mardi 30 avril 2024

1827 - Bug


Et sinon, il a l’intention d’apprendre à chanter un jour, le gars ?

Natacha n’a pas apprécié Bug de Dinosaur Jr - acheté il y a deux mois environ, en même temps que Timewind et Birds of Fire - lorsqu’elle l’a entendu en revenant de courir ou du yoga. D’où une tentative d’assassinat dont elle a le secret… Je me doutais un peu que ce ne serait pas son truc.

Je l’avais acheté moi-même avec un peu d’appréhension. De Dinosaur Jr, je n’avais que le souvenir de les avoir vus en première partie de Sonic Youth - il me semble que c’était Sonic Youth - il y a plus de quinze ans. Sans me rappeler vraiment leur musique. Je supposais que c’était un rock assez bruyant, très américain, presque métal.
Ce que c’est effectivement sur la deuxième face de l’album. Avant cela, sur la face A, c’est du rock indé qui, curieusement, me ferait presque penser à du Ash - j’ai acheté récemment 1977, on en reparle dans 150 numéros - les fans de Dinosaur Jr comme ceux de Ash ne comprendraient probablement pas pourquoi… moi-même, je ne suis pas certain de voir le rapprochement.

Bug
Dinosaur Jr
Blast First / Mute 1988

A1 - Freak Scene
A2 - No Bones
A3 - They Always Come
A4 - Yeah we Know
B1 - Let it Ride
B2 - Pond Song
B3 - Budge
B4 - The Post
B5 - Don’t

lundi 29 avril 2024

1826 - Futurology


Continuant à rattraper mon retard dans la discographie des Manic Street Preachers, j’ai commandé il y a trois quatre semaines (reçu il y a une grosse douzaine de jours) Futurology, album âgé d’une décennie et dont je n’avais jamais entendu une seule note. Choisi pour la simple raison que c’était le moins cher disponible. Production un peu trop clinquante et quelques morceaux très faibles - je n’ai même pas pris la peine de noter les titres qui m’ont plus que déplu - c’est un album qui m’a refroidi… on va attendre un peu avant de commander Resistance is Futile ou The Ultra Vivid Lament, les deux derniers opus en date. À moins qu’une nouvelle écoute me fasse changer d’avis. La première impression n’est pas toujours la bonne.

Futurology
Manic Street Preachers
Columbia / Sony 2014

01 - Futurology
02 - Walk me to the Bridge
03 - Let’s go to War
04 - The Next Jet to Leave Moscow
05 - Europa Geht Durch Mich
06 - Divine Youth
07 - Sex, Power, Love and Money
08 - Dreaming a City (Hughesovka)
09 - Black Square
10 - Between the Clock and the Bed
11 - Misguided Missile
12 - The View from Stow Hill
13 - Mayakovsky

dimanche 28 avril 2024

1825 - Tigermilk


Tigermilk est le dernier album de Belle and Sebastian que j’ai acheté. The Life Pursuit mis à part… mais The Life Pursuit, je l’ai acheté au moment de sa sortie. Tous les autres, je les ai achetés bien après leur publication. Tigermilk, leur premier, en dernier, donc.

Tigermilk est un album produit avec très peu de moyens, financé par un petit label écossais, presque auto-produit. Le premier tirage se fit à très peu d’exemplaires, on ne trouve aujourd’hui que des rééditions dues au second label du groupe.
L’album souffre des défauts inhérents à ce type de publications auto-produites. Ça sonne parfois un peu cheap. Les arrangements ne sont pas très raffinés (flûtes scolaires, soli peu travaillés) et la direction artistique s’égare par instants (affreuse Electronic Renaissance par exemple).
Mais le talent du groupe est indéniable. The State that I am In ouvre le disque avec maestria. I don’t Love Anyone sonne comme un mini-tube. Et We Rule the School est une petite perle qui me fait pleurer à coup sûr.

Tigermilk
Belle and Sebastian
Matador / Jeepster Recordings 1999

01 - The State that I am In
02 - Expectations
03 - She’s Losing It
04 - You’re Just a Baby
05 - Electronic Renaissance
06 - I Could be Dreaming
07 - We Rule the School
08 - My Wandering Days are Over
09 - I don’t Love Anyone
10 - Mary Jo

samedi 27 avril 2024

1824 - The Libertines


En bientôt cinq ans de Disco MLM, j’ai fait le tour de tous mes disques des Libertines. Sauf deux : les albums. Situation étrange, paradoxale certainement, à laquelle il s’agit de remédier au plus vite. Avec The Libertines, second opus du groupe. Et le dernier de leur première carrière : un troisième est sorti dix ans ou quelques chose comme ça après celui-ci, le quatrième a attendu une décennie de plus pour être publié en ce début d’année 2024. Deux disques auxquels j’ai prêté toute l’attention qu’à mon avis ils méritent. À savoir aucune.

The Libertines, l’album, c’est un euphémisme de dire que j’en attendais beaucoup. J’aimais beaucoup - et je garde beaucoup d’affection - pour Up the Bracket, le premier album du groupe. Je ne lui trouvais alors - ça a certes un peu évolué depuis - que peu de défauts si ce n’est un aspect un peu trop volontairement (faussement) bordélique. Le single Can’t Stand me Now annonçait un disque plus propre, plus mature. Et, un an avant l’album, il y avait eu Don’t look Back into the Sun, fantastique chanson qui, bien qu’écartée de la tracklist de The Libertines, annonçait un avenir radieux. Bref, j’étais impatient. Si je n’ai pas acheté l’album le jour de sa sortie, comme je le faisais quasi systématiquement à l’époque, c’est uniquement parce que je savais qu’une édition limitée avec un DVD était prévue… je ne l’ai trouvée qu’au bout d’une semaine ou dix jours.

