samedi 30 septembre 2023

1614 - Comin’ Home


Il fut un temps où je n’aimais pas Clapton. Je l’ai déjà dit. Puis il y eut la révélation Cream. Et, ce vendredi soir, rentrant du boulot, sur le chemin des courses, chez Point Show, j’ai acheté un 45 tours parce que le nom de Clapton était sur la pochette. Je suis encore capable de changer d’avis, pas encore tout à fait con.

Et Comin’ Home est une sacrée récompense. Un déluge de guitares sur un morceau de soul blanche - excellent. Dommage que sur la face b - plus mélancolique mais plutôt sympathique par ailleurs - la six cordes ne se fasse si discrète, c’est frustrant pour une chanson cosignée par Slowhand.


Comin’ Home
Delaney & Bonnie and Friends featuring Eric Clapton
Atlantic 1969

A - Comin’ Home
B - Groupie (Superstar)

vendredi 29 septembre 2023

1613 - The Black Saint and the Sinner Lady


From a Poem : « Touch my beloved’s thought while her world sur affluence crumbles at my feet ».
C’est ce qu’on peut lire sous le titre de The Black Saint and the Sinner Lady de Charles Mingus. Seulement, de poème, nulle trace dans le livret. Un petit tour sur le net m’informe que d’autres l’ont cherché, ce poème, et sont revenus bredouilles. Le poème en question a sûrement été écrit par Mingus lui-même. C’est frustrant de ne pas le connaître.
En écoutant ce matin The Black Saint and the Sinner Lady, je ne sais pourquoi j’ai pensé - malgré les passages très hispanisants - aux suites de Duke Ellington. Même structure de ballet dont on se demande comment ça se danse. Même bourdonnement formidable des cuivres. Mais ici, tout est sublimé. The Black Saint and the Sinner Lady est un immense album. À défaut d’un (beau ?) poème.

The Black Saint and the Sinner Lady
Charles Mingus
Impulse! 1995

01 - Solo Dancer
02 - Duet Solo Dancers
03 - Group Dancers
04 - Trio and Group Dancers / Single Solos and Group Dance / Group and Solo Dance

jeudi 28 septembre 2023

1612 - Bloodsports


Album de la reformation de Suede, après la courte aventure The Tears et les escapades en solo de Brett Anderson, Bloodsports ravive la flamme glamour et lyrique des albums Dog Man Star et Coming Up. Comme si, après les échecs des albums Head Music et A New Morning - albums que, pour ma part, je ne déteste pas : c’est une litote - Suede avait eu besoin d’une (longue) pause pour revenir à ses fondamentaux.
Pour ma part, les écarts, les trous, les délais de la discographie de Suede, je n’en ai pas eu conscience, j’ai acheté tous les albums (sauf ma première édition de Coming Up) sur une courte période, il y a trois quatre ans.

Bloodsports
Suede
Warner 2013

01 - Barriers
02 - Snowblind
03 - It Starts and Ends with You
04 - Sabotage
05 - For the Strangers
06 - Hit Me
07 - Sometimes I Feel I’ll Floating Away
08 - What are You not Telling Me ?
09 - Always
10 - Faultlines

mercredi 27 septembre 2023

1611 - Dutilleux / Ohana


Il y a des disques de ma collection que je n’écoute pas assez. Parce qu’ils m’intimident. Je n’ose pas m’y confronter. Et pourtant, quand je les pose sur la platine, c’est évident, c’est superbe. Dutilleux / Ohana par Marie-Josèphe Jude (piano) est de ceux-là. Je l’avais emprunté à la médiathèque de Versailles - peut-être pour Dutilleux (à la suite de la lecture d’un article sur son œuvre et sa postérité), peut-être parce que le disque appartient à la même collection que mon Shrakma, peut-être parce que Ohana (que je ne connaissais pas) se prénomme divinement, peut-être me fiant au hasard - et commandé quelques moisemaines plus tard.
Je ne sais ce qui m’impressionne le plus. Le nom de Marie-Josèphe Jude ? Ça en jette Marie-Josèphe, comme prénom. On n’en rencontre pas tous les jours. Ça évoque un certain milieu, pas celui où on peut mettre les coudes sur la table et lire du San Antonio aux toilettes. Pas un milieu où on se fend la gueule quoi. J’en ai de ses a priori… mais le prénom conjugué à de la musique contemporaine, musique à la réputation de sérieux, d’austérité et de rigidité, on se dit que l’heure du disque ne va pas être la plus joyeuse de la journée. Qu’on risque même quelques disharmonies bien calculées et des compositions aussi légères que le granit.
C’est tout le contraire. Les Études d’Interprétation d’Ohana sont certes un peu abruptes par moments, il faut se fier à l’interprète, s’abandonner pour qu’il nous guide à travers les couleurs. Marie-Josèphe fait ça très bien - on en sort ébloui. Quant à la Sonate de Dutilleux, tout sauf monolithique, elle est incroyablement liquide. Elle goutte, elle perle, elle glisse entre les doigts de Marie-Josèphe. C’est presque aussi beau que le Gaspard de Ravel.

Dutilleux / Ohana
M.J. Jude / H. Dutilleux / M. Ohana
Harmonia Mundi France 1995

01-03 - Sonate (H. Dutilleux)
04-09 - Six Études d’Interprétation (Douze Études d’Interprétation, Livre I) (M. Ohana)

mardi 26 septembre 2023

1610 - Twelve Dreams of Dr. Sardonicus


Je me suis fait une peur bleue jeudi dernier en voiture. Sur la quatre voies, le bruit de la route, j’ai voulu monter de deux crans le volume sonore à l’aide du bouton situé sur le volant. Ledit bouton s’est coincé. En une ou deux secondes, la musique s’est mise à hurler. J’ai vite résolu le problème mais l’espèce de choc dans la poitrine est restée plusieurs minutes.

