dimanche 31 janvier 2021

0642 - It’s Alive


J’ai acheté pas mal de disques en me fiant uniquement à leur réputation (ou à la réputation du groupe) sans en avoir entendu une note auparavant, lors de soldes à la FNAC ou chez Virgin. Souvent pour le meilleur - Marquee Moon de Television est le premier exemple qui me vient en tête - parfois pour le pire... Dans cette seconde catégorie, il y a évidemment l’inécoutable Capitaine Coeur de Bœuf... et les pénibles Ramones.

Pour les Ramones, je savais à peu près à quoi m’attendre. Rock crétin, chanson sur deux accords sans intro ni solo ni outro, musiciens ne sachant ni jouer ni chanter, punk arty new-yorkais. Ça s’annonçait plutôt marrant. Surtout en live - It’s Alive est un enregistrement en concert.
Sauf que je n’ai pas trouvé la blague particulièrement drôle. Ça tombe à plat. Une minute trente à répéter le titre de la chanson sur deux accords barrés, ça peut être amusant de temps en temps. Sur 28 titres (oui, 28, sur un seul CD, la plupart des « chansons » restent sous la barre des deux minutes), c’est franchement usant...

Allez, si je dois en garder une, disons que ce serait Now I wanna Sniff some Glue - tant qu’à choisir, autant prendre le titre le plus drôle... et pour m’amuser vraiment avec les Ramones, je retourne écouter la version de Sheena is a Punk Rocker par les Vulcanos.

It’s Alive
Ramones
Sire 1978 / WEA 1990

01 - Rockaway Beach
02 - Teenage Lobotomy
03 - Blitzkrieg Bop
04 - I wanna be Well 
05 - Glad to see you Go
06 - Gimme Gimme Shock Treatment
07 - You’re tonna Kill that Girl
08 - I don’t Care
09 - Sheena is a Punk Rocker
10 - Havana Affair
11 - Commando
12 - Here Today, Gone Tomorrow
13 - Surfin’ Bird
14 - Cretin Hop
15 - Listen to my Heart
16 - California Sun
17 - I don’t wanna Walk Around with You
18 - Pinhead
19 - Do you wanna Dance ?
20 - Chainsaw
21 - Today your Love, Tomorrow the World
22 - I wanna be a Good Boy
23 - Judy is a Punk
24 - Suzy is a Headbanger
25 - Let’s Dance
26 - Oh oh I Love her So
27 - Now I wanna Sniff Some Glue
28 - We’re a Happy Family

samedi 30 janvier 2021

0641 - Brahms - Ballades, Op. 10, Rhapsodies Op. 79


Je n’avais jamais envisagé le fait que je puisse aimer Brahms. J’ai déjà dit, plusieurs fois, apprécier ses Danses Hongroises tout en me rendant bien compte qu’on approche, dans ces courtes compositions, d’un sommet du kitsch (ok, n’exagérons rien ce ne sont pas non plus les affreuses valses de Chostakovitch, compositeur que j’admire énormément par ailleurs). C’est même ces Danses Hongroises qui m’ont longtemps retenu d’aller voir plus loin ce qui se passait du côté de chez Brahms.

Puis il y eut le livre de Leo Perutz (quelqu’un a-t-il eu le curiosité d’y jeter un œil ?) et les trios de Brahms...
Et maintenant les Ballades et Rhapsodies par Glenn Gould. C’est Natacha, dimanche après-midi, qui a voulu aller faire un petit tour pour digérer le copieux repas et qui a proposé qu’on se rende au Facteur Cheval. Elle y a repéré une armoire qui lui plaisait - mais qu’en ferait-on, honnêtement ? - pendant que je fouillais les bacs à vinyles. D’où j’ai extrait, donc, ce disque de Glenn Gould interprétant Brahms.
J’ai hésité. Pas longtemps. Quelques secondes seulement. Par superstition, le souvenir d’un Glenn Gould défectueux acheté au même endroit. Par mépris un peu aussi - je ne peux m’empêcher de sourire ironiquement devant les vinyles dont un bandeau, comme c’est le cas ici, annonce fièrement qu’ils ont bénéficié d’un enregistrement digital.

C’est un superbe disque. Glenn Gould y façonne un nouvel éloge de la lenteur tant son interprétation des Ballades paraît plusieurs fois proche de s’immobiliser complètement. Les accélérations de rythme et les passages plus intenses sont délivrés sans à-coups, naissent naturellement, sans douleur de cette lenteur. Je les ai encore écoutées hier (jeudi) soir et ce (vendredi) matin - c’était autour de minuit - dans le silence de la nuit. C’était sublime. J’ai même peint un petit gouâchis pendant que la Ballade No. 3 passait. Pour ne pas trahir la résolution prise sur ce blog avant-hier, j’ai donné à ce gouâchis le titre de Ballades de Brahms.

Ballades de Brahms

Et je peux affirmer désormais que, oui, Françoise, j’aime Brahms.

Brahms - Ballades, Op. 10, Rhapsodies Op. 79
Glenn Gould, Johannes Brahms
CBS 1983

A1 - Ballade in D Minor, Op. 10, No. 1
A2 - Ballade in D Major, Op. 10, No. 2
A3 - Ballade in B Major, Op. 10, No. 3
B1 - Ballade in B Minor, Op. 10, No. 4
B2 - Rhapsody in B Minor, Op. 79, No. 1
B3 - Rhapsody in G Minor, Op. 79, No. 2

vendredi 29 janvier 2021

0640 - A Whiter Shade of Pale


Le débat ressurgit régulièrement entre Natacha et moi. Quel est le plus meilleur slow : A Whiter Shade of Pale ou Nights in White Satin ? Je suis plutôt partisan de la seconde, Natacha clairement de la première.

Et c’est vrai que A Whiter Shade of Pale a beaucoup d’arguments pour elle. Voix chaude, profonde. Texte qui sonne excellemment bien (I was feeling kind of seasick est un vers, tel qu’il est chanté, que j’adore). Et puis cet orgue fabuleux... c’est quelque chose qu’il faudra qu’on s’achète un jour, si on a l’argent, un orgue Hammond.

En fait, le problème avec A Whiter Shade of Pale est le même qu’avec Nights in White Satin : la pochette est laide et les membres du groupe ont l’air de geeks perdus dans l’univers des hippies. Ça fait donc deux chansons dont il faut que je me trouve un disque d’une plus belle édition.

Quant à savoir laquelle des deux chansons est la plus belle, peu importe puisque les deux existent... disons égalité... et que le bonheur n’en est que doublé d’écouter l’une à la suite de l’autre.

A Whiter Shade of Pale
Procol Harum
Dream 1967

A - A Whiter Shade of Pale
B - Lime Street Blues

jeudi 28 janvier 2021

0639 - Parachutes


J’ai décidé de m’inspirer de copier Natacha... Elle donne à chacune des photos qu’elle publie sur Instagram (petite digression : abonnez-vous à son compte, elle attend avec impatience d’atteindre les 500 followers - il y a une (belle) récompense à la clef) et à chacune des galeries de son site un titre emprunté à une chanson - soit le titre de la chanson directement, soit un extrait des paroles. Je ferai désormais de même pour toute ma production graphique, dessins ou peintures - sauf pour d’éventuelles suites à mes séries suprématistes - et ce, jusqu’à ce que je change d’avis...

