jeudi 30 septembre 2021

0884 - Perfect


Je possédais déjà deux éditions du single Perfect des Smashing Pumpkins, extrait de leur chef d’œuvre (oui !) Adore. Jamais deux sans trois est évidemment un proverbe idiot (quoique… j’ai aussi une théorie là-dessus) mais qui, dans le cas présent, a fini par se vérifier : j’en ai commandé un troisième en même temps que juste la tête de radio et tard dans le jour superbeuh.

Au programme, un remix en blouson de cuir (que je « connaissais » déjà) de la chanson-titre et un remix de Daphne Descends (autre extrait de Adore) sur lequel je fondais quelques espoirs (Kerry Brown est un collaborateur régulier des Pumpkins, produisant plusieurs morceaux écrits par James Iha)… espoirs déçus : c’est de la merde. L’important est ailleurs cependant : la photo de couverture est différente sur cette édition.

Perfect
The Smashing Pumpkins 
Virgin 1998

01 - Perfect
02 - Perfect (Perfecto Mix)
03 - Daphne Descends (Kerry B. Remix)

mercredi 29 septembre 2021

0883 - Samurai


Le hasard ? Vraiment ? Déjà, le hasard, je n’y crois pas. Pas plus qu’aux coïncidences. Ce qu’on appelle hasard, aléatoire, selon moi, n’est qu’un aveu de la limite de notre capacité de calcul. Bref, d’autres l’ont certainement dit avant moi et certainement bien mieux que moi - et puis, ce n’est pas le sujet. D’autant que, de toute manière, je ne vois pas bien comment j’aurais pu tomber par hasard sur Samurai de Samurai.
La vérité, c’est que je ne me rappelais pas bien comment j’avais découvert l’existence de cet excellent album de prog-rock. C’est en écoutant Bill Fay de Bill Fay, il y a quelques jours, que je m’en suis souvenu. Sous le disque, derrière le plastique transparent, au revers de l’envers de la couverture (est-ce bien clair ? moi-même, je ne suis pas certain de me comprendre) de Bill Fay, Esoteric Recordings, label responsable de la réédition, fait de la publicité pour d’autres albums réédités extraits de son catalogue - autres musiciens, autres groupes. Je me suis alors rappelé qu’il y avait des publicités similaires au même endroit, sous le disque, derrière le plastique transparent… - n’insistons pas, c’était déjà incompréhensible la première fois - dans ma réédition de Time of the Last Persecution. Dont une publicité pour Samurai de Samurai… mais pas pour Samurai de Samurai, qui sont un album et un groupe homonymes, sur lesquels j’étais tombé (je m’étais contenté, amoureux de la couverture, de noter la référence), il y a quelques années en cherchant des infos sur les premiers, recherche qui n’avait pas vraiment abouti à l’époque…

Du coup, la semaine dernière, j’ai commandé, après écoute sur YouTube d’un demi-morceau, Samurai de Samurai. Reçu hier lundi. Je ne regrette pas mon achat. Excellent album de prog-rock (lui aussi - hasard ? coïncidence ?) lorgnant vers le jazz, passages de cuivres et de bois, soli aventureux, morceaux aux architectures non linéaires. Non, je ne regrette pas d’avoir acheté l’album… mais je regrette un peu d’avoir acheté cette réédition australienne - que je savais pas tout à fait officielle. Non à cause des enregistrements live qui sont plutôt cools. Mais parce que le label doit être bien fauché pour proposer un pressage qui, ça se voit à l’œil nu, est aussi pourri. Je crains que le disque n’ait pas une durée de vie bien longue.

En revanche, je préfère quand même Samurai de Samurai à Samurai de Samurai.

Samurai
Samurai
Progressive Line 2001

01 - Saving it up for so Long
02 - More Rain
03 - Maudie James
04 - Holy Padlock
05 - Give a Little Love
06 - Face in the Mirror
07 - As I Dried the Tears Away
08 - Give a Little Love (live)
09 - Holy Padlock (live)
10 - More Rain (live)
11 - Concerto for Bedsprings (live)
12 - Love You (live)

mardi 28 septembre 2021

0882 - Late in the Day


Aujourd’hui comme hier, j’ai un peu la flemme. Hier, c’était à cause du Côte-Rôtie du midi (non, on ne se refuse rien - pourquoi se refuserait-on quoi que ce soit d’ailleurs ?) et du Championnat du Monde de Cyclisme sur Route (un excellent cru cette année - course magnifique). Aujourd’hui, c’est la perspective du rendez-vous chez le gynéco pour dents et le poids des 1000 billets d’Archives.

Le premier single de Supergrass commandé, Late in the Day (CD2) est arrivé, le seul qui m’a été confirmé pour l’instant. C’est pour Natacha, comme je l’ai dit. Si elle veut en dire plus, elle s’en chargera… Tout de même, The Animal, c’est un bon morceau de merde… je ne pensais pas Supergrass capable de se louper à ce point.

Late in the Day
Supergrass
Parlophone 1997

01 - Late in the Day
02 - Don’t be Cruel
03 - The Animal

lundi 27 septembre 2021

0881 - Razorlight


Pas envie aujourd’hui. Pas envie d’écrire un billet. Pas envie d’être gentil. Pas envie d’être méchant. Pas envie de me raconter. Pas envie de raconter. Pas envie d’écouter Razorlight de Razorlight, même pour faire plaisir à Natacha.

Razorlight
Razorlight
Vertigo 2006

01 - In the Morning
02 - Who Needs Love ?
03 - Hold On
04 - America
05 - Before I Fall to Pieces
06 - I Can’t Stop This Feeling I’ve Got
07 - Pop Song 2006
08 - Kirby’s House
09 - Back to the Start
10 - Los Angeles Waltz

dimanche 26 septembre 2021

0880 - Just


Au départ, c’était des singles de Supergrass que je voulais commander. Pour Natacha. Elle n’a que ceux extraits de In it for the Money. Et encore pas tous. Je voulais lui compléter l’ensemble - même si, en vrai, ça ne l’intéresse qu’à moitié… elle n’est pas collectionneuse, elle. Je me fais plaisir en achetant et, elle, ça ne lui déplaît pas non plus, tout le monde est content - amen.
Le truc, c’est que les singles, c’est difficile à trouver neuf. Et, neuf, chez les disquaires, ça coûte souvent une blinde, les singles. La rareté, tout ça. Alors, je les achète d’occasion. Les particuliers, dans leurs annonces, ils les prétendent presque systématiquement en très bon voire en excellent état, leurs disques d’occasion. Quand je les reçois, c’est pas toujours le cas… loin de là. C’est à pile ou face. L’avantage avec les singles, c’est que, quand on perd, c’est pas bien grave… c’est pas cher les singles d’occaz.
Justement, sur Rakuten, il y avait une promotion sur les articles d’occasion. À partir de 50 euros d’achat. J’ai donc commandé des Supergrass. Et quelques autres, pour compléter et atteindre le Saint-Exupéry (référence que les moins de trente ans ne comprendront pas - ça tombe bien, il n’y en a aucun parmi les lecteurs de ce blog). Parmi ces derniers, un exemplaire de Just (CD2) de Radiohead. Neuf. Encore sous cellophane.
Je trouve ça fascinant que des particuliers aient encore chez eux des singles non ouverts, plus de vingt ans après leur publication (d’après la matrice du CD, mon exemplaire n’est pas un original de 1995 mais une réédition de 2000). Qu’en ont-ils fait tout ce temps ? Espéraient-ils que ça prendrait de la valeur ? Je disais plus haut que les professionnels vendaient ça hors de prix… mais personne ne leur achète… ça se saurait. Tant mieux si quelqu’un en a pris soin pendant 20 ans, ça fait mes affaires.

