jeudi 31 décembre 2020

0611 - K-15


2020 fut pour nous, musicalement en tout cas, une année Kula Shaker. 2021 pourrait bien en être une autre : un nouvel album est annoncé - ce sera le sixième seulement en 25 ans. Pour conclure une telle année, quoi de mieux donc que K-15, la réédition (en édition limitée) de K, premier album du groupe, sortie à l’occasion de son quinzième anniversaire ?


Deux CD et un DVD. Au programme des disques : l’album original, quelques titres hors album (Hush, Tattva (Lucky 13 Mix)...), des versions alternatives (ou démo) de titres de l’album (Into the Deep, Magic Theater...) voire de titres de l’album suivant (Shower Your Love), des morceaux inédits (il n’est pas impossible que la galerie intitulée The World’s Not Set in Stone sur le site de Natacha soit rebaptisée Everybody’s Turning to Stone...), l’enregistrement d’un concert donné avant la sortie de l’album et, en titre caché, une courte parodie de Roll with It d’Oasis. Sur le DVD, un documentaire sur les débuts du groupe et l’enregistrement de K constitué d’interviews des membres du groupe et de leurs proches.


Il m’a semblé extraordinaire de trouver un exemplaire de K-15 neuf, encore sous cellophane, à un prix très raisonnable (moins de 50 euros). Une preuve supplémentaire que Kula Shaker est un groupe qui n’intéresse plus personne ou plus grand monde. Tant pis pour le monde...


Pour info, le trajet Versailles - Plouharnel nous a permis d’écouter en intégralité et dans l’ordre K - Hush - Peasants, Pigs & Astronauts - Revenge of the King e.p. - Strangefolk - Pilgrims Progress - Lost and Proud - K 2.0 à deux titres près : Mountain Lifter (quel dommage) et 2 Styx (pas bien grave)... oui, nous sommes ce genre de fous furieux : nous écoutons toute (ou presque) la discographie d’un seul groupe sur le trajet des vacances.

K-15
Kula Shaker
Strangefolk 2001

CD1
01 - Hey Dude
02 - Knight on the Town
03 - Temple of Everlasting Light
04 - Govinda
05 - Smart Dogs
06 - Magic Theater
07 - Into the Deep
08 - Sleeping Jiva
09 - Tattva
10 - Grateful when you’re Dead / Jerry was There
11 - 303
12 - Start all Over
13 - Hollow Man (parts 1 & 2)
14 - Tattva (Lucky 13 Mix)
15 - Into the Deep (unreleased John Leckie version)
16 - Red Balloon
17 - Hush

CD2
01 - Everybody’s Turning to Stone (K demo session)
02 - Shower Your Love (early recording)
03 - Slipping Away (unreleased single)
04 - Magic Theater (Mum’s living room demo)
05 - Moonshine (Mum’s living room demo)
06 - If we were One (Mum’s living room demo)
07 - Hey Dude (live)
08 - Knight on the Town (live)
09 - Under the Hammer (live)
10 - 303 (live)
11 - Grateful when you’re Dead (live)
12 - Jerry was There (live)
13 - Tattva (live)
14 - Hollow Man (live)
15 - Gokula (live)
16 - Hush (live)
17 - Govinda (live)
18 - Smart Dogs (live)

DVD
Band and Friends discuss the early days and the making of K

mercredi 30 décembre 2020

0610 - Live by the Sea


Live by the Sea. Est-il besoin d’expliquer ce choix ?
Live by the Sea. Encore. En DVD, cette fois.
Excellent concert. Dès les premières secondes, avant que la moindre note ne soit jouée, quand Liam annonce le premier morceau d’un tonitruant Rock’n’Roll Star !!!, on sait qu’on va en prendre plein la tronche.
L’essentiel de Definitely Maybe, une sélection de ses faces B (on a même droit à une D’yer Wanna be a Spaceman, certes amputée) ainsi que Some Might Say et ses faces B sont visités à toute vitesse (sauf lors du set acoustique de Noel, cf. la précédente parenthèse). Même Married with Children, ballade douce-amère down-tempo est jouée à l’électrique à cent à l’heure.
Dire que certaines critiques rock avaient osé dire lors de la sortie de Familiar to Millions qu’Oasis avait enfin atteint sa maturité sur scène en 2000... Oasis, début 1995, était au sommet.

Et bien sûr, il y a (It’s Good) To be Free avec son vers qui n’aura jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui : All I wanna do is live by the sea.

Live By the Sea
Oasis
Big Brother 2001

01 - Rock N Roll Star
02 - Columbia
03 - Digsy’s Dinner
04 - Some Might Say
05 - Live Forever
06 - Up in the Sky
07 - Acquiesce
08 - Headshrinker
09 - (It’s Good) to be Free
10 - Cigarettes & Alcohol
11 - Married with Children
12 - Sad Song
13 - D’Yer Wanna be a Spaceman
14 - Talk Tonight
15 - Slide Away
16 - Supersonic
17 - I am the Walrus
18 - Rock N Roll Star (promo video)
19 - I am the Walrus (promo video)

mardi 29 décembre 2020

0609 bis - Pick a Part That’s New


Avec plus d’un an de retard (nous sommes, malgré la date annoncée en entête, le 31 décembre 2021), le voici le billet numéro 609 qui ne soit pas un doublePick a Part That’s New, édition australienne (un e.p. 6 titres), des Stereophonics. Je n’ai jamais été fan de la chanson titre, proposée ici en version album et en version acoustique. Les deux reprises, de Dylan et de Nirvana n’ont qu’un intérêt limité… In my Day, je ne m’en souviens pas. Quant à Nice to be Out, quand j’ai entendu la démo présente sur ce single, je me suis dit qu’ils raclaient les fonds de tiroir. Un an plus tard, la chanson se retrouvait sur Just Enough Education to Perform… et je rompais avec les Stereophonics.

Pick a Part That’s New
Stereophonics
V2 1999

01 - Pick a Part That’s New
02 - Nice to be Out (demo)
03 - Positively 4th Street
04 - Pick a Part That’s New (acoustic version)
05 - In my Day
06 - Something in the Way

0609 - Symphonie, Les Chants de la Mer, Concert en Fa


Double handicap pour le billet du jour. Pas plus que pour le billet d’hier, je n’ai accès au wifi. Et, en plus, je n’ai pas eu le temps, pas pris le temps avant de partir en vacances, de réécouter ce disque rassemblant des œuvres orchestrales de Philippe Gaubert. Dont l’une s’intitule Les Chants de la Mer - voilà pourquoi j’insiste tout de même pour évoquer ce disque aujourd’hui. Comment parler d’un disque sans parler de son contenu ? Il suffit de dire comment on l’a découvert.


