eux sur le long terme. Le marché de la musique était ainsi il y a 15 ans, je ne pense pas qu’il soit meilleur aujourd’hui. Il aurait fallu un miracle pour que je déniche leurs disques en France.
Le miracle eut lieu et s’appelait Virgin Megastore des Champs Élysées… ils étaient, je crois, encore meilleurs en imports que Gibert. C’était même une édition limitée de The Bright Lights and What I Should Have Learned qu’ils avaient en rayon (et en un seul exemplaire), un packaging de luxe (enfin… un boîtier en carton, certes plus classe que le boîtier plastique traditionnel).

Album que j’adore. Qui semble sur les premiers morceaux avoir dix ans de retard : Brothers & Sisters, Things sonnent comme des hymnes britpop… mais il y a plus que ça dans The Bright Lights and What I Should Have Learned. Il y a un côté sombre, douloureux, nostalgique comme sur The Slow Build, Once in the Night ou la superbe Taxi Song qui clôt l’album. Il y a aussi un tube potentiel énorme : Animal vaut largement un morceau comme Song 2 de Blur. Des rocks (The Monsters are Loose, Pressure on You). Et même une espèce de concept auquel je n’ai pas tout compris, des personnages qui reviennent de chanson en chanson.

Cette fois, ç’en est bel et bien finit de mes billets à propos de Duels. Fin de la propagande…

… jusqu’à ce que je m’achète un ou deux cd promotionnels qui manquent à ma collection.

The Bright Lights and What I Should Have Learned
Duels
Nude Records 2006

01 - Brothers & Sisters
02 - Things
03 - Potential Futures
04 - The Slow Build
05 - The Monsters are Loose
06 - Animal
07 - What we did Wrong
08 - Pressure on You
09 - Young Believers
10 - Once in the Night
11 - Taxi Song

mercredi 8 juin 2022

1135 - Regeneration


Ça fait longtemps que je ne vous ai pas dit à quel point Duels était un groupe qui aurait mérité un bien plus gros succès. Que le manque de succès de Duels est ce qui a probablement causé la mort prématurée du groupe.
C’est probablement la dernière fois que je vous le dit. Regeneration est, si je ne me trompe le dernier disque du groupe de ma collection, le seul que je n’avais pas encore billetisé. C’est aussi le dernier single publié par Duels avant leur disparition.

Regeneration
Duels
This is Fake DIY Records 2008

A - Regeneration
B - When the Sea Comes

mardi 7 juin 2022

1134 - Idle Moments


La flemme. D’écrire, ce soir, un vrai billet. La flemme, il y a des moments comme ça…
Idle Moments semble être donc le disque parfait en la circonstance.

En plus, je me suis niqué le poignet gauche dans une chute de vélo ce matin, ça me donne une (fausse) excuse pour ne pas être capable (loin de là, très loin de là même) de jouer de la guitare comme Grant Green.

Idle Moments
Grant Green
Blue Note 1999

01 - Idle Moments
02 - Jean de Fleur
03 - Django
04 - Nomad
05 - Jean de Fleur (alternate version)
06 - Django (alternate version)

lundi 6 juin 2022

1133 - Definitely Maybe


J’ai voulu écouter Definitely Maybe tout à l’heure.
Quand j’ai sorti le disque de son boîtier, en voyant toutes les griffures rayures scratches sur la surface argentée, je me suis dit que c’était étonnant qu’il fonctionne encore, ce disque…
… et, effectivement, il semble niqué foutu baisé hors d’usage, mon disque. Live Forever saute. Et saute. Et saute.
Un quart de siècle - j’ai eu cette édition avec Whatever en bonus sur un deuxième disque pour la Noël 1996 - c’est trop pour un CD visiblement.
C’est un désastre. Il faut que je m’achète un nouvel exemplaire de l’album - ça tombe bien, je ne m’étais jamais acheté la réédition remasterisée. En revanche, hors de question de jeter celui-ci à la poubelle

Definitely Maybe
Oasis
Creation 1994

CD1
01 - Rock ‘n’ Roll Star
02 - Shakermaker
03 - Live Forever
04 - Up in the Sky
05 - Columbia
06 - Supersonic
07 - Bring it on Down
08 - Cigarettes & Alcohol
09 - Digsy’s Dinner
10 - Slide Away
11 - Married with Children

CD2
01 - Whatever

dimanche 5 juin 2022

1132 - Black Rainbows


Lamentable.

J’avais écouté sur Myspace - voilà qui ne nous rajeunit pas - des extraits des débuts solo de Brett Anderson - chanteur de Suede - après sa courte aventure avec The Tears - on a reparlera. J’en conservais un excellent souvenir. Pourtant, je n’ai pas acheté les albums, je ne sais pourquoi. Erreur que je commence à réparer. Avec Black Rainbows qui est son quatrième (et dernier en date - depuis, Suede a été réactivé) effort solo, c’était le moins cher proposé à la vente.
Black Rainbows me semble plus intense, plus brut, plus rock que le vague souvenir que je garde des morceaux des premiers albums de Brett, plus intimistes. Un bel album, sans recherche de séduction facile, sans recherche d’une gloire passée, sans recherche d’un gros tube, d’un single qui casserait la baraque.