C’était Spirit, les Twelve Dreams of Dr. Sardonicus, qui passait alors. Je l’avais encodé la veille. Uniquement les 12 titres de l’album. Pas plus. Il y a trop de bonus sur le disque 1 - sans même parler du live du CD2 que je trouve mixé de façon effroyable - de l’édition deluxe que j’ai achetée. C’est trop long, on s’y perd, ça dilue le plaisir. Déjà que j’avais eu du mal à entrer dans l’album en lui-même : il ne ressemblait absolument pas à ce que je m’attendais - alors même que je ne savais pas à quoi m’attendre. Il m’a fallu quelques écoutes pour l’apprivoiser. Je ne le regrette pas, c’est un superbe album.

J’ai acheté Twelve Dreams of Dr. Sardonicus par hasard, chez Gibert Saint Michel. Je cherchais un autre disque. Cette édition deluxe paraissait un bon endroit pour découvrir la discographie du groupe. Avant ça, je ne connaissais de Spirit que les accusations de plagiat envers Led Zeppelin (incroyable que Page and co aient gagné le procès - quoique, bon, ok… n’en rajoutons pas, stop…) et la fierté avec laquelle Bertrand, le proprio de Décibul, racontait qu’il avait un jour serré la main de Randy California, guitariste du groupe, un tel génie.

Twelve Dreams of Dr. Sardonicus
Spirit
Esoteric Recordings 2022

CD1
01 - Prelude - Nothing to Hide
02 - Nature’s Way
03 - Animal Zoo
04 - Love has Found a Way
05 - Why Can’t I be Free
06 - Mr. Skin
07 - Space Child
08 - When I Touch You
09 - Street Worm
10 - Life has Just Begun
11 - Morning will Come
12 - Soldier
13 - Rougher Road
14 - Dirty Dan
15 - Animal Zoo (mono mix)
16 - Morning will Come (mono mix)
17 - Red Light Roll On
18 - Love has Found a Way (original backing tracks before edits)
19 - Street Worm (live backing track no overdubs)
20 - When I Touch You (rehearsal / backing tracks)
21 - Walking on my Feet (unreleased studio track)
22 - Nature’s Way (first ever performance, live Fillmore West may 16, 1970)

CD2 : live at the Fillmore West, San Francisco, may 16, 1970
01 - Sweet Stella Baby
02 - 1984
03 - Country Echo
04 - Jealous
05 - All the Same
06 - Fresh Garage
07 - It Shall Be
08 - Nothing to Hide (no prelude)
09 - Ice
10 - Mr. Skin
11 - Animal Zoo
12 - I’m Truckin’
13 - So Little Time to Fly
14 - Fog
15 - Mechanical World (Boston Tea Party, 11th October 1969)
16 - Dark Eyes Woman
17 - Uncle Jack

lundi 25 septembre 2023

1609 - Live at the Royal Albert Hall


Nick Cave vient de publier un album live de la tournée Carnage, vient d’achever un album avec ses mauvaises graines - à paraître d’ici quelques semaines / mois - et a sorti un livre d’entretiens salué par la critique internationale (la traduction française est déjà disponible). Sans compter tous les objets (certes pas tous intéressants) proposés uniquement sur le site officiel de l’Australien. Ce n’est pas de cette façon que je vais parvenir à compléter ma collection à laquelle il manque encore plusieurs albums et plus encore de e.p. et singles…

Le Live at the Royal Albert Hall, enregistré sur deux concerts en 1997, était, à l’origine, prévu pour être le disque bonus d’un best-of publié en 1998. Pour des raisons obscures, le mixage ne faut pas terminé à temps et l’album fut finalement publié dix ans plus tard. Je l’ai acheté sans l’avoir écouté au préalable, sur Rakuten. C’est un disque un peu décevant. Typique des best-of live, trop proche d’une simple compilation. Les versions proposées sont bien sages, peu éloignées des versions studio (si on excepte l’absence de PJ Harvey et de Kylie Minogue sur, respectivement, Henry Lee et Where the Wild Roses Grow). Les chansons ne sont pas réinventées. C’est parfait pour qui ne connaît que peu le groupe. Frustrant pour qui cherche la perle rare.

Live at the Royal Albert Hall
Nick Cave & the Bad Seeds
Live Here Now / Mute ????

01 - Lime Tree Arbour
02 - Stranger than Kindness
03 - Red Right Hand
04 - I Let Love In
05 - Brompton Oratory
06 - Henry Lee
07 - The Ship Song
08 - Where the Wild Roses Grow
09 - People ain’t no Good
10 - Do You Love Me ?
11 - Far from Me
12 - The Mercy Seat

dimanche 24 septembre 2023

1608 - Graceland


De Graceland, je ne croyais en savoir que ce que j’avais lu à son propos. Album de Paul Simon enregistré au milieu des années 80 en Afrique du Sud encore soumise à l’Apartheid, album pionnier de la world music « moderne » (les guillemets sont de moi), chef-d’œuvre créatif voire renaissance artistique selon de nombreux critiques. Tout ça ne m’inspirait guère que de nombreux a priori… mais je m’étais dit que je lui laisserais une chance un jour. Ce jour fut mercredi, j’ai acheté le disque en même temps que le Traffic, ils étaient dans le même bac.

Tout ce que je craignais fut malheureusement vérifié. C’est du Johnny Clegg à peine amélioré. Et il se trouve qu’en plus, je connaissais un des morceaux : You can Call me Al, j’étais donc prévenu d’une certaine façon. Le disque n’est pas prêtre de repasser sous le diamant.