C’était, encore une fois, à la médiathèque de Versailles, en fouillant au hasard (je n’avais (bien entendu ?) jamais entendu parler de Philippe Gaubert avant ce disque) dans les bacs. C’est évidemment la pochette qui m’a tout d’abord interpellé. La parenté évidente entre le tableau choisi et La Vague de Georges Lacombe dont j’ai déjà parlé sur le blog frère de celui-ci. Ajoutons que les disques du label Timpani sont toujours d’une excellente qualité et font partie des disques que j’emprunte sans appréhension...


J’en connais d’autres qui choisissent leurs disques à la pochette... mais, bon, celui-ci, je l’ai écouté (plusieurs fois) avant de l’acheter... ça prouve juste (une nouvelle fois) non que je possède trop de disques mais pas assez de temps pour les écouter... et que je n’ai pas assez bonne mémoire.

Symphonie, Les Chants de la Mer, Concert en Fa
Philippe Gaubert / Marc Soustrot / Orchestre Philharmonique du Luxembourg
Timpani 2008

01-04 - Symphonie en Fa
05-07 - Les Chants de la Mer
08-10 - Concert en Fa

lundi 28 décembre 2020

0608 - Marchin’ Already


Aujourd’hui, ce sera dans le nom du groupe qu’on évoquera l’océan... mais on l’évoquera de manière très rapide. Pas de wifi dans le gîte à Sainte-Barbe (hameau de la commune de Plouharnel, Morbihan). On travaille un peu à l’arrache.


Marchin’ Already d’Ocean Colour Scene démarre sur les chapeaux de roue. Hundred Mile High est une entrée en matière qui emporte tout sur son passage. Un morceau rock joué à cent à l’heure et un potentiel de classique instantané - étonnant d’ailleurs que le morceau ne soit pas plus souvent cité parmi les chefs-d’œuvre de la Britpop
Difficile de poursuivre après un tel premier morceau. Comme conscients de l’impossibilité de tenir un tel rythme sur tout un album, les Ocean Colour Scene ont choisi pour la suite de privilégier les mid-tempo et de proposer des ballades rythm’n’blues dont tout le monde (ou presque) semblait avoir oublié la formule depuis la fin des années 60. 


Un album moins clinquant que Moseley Shoals, son prédécesseur... pas moins bon.

Marchin’ Already
Ocean Colour Scene
MCA 1997

01 - Hundred Mile High City
02 - Better Day
03 - Travellers Tune
04 - Big Star
05 - Debris Road
06 - Besides Yourself
07 - Get Blown Away
08 - Tele He’s Not Talking
09 - Foxy’s Folk Faced
10 - All Up
11 - Spark and Cindy
12 - Half a Dream Away
13 - It’s a Beautiful Thing

dimanche 27 décembre 2020

0607 - Across yer Ocean


On continue avec l’océan.

De Mercury Rev, j’ai adoré Deserter’s Songs. Beaucoup aimé aussi son successeur All is Dream. L’album suivant, The Secret Migration, en comparaison, fut une déception. Across yer Ocean est extrait de ce dernier.
Pourquoi acheter un single d’un album que j’ai peu apprécié ? Pour le revendre.
Je l’ai acheté dans une boutique de disques d’occasion boulevard Saint Michel, boutique qui a depuis laissé place à un Starbucks ou à une autre merde du genre. Je pensais faire une affaire, à deux euros, avec ce picture disc en édition limitée. Puis, rentrant chez moi, j’ai réalisé que personne n’en avait rien à faire de Mercury Rev et que personne ne me rachèterai ce disque à plus de 3 euros - confirmation quelques années plus tard, le disque se négocie à moins de deux euros sur Discogs.
Du coup, je l’ai gardé... et je n’ai plus jamais racheté de disque dans l’optique de faire un bénéfice.

Across yer Ocean
Mercury Rev
V2 2005

A - Across yer Ocean
B - Tennessee Blues

samedi 26 décembre 2020

0606 - Ocean Rain


Nous partons aujourd’hui pour la Bretagne, le Morbihan, les bords de l’Atlantique. J’en profite pour démarrer une thématique océanique, fil rouge des quelques jours à venir. Et on commence avec Ocean Rain - peut-on faire meilleur sous-titre pour une semaine bretonne en janvier ? - d’Echo & the Bunnymen.

Ocean Rain fut le premier album d’Echo & the Bunnymen que j’ai acheté, en soldes. Je n’avais jamais entendu une note du groupe de Liverpool avant Ocean Rain. J’ai choisi celui-ci pour The Killing Moon, réputé être leur chef d’œuvre. Et effectivement, quelle chanson ! De celles qui impressionnent dès la première écoute, qu’on n’oublie pas et qui ne perdent aucunement de leur force avec le temps qui passe.

Ocean Rain est un album magnifique. De l’excellente pop anglaise, dont la recette semble perdue désormais. Seul défaut, Ocean Rain est un album qui me semble un peu déséquilibré, dominé par The Killing Moon qui a tendance à éclipser ses voisines. Impression renforcée sur cette édition de 2003, un peu longuette. Non que les bonus soient désagréables. Seulement, l’album original (les 9 premiers titres) se trouve noyé au milieu de ces 17 titres.

J’ai réécouté l’album hier. Et The Killing Moon ce matin. Et je me suis demandé pourquoi je ne possédais que deux albums d’Echo and the Bunnymen. Voilà peut-être des idées pour mes premiers achats de 2021.

Ocean Rain
Echo & the Bunnymen
Warner 2003

01 - Silver
02 - Nocturnal Me
03 - Crystal Days
04 - The Yo-yo Man
05 - Thorn of Crowns
06 - The Killing Moon
07 - Seven Seas
08 - My Kingdom
09 - Ocean Rain
10 - Angels and Devils (Bonus Track)
11 - All You Need is Love (The Life at Brian’s Sessions)
12 - The Killing Moon (The Life at Brian’s Sessions)
13 - Stars are Stars (The Life at Brian’s Sessions)
14 - Villiers Terrace (The Life at Brian’s Sessions)
15 - Silver (The Life at Brian’s Sessions)
16 - My Kingdom (Live - A Crystal Day - 12 May 1984)
17 - Ocean Rain (Live - A Crystal Day - 12 May 1984)

vendredi 25 décembre 2020

0605 - Handcream for a Generation


Le voilà donc le dernier nouveau disque de l’année. Reçu ce matin (le 24 donc). A priori le dernier. Je ne prévois pas d’en acheter à Plouharnel - mais sait-on jamais ? Peut-être l’un ou l’autre des autres disques que j’ai commandés arrivera-t-il dans ma boîte aux lettres pendant notre séjour breton : je ne serai pas là pour les réceptionner et ne les récupérerai qu’en 2021. Ce sera Handcream for a Generation de Cornershop.