J’ai commandé le disque il y a près de deux mois. Reçu au bout de cinq semaines. Le digipack est légèrement enfoncé à l’avant et à l’arrière. Et a ramassé un sale coup sur la tranche. Pas besoin d’ouvrir le cellophane pour voir l’état déplorable du boîtier.
Le vendeur m’a remboursé sans discuter. Et m’a laissé le disque. J’aurais préféré avoir à le renvoyer (au frais du vendeur, faut pas exagérer). Que faire d’un disque dans cet état. J’ai attendu une semaine avant de l’ouvrir. De me résigner à l’intégrer à ma collection. C’est une édition australienne, ça ne me console pas tellement. J’ai peu de disques dans un état aussi lamentable.

Black Rainbows
Brett Anderson
EMI Label Services 2011

01 - Unsung
02 - Brittle Heart
03 - Crash about to Happen
04 - I Count the Times
05 - The Exiles 
06 - This Must be where it Ends
07 - Actors
08 - In the House of Numbers
09 - Thin Men Dancing
10 - Possession

samedi 4 juin 2022

1131 - Carmen (Suites) - Symphonie en Ut - Chants du Rhin


Quoi que nous propose Diapason ce moissi ? Du Bizet. J’hésite. Oui ? Non ? Allez, on se laisse tenter. Ça ravivera des souvenirs et ça permettra de découvrir de nouveaux aspects de l’œuvre de Georges.

Oui, Carmen, c’est des souvenirs d’enfance. Combien de fois en primaire nous a-t-on fait chanter La Garde Montante ? C’était l’époque où on nous faisait chanter en groupe, en chorale… époque à laquelle je ne savais pas encore que je chantais mal faux… la révélation est venue au collège quand je me suis retrouvé lors d’une évaluation de chant devant mes camarades hilares qui se foutaient de ma gueule… et puis la parodie Toréador, t’as pas ton cul en or, ni argent, ni en fer blanc… et la pub Ajax… En fait, c’est difficile pour ceux de ma génération (ou alors, ça vient de moi) d’écouter Carmen sans se marrer un peu. C’est kitschissime.

La Symphonie en Ut et les Chants du Rhin - ces seconds sont une œuvre pour piano - je n’ai pas eu le temps de les écouter en entier, interrompu que je fus par ma chérie qui m’appelait de Lorraine. De ce que j’en ai entendu, j’ai l’impression que ce n’est pas beaucoup plus subtil.

Carmen (Suites) - Symphonie en Ut - Chants du Rhin
Georges Bizet - Orchestre des Concerts Lamoureux / Igor Markevitch / Orchestre National de la Radiodiffusion Française / André Cluytens / Maria Grinberg 
Diapason 2022

01-05 - Carmen - Suite n°1
06-10 - Carmen - Suite n°2
11-14 - Symphonie en ut majeur
15-20 - Chants du Rhin

vendredi 3 juin 2022

1130 - Jours Étranges


Je n’avais jamais reçu une commande si rapidement. Ç’en est effrayant. Commandé hier soir vers 21h30, le premier album de (Damien) Saez, Jours Étranges, était déposé dans ma boîte aux lettres à 17h30. Amazon - j’étais pourtant passé par Rakuten, grosse promotion, et j’avais de l’argent d’avance sur mon compte-tirelire, double économie… d’une certaine façon - je m’en demande ce que Saez en penserait. Non, je sais ce que Saez pense d’Amazon. Je pense savoir.

Saez en effet est du genre révolté. Je me suis assez moqué - notamment à l’époque de son deuxième album (God Blesse - quel titre de merde) - de ses envolées naïves contre les injustices. J’espère pour lui qu’il ne s’est pas assagi. Jeune et Con était la seule chanson qui paraissait réussir le pari de dénoncer sans être ridicule. Elle est aujourd’hui terrifiante d’actualité. Si j’ai commandé Jours Étranges, c’est pour Jeune et Con. Je n’avais pas envie d’un single, j’ai pris l’album.
Le reste de l’album - je ne le connaissais absolument pas avant de l’écouter cet après-midi - est effectivement plus bancal. Des brûlots pas très subtils et des chansons d’amour qui le sont moins encore. Mais les compositions et les arrangements ne sont pas désagréables et Saez réussit l’exploit de faire sonner correctement du rock en français nonobstant ses é finaux prononcés è. Amusant d’ailleurs que le seul titre en anglais (une reprise du standard My Funny Valentine - Rock’n’Roll Star et Hallelujah ne sont pas des reprises de qui et qui (ou qui) vous savez) soit celui qui sonne le plus mal.

Les autres disques commandés en même temps que Jours Étranges ne sont pas attendus avant dix ou douze jours.