J’ai ainsi donné à la petite huile (réalisée ce week-end et présentée hier sur Archives) représentant deux personnages visiblement en terrain hostile se serrant l’un contre l’autre le titre de Everything’s not Lost (Tout n’est pas perdu en français francophone) emprunté à Coldplay, chanson extraite de leur premier album Parachutes.

Il faut se rappeler qu’avant de chanter avec Rihanna et Stromae (aka beurk et rebeurk) des chansons fades, niaises et artificielles, Coldplay fut un bon groupe. Leur premier album privilégiait les ambiances semi-acoustiques et les chansons simples et nostalgiques. Yellow fut un mini-tube. Trouble aussi. Don’t Panic et surtout Shiver auraient mérité d’en devenir également. L’album est certes un peu linéaire et reflétait les limites d’alors du groupe (le batteur n’avait jamais touché de baguettes avant de rejoindre le groupe, trois ou quatre ans avant l’enregistrement de l’album) mais avait un grand mérite : celui de l’honnêteté. Une qualité que Coldplay a perdu en route...

Parachutes
Coldplay
Parlophone 2000

01 - Don’t Panic
02 - Shiver
03 - Spies
04 - Sparks
05 - Yellow
06 - Trouble 
07 - Parachutes
08 - High Speed
09 - We never Changed
10 - Everything’s not Lost 

mercredi 27 janvier 2021

0638 - Disco 2000


La meilleure preuve que Natacha n’est pas collectionneuse de disques n’est pas le nombre (assez faible) qu’elle en achète. Non, c’est l’état de ses disques...

Il n’y a qu’à voir la pochette (cartonnée) de son exemplaire du single Disco 2000 de Pulp - sûrement l’une de ses chansons préférées - tellement gondolée qu’elle ne peut plus accueillir le disque en son sein (le disque et sa pochette sont conservés dans un boîtier plastique) et avec son nom écrit au dos, au stylo bille noir, pour s’en convaincre : Natacha n’accorde pas une grande importance à l’objet disque.

Elle aura beau dire qu’il n’y a que ce disque qui est dans cet état et que c’est un accident, un verre renversé lors d’une boum (écrit-on boom ?) qui a mis la pochette dans cet état et que c’est également pour cette raison, pouvoir l’amener en boom (écrit-on boum ?) sans le perdre qu’elle avait écrit son nom dessus, sa défense ne tiendra pas... en effet, un collectionneur n’emmène jamais ses disques en soirée... pas plus qu’il  ne les prête... et si un accident arrive, il rachète.

Pour changer un peu de sujet... c’est toujours marrant ces éditions françaises de single avec une estampille dans le coin gauche « CD 2 Titres »... même quand il y a plus de 2 morceaux... en même temps, dans le cas présent, il n’y a qu’un titre... et trois mixes alternatifs ou remixes... je ne sais plus si je les ai déjà entendus, ces remixes... Natacha me les passera demain en protestant contre le fait que j’ai écrit un billet entier sur elle...
Je t’aime ma chérie... mais prends soin de mes disques, s’il te plaît.

Disco 2000
Pulp
Island Records 1995

01 - Disco 2000
02 - Disco 2000 (7’’ Mix)
03 - Disco 2000 (Motiv 8 Discoïd Mix)
04 - Disco 2000 (Motiv 8 Gump Dub)

mardi 26 janvier 2021

0637 - Young Again


C’était il y a quelques semaines. Natacha a tenté de me faire une Courtney Barnett avec The Shining. Je passais True Skies, l’unique album du groupe, et Natacha, sur le premier morceau, m’a demandé, faussement innocente si ça ne ressemblait pas un peu à The Music...
Vous ne connaissez pas The Music ? Considérez-vous comme chanceux.

Ça a failli marcher. Elle a failli me vexer. Parce que, moi, j’aime bien True Skies de The Shining. Du coup, une fois que j’ai surmonté l’affront, je me suis dit que j’allais compléter ma collection (bon, ok j’en ai qu’un) de singles de The Shining. Pur esprit de contradiction.
Young Again faisait ainsi partie de ma commande polonaise arrivée la semaine dernière. Les faces B ne sont honnêtement pas terribles à la première écoute. Waterfalls semble bien banale et Headspin est un instrumental un peu irritant mais qui mérite une seconde chance. Il y a une vidéo aussi (les fameux enhanced CD...) mais je ne suis pas sûr que le lecteur de DVD soit capable de lire le format dans lequel la vidéo est encodée.

Young Again
The Shining
Zuma 2002

01 - Young Again
02 - Waterfalls
03 - Headspin
04 - Young Again (video)

lundi 25 janvier 2021

0636 - I Think I’m in Love


Il me restait quelques points de fidélité sur Rakuten. Pas grand chose. Juste de quoi m’acheter un single d’occasion. J’avais plusieurs options. J’ai vite choisi Spiritualized. À cause du billet sur Electricity, il y a quelques jours, dans lequel je disais regretter de ne pas posséder tous les singles du groupe.

J’ai choisi le single I Think I’m in Love. Premièrement parce qu’il était disponible - c’est déjà une bonne raison. Deuxièmement parce qu’aucun des deux remixes proposés en face B n’appartiennent à la tracklist des Complete Works (compilation de faces B et morceaux rares de Spiritualized). Bon après, ce sont des remixes... par les Chemical Brothers... soit les beats et bips et autres sons électroniques que le duo de DJ utilisent pour chacun (sans exception) de leurs morceaux, accompagnés de quelques bouts de mélodies tirées de la chanson originale.
Quant à l’édition radio de I Think I’m in Love, elle était compilée sur Complete Works. Pour le coup, la chanson est métamorphosée... ou plutôt amputée... de plusieurs membres. En effet, des quelques huit minutes et dix secondes du morceau original, il ne reste pas quatre minutes... et après, on me demande pourquoi je n’écoute pas la radio...

En résumé : un bon achat de pur collectionneur - sans intérêt autre que l’objet. En plus, la pochette est un peu jaunie (uniformément heureusement, ça ne se voit pas trop).

I Think I’m in Love
Spiritualized
Arista 1998

01 - I Think I’m in Love
02 - I Think I’m in Love (Chemical Brothers Vocal Remix)
03 - I Think I’m in Love (Chemical Brothers Instrumental)

dimanche 24 janvier 2021

0635 - Try, Try, Try


Puisque j’évoquais très humblement Vasily Kafanov hier, poursuivons aujourd’hui avec un des disques des Smashing Pumpkins qu’il a illustrés : un CD promotionnel du single Try, Try, Try. La chanson Try, Try, Try était le morceau ouvertement - quoique je doute que Billy Corgan eut aimé qu’on parle de Try, Try, Try ainsi - pop, le morceau le plus commercial de Machina / The Machines of God, album plutôt musclé aux guitares épaisses et métalliques.