Au moins, la pochette est sympa, je travaillerai peut-être, un jour, ce ca(che?)valier.

Graceland
Paul Simon
Warner Bros. 1986

A1 - The Boy in the Bubble
A2 - Graceland
A3 - I Know what I Know
A4 - Gumboots
A5 - Diamonds on the Soles of her Shoes
B1 - You can Call me Al
B2 - Under African Skies
B3 - Homeless
B4 - Crazy Love, Vol II
B5 - That was your Mother
B6 - All Around the World or The Mytho of Finferprints

samedi 23 septembre 2023

1607 - Welcome to the Canteen


Sur le chemin retour de Page & Plume (où je suis allé m’acheter, entre autres, Le Chat) vers mon chez-moi (notre chez-nous) se trouve - moyennant un léger détour ou une vision pas tout à fait rectiligne des rues limougeaudes - Point Show. Voilà mon excuse - je n’en ai pas besoin - pour m’être arrêté acheter des disques ce mercredi après-midi.
Parmi les produits d’occasion récemment entrés en magasin, un enregistrement en public de Traffic, Welcome to the Canteen, sur lequel Winwood et compagnie interprètent des morceaux du Spencer Davis Group (Gimme Some Lovin’ dans une version étendue de près de neuf minutes), de leur premier album (Dear Mr. Fantasy, là aussi poussée à plus de dix minutes) et toute une face de chansons que je ne connaissais pas encore.
Ni la pochette ni le vinyle en lui-même n’étaient en parfait état, cette déferlante de clavier et de guitare était donc plutôt bon marché. Les petits détours, ça a du bon.

Welcome to the Canteen
Traffic
United Artists Records 1971

A1 - Medicated Goo
A2 - Sad and Deep as You
A3 - Forty Thousand Headmen
A4 - Shouldn’t Have Took More Than You Gave
B1 - Dear Mr. Fantasy
B2 - Gimme Some Lovin’

vendredi 22 septembre 2023

1606 - In-A-Gadda-Da-Vida


Je m’en doutais un peu en l’achetant, je connaissais la réputation du disque : In-A-Gadda-Da-Vida de Iron Butterfly ne tiendrait pas toutes les promesses de son titre absurde, de sa pochette psychédélique (il existe une autre version, plus colorée, plus fluide du papillon) et du nom du groupe.
Non que ce soit mauvais, loin de là… mais le groupe n’a ni la folie de Soft Machine ni la qualité mélodique de Love ni les guitares de Quicksilver Messenger Service. C’est un disque un peu trop sage. Même le morceau-titre qui, du haut de ses 17 minutes, occupe toute une face du disque, semble un peu trop appliqué. Un peu trop studieux. La recette est bonne, aucun ingrédient n’est oublié… mais ça manque de génie.
Je le savais, disais-je… mais à moins de dix euros (chez Gibert Versailles), je me suis dit que ça se tentait, que je n’étais pas à l’abri d’une bonne surprise.

In-A-Gadda-Da-Vida
Iron Butterfly
ATCO Records 1968

A1 - Most Anything You Want
A2 - Flowers and Beads
A3 - My Mirage
A4 - Termination
A5 - Are You Happy
B1 - In-A-Gadda-Da-Vida

jeudi 21 septembre 2023

1605 - Siamese Dream


Il y a quelques jours, les Pumpkins ont recréé un concert acoustique donné il y a trente ans (à deux mois près). Le concert original - dont on peut en entendre des extraits sur tout un tas de bootlegs - eut lieu le 26 juillet 1993 (à minuit je crois) dans une boutique d’une chaîne de disquaires américains (Tower Records) et célébrait la publication du second album du groupe, Siamese Dream.
Tower Records n’existe plus. Qu’à cela ne tienne, le groupe a fait construire des décors à l’identique au sein du salon de thé que possède Billy à Chicago. Et a rejoué les morceaux joués à l’époque… plus un paquet de surprises : certains titres interprétés lors de ce concert recréé ne l’avaient pas été depuis plus de trente ans.

Quant à moi, à ma grande surprise (et à ma grande honte), je ne me rappelle plus où j’ai acheté - je perds vraiment la tête - ma réédition vinyle de cet album incroyable gorgé de tubes - Today, Disarm, Cherub Rock - de morceaux rock inoubliables - Mayonaise, Soma - de rock (voire métal) abrasif - Quiet, Geek USA - et ballades acoustiques qui font retomber la tension mais pas l’émotion - Spaceboy.

Siamese Dream
The Smashing Pumpkins
Caroline Records ????

A1 - Cherub Rock
A2 - Quiet
A3 - Today
A4 - Hummer
B1 - Rocket
B2 - Disarm
B3 - Soma
C1 - Geek U.S.A.
C2 - Mayonaise
C3 - Spaceboy
D1 - Silverfuck
D2 - Sweet Sweet
D3 - Luna

mercredi 20 septembre 2023

1604 - 22 : The Death of all the Romance


Je dois avouer que je n’ai plus aucune idée d’où j’ai acheté le 45 tours de 22 : The Death of all the Romance de The Dears. WOM de Francfort ? Virgin des Champs ? Gibert St Michel ? Lors d’un concert du groupe ?

La face B, Jazz Waltz No.3 in B-Flat, est une chanson du premier album, End of a Hollywood Bedtime Story… album que je ne connais pas.

22 : The Death of all the Romance
The Dears
Bella Union 2005

A - 22 : The Death of all the Romance
B - Jazz Waltz No. 3 in B-Flat

mardi 19 septembre 2023

1603 - Aline


Les Paradis Perdus n’était pas vendu seul. Un coffret - une boîte en carton enveloppant les deux disques encore cellophanés - à 10 euros réunissant Les Paradis Perdus et Aline, le premier album de Christophe. À ce prix-là, pourquoi se priver ?