Que dire d’un disque qui contient les excellentes Can’t Stand me Now, What Became of the Likely Lads et France (en plage cachée) ? Et des chansons sympathiques comme The Man who Would be King, Music when the Lights Go Out ou Narcissist ? On peut dire que c’est une belle merde. Tout album qui contient un truc comme Don’t be Shy ou Arbeit Macht Frei est une daube. Point. Ce n’est pas le côté ridicule de Last Post on the Bugle ou What Katie Did qui va rattraper quoi que ce soit. The Libertines fut une énorme déception. Dont je ressens encore les effets vingt ans plus tard (mes billets sur le groupe sont rarement aimables).

Le DVD que j’ai attendu une dizaine de jours ? Je l’ai très probablement regardé à l’époque. Je n’en suis pas certain. Aucun souvenir. Et je n’ai aucune intention de me le farcir maintenant.

The Libertines
The Libertines
Rough Trade 2004

CD
01 - Can’t Stand me Now
02 - Last Post on the Bugle
03 - Don’t be Shy
04 - The Man who would be King
05 - Music when the Lights Go Out
06 - Narcissist
07 - The Ha Ha Wall
08 - Arbeit Macht Frei
09 - Campaign of Hate
10 - What Katie Did
11 - Tomblands
12 - The Saga
13 - Road to Ruin
14 - What Became of the Likely Lads / France

DVD
01 - Live at Factory (19th april 2003)
02 - Live at Moby Dick, Madrid (november 2002)
03 - Live at Busking for Beer (1st december 2003)
04 - Can’t Stand me Now (video)
05 - Scenes from Forum
06 - In the Van
07 - Interviews
08 - NME Award & Don’t Look Back into the Sun (live)

vendredi 26 avril 2024

1823 - Why are People Grudgeful ?


Étrange single de The Fall acheté il y a deux mois - au milieu d’une tripotée d’autres maxis - que ce Why are People Grudgeful ? Après le morceau-titre d’un indie-rock presque dance apparemment composé de deux chansons de reggae, suit Glam-Racket, un titre plus proche de ce qu’on attend de The Fall, un rock post-punk qui égratigne ses contemporains. The Re-Mixer qui vient ensuite marque un tournant très électro avant que le disque ne s’achève sur une reprise des Sister Sledge composée par le duo créatif de Chic. Exactement là où on n’attendait pas ce vieux grincheux de Mark E. Smith.

Why are People Grudgeful ?
The Fall
Intercord / Permanent Records 1993

01 - Why are People Grudgeful ?
02 - Glam-Racket
03 - The Re-Mixer
04 - Lost in Music

jeudi 25 avril 2024

1822 - Kiss of Life is 20


Je ne sais pas comment je me débrouille mais tous les ans, absolument tous les ans - exception faite de l’année 2013 à Dijon - je rate le Record Store Day (Disquaire Day en France). Ce mercredi matin, je cherchais quand aura lieu l’édition 2024… pour découvrir que c’était samedi dernier. Ce n’est pas bien grave, l’événement n’engendre pas de longues files d’attente devant les boutiques, il reste même chez Point Show des stocks des Disquaire Day(s) d’il y a plusieurs années déjà… Aussitôt, je me rends chez Point Show justement. Qui est fermé jusqu’à 14h, après avoir été fermé lundi et mardi. Virtuellement, je n’ai donc qu’une journée de retard.

Plusieurs disques proposés suscitent mon intérêt. Cinq ou six. Quatre beaucoup. J’en choisis deux. Ceux qui ne sont présents dans les bacs qu’à un unique exemplaire. Dont celui que je ne veux absolument pas laisser passer : Kiss of Life is 20 de Supergrass.
Supergrass et Gaz Coombes publient régulièrement des disques très sympas pour le Record Store Day. Cette année, c’est un e.p. 10’’ célébrant Kiss of Life, single issu du best-of Supergrass is 10. Une face B d’origine, deux live (dont une version semi-acoustique inédite de la chanson-titre). Et surtout deux titres totalement inédits - certes pas renversants, ils auraient été publiés plus tôt autrement - issus des mêmes sessions que Kiss of Life. Que demander de plus ?

Kiss of Life is 20
Supergrass
BMG 2024

A1 - Kiss of Life
A2 - We Dream of This
A3 - Bullet (live)
B1 - Kiss of Life (live)
B2 - Ocean
B3 - We are your Children

mercredi 24 avril 2024

1821 - Beggars Banquet


En parlant de Stones et de CD vinyl replica, j’ai justement acheté il y a une semaine tout juste une splendide réédition japonaise de Beggars Banquet. Couverture cartonnée gatefold avec au centre une photo du groupe en plein remake de La Grande Bouffe. Disque glissé à l’intérieur dans une fine pochette plastique. Décoration du CD reproduisant un label central de 33 tours. Obi - pas un seul mais deux ! Livret avec les paroles (et leur traduction nippone). C’est tout simplement beau…
De l’album, je ne possédais jusqu’alors qu’une édition vinyle assez minable datant des années 80. Je le redécouvre - ou presque. Son fabuleux. Album fabuleux. Mon Stones préféré ?