Je ne me souviens plus du tout où j’ai pu trouver ce CD promo. Quant à savoir pourquoi j’ai acheté ce disque dans sa pochette cartonnée alors que la couverture est exactement la même que celle du single et que la tracklist ne propose comme originalité que l’édition radio de Try, Try, Try - soit la chanson avec une intro et une outro très (très) légèrement remaniées pour effacer les liaisons avec la chanson qui précède et celle qui suit Try, Try, Try sur l’album (autrement dit : une version sans intérêt) - je crois que, depuis le temps, vous avez la réponse : il me le fallait absolument.

Try, Try, Try
The Smashing Pumpkins
Virgin 2000

01 - Try, Try, Try (radio edit)
02 - Try, Try, Try (album version)

samedi 23 janvier 2021

0634 - Grateful when you’re Dead


Nos cartes postales envoyées de Bretagne ont mis neuf jours à arriver à destination. Mes disques commandées en Pologne ont mis neuf jours également à arriver. Aucun rapport si ce n’est le délai...
Un gars qui se sépare de sa collection personnelle. Plus de 4000 disques en vente - nombre dont je suis assez jaloux, j’avoue - et qui, apparemment ne représente qu’une partie du stock du gars - très jaloux... quoique n’est ce pas un peu trop ? non, les disques, c’est comme les livres, on n’en a jamais trop. Ensemble assez éclectique pour ce que j’ai pu en juger. Dont un nombre important d’éditions japonaises - très très jaloux...

Parmi les quatre disques que je lui ai achetés, Grateful when you’re Dead de Kula Shaker. L’édition japonaise du premier single (ce qui explique peut-être qu’on retrouve le morceau-titre sur Réservoir Rock vol. III) du groupe avec lequel je vous saoule depuis un an désormais. Au programme, l’excellente Under the Hammer, que nous connaissions déjà, Dance in your Shadow et Moonshine que l’on retrouve, en Europe, en face B de Tattva et l’excellente Troubled Mind dont je suis de plus en plus fan... et une chanson qu’on ne trouve que sur les différentes éditions de Grateful when you’re Dead : Another Life - c’est bon, j’ai mon excuse musicale...

Surtout, il y avait là une pochette de disque que nous n’avions pas encore... et il nous en manque toujours un certain nombre, des pochettes de Kula Shaker...

Grateful when you’re Dead
Kula Shaker
Epic 1996

01 - Grateful when you’re Dead / Jerry was There
02 - Another Life
03 - Under the Hammer
04 - Dance in your Shadow
05 - Moonshine
06 - Troubled Mind

vendredi 22 janvier 2021

0633 - Réservoir Rock Vol. III


J’ai dit beaucoup de mal de la compilation Réservoir Rock. Je n’ai pas été beaucoup plus tendre avec le volume II. Beau joueur, je dois reconnaître qu’a priori ce volume III, qui, comme les deux autres, appartenaient à Natacha, sur le papier, est un peu mieux foutu. On échappe aux pires daubes des années 80 / 90 type Guns n’ Roses, Spin Doctors, Green Day ou FFF...
Mais pourquoi choisir aussi mal les chansons ? Pourquoi choisir Where It’s At, extrait de Odelay de Beck quand on dispose de The New Pollution ? Pourquoi choisir Grateful when you’re Dead / Jerry was There quand sur le même album (K) de Kula Shaker, il y a (par exemple) Tattva ? On aurait peut-être gagné quelques années avec des choix plus judicieux...

Réservoir Rock Vol. III
Versailles 1997

01 - People of the Sun (Rage Against the Machine)
02 - Aeroplane (Red Hot Chili Peppers)
03 - Popular (Nada Surf)
04 - Just a Girl (No Doubt)
05 - Stupid Girl (Garbage)
06 - Champagne Supernova (Oasis)
07 - Novocaine for the Soul (Eels)
08 - Hold Me, Thrill Me, Kiss Me, Kill Me (U2)
09 - Grateful when you’re Dead / Jerry was There (Kula Shaker)
10 - Where It’s At (Beck)
11 - Mach 5 (The Presidents of the USA)
12 - I am One (The Smashing Pumpkins)
13 - Bull in the Heather (Sonic Youth)
14 - Teenage Angst (Placebo)
15 - Thread (Big Soul)
16 - Trash (Suede)
17 - Scooby Snacks (Fun Lovin’ Criminals)

jeudi 21 janvier 2021

0632 - Get Ready


Ce week-end, d’un coup, allez savoir pourquoi, j’ai eu envie d’écouter Everybody’s on the Run. Oui, de Noel Gallagher... du Noel Gallagher solo. Et, vous savez quoi, ça ne m’a pas déplu - j’ai même passé l’album en entier.
Le problème, c’est que Everybody’s on the Run nous est restée dans la tête - oui, Natacha était là - toute l’après-midi, elle ressortait par bribes, par morceaux que nous chantions compulsivement. C’était drôle... un temps... puis il fallut trouver un remède... se mettre autre chose en tête.

Mon choix s’est porté naturellement, sans hésitation, sur Crystal, morceau d’ouverture de Get Ready, album de New Order. Des Mancuniens, eux aussi. Get Ready est sorti en 2001, 20 ans après la formation du groupe, sur les cendres encore chaudes de Joy Division. C’était l’album du retour : New Order n’avait rien sorti depuis 8 ans.
Retour gagnant. Les riffs de guitares sont excellents. Ceux de basses encore meilleurs. Les invités ultra-prestigieux (Bobby Gillespie de Primal Scream sur la survoltée Rock the Shack et Billy Corgan, dont il s’agissait de la première apparition discographique après la séparation des Smashing Pumpkins, sur l’excellente Turn My Way - j’adore le refrain, je chante à tue-tête que je ne veux pas être et vivre comme les autres). Les mélodies simples mais efficaces. Et, surtout, marque de fabrique du groupe, des rythmiques qui invitent à la danse. Get Ready fait bouger ! Et les fesses et les pieds !

La thérapie fut efficace. Nous n’avions plus Everybody’s on the Run dans la tête ni à la bouche. Jusqu’à ce que je fasse exprès de la chanter - je suis du genre petit con - et que tout soit à recommencer.

Get Ready
New Order
London Records 2001

01 - Crystal
02 - 60 Miles an Hour
03 - Turn my Way
04 - Vicious Streak
05 - Primitive Notion
06 - Slow Jam
07 - Rock the Shack
08 - Someone like You
09 - Close Range
10 - Run Wild

mercredi 20 janvier 2021

0631 - Odelay


Enfin, l’année 2020 est finie ! Je suis débarrassé, soulagé, libéré...
C’est un peu étrange d’écrire ceci un 19 janvier... mais c’est le temps qu’il m’a fallu pour achever 2020. Mener à terme mes travaux de l’année 2020. Et surtout (surtout !) recevoir tous mes disques commandés en 2020. Le dernier est arrivé hier midi dans ma boîte aux lettres. C’est pas trop tôt, pourrait-on dire... je l’avais commandé dans les dernières heures de 2020, le 31 décembre en début de soirée, payé uniquement en points de fidélité Rakuten.