J’ai déjà parlé de Cornershop. De l’aspect déroutant, un peu foutraque de When I was Born for the 7th Time. Handcream for a Generation, tout aussi bordélique, passe ainsi de l’hindi-rock (non, je l’admets, le jeu de mots n’est pas très bon) à l’électro façon Big-Beat avec des passages par ce qu’il me semble être du reggae. Et il y a peut-être d’autres surprises encore en fin de disque... je n’ai pas pu en terminer mon écoute : le disjoncteur a sauté pendant Spectral Mornings - le four et les plaques (je préparais le déjeuner en même temps) et les radiateurs et Noel Gallagher, c’est visiblement trop à supporter pour notre réseau électrique.

Noel Gallagher, quoi qu’il vient faire là-dedans ? Handcream for a Generation est un album que je devrais posséder et avoir écouté depuis sa sortie (ce n’est pas le cas) car c’est un album historique pour tout fan d’Oasis... c’est en effet le dernier disque sur lequel apparaissent à la fois Noel Gallagher (dix grosses minutes de soli de guitares sur Spectral Mornings) et Paul McGuigan plus connu sous le sobriquet de Guigsy, premier bassiste d’Oasis qu’il quitte en 1999 (sur Lessons Learned from Rocky I to Rocky III - quel titre génial...). Il n’est jamais trop tard pour compléter sa collection...

Handcream for a Generation
Cornershop
Wiiija 2002

01 - Heavy Soup 
02 - Staging the Plaguing of the Raised Platform
03 - Music Plus 1
04 - Lessons Learned from Rocky I to Rocky III
05 - Wogs will Walk
06 - Motion the 11
07 - People Power
08 - Sounds Super Recordings
09 - The London Radar
10 - Spectral Mornings
11 - Slip the Drummer One
12 - Heavy Soup (outro) + Bonus Track

jeudi 24 décembre 2020

0604 - The Razors Edge


Le pire à Noël, ce sont les chants. Et encore, je n’ai pas de chant de Noël par Noel - ce serait le pire. J’ai donc cherché pour aujourd’hui ce que je pourrais trouver de plus mauvais goût pour Noël dans notre discothèque. C’est tombé, évidemment sur un disque de Natacha (elle dira qu’on l’a acheté ensemble) The Razors Edge d’AC/DC...

L’album, outre l’intro phénoménale de Thunderstruck (il est conseillé de s’être échauffé les doigts avant de se risquer à la jouer à la guitare) ou les semi-classiques (comme la Flèche Brabançonne) Fire your Guns Moneytalks et la chanson-titre, contient également le morceau plus méconnu Mistress for Christmas qui, comme toute chanson de Noël, commence par Jingle Bells, Jingle Bells et qui, comme toute chanson d’AC/DC, se conclut grivoisement... ce qu’il veut pour Noël, c’est une maîtresse et une partie à trois - ça tombe bien Marlène nous a dit qu’on y aurait toujours droit.

The Razors Edge
AC/DC
Epic 2003

01 - Thunderstruck
02 - Fire your Guns
03 - Moneytalks
04 - The Razors Edge
05 - Mistress for Christmas
06 - Rock your Heart Out
07 - Are you Ready
08 - Got you by the Balls
09 - Shot of Love
10 - Let’s Make It
11 - Goodbye and Good Riddance to Bad Luce
12 - If you Dare

mercredi 23 décembre 2020

0603 - Ghosteen


On ne juge pas un livre à sa couverture. C’est ce que dit le proverbe. Le proverbe a évidemment tort. Combien de mauvais livres j’aurais pu m’épargner si je m’étais fier au mauvais goût affiché en première de couverture et au désastre annoncé en quatrième ?
Peut-son juger un disque à sa pochette ? J’espère que non. Ou alors Ghosteen, reçu ce matin (un des cinq disques que j’attendais), le dernier album studio en date de Nick Cave, est une horreur. La pire des horreurs. Si on rappelle de plus que l’un des fils de Nick Cave est mort (tombé d’une falaise lors d’un trip au LSD, à 14 ans) peu avant la complétion du précédent opus, Skeleton Tree et que Ghosteen est en quelque sorte l’album du deuil - et même double album dont le deuxième CD ne comporte que trois chansons (deux d’entre elles dépassent les douze minutes) - il y a de quoi effrayer l’admirateur que je suis.

Effrayé, je le fus. Effrayé, je le suis. J’ai mis plus d’un an à oser acheter l’album. Malgré les critiques dithyrambiques (ça aussi, trop d’éloges, parfois, ça fait peur). Et maintenant que je l’ai entre les mains, j’hésite encore.
J’ai attendu six heures avant de déchirer le cellophane.
Il est presque 19h, Natacha va aller faire du yoga. Je vais en profiter pour écouter le premier disque...

... vous espériez que je donne mon ressenti après ma première écoute ? Depuis le temps que je vous dis que ce n’est pas un blog de musique mais un blog de collectionneur de disques... En plus, j’ai un texte à travailler ce soir.

Ghosteen
Nick Cave
Ghosteen Ltd 2019

CD1
01 - Spinning Song
02 - Bright Horses
03 - Waiting for You
04 - Night Raid
05 - Sun Forest
06 - Galleon Ship
07 - Ghosteen Speaks
08 - Leviathan 

CD2
01 - Ghosteen
02 - Fireflies
03 - Hollywood

mardi 22 décembre 2020

0602 - Whiplash


En zappant hier vers 21h15, pendant la mid-session de la finale du Grand Prix Mondial de Snooker, nous sommes tombés sur Whiplash qui passait sur Ciné+Kekchose... ça nous a paru une évidence à tous les deux. Il fallait absolument qu’on revoit Whiplash. Immédiatement. Il y avait bien trop longtemps que nous n’avions pas vu le film. D’autant que nous en avions parlé quelques jours auparavant. On l’a donc remis depuis le début.

Je crois que j’ai déjà dit tout mon amour pour Whiplash. Est-il utile que j’en rajoute ? Je me rappelle comme si c’était hier la première fois que je l’ai vu. Au cinéma Devosge, à Dijon. Séance du soir. Et l’envie de le revoir dès la fin du film. L’envie de ne pas quitter mon siège et de demander qu’on relance le film depuis le début. C’était malheureusement la dernière séance... et le rideau sur l’écran est tombé - ce serait de la triche de mettre un lien ici.
Nous avons déjà revu le film quatre ou cinq fois. Et nous le reverrons de nombreuses fois encore. L’effet de surprise a disparu, pas l’enthousiasme. JK Simmons joue le rôle de sa vie - celui du salaud qui a raison. Miles Teller aussi probablement - celui de la victime qui est, autant que son antagoniste, un enfoiré. Et, bien sûr, la musique est incroyable. Si les dernières vingt minutes ne vous donnent pas envie de vous acheter une pile de disques de jazz... c’est que vous êtes un cas désespéré...

Sinon, ce soir on a regardé Dodgeball... pas le même genre.