Beggars Banquet
The Rolling Stones
ABKCO 2022

01 - Sympathy for the Devil
02 - No Expectations
03 - Dear Doctor
04 - Parachute Woman
05 - Jigsaw Puzzle
06 - Street Fighting Man
07 - Prodigal Son
08 - Stray Cat Blues
09 - Factory Girl
10 - Salt of the Earth

mardi 23 avril 2024

1820 - Supersnazz


Ils ne sont pas très chers, les disques Culture Factory (j’en possède également une réédition du premier Jefferson Airplane par ce label) bien qu’ils soient présentés comme des éditions ultra-limitées pour collectionneurs. Ou alors c’est le fait que ce soit des invendus d’il y a dix ans qui fait qu’ils sont si accessibles. Du coup, des Flamin’ Groovies, j’avais pris les deux albums disponibles : Teenage Head et Supersnazz - le troisième et le premier respectivement dans la chronologie des albums du groupe. Mêmes qualités mêmes défauts pour les deux disques.

Supersnazz
The Flamin’ Groovies
Epic / Culture Factory 2013

01 - Love Have Mercy
02 - The Girl Can’t Help It
03 - Laurie Did It
04 - A Part from That
05 - Rockin’ Pneumonia and the Boogie Woogie Flu
06 - The First One’s Free
07 - Pagan Rachel
08 - Somethin’ Else / Pistol Packin’ Mama
09 - Brushfire
10 - Bam Balam
11 - Around the Corner

lundi 22 avril 2024

1819 - Teenage Head


Ce n’est pas ce à quoi je m’attendais en achetant il y a un mois et demi chez Point Show mon édition CD vinyl replica soit disant ultra limitée - c’est le Obi, le disque est pourtant américain, pas japonais, qui le prétend - de Teenage Head des Flamin’ Groovies. Car je n’avais jamais entendu les Flamin’ Groovies alors que je pensais que si. Je ne sais avec quoi avec qui j’ai confondu. The Lovin’ Spoonful peut-être ? - la faute à l’apostrophe ? Mais des Flamin’ Groovies, je ne connaissais que le nom du groupe.

Un morceau qui sonne très blues. Un autre presque comme du Stooges. Celui-ci comme un pastiche d’Elvis. Le dernier un peu comme du Crosby Stills Nash & Young. Le tout ressemble étrangement à un album des Stones... C’est pas nul, c’est même plutôt sympa… mais ça vaut pas les Stones… d’ailleurs les Pierres qui Roulent ont (avaient) aussi de meilleures tronches que celles qui s’affichent sur la couverture de Teenage Head.

Teenage Head
The Flamin’ Groovies
Kama Sutra / Culture Factory 2013

01 - High Flyin’ Baby
02 - City Lights
03 - Have You Seen my Baby ?
04 - Yesterday’s Numbers
05 - Teenage Head
06 - 32-20
07 - Evil Hearted Ada
08 - Doctor Boogie
09 - Whisky Woman

dimanche 21 avril 2024

1818 - Octopus


Reçu il y a quelques jours une édition CD neuve mais pas récente - mastering pas terrible - de l’album Octopus d’un groupe appelé Gentle Giant. Un autre album recommandé par eil.com. Couverture cool, quelques critiques chopées vite fait sur le net, je me suis laissé tenter.
Quelques passages pas mal… oui, à plusieurs reprises, je me suis dit, c’est bien ça… joli plan de guitare, idée originale… mais dans l’ensemble, ça m’a plutôt fatigué bien que ça ne dure que 40 minutes… je réessaierai… mais je crois simplement - en ajoutant mon expérience de quelques autres albums du même genre - que le prog-rock, ce n’est pas mon truc.

Octopus
Gentle Giant
Vertigo ????

01 - The Advent of Panurge
02 - Raconteur, Troubadour
03 - A Cry for Everyone
04 - Knots
05 - The Boys in the Band
06 - Dog’s Life
07 - Think of me with Kindness
08 - River

samedi 20 avril 2024

1817 - The Bert Jansch Sampler


The Bert Jansch Sampler, compilation de Bert Jansch, excellent folkeux (folkeur ?) à la guitare prodigieuse, capable de tout, et au chant assuré à défaut d’être impressionnant, m’a beaucoup déçu… de Dylan…
Au milieu de tous ces superbes morceaux acoustiques, standards et traditionnels d’un répertoire qui se serait perdu sans une poignée de fous de la six-cordes (dont Angie, que je connaissais par Simon & Garfunkel sous l’orthographe Anji), j’ai entendu Masters of War… pardon Nottamun Town
Bob le disait lui-même, dans une chanson, il écrit avant tout le texte. Pour le reste, il prenait les accords de la première chanson qu’il entendait… les accords ? Pas seulement, visiblement… puisque Masters of War (texte mis à part), c’est Nottamun Town. Et cherchant plus loin, ce n’est pas le seul morceau ainsi pompé par le Zim… Girl from the North Country, c’est Scarborough Fair - comment ne l’ai-je pas remarqué plus tôt ? tiens, encore un morceau repris par Simon & Garfunkel, décidément, ça rend célèbre de se servir plutôt que de servir humblement le répertoire du passé - mélodie et une partie du texte (she once was a true love of mine)… et Blowin’ in the Wind… non, je préfère m’arrêter là, je retourne écouter Bert.