J’avais emprunté Odelay de Beck (curieusement, Beck !, sur cet album), puisque c’est l’album dont il est question, il y a quelques temps (mois ? années ?), à la médiathèque de Versailles. Sans avoir été totalement convaincu. Et je l’ai peu à peu oublié. En grande partie du moins.
Chez Beck cependant, même dans ses albums que je trouve moins réussis, il y a toujours des morceaux phénoménaux. Sur Odelay, je voulais absolument Devil’s Haircut (il faudra aussi que je m’achète le single, il y a, en face B, des remixes... par Noel Gallagher) et The New Pollution.

À quoi ressemble Odelay ? À un vaste délire. Un peu fourre-tout. Un bordel dont on n’est pas sûr qu’il ne soit pas volontairement désorganisé - ce qui est, finalement, une forme d’organisation. Tout y passe d’un coup et se mêle : le folk, le rock, la pop, l’électronique, le jazz. C’est parfois excellent (notamment les deux morceaux cités plus haut), souvent très amusant... malheureusement aussi, il arrive que ce soit surtout fatiguant... ou que ça sonne terriblement daté (Where It’s At, également sorti en single, affiche laborieusement ses 25 ans).

Au moins, avec Odelay, 2020 s’est achevée avec une belle touche d’excentricité... ça fait du bien d’échapper à la morosité.

Odelay
Beck
Geffen 1996

01 - Devil’s Haircut
02 - Hotwax
03 - Lord Only Knows.
04 - The New Pollution
05 - Derelict 
06 - Novacane
07 - Jack-Ass
08 - Where It’s At
09 - Minus 
10 - Sissyneck
11 - Readymade
12 - High 5 (Rock the Catskills)
13 - Ramshackle
14 - Diskobox




mardi 19 janvier 2021

0630 - Be my Baby : The Very Best-of The Ronettes


Phil Spector est mort ce week-end. Producteur aussi génial que mégalomane. Fou dangereux aussi. Il est mort en prison pour meurtre... Choisir un disque pour lui rendre « hommage » n’a rien de facile : il en a produit tellement d’excellents...

Les Ronettes sont quasiment sa création. Co-auteur, producteur, arrangeur... et époux (la pauvre...) pendant quelques années de la « star » du trio, Veronica Spector née Bennett et dite Ronnie - ce qui est très moche comme diminutif.
Ce best-of porte le titre de leur plus grand succès : Be my Baby. Chanson pop parfaite, Be my Baby est parfaitement représentative des productions spectoriennes (oui, l’adjectif existe dans le milieu du rock) : mélodie facile mais pas niaise, texte ouvertement fleur bleue (For every kiss you give me, I’ll give you three), voix parfaitement enregistrées (magnifiques chœurs sur le refrain), son parfait, détails de production irrésistibles (Be my Baby n’a besoin que de 5 secondes pour convaincre l’auditeur : la batterie en ouverture est une introduction que personne ne peut oublier - et qui a été piquée à de nombreuses reprises, par les Jesus & Mary Chain par exemple)...

Ce best-of illustre aussi certaines limites des méthodes de Phil Spector : ça peut vite tourner en rond. Les meilleurs autres morceaux du best-of sont finalement des variations autour de Be my Baby, inférieures à l’originale... Phil Spector avait un côté industriel, producteur à la chaîne... un peu psychopathe aussi... il parait qu’il aimait bien sortir son revolver et le mettre sous le nez des artistes qui osaient contredire ses idées... c’est peut-être ce genre d’énergumènes qui manquent à la musique d’aujourd’hui.

Be my Baby : The Very Best-of The Ronettes
The Ronettes
Sony 2011

01 - Why Don’t they Let us Fall in Love
02 - Be my Baby
03 - Baby, I Love You
04 - (The Best Part of) Breakin’ Up
05 - So Young
06 - Do I Love You ?
07 - Walking in the Rain
08 - I Wonder
09 - When I saw You
10 - You Baby
11 - Born to be Together
12 - Is This What I Get for Loving You ?
13 - Paradise
14 - Here I Sit
15 - I With I never saw the Sunshine
16 - Everything under the Sun
17 - I can hear Music
18 - You came, you saw, you Conquered

lundi 18 janvier 2021

0629 - Isn’t Anything


Je pensais avoir déjà écrit un billet sur So Much for the City. Je m’étais donc mis hier, avant de me rendre compte que je n’avais pas encore chroniqué l’album de The Thrills, à la recherche d’une chanson dont le titre contienne le mot snow... la base de données Discogs me fournit rapidement plusieurs réponses. Et je m’en voulus de ne pas avoir pensé de moi-même à Soft as Snow (but Warm Inside), formidable morceau d’ouverture du formidable album Isn’t Anything des formidables My Bloody Valentine - oui, ça fait beaucoup de formidables, ils sont tous mérités.

Isn’t Anything est le premier véritable album de My Bloody Valentine, qui n’avait jusqu’alors sorti que des e.p., des bons (Strawberry Wine et Ecstacy, réunis plus tard sous le titre Ecstacy and Wine - on en reparlera un jour) et des bien moins bons (This is Your Bloody Valentine). C’est un album qui serait un chef d’œuvre absolu s’il ne précédait pas de trois ans un album plus impressionnant encore...
Chef d’œuvre, disais-je. Isn’t Anything en est un. Le son de My Bloody Valentine (mur infranchissable de guitares, batterie très sèche, voix éthérées) n’est pas encore arrivé à son apogée mais l’art unique de la mélodie fragile, toujours sur le fil, que l’on retrouve sur Loveless, s’exprime déjà dans sa pleine maturité.
Soft as Snow (but Warm Inside), Feed me with your Kiss, (When You Wake) You’re Still in a Dream, pour ne citer que mes trois préférés, sont des morceaux aussi éloignés que possible de l’évidence pop et qui, pourtant, restent en tête après une seule écoute. C’est ce qu’on appelle de la magie. Ou du génie. Les termes sont de toute façon synonymes, non ?

Je m’en veux aussi d’ailleurs de n’avoir pas pensé à (When You Wake) You’re Still in a Dream lors de la publication d’Albert Merle - nouvelle que l’on retrouve sur le Recueil 2020 de MLM - en juillet ou août derniers, c’eut été une première (très) bonne occasion d’évoquer Isn’t Anything...

Isn’t Anything
My Bloody Valentine
Creation 1988 / 1996

01 - Soft as Snow (but Warm Inside)
02 - Lose my Breath
03 - Cupid Come
04 - (When you Wake) You’re Still in a Dream
05 - No More Sorry
06 - All I Need
07 - Feed me with your Kiss
08 - Sueisfine
09 - Several Girls Galore
10 - You Never Should
11 - Nothing Much to Lose 
12 - I Can See It (But I Can’t Feel It)

dimanche 17 janvier 2021

0628 - So Much for the City


So Much for the City de The Thrills est mon album d’été préféré pour l’hiver. Quand j’ai lu ce matin (samedi) que les Yvelines étaient en vigilance orange neige pour la journée et que les premières chutes étaient attendues pour 10 heures, j’ai mis le disque sur la platine. C’était juste avant de passer au petit déjeuner. Mon choix pour démarrer la journée. Un choix évident.
J’aime être à contre-courant, à contre-pied, on l’aura compris. Et pour célébrer les températures négatives (et les oublier un peu, ne nous le cachons pas), j’ai élu il y a bien longtemps So Much for the City comme mon album officiel de l’entrée dans la période des grands froids. Presque depuis qu’il est entré dans ce que je ne considérais pas encore comme ma collection.
Je ne sais plus où j’ai entendu pour la première fois Santa Cruz (You’re not that Far), premier single, morceau d’ouverture et titre-phare de So Much for the City... mais il m’a fallu l’album immédiatement. C’était l’été, je pense, et j’ai écouté toute la saison ce disque qui célèbre et exhale la nostalgie de la Californie. L’été fini, je suis passé à autre chose... et ne l’ai ressorti, comme un pied de nez, qu’à l’hiver, un jour où les radiateurs faisaient office de meilleur ami. Et j’ai trouvé l’album plus beau encore. Un album qui redonne l’espoir, au coeur des gelées, de revoir la mer et la plage... Depuis, je ne l’écoute plus l’été - il y a mieux comme disque estival, il faut bien se l’avouer - seulement les jours de neige.