Whiplash
5AM Music 2014

01 - Snare Liftoff
02 - Overture
03 - Too Hip to Retire
04 - Whiplash
05 - Fletcher’s Song in Club
06 - Caravan
07 - « What’s your Name »
08 - Practicing
09 - Invited
10 - Call from Dad 
11 - Accident
12 - Hug From Dad
13 - Drum & Drone
14 - Carnegie
15 - Ryan / Breakup
16 - Drum Battle
17 - Dismissed
18 - « Good Job »
19 - Intoit
20 - No Two Words
21 - When I Wake
22 - Casey’s Song
23 - Upswingin’
24 - Rehearsal Medley 

lundi 21 décembre 2020

0601 - Réservoir Rock Vol. 2


Toujours en grève. J’attends mes nouveaux disques. Et aujourd’hui, je ne fais même pas l’effort d’écrire un paragraphe entier. Boum, Réservoir Rock Vol. 2 une compilation presque aussi mal foutue que la première du nom.

Réservoir Rock Vol. 2
Sony 1996

01 - Killing in the Name (Rage Against the Machine)
02 - Lump (The Presidents of the United States of America)
03 - Le Brio (Big Soul)
04 - Don’t Look Back in Anger (Oasis)
05 - Creep (Radiohead)
06 - Charmless Man (Blur)
07 - You Ain’t Me (Frank Black)
08 - Stuck with Me (Green Day)
09 - Saucer-Like (Sonic Youth)
10 - Cannonball (The Breeders)
11 - I can Dream (Skunk Anansie)
12 - Pure Massacre (Silverchair)
13 - The Riverboat Song (Ocean Colour Scene)
14 - Le Pire et le Meilleur (FFF)
15 - Girl You’ll be a Woman Soon (Urge Overkill)

dimanche 20 décembre 2020

0600 - Nights in White Satin


J’ai pas reçu tous mes disques. J’en attends encore cinq. Trois CD. Deux vinyles 12’’. Je sens, crains, que je n’aurai pas tout reçu d’ici samedi prochain. Jour où nous partons. Pour une semaine. Ça s’est décidé ce matin. On se casse de cette foutue ville pour le Nouvel An. 2021 débutera forcément sous de meilleures auspices depuis Plouharnel...
En attendant, j’aimerais bien que mes commandes soient à l’abri, à la maison et non, en attente, abandonnées au-dessus des boîtes aux lettres pas aux normes... Du coup, je proteste... je fais la grève... revendication unique : que La Poste fasse son job... et se magne le derche... c’est pas normal de tels délais... mais je vous laisse en compagnie des Moody Blues et de la fabuleuse Nights in White Satin. On reparlera mieux (on essaiera du moins) de la chanson quand j’aurai trouvé une édition originale du single (je n’ai qu’une réédition française de 76) avec une pochette un peu moins moche.

Nights in White Satin
The Moody Blues
Deram 1967 / 1976

A - Nights in White Satin
B - Cities

samedi 19 décembre 2020

0599 - Father, Son, Holy Ghost


Je déteste le nom de ce groupe. Girls. Je ne sais comment le comprendre, ce nom. Ça m’énerve de ne pas comprendre. Je déteste l’allure de son leader Chris Owens. Gueule de défilé de mode. Look toujours très travaillé. Trop travaillé. Je déteste le nom de l’album. Father, Son, Holy Ghost. Pour un troisième album... C’est censé être spirituel ? Et le son du groupe, résolument voire ostensiblement indie, en réalité souvent un peu kistch m’irrite parfois...

Mais... mais il y a Vomit. Titre étrange pour une chanson d’amour. Et une très bonne chanson d’amour. Très très bonne. Intense. Explosive. Impressionnante. Très réaliste. Très vraie. Extraordinaire porte d’entrée dans un album qui souffle le chaud et le froid, le merveilleux et le plus discutable. Que j’adore détester et que je déteste aimer. Just a Song est elle géniale ou merdique ? Honey Bunny est-ce cool ou ringard ? Et ? Et ? 

Natacha a moins de doutes que moi. Les fois où je lui ai passé le disque, elle a fait la moue. Bon, je m’arrête là... Souris a la dalle, elle me fixe, c’est plus que perturbant...

Father, Son, Holy Ghost
Girls
Fantasy Trashcan 2011

01 - Honey Bunny 
02 - Alex
03 - Die
04 - Saying I Love You
05 - My Ma
06 - Vomit 
07 - Just a Song
08 - Magic
09 - Forgiveness
10 - Love Like a River
11 - Jamie Marie

vendredi 18 décembre 2020

0598 - Klaviersonaten


Encore une mauvaise nuit, de mercredi à jeudi. Réveils et insomnies matinales. Pas uniquement de ma faute, cette fois. Pas uniquement toute cette pression que je me fous sur les épaules, pas seulement ce trop plein d’émotions négatives offert par la fréquentation de mes semblables, pas exclusivement ces mauvaises pensées qui germent sans cesse et la nuit en particulier dans mon esprit sans que je n’arrive à les réprimer. Non, il y a aussi le retour des voisins du dessous. Volets qui claquent. Discussions qui résonnent fort jusque tard dans la nuit tôt dans la matinée.

La vengeance est un plat qui se mange tiède aussi parfois.

On devait se lever à 6h30 - Natacha bossait aujourd’hui au Jardin des Plantes. Je me suis donc levé en sautant à pieds joints sur la plancher, ai tiré la chasse d’eau plusieurs fois... puis à sept heures, je me suis décidé pour mettre de la musique... à un bon... bon volume... 
...mais, même pour moi, Rage Against the Machine dès potron-minet, c’est un peu difficile. Je me suis donc décidé pour Beethoven puisque je n’avais pas encore écouté mon disque « offert » par Diapason : il ne faudrait pas déduire de ce trop long délai entre l’achat et l’écoute de mes disques que j’ai trop de disques ni que j’en achète trop... au contraire, c’est que je n’ai pas assez de temps et, notamment, pas assez de moments propices - on n’écoute pas les Sonates pour piano de ce bon vieux Ludwig van à n’importe quelle heure et dans n’importe quelles circonstances...

C’était magique. Réellement. Splendide. J’ai encore le son (incroyable - du moins à 7h30 du matin, il faudra réessayer à un horaire plus « normal ») de la Sonate au Clair de Lune par Aline (et j’ai crié, crié...) van Barentzen dans les oreilles... je ne l’avais encore jamais entendue sous cet angle... j’ai presque peur de la réécouter, de peur d’être déçu...

En revanche, forcément, ça m’a donné envie de réécouter le même programme (ou presque) par Wilhelm Kempff. Chose faite dès 12h30 lorsque je rentrai de mon enfer scolaire. Impossible de comparer. Impossible pour moi. Voilà des interprétations qui me sont familières, que j’adore, celles de Kempff et qui n’ont absolument rien à voir (ni en son ni en intensité) avec des interprétations que je découvre et qui me scotchent (par pur nationalisme, je préfère le whiskey irlandais) après une seule écoute. Tout et son contraire, en quelque sorte... que peut-on dire de tout et de son contraire ?