The Bert Jansch Sampler
Bert Jansch
Transatlantic Records ????

A1 - Rabbit Run
A2 - The Wheel
A3 - Go Your Way my Love
A4 - Come Back Baby
A5 - Angie
A6 - Needle of Death
B1 - Wishing Well
B2 - The First Time Ever I Saw Your Face
B3 - Nottamun Town
B4 - Blackwater Side
B5 - Veronica
B6 - Running from Home

vendredi 19 avril 2024

1816 - Official Release Series Discs 22, 23+, 24 & 25 : Weld


Également issu des concerts de la tournée pour Ragged Glory, Weld précède Arc et en est la version « normale ». Un album live conventionnel. Très conventionnel même. On est pas loin du best-of électrique de l’époque. À condition d’accepter qu’un morceau comme Rockin’ in the Free World épuisé faire partie du best-of de Neil - nous y reviendrons. Tout est un peu trop attendu. Même les longues chevauchées improvisées de Like a Hurricane… ou une reprise pas très fine de Blowin’ in the Wind. Neil a depuis publié un bon petit paquet de disques en public bien plus passionnants que celui-ci qui ne ravira vraiment que ceux qui découvrent la discographie du Canadien…

Official Release Series Discs 22, 23+, 24 & 25 : Weld
Neil Young + Crazy Horse
Reprise Records 2023

CD1
01 - Hey Hey, My My (Into the Black)
02 - Crime in the City
03 - Blowin’ in the Wind
04 - Welfare Mothers
05 - Love to Burn
06 - Cinnamon Girl
07 - Mansion on the Hill
08 - F*!#in’ Up

CD2
01 - Cortez the Killer
02 - Powderfinger
03 - Love and Only Love
04 - Rockin’ in the Free World
05 - Like a Hurricane
06 - Farmer John
07 - Tonight’s the Night
08 - Roll Another Number (for the Road)

jeudi 18 avril 2024

1815 - Bruiser


Avant-hier, j’ai remis, un peu par hasard, Cuts Across the Land, premier album de Duke Spirit sur la platine. C’était excellent. Et intense. Ça m’a donné envie de réécouter Bruiser (Neptune, je le connais par coeur) leur troisième album. Auquel je ne trouve le moindre défaut. Et que pourtant j’aime moins que les deux autres. Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. Bruiser m’a surtout donné envie de m’acheter Roll, Spirit, Roll, le mini-album que The Duke Spirit avait publié avant Cuts Across the Land.

Bruiser
The Duke Spirit
Fiction Records / Cooperative Music 2011

01 - Cherry Tree
02 - Procession
03 - Villain
04 - Don’t Wait
05 - Surrender
06 - Bodies
07 - De Lux
08 - Sweet Bitter Sweet
09 - Running Fire
10 - Everybody’s Under Your Spell
11 - Northbound
12 - Homecoming

mercredi 17 avril 2024

1814 - Monoliths & Dimensions


J’avais écouté une première fois Peter, Paul & Mary, le matin, pendant que Natacha était au taf, avant de me le remettre à moitié dans les oreilles le midi pour écrire le billet qui lui consacré. Après cette première écoute, j’avais enchaîné avec Monoliths & Dimensions de Sunn O))). Dire que ça crée un contraste est un euphémisme… et pas un petit.

J’ai entendu parler de Sunn O))) il y a des années déjà. Sur le forum consacré à Oasis que je fréquentais, un des forumistes - celui qui avait fait l’éloge des Dead Rabbits et de Om, une excellente source, donc- en parlait comme de la dixième merveille du monde (on en a bien trouvé deux autres depuis les 7 antiques, non ?). Philippe Robert dans son livre en fait lui aussi un incontournable de la musique actuelle. Il était donc temps que je m’essaie à leur drone-métal.

J’ai reçu l’album Monoliths & Dimensions supposé être leur chef d’œuvre il y a une quinzaine de jours. Trop peu de temps libre, trop de nouveautés à écouter, un peu d’appréhension aussi, je ne l’ai mis sur la platine qu’hier pour le premier jour des vacances… et je suis déçu.
Ce pourrait être une merveille. Un métal sans riff virtuose joué à cent à l’heure. Un mur du son infranchissable. Un magma sonore qui se meut lentement. Une orchestration riche de cuivres, de vents, de cordes. Tout est fabuleux. Tout semble neuf. Magique.
Et puis… il y a la voix… un certain Attila… une voix de gorge plus que caverneuse qui articule ses textes. On ne fait pas plus mauvais cliché. Sans cette voix, c’était parfait… mais là, j’ai juste envie de remettre Om sur la platine.

Monoliths & Dimensions
Sunn O)))
Southern Lord 2009 / ????