So Much for the City
The Thrills
Virgin 2003

01 - Santa Cruz (You’re not that Far)
02 - Big Sur
03 - Don’t Steal our Sun
04 - Deckhairs and Cigarettes
05 - One Horse Town
06 - Old Friends, New Lovers
07 - Say it ain’t So
08 - Hollywood Kids
09 - Just Travelling Through
10 - Your Love is like Las Vegas
11 - ‘Til The Time Creeps In

samedi 16 janvier 2021

0627 - Just Enough Education to Perform


Je me suis moqué à plusieurs reprises des Stereophonics sur ce blog. J’ai dit plusieurs fois à quel point certains de leurs disques étaient mauvais. Le lecteur qui me connaît aura senti un peu de rancune, d’amertume dans ce déferlement de critiques et de railleries - et encore, je me retiens. Car j’ai aimé les Stereophonics, il y a un peu plus de vingt ans. Puis, il y eut la rupture. Violente.

Cette rupture porte un titre : Just Enough Education to Perform. Un album atroce. Presque de A à Z. Je ne sauve, à la rigueur, que l’un des singles, Have a Nice Day, probablement parce que je ne l’ai pas écouté depuis fort fort longtemps.
Ce n’est pas faute d’avoir été prévenu. Et bien avant la parution du disque. Quelques semaines avant : Mr. Writer, le premier single, était nullissime. Et même plusieurs mois avant : la démo de Nice to be Out, en face B d’un des singles de l’album précédent, Performance and Cocktails, laissait deviner la saveur d’une soupe froide aux salsifis.

Pourquoi l’acheter alors ce Just Enough Education to Perform, si je le savais pourri ?
Tout ça, c’est la faute aux DNA. Les Dernières Nouvelles d’Alsace. Oui, le journal. Et de mon père. Qui jouait régulièrement aux jeux-concours du supplément culture du mercredi. Et qui a gagné une place pour le concert du trio gallois à la Laiterie... Du coup, je suis allé au concert. Et pour me préparer - je veux bien découvrir des nouveaux groupes en concert mais je déteste découvrir en concert des chansons d’un groupe que je connais déjà - j’ai acheté l’album... d’ailleurs la pochette du disque est dédicacée par les trois membres originels du groupe... ça ne la cache pas totalement... car oui, même la couverture du disque est laide.

Just Enough Education to Perform
Stereophonics
V2 Music 2001

01 - Vegas Two Times
02 - Lying in the Sun
03 - Mr. Writer
04 - Step on my Old Side Nines
05 - Have a Nice Day
06 - Nice to be Out
07 - Watch Them Fly Sunday
08 - Everyday I Think of Money
09 - Maybe
10 - Caravan Holiday
11 - Rooftop

vendredi 15 janvier 2021

0626 - Da Capo


Certains albums sont des miracles. D’autant plus précieux qu’ils semblent accidentels. Sans précédent. Ni successeur.

Da Capo, second album de Love, est un album relativement court, 7 titres (présents sur cette édition en mono et stéréo) seulement dont le dernier titre dure aussi longtemps que tout les autres réunis. C’est un album typique de la seconde moitié des sixties. Du très bon psychédélisme oscillant entre un garage proto-punk (Seven & Seven Is) et une pop qu’on ne qualifiait pas encore de baroque (Orange Skies) et toujours tenté par le long jam en dérapage contrôlé (Revelation).
Da Capo n’a en fait qu’un seul défaut. Il sortit quelques mois avant un chef d’œuvre, un disque comme je n’en connais pas vingt, peut-être pas même dix, Forever Changes (et c’est bien lui, le miracle) que j’avais acheté bien avant et en comparaison duquel il semble un peu banal. Il n’en constitue ni une répétition ni une introduction (Forever Changes n’en a nul besoin), pas même un début d’explication... seulement un très plaisant complément. Et c’est déjà beaucoup....

Da Capo
Love
Elektra 1967 / 2002

01 - Stephanie Knows Who (Mono Mix)
02 - Orange Sides (Mono Mix)
03 - ¡ Que Vida ! (Mono Mix)
04 - Seven & Seven Is (Mono Mix)
05 - The Castle (Mono Mix)
06 - She Comes in Colors (Mono Mix)
07 - Revelation (Mono Mix)
08 - Stephanie Knows Who (Stereo Mix)
09 - Orange Sides (Stereo Mix)
10 - ¡ Que Vida ! (Stereo Mix)
11 - Seven & Seven Is (Stereo Mix)
12 - The Castle (Stereo Mix)
13 - She Comes in Colors (Stereo Mix)
14 - Revelation (Stereo Mix)
15 - Seven & Seven Is (Tracking Session)

jeudi 14 janvier 2021

0625 - Everybody needs Somebody to Love


Demain soir, jeudi, ce soir, donc, nouvelles annonces du gouvernement. Reconfinement généralisé ? Couvre-feu à 18 heures tous les jours ? Avec confinement le week-end ? Refermeture des commerces non-essentiels ? En particulier la culture (on dirait du Baldur von Schirach) et tout ce qui est habillement ou coiffure

Pour ce qui est du coiffeur, j’ai pris mes précautions : rafraîchissement de la coupe pas plus tard qu’hier, mardi, avant-hier. Pour les fringues, j’espérais pouvoir tenir jusqu’aux soldes pour m’acheter des pulls... je vais peut-être avoir froid en février. Par contre, pour les disques, je n’ai toujours pas pris le temps d’aller chez Décibul faire le plein de 45 tours. Et je ne suis pas sûr d’avoir le temps ce week-end...

Je crois avoir chroniqué sur ce blog tous les disques (sauf un) que j’ai achetés chez Décibul - décompte à vérifier. Ce dernier disque est un 45 tours des Rolling Stones, Everybody needs Somebody to Love. Pressage français, édition offerte par Antar, comme le Aquarius acheté le même jour - était-ce le même jour, d’ailleurs ? j’ai un doute, d’un coup.
Pour ce qui est de la chanson, j’allais dire qu’elle ne fera pas oublier celle des Blues Brothers - sortie certes dix ans plus tard - puis j’ai écouté le disque... et n’ai pas changé d’avis. C’est poussif. Et ça n’en finit pas. La face B est un peu plus courte... On aura compris que ce n’est pas mon disque préféré des Pierres qui Roulent...