Aline comprend bien évidemment le tube de 1965 (et j’ai crié, crié-é…) mais aussi Les Marionnettes, autre grand succès des débuts (grâce au petit clown qui nous fait rire) et neuf autres morceaux dans la même veine. Plutôt agréable même si les deux morceaux pré-cités ont tendance à écraser le reste du disque.
Seule fausse note, finir le disque par deux chansons aussi tristes que Noël et Je ne T’Aime Plus. À vous briser le coeur et vous foutre un bourdon de plusieurs heures. Choix d’autant plus étrange que l’album original n’adoptait pas cet ordre-ci et plaçait ses deux chansons au milieu d’une face du vinyle…

Aline
Christophe
Warner Music France 2020

01 - Aline
02 - Je t’ai Retrouvée
03 - Excusez-moi Monsieur le Professeur
04 - Je suis Parti
05 - La Fille aux Yeux Bleus
06 - J’ai eu Tort
07 - Les Marionnettes 
08 - Je Vous Salue Madame
09 - Cette Vie-Là
10 - Noël
11 - Je ne T’Aime Plus

lundi 18 septembre 2023

1602 - Les Paradis Perdus

Nous n’en avions pas fini avec l’année 1973 et le hors-série des Inrocks consacré aux dix albums qui ont marqué l’année. Parmi ces dix disques, deux sont français. Dont Les Paradis Perdus de Christophe. Acheté mercredi en même temps que The Beatles et Jane Birkin - Serge Gainsbourg.

Jarre, un an avant Les Mots Bleus, est déjà de la partie et montre son talent à faire sonner la langue française comme peu y parvienne en chansons tout en collant parfaitement à la voix, la personnalité et l’univers de Christophe qui a entamé sa mue vers le personnage de dandy étrangement timide, artisan d’un son et d’atmosphères vaporeuses qu’il ne cessera de pétrir jusqu’à sa disparition, en 2020, emporté par la Covid.
Après une intro étrange, Avec l’Expression de mes Sentiments Distingués, sorte de medley-megamix avant l’heure où l’on entend Aline, Les Marionnettes et d’autres morceaux du passé, et en mettant de côté l’intermède de guitare - comme son nom l’indique - ce sont sept chansons aux intentions variées mais qui s’enchaînent extraordinairement que propose Les Paradis Perdus. D’où ressortent en particulier (pour l’instant, après trois écoutes) la chanson titre et Emporte-Moi. C’est surtout un album, je le sens, qui n’est pas prêt de s’épuiser, qui ne se laissera pas dompter totalement avant un bon moment. Le genre d’albums qui comptent. Et auxquelson aime revenir régulièrement.

Les Paradis Perdus
Christophe
Warner Music 2020

01 - Avec l’Expression de mes Sentiments Distingués
02 - Emporte-Moi
03 - Mama 
04 - Du Pain et du Laurier
05 - Mickey
06 - Les Paradis Perdus
07 - Intermède (Guitare)
08 - Le Temps de Vivre
09 - Ferrer Endormi

dimanche 17 septembre 2023

1601 - Space Oddity


À Jérôme Soligny qui l’interrogeait pour Rock & Folk sur son talent, Bowie avait eu cette réponse qui me hante depuis des années : « J’ai appris à avoir du talent ».

Quand on écoute Space Oddity, son second album - le premier de ce que j’en sais est plutôt mauvais - on comprend, ce qu’il veut dire. Les choses ne se mettent pas en place toutes seules. Il faut du travail. Car Space Oddity, l’album est plutôt plat. Pas mauvais, pas inécoutable mais loin, très loin de ce qu’il produira quelques années plus tard - je doute qu’il y ait beaucoup de monde qui trouve Space Oddity génial… sauf la chanson titre évidemment qui est un tube imparable - on peut dire la même chose de son troisième album d’ailleurs.

Apprendre à avoir du talent, ok… mais c’est plus facile quand on fait mouche de temps à autre.

Space Oddity
David Bowie
EMI 1999

01 - Space Oddity
02 - Unwashed and Somewhat Slightly Dazed
03 - (Don’t Sit) Down
04 - Letter to Hermione
05 - Cygnet Commitee
06 - Janine
07 - An Occasionnal Dream
08 - Wild Boy from Freecloud
09 - God Knows I’m Good
10 - Memory of a Free Festival

samedi 16 septembre 2023

1600 - Bring Your Own Poison


J’ai acheté la compilation Bring Your Own Poison à l’époque où j’admirais encore un peu Pete Doherty et les Libertines. Aujourd’hui, ça ne m’intéresse que peu de savoir si les versions de Up the Bracket et de Kill a Man for his Giro sont différentes de celles parues en single. Idem pour Back from the Dead, ce soir, je n’ai pas envie de voir ce que ça donne par Doherty seul. Quant aux autres groupes, sur lesquels, en achetant le disque, je fondais quelques espoirs - je pensais découvrir un ou deux trucs pas mal sur cette compilation - aujourd’hui, je m’en tape totalement, ils n’ont probablement pas fait grande carrière… en même temps quand on prend comme nom Selfish Cunt, on ne vise pas la durée, si ?

