lundi 28 février 2022

1035 - Singles Box : Hanging on the Telephone


On revient (un peu) à la Singles Box de Blondie avec l’un des morceaux les plus fous du groupe : Hanging on the Telephone, excellente chanson dont l’intro, le premier couplet et le refrain prennent moins de 30 secondes tout compris. La face B comme pour Picture This n’est qu’un autre extrait d’album (la très bonne Will Anything Happen ?)… mais je préfère la pochette de Picture This.

Singles Box : Hanging on the Telephone
Blondie 
EMI 2004

01 - Hanging on the Telephone
02 - Will Anything Happen ?

dimanche 27 février 2022

1034 - Honky Tonk Women / You Can’t Always Get What You Want


Honky Tonk Women / You Can’t Always Get What You Want single des Rolling Stones, acheté chez Décibul en même temps que Hello, Goodbye des Beatles et pour la même raison, pur esprit de collection… bien que je ne collectionne pas vraiment les disques des Pierres qui roulent - ne cherchons pas à comprendre.

Honky Tonk Women étonnamment est une chanson que je connais très bien quand je la mets sur la platine mais qui ne m’évoque absolument rien quand j’en lis le titre, ni mélodie ni texte, aucune connexion ne s’établit dans ma tête entre ce titre et la chanson elle-mêle.

Ouf, j’ai réussi à dire quelque chose de presque intéressant sur ce disque… je peux donc m’arrêter ici.

Honky Tonk Women / You Can’t Always Get What You Want
The Rolling Stones 
Decca 1971

A - Honky Tonk Women 
B - You Can’t Always Get What You Want

samedi 26 février 2022

1033 - Dog Man Star


Lundi matin, premier jour des vacances. Lever tardif. Petit déjeuner. Puis écoute de Dog Man Star, second album de Suede. Peut-être pas la meilleure façon de commencer la journée. Dog Man Star, notamment dans sa seconde moitié est un album triste. Très beau. Mais très triste. Qui, quelques jours auparavant, en une seule chanson, avait réussi à déprimer Natacha qui sortait pourtant d’une séance de yoga particulièrement relaxante.

J’ai acheté (presque) tous les albums de Suede au cours des dix-huit derniers mois. Il me manque encore A New Morning et Bloodsports. Ça ne saurait tarder qu’ils rejoignent eux aussi la collection. Puis j’achèterai les albums solo de Brett Anderson et l’unique album de The Tears, groupe de la reformation du duo Brett Anderson / Bernard Butler. Reformation car Dog Man Star est un album de rupture, la séparation du duo moteur des premières années de Suede, Bernard Butler claquant la porte pendant l’enregistrement du disque. Peut-être est-ce ce qui le rend si triste, cet album.

J’avais écouté Dog Man Star, ado, vers 1998 ou 99. Je n’avais pas aimé. Rien apprécié du tout me semble-t-il. Je vis actuellement une seconde jeunesse musicale. Je redécouvre la Britpop. Suede et Pulp à fond depuis quelques semaines. Dog Man Star en particulier. The Wild Ones, quelle magnifique chanson. There’s a song playing on the radio… rien qu’avec cette première ligne, chantée dans un registre bien plus bas que le registre usuel de Brett Anderson, je suis à genoux… Et Introducing the Band, comment ai-je pu ne pas aimer à la première écoute ce morceau ? Et We are the Pigs ? Et ? Et ?

Et ? Et ? Et ? Oui, il y a beaucoup de choses à découvrir sur Dog Man Star. Surtout sur cette réédition de 2011, gavée de bonus (démos, live, faces B) jusqu’à la gueule… je n’ai même pas encore pris le temps de tout explorer (d’autant que j’ai acheté des éditions équivalentes, toutes aussi fournies pour Suede, premier album homonyme, Coming Up et Head Music).

Bref, lundi, je devais, après l’écoute, aller faire des courses. J’étais bouleversé. Et je me suis dit (oui, j’ai de telles pensées, parfois, souvent) que si je faisais une crise de panique fatale au rayon des yahourts, si je me faisais renverser par une brigade de trottinettes habillées en bleu marine ou si une bombe atomique russe frappait la région parisienne dans les minutes à venir… bref, si le dernier disque de ma vie devait être Dog Man Star… bah, ce serait plutôt un très bon choix.

Dog Man Star
Suede 
Edsel Records 2011

CD1
01 - Introducing the Band
02 - We are the Pigs
03 - Heroine
04 - The Wild Ones
05 - Daddy’s Speeding
06 - The Power
07 - New Generation 
08 - This Hollywood Life
09 - The 2 of Us
10 - Black or Blue
11 - The Asphalt World
12 - Still Life
13 - Squidgy Bun (Introducing the Band) (four track demo)
14 - Ken (The Wild Ones) (four track demo)
15 - A Man’s Song (Heroine) (four track demo)
16 - Banana Youth (The Power) (four track demo)
17 - The 2 of Us (four track demo)

CD2
01 - My Dark Star
02 - The Living Dead
03 - Stay Together (long version)
04 - Killing of a Flash Boy
05 - Whipsnade
06 - This World needs a Father
07 - Modern Boys
08 - Brian Eno’s Introducing the Band
09 - La Puissance (The Power)
10 - The Living Dead (piano version)
11 - We Believe in Showbiz
12 - Still Life (orchestral version)
13 - The Wild Ones (original unedited version)
14 - The Asphalt World (original unedited version)

DVD
01 - Stay Together (video)
02 - Heroine (‘Dog Man Star’ tour films)
03 - We are the Pigs (‘Dog Man Star’ tour films)
04 - The 2 of Us (‘Dog Man Star’ tour films)
05 - Killing of a Flash Boy (‘Dog Man Star’ tour films)
06 - Pantonime Horse (‘Dog Man Star’ tour films)
07 - The Asphalt World (‘Dog Man Star’ tour films)
08 - This Hollywood Life (‘Dog Man Star’ tour films)
09 - The Wild Ones (‘Dog Man Star’ tour films)
10 - Still Life (‘Dog Man Star’ tour films)
11 - The Drowners (Live at Casino de Paris, 27th november 1993)
12 - This Hollywood Life (Live at Casino de Paris, 27th november 1993)
13 - We are the Pigs (Live at Casino de Paris, 27th november 1993)
14 - Metal Mickey (Live at Casino de Paris, 27th november 1993)
15 - My Insatiable One (Live at Casino de Paris, 27th november 1993)
16 - Animal Nitrate (Live at Casino de Paris, 27th november 1993)
17 - New Generation (Live at Casino de Paris, 27th november 1993)
18 - So Young (Live at Casino de Paris, 27th november 1993)
19 - Sleeping Pills (Live at Casino de Paris, 27th november 1993)
20 - Stay Together (Live at Casino de Paris, 27th november 1993)
21 - Dolly (Live at FNAC, Les Halles, Paris, 27th november 1993)
22 - High Rising (Live at FNAC, Les Halles, Paris, 27th november 1993)
23 - Animal Nitrate (Live at FNAC, Les Halles, Paris, 27th november 1993)
24 - Still Life (Live at FNAC, Les Halles, Paris, 27th november 1993)
25 - Brett Anderson and Bernard Butler 2011 Interview 