Bon, en fait, en vérifiant, il m’en reste encore quelques-uns des disques achetés chez Décibul et non encore évoqués sur ce blog.

Everybody needs Somebody to Love
The Rolling Stones
Decca 1971

A - Everybody needs Somebody to Love
B - Everybody needs Somebody to Love

mercredi 13 janvier 2021

0624 - Radiohead Revisited



Bien avant celles consacrées aux Smiths et à Polnareff (que nous n’avons pas écoutée en entier), je possédais déjà de ces compilations hommages un peu étranges où différents artistes reprennent chacun à leur manière des morceaux d’un même groupe ou d’un même chanteur. Dont une consacrée, comme son nom, Radiohead Revisited, l’indique, à Radiohead. Un sampler de 5 titres offert avec un numéro des Inrockuptibles sur lequel j’étais tombé par hasard en kiosque.

Étant donnée la réputation de Radiohead, on peut s’attendre à des reprises prises de tête ou geignardes. Je ne me souviens plus du disque. Je le réécoute en écrivant ces lignes. Comme si c’était la première fois.
No Surprises évite à peu près les deux écueils annoncés mais l’espèce de folk-soul du dénommé Shawn Lee ne parvient pas à émouvoir comme le faisait la version originale. 2 + 2 = 5 reprise par un petit orchestre à cordes ne présente que peu d’intérêt - un instrumental bête et pas très méchant. Avec Airbag, on touche enfin à l’électronique prise de tête pour faux intello en manque de sensations tièdes tant craint - au suivant. Paranoid Android au piano, façon jazz. Sympathique... mais ce n’est pas Brad Mehldau non plus... pas la grande révolution qu’on est en droit d’attendre. Quant à Title Wave, ce sont des bips, des scratches avec un mec qui rappe / récite des titres de chansons de Radiohead.
Maintenant je me souviens pourquoi je ne me souvenais pas de ce à quoi ressemblait ce disque.

Radiohead Revisited
Les Inrockuptibles 

01 - No Surprises (Shawn Lee)
02 - Of r*d*h*d (2+2=5) (DAAU)
03 - Airbag (RJD2)
04 - Paranoid Android (Christopher O’Riley)
05 - Title Wave (Krazy Bladhead feat. Tes)

mardi 12 janvier 2021

0623 - Hunky Dory


Hier, dimanche, sur MTV, avant que nous zappions sur une chaîne ciné pour regarder Les Randonneurs (pas terrible... c’est toujours dommage une comédie qui n’est pas drôle, non ?), il y avait une émission spéciale des Papas du Rock consacrée à David Bowie. Émission spéciale, c’est beaucoup dire, des clips de Bowie alternaient avec des clips d’artistes proches de Bowie (Lou Reed, Iggy Pop) ou d’artistes reprenant du Bowie (Nirvana) pendant qu’un bandeau de texte distillait en boucle, façon chaîne d’infos en continu, des anecdotes plus ou moins intéressantes.
Parmi ces anecdotes rapportées, il semblerait que Life on Mars ? ait pour base une commande faite à Bowie d’adapter Comme d’Habitude. Le morceau qu’il proposa fut refusé, Paul Anka rafla la mise avec son My Way, et Bowie modifia sa reprise pour en faire un morceau neuf et autonome... qui devint l’un des joyaux pop de son répertoire. Le genre de chanson que l’on peut écouter en boucle sans se lasser tant la mélodie, le texte (légèrement abscons), les arrangements, l’interprétation touchent à la perfection.

Le critique Jérôme Soligny a dit d’Hunky Dory que cet album est tellement beau que le posséder sans jamais l’écouter pouvait suffire au bonheur. Je ne suis pas tout à fait d’accord, l’album contient tout de même ses morceaux dispensables (notamment les hommages un peu trop appuyés à Dylan et Warhol) mais je comprends l’idée. J’ai beaucoup écouté Hunky Dory mais ne le sors plus souvent des rayonnages. Pourtant savoir que ce disque qui contient deux merveilles comme Life on Mars ? et Quicksand en plus de tubes comme Changes et Oh ! You Pretty Things est là, à disposition, prêt à illuminer la journée, a quelque chose de rassurant, d’apaisant : quand il ne restera plus rien à écouter, il restera toujours Hunky Dory.

Et si on se faisait un petit Life on Mars ?

Hunky Dory
David Bowie
EMI 1971 / 1999

01 - Changes
02 - Oh ! You Pretty Things
03 - Eight Line Poem 
04 - Life on Mars ?
05 - Kooks
06 - Quicksand
07 - Fill Your Heart
08 - Andy Warhol
09 - Song for Bob Dylan
10 - Queen Bitch
11 - The Bewlay Brothers

lundi 11 janvier 2021

0622 - The Untold Story


Je n’ai pas eu besoin de chercher bien longtemps sur le net avant de trouver un site qui propose des bootlegs de Kula Shaker. Une bonne vingtaine d’enregistrements de concerts et de sessions radio de 1996 à 2010 sont proposés. Je télécharge tout. On écoutera plus tard. On fera du tri. On éliminera ce qui est de qualité sonore trop médiocre. On mettra de côté les concerts qui ne présentent que peu d’intérêt par rapport aux enregistrements officiels.
J’ai un sentiment ambigu. D’un côté, l’accessibilité de ces bootlegs est formidable pour le fan. D’un autre côté, cette accessibilité le prive de tout effort. Ce qui ne sera pas excellent d’entrée sera vite écarté - il y aura toujours autre chose à se mettre dans les oreilles.
Je vais encore faire mon vieux con. Quand j’achetais un bootleg, à la fin des années 90, au début des années 2000, je l’écoutais religieusement. Ça coutait un peu cher (plus qu’un album officiel) alors on lui laissait sa chance. Peu importe la qualité sonore souvent discutable (on avait parfois de très bonnes surprises mais c’était plutôt l’exception). Peu importe que les titres inédits le soient restés pour de bonnes raisons.

Quand j’ai acheté The Untold Story d’Oasis, à Fun House évidemment, je pensais avoir trouvé le Graal. Les morceaux d’Oasis d’avant Definitely Maybe, pensez donc ! En studio (plages 1 à 6) et en live (plages 7 à 12) ! Alors je les ai écoutées et écoutées, ces chansons restées dans les placards. Et je me suis même persuadé que je les aimais...
Pourtant, il faut bien se l’avouer... c’est de la grosse daube... leur seul intérêt est de rassurer les groupes débutants : on peut passer de l’épuisante Color my Life (en caca d’oie) ou d’un plagiat de tube d’Eurodance (Better let you Know) à Supersonic et Rock’n’Roll Star en moins de trois ans... le talent n’est pas inné...

Vieux con, disais-je, j’adore ce bootleg, même s’il ne contient pas plus d’une minute de bonne musique (je ne compte pas les 3 derniers titres, en session radio, qui ne sont ajoutés qu’à titre de bonus, pour remplir le CD) comme le symbole d’une époque révolue. Car finalement, ce bootleg, c’était sa quête et sa découverte qui étaient belles.

The Untold Story
Oasis
Hoddle Records ???