01 - Aghartha
02 - Big Church [Megszentségtelenìthetetlenségeskedéseitekért]
03 - Hunting & Gathering (Cydonia)
04 - Alice

mardi 16 avril 2024

1813 - 10 (Ten) Years Together - The Best Of


- C’est étrange comme musique… Natacha n’est visiblement pas convaincue.
- C’est du folk. Tout ce qu’il y a de plus folk. C’est le Peter, Paul and Mary que j’ai pris chez ta maman hier.
- Ça sonne très niais. Non, décidément, Natacha n’est pas emballée par Puff (The Magic Dragon) alors que je lui passe ce lundi, après déjeuner, la face B de 10 (Ten) Years Together, un best-of du trio.

Nous étions hier chez Marie-Claire. Jardinage pour Natacha. Sport pour moi, le vélo d’appartement. Pour me récompenser de mes efforts pédalés ou pour me féliciter de n’avoir acheté aucun disque aux puces ce matin, j’ai considéré que j’avais toujours carte blanche pour me servir dans les vinyles. Il est d’ailleurs étonnant que je n’ai pas pris cette compilation de Peter, Paul and Mary plus tôt - je connais leur reprise de Blowin’ in the Wind depuis si longtemps.

Niais, je ne sais, mais propre (voire propret voire gentillet) assurément. Deux guitares qui carillonnent, deux voix mâles assez neutres et une voix féminine plus puissante que les deux autres réunies mais aussi beaucoup plus nasale. Des interprétations globalement sages et respectueuses de standards ou de succès folk récents. Dylan est présent en force, trois titres parmi les treize de la tracklist de ce best-of qui ne comprend si je ne me trompe aucune composition originale. On reconnaîtra notamment un traditionnel américain (500 Miles) et une chanson reprise par Hugues Aufray (Stewball) mais aussi…

(Natacha revient dans le salon presque en courant) … mais… mais… c’est Claude François…
- Oui, enfin, c’est Claude François qui a fait la reprise, hein…
Natacha lève les yeux au ciel et hausse les épaules et tente de chanter Si j’avais un Marteau par dessus le disque… ce n’est pas évident, je crois qu’il y a des petits changements mélodiques (pas certain) pour que ça colle en français.

10 (Ten) Years Together - The Best Of
Peter, Paul and Mary
Warner 1971

A1 - Blowin’ in the Wind
A2 - Too Much of Nothing
A3 - Lemon Tree
A4 - Stewball
A5 - Early Mornin’ Rain
A6 - 500 Miles
A7 - I Dig Rock and Roll Music
B1 - Leaving on a Jet Plane
B2 - Puff (The Magic Dragon)
B3 - For Lovin’ Me
B4 - Don’t Think Twice, It’s All Right
B5 - If I Had a Hammer (The Hammer Song)
B6 - Day is Done

lundi 15 avril 2024

1812 - 3


Ce que je voulais, moi, ce samedi matin, c’était un disque de musique brésilienne. Pourquoi brésilienne ? Pourquoi pas ? Le bac de musique brésilienne chez Point Show cependant ne se renouvelle pas des masses. Les mêmes couvertures qui ne m’inspirent qu’à moitié depuis 18 mois. Et quand on n’y connaît rien, on ne peut se baser que sur la pochette, non ? Cet écorché qui brandit un flingue plus grand que lui, en revanche, je ne l’avais jamais vu. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est impressionnant. Et Grupo de Experimentación Sonora, pas besoin de maîtriser le portugais pour se dire que le programme est excitant.
Besoin de maîtriser le portugais certes non, mais l’espagnol, ça aurait pu servi - désolé, j’ai fait teuton LV1. Je m’en suis rendu compte à la maison, en mettant le disque sur la platine, que ce n’était pas de la musique brésilienne, que ce n’était pas du portugais qui était chanté. Et en regardant, les notes de pochette, que c’était un disque de musique cubaine - il s’avère même que c’est un disque cubain, pressé sur l’île. Et de la très agréable musique cubaine. Expérimental, peut-être pas, mais ce folk prend au fur et à mesure des douze titres, des couleurs si variées, si originales, que je me dis que le collectif ne se contente pas de réciter un vieux répertoire mais le remue de fond en comble, en fait quelque chose d’autre. Quitte à ce que le disque ressemble davantage à une compilation qu’à un véritable album.
Quant à la musique brésilienne, après un tel disque qui donne envie de rester dans les Caraïbes, elle peut attendre encore un peu, ce n’est que partie remise.

3
Grupo de Experimentación Sonora / ICAIC
Areito / Egrem 1975

A1 - El Mayor
A2 - Radiografia de una Apariencia
A3 - Corales
A4 - Porque Somos
A5 - America : tu Distancia
A6 - Fusil contra Fusil
B1 - Eramos
B2 - Salgo de Casa
B3 - El "Bala"
B4 - Sondeando
B5 - El Viejo Obrero
B6 - Cancion del Constructot

dimanche 14 avril 2024

1811 - Timewind


Ne quittons pas l’Allemagne musicale des années 70, on y est si bien.

- C’est la B.O. de L’Exorciste ? m’a demandé Natacha la première que j’ai passé Timewind de Klaus Schulze, il y a cinq six sept semaines (je l’ai acheté en même temps que Birds of Fire).

Et effectivement, il y a quelques similitude avec Tubular Bells, autre album pionnier de la musique électronique... Timewind est cependant bien plus ambitieux, bien mieux construit et plus profond que Tubular Bells. L’album est constitué de deux morceaux, un par face, lents, faussement répétitifs, tortueux, au crescendo discret, presque imperceptible, qui entraînent l’auditeur hypnotisé bien plus loin qu’il ne l’imaginait. Un disque fascinant.