vendredi 25 février 2022

1032 - The Awakening


Lundi après-midi, je range les disques qui traînent autour de la hi-fi. Ceux que nous avons écoutés pendant que mon frère, ma belle-sœur et mes neveunièce étaient à la maison. Hives. We Love Life de Pulp. Et je ne sais plus quoi d’autre. Et les derniers disques que j’ai achetés… un album de Sonny Rollins et The Awakening de The Ahmad Jamal Trio… sauf que ce dernier, très bel album où le piano glisse, s’échappe, jongle sur fond de rythmique métronomique - j’adore le morceau I Love Music, qu’on croirait extrait d’un film muet - album à la fois cool (du genre à s’apprécier un verre de cognac à la main (n’est-ce pas, Cécile ?)) et pas lisse, constamment inventif, manque à l’appel.

Il n’est pas à côté de la platine CD, pas dans mes rayonnages jazz au milieu des autres tranches orangées du label Impulse ! (on reparle de tout ceci bientôt, cet été, c’est mon objectif), pas rangé par erreur au milieu de mes rayonnages pop-rock-soul-chanson-disco-etc., pas abandonné sur une bibliothèque ou sur un meuble, nulle part.
Je songe d’abord que c’est mon neveu qui l’a planqué ou qui l’a embarqué par erreur avec ses livres de Tchoupi - on accuse si vite les enfants. J’étais prêt à bigophoner - voilà bien une expression de boomer - mon frérot quand par acquis de conscience, j’ai allumé la fonction lampe de poche de mon phone malin et ai jeté un œil derrière le meuble de la hi-fi. That’s a Bingo comme disait l’autre dans un Tarantino que je n’ai pas revu depuis sa sortie ciné (pas très envie de le revoir d’ailleurs).

Vider le meuble en enlevant la hi-fi mais surtout l’intégralité de mes vinyles aurait pris trop de temps. Je l’ai déplacé ainsi, rempli, de quelques centimètres, juste de quoi passer le bras et récupérer mon disque et quelques dizaines de moutons. Le parquet a sûrement un peu ramassé au passage. J’ai réécouté The Awakening le lendemain matin : ç’eut été vraiment dommage de perdre un si beau disque.

The Awakening
The Ahmad Jamal Trio
Impulse ! 1970 / ????

01 - The Awakening
02 - I Love Music
03 - Patterns
04 - Dolphin Dance
05 - You’re my Everything
06 - Stolen Moments
07 - Wave

jeudi 24 février 2022

1031 - Singles Box : Picture This


J’évoquais hier les photos de couverture de Blondie… celle de Picture This (excellente chanson) vaut plus que le détour. Le genre de cliché que tous les garçons - et un certain nombre de filles - de l’époque rêvaient d’avoir en poster dans leur chambre.
Qu’on ne me reproche pas d’insister (un peu) sur les couvertures, c’est une partie importante du disque (sinon, autant acheter des mp3). Encore plus pour Picture This, extrait de Parallel Lines dont la face B Fade Away & Radiate est un autre extrait de Parallel Lines… album qui a une superbe pochette d’ailleurs.

Singles Box : Picture This
Blondie
EMI 2004

01 - Picture This
02 - Fade Away & Radiate 

mercredi 23 février 2022

1030 - Singles Box : Heart of Glass


Il semble que nous soyons en pleine série sur le Single Box de Blondie. Ce n’était pas vraiment prévu de ma part mais je profite de l’élan.

Je me rappelle que Nicolas Ungemuth (chargé de la prestigieuse rubrique rééditions) dans la critique pour Rock & Folk du coffret disait que l’un des grands plaisirs de l’objet était d’obtenir d’un coup quinze photos de Debbie Harry. Pour Heart of Glass, elle n’est pas tout à fait sous son meilleur profil.
Peu importe, la chanson déchire. Présente ici en version plus ou moins longues et instrumentale et accompagnée d’une face B qui sonne davantage comme une démo.

Singles Box : Heart of Glass
Blondie
EMI 2004

01 - Heart of Glass (7’’ version)
02 - Rifle Range
03 - Heart of Glass (12’’ version)
04 - Heart of Glass (instrumental)

mardi 22 février 2022

1029 - Singles Box : Call Me


On continue avec Blondie - quand on est en bonne compagnie, autant en profiter - et mon autre single préféré du groupe : Call Me, extrait de la bande originale d’un film que j’espère ne jamais voir (American Gigolo) et contenant le moment le plus sexy de toute la discographie du groupe, le fameux Mon Chéri, Appelle-moi en français dans le texte.
Le coffret Singles Box en propose pas moins de 5 versions : étendue (inutilement), instrumentale (quelle drôle d’idée) instrumentale étendue (deux mauvaises idées additionnées n’en font pas une bonne) et en espagnol - moins sexy que le français, y’a pas à dire…

Singles Box : Call Me
Blondie
EMI 2004

01 - Call Me
02 - Call Me (instrumental)
03 - Call Me (12’’ version)
04 - Call Me (spanish version)
05 - Call Me (12’’ instrumental version)

lundi 21 février 2022

1028 - Singles Box : Atomic



J’ai acheté le coffret de Blondie Singles Box pour Natacha au Virgin Megastore des Champs-Élysées. C’était il y a bien longtemps. Forcément puisque le magasin a fermé ses portes il y a près de dix ans.

Comme son nom l’indique, le coffret regroupe les singles du groupe (pas ceux publiés lors de la reformation me semble-t-il) sur 15 disques. Les pochettes de chaque CD reprennent les pochettes originales des 45 tours. Pour les tracklists, ce sont des petites compilations des faces B des différentes éditions.