01 - Color my Life
02 - Take Me
03 - See the Sun
04 - Must be the Music
05 - Better let you Know
06 - Snakebite
07 - Columbia (excerpt)
08 - Take Me
09 - Must be the Music
10 - Life in Vain
11 - I Will Show You
12 - Better let you Know
13 - Untitled Jam #1
14 - Untitled Jam #2
15 - Fade Away (instrumental)
16 - Cast no Shadow
17 - Don’t Look Back in Anger
18 - Wonderwall

dimanche 10 janvier 2021

0621 - Do Rabbits Wonder ?


Première séance de peinture de l’année 2021 cette après-midi (samedi). Des tâches de peinture, quoi... de toutes les couleurs ou presque. Vous en aurez un aperçu cette après-midi (dimanche) sur Archives. Je suis (pour l’instant) très content de mes volutes orange et rouges.
L’occasion d’évoquer Do Rabbits Wonder ? de Whirlwind Heat, album de 13 titres au noms de couleur dont le premier justement s’appelle Orange et celui que je préfère s’intitule Red.

J’ai découvert Whirlwind Heat en concert, en première partie des White Stripes, à La Laiterie à Strasbourg, le concert après lequel je me suis fait dédicacer White Blood Cells. Cette première partie fut un choc. Un vrai. Pas forcément musical. Un peu quand même. Je ne sais pas comment dire.
Whirlwind Heat était (je ne sais s’ils existent encore... a priori non d’après leur discographie que je viens de consulter sur Discogs) un trio : un batteur, un bassiste et un chanteur (qui criait plus qu’il ne chantait) vague sosie de Damon Albarn (dans mon souvenir en tout cas... il ne ressemblait probablement en rien au chanteur de Blur / Gorillaz / The Good the Bad and the Queen) qui sautait en tous sens sur scène tel un Iggy Pop sous excitants et posait de temps à autres trois notes sur un synthétiseur aussi miniature que sonorement étrange. Pas de guitare. Pas de chanson - pas au sens traditionnel du terme. Un spectacle fascinant. Toujours à la limite du ridicule et de l’insupportable. Un excellent moment.

Je suis tombé un peu par hasard - quoique... je ne me rappelle pas avoir cherché le disque, il est pourtant difficilement explicable que je l’ai trouvé inintentionnellement... ou alors en cherchant (justement, puisque nous en parlions plus tôt) des disques des White Stripes : rapprochement alphabétique... - sur leur premier album Do Rabbits Wonder ?, à Gibert, boulevard Saint Germain, quelques mois plus tard. J’ai hésité avant de me le prendre, je voyais mal comment le foutoir de la performance scénique pouvait donner quelque chose d’intéressant dans le salon de mes parents... mais la tracklist avec ces treize titres colorés a excité ma curiosité et m’a décidé... L’album est un grand n’importe quoi mais mérite le détour. Plus amusant, moins prise de tête, tu meurs...

Do Rabbits Wonder ?
Whirlwind Heat
XL Recordings 2003

01 - Orange
02 - Black
03 - Purple
04 - Tan
05 - Green
06 - Blue
07 - Yellow
08 - Pink
09 - Red
10 - Brown
11 - Silver
12 - White
13 - Grey 

samedi 9 janvier 2021

0620 - Turn on the Bright Lights


Petite tricherie hier dans les liens mis en fin d’article. Le Untitled, nom d’une ancienne galerie du site de photos de Natacha ne menait pas vers la chanson d’Interpol qui lui avait donné son nom - j’avais pourtant un lien possible vers un ancien article... Natacha n’a rien dit...

Untitled, disais-je, est une chanson d’Interpol, groupe de neo-new-wave (appellation strictement personnelle) lyonnais new-yorkais. C’est même le tire d’ouverture de leur splendide premier album, Turn on the Bright Lights. Qui porte bien mal son nom car c’est un disque plutôt sombre, dans la veine de ceux de Joy Division bien que le groupe ait toujours nié l’influence du groupe de Ian Curtis.

Interpol en 2002 semblait tout avoir. Look excellent. Son parfait. Morceaux excitants (PDA, Untitled, Stella was a Diver and she was Always Down, Obstacle 1 & 2...) et même un (demi-) hymne mélancolique (NYC repris en concert par REM). Graphisme sobre et efficace. Turn on the Bright Lights annonçait un immense groupe avec un avenir radieux sombre... mais qui ne fit illusion que le temps d’un second album, déjà inférieur...
Un premier album excellent, un deuxième moyen, une suite dispensable, c’était visiblement le lot de tous les groupes à avoir émergé au début des années 2000 (Strokes, Libertines, Editors...).

Turn on the Bright Lights
Interpol
Labels 2002

01 - Untitled
02 - Obstacle 1
03 - NYC
04 - PDA
05 - Say Hello to the Angels
06 - Hands Away
07 - Obstacle 2
08 - Stella was a Diver and she Always Down
09 - Roland
10 - The New
11 - Leif Erikson

vendredi 8 janvier 2021

0619 - Electricity - One


Comme de tous (ou presque) les groupes qui comptent ou ont un jour compté pour moi, j’ai, à une époque, acheté tous les disques de Spiritualized qui passaient sous mon radar. Les singles en particulier. Pour Spiritualized cependant, je me suis arrêté en chemin, je n’ai pas réuni toute la discographie. La faute à deux compilations (de 2 CD pour chaque volume) intitulées The Complete Works qui regroupaient l’intégralité des titres hors album du groupe : faces B et raretés. Avoir toutes les versions existantes de tous les morceaux existants rendait moins urgente la recherche de tous les singles - d’autant que certains n’étaient pas faciles à trouver : Spiritualized n’a pas écoulé autant de copies de ses disques que Oasis, les Smashing Pumpkins ou même Radiohead. C’est devenu de nouveau urgent en 2021... parce que j’en ai envie...

Parmi ceux que j’ai acheté il y a près de vingt ans déjà : le single Electricity extrait de Ladies and Gentlemen we are Floating in Space. Les deux éditions. La première comporte en plus du morceau titre, très rock, presque stoogien, deux chansons enregistrée live, lors d’une tournée américaine en 96 (soit un an avant la sortie de Ladies and Gents), beaucoup plus planantes, extraites respectivement de Lazer Guided Melodies et de Pure Phase, les poignantes Take your Time et All of my Tears... et une version instrumentale de Cool Waves. Pour ce qui est des versions instrumentales chez Spiritualized, il ne faut pas se faire trop d’illusions. Ce sont les versions album amputées des pistes voix - les rares morceaux sans grand intérêt.

En parlant de Cool Waves - et c’est bien évidemment là que je voulais en venir - Natacha n’a pas baptisé de nouvelle galerie du nom de cette chanson sur son site. Mais elle a tout de même ajouté la photo de vague submergeant la digue aux Sables D’Olonne ainsi que quelques photos morbihannaises récentes. Et a restructuré et renommé ses galeries. Au revoir Stairway to Heaven, Untitled, The World’s not set in Stone et The Dock of the Bay, bienvenue à Shadowlands et Everybody’s Turning to Stone. Allez admirer le travail. Et faites de la pub, merde !