Tout ça pour dire que je suis conforté dans mon idée : il vaut mieux posséder plusieurs versions des mêmes œuvres qu’on adore qu’une seule version de plusieurs œuvres qu’on estime un peu moins : ça s’épuise bien moins vite, c’est bien plus surprenant et stimulant.

Klaviersonaten
Ludwig van Beethoven - Wilhelm Kempff
Deutsche Grammophon 1965 / 1995

01-03 - Sonate No.8 c-moll op.13 « Pathétique »
04-06 - Sonate No.14 cis-moll op.27 No.2 « Mondschein-Sonate »
07-09 - Sonate No.21 C-dur op.53 « Waldstein-Sonate »
10-12 - Sonate No.23 f-moll op.57 « Appassionata »

jeudi 17 décembre 2020

0597 - Lyla


J’évoquais Lyla, il y a quelques jours. Certainement l’un des plus mauvais singles d’Oasis. Si ce n’est le plus mauvais - The Hindu Times et Falling Down sont cependant de redoutables challengers. Ça ne m’a pas empêché d’acheter le CD et le DVD single... quand on est con... DVD sur lequel on trouve deux pistes audio avec la chanson en version album puis en version demo - quand on n’aime pas, on ne compte pas non plus visiblement... Et un documentaire d’une douzaine de minutes (dans mes souvenirs - qui datent de 15 ans) probablement assez rigolo (les interviews et les reportages backstage d’Oasis sont souvent assez drôles) qui porte le nom d’un instrumental sorti uniquement au Japon (seul morceau d’Oasis dans ce cas). Pas de quoi casser trois canards à une patte.

Lyla
Oasis
Big Brother 2005

01 - Lyla
02 - Lyla (demo)
03 - Can you see it Now ? (Documentary)

mercredi 16 décembre 2020

0596 - Blues Caravan


Je ne sais plus exactement dans quelles circonstances nous avons fini par discuter de Caravan, hier soir, pendant le dîner, avec Natacha. Je lui ai alors proposé d’écouter à la suite tous nos enregistrements du standard signé (en partie) Duke Ellington. Ce ne fut pas aussi long qu’on pouvait le craindre de prime abord : quatre versions seulement dont une, chantée, de moins de quatre minutes - j’en avais oublié une, honte à moins, par Freddie Hubbard, je suis impardonnable.

Parmi les interprétations qui nous ont servi de digestif (j’ai dû prendre sur moi pour refuser la proposition de Natacha d’arroser ces Caravan de cognac importé par nos soins propres de Fouras), celle du sextet de Buddy Rich, batteur qu’idolâtre Andrew Nieman, le personnage joué par Miles Teller dans Whiplash.
Natacha a commencé par trouver cette interprétation pas terrible... puis, quand le vibraphone est entré en action, carrément digne d’une « musique d’ascenseur ». Puis vint le solo de batterie. En fait, c’est la meilleure version de toutes. Natacha adore les soli de batterie qui cognent dans tous les sens - et c’est aussi pour ça que je l’aime.
Cette description de Caravan vaut presque pour l’album entier, intitulé Blues Caravan. Des arrangements déséquilibrés entre le rôle de la batterie et celui des autres instruments, trop souvent ramenés au rang de faire-valoir (en même temps le vibraphone mérite-t-il un autre rôle ? oui, parfois, c’est vrai, le vibraphone mérite beaucoup mieux), des interprétations un peu tièdes, pas désagréables mais pas passionnantes... Cependant, quand la batterie part en cavalier seul, d’un coup c’est renversant, époustouflant, impressionnant... - je n’ai pas mon dictionnaire des synonymes sous la main. À se demander si un album composé uniquement de soli de batteries ne serait pas suffisant.

Blues Caravan
Buddy Rich and his Sextet
Verve 2005

01 - Blow’n the Blues Away
02 - BR Blues
03 - Late Date
04 - Caravan
05 - Young Blood
06 - I Remember Clifford

mardi 15 décembre 2020

0595 - 12 Songs


Le titre est on ne peut plus simple. 12 Songs. 12 chansons. L’exemplaire que j’avais emprunté à la médiathèque de Versailles comportait pourtant 14 chansons - soit deux bonus (quel talent pour le calcul mental) dont un en duo avec Brian Wilson.
Emprunté avec méfiance et plein d’a priori. Je connaissais le nom de Neil Diamond sans pour autant savoir le situer sur la carte musicale - crooneur, folkeux, coutry-plouc, rockeur ? - j’ai pris le disque pour faire le nombre (je m’évertuais alors à emprunter les 15 disques auxquels j’avais droit - c’était avant les confinements et les tracasseries qui vont avec) et parce qu’il était sur le présentoir des recommandations. Je pensais détester ce truc pour croulants américains...

Je l’ai écouté, ce 12 Songs. C’était idiot de l’emprunter en pensant le détester, ce l’eut été encore davantage de l’emprunter sans l’écouter. Et ça m’a plu. Je l’ai réécouté plusieurs fois durant les 3 semaines que durent les emprunts. Toujours avec le même plaisir. Je l’ai donc ajouté à ma liste de futurs achats.
Puis le temps a passé. J’avais d’autres achats plus urgents. Et avec le temps qui passe, mes a priori ont repris le dessus. Je me suis méfié du disque. Me demandant pourquoi j’avais mis ce truc pour vieux Ricains sur ma liste d’achats futurs. Parce qu’une des chansons me rappelle assez clairement une chanson d’Oasis ? La belle affaire... et puis quelle chanson d’Oasis c’était déjà ? The Importance of Being Idle, non ? Boh... c’est elle-même déjà un plagiat...

Finalement, je l’ai acheté. Pour vérifier. À bas prix - black friday sur Rakuten - pour ne pas prendre trop de risques. Reçu aujourd’hui. C’est la version 12 titres uniquement - je n’étais pas certain de la version commandée. J’ai hésité une heure ou deux ou trois (le temps de ma sieste en fait, je suis complètement claqué en ce moment) avant de le passer.
C’est un peu poussif sur les deux trois premiers morceaux, le temps de rentrer dans l’ambiance. Puis ça monte. De mieux en mieux. Du folk qui n’a pas peur de ne pas paraître trop rugueux et de se variétocher sans pour autant perdre son âme. De se mêler à d’autres styles. Certains morceaux évoqueraient presque Van Morrison - peut-on faire plus beau compliment ? - qui n’a jamais rien à voir avec la variétoche...

12 Songs n’est pas un disque pour vieux. Certainement pas. C’est un disque pour les jeunes (ou presque) qui aiment les trucs pour vieux. Présent ! Quant à la chanson d’Oasis, ce n’était pas The Importance of Being Idle, c’était Lyla... ce qui est pire... mais la chanson de Neil Diamond, Delirious Love est bien bien meilleure.