Mon single préféré ? Atomic, évidemment. À moins que ce ne soit Call Me. Et Heart of Glass alors ? On l’aura compris, Blondie a sorti une poignée de singles entre pop, new-wave et disco aussi indispensables les uns que les autres. Et il est vrai que Atomic est probablement encore plus indispensables que les autres. Tellement parfait que le groupe qui reprend la chanson pour la B.O. de Trainspotting a réalisé une copie carbone si exacte qu’on ne voit pas la différence avec la version originale.

La première face B est un peu cliché punk tandis que la reprise live de Heroes de Bowie ferait presque oublier le naufrage Gallagheresque paru en face B de D’You Know What I Mean ?. En même temps qui en a quelque chose à faire des faces B quand on tient un tel morceau (ce riff, ce rythme, ce chant…) en face A et qu’on a une photo de Debbie Harry en couverture ?

Singles Box : Atomic
Blondie
EMI 2004

01 - Atomic
02 - Die Young Stay Pretty
03 - Heroes (live)


dimanche 20 février 2022

1027 - Cum on Feel the Noize


Chansons reprises par Oasis, suite. À la différence de I am the Walrus cependant, j’ai acheté ce 45 tours de Cum on Feel the Noize, uniquement parce que Oasis en a fait une reprise. Et parce que j’aime avoir un enregistrement de la version originale des chansons dont j’apprécie la reprise. La version originale est due à Slade, groupe glam assez médiocre, bien loin de T. Rex ou des albums de Bowie de l’époque.
Qu’est ce qui fait que la version d’Oasis est bien meilleure que celle de Slade ? La production d’abord. Chez Oasis, les guitares et la batterie sonnent, ont de l’épaisseur. Et surtout (surtout !) Liam a une voix agréable. Ce qui n’est pas le cas Noddy Hodler…

Remarque en écoutant la face B… d’où venait ce besoin d’écrire les titres avec une orthographe fortement défaillante ? Il a fallu que j’écoute la chanson pour me rendre compte que orl voulait dire all

Cum on Feel the Noize
Slade
Polydor 1973

A - Cum on Feel the Noize
B - I’m Mee, I’m Now, an’ that’s Orl 

samedi 19 février 2022

1026 - Hello, Goodbye


Petit passage chez Décibul cette après-midi après la pluie (conséquence de la tempête Eunice qui souffle sur les côtes du nord de la France ?). Une semaine que je n’avais pas acheté de disques. Une éternité hors période de vacances - les miennes commencent aujourd’hui.

Parmi les galettes dénichées aujourd’hui, Hello, Goodbye des Beatles. Chanson pas terrible. Pochette pas folichonne non plus. En mauvais état de surcroît (traces de scotch sur tout le pourtour). Face B excellente, heureusement. Est-ce que le disque passe bien ? Aucune idée. Les 45 tours des Beatles, je les achète par pur esprit de collection. Pour les entasser. Tant que la pochette ressemble encore à quelque chose - j’ai par exemple, aujourd’hui, décidé de ne pas prendre le 45 tours de Something / Come Together dont la couverture était recouverte de scotch - je prends. Puis je range.

De toutes façons, I am the Walrus, je peux l’écouter en CD. Et même par Oasis, si je veux.

Hello, Goodbye
The Beatles
Odeon 1967

A - Hello, Goodbye
B - I am the Walrus

vendredi 18 février 2022

1025 - Ciné Dancing (Édition Spéciale)


Énième rediffusion de Retour vers le Futur 2, énième revisionnage… de plus en plus décevant…

On retrouve sur Ciné Dancing (Édition Spéciale) la soupe pop-rock The Power of Love, générique du premier volet au milieu d’autres non-réjouissances comme A Kind of Magic, sur la B.O. de Highlander (ai-je déjà dit que je détestais Queen ? Oui, je crois), We Don’t Need Another Hero (Tina Turner pour Mad  Max III) Eye of the Tiger (Rocky) ou Ghostbusters (on en profite pour rendre un petit hommage à Ivan Reitman, disparu cette semaine)…

Quelques morceaux sympas aussi, Roy Orbison, Jimmy Cliff, Stealers Wheel… pas de quoi mettre le disque sur la platine depuis bien longtemps.

Ciné Dancing (Édition Spéciale)
Ariola 1995

01 - A Kind of Magic (Queen)
02 - You can Leave your Hat On (Joe Cocker)
03 - Oh Pretty Woman (Roy Orbison)
04 - Eye of the Tiger (Survivor)
05 - Here Comes the Hotstepper (Ini Kamoze)
06 - Whiney, Whiney (What Really Drives Me Crazy) (Willi One Blood)
07 - I Can See Clearly Now (Jimmy Cliff)
08 - I’ll Take you There (General Public)
09 - Baby I Love your Way (Big Mountain)
10 - Up Where we Belong (Joe Cocker & Jennifer Warnes)
11 - She’s like the Wind (Patrick Swayze)
12 - Try a Little Tenderness (The Commitments)
13 - We don’t need another Hero (Tina Turner)
14 - The Power of Love (Huey Lewis and the News)
15 - Born to be Wild (Steppenwolf)
16 - The Heat is On (Glenn Frey)
17 - Stuck in the Middle with You (Stealers Wheel)
18 - Sex Crime (1984) (Eurythmics)
19 - Ghostbusters (Ray Parker Jr.)

jeudi 17 février 2022

1024 - Morgen


Il était temps que j’explique ce MORGEN au-dessus de mon dessin munchien (munchoïde ?) de la semaine dernière. Morgen qui certes signifie demain ou matin en allemand - c’est pourquoi le texte, la partie de gauche, démarre ainsi - mais qui est aussi le nom d’un groupe des années 60, responsable d’un unique album qu’ils ont homonymement intitulé. Homonymie qui étaient chez eux une spécialité puisque le chanteur leader guitariste compositeur du groupe - était-ce un groupe ou un projet solo ? - portait ce Morgen en patronyme - à moins que ce ne soit un pseudonyme mais je ne crois pas.