Bon, ce disque. Just est extrait de The Bends. Morceau menaçant, aux couplets un peu malaisants (il est vraiment dans le dico, ce mot ?) et aux refrains saturés de violence électrique. Je ne saurais trop conseiller le clip à ceux qui ne l’ont pas vu. Trois morceaux live l’accompagnent. Bones et Planet Telex également extraits de The Bends et Anyone can Play Guitar, l’un des morceaux les moins mal foutus de Pablo Honey, premier album du groupe que j’ai possédé deux fois et revendu autant - on verra si je le rachète lui aussi un jour. Les versions sont proches de celles enregistrées en studio mais avec ce qu’il faut d’énergie et d’authenticité pour que leur écoute ne soit pas dénuée d’intérêt.
L’important de toute façon est ailleurs : ce que je voulais par dessus tout, ce sont les deux magnifiques cartes postales du groupe incluses dans le boîtier… des photos de Thom Yorke, ça n’a pas de prix.

Pour ce qui est des singles de Supergrass, sur les quatre commandés, j’ai déjà deux annulations désolé, je n’ai plus le disque, j’ai déjà dû le revendre ailleurs et un autre vendeur qui n’a toujours pas confirmé la vente au bout de plus de 72h. Supergrass, c’est vraiment des branleurs.

Just
Radiohead
Parlophone 1995

01 - Just
02 - Bones (live)
03 - Planet Telex (live)
04 - Anyone can Play Guitar (live)

samedi 25 septembre 2021

0879 - Music for the People


J’ai, à plusieurs reprises, largement tapé sur The Enemy. J’ai critiqué le contenu de leurs singles. Je me suis moqué de moi-même pour avoir acheté ces disques. Je les aimais bien, pourtant, ces trois sous-Jam, sous-Manic. Je n’ai jamais été dupe du fait que The Enemy puisse être un grand groupe mais j’avais énormément de sympathie pour eux. Leur musique était honnête, sans prétention aucune.
On s’en doute, s’il y a un peu (euphémisme ?) d’aigreur de ma part aujourd’hui, c’est qu’il y a une déception. Grosse déception. Dès le deuxième album, Music for the People. L’histoire de la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf. Sur cet album, The Enemy a cru pouvoir jouer en première division. Sans en avoir les moyens. C’est boursouflé, c’est gras. C’est nul.
On redécouvre certains de nos disques depuis qu’on a la nouvelle hi-fi. La plupart d’entre eux se réinventent pour le mieux. À Music for the People, je n’ai même pas envie de laisser une seconde chance. Il restera dans son boîtier dont il n’est pas sorti depuis au moins onze années.

Music for the People
The Enemy
Warner 2009

01 - Elephant Song
02 - No Time for Tears
03 - 51st State
04 - Sing when you’re in Love
05 - Last Goodbye
06 - Nation of Checkout Girls
07 - Be Somebody
08 - Don’t Break the Red Tape
09 - Keep Losing
10 - Silver Spoon

vendredi 24 septembre 2021

0878 - The Blues are Still Blue


Belle and Sebastian aussi ont sorti quelques singles DVD. Je ne les regarde pas plus que ceux d’Oasis, de Billy Corgan, de Richard Ashcroft ou d’Editors… Le DVD-single de The Blues are Still Blue n’a probablement pas quitté son boîtier depuis quinze ans. En même temps, je ne suis déjà pas très fan de la chanson-titre.

The Blues are Still Blue
Belle and Sebastian
Rouge Trade 2006

01 - The Blues are Still Blue
02 - Roy Walker (live at the Botanics)

jeudi 23 septembre 2021

0877 - Brimful of Asha


J’ai souvent exprimé sur ce blog mon aversion pour les remixes…

Tous les remixes ne sont cependant pas inutiles. Ou indigestes. Exemple avec Brimful of Asha de Cornershop, sympathique (mais loin d’être parfait) morceau d’hindi-rock porté par un accent qui roule les R avant de les couper au couteau. Retravaillé par Norman Cook (un autre des pseudonymes utilisés par Fatboy Slim - Natacha est ultra-fan du clip de The Joker : probablement à cause du nom du bar (vers 1 min)) Brimful of Asha devient un tube dansant irrésistible. Inoubliable. Le single Brimful of Asha, acheté d’occasion et reçu ce matin par la poste, qui propose les deux versions, album (enfin single… mais c’est quasi la même) et remix, aux deux premières pistes, est d’ailleurs assez cruel pour la version album

Remix toujours, à la quatrième piste, une version étendue du travail de Norman Cook sur la chanson. Trop étendue. Il y en a trop. Trop longue intro. Trop longue durée. Trop tout. On en revient à ces remixes que je n’aime pas… entre temps, Cornershop a placé en troisième position u47’s, un de ces morceaux électroniques auxquels je ne pige pas grand chose… pas la peine de le remixer celui-ci…

Brimful of Asha
Cornershop
Wiiija Records 1998

01 - Brimful of Asha (single version)
02 - Brimful of Asha (Norman Cook remix single version)
03 - u47’s
04 - Brimful of Asha (Norman Cook remix extended version)

mercredi 22 septembre 2021

0876 - You All Look the Same to Me


J’ai fait un cauchemar, dans un demi-sommeil, ce matin, vers 6h ou 6h30 - mes insomnies sont de plus en plus matinales et de moins en moins crépusculaires. J’ai rêvé d’Archive. Le groupe, pas l’excellent blog dont le nom est d’ailleurs au pluriel.
J’y découvrais qu’Archive était en réalité un groupuscule de féministes radicales qui avait projeté un attentat sonore contre ma personne avec You All Look the Same to Me. Quelque chose du genre. Ou de plus tordu encore. Ça ne m’a en tout cas pas donné envie de réécouter le disque aujourd’hui.

Je n’ai pas aimé You All Look the Same to Me la dernière fois que j’y ai jeté une oreille. Oppressant. Angoissant. Visiblement, ça m’a même rendu paranoïaque. J’avais pourtant beaucoup apprécié l’album quand je l’avais emprunté à la médiathèque. Je regrette presque de l’avoir acheté…
D’avoir acheté cette édition assurément. Un coffret à bas prix. Cinq albums du groupe dans des pochettes cartonnées façon CD 2 Titres. Impression basse qualité. Le pressage des CD est peut-être cheap lui aussi. Ce qui expliquerait la différence de ressenti entre la copie de la médiathèque et la mienne. Peut-être, après tout, m’en a-t-on donné pour mon argent… peut-être aurais-je dû y mettre le prix et n’acheter que You All Look the Same to Me dans une édition normale… je n’ai de toute façon jamais réussi à entrer dans les autres albums.

You All Look the Same to Me
Archive
Warner 2012

01 - Again
02 - Numb
03 - Meon 
04 - Goodbye 
05 - Now and Then
06 - Seamless
07 - Finding it so Hard
08 - Fool
09 - Hate 
10 - Need

mardi 21 septembre 2021

0875 - Live in Stuttgart 1975


Il y a déjà un bon moment que j’ai envie d’aimer Can et la musique de Can. Oui, c’est une phrase étrange.