12 Songs
Neil Diamond
Sony BMG 2005

01 - Oh Mary
02 - Hell Yeah
03 - Captain of a Shipwreck
04  - Evermore
05 - Save me a Saturday Night
06 - Delirious Love
07 - I’m on to You
08 - What’s it Gonna Be
09 - Man of God
10 - Create Me
11 - Face Me
12 - We

lundi 14 décembre 2020

0594 - We Love You


La photo de couverture est laide - tout le monde sera d’accord là-dessus. Le concert n’est pas complet - il manque 4 morceaux (Glass Theme, The Crying Tree of Mercury, Age of Innocence et Glass and the Ghost Children). La setlist du concert privilégiait le côté métal / bourrin des Citrouilles, les quatre chansons écartées n’auraient pas vraiment rééquilibré la balance. Les interprétations elles-aussi font la part belle aux guitares un peu lourdes et sont parfois plombées par les délires de Billy Corgan qui, au milieu de certaines chansons, se lance dans des discours vaguement mystiques, plus ou moins improvisés. Tout semble réuni pour que We Love You soit un bootleg pour lequel on regrette d’avoir lâché 30 euros (chez Fun House, boutique déjà évoquée sur ce blog)... Mais... car il y a un mais... et même plusieurs.

Premièrement, c’est un concert du 7 janvier 2000, le premier de la dernière année d’existence des Pumpkins - ce pourrait être historique si quelqu’un (à part moi) en avait encore quelque chose à faire, des Smashing...
Ensuite, ce bootleg propose trois morceaux extraits de Machina / The Machines of God interprétés live près de deux mois avant la sortie de l’album... ainsi qu’un titre (instrumental) toujours inédit à ce jour (Pale Scales) et deux reprises (Rock On et We Love You - il n’existe pas de version studio de cette seconde) - quant aux quatre morceaux écartés précédemment évoqués, ils étaient tous des extraits de Machina ou de Machina II : que de regrets... temps béni d’avant le haut-débit quand les groupes ne rechignaient pas à jouer leurs morceaux en concert avant leur sortie officielle de crainte qu’ensuite personne n’achète leurs disques...
Enfin (et surtout), quel son... quel p****n de son... écouteurs à plein volume, je m’en suis rendu sourd... son plus qu’excellent : j’avais l’impression d’être sur scène... je ne suis pas sûr qu’il existe beaucoup d’albums live, même officiels avec un tel son... un Ava Adore avec un tel son, même un peu bourrin, ça vaut toutes les photos laides et tous les 30 euros du monde...

We Love You
The Smashing Pumpkins
???? 2000

01 - Pale Scales
02 - The Everlasting Gaze
03 - Heavy Metal Machine
04 - Tonight Tonight
05 - Ava Adore
06 - I am One
07 - Rock On
08 - Zero 
09 - I of the Mourning
10 - 1979
11 - X.Y.U.
12 - We Love You

dimanche 13 décembre 2020

0593 - Incense & Peppermints


En rentrant des courses, pendant que je préparais les pâtes carbo (-nara pas -nisées), j’ai mis Seven Easy Pieces de The Detroit Cobras sur la platine. Puis j’ai mis Incense & Peppermints de Strawberry Alarm Clock. Un disque que je sors régulièrement quand je veux prendre au hasard un disque je n'écoute pas souvent - je sais, c'est contradictoire. Juste deux chansons. Il était temps ensuite de passer à table. Nous ne passons jamais de musique pendant que nous mangeons.
Après le repas, sieste. Nécessaire, j’avais préparé trop de pâtes... puis j’ai peint Menu du Jour (lien en fonctionnement cette après-midi à 17h17) et achevé Expérience CD#11 (lien en fonctionnement demain, toujours à 17h17). J’ai regardé ensuite la dernière frame de la demi-finale de Ronnie à l’Open d’Écosse - la finale pourrait bien l’opposer, demain à Selby). Enfin, j’ai relancé Incense & Peppermints et l’ai écouté cette fois en entier, du début à la fin - ce qui représente moins d’une demie-heure : la plus longue des 10 chansons atteint 3 minutes et 2 secondes.

Seulement voilà, aussi étrange que cela puisse sonner, Incense & Peppermints de Strawberry Alarm Clock n’est pas vraiment Incense & Peppermints de Strawberry Alarm Clock. Je connaissais le groupe Strawberry Alarm Clock de réputation (celle de très bons seconds couteaux du psychédélisme américain, derrière les inaccessibles Love ou Jefferson Airplane) et notamment leur premier album Incense & Peppermints. Un nom et un titre d’album que j’ai gardé en tête un bon moment. Seulement le Incense & Peppermints que j’ai acheté il y a plus de dix ans dans un bac à soldes de la FNAC, n’est pas ce premier album mais une compilation homonyme du groupe. Qui contient trois ou quatre titres dudit album et six titres issus du reste de leur discographie, essentiellement des singles.
Dans ces conditions, on peut s’étonner de la cohérence affichée par ce disque. Cohérence assurée par la durée des morceaux et par des arrangements qui sonnent un peu comme le catalogue du petit psyché de l’année 67 : guitares qui tournent, orgue qui sautille, irruption d’instruments étranges, harmonies vocales, textes absurdes (ça veut dire quoi Strawberries mean Love ?). Je suis curieux de savoir si le vrai album Incense & Peppermints est aussi linéaire ou s’il est plus foutraque que ça... mais pour ça, faudrait le trouver, ce disque... et donc le chercher.

Incense & Peppermints
Strawberry Alarm Clock
MCA 1990

01 - Incense & Peppermints
02 - Rainy Day Mushroom Pillow
03 - Birds in my Tree
04 - Sit with the Guru
05 - Tomorrow
06 - Barefoot in Baltimore
07 - Good Morning Starshine
08 - Bird Man of Alkatrash
09 - Strawberries mean Love
10 - Starting out the Day

samedi 12 décembre 2020

0592 - Pierrot Lunaire / Lied der Waldtaube / Erwartung


Sprechgesang, vous avez dit Sprechgesang ? Ou l'art d'enchaîner les billets sur des disques qui n'ont pourtant rien à voir entre eux... c'est du boulot (d’anticipation notamment) de telles transitions... vous vous rendez pas compte.

Le Sprechgesang, une façon de mélanger la récitation (Sprech) et le chant (Gesang) propres à certaines œuvres de la seconde école viennoise et à leurs héritiers. Un demi-chant particulièrement articulé ou une récitation particulièrement outrée - selon les points de vue. Pierrot Lunaire, œuvre phare, chef d’œuvre, monument totem d’Arnold Schoenberg est l’exemple le plus représentatif du Sprechgesang.