Timewind
Klaus Schulze
Virgin 1975

A - Bayreuth Return
B - Wahnfried 1883

samedi 13 avril 2024

1810 - Neu!


Neu!, premier album de Neu!, dont je parlais hier, reçu dans la semaine (pas un exemplaire d’occasion, ce serait de mauvais goût pour le coup) et écouté avec attention pour la première fois ce vendredi soir, en rentrant du boulot, après la sieste de 17h30.
Challenge impossible d’être digne de son titre, 50 ans et quelques après sa publication. Et pourtant… proto-techno teintée d’ambiant, marquée de boucles faussement répétitives, guitares qui savent se faire à l’occasion presque funky, batterie métronomique, touches de musique industrielle (un marteau-piqueur surgit sans crier gare) tout sonne neuf et frais, même après un demi-siècle.
Je ne suis pas certain que Natacha ait beaucoup apprécié ce qu’elle en a entendu (Souris non plus), j’ai bien fait d’attendre d’être seul pour mettre le disque sur la platine. Et encore, je ne lui ai pas dit que le duo qui constitue Neu! faisait auparavant partie de Kraftwerk

Neu!
Neu!
Grönland Records 2011

01 - Hallogallo
02 - Sonderangebot
03 -Weissensee
Jahresübersicht
04 - Im Glück
05 - Negativland
06 - Lieberhonig

vendredi 12 avril 2024

1809 - Live in Paris 1973


Après m’être acheté les quatre albums live sortis à ce jour dont le dernier en date, Live in Paris 1973, en ce début d’année, il serait peut-être temps de me (re)plonger dans les albums studio de Can. Bon, pour l’instant, ceux de Neu !, autres fers de lance du krautrock, étaient moins chers.

Live in Paris 1973
Can
Spoon Records / Mute 2024

CD1
01 - Paris Eins
02 - Paris Zwei

CD2
01 - Paris Drei
02 - Paris Vier
03 - Paris Fünf

jeudi 11 avril 2024

1808 - The Courage of Others


Certains disques n’ont besoin que de 20 ou 30 secondes. C’est le cas de The Courage of Others de Midlake, reçu hier mardi et écouté ce mercredi après-midi pour la première fois. Moins de 30 secondes et j’aimais déjà l’album en entier. 30 secondes et je savais que c’est un album qui va - j’ai, je crois, des progrès à faire en concordance des temps - m’occuper sur les joursemaines à venir. 30 secondes dans les hauts-parleurs avant que je ne le coupe et le mette dans le lecteur de l’ordinateur pour l’encoder - il sera parfait demain jeudi sur le chemin du retour de Boussac, je prendrai la départementale, la route bucolico-touristique.

J’avais hésité entre les différents albums de Midlake. Lequel commander en premier, moi qui n’ai jamais entendu une note du groupe. J’avais opté pour The Courage of Others, celui dont la description semblait la plus proche de Albion. Midlake est en effet l’ancien groupe de Tim Smith, principale force créatrice de Harp, dont il était à la fois chanteur, guitariste, songwriter et occasionnellement claviériste…

En 20 secondes, la filiation entre les deux albums est évidente. En 20 secondes, il était clair que le plaisir procuré par Albion ne serait pas absent de The Courage of Others. Je n’ai pas écouté que 20 secondes de l’album. Je l’ai écouté en entier, de la première à la dernière seconde, juste après l’avoir encodé. Les promesses des 20 premières secondes semblent largement tenues. Les routes de Creuse vont vibrer de ce folk-rock aux accents parfois étrangement médiévaux.

Quant aux autres albums de Midlake, ils ne vont pas tarder à rejoindre la collection, c’est une certitude. D’après ce que j’ai lu, ils sont très différents de The Courage of Others.

The Courage of Others
Midlake
Bella Union 2010

01 - Acts of Man
02 - Winter Dies
03 - Small Mountain
04 - Core of Nature
05 - Fortune
06 - Rulers, Ruling all Things
07 - Children of the Grounds
08 - Bring Down
09 - The Horn
10 - The Courage of Others
11 - In the Ground

mercredi 10 avril 2024

1807 - Carrie and Lowell


Dimanche 24 mars. J’écris ce billet avec un peu d’avance. Je ne serai pas capable, je le sais, de l’écrire aux alentours des 9 et 10 avril. On va faire court. Très court.

Carrie & Lowell est le plus bel album de Sufjan Stevens. Parler de chef d’œuvre n’est pas exagéré. Découvert à la médiathèque de Versailles, je n’avais pas laissé passer beaucoup de temps avant de me l’acheter. Mélodies magnifiques, arrangements délicats, textes ciselés et pleins d’émotion.

Puis Carrie & Lowell a pris une autre signification pour moi. Car Carrie & Lowell est un album de deuil. Celui de Sufjan Stevens. Et le mien, désormais. Et depuis ce 10 avril, je n’écoute plus Death with Dignity et surtout Fourth of July qu’en pleurant.

La blessure n’est pas refermée. Et je ne veux pas qu’elle se referme. Tu me manques toujours.