Electricity - One
Spiritualized
Dedicated 1997

01 - Electricity (edit)
02 - Take your Time (live)
03 - All of my Tears (live)
04 - Cool Waves (instrumental)

jeudi 7 janvier 2021

0618 - The Good, The Bad and The Ugly


Publicité. Encore, oui - désolé, nous regardons trop la télévision. Pour je ne sais plus quel produit ou quelle marque. Pour des bagnoles, très probablement. Musique de fond : Ennio Morricone. Reconnaissable entre mille, évidemment. On s’interroge tout de même avec Natacha. C’est dans lequel des westerns déjà ? Nous en sommes sûrs... presque sûrs... c’est dans Le Bon, la Brute et le Truand. Nous vérifions sur notre compilation d’Ennio. Sur nos compilations... nous en avons deux autres... sur des CD gravés... en totale et complète et parfaite illégalité... je suis mort de honte...
Le morceau ne se trouve pas parmi les quelques 80 thèmes (nous avons des doublons) que nous recensons dans la discothèque. Intolérable !

Commande du mois de décembre, commande qui prend son temps pour arriver. Plus d’un mois. Reçue ce 6 janvier. The Good, the Bad and the Ugly. Extended version. Avec des morceaux jamais gravés sur disque avant cette édition CD. Tout le film défile pendant l’écoute de l’album : le générique, la traversée du désert, les scènes dans le camp de prisonniers... - j’ai vu Le Bon, la Brute et le Truand une bonne quinzaine de fois - jusqu’à la scène finale dans le cimetière : The Ecstasy of Gold, le voilà, c’était lui le morceau qui servait à vendre des caisses... et c’est mieux sans les images de bagnoles... presque aussi bien qu’avec la caméra qui tourne à 360° depuis le centre du cimetière.

Moralité : il faut que j’achète plus de B.O.F... mais on commence à manquer de place.

The Good, The Bad and The Ugly
Ennio Morricone
Capitol 2004

01 - Il Buono, il Cattivo, il Brutto
02 - Il Tramonto
03 - Sentenza
04 - Fuga a Cavallo
05 - Il Ponte di Corde
06 - Il Forte
07 - Inseguimento
08 - Il Deserto
09 - La Carrozza dei Fantasmi
10 - La Missione San Antonio
11 - Padre Ramirez
12 - Marcetta
13 - La Storia de un Soldato
14 - Il Treno Militare
15 - Fine di una Spia
16 - Il Bandito Monco 
17 - Due contro Cinque
18 - Marcetta sensation Sperenza
19 - Morte di un Soldato
20 - L’Estasi dell’Oro
21 - Il Triello

mercredi 6 janvier 2021

0617 - All You’re Dreaming Of


Il ne m’est apparemment plus permis de découvrir un disque à l’ancienne.

J’avais pré-commandé le vinyle 12’’ (45 tours) de All You’re Dreaming Of dès l’annonce par Liam Gallagher (sur Instagram - je suis un de ses très (très) nombreux followers) de sa parution. J’avais résisté quand il avait mis le clip en ligne, quelques jours plus tard. Je n’avais pas écouté les versions mises sur SoundCloud, Spotify, YouTube ou autre. J’avais patiemment attendu l’arrivée du disque alors que la chanson grimpait dans les charts britanniques au cours du mois de décembre. Je n’avais pas jeté un œil au concert donné par Liam depuis une péniche sur la Tamise car je savais que ce nouveau morceau y était joué.
J’avais commencé à sérieusement m’agacer quand, samedi, en rentrant de Plouharnel, je n’avais pas trouvé le disque dans ma boîte aux lettres. Lundi, il n’y était toujours pas, dans ma boîte aux lettres. Ça y est, mon disque a été covido-brexité me suis-je dit...
...alors quand Jimmy Fallon (c’est de la merde son talk-show, non ? Plus consensuel, tu meurs, non ? Et lui, il est pas très drôle, si ?) a annoncé que Liam (l’unique raison pour laquelle je n’ai pas zappé...) serait dans l’émission de ce jour (lundi midi pour nous... l’émission date de plus de deux semaines aux US) pour présenter live son nouveau single, j’ai abandonné mes convictions... et j’ai regardé. Ce n’était en rien du direct... c’était un extrait du concert sur la Tamise évoqué plus haut.

Je suis ressorti lundi après-midi... rentré à 18 heures. Rien.
Ce matin, mardi, à 7h50, en partant pour l’enfer collégial, mon disque m’attendait à côté des boîtes aux lettres... si même la gardienne s’y met...
Tout ce que je voulais c’était écouter mon disque et y découvrir la chanson. Sans l’avoir entendu auparavant. Que le moment où le diamant se pose sur le vinyle soit un instant où tout peut arriver. Un moment d’excitation. De peur. D’espoir. D’attente. Ça m’est visiblement interdit.

Bon, le disque... Il n’est gravé que sur une face. La chanson. Et sa démo. Pas de face B. Une étoile est dessinée sur celle-ci. Un vers du texte est écrit.
La chanson ? Une ballade. Douce. Réconfortante. Calibrée pour une fin d’année. Encore plus pour la fin d’une année telle que celle que nous venons d’achever. Belle... mais pas très énergique. Un peu mou du genou dixit Natacha - même si elle même reconnaît que c’est un jugement un peu sévère. Magnifiquement chantée. All You’re Dreaming Of met parfaitement en valeur la voix de Liam. Et permet d’oublier I’m Outta Time, autre ballade qu’il chantait divinement... mais qui, elle, était franchement gnan-gnan.

All You’re Dreaming Of
Liam Gallagher
Warner 2020

A1 - All You’re Dreaming Of
A2 - All You’re Dreaming Of (demo)

mardi 5 janvier 2021

0616 - Symphonie du Nouveau Monde


Gros, gros, très gros repas dimanche midi pour l’anniversaire de Natacha. Deux entrées. Plat - qu’on n’a même pas réussi à finir, ça nous a fait des restes pour lundi midi. Fromage. Dessert. Et deux bouteilles liquidées (à deux) pour arroser le tout. Café aussi - juste pour moi. Il était alors 17h ou quelque chose comme ça. Besoin de faire une petite balade digestive.
Ça tombait bien... Natacha avait envie de trouver des enregistrements de La Traviata (comme par hasard) et du Trouvère. C’est donc tout naturellement que nous sommes allés au Facteur Cheval, espérant dénicher des petits frères aux coffrets d’Aïda et de Nabucco dont certains extraits avaient accompagnés le repas.

De Verdi, au Facteur Cheval, il n’y avait point. En tout cas, pas ceux que nous voulions. Natacha s’est tout de même trouvé un joli vase d’un très beau bleu. Et moi, je me suis pris deux vinyles à pas cher. Dont une six ou septième version de La Symphonie du Nouveau Monde... que je n’ai pas encore pris le temps d’écouter. Mais la photo de couverture est plutôt jolie... bien qu’un peu floue. On ne dira jamais assez l’importance de la pochette...

Symphonie n°5 en mi mineur, op. 95 « Du Nouveau Monde »
Anton Dvořák - Ferenc Fricsay - Orchestre Philharmonique de Berlin
Deutsche Grammophon 1960

A1 - Adagio - Allegro molto
A2 - Largo
B1 - Molto Vivace
B2 - Allegro Fuoco