Rien que l’étiquette qui leur est collée, celle du krautrock, donne envie. Krautrock ! Oui, du rock choucroute. Littéralement. Quel nom ! Du rock allemand. Car les membres de Can étaient allemands. Sauf ceux qui étaient japonais mais habitaient en Allemagne. Et, autant le rock français a (à juste titre) très mauvaise réputation (Lennon disait que le rock français valait le vin anglais), autant le rock allemand, celui des années 70, pas celui des années 2000 (Tokio Hotel, ouch !), a excellente réputation.
J’ai beaucoup lu d’articles sur Can sans jamais parvenir à me faire une idée, même vague, de ce à quoi  pouvait ressembler leur musique. Comme si aucun critique n’avait réussi à la traduire en mots. Citer - ainsi que je l’ai lu plusieurs fois - le Velvet, Stockhausen et le jazz (quel jazz ? c’est tout et son contraire, le jazz) comme influences majeures ne peut suffire à appréhender la musique d’un groupe… mais suffit à la rendre particulièrement alléchante.

J’ai emprunté un album de Can (ou deux) à la médiathèque de Versailles. Parmi quatorze autres disques à chaque fois, empruntés pour 3 semaines. Trop étrange. Demandant trop d’efforts. Quand on dispose d’autant de nouveautés (15 disques d’un coup !) pour si peu de temps, on ne peut accrocher et approfondir que le plus accessible. Ça ne m’a pas découragé. J’avais toujours envie d’aimer Can.
Quand j’ai appris que, de toute façon, le groupe ne jouait jamais en concert les morceaux enregistrés pour ses albums mais improvisait chaque soir sur scène et avait pour la première fois, en 2021, accepté qu’un enregistrement concert soit publié, je n’ai pas hésité.

Live in Stuttgart 1975. Titre sobre. Pochette pas terrible. 2 CD pour 5 morceaux. Sans titre eux non plus autre que Un, deux, trois, quatre et cinq (Natacha va pouvoir réviser son allemand). Forcément ce sont des improvisations. Des instrumentaux qui plus est. Car le chanteur germano-nippon a quitté le groupe quelques temps plus tôt pour rejoindre les Témoins de Jéhovah. Longs morceaux donc, le plus court dure une dizaine de minutes, le plus long près de trente-six. Sinueux. Accélérations, ralentissements, motifs répétés, variations subtiles, instants d’extase. C’est difficilement descriptible…

… mais ça donne envie d’en savoir plus. Et après, on passera à Neu !

Live in Stuttgart 1975
Can
Spoon Records 2021

CD1
01 - Stuttgart 75 Eins
02 - Stuttgart 75 Zwei
03 - Stuttgart 75 Drei 

CD2
01 - Stuttgart 75 Vier
02 - Stuttgart 75 Fünf

lundi 20 septembre 2021

0874 - Is This It


J’évoquais hier Gordon Raphaël. Et c’est donc tout naturellement que j’ai voulu établir un lien vers mon billet sur Is This It, premier album des New-Yorkais The Strokes. Et c’est à ce moment-là que je me suis aperçu que ce billet n’existait pas encore, que je ne l’avais pas encore écrit, encore moins publié. J’étais tellement persuadé de l’avoir embilletisé depuis belle lurette que j’en ai même raté son anniversaire, à Is This It - il a fêté ses vingt ans (putain de coup de vieux) il y a quelques jours / semaines : l’album est sorti le 27 août 2001 en Europe.

Je ne me rappelle pas avoir autant entendu parler d’un groupe avant même la sortie de son premier album comme ce fut le cas pour les Strokes. Début juillet 2001, j’avais acheté Magic et Rock & Folk pour les articles consacrés à Let it Come Down de Spiritualized que j’attendais avec la plus grande impatience. Les Strokes étaient en couverture des deux magazines. Sauveurs du rock. C’est ainsi qu’ils étaient présentés. Ce qui est assez drôle, quand on y pense, puisqu’en 2001, le rock ne se portait pas si mal. 1999 n’avait certes pas été une grande année et l’an 2000 avait vu l’échec commercial définitif des deux plus gros groupes des années 90, Oasis et les Pumpkins, on était pourtant loin de la situation de 2021 où, dans les médias, le rock ne semble plus exister, écrasé par un hip-hop et une électro ultra-calibrés et ultra-formatés.
J’ai lu et relu les pages dithyrambiques consacrés à Julian Casablancas et consorts durant l’été. Je savais tout des Strokes, de leurs influences, de leur style, avant d’en avoir entendu une seule note. La première note, justement, je l’ai entendue à la FNAC, fin août, le disque était en écoute sur les bornes d’écoute. Je ne me souviens pas avoir écouté beaucoup de chansons. J’ai même l’impression d’être passé directement à New York City Cops, vantée dans les chroniques du disque. Et je me souviens avoir ri. Aux éclats. À en pleurer. À ne plus pouvoir me retenir. Ce n’était pas de la moquerie, non. C’était de la joie. Du bonheur. L’intro du morceau avait provoqué en moi quelque chose que je n’ai jamais ressenti autrement, un sentiment parfaitement pur et extrêmement intense de plaisir. Oserais-je le mot orgasme ?

Je suis reparti avec le disque. J’en ai même acheté très provisoirement un second exemplaire plus tard. L’un des meilleurs albums que je connaisse. Excellent du début à la fin. Sans faiblesse. Et écrivant ceci, quelques larmes me montent aux yeux - je les retiens, sinon Natacha juste à côté de moi va (encore) s’inquiéter - en pensant au gâchis que fut la suite de la carrière du groupe, jamais à la hauteur de Is This It.

Is This It
The Strokes
2001

01 - Is This It
02 - The Modern Age
03 - Soma
04 - Barely Legal 
05 - Someday
06 - Alone, Together
07 - Last Nite
08 - Hard to Explain
09 - New York City Cops
10 - Trying Your Luck
11 - Take It or Leave It

dimanche 19 septembre 2021

0873 - Déportivo


J’ai acheté Déportivo de Déportivo (non, le groupe n’est pas originaire de La Corogne mais des Yvelines) à l’époque de sa sortie, un an après peut-être. Les singles La Brise et Les Bières Aujourd’hui S’ouvrent Manuellement (reprise de Miossec) tournaient en rotation lourde sur OuïFM et permettaient de remplir le quota de chanson francophone (une loi absurde) de la station qui se voulait rock.

L’album, produit par Gordon Raphaël (Is This It des Strokes est la principale ligne de son CV) est court. En temps comme en nombre de morceaux. Pourtant, rapidement, je n’ai plus écouté que les deux singles cités plus haut. Les autres morceaux en français m’irritaient, semblaient bien faiblards - il est possible que je n’ai simplement pas eu l’opportunité de les apprivoiser de la même façon - et ceux en anglais sonnent forcés, totalement artificiels, chantés de plus avec un accent un peu trop local.

En plus, je préfère utiliser un décapsuleur pour ouvrir ma Peroni Nastro Azzurro.

Déportivo 
Déportivo 
Le Village Vert 2007

01 - Exorde Baratté
02 - Ne le dis à Personne et Personne ne le Saura
03 - Clasico (Share your Love)
04 - Les Bières Aujourd’hui S’ouvrent Manuellement 
05 - I Might be Late
06 - En Ouvrant la Porte
07 - La Brise
08 - Blue Lights
09 - La Colline
10 - Suicide Sunday (Part Two)

samedi 18 septembre 2021

0872 - Tragic Kingdom


Je poursuis ma quête de rachats… enfin, ce que je veux dire par là est que je continue à racheter des exemplaires d’albums que j’ai revendus ou donnés il y a bien longtemps. Un véritable poids sur ma conscience de collectionneur que cette série d’abandons. Fardeau que j’essaie (vainement) d’alléger en achetant une nouvelle copie de ces laissés pour compte.