Bring Your Own Poison
The Rythm Factory Sessions
Snapper Music 2004

01 - Up the Bracket (The Libertines)
02 - (You’re) On the Last (The Lams)
03 - Authority Confrontation (Selfish Cunt)
04 - Tommy’s Disease (The Paddingtons)
05 - Moving to LA (Art Brut)
06 - Celeste (The Rocks)
07 - Give me Something (Tigermoth)
08 - Kill a Man for his Giro (Babyshambles)
09 - You (Thee Unstrung)
10 - You Stole my Brain (Electricity Comes from Other Planets)
11 - Back from the Dead (Pete Doherty)

vendredi 15 septembre 2023

1599 - The Beatles and Esher Demos





Comme pour Abbey Road, le prix affiché sur le code-barres était inférieur au Prix Vert. Ce n’est pas ce qui m’a convaincu d’acheter The Beatles plus connu sur le (sur)nom d’album blanc, j’avais déjà trois éditions de l’album, deux en vinyle, une en CD.
Ce qui m’intéressait, c’était le disque bonus avec les fameuses Esher Demos, publiées pour la première fois officiellement et que, comme tout véritable admirateur des Fab Four, je possédais de longue date en bootleg (pour ma part, c’était des mp3 de pas très bonne qualité, maintenant que je peux comparer à un CD). On y entend le groupe développer en acoustique les chansons de l’album et, surtout, s’amuser, prendre du plaisir. Même Ob-La-Di Ob-La-Da, dans cette ambiance de jam entre potes, n’est pas désagréable, c’est dire… et puis, il y a les inédits, les chansons écartées de l’album et qui trouveront leur place sur les disques suivants, attendront les carrières solo pour émerger (Child of Nature encore maladroite deviendra la sublime Jealous Guy) ou dont les versions finales resteront cachées jusqu’à la publication des coffrets Anthology dans les années 90.

The Beatles and Esher Demos
The Beatles
Apple Records 2018

CD1
01 - Back in USSR
02 - Dear Prudence
03 - Glass Onion
04 - Ob-La-Di Ob-La-Da
05 - Wild Honey Pie
06 - The Continuing Story of Bungalow Bill
07 - While my Guitar Gently Weeps
08 - Happiness is a Warm Gun
09 - Martha my Dear
10 - I’m so Tired
11 - Blackbird
12 - Piggies
13 - Rocky Raccoon
14 - Don’t Pass me By
15 - Why Don’t we do it on the Road
16 - I Will
17 - Julia

CD2
01 - Birthday
02 - Yer Blues
03 - Mother Nature’s Son
04 - Everybody’s Got Something to Hide Except me and my Monkey
05 - Sexy Sadie
06 - Helter Skelter
07 - Long, Long, Long
08 - Revolution I
09 - Honey Pie
10 - Savoy Truffle
11 - Cry Baby Cry
12 - Revolution 9
13 - Good Night

CD3 Esher Demos
01 - Back in USSR
02 - Dear Prudence
03 - Glass Onion
04 - Ob-La-Di Ob-La-Da
05 - The Continuing Story of Bungalow Bill
06 - While my Guitar Gently Weeps
07 - Happiness is a Warm Gun
08 - I’m so Tired
09 - Blackbird
10 - Piggies
11 - Rocky Raccoon
12 - Julia
13 - Yer Blues
14 - Mother Nature’s Son
15 - Everybody’s Got Something to Hide Except me and my Monkey
16 - Sexy Sadie
17 - Revolution
18 - Honey Pie
19 - Cry Baby Cry
20 - Sour Milk Sea
21 - Junk
22 - Child of Nature
23 - Circles
24 - Mean Mr. Mustard
25 - Polythene Pam 
26 - Not Guilty
27 - What’s the New Mary Jane 

jeudi 14 septembre 2023

1598 - Jane Birkin - Serge Gainsbourg


Il n’est, paraît-il jamais trop tard pour bien faire. Mieux vaut tard que jamais, c’est ce qu’on dit, alors - même si je ne suis pas tout à fait d’accord - voici, avec deux mois de retard, mon petit hommage à l’immense Jane. Qu’on me pardonne ce délai, je n’avais jusqu’à ce mercredi matin pas vraiment de disque de Jane Birkin, sa présence seulement sur quelques compilations. Les féministes de 2023 n’apprécieront pas que je rende cet hommage à Jane à travers un disque entièrement façonné par Gainsbourg - je les emmerde.

Je t’aime moi non plus ouvre le bal et donne le ton du disque sobrement intitulé Jane Birkin - Serge Gainsbourg (la facturette de la FNAC mentionne Jane et Serge - j’ai cru que j’allais devoir me remettre au volley-ball, seul sport collectif que j’ai pratiqué en club). Le texte est presque aussi choquant aujourd’hui qu’il y a 50 ans. Les arrangements n’ont pas pris une ride, loin de là, ils se sont peut-être même bonifiés.
Après ce duo, c’est l’alternance qui prime, une chanson chacun, tour à tour. Gainsbourg, il faut l’admettre, se réserve les meilleurs morceaux (L’Anamour, 69 Année Érotique, Sous le Soleil Exactement) et se charge lui-même des Sucettes de France Gall (la confier à Jane, bien moins nunuche et ingénue que l’eurovisionneuse, n’aurait pas été assez marrant) mais permet à Birkin de montrer son timbre aussi joli que fragile, aussi charmant qu’un peu ridicule, notamment sur l’excellent Jane B. qui emprunte à la fois à Chopin et à Nabokov - il y a pire comme références. Un faux-pas ? Il n’y en a que peu, peut-être ce Canari sur le Balcon un peu incongru. Même le bonus, La Chanson de Slogan, est excellent.