Je ne saurai jamais si j’aime vraiment Pierrot Lunaire. J’avais en effet décidé que j’aimerais Pierrot Lunaire avant même d’en avoir entendu une seule note, une seule syllabe. Je ne me souviens plus d’où j’avais entendu parler de l’œuvre avant de l’écouter mais la description tenait de la formule magique. Envoûtement.
À quel point cet a priori positif a pu jouer dans mon amour de Pierrot Lunaire, je ne peux le dire. L’aurais-je aimé si on me l’avait fait écouté sans préambule, sans préliminaires, je ne sais. Arrangements étranges (flûte, piano, clarinette, violon et violoncelle, voilà un accompagnement bien inhabituel) pour une partition qui l’est encore plus (on cherchera en vain un bout de thème ou de mélodie) autour d’un texte franchement pas terrible (Der Wein den man mit Augen trinkt giesst nachts der Mond in Wogen nieder soit grosso modo : Le vin que l’on boit avec les yeux coule de la lune par vagues la nuit - poésie aux métaphores bien trop forcées pour être honnêtes) : tout était fait pour déplaire. Pour me déplaire. Et pourtant elle tourne ça fonctionne... admirablement.

Bon, après, il faut bien l’avouer, je n’écoute pas Pierrot Lunaire tous les jours. Déjà parce que ce n’est pas le genre d’œuvres qu’on sifflote en allant ou en rentrant du boulot (éh oh éh oh)... et aussi parce que Natacha n’a pas bénéficié d’un a priori aussi positif... j’ai senti une petite souffrance de sa part les rares fois où je lui ai passé le disque... je lui épargne certaines choses.

Pierrot Lunaire / Lied der Waldtaube / Erwartung
Arnold Schoenberg - Pierre Boulez
Sony Classical 1978/82 - 1993

01-08 - Erwartung, op. 17
09-29 - Pierrot Lunaire, op. 21
30 - Lied der Waldtaube

vendredi 11 décembre 2020

0591 - Days of Pearly Spencer


Quand on me demande si j’écoute la radio, je réponds « rarement et en voiture seulement... FIP ». Il fut un temps où en voiture (alors de location), nous écoutions beaucoup Nostalgie. Étrange station de radio capable d’enchaîner les pires horreurs de la chanson française (la tribu des Michel : Berger, Fugain, Polnareff, Brant, Dassin, Balavoine...) avec des morceaux anglophones ultra-cools des années 60 et 70.

Parmi ces derniers, l’excellente Days of Pearly Spencer, seul véritable tube (de l'année 1967, décidément bénie) de feu le Nord-Irlandais (qui se considérait comme Irlandais et était partisan de la réunification de l’île - un gars bien, donc) David McWilliams. Couplets parlés-chantés (c’est pas du Sprechgesang non plus, ne craignez rien), refrain scandé introduit pas un martèlement furieux de batterie et un déluge de cordes enjouées... et un style, une classe comme on n’en fait plus depuis au moins quarante ans...

Ma réédition (pochette assez laide - que veut dire Dance For Ever, sans blague ?) datant des années 80 du 45 tours de Days of Pearly Spencer est un des premiers disques - on pourrait même dire le premier, il faisait partie du premier lot - que j’ai achetés lorsque j’ai découvert la boutique Décibul.

Et depuis, je n’ai plus besoin de me farcir du Michel Montagné ou du Michèle Gall pour écouter cet excellent morceau qui me donne la nostalgie d’une époque... que je n’ai pas connue.

Days of Pearly Spencer
David McWilliams
Pathé Marconi 1967 / 1983

A - Days of Pearly Spencer
B - Harlem Lady

jeudi 10 décembre 2020

0590 - 21 Ungarische Tänze


Enfin... depuis le temps qu’on en parle de ces 21 Danses Hongroises (21 Ungarische Tänze auf Deutsch) de Brahms... enfin, une édition complète de bonne qualité sonore... Par Claudio Abbado. Puisqu’il semble, d’après mes rapides recherches, que Karajan n’a pas enregistré l’ensemble complet. Enfin, je les ai commandées, ces 21 Danses Hongroises, chez le même disquaire bordelais que le Polnatruc (toujours pas écouté puisque, pour l’instant personne ne s’est dévoué pour venir s’occuper de ‘tite Souris - vous avez tort, elle est très câline), pour à peine plus cher, c’est à dire pas grand chose... enfin.

Enfin, un peu d’ampleur, de chaleur dans le son, de conviction dans l’interprétation...

... c’est un peu kitsch, non ?

21 Ungarische Tänze
Johannes Brahms - Claudio Abbado - Wiener Philharmoniker
Deutsche Grammophon 1982

01 - Allegro Molto
02 - Allegro non assai - Vivace
03 - Allegretto
04 - Poco sostenuto - Vivace
05 - Allegro - Vivace
06 - Vivace
07 - Allegretto - Vivo
08 - Presto
09 - Allegro ma non Troppo
10 - Presto
11 - Poco Andante
12 - Presto
13 - Andantino grazioso - Vivace
14 - Un poco Andante
15 - Allegretto Grazioso
16 - Con Moto
17 - Andantino - Vivace
18 - Molto Vivace
19 - Allegretto
20 - Poco Allegretto - Vivace
21 - Vivace

mercredi 9 décembre 2020

0589 - A Tribute to Polnareff


Je déteste Polnareff. Et Natacha encore plus. Pardon, c’est mal formulé, je ne voulais pas dire que je déteste Natacha plus que je ne déteste Polnareff. Je voulais dire que Natacha déteste Polnareff plus encore que je ne le déteste, le Polnareff. Étrange idée du coup de commander ce A Tribute to Polnareff d’occasion, même pour 3 euros.

J’avais lancé une recherche sur Rakuten : Nick Cave. Voir ce que je pourrais trouver comme bonnes affaires ou comme raretés du fou furieux (un peu, quand même) australien. Ce disque est sorti dans la (longue) liste. Stupéfaction. Incompréhension. Consultation de la liste des plages... Effectivement, Nick Cave est de la partie. Il chante Goodbye Marylou. Oui, oui, Gooooooodbyyyyye Maaarylououououououou... par Nick Cave... Comment résister à ce qui s’annonce comme une apocalypse sonore ? Je ne peux pas résister. Je veux entendre ça. Je veux posséder ça - YouTube ne suffit pas (presque un titre d’un James Bond).
Et pour que le « plaisir » soit partagé, en première plage, on trouve Le Roi des Fourmis (je ne vois même pas de quelle chanson il s’agit...) par Pulp, l’un des groupes préférés de Natacha.

Double crise cardiaque (une pour chacun d’entre nous) à prévoir... j’espère que quelqu’un se dévouera pour s’occuper de Souris. Je vous laisse un peu de temps pour vous organiser. J’ai reçu le disque hier, 7 décembre mais n’ai pas eu le temps d’y jeter une oreille et ne compte certainement pas l’écouter aujourd’hui (du Polnareff un 8 décembre, ce serait sacrilège)... et je travaille ce matin, au moment où vous lisez ces lignes. Ce soir, quelqu’un peut venir voir ? 52 g de croquettes par jour et elle aime la soupe de courgettes.