Tragic Kingdom de No Doubt, cette fois. Acheté (ou fait offrir, j’ai un doute) il y a près de 25 ans, revendu il y a bien plus de 20 ans. Je me rappelle plutôt très bien du single Just a Girl - c’était difficile à assumer en 96 / 97 de se retrouver à chantonner dans la rue I’m just a girl, so pretty and petite - et, bien entendu, du méga-méga-méga-tube Don’t Speak, ballade qui flirte dangereusement avec la scie tout au long de ses 4 minutes 23 secondes mais n’a étonnamment pas pris une ride et reste toujours aussi efficace après un quart de siècle… et pas du tout du reste de l’album… rien de rien, vraiment…

Je viens de recevoir le disque dans ma boîte aux lettres. Et là, la même (ou presque) question qu’hier me retient quelque peu… est-ce bien raisonnable de (re)découvrir en 2021 un album de pop-ska ?

Tragic Kingdom
No Doubt
Interscope 1995

01 - Spiderwebs
02 - Excuse Me, Mr.
03 - Just a Girl
04 - Happy Now ?
05 - Different People
06 - Hey You
07 - The Climb
08 - Sixteen
09 - Sunday Morning
10 - Don’t Speak
11 - You can do It
12 - World Go ‘Round
13 - End it on This
14 - Tragic Kingdom

vendredi 17 septembre 2021

0871 - Leisure


Il y a bien longtemps que je n’ai pas fait de billet sur Blur. Il faut dire qu’il y a bien longtemps que je n’ai pas écouté du Blur. Encore plus de temps que je n’ai pas écouté Leisure en particulier. En années, ça se compte. Une douzaine. Une quinzaine peut-être. Je les avais tous achetés d’un coup les albums de Blur, lors de soldes à la FNAC ou au Virgin. J’ai peu approfondi Leisure et Modern Life is Rubbish, les deux premiers. À tort ou à raison, je ne sais. De Leisure, je ne me rappelle que There’s no Other Way. Vaguement. Un single, il me semble. She’s so High aussi doit être connue. Le titre en tout cas me dit quelque chose. Pas grand chose d’autre.
Une question me vient. Est-ce que ça a une chance de valoir le coup de (re)découvrir un album de Britpop âgé de désormais 30 ans ?

Leisure
Blur
Parlophone 1991

01 - She’s so High
02 - Bang
03 - Slow Down
04 - Repetition 
05 - Bad Day
06 - Sing
07 - There’s no Other Way
08 - Fool
09 - Come Together
10 - High Cool
11 - Birthday
12 - Wear me Down

jeudi 16 septembre 2021

0870 - Money Jungle


Ce n’est pas parce que je regarde une émission de télé que je l’apprécie. Pas même si je la regarde régulièrement.
Oui, je regarde Questions pour un Champion. Fréquemment. Pas quotidiennement non plus. Souvent tout de même. Je regarde les Champions comme disait mon grand-père en ce moment même, pendant que j’écris ce billet.
Et, oui, je trouve que c’est une émission de merde. Rien que sur le principe. La culture encyclopédique des candidats. Autant apprendre par coeur l’annuaire téléphonique en disait ma prof de philo de terminale. Mythologie et botanique récitées par coeur. Désert de connaissances dès que ça touche à la littérature (hors grands classiques) ou à la musique… Et puis il y a ce présentateur insupportable qui nous ferait regretter le sosie de l’homonyme patronymique de Buster L’Homme qui ne rit jamais.

Ce n’est pas parce que c’est de la merde qu’il ne faut pas savoir en tirer avantage. Il faut l’avouer, on apprend parfois des choses intéressantes à QPUC. Ainsi, j’ai découvert Money Jungle de Duke Ellington, Charles Mingus et Max Roach lors d’une question de l’émission. Un extrait musical fascinant de quelques secondes… et une question qui n’avait rien à voir…
Ajout immédiat à la liste des futurs achats. Et commande quelques jours après. Réception hier mardi. Première écoute au retour de la pfizerisation. Choc. Illumination. Estomacation. Max Roach est une boîte à rythme uptempo qui ne semble se reposer que lors des roulements. Charles Mingus réinvente la basse, en fait tour à tour une mitraillette, une pluie de météorites, les pointes d’une danseuse étoile… là-dessus, Duke Ellington fait des montagnes russes, déclenche des ouragans, alchimise et prophétise un chaos magnifique. Incroyable morceau titre en ouverture, incroyable Caravan, incroyable Solitude.

On pardonne au label les bonus inutiles et sans rapport avec le trio responsable de l’album original et on remercie Questions pour un Champion.

Money Jungle
Duke Ellington, Charles Mingus, Max Roach
State of Art Records 2017

01 - Money Jungle
02 - Fleurette Africaine
03 - Very Special 
04 - Warm Valley
05 - Wig Wise 
06 - Caravan
07 - Solitude
08 - Switch Blade
09 - A Little Max (Parfait)
10 - Rem Blues
11 - Backward Country Boy Blues
12 - Solitude (alt tk)
13 - Solitude (orchestral version 1)
14 - Solitude (orchestral version 2)
15 - Caravan (orchestral version)

mercredi 15 septembre 2021

0869 - In It for the Money


Deuxième billet écrit ce lundi. En temps normal (hors vacances donc) je fais l’effort de ne pas tricher, d’écrire mes billets au jour le jour. Une fois n’est pas coutume, je prends un peu d’avance aujourd’hui. Sait-on jamais, il y en a qui ont passé des sales nuits après s’être faits pfizeriser
Du coup, je vais faire court. D’abord parce que In It for the Money est un album que j’ai l’impression (une fausse impression ?) de connaître assez mal bien que Natacha me l’a fait écouter de nombreuses fois (c’est d’ailleurs un disque qui lui appartenait) et me répète que c’est le meilleur album de Supergrass - j’ai un faible pour Life on Other Planets. Ensuite parce que je lui, à Natacha, ai acheté cette après-midi, chez Gibert, une réédition deluxe de l’album avec titres originaux remasterisés, titres inédits, versions alternatives et enregistrements en concert sur 3 CD. On aura donc l’occasion d’en reparler plus longuement, de In It for the Money.

In It for the Money
Supergrass
Parlophone 1997

01 - In It for the Money
02 - Richard III
03 - Tonight
04 - Late in the Day
05 - G-Song
06 - Sun Hits the Sky
07 - Going Out
08 - It’s not Me
09 - Cheapskate
10 - You can see Me
11 - Hollow Little Reign
12 - Sometimes I make you Sad

mardi 14 septembre 2021

0868 - Don’t Want That Now


Ce blog m’amène à me poser des questions que je ne me posais pas avant et que je ne me serais peut-être jamais posées (petit doute sur l’accord - il faut que je m’achète un Bled de toute urgence). Que deviennent les Blakes ?, par exemple est une question que je ne me posais pas avant d’écrire le billet de la semaine dernière sur l’album homonyme. Ont-ils publié d’autres albums ? Existent-ils toujours ?

Interrogeant la toile et surtout Discogs, je suis tombé sur la pochette de ce CD promotionnel de Don’t Want That Now, variation sur la pochette de l’album embilletisé (j’hésitais entre le néologisme embilleté et le néologisme billetisé, je les ai fusionnés) évoqué en supra. Devant une telle couverture, je ne pouvais résister - et acheter un disque pour sa couverture est parfois une excellente initiative. Commande immédiate auprès d’un bretonneux qui le proposait à un prix désiroire (à savoir tellement dérisoire que ça augmentait mon désir). Réception ce lundi midi.