Je ne connaissais pas le groupe, n’en avais jamais entendu parler avant de voir le disque mis en avant sur les rayonnages de Gibert, Paris, en octobre ou novembre dernier. J’ai hésité. La pochette. Le sticker vantant un sommet du psychédélisme et du proto-hard. Je n’avais pas franchi le pas. C’est toujours un peu difficile de larguer 20 ou 25 euros sur un disque dont on ne sait rien.
Quelques secondes d’écoute sur YouTube en rentrant à la maison ne m’avaient pas remué plus que ça. Surtout, je n’ai plus envie de découvrir de la musique sur YouTube…

Retour chez Gibert, il y a quelques jours, quelques semaines. Le jour du pirate de Joy Division. Et de Crescent. C’est Natacha qui sort Morgen de Morgen des rayons et me le tend en me demandant si je connais. J’ai déjà dit que Natacha avait un instinct phénoménal. Alors, si elle même adoubait cette pochette et se disait que ce pouvait être intéressant…  je me suis lancé.

L’album est top. Soli de guitare incroyables. Batterie impeccable… non, on ne repart pas dans les descriptifs sans intérêt… passons directement aux comparaisons…
Il y a du Andromeda - mais je n’ai pas encore fait mon billet sur Andromeda alors que j’y pensais dès les premiers numéros de ce blog - du Daisy Chain aussi étrangement, du Yardbirds - forcément - chez Morgen. Combien en reste-t-il des joyaux de la fin des années 60 à découvrir ?

Pour ce qui est de la présente réédition, elle est remplie jusqu’à la gueule. Comme si tout ce qui existait comme enregistrements du groupe était réuni dans une seule pochette. Un CD pour l’album, 7 titres impeccables. Un deuxième CD pour des versions différentes et quelques chutes de studio. Et un troisième CD pour des instrumentaux. Je n’ai pas encore écouté ce dernier… mais j’ai un peu peur que le glaçage sur le gâteau (traduction anglaise de la francophone cerise) soit un peu lourd.

Morgen
Morgen
Now-Again 2021

CD1
01 - Welcome to the Void
02 - Of Dreams
03 - Beggin’ your Pardon (Ms. Joan)
04 - Eternity in Between
05 - Purple
06 - She’s the Nitetime
07 - Love

CD2
01 - Purple (alternate take)
02 - She’s the Nitetime (alternate take)
03 - Love (alternate take / mix)
04 - Beggin’ your Pardon (Ms. Joan) (alternate take)
05 - Purple (alternate take)
06 - She’s the Nitetime
07 - Welcome to the Void (alternate mix)
08 - All I Know
09 - Everything’s Gone
10 - Woke Up this Morning
11 - She’s the Nitetime (chorus vocal) (alternate take 2)

CD3
01 - Welcome to the Void (alternate mix) (instrumental)
02 - Beggin’ your Pardon (Ms. Joan) (alternate take) (instrumental)
03 - She’s the Nitetime (alternate take) (instrumental)
04 - She’s the Nitetime (alternate take 2) (instrumental)
05 - Purple (alternate take) (instrumental)
06 - Purple (alternate take 2) (instrumental)
07 - Eternity
08 - Love (alternate take)
09 - Woke Up this Morning (instrumental)
10 - All I Know (instrumental)
11 - Everything’s Gone (instrumental)

mercredi 16 février 2022

1023 - Grace


Grace est un autre des singles de Supergrass que j’ai achetés il y a quelques mois en prenant Natacha comme excuse… car, en réalité, Natacha, ça ne l’intéresse pas plus que ça, les singles. Elle se contente très bien des albums… mais moi, j’adore les singles, j’adore le format single et j’ai acheté quelques Supergrass pour combler cette fièvre acheteuse. Depuis, j’ai bifurqué vers les singles de Radiohead, des Vines ou de The Verve. Je reviendrai à Supergrass plus tard.

Grace est extrait de l’excellent Life on Other Planets. Excellent extrait d’ailleurs. Du genre à vous rester dans la tête toute la journée sans pour autant céder à la facilité. Les faces B pour le coup, sans être mauvaises, ne cassent pas trois pattes à un canard - jamais compris l’expression - et auraient sonné comme du remplissage sur l’album… mais on s’en fout, non ?

Grace
Supergrass
Parlophone 2002

01 - Grace
02 - Tishing in Windows (Kicking Down Doors)
03 - That Old Song

mardi 15 février 2022

1022 - Pop is Dead


Single hors album datant de la première époque du groupe, Pop is Dead n’est pas à proprement parlé une rareté. Ce n’est pas non plus un disque courant revendu à 50 cents lorsqu’en excellent état. Compter plutôt dix à vingt euros, ce qui est déjà pas mal…

Je n’avais entendu la chanson qu’une ou deux fois avant d’acheter le disque, il y a 15 ou 20 ans. Je me rappelais un morceau lorgnant vers le grunge alors en vogue. Mes souvenirs n’étaient pas si mauvais. De toutes façons, Pop is Dead, ça ne peut être le titre que d’un morceau punk ou grunge, non ?

Je n’attendais rien des faces B. Bonne surprise avec ces enregistrements en public d’une face B (Banana Co.) et de deux morceaux extraits de Pablo Honey, tous de bonne facture. De quoi me donner envie de racheter un exemplaire du premier album du groupe - ce ne serait que la troisième fois…

Pop is Dead
Radiohead
Parlophone 1993

01 - Pop is Dead
02 - Banana Co. (live)
03 - Creep (live)
04 - Ripcord (live)

lundi 14 février 2022

1021 - The Fat of the Land


Quand l’album The Fat of the Land est sorti en 1996, les Prodigy étaient au sommet du cool. Du cool provocateur, comprenons-nous bien. Du genre à jeter de l’huile sur le feu. Des punks techno au message ambigu et aux beats hyperviolents. Je n’ai pas acheté l’album à l’époque. Trop costaud pour moi, je sentais malgré l’envie que ce n’était pas mon truc.

The Fat of the Land, j’ai fini par me le commander l’an dernier. En découvrant que Crispian Mills chantait dessus. Le morceau Narayan. Et surtout que Song of Love / Narayana, morceau central de Strangefolk comprenait un sample de Narayan et un autre de Climbatize.

Du coup, je l’ai écouté en entier, un quart de siècle après sa sortie. Tout ceci m’a semblé bien vain… et même un peu fatigant. Il a fait deux passages sur la platine et est depuis sagement rangé entre Primal Scream (groupe bien meilleur dans sa fusion rock et influences techno-électroniques) et Propellerheads (qui ne sort pas beaucoup plus souvent des rayonnages, sauf pour un petit coup de Shirley Bassey).