Carrie and Lowell
Sufjan Stevens
Asthmatic Kitty

01 - Death with Dignity
02 - Should Have Known Better
03 - All of Me Wants all of You
04 - Drawn to the Blood
05 - Eugene
06 - Fourth of July
07 - The Only Thing
08 - Carrie & Lowell
09 - John my Beloved 
10 - No Shade in the Shadow of the Cross
11 - Blue Bucket of Gold

mardi 9 avril 2024

1806 - Symphony no. 7 / Symphony no. 1 « Classical »


Une couverture au design sympa. Un label exotique (tchécoslovaque). Un compositeur que je méconnais trop encore. Un excellent état du disque et de la pochette. Un prix très attractif. Pourquoi hésiter ?
En plus, en achetant les Symphonies n°7 et 1 de Prokofiev (et deux autres disques) ce samedi chez Point Show, j’ai eu un quatrième disque gratuit…

Symphony no. 7 / Symphony no. 1 « Classical »
S. Prokofiev / Z. Košler / Czech Philharmonic Orchestra
Supraphon 1980

A1 - Symphony n°1 in D major, op. 25
A2-B3 - Symphony n°7 in C sharp minor, op. 131

lundi 8 avril 2024

1805 - Bull of the Woods


Je me suis trompé en achetant la réédition du Record Store Day de novembre 2023 de Bull of the Woods des 13th Floor Elevators. J’ai confondu avec Easter Everywhere, le précédent album du groupe. C’est ce dernier que je pensais acheter.
Après The Psychedelic Sounds, il y a plus de vingt ans, je n’avais pas acheté les autres albums du groupe de Rocky Ericson. Je me méfiais. Me disais que la suite ne pouvais être à la hauteur. Impossible.
Puis, j’ai emprunté Easter Everywhere à la médiathèque à Versailles. Et ai été surpris que l’album soit aussi cool. Mais n’en ai pas trouvé d’exemplaire ou d’édition à prix raisonnable. Le disque est sur mes wishlists depuis des années.
Aussi, dans mon enthousiasme de trouver une réédition des 13th Floor Elevators à prix raisonnable, je n’ai pas réalisé que je ne connaissais rien de Bull of the Woods. Bien m’en a pris. C’est un top album.

Bull of the Woods
13th Floor Elevators
Lmlr / International Artists 2023

A1 - Livin’ On
A2 - Barnyard Blues
A3 - Till Then
A4 - Never Another
A5 - Rose and the Thorn
A6 - Down by the River
B1 - Scarlet and Gold
B2 - Street Song
B3 - Dr. Doom
B4 - With You
B5 - May the Circle Remain Unbroken

dimanche 7 avril 2024

1804 - Sonates pour Piano n°30 op. 109 - n°31 op. 110


Presque deux semaines plus tard, je peux saluer de manière plus directe la mémoire de Maurizio Pollini. J’ai en effet acheté ce matin même son interprétation des Sonates n°30 et 31 de Beethoven.
Acheté, c’est ceci dit un bien grand mot. J’ai trouvé chez Point Show le disque (état impeccable) dans le bac « vrac classique ». Pas de prix affiché. Comme ce n’était pas mon seul achat, Benoît me l’a laissé gratuit. Autrement, j’en aurais eu pour 2 ou 3 euros maximum.
Ce n’est pas la première fois, loin de là, que je vois des disques de Pollini à prix dérisoire. Je me souviens des Préludes de Chopin vendu chez Décibul pour 1 euro 50 ou quelque chose du genre. Les disques du pianiste italien ne valent rien (financièrement). Pourquoi ? Une personnalité pas assez fantasque ? Parce qu’il était trop parfait ?

Sonates pour Piano n°30 op. 109 - n°31 op. 110
L. van Beethoven / M. Pollini
Deutsche Grammophon 1975

A - Sonate pour Piano n°30 en mi majeur, op. 109
B - Sonate pour Piano n°31 en la bémol majeur, op. 110

samedi 6 avril 2024

1803 - II



Au départ, on avait - enfin, Natacha avait - une copie sur CD gravé d’une compilation de Led Zep. Je vous parle de ça, c’était, il y a quinze ans ou plus. C’est son frère, à Natacha, qui avait le disque original. Moi, ça ne me plaisait pas. Je n’aime pas les copies. Je voulais les disques, les vrais. Et, plutôt qu’une compilation, autant acheter les albums. II est probablement le premier qu’on a acheté. Parce que Whole Lotta Love, évidemment.

II
Led Zeppelin
Atlantic 1999

01 - Whole Lotta Love
02 - What is and What Should Never Be
03 - The Lemon Song
04 - Thank You
05 - Heartbreaker
06 - Living Loving Maid (She’s Just a Woman)
07 - Ramble On
08 - Moby Dick
09 - Bring it on Home

vendredi 5 avril 2024

1802 - Official Release Series Discs 22, 23+, 24 & 25 : Arc



Parmi les multiples publications de Neil Young (nouveaux albums, albums inédits reconstruits après avoir dormi vingt trente cinquante ans dans un placard, live enregistrés officiellement ou non…), les plus discrètes sont les rééditions de tous ses albums dans l’ordre de leur sortie initiale. Et tous les quatre ou cinq disques réédités, un petit coffret qui les réunit.
Si j’ai acheté le coffret Official Release Series Discs 22, 23+, 24 & 25, c’est pour le disque numéroté 25, Arc, chroniqué dans le bouquin de Philippe Robert déjà évoqué sur ce blog. Un album live de 1991. Enfin… live… plus ou moins. Il s’agit surtout de l’album le plus expérimental de la carrière de Neil. Le concept ? Prendre des débuts et des fins de chansons enregistrées sur la tournée 1991, des extraits pleins de larsens, de feedback, d’improvisations plus ou moins maîtrisées et les coller ensemble pour en former un morceau cohérent.
Le résultat est bien moins affreux qu’on ne pourrait le craindre. C’est presque décevant à quel point c’est supportable pendant les 35 minutes de durée. Quand le plus gros défaut d’un disque est qu’on puisse l’écouter…