A Tribute to Polnareff
XIIIBis Records 1999

01 - Le Roi des Fourmis (Pulp)
02 - Holidays (Bertrand Burgalat)
03 - La Poupée qui fait Non (Saint Étienne)
04 - Fame à la Mode (Blaine Reininger)
05 - Dans la Rue (Nouvelle Génération de la République Démocratique du Congo)
06 - Le Bal de Laze (Louis Philippe)
07 - Sous Quelle Étoile suis-je Né ? (Steven Brown)
08 - Lettre à France (Spookie)
09 - Goodbye Marylou (Nick Cave)
10 - Love me, Please Love Me (The Residents)
11 - La Mouche (Gentle People)
12 - Jour Après Jour (Peter Hamill)
13 - Le Désert n’est plus en Afrique (Simon Warner)
14 - Tam Tam (Neppu Tokyo Salon)
15 - Sous Quelle Étoile suis-je Né ? (Daphne Kaye)
16 - Je suis un Homme (Bill Pritchard)
17 - Âme Câline (Marc Almond)
18 - Le Bal des Laze (Pascal Comelade)
19 - Tout tout pour ma Chérie (Pizzicato Five)

mardi 8 décembre 2020

0588 - Lennon Legend


Je ne pouvais pas ne pas évoquer John Lennon aujourd’hui.

Je me souviens distinctement d’une de mes premières écoutes d’une compilation de Lennon. Ce jour-là, j’avais une douzaine d’années, peut-être un peu plus, mes parents n’étaient pas là - je ne sais plus où était mon frère - j’étais seul dans le salon, étrangement assis sous la table, pendant que Imagine passait. J’étais déjà ému et d’un coup m’est venu à l’esprit que Lennon avait été assassiné. Et j’ai fondu en larmes (je suis proche de pleurer aujourd’hui encore en écrivant ceci), je ne pouvais pas m’arrêter. Je ne pouvais pas comprendre qu’on puisse vouloir tuer cet homme. Aujourd’hui encore, ça me semble le pire des crimes - ce qui ne signifie pas que je suis pour le maintien en détention de Mark Chapman...

Cette compilation était celle de mes parents. Je ne sais plus son titre. La sélection des titres est à peine différente de celle de Lennon Legend, compilation qui appartenait à Natacha avant même que nous soyons ensemble, l’ordre des plages en revanche est très bouleversé - je préférais l’ordre de la compilation de ma jeunesse...
Il ne faut pas se voiler la face, la carrière solo de Lennon ne vaut en rien sa carrière avec les Beatles. Il n’y a ni Strawberry Fields Forever ni A Day in the Life, encore moins de I am the Walrus à l’horizon... certains morceaux sont même assez indignes (Power to the People, Whatever Gets You thru the Night)...  mais il y a sur cette compilation la plus belle chanson d’amour du monde (hier, pour Les Mots Bleus, je parlais de plus belle chanson francophone) : Love (Love is You / You and Me / Love is Knowing / We can Be). Et une candidate au top 10 : Jealous Guy (I was feeling insecure / You might not love me anymore).

Le disque passe pendant que j’écris ceci. Et les larmes coulent. Il faut que je me reprenne, j’ai un cours à donner cette après-midi.

Lennon Legend
John Lennon
EMI 1997

01 - Imagine
02 - Instant Karma !
03 - Mother (single edit)
04 - Jealous Guy
05 - Power to the People
06 - Cold Turkey
07 - Love
08 - Mind Games
09 - Whatever Gets You Thru the Night
10 - #9 Dream 
11 - Stand by Me
12 - (Just Like) Starting Over
13 - Woman
14 - Beautiful Boy (Darling Boy)
15 - Watching the Wheels
16 - Nobody Told Me
17 - Borrowed Time
18 - Working Class Hero
19 - Happy Xmas (War is Over)
20 - Give Peace a Chance

lundi 7 décembre 2020

0587 - Christophe


Depuis hier, vous vous demandez quel disque Natacha a bien pu dénicher dans les rayonnages de la FNAC. Sauf Natacha elle-même qui ne se pose pas la question puisqu’elle sait bien ce qu’elle a trouvé. Bon, le suspense désormais est quelque peu éventé, la réponse est dans le titre : Christophe.

J’ai cherché pendant des années un bon best-of de Christophe. Au moins depuis que nous l’avons vu en concert gratuit sur la place de la Libération à Dijon, peut-être avant déjà. Un concert fascinant, où Christophe enchaînait tubes et morceaux expérimentaux déconcertants à bases de claviers et de textes délivrés du bout des lèvres. Des années où je n’ai trouvé que des compilations sur lesquelles il manquait systématiquement un titre qui me semblait important ou un autre - je ne les ai pas achetées. Et un enregistrement en concert, en solo, pour combler le vide.
Il a donc fallu attendre la disparition, en début d’année, de Christophe pour que soit publié une compilation qui me convienne, sobrement intitulée Christophe. Aline et Les Marionnettes rappelleront à tous que les années 60 étaient une époque bénie où le son était magique, les arrangements d’une beauté et d’une efficacité sidérantes. Puis viennent Les Mots Bleus. À mon humble avis (mais j’ai raison : j’ai meilleur goût que vous) la plus belle chanson de langue française. La. Pas une des. La. Le texte, signé JMJ, si beau si simple. Les claviers atmosphériques. La basse, véritable pulsation cardiaque. L’interprétation, hésitante, fragile. Tout y est parfait.
Après Les Mots Bleus, tout paraît forcément un peu superflu, certains morceaux (l’horrible Succès Fou) plus que d’autres (à chaque écoute, j’aime Señorita un peu plus), il est vrai. Je ne connaissais que la moitié environ des chansons de Christophe. Il me reste donc matière à apprivoiser. Et je regrette presque que nous n’ayons pas pris la version 2 CD pour avoir un aperçu plus large de l’univers musical post-80’s de Christophe (résumé sur ce disque au seul Tourne-Cœur).

Sur le sampler sujet du billet d’hier aussi il y a un morceau de Christophe. Du coup, je l’ai écouté ce sampler. Étonnamment, je l’ai trouvé plutôt agréable. Au moins sur les sept premiers morceaux. Pas tous passionnants (l’extrait du Soldat Rose est presque aussi gnangnan qu’attendu) pas inécoutable non plus, loin de là. Enfin jusqu’au huitième morceau, atroce. Et le dernier, celui de Gold... aussi Gold que je le craignais.

Christophe
Christophe
Francis Dreyfus / BMG 2020

01 - Aline
02 - Les Marionnettes
03 - Les Mots Bleus
04 - Les Paradis Perdus
05 - La Dolce Vita
06 - Daisy
07 - Succès Fou
08 - Señorita
09 - La Mélodie
10 - Ne Raccroche Pas
11 - Petite Fille du Soleil
12 - Goodbye je Reviendrai
13 - Un peu Menteur
14 - Le Tourne-Cœur 
15 - Le Dernier des Bevilacqua