La face B Village Green est anecdotique, tranche un peu avec le ton de l’album mais l’essentiel est ailleurs… Où ? Ça fait désormais 869 billets que je vous le dis, où il est, l’intérêt… il faudrait arrêter de poser la question à présent.

Don’t Want That Now
The Blakes
Light in the Attic 2008

01 - Don’t Want That Now
02 - Village Green

lundi 13 septembre 2021

0867 - The Importance of Being Idle


Je me suis coupé mon poil dans la main… faut que je me dépêche… il repousse vite… oui, il faut que je me dépêche de rattraper, si c’est encore possible, le billet de samedi… en faisant un peu plus conséquent… à défaut de faire mieux.

Je me suis acheté les trois éditions, CD, 7’’ et DVD du single The Importance of Being Idle chez la Voix de son Maître (HMV en angliche) de York, si je me rappelle bien. Le simple est sorti le 22 août 2005, au niveau des dates, ça colle. Le bundle des trois formats à un prix avantageux.

Je ne peux pas dire que je n’aime pas ce CD. Au contraire même. Mais il y a quelque chose qui me dérange. Trouble. Turlupine. Ce CD pour moi n’est pas un disque d’Oasis. Impossible pour moi de le considérer comme tel.
La chanson titre déjà. Sur le papier, c’est du Oasis. Un plagiat-amalgame de deux chansons, Dead End Street des Kinks et Clean Prophet des La’s sans que ça sonne ni comme l’une ni comme l’autre… pourquoi alors cette impression d’entendre du Noel Gallagher solo - impression que j’avais déjà il y a quinze ans, avant le début de la carrière solo de Noel. Du falsetto un peu forcé des couplets ? Falsetto qu’on retrouvera d’ailleurs sur The Death of You and Me ? Peut-être.
Suit Pass me Down the Wine. De Liam. Une très jolie ritournelle pop propulsée par un clavier hypnotique. Une chanson de clochard aussi. C’est l’impression que ça donne, ce Passe moi le pinard. Et ce fucking des paroles - mot qu’on avait jamais entendu chez Oasis avant (sauf sur un sample qui habillait un instrumental). La face B est certes un espace de liberté mais là encore, c’est une chanson qui ne sonne pas Oasis. Qui sonne Liam.
The Quiet Ones conclut l’affaire. C’est du Gem. Bon, on ne va pas lui jeter la gemme. Sa petite ballade vaut mieux que ces efforts précédents sur Heathen Chemistry et Don’t Believe the Truth. Oubliable tout de même.

The Importance of Being Idle
Oasis
Big Brother 2005

01 - The Importance of Being Idle 
02 - Pass me Down the Wine
03 - The Quiet Ones

dimanche 12 septembre 2021

0866 - Samurai


Le sevrage s’est achevé ce matin. À moins qu’il n’ait pris fin il y a quelques jours. Une question de point de vue. Si l’on considère le jour où j’ai commandé des disques. Ou le jour où je reçois ces disques. Peu importe à vrai dire. L’essentiel est que la disette aoûtienne est derrière nous désormais et que de nouvelles galettes arrivent. Ce n’est certes pas la même chose que d’aller chez le disquaire et en ressortir avec son disque sous le bras. C’est déjà pas mal.

Je suis d’autant plus content que mon premier disque depuis des semaines soit Samurai de Miki Curtis & Samurai, réédition de 1998 d’un album sorti au début des années 70 sous différents titres (la première édition japonaise s’intitule Green Tea) et avec différentes tracklists (on trouve 9 titres dans la version européenne d’époque). 
Content disais-je car c’est un disque dont je ne savais rien ou pas grand chose avant ce matin. Une pochette - magnifique. Un titre d’album. Et un genre : prog-rock - ce qui veut tout et rien dire. Acheté sur la base de ces seuls éléments. Et sur la foi d’une intuition. C’est ainsi qu’on devrait toujours acheter des disques et découvrir de la nouvelle musique. Par hasard. Par instinct. En prenant des risques - certes minimes… le seul danger qui guette est la déception.
Content également car, après deux écoutes, le disque me semble excellent. Des morceaux qui prennent leur temps. Sinueux sans pour autant partir dans tous les sens. Un chant, sans démonstration, qui semble raconter des histoires - j’ai à plusieurs endroits l’impression d’entendre des génériques de fin de film qui chantent à la gloire du héros. Des instruments (dont certains inattendus : flûtes, koto…) au contraire, maniés avec virtuosité. Une alternance entre des morceaux planants et d’autres plus funky. Et surtout l’envie dès la fin des 35 minutes de les reprendre au départ.

Il faut que j’achète plus souvent des disques en ne me fiant qu’à la couverture.

Samurai
Miki Curtis & Samurai
P-Vine Records 1998

01 - Green Tea
02 - Eagle’s Eye
03 - Boy with a Gun
04 - 18th Century
05 - Four Seasons
06 - Mandalay
07 - Daffy Drake

samedi 11 septembre 2021

0865 - The Importance of Being Idle


Je disais hier soir que j’écrivais davantage, que j’étais plus productif depuis quelques jours… ça ne se verra pas sur le billet de ce matin. Il est en effet important de conserver un peu de flemme - traduction très approximative.

The Importance of Being Idle
Oasis
Big Brother 2005

A - The Importance of Being Idle
B - Pass me Down the Wine

vendredi 10 septembre 2021

0864 - Regeneration


Sonic Youth n’étant visiblement plus de mon âge - je ne suis, effectivement, plus tout jeune - je me suis, aussitôt Daydream Nation achevé, mis à la recherche de quelque chose de plus calme, de plus pop pour me détendre. Cette recherche m’a amené à Regeneration de The Divine Comedy, acheté en 2001 à la suite d’une critique dithyrambique dans Rock & Folk et quelques semaines avant un concert du groupe à La Laiterie à Strasbourg.

J’ai été déçu. Perfect Lovesong mérite toujours autant son titre. Timestretched est une formidable entrée en matière. La triplette de fin Mastermind / Regeneration / The Beauty Regime est absolument exceptionnelle. Mais je n’ai pas pris autant de plaisir qu’espéré. Je ne suis pas rentré dans l’album. Déjà fatigué, éreinté, blasé, épuisé, déprimé… pas dans le bon esprit pour écouter de la musique ce mercredi après-midi. On réécoutera Regeneration plus tard, bientôt peut-être. Et pour vérifier, peut-être Daydream Nation aussi.