Jane Birkin - Serge Gainsbourg
Jane Birkin - Serge Gainsbourg
Fontana - Mercury 2003

01 - Je T’Aime Moi Non Plus
02 - L’Anamour
03 - Orang Outan
04 - Sous le Soleil Exactement
05 - 18-39
06 - 69 Année Érotique
07 - Jane B.
08 - Élisa
09 - Le Canari est sur le Balcon
10 - Les Sucettes
11 - Manon
12 - La Chanson de Slogan

mercredi 13 septembre 2023

1597 - Blondie


Il y a des conversations que nous répétons, Natacha et moi, des dizaines de fois, des informations que nous oublions et qu’il nous faut rechercher une fois de plus. Régulièrement, par exemple, il nous faut vérifier sur Wikipedia la différence entre un élan, un renne, un caribou et un orignal - j’ai déjà de nouveau oublié - après avoir regardé le paquet de Krisprolls au petit déjeuner. J’ai probablement d’autres exemples moins ridicules.
Parmi ces discussions qui reviennent avec la nouvelle lune, les albums de Blondie. Nous n’arrivons pas à nous mettre en tête que Parallel Lines n’est pas le premier album du groupe. L’autre jour, en voiture, de nouveau, non, je crois que c’est Plastic Letters le premier. Et, après un petit tour sur l’encyclopédie en ligne, découvrir qu’on a encore oublié l’existence de Blondie, publié avant Plastic Letters, Parallel Lines n’étant que le troisième.
Alors Natacha m’a demandé de le lui trouver, ce Blondie, pour ne plus qu’on l’oublie. Il n’était pas à la FNAC. Pas chez Point Show. Je l’ai commandé, on l’a reçu ce mardi.

Blondie
Blondie
Chrysalis ????

01 - X Offender
02 - Little Girl Lies
03 - In the Flesh 
04- Look Good in Blue
05 - In the Sun
06 - A Shark in Jets Clothing
07 - Man Overboard
08 - Rip Her to Shreads 
09 - Rifle Range 
10 - Kung Fu Girls
11 - The Attack of the Giant Ants
12 - Out in the Streets (original Instant Records demo)
13 - The Thin Line (original Instant Records demo)
14 - Platinum Blonde (original Instant Records demo)
15 - X Offender (original Private Stock single version)
16 - In the Sun (original Private Stock single version)

mardi 12 septembre 2023

1596 - Lose Yr Frown


J’ai acheté le 45 tours de Lose Yr Frown, extrait de The American Adventure de Electric Soft Parade chez eil.com - site de vente en ligne de disques de collection dont je suis toujours abonné à la newsletter mais chez qui je n’ai pas commandé depuis plus de dix ans : trop cher - en même temps que le 45 tours de Things I’ve Done Before, extrait du même album. C’était aux alentours de 2004 ou 2005.

La pochette reprend une illustration du livret de cet album que j’aime tant. Le vinyle est en édition limitée numérotée (à combien d’exemplaires ? je ne sais… mon numéro est le 0758). Les faces B, de vrais inédits. Ok, Take me Back est une petite ballade sans envergure… au contraire de This is Where I’m Gonna Hide, morceau presque expérimental, sans queue ni tête, ambitieux mais loin d’être achevé. Encore un disque pour collectionneur… mais qui d’autre que moi collectionne Electric Soft Parade ?

Lose Yr Frown
The Electric Soft Parade
BMG 2003

A - Lose Yr Frown
B1 - Take me Back
B2 - This is Where I’m Gonna Hide

lundi 11 septembre 2023

1595 - Don’t Believe the Truth


Je crois que, cette fois, mon avis est définitif, la question tranchée, je ne reviendrai pas dessus : Don’t Believe the Truth est l’album d’Oasis que j’aime le moins. Point.

Mon édition vinyle comportait une impression en haute qualité, limitée et numérotée, de la photo de couverture. Je ne sais pas où celle-ci se trouve…

Don’t Believe the Truth
Oasis
Big Brother 2005

A1 - Turn Up the Sun
A2 - Mucky Fingers
A3 - Lyla
A4 - Love like a Bomb
A5 - The Importance of Being Idle
B1 - The Meaning of Soul
B2 - Guess God Thinks I’m Abel
B3 - Part of the Queue
B4 - Keep the Dream Alive
B5 - A Bell will Ring
B6 - Let There be Love

dimanche 10 septembre 2023

1594 - Dead Man


Il y a longtemps que je n’ai pas fait de billet sur Neil Young. Il y a longtemps également que je n’ai pas regardé Dead Man, pourtant un de mes films préférés. Un western (magnifique noir et blanc) de Jim Jarmusch avec Johnny Depp dans le rôle de William Blake (!?) qui tue par accident le fils du magnat local et qui fuit, blessé mortellement, en compagnie d’un Indien occidentalisé et nostalgique de son identité, les marshals et autres chasseurs de tête lancés à sa poursuite. Une quête spirituelle et poétique, bourrée d’humour et de surprises (Iggy Pop habillé en femme par exemple).
C’est peut-être le film qui a définitivement fait de moi un idolâtre de Neil Young. La bande originale est un chaos de décharges de six cordes, d’orgue et de larsens. Le son et l’image se conjuguent parfaitement. Impressionnant. J’ai lu quelque part - ce n’est pas exactement ce que dit le livret - que Neil n’avait accepté de composer la b.o. qu’après avoir vu un premier montage du long métrage et avait alors enregistré ses parties quasiment en live, pendant que le film était projeté dans le studio.
Le CD, un de mes premiers de Neil dont je ne possédais alors probablement que Harvest et On the Beach, fait se succéder improvisations de Neil et extraits (brillants) de mono- / dia- logues.

Dead Man
Neil Young
Vapor Records ????