The Fat of the Land
Prodigy
PIAS / XL 2003

01 - Smack my Bitch Up
02 - Breathe
03 - Diesel Power
04 - Funky Shit
05 - Serial Thrilla
06 - Mindfields
07 - Narayan
08 - Firestarter
09 - Climbatize
10 - Fuel my Fire

dimanche 13 février 2022

1020 - Glasvegas


Il y a longtemps que je n’ai pas écouté Glasvegas, premier album de Glasvegas. Trop longtemps, sûrement. Peur que son écoute remue trop de choses. Impression de ne pas pouvoir affronter un album qui convoque tant de souvenirs, directement ou indirectement.

De l’album en lui-même, je crois avoir dit tout le bien que j’en pensais lors d’un billet précédent. Quant au DVD qui l’accompagne, je ne l’ai probablement pas regardé depuis 2008… peut-être 2009.

Écrire ce billet m’a attristé. Ça me brise le coeur de ne plus écouter un disque que j’ai tant aimé… et que je continue d’aimer même si je ne le fréquente plus.

Glasvegas
Glasvegas
Columbia 2008

CD
01 - Flowers & Football Tops
02 - Geraldine 
03 - It’s my Own Cheating Heart that makes me Cry
04 - Lonesome Swan
05 - Go Square Go
06 - Polmont on my Mind
07 - Daddy’s Gone
08 - Stabbed
09 - S.A.D. Light
10 - Ice Cream Van

DVD
01 - Flowers & Football Tops (live in Glasgow)
02 - It’s my Own Cheating Heart that makes me Cry (live in Glasgow)
03 - Geraldine (live in Glasgow)
04 - Go Square Go (live in Glasgow)
05 - Daddy’s Gone (live in Glasgow)
06 - Flowers & Football Tops (live acoustic version)
07 - Geraldine (video)
08 - Daddy’s Gone (video)

samedi 12 février 2022

1019 - Crescent


J’écoute Crescent. Pendant que j’écris ce billet à propos de Crescent de John Coltrane, j’écoute Crescent. Je l’écoute avec plaisir. Grand plaisir. Longues introductions, lentes, calmes au saxo, notes étirées, quelques grappes de notes de piano de-ci de-là, la batterie qui ignore les fûts pour se concentrer sur les cymbales, la basse discrète. L’ambiance qui change petit à petit, s’envenime, le rythme qui s’accélère, la rage qui gagne et, à la fin, Coltrane qui tord son thème en tous sens, semble tordre son instrument lui-même, l’emmener où nul autre que lui ne s’autoriserait à emmener un saxophone. Pourquoi encore essayer de décrire de la musique ? j’en suis incapable. J’aime Crescent. Beaucoup.

Ce n’était pas gagné. Crescent, je l’avais vu, un autocollant Coup de Coeur en évidence sur le cellophane, dans les rayonnages chez Gibert, Versailles, un vendredi soir, le soir où j’ai acheté Get Happy !!… mais j’ai eu peur… j’ai peur désormais à chaque fois que je dois veux envisage d’acheter un nouvel album de Coltrane. La faute à Ascension. Encore traumatisé par cet album, Ascension, que je ne comprends pas. Absolument pas. Peur que Crescent soit dans la veine d’Ascension. Je ne l’ai pas acheté ce jour là, pas ce vendredi soir, Crescent.
Je l’ai acheté le lendemain, chez Gibert, boulevard Saint Michel, quelques heures après une chute mémorable dans les escaliers qui remonte de la station Cluny La Sorbonne au cours de laquelle j’ai héroïquement sauvé l’appareil photo de Natacha d’un choc qui aurait pu être désastreux, mon genou gauche a un peu morflé. Ce samedi où j’ai acheté mon pirate de Joy Division, celui où j’ai enseigné l’origine d’Oasis à mon neveu. Entre-temps, j’avais vérifié sur Internet, Wikipedia… l’article m’avait rassuré, Crescent était davantage comparé à A Love Supreme qu’à Ascension.

Pourtant quand je l’ai passé la première fois, trois ou quatre ou cinq jours plus tard - délai d’appréhension - j’étais encore anesthésié par le doute. Je l’ai entendu sans l’écouter. Comme lorsqu’on lit un livre en pensant à autre chose et qu’au bout de dix pages, on s’aperçoit qu’on n’a aucune idée de ce que l’auteur dit et raconte. Une première écoute neutre, vide qui n’a servi qu’à lever mes craintes. Qui m’a certainement libéré aussi de mes dernières réticences face aux nouveaux (nouveaux pour moi) Coltrane - je l’espère du moins.

Révélation dès le deuxième passage sur la platine - j’en suis au cinq- ou sixième… Crescent est fabuleux.

PS : Natacha, en connaisseuse, a très apprécié le solo de batterie de The Drum Thing.

Crescent
John Coltrane
Impulse ! 2008

01 - Crescent
02 - Wise One
03 - Bessie’s Blues
04 - Lonnie’s Lament
05 - The Drum Thing

vendredi 11 février 2022

1018 - Earphoria


Disque étrange, très étrange, que Earphoria, compilation des Smashing Pumpkins de 1994 sortie en 2002.

Étrange dans son contenu, assemblage hétéroclite d’enregistrements publics, de sessions à la télévision, d’inédits (chutes de studio de Siamese Dream, de Gish et un morceau électro-pop kitsch de James Iha en hommage à son chien appelé Bugg Superstar) et d’une face B (French Movie Theme) déroutante dans la répertoire du groupe.

Étrange par sa date de sortie, 2002, deux ans après la séparation du groupe. Publier un disque aussi peu commercial deux ans après avoir refusé de publier Machina II semble aberrant… c’est peut-être tout ce qu’il restait à Virgin de légalement publiable sans l’accord de Billy Corgan.