Regeneration
The Divine Comedy
Parlophone 2001

01 - Timestretched
02 - Bad Ambassador
03 - Perfect Lovesong
04 - Note to Self
05 - Lost Property
06 - Eye of the Needle
07 - Love what you Do
08 - Dumb it Down
09 - Mastermind
10 - Regeneration 
11 - The Beauty Regime

jeudi 9 septembre 2021

0863 - Daydream Nation


Tout ça, c’est à cause des fractions. Elle, l’élève qui est venue me voir à la fin de l’heure pour que je lui réexplique comment on additionne et multiplie et divise les fractions, portait un t-shirt Sonic Youth. Rouge. Figurant une infirmière dont le masque est remplacé par le nom du groupe. Je ne l’aurais pas remarqué ce t-shirt au milieu de la classe, probablement pas. D’ailleurs, je ne l’avais pas remarqué, le t-shirt au milieu de la classe. Mais là, quand elle s’est présentée à moi, seule, en fin d’heure, pour que je lui réexplique les fractions qu’elle avait oubliés quelque part sur la plage ou à la montagne ou à la campagne - qui sait où elle a passé ses deux mois d’été ? - je n’ai pas pu y échapper à son t-shirt Sonic Youth.
Je trouve toujours ça épatant ces gamins de 14, 15 ans qui portent des t-shirts de groupes disparus depuis bien avant qu’ils aient été en âge de les écouter. Et encore, quand c’est Nirvana, je me dis que c’est un groupe qui dépasse son époque. Mais Sonic Youth, séparé depuis 10 ans (une histoire d’adultère), ça n’a jamais été un groupe connu au-delà du cercle des amateurs de rock… Bref, je lui ai dessiné des pizzas (le pluriel correct est pizze) pour lui expliquer et je suis rentré à la maison avec l’idée de m’écouter du Sonic Youth

Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas mis du Sonic Youth sur la platine. Très longtemps. Je ne sais pas pourquoi. Je ne sais plus bien quand ni comment j’ai acheté mes trois albums de Sonic Youth. Vers 2005, je pense. Je les ai vus en concert à cette époque. Au festival Jazz à la Villette. Ils avaient joué un mini-set d’une demie-heure avec des chansons de différents albums… après s’être pris pour des free-jazzeux pendant trois quarts d’heure… c’est-à-dire qu’ils avaient, chacun, joué de manière aléatoire de leurs instruments sans tenir compte de ce que jouaient les autres membres du groupe. Rigolo - ce n’est pas forcément un compliment.
Je me suis décidé pour Daydream Nation. Celui dont je conserve le meilleur souvenir parmi mes trois albums - je conservais un bon souvenir des trois albums, n’allez pas croire. J’en ai une édition deluxe. Une réédition pour les 20 ans ou presque de l’album. Publiée en 2007. Je n’ai donc pas pu l’acheter vers 2005… et le concert à La Villette lui aussi devait être plus tard… on s’en fout de la date, non ?
En tout cas, après quelques morceaux, j’ai su pourquoi je ne l’avais pas écouté depuis longtemps, ce disque… c’est épuisant… voire un peu stressant… ou pas conseillé dans mon état… non, ce n’était pas du tout ce dont j’avais besoin cette après-midi… j’ai malgré tout écouté jusqu’au bout… mais je me suis épargné le live et les reprises du CD 2… putain de fractions…

Daydream Nation
Sonic Youth
Geffen 2007

CD1
01 - Teen Age Riot
02 - Silver Rocket
03 - The Sprawl
04 - ‘Cross the Breeze
05 - Eric’s Trip
06 - Total Trash
07 - Hey Joni
08 - Providence
09 - Candle
10 - Rain King
11 - Kissability
12 - Trilogy a / The Wonder
13 - Trilogy b / Hyperstation
14 - Trilogy z / Eliminator Jr.
15 - Eric’s Trip (home demo)

CD2
01 - The Sprawl
02 - ‘Cross the Breeze
03 - Hey Joni
04 - Silver Rocket
05 - Kissability
06 - Eric’s Trip
07 - Candle
08 - The Wonder
09 - Hyperstation
10 - Eliminator Jr.
11 - Providence
12 - Teen Age Riot
13 - Rain King
14 - Totally Trashed
15 - Total Trash
16 - Within You Without You
17 - Touch Me I’m Sick
18 - Computer Age
19 - Electricity

mercredi 8 septembre 2021

0862 - Can’t Stand Me Now


La salle des profs est un véritable dépotoir en ce moment. Sur toutes les tables, des tas, des piles qui chaque jour semblent un peu plus gagner en hauteur. Un vrai bazar, capharnaüm, bordel, foutoir, merdier, fourbi… le binz. (l’auteur remercie feu Henri Bertaud du Chazaud qui lui a mâché le travail avec son Dictionnaire de Synonymes, Mots de Sens Voisin et Contraires.) C’est bien simple, quand je suis rentré après mes cours, tout à l’heure, le rangement et l’ordre de mon bureau m’ont, en comparaison, mis mal à l’aise. J’ai fait une crise d’angoisse devant tant d’organisation et de propreté… c’est pas peu dire… Paniqué, je n’ai pas réussi à pénétrer dans mon antre, j’ai été obligé de m’effondrer dans le canapé. Ouf, le pipad était à portée de main…

De quoi s’agit-il ? De plus en plus de mes collègues ont pris l’habitude de déverser le surplus, le-devenu-inutile de leur bibliothèques et de leurs bureaux en salle des profs. Espérant que l’un ou l’autre élément de ce trop-plein intéressera quelqu’un qui l’emportera chez lui - c’est toujours mieux que de le mettre à la poubelle.
Les fascicules, les revues, les livres, les K7 audio, vidéo, les DVD, les CD et même parfois les feuilles volantes, imprimées s’entassent, atteignent des sommets. Car personne ou presque n’a envie de ramener chez soi ces outils pédagogiques ou culturels délaissés. Qui pourrait donc bien vouloir d’une énième édition de poche d’une pièce de Molière ou de Corneille ? N’est ce pas moi d’ailleurs qui les ai abandonnés ces poches de JB et Pierrot ? - oui, j’ai participé, un peu, moi aussi, à l’élévation des piles, en juin dernier.

Cela fait plusieurs mois que ce désordre s’est établi… mais il semble avoir pris de l’ampleur avec la rentrée. Il se murmurait (non, c’était dit à haute voix) ce midi que l’ancien principal, parti à la retraite à l’issue de la précédente année scolaire, y a grandement participé, vidant ses étagères lors de son estival déménagement de la maison de fonction logée au coeur du parc arboré du collège.
Je sais l’ancien principal amateur de rock, j’ai donc fouillé dans les amoncellements à la recherche d’un objet digne d’intérêt. Je n’ai trouvé que deux livres (en poche). De Roberto Bolaño. 2666 (je l’ai laissé, je l’ai déjà) et Les Détectives Sauvages (je l’ai pris). Je suis certain que ces deux bouquins lui appartenaient, il avait parlé de l’auteur avec une collègue prof de françouille - oui, j’ai envie de dire françouille même si je trouve ça bizzarre de ma part d’avoir envie de dire françouille pour français. Il y avait aussi un disque, un CD, en excellent état (pochette et rondelle de plastique) The Royal Wedding The Official Album. Celui de Guillaume et Catherine, le mariage. Je ne suis pas sûr - je crois même le contraire - que ça lui appartenait, à l’ancien principal. Je soupçonne plutôt un (enfin une) prof d’angliche. J’ai hésité. Un disque, c’est toujours bon à prendre, non ? S’il est toujours là demain, peut-être craquerai-je… je n’irai pas jusqu’à l’écouter, ne craignez rien…

Bref, tout ça pour dire que c’est certes le bazar en salle des profs mais que j’ai fait de mon mieux pour désencombrer.

Le rapport avec le single Can’t Stand Me Now des Libertines ? Aucun. A priori, aucun. Si vous parvenez à établir un lien, une connexion, une chaîne de Karinthy, je suis preneur.

Can’t Stand Me Now
The Libertines
Rough Trade 2004

A - Can’t Stand Me Now
B - (I’ve Got) Sweets

mardi 7 septembre 2021

0861 - Night Train


Ça swingue chez Oscar Peterson. À mort, que ça swingue. Encore plus sur les derniers morceaux, ceux de l’album The Jazz Soul of Oscar Peterson. Car mon édition de Night Train ne comprend pas que l’album Night Train mais aussi, à sa suite, The Jazz Soul of Oscar Peterson. Celui-ci date de 1959. Celui-là de 1962.