Jours Étranges
Saez
Barclay 1999

01 - Jeune et Con
02 - Sauver cette Étoile
03 - Jours Étranges
04 - J’veux m’en Aller
05 - Hallelujah
06 - Crépuscule
07 - Soleil 2000
08 - Amandine II
09 - Rock’n’roll Star
10 - My Funny Valentine
11 - Montée Là-Haut
12 - Petit Prince

jeudi 2 juin 2022

1129 - Ultra Orange & Emmanuelle


Puisque j’en étais aux actrices qui chantent - pas forcément très bien, là n’est pas la question - lundi soir, alors que je commençai à rédiger mon billet sur Isabelle - qui a effectivement les yeux bleus - j’ai mis sur la platine Ultra Orange & Emmanuelle, un peu après avoir fini Mr. Fantasy - ça ressemble un peu à un grand écart, oui. Actrice disais-je car l’Emmanuelle en question s’appelle Seigner, Mme Polanski à la ville - il y a d’ailleurs une Rosemary’s Lullaby sur l’album qui reprend le thème de la bande originale d’un fameux film (son meilleur ? non, n’ouvrons pas le débat, ce serait trop long) de Roman.

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas écouté Ultra Orange & Emmanuelle. Trop longtemps. J’avais peur que ça ait mal vieilli. C’est encore très écoutable, plutôt agréable même. En particulier ma chanson préférée de l’album, Simple Words, jolie ballade qui suit le single Sing Sing.
L’album avait bénéficié d’une campagne de presse élogieuse à l’époque. En particulier chez Magic, magazine plus ou moins défunt. Pourtant, Sing Sing ne m’avait pas particulièrement plu quand je l’ai entendue pour la première fois. Du coup, je suis incapable de dire pourquoi j’avais acheté l’album. Peut-être l’avais-je écouté sur une borne FNAC, je ne me rappelle pas.
Je me souviens en revanche d’une recontre-show-case à la FNAC Châtelet-les-Halles (où des quinquas chauventrus se ridiculisaient à demander la Seigner en mariage au lieu de poser des questions) et d’un concert très réussi (était-ce au Bataclan ?) où les chansons extraites du reste de la discographie d’Ultra Orange faisaient un peu tâche à côté des titres de l’album.

Ultra Orange & Emmanuelle
Ultra Orange & Emmanuelle
RCA 2007

01 - Sing Sing
02 - Simple Words
03 - Rosemary’s Lullaby
04 - Bunny
05 - Lines on my Hand
06 - Touch my Shadow
07 - Don’t Kiss me Goodbye
08 - Won’t Lovers Revolt Now
09 - Nobody Knows
10 - The Good from the Bad
11 - One Day

mercredi 1 juin 2022

1128 - Isabelle Adjani


Quel suspense insoutenable… quel était donc ce disque écouté avant (la moitié de) Modern Life is Rubbish ? Voilà la question qui vous taraude depuis 24 heures… je me demande si vous avez pu dormir… et si oui, comment vous avez fait pour trouver le sommeil.

On peut acheter un disque pour sa couverture. On peut aussi acheter un disque pour sa photo de couverture. Je me souviens encore du jour où pré-ado, j’ai vu pour la première fois le clip de Pull Marine. Le clip en lui-même, signé Besson, est ridicule. En revanche… bref…

Pull Marine, immense chanson (malgré cet horrible vers « repêcher ta petite sardine » - quelle horreur) dont les arrangements n’ont étonnamment pas si mal vieilli, je l’avais déjà sur une compilation consacrée aux chansons de Gainsbourg interprétées par d’autres que lui-même. Ohio et Bowie Oui comme Bowie aussi je connaissais. Ou croyais connaître.

Ohio, par exemple, ça commence mal. L’introduction sent fort les mauvaises années 80. Et quand on lit le texte, sans musique, juste sur le papier, c’est nul. Et puis curieusement, ça marche. Le Nevada pour m’évader, en chanson, même si ça ne devrait pas, ça sonne bien…
Et Bowie Oui comme Bowie, j’en avais une mauvaise image, ça me semblait boiteux, en playback, dans des émissions de variétoche vues sur YouTube… mais, sur disque, les arrangements new-wave-disco-électronico-variétés qui évoquent à la fois le Bowie de Heroes ou celui de Let’s Dance, ça marche carrément. Surtout avec le morceau disco Le Bonheur c’est Malheureux qui suit. Et plus encore avec le Je T’Aime Idiot d’après.
On l’aura compris, c’est surtout la face B qui me plaît… suffisamment pour donner envie de réécouter et de ne pas me contenter de la photo de couverture. 

Isabelle Adjani
Isabelle Adjani
Philips 1983

A1 - Ohio
A2 - Entre Autre pas en Traître
A3 - Ok pour plus Jamais
A4 - D’un Taxiphone
A5 - C’est rien, je m’en vais, c’est Tout
A6 - Le Mal Intérieur
B1 - Beau Oui comme Bowie
B2 - Le Bonheur c’est Malheureux
B3 - Je T’Aime Idiot
B4 - Et Moi Chouchou
B5 - Pull Marine