Étrange par son destin. Car Earphoria n’est que la réédition d’un disque initialement sorti en 1994. C’était alors un CD promotionnel édité à mille exemplaires environ, qui accompagnait certaines copies de la VHS du même nom - on reparle un jour de la VHS en question - et en reprenait la partie musicale de la bande son.
Je l’ai cherché pendant des années, chez les disquaires d’occasion, lors des bourses aux disques, ce CD promo… tout en sachant que si je le trouvais, je n’aurais probablement pas les moyens de me le payer - le prix de la rareté. On en trouve aujourd’hui pour 30 euros sur Internet des disques de cette édition originale… mais moi j’ai cessé de chercher… quoique, sait-on jamais, un jour…

Earphoria
The Smashing Pumpkins 
Virgin 2002

01 - Sinfony
02 - Quiet (live in Atlanta, 1993)
03 - Disarm (live on english TV, 1993)
04 - Cherub Rock (acoustic) (live on MTV Europe, 1993)
05 - Today (live in Chicago 1993)
06 - Bugg Superstar
07 - I am One (live in Barcelona, 1993)
08 - Pulseczar
09 - Soma (live in London, 1994)
10 - Slunk (live on Japanese TV, 1992)
11 - French Movie Theme
12 - Geek U.S.A. (live on german TV, 1993)
13 - Mayonaise (acoustic) (live everywhere, 1988-1994)
14 - Silverfuck (live in London, 1994)
15 - Why am I so Tired ?

jeudi 10 février 2022

1017 - Let There be Love


J’ai reçu ce cd promotionnel de Let There be Love, l’un des singles extraits de Don’t Believe the Truth, sixième et pénultième album studio d’Oasis, ce matin. Ou, plus exactement, je suis allé le chercher dans une boutique qui vend du matos de vapotage et dont le revenu principal est d’appartenir au réseau (pas toujours efficace mais cette fois, il n’y avait absolument aucune raison de se plaindre) Mondial Relay.

Étonnement en ouvrant l’emballage de transport : c’est un cd promo de Let There be Love. J’étais en effet persuadé d’avoir commandé un cd promo de Little by Little. Vérification sur mon compte Rakuten… non, c’était bien Let There be Love que j’avais commandé. Ceci montre tout l’intérêt que je porte au disque en question. Il est neuf, encore sous cellophane, c’est dire également tout l’intérêt que lui portait son précédent propriétaire…

Pourquoi l’acheter alors ?
Parce que chaque disque, même les derniers entrés dans ma collection, raconte une histoire. Ici, ce serait l’histoire d’une passion adolescente qui ne veut pas s’éteindre
Parce qu’une collection, c’est cela aussi, c’est absurde, un assemblage de merveilles et d’indispensables inutilités.

Ceci dit, la surprise est plutôt bonne. Non que Let There be Love soit une pépite mais c’est une bien meilleure chanson que l’horreur Little by Little. De plus, le cd en question en propose une version edit que je ne connaissais pas - voilà qui justifie, en plus de la couverture inédite, l’indispensabilité de cette référence à ma collection. En quoi consiste cette version ? En la suppression pure et simple d’un couplet… oui, on a connu plus inspirée comme version alternative.

Let There be Love
Oasis
Sony 2005

01 - Let There be Love (edit)

mercredi 9 février 2022

1016 - Masterpiece


Des Temptations, je ne connaissais que la fabuleuse Papa was a Rollin’ Stone dont je n’ai, à me grande honte, pas même un enregistrement dans ma discothèque. J’étais donc très content et très curieux en dénichant ce 45 tours de Masterpiece chez Décibul, le même jour que Gloria et que… non, on garde encore le suspens.
Pas de déception, on retrouve sur Masterpiece (version vocale, je n’ai pas encore écouté la face B) toutes les qualités de Papa was a Rollin’ Stone, intro qui prend son temps, basse qui groove, couches de cordes soyeuses, touches de cuivre pimentées et, bien entendu, splendides harmonies vocales, sans la durée excessive - de toute façon, il est impossible de mettre une chanson de 12 minutes sur un 45 tours.
Masterpiece ? Pas tout à fait… mais on s’en approche.

Masterpiece
The Temptations
Tamla Motown 1973

A - Masterpiece (vocal)
B - Masterpiece (instrumental)

mardi 8 février 2022

1015 - Books


J’avais envie aujourd’hui d’un billet à propos d’un DVD single. Uniquement pour rappeler à quel point ce format, aujourd’hui que les ordinateurs ne sont plus équipés de lecteurs DVD, me paraît idiot… ai-je envie  d’allumer le téléviseur et la platine blu-ray pour écouter, pardon regarder de la musique ?
Évidemment non. D’autant que la version CD de cet e.p. Books de Belle and Sebastian propose les mêmes titres très exactement.

Books
Belle and Sebastian
Rough Trade 2004

01 - Your Cover’s Blown (cartoon strip gallery)
02 - Wrapped up in Books (video)
03 - Your Secrets
04 - Cover (version)

lundi 7 février 2022

1014 - Gloria


Pressing toujours. Pressing de nouveau.
C’est l’inconvénient du pressing, il faut aller chercher ses chemises une semaine environ après les y avoir déposées. Il faut se déplacer. Et se balader avec dix, douze chemises sur cintre à travers le centre-ville. Sous un léger crachin, vendredi. Inconvénient bien mineur comparé à la corvée de repassage que ça m’évite.
Et j’en profite, tant que je suis place du marché à Versailles, pour passer chez Décibul, ça me donne un prétexte - et pourquoi d’ailleurs aurais-je besoin d’un prétexte ?
Et j’ai bien fait d’y aller ce vendredi, ça m’a permis d’acheter une petite pépite qui n’aurait pas passé tout le week-end dans la boutique… mais je garde ça pour un futur billet. Plus tard.
J’ai aussi acheté vendredi le 45 tours de Gloria. La version originale. Par Them. Nom de groupe génial. Chanteur-auteur-compositeur (Van Morrison) génial. Morceau parfait au refrain plus que parfait - Dji Elle O Are Aïe Aiiiiiiiiiit. Arrangements brutaux parfaits. Y a-t-il plus parfait morceau rock ? Louie Louie ? Twist and Shout ? Le débat est ouvert.

Gloria
Them
Decca 1972

A - Gloria
B - Baby Please Don’t Go

dimanche 6 février 2022

1013 - Diapason d’Or, Janvier 2022


Nouveau pic de fréquentation cette après-midi sur ce blog. Une nouvelle fois, sur un seul billet. Venus des quatre coins du monde ou presque, USA, Russie, Pays-Bas, Germanie, des visiteurs se sont donnés rdv tous en même temps sur mon dernier billet à propos d’un sampler Diapason… billet où justement, je disais que mes billets sur les samplers Diapason attiraient étrangement un plus large public qu’à l’accoutumée… mais avec un certain délai semble-t-il.
On renouvelle l’expérience avec le numéro de Janvier 2022 qui accompagnait le disque de Schubert, celui du cygne, et le même Franz en couverture du magazine. Afflux de visiteurs à prévoir pour dans quelques semaines, attention aux bouchons.