01 - Guitar Solo 1
02 - The Round Stones beneath the Earth
03 - Guitar Solo 2
04 - Why Art thou Silent and Invisible…
05 - Organ Solo
06 - Do You Know how to Use this Weapon ?
07 - Guitar Solo 3
08 - Nobody’s Story
09 - Guitar Solo 4
10 - Stupid White Men…
11 - Guitar Solo 5
12 - Time for You to Leave, William Blake…
13 - Guitar Solo 6

samedi 9 septembre 2023

1593 - Sonates pour Flûtes


Retour chez Point Show, ce vendredi, après être rentré du boulot. Il avait reçu, enfin, le dernier Slowdive - le billet d’hier avait été écrit il y a plusieurs jours déjà, il faut bien que je m’organise avec toutes ces heures sur la route… mais il ne l’avait pas encore sorti des cartons… en attendant qu’il déballe, j’ai fait un tour dans les bacs, un peu au hasard, jusqu’à ce que je sorte Sonates pour Flûte de Bach, publié par Harmonia Mundi.

On est en plein baroque. C’est un peu répétitif… mais qu’est ce que c’est reposant. Parfait pour évacuer une journée démarrée par une insomnie et un départ pour le turbin avant le lever du soleil. Ce n’est pas le Bach des Variations Goldberg ou du Clavier bien Tempéré. C’est moins inventif il me semble. On a l’impression qu’il aurait pu composer ce genre d’œuvres à volonté, sans jamais s’arrêter. Dit ainsi, j’ai l’impression d’être négatif. C’est tout le contraire. Le disque est charmant.

Quant au Slowdive, 23h34, il est toujours sous cellophane, j’attends d’être parfaitement reposé.

Sonates pour Flûtes
J.S. Bach / M. Beaucoudray - W. Christie
Harmonia Mundi France 1980

A1-A4 - Sonate en mi majeur pour flûte et basse continue, BWV 1035
A5-A7 - Sonate en si mineur pour flûte et clavecin obligé, BWV 1030
B1-B4 - Sonate en mi mineur pour flûte et basse continue, BWV 1034
B5-B7 - Sonate en la majeur pour flûte et clavecin obligé, BWV 1032

vendredi 8 septembre 2023

1592 - Waves are Universal


Je n’ai pas encore écouté le nouvel album de Slowdive sorti vendredi dernier. Je n’ai pas encore acheté le nouvel album de Slowdive. Il ne l’avait pas chez Point Show. Pas encore reçu. Il aurait dû être livré pendant sa semaine de vacances - ceci explique cela. Je n’ai pas envie de l’acheter à la FNAC. Cet album que le bouche à oreille annonce comme une merveille - j’ai d’autant plus peur d’être déçu - mérite mieux qu’un achat à la FNAC. J’aurais dû le commander, le pré-commander sur le site officiel. Trop tard, désormais, ça ne changerait plus le délai d’attente. Je prends mon mal en patience.
J’écoute en attendant Mojave 3 - il faut absolument que je me trouve leurs autres albums. L’album de Neil Halstead aussi, celui que je possède parmi les trois qu’il a publiés en solo. Et Waves are Universal, l’unique opus en solo de Rachel Goswell.
La première écoute de Waves are Universal, reçu il y a trois mois environ, m’avait laissé mi-figue mi-raisin, sur ma faim. Un bel équilibre entre morceaux acoustiques et morceaux plus orchestrés, quelques touches celtiques étrangement bien venues, un désintérêt évident pour la recherche d’un éventuel tube… mais aussi quelques mélodies qui, selon moi, ne fonctionnaient pas tout à fait… je ne sais comment dire… dans un genre que je ne pourrais définir mais que je n’apprécie pas tout fait. Ces quelques réticences ne se sont pas tout fait effacées… mais le plaisir est là tout de même, c’est bien là l’essentiel.

Waves are Universal
Rachel Goswell
4AD 2004

01 - Warm Summer Sun
02 - Gather me Up
03 - No Substitute
04 - Deelay
05 - Plucked
06 - Hope
07 - Coastline
08 - Shoulder The Blâme
09 - Save Yourself
10 - Beautiful Feeling
11 - Thru the Dawn
12 - Sleepless & Tooting

jeudi 7 septembre 2023

1591 - Seine Meisterwerke in meisterhafter Interpretation


C’est papa-maman (étrange comme dire papa-maman est plus naturel que maman-papa… contre toutes les règles de politesse et de galanterie… ça doit être ce qu’on appelle le patriarcat) qui m’ont offert le petit coffret (très belle boîte, un texte de présentation assez long mais en allemand) de deux vinyles (en excellent état) compilant littéralement « Ses Chefs-d’œuvre dans de Magistrales Interprétations » du compositeur tchèque Antonín Dvořák. Ils l’ont acheté à Karlsruhe, un petit autocollant doré avec le logo et l’adresse du magasin se trouve encore sur l’étiquette centrale d’un des disques.

Je réécoute ce mardi soir ces quatre faces tout en essayant d’être un peu productif. Je tape des conneries à la machine - rien de bien n’en sort. J’écris ce billet. J’écrirai juste après les billets pour Archives de jeudi et vendredi. Je suis las las las las las - déjà. Le coffret me rassure, je suis en terrain très familier. L’Ouverture du Carnaval. La Sérénade op. 22. Je connais tout ça par coeur. Et la Symphonie du Nouveau Monde (on remarquera que le coffret ne tranche pas entre les numéros 9 et 5 qui lui sont tout à tour attribués) bien entendu. Trois à cinq secondes - je n’ai pas chronométré - de celle-ci servent de sonnerie au collège de Boussac.

Seine Meisterwerke in meisterhafter Interpretation
Antonín Dvořák
Decca 1977

A1 - Karneval, op. 92, Ouvertüre
A2 - Du lieber Mond, so silberzart
A3 - Scherzo Capriccioso, op. 66
B - Serenade E-dur, op. 22
C - Symphonie Nr. 9 (5) e-moll, op. 95 (adagio - allegro molto ; largo ; scherzo. molto vivace)
D1 - Symphonie Nr. 9 (5) e-moll, op. 95 (allegro con fuoco)
D2-D4 - Slawische Tänze Nr. 1, Nr. 10, Nr. 8

mercredi 6 septembre 2023

1590 - Ava Adore


J’ai acheté le single Ava Adore, premier et pénultième extrait de l’album Adore à L’Occase de l’Oncle Tom, Strasbourg, en 2000 ou 2001. C’est ce qu’il me semble du moins. Disque dont je ne me séparerais pour (presque) rien au monde alors même que les faces B, deux ballades, l’une à la guitare, l’autre au piano, sans être désagréables, ne sont pas renversantes. Allez comprendre.