C’est une mauvaise habitude qu’ont prise certains labels de jazz, de bourrer jusqu’à la gueule les rééditions CD de leurs albums, de remplir au max du max les 80 minutes disponibles.
C’est peut-être par souci environnementalo-écologique. Ils se disent qu’une rondelle de plastoc vaut mieux que deux. C’est toujours ça de pétrole en moins. On va lui faire économiser un baril entier au Maurice s’il n’a besoin que d’un disque pour deux albums.
Ou alors c’est pour le rangement. Ils se sont dits que ses colonnes CD, au Maurice, elles sont déjà pleines. Et on n’en trouve plus, des bonnes colonnes CD. Normal qu’on en trouve plus, qui achète encore des CD à part moi ? Vaut mieux diviser par deux le nombre de disques. Car le salon de toutes façons, il est pas extensible.
Ou alors c’est pour la découverte musicale. Car moi, c’est Night Train que j’avais écouté après l’avoir emprunté, yabien longtemps, à la médiathèque cachée dans une annexe du Château, celui de Versailles. Alors, mettre un deuxième album à la suite, ça remplace les suggestions YouTube. Vous avez aimé ça, vous aimerez ceci, ce genre de raisonnement. Ça force la nouveauté, ça systématise la curiosité, ça incite à me mettre dans les esgourdes des trucs que j’aurais ‘têtre pas eu l’occasion (pourtant, j’achète sentiellement du neuf) de métrotrement.
J’ose pas croire que c’est pour des raisons marketingo-financiaro-éconimico-promotionnelles qu’ils mettent un album à la suite de l’autre. Parce cu’ils se disent que mettre les albums en CD à 7 euros voire moins, ça suffit pas pour les écouler alors qu’ils vont réaliser une sorte d’opération deux pour le prix d’un. Ce serait traiter la musique comme n’importe quelle marchandise - on sait qu’ils sont pas mesquins à ce point-là, les labels…

Mauvaise habitude que je disais trois quatre paragraphes plus haut, de saturer les 1 et les 0 des CD. Ce que je voulais dire, c’est que Night Train, c’est top, ça swingue tout en étant nostalgique, langoureux - un cocktail formidable. Que The Jazz Soul of Oscar Peterson, c’est top aussi. Ça swingue encore plus, ça virevolte, ça sautille dans les aigus avec une aisance à vous couper la chique. Qu’en plus la pochette de The Jazz Soul of Oscar Peterson, reproduite dans le livret d’accompagnement de la galette, elle pourrait bien faire l’objet un jour ou l’autre d’une copie gouâchée ou huilée par votre serviteur.
Mais que, par contre, l’un après l’autre, c’est trop long. Qu’un album de jazz de l’époque, c’est calibré pour 40 minutes et qu’on devrait s’en tenir là. Octante minutes de swing, ça m’épuise. Presqu’autant que ce faux relâchement que j’essaie de mettre dans mon style écrit…

Night Train
Oscar Peterson Trio
Verve 2012

01 - Night Train
02 - C Jam Blues
03 - Georgia on my Mind
04 - Bags’ Groove
05 - Moten Swing
06 - Easy Does It
07 - Honey Dripper
08 - Things ain’t what they used to Be
09 - I Got it Bad (and that ain’t Good)
10 - Band Call
11 - Hymn to Freedom
12 - Liza
13 - Con Alma
14 - Close your Eyes
15 - The Maidens of Cadiz
16 - My Heart Stood Still
17 - Woody ‘n You

lundi 6 septembre 2021

0860 - A Treasure


J’ai assisté bien malgré moi à une démonstration de danse country, il y a quelques années. C’était une animation au supermarché Casino, boulevard Clémenceau, Dijon, je faisais innocemment mes courses et il y avait trois ou quatre rangées d’embottés, Stetson vissé sur la tête, qui tapaient du talon, donnaient des coups de hanche et tournaient sur eux-mêmes. Spectacle douloureux. La country, c’est de la merde - c’est un euphémisme, je fais dans la diplomatie.

Mais bon, si c’est Neil qui s’y colle alors on fait un effort. A Treasure est un album live sorti en 2011 dans le cadre des Archives (j’espère qu’il ne va pas m’attaquer pour plagiat) du Loner. Une tournée de 1984 en mode bouseux. Ça banjotte sévère, le violon grince comme il faut, la batterie est identique sur tous les morceaux… mais Neil a rarement aussi bien chanté - surtout en concert. Six morceaux totalement inédits - combien en a-t-il encore en stock ??? - mais, pour moi, les passages les plus excitants sont les relectures pèquenaudes du classique Are You Ready for the Country ? et du plus rare Flying on the Ground is Wrong. Ça me donnerait presque envie de porter un bolo tie… non, je déconne.

A Treasure
Neil Young / International Harvesters
Reprise 2011

01 - Amber Jean
02 - Are you Ready for the Country ?
03 - It Might Have Been
04 - Bound for Glory
05 - Let your Fingers do the Walking
06 - Flying on the Ground is Wrong
07 - Motor City
08 - Soul of a Woman
09 - Get Back to the Country
10 - Southern Pacific
11 - Nothing is Perfect
12 - Grey Riders

dimanche 5 septembre 2021

0859 - The Blakes


Un malheur n’arrivant jamais seul que mal accompagné, ça faisait plus d’un mois que je n’avais pas couru. Aucun rapport avec le fait que je n’ai pas acheté un disque depuis autant de temps. Quoique les coïncidences n’en sont que parce qu’on est pas assez malins pour dresser la chaîne de Karinthy - ou peu importe comment ça s’appelle, moi j’appelle ça des chaînes de Karinthy - qui relie les deux coïncidés.
Pas couru depuis fin juillet. Depuis que j’ai foulé à pieds nus sur la plage des Sables - ceux d’Olonne… tout le monde, aux Sables, dit les Sables pour les Sables d’Olonne comme s’il n’y avait pas d’autres Sables que ceux d’Olonne ; d’ailleurs y en a-t-il d’autres, des Sables que ceux d’Olonne ? -  ce qui, visiblement, est peu recommandable quand on supine à tort et à mort comme moi. Un mal de chien à chaque pas pendant des semaines - je dramatise certes un peu, mais tout de même… - alors pour pas refaire le coup d’y a deux ans quand je pouvais plus poser le pied par terre, je l’ai levé, le pied, sur la course. Aucune sortie foutinge en auguste... sans pour autant ralentir sur le gras, le salé, le sucré et l’alcoolisé à chaque repas. J’ai fait du gras et peu de souffle. Je peux te dire que j’ai peiné ce matin, craché mes poumons, sué du lard, failli déposer ma galette… couleur rubicond.

Là encore, je te raconte ça et tu te demandes quand c’est qu’il va enfin parler de son dixe du jour, le mèlème, ça commence à faire long comme intro. Rien ne sert de courir disait la tortue à la fontaine-douche, même si la moutarde (de Dijon) te monte aux nénés. Tu te dis qu’il va nous entretenir de sa playlist de runninge, le coureurapié, des titres qui lui ont permis de serrer les dents et les fesses jusqu’au Super U qui constitue les points de départ et d’arrivée de son septième de marathon - on reprend modeste. Et là, tu fais fausse route, le lecteur… et tu devrais pas, parce que ça rallonge, de faire fausse route…
En effet, je n’ai pas de zik pour rythmer mes kilomètre-heures. Je n’ai couru qu’une fois avec des écouteurs dans les écoutilles, il y a plus de quinze ans. J’avais tout ce que j’avais de Dylan dans un pipod shuffle. Et, crois moi, Desolation Row, ça ne fait aller ni plus vite ni plus loin. Natacha, elle, il faut que ça aille, ouais, tout elle dans ses écouteurs pendant qu’elle jogue, faut que ça blaque dogue, faut que ça n’aille tonne teutonne pour la faire avancer. Moi pas. Ni besoin ni envie. Le bruit, je me le passe au calme.