Official Release Series Discs 22, 23+, 24 & 25 : Arc
Neil Young + Crazy Horse
Reprise Records 2023

01 - A

jeudi 4 avril 2024

1801 - Starsailor


C’est quoi ce disque ? Le visage de Natacha, qui vient de rentrer à la maison, hésite entre effroi et amusement. Faut dire que, dans les enceintes, ça vocalise, ça hulule, ça castafiore sur un accompagnement instrumental dont on peut se demander par moments s’il ne s’est pas trompé de chanson…
C’est Tim Buckley… l’album Starsailor
Ah, le fameux…
J’en ai beaucoup parlé à la maison de cet astronaute (starsailor est la traduction littérale du grec astronaute en anglais) avant de le commander et de le recevoir il y a deux trois semaines. Pas seulement parce qu’il a donné son nom à un groupe dont la musique n’a que peu de rapport avec le contenu de l’album. Également parce que Starsailor est la suite logique (?!) de Lorca découvert il y a un peu plus d’un an. Même champ (chant ?) d’expérimentations. Mêmes libertés. C’est du free folk comme il existe du free jazz. On se demande parfois si c’est du n’importe quoi ou du génie. Puis le disque s’achève et on a envie d’y retourner, d’être secoué de nouveau, d’être sorti de son petit confort pop.

Starsailor
Tim Buckley
Music on CD 2021

01 - Come Here Woman
02 - I Woke Up
03 - Monterey
04 - Moulin Rouge
05 - Song to the Siren
06 - Jungle Fire
07 - Starsailor
08 - The Healing Festival
09 - Down by the Borderline

mercredi 3 avril 2024

1800 - The Masses Against the Classes


De nouveau, c’était pour compléter une commande et pouvoir profiter d’une réduction (valable uniquement à partir d’un certain montant) que j’ai commandé The Masses Against the Classes des Manic Street Preachers - reçu hier mardi. Contrairement à The Everlasting cependant, je me rappelais parfaitement le premier single extrait de Know your Enemy que possédait (possède toujours) mon frère.
La couverture avec le drapeau cubain privé de l’étoile - les Manics ont donné un concert à La Havane à cette époque, en présence de Fidel Castro. La chanson titre avec ses choeurs en ouverture, son texte plus politique que jamais - je ne me souvenais pas des emprunts à Camus et Chomsky - ses arrangements un peu bourrins limite hard. Et la reprise des Beatles de Chuck Berry un peu brute de décoffrage en face B.

Et puisqu’on parle du frérot, j’en profite pour lui souhaiter bonne teuf.

The Masses Against the Classes
Manic Street Preachers
Epic 2000

01 - The Masses Against the Classes
02 - Close my Eyes
03 - Rock And Roll Music

mardi 2 avril 2024

1799 - Secret Kiss


Ayant enfin réuni tous les albums de The Coral, j’ai enfin pu me mettre, comme je l’avais annoncé, à compléter ma collection de singles du groupe. Justement, il y en avait un chez Point Show parmi tous ceux mis en vente pendant les vacances de février : Secret Kiss, extrait de Magic and Medicine, leur second opus… et là, je m’aperçois que cet excellent album n’a pas encore fait l’objet d’un billet sur ce blog. Énorme manquement - j’aurais dû commencer par là, par ce disque, pour parler de The Coral… ou plutôt non, c’est bien ainsi, qu’il y ait des disques aussi bons et que je possède depuis longtemps dont je n’ai pas encore encore parlé.


Secret Kiss
The Coral
Deltasonic Records 2003

01 - Secret Kiss
02 - Who’s That Knockin’
03 - See my Love
(video) Secret Kiss

lundi 1 avril 2024

1798 - Lifeblood


J’ai commandé Lifeblood des Manic Street Preachers le même jour que Automatic for the People de R.E.M., les ai reçus le même jour. Là aussi, je complète peu à peu la discographie du groupe. Pourquoi Lifeblood plutôt qu’un autre album des Gallois ? Parce que c’était le moins cher parmi ceux que je connaissais déjà un peu (Generation Terrorists, Know Your Enemy, Gold Against the Soul)… il y a en effet toute une série de disques du trio dont je n’ai jamais entendu une seule note (Futurology, Rewind the Film, Resistance is Futile…). Pour ceux-là, on verra plus tard, dans un second temps.

Lifeblood
Manic Street Preachers
Sony Music 2004

01 - 1985
02 - The Love of Richard Nixon
03 - Empty Souls
04 - A Song for Departure
05 - I Live to Fall Asleep
06 - To Repel Ghosts
07 - Emily
08 - Glasnost
09 - Always / Never
10 - Solitude Sometimes Is
11 - Fragments
12 - Cardiff Afterlife