Ava Adore
The Smashing Pumpkins
Hut Recordings 1998

01 - Ava Adore
02 - Czarina
03 - Once in a While

mardi 5 septembre 2023

1589 - The Times They are a-Changin’


Faut que je réécoute ce disque acheté il y a 17 ou 18 ans, quelque chose comme ça… j’ai été tellement méchant avec la version mono… je n’aime pas rester sur une mauvaise impression… surtout avec Dylan qui mérite mieux… sûrement, j’étais dans un mauvais état d’esprit ce jour-là… peu réceptif… mais là, aujourd’hui, je suis fatigué, je ne suis pas certain de lui rendre justice, à cette version stéréo de The Times That are a-Changin’.

The Times They are a-Changin’
Bob Dylan
Columbia 1997

01 - The Times They are a-Changin’
02 - Ballad of Hollis Brown
03 - With God on our Side
04 - One too many Mornings
05 - North Country Blues
06 - Only a Pawn in their Game
07 - Boots of Spanish Leather
08 - When the Ship Comes In
09 - The Lonesome Death of Hattie Carroll
10 - Restless Farewell

lundi 4 septembre 2023

1588 - Timeless - The All-Time Greatest Hits


Inutile de maintenir plus longtemps un faux suspens qui n’a pas lieu d’être et qui ne tient personne en haleine, l’un des deux disques que Natacha m’a demandés est un best-of des Bee Gees. Pas un best-of uniquement focalisé sur leur période disco (qui serait la b.o. de La Fièvre du Samedi Soir à ceci près qu’il n’y a pas Tragedy sur celle-ci) mais un best-of qui embrasse l’ensemble de leur carrière. Elle me l’avait déjà demandé plusieurs fois, il y a quelques années, mais je n’en avais pas trouvé de satisfaisant, j’avais laissé tomber. Cette fois, Timeless - The All-Time Greatest Hits. On retrouve To Love Somebody (que je n’avais que par Billy Corgan et Robert Smith), Massassuchets, I Started a Joke, les morceaux de Night Fever, Tragedy (il faudrait que je raconte la fois où, avec Natacha on a hurlé le refrain de Tragedy qui passait à la radio, faisant peur à mon frère qui était au volant et qui faillit sortir de route sur une petite route bourguignonne) et d’autres chansons que nous ne connaissions pas toutes… pour un résultat extrêmement agréable. Pas de grosse faute de goût, d’horreur inécoutable comme c’est le cas sur trop de compilations… ou alors peut-être le dernier titre, le vingt-et-unième… on leur pardonnera ce léger écart final… Natacha semble satisfaite.

Timeless - The All-Time Greatest Hits
Bee Gees
Capitol 2017

01 - Spicks and Specks
02 - New York Mining Disaster 1941
03 - To Love Somebody
04 - Massachusetts
05 - Words
06 - I’ve Gotta Get a Message to You
07 - I Started a Joke
08 - Lonely Days
09 - How Can You Mend a Broken Heart
10 - Jive Talkin’
11 - Nights on Broadway
12 - Fanny (be Tender with my Love)
13 - You Should be Dancing
14 - How Deep is Your Love
15 - Stain’ Alive
16 - Night Fever
17 - More than a Woman
18 - Too Much Heaven
19 - Tragedy
20 - Love You Inside Out
21 - You Win Again

dimanche 3 septembre 2023

1587 - Stephen Stills


Continuant à torturer ma JAPY avec mon texte pour personne, je ne me suis levé du parquet (j’étais assis par terre, la machine devant moi) que pour changer le disque de face ou pour changer de disque - laissant quelques minutes s’écouler à chaque fois, je laisse presque toujours un silence entre deux disques ou entre deux faces d’un disque, sauf quand je suis DJise pour Natacha et moi).
Après SexxLaws, j’ai mis Stephen Stills de… Stephen Stills. Quand je l’ai récupéré chez Marie-Claire, elle a fait la moue « c’est pas terrible, ça ». Je dois dire que des disques pas terrible comme ça, ça me va. Du folk, du rock, des invités prestigieux (Crosby et Nash, évidemment, sans Young avec qui il devait être en froid à ce moment-là, Hendrix, Clapton, Booker T. !!!), des styles variés, des chansons bien foutues. C’est pas Manassas, certes, on passe tout de même un sacré bon moment… et tant pis si le disque a un peu souffert au début de la face B.

Stephen Stills
Stephen Stills
Atlantic 1970

A1 - Love the One you’re With
A2 - Do for the Others
A3 - Church (Part of Someone)
A4 - Old Times Good Times
A5 - Go Back Home
B1 - Sit Yourself Down 
B2 - To a Flame
B3 - Black Queen
B4 - Cherokee
B5 - We are not Helpless

samedi 2 septembre 2023

1586 - SexxLaws


Point Show a rouvert après les vacances, visite ce mercredi matin avec en tête deux disques commandés par Natacha que je ne pensais absolument pas trouver dans les bacs. Et pourtant, j’en ai trouvé - on en reparle demain ou après-demain ou plus tard, on verra - un des deux… ce qui ne m’a pas empêché de fouiller un peu au hasard pour compléter… compléter quoi d’ailleurs ?
Parmi