Non, le lien de mon tour dans le parc, celui du château, celui de Versailles, avec le disque du jour est plus ténu que ça. Il y a simplement un morceau qui s’appelle Run (cours ou courir en engliche) sur The Blakes, premier album de The Blakes. Run et Run run run avaient déjà été chroniqués sur ces pages, il me restait The Blakes ou Run for your Life des Scarabées mais, ceux-ci, on les a déjà voqués il y a peu de numéros, faut savoir s’avarier.

The Blakes, je les ai découverts à la radio. OuïFM. Une pub pour un concert qui les réunissait à Gossip et The Kills le temps d’une soirée. Un extrait de quelques secondes donc dans la pub. Extrait que j’avais détesté. Ça criait et c’est tout. Puis je les ai vus à ce fumeux concert, j’y étais allé pour VV et Hotel. Et ils étaient top, The Blakes. Donc je me suis offert leur opus homonyme (publié chez les toujours parfaits Light in the Attic). Le morceau en question où ça crie fort sur épais fond sonore, c’est Two Times, le premier morceau. Et il est excellent. C’est presque dommage que ça pique pas davantage dans la gorge sur les morceaux suivants. Morceaux suivants (guitares lourdes, batterie minimaliste, chant déclamatoire entêtant) qui restent ceci dit aussi bons que la pochette est belle - j’aime beaucoup ce renard et ce tronc ardent… ardent comme mes bronches

The Blakes
The Blakes
Light in the Attic 2007

01 - Two Times
02 - Don’t Bother Me
03 - Magoo
04 - Modern Man
05 - Run
06 - Commit 
07 - Don’t Want that Now
08 - Lint Walk
09 - Vampire
10 - Lie Next to Me
11 - Pistol Grip
12 - Picture
13 - Streets

samedi 4 septembre 2021

0858 - Rock & Folk Monster CD n°27


Quoi, encore un Monster CD ? Encore un billet où le Maumau, il va rien raconter parce qu’il a son poil dans la main qui le chatouille là où je pense ou parce qu’il a pas d’idée à creuser sa tombe ou parce qu’il a autre chose à rien glander que de passer une heure à accoucher de conneries sur un blog que personne (sauf toi, visiblement) ne lit ? On le connaît le meuleumeu, quand il veut faire vite, bam, une compilation, emballé, c’est pesé et puis merde.

Bah, non, pas cette fois, non, j’ai vraiment quelque chose à dire, cette fois. Et puis, si t’es pas content, tu vas lire ailleurs, c’est pas parce que tu représentes quelque chose comme le quart ou le tiers ou le sixième du lectorat de ces pages que tu vas faire la loi ici…

Bon alors, le Monster CD n°27 ? Bah oui, on s’en fout de ce disque… mais en fait, quand même…

Voilà, ça fait plus d’un mois que je me suis pas acheté un disque. Plus de 31 putain de journées. Rien en août. Et la dernière galette que je me suis offerte - on ne compte ni le Viper Room des Citrouilles ni le méga-rassemblement de fans embiérés d’Oasis, les deux live (and let die) n’arriveront pas dans la boitolettre avant plusieurs ouicses - c’est Jagged Little Pill. Elle a beau s’appeler Mauricette (pas ma variante fémineuse favorite de ce magnifique prénom) et être, comme l’ouzo de mon coeur, parfumée à l’anis (aime-t-elle, elle aussi, les sucettes ?), c’est quand même un disque tout juste bon à sonoriser les toilettes quand la courante qu’on y dépose se fait trop sonore - et ça couvre même pas l’odeur.
Je suis en manque. Cold Turkey. Et je vais pas me coller une saloperie de patch en vinyle sur la fesse gauche - pas plus que sur sa collègue droitière - pour faire passer les grincements de dents.
Et pourtant, chez Gibert, rue Foch, Fauche, Phoche, en milieu de semaine, j’ai rien trouvé d’inspirant. Nada. Queue d’Al. Nixe. Nietzsche. Rien, c’est pas vrai, pas tout à fait. Mais ce sur quoi je suis tombé m’en touchait une sans faire bouger l’autre pour citer feu Chichi, qui était aussi un poète abracadabrantesque à ses heures. Et moi, je suis pour la symétrie du plaisir - comprend ce qu’il te sied et assis-toi dessus.
Déconfit (de connard), j’ai tout misé, tapis, sur le Monoprix - quand je te dis que je suis au désespoir - pour sortir de cette mauvaise impasse. J’y ai, faute avouée à demi pardonnée, déjà acheté des disques et même des livres, chez l’héritier du Prisu. J’espérais me mettre au Diapason. 24 Lieder (Maximo ?) de Wolf ce mois-ci. Sauf que moi, je l’ai jamais vu, le loup. Et que 7 euros 50 pour un mec dont je ne connais que le blase et pas une note, j’ai beau roulé sur le Diapason d’Or, ça me dit que moyen (justifié par la faim). J’avais envie d’un truc qui me remue un tantinet davantage. Un Gaspard, un Pierrot, un Lulu, pourquoi pas… mais Hugo, non, ça m’existe pas des masses. Ni Victor ni Wolf. Celui qui taillait des costards aux nazis, ouaillenote, mais ce doit bien être le seul… On choisit pas son prénom.

Bref, j’étais perdu, dépité, vaincu par (choqua-) K.O. au rayon des zizines du Monop’… j’ai jeté un coup d’œil à Rock & Folk (c’est dire mon état… en fin de vie que je suis presque), les Strokes en couve, c’est prendre les lecteurs pour des poussins de trois semaines… et c’est là que j’ai réalisé que ça faisait bien long que j’avais pas vu un Monster CD vendu avec le torchon. Rentré home, j’ai vérifié, les Monster CD se sont arrêtés en décembre 2014, au numéro 49 - info qui m’avait échappé ou dont la souvenance m’avait trahi. Paix à leurs zames, alors…

Sinon, j’ai fini mon premier San Antonio ce midi - ce sera probablement pas le dernier.

Rock & Folk Monster CD n°27
Rock & Folk 2009

01 - Dinosaur (SSM)
02 - My Balloon (Men without Pants feat. Yuka Honda)
03 - Carnival of Crows (The Parlor Mob)
04 - Bells (cirKus)
05 - The Chancer (The Von Bondies)
06 - This Train (WhoMadeWho)
07 - The Noise it Makes (Barth)
08 - Coco (Powersolo)
09 - Put Us Down (The Redwalls)
10 - Love Has Left the Room (A Camp)
11 - Complicated Shadows (Elvis Costello)
12 - Aux Yeux de l’Univers (Brats)
13 - The Reason Why my Heart’s in Misery (Lay Low)
14 - Tail & Mane (Cryptacize)
15 - Two-Headed Coin (Obits)
16 - Alliance (Orchestre National de Jazz feat. Camille)
17 - Rezo Zero (Kap Bambino)
18 - Through my Gloves (Forest Fire)
19 - Future Primitive (Papercuts)
20 - J’étais Perdu (Asyl)
21 - The Man in Me (Vandaveer)
22 - Pilchard (Jarvis Cocker)