Diapason d’Or, Janvier 2022
Diapason 2021

01 - Symphonie « Urbs Roma » (molto vivace) (Saint Saëns / Orchestre Philharmonique de Liège, J.-J. Kantorow)
02 - Nocturne (Boulanger / L. Cuisson, T. Atschba)
03 - Caprice n°24 (Paganini / S. Malov)
04 - Sonate n°3 (intermezzo) (Brahms / A. Kantorow)
05 - Three Parts upon a Ground (Purcell / Ensemble Diderot)
06 - Allemande « Le Moutier » et Courante  (Chambonnières / A. De Pasquale)
07 - Meine Liebe ist grün. Nachtigall (Brahms / M. Kozena, Y. Bronfman, Pentatone)
08 - Canzon (Weckmann / Y. Moulin)
09 - Trüber Morgen (Lassen / R. Van Mechelen, A. Romaniuk)
10 - Capriccio espagnol (Rimsky-Korsakov / London Symphony Orchestra, I. Markevitch)
11 - Wesendonk-Lieder (Der Engel) (Wagner / J. Varady, Deutsches Sinfonie-Orchester Berlin, D. Fischer-Dieskau)
12 - Ballade n°4 (Chopin / H. Czerny-Stefanska)

samedi 5 février 2022

1012 - Get Free


Visiblement, le précédent billet sur The Vines a inspiré du monde… j’ai reçu ce matin un sms de maman qui avait pris en photo une de ses couettes Ikea… ça ne m’a pas aidé à me concentrer pendant l’interro… enfin, je n’avais pas besoin d’être concentré, c’est les élèves qui étaient en interro… moi, je glandouille en faisant semblant de les surveiller…

Moi aussi ça m’inspire, ça me remotive un peu, les Vines… et ce second single reçu en quelques jours, celui de Get Free, en particulier… pas vraiment les faces b, ce sont deux démos enregistrées sur un 4-pistes, sympathiques mais pas renversantes - sinon, elles auraient été réenregistrées plus proprement - mais la couverture. Je ne suis pas certain qu’elle soit de Craig Nicholls, cette couverture, mais j’ai envie de croire qu’elle l’est… et j’ai parfois souvent de plus en plus envie d’être Craig Nicholls, d’être un peu fou, de m’en foutre, d’être libre… i wanna get freei wanna get free

Get Free
The Vines
Heavenly 2002

01 - Get Free
02 - Down at the Club
03 - Hot Leather

vendredi 4 février 2022

1011 - Electricity - Two


Horreur ! Malheur ! Le nouvel album de Spiritualized est repoussé de deux mois, de fin février à fin avril. Un mail est arrivé cette après-midi annonçant la tragique nouvelle… il va donc falloir patienter plus longtemps encore pour le disque… mais aussi pour les badges et les t-shirts commandés sur la boutique officielle en ligne… moi qui suis impatient de me balader avec mon t-shirt Ladies & Gentlemen

En attendant, je vais me consoler en écoutant le single Electricity - Two que je ne me suis pas passé depuis bien trop longtemps, juste après avoir fini K 2.0 - j’ai l’affreuse Dreams of Rock’n’Roll en tête depuis ce matin, ça m’apprendra à lire la bio de Rivers Cuomo sur Wikipedia. Je ne me souviens plus d’où je l’ai acheté ni quand. C’était en occasion. Peut-être une bourse aux disques, à Strasbourg…
De mémoire, les live proposés en face B sont plutôt très bons, même si le Cop Shoot Cop est loin de durer 17 minutes comme sur l’album. Il faut dire que ces enregistrements public ont été réalisés un an avant la sortie de Ladies and Gentlemen we are Floating in Space (soit à peu près un an après la sortie de Pure Phase). C’était lors d’une tournée nord-américaine en première partie de Neil Young & Crazy Horse… 

une tournée Spiritualized - Neil Young… une tournée Spiritualized - Neil Young… une tournée Spiritualized - Neil Young… j’ai beau le répéter, ça me semble insensé, incroyable, trop beau pour être vrai…

Electricity - Two
Spiritualized
Dedicated 1997

01 - Electricity (album version)
02 - Cop Shoot Cop (live)
03 - Shine a Light (live)
04 - Electric Mainline (live)


jeudi 3 février 2022

1010 - Outtathaway !


J’ai reçu le single Outtathaway ! des Vines hier lundi dans ma boîte aux lettres. Commandé quelques jours plus tôt via Rakuten auprès d’un particulier qui en possédait un exemplaire neuf, encore sous cellophane. Achat de l’année. Je n’ai pas peur des mots - non, je ne suis pas ironique.

Déjà, la pochette… avec ces pois de plusieurs couleurs qui devançaient de plusieurs années une ligne de tissus (couettes, draps, coussins) de chez Ikea et ces aperçus de peintures de Craig Nicholas.

Puis les morceaux… Outtathaway ! était déjà l’un des morceaux les plus dingues de Highly Evolved… une tempête de rage et de folie furieuse… mais rien ne me préparait à ces faces B. Je n’avais jeté qu’un œil aux titres des autres morceaux. Je n’avais pas tilté que Ms Jackson serait une reprise d’Outkast. Une reprise qui renouvelle totalement la chanson. Une reprise acoustico-dépressive dont je ne saurai pas avant longtemps si je dois en rire ou en admirer le courage.
Puis vient l’enregistrement live de Country Yard à Glastonbury. Dès les premières syllabes, on sent que quelque chose de différent est en train de se passer. C’est une agonie. Des râles, des borborygmes, des balbutiements. Un Gremlin qui fond à la lumière et qui se débat pour ne pas disparaître. C’est drôle, c’est triste, c’est émouvant, c’est ridicule, c’est génial, c’est tout et son contraire…

C’est pour ce genre de disques que j’adore le format single, pour cette liberté folle, dingue qu’il procure.

Outtathaway !
The Vines
Capitol 2002

01 - Outtathaway !
02 - Ms Jackson
03 - Country Yard (live at Glastonbury)
04 - Outtathaway ! (video)

mercredi 2 février 2022

1009 - Get Happy !!


Vendredi apès-midi, j’ai déposé mes chemises au pressing. Je ne lave pas mes chemises. Non par peur de les abîmer dans la machine mais par flemme de (et incompétence à) les repasser. Je les confie toutes au pressing. Et ce vendredi, je me suis aperçu qu’il ne m’en restait aucune de propre. Cette semaine au collège, ce sera polo ou t-shirt sous un pull.
 
J’en profite que je me trouve place du marché à Versailles pour passer chez Décibul. Toutes les excuses sont bonnes, non ? Je trouve porte close. À quinze heures. Un petit mot est laissé sur la porte vitrée. Sonner pour que je descende vous ouvrir ou appeler au 06.17.17.17.17 - non, ce n’est pas le vrai numéro.
J’ai horreur de déranger. Et j’ai toujours l’impression de déranger. Je suis ainsi. Je n’ai pas osé sonner. Appeler encore moins. Quand je vais chez un disquaire, je ne sais jamais si je vais acheter quelque chose ni pour combien je vais en avoir. Allais-je faire ouvrir la boutique pour une heure de recherche dans les bacs pour finalement ressortir avec deux 45 tours à 2 euros l’unité ? On me dira que c’est son boulot au gérant. Désolé, c’est pas mon genre. Ça ne le sera probablement jamais.

En attendant, ça m’avait ouvert l’appétit. J’avais envie de pizza à la réglisse (film que Natacha, traumatisée par The Master, n’a que peu envie de voir). Direction Gibert, rue Foch. Je farfouille dans les bacs à disques noirs - qui occuperont bientôt autant de place que les CD, incroyable pour l’ado des années 90 que je fus. Acoustic Hymns Vol. 1 de Richard Ashcroft. 35 euros ? Vraiment ? It’s Time de Jackie McLean possède une pochette qui me fait très très envie mais, de même, 35 euros pour un album que je ne connais absolument pas, ça fait beaucoup. Je déniche un 45 tours d’un groupe appelé The Dirty Knobs. Jamais entendu parler d’eux mais le nom me plaît - je ne suis pas certain que ce soit grivois comme nom. 14 euros pour 2 titres ??? Depuis quand les vinyles sont-ils devenus si chers ? Ah oui… depuis que c’est la mode.
Je me rabats donc sur les occasions. Hésitation entre plusieurs galettes. Je ne me souviens même pas de tout ce que j’ai vu. Je penche finalement pour Get Happy !! d’Elvis Costello and The Attractions. J’ai déjà dit que la voix d’Elvis Costello fait partie de celles gravées dans mon cerveau pour toujours - je crois d’ailleurs que Get Happy !! fait partie des disques de Costello que maman possède : Opportunity me semble trop familière.
Mon envie d’Elvis avait été de plus ravivée par une vidéo, vue deux ou trois jours auparavant, du punk à lunettes avec son nouveau groupe (The Imposters) dans une émission TV ricaine au cours de laquelle il joua, au milieu de nouvelles chansons, (What’s so Funny ‘Bout) Peace, Love and Understanding. Quand on chante un tel morceau (même si ce n’est pas lui qui l’a écrit), on ne peut être qu’un bon gars. Il faudra un jour que je me le trouve en 45 tours ou sur un album. On n’en a pas fini avec Elvis Costello.

Get Happy !!
Elvis Costello and The Attractions
F-Beat 1980

A1 - I Can’t Stand Up for Falling Down
A2 - Black and White World
A3 - 5ive Gears in Reverse
A4 - B Movie
A5 - Motel Matches
A6 - Human Touch
A7 - Beaten to the Punch
A8 - Temptation
A9 - I Stand Accused
A10 - Riot Act
B1 - Love for Tender
B2 - Opportunity
B3 - The Imposter
B4 - Secondary Modern
B5 - King Horse
B6 - Possession
B7 - Man Called Uncle
B8 - Clowntime is Over
B9 - New Amsterdam
B10 - High Fidelity

mardi 1 février 2022

1008 - Sunday Morning Call


Nous n’étions pas dimanche matin. C’était samedi après-midi, avant hier, presque début de soirée, le soleil était déjà bien bas, quand j’ai reçu l’appel de mon frère. Nous étions, Natacha et moi, sur le quai de la station Cluny - La Sorbonne (ligne 10 direction Boulogne), nous venions de sortir de Gibert. J’avais glissé les deux CD que je venais d’acheter (non, je ne dis pas de suite ce qu’étaient ces deux CD, je garde un peu suspens pour plus tard) dans une poche de ma parka, je gardais fièrement mon pirate de Joy Division à la main (mes poches ne sont pas assez grandes pour un vinyle 12’’, pas même pour un 7’’).
Je peux te déranger cinq minutes. Oui mais vite car on va monter dans le tromé, ça risque de couper. C’est Armand (Armand, c’est son ainé, mon neveu) qui m’a demandé pourquoi Oasis s’appelait Oasis. Je lui ai dit que je ne savais pas et que c’était tonton le spécialiste alors il m’a demandé de t’appeler immédiatement.
Je m’attendais à beaucoup de questions mais pas à celle-ci… surtout de la part de mon neveu de trois ans à peine… pourquoi se pose-t-il ce genre de questions à son âge ? c’est justement l’âge auquel on pose ce genre de questions me dira-t-on… mais, surtout, comment connaît-il l’existence d’Oasis à son âge ? Moi, à trois ans, je n’avais jamais entendu parler du groupe…
Décontenancé, j’ai fait un effort surhumain pour me ressaisir et ai réussi à bredouiller - sans entrer autant dans les détails - que le nom du groupe, c’est Liam qui l’a trouvé (avant que son frère Noel ne rejoigne l’aventure) sur une affiche des Inspiral Carpets (groupe (atroce ou pas loin de l’être) pour lequel Noel était roadie) annonçant un concert au Swindon Oasis Leisure Centre.
Avant cela, le groupe qui allait devenir Oasis, formé de Bonehead, Guigsy, Tony McCarroll et du prédécesseur de Liam, chanteur dont le nom m’échappe, s’appelait The Rain même si on a essayé de refaire l’histoire et de nous faire croire qu’il n’y avait pas d’article (la même différence qu’entre Facebook et TheFacebook - nous avons vu hier soir The Social Network, le film de David Fincher) et que c’était un hommage à la chanson des Beatles

Voilà pour les explications complètes. Le vinyle de Sunday Morning Call, lui, je l’ai acheté d’occasion en 2001 ou 2002, à L’Occase de l’Oncle Tom (Grand Rue, Strasbourg). Bien après le CD, donc.

Sunday Morning Call
Oasis
Helter Skelter 2000

A - Sunday Morning Call
B1 - Carry Us All
B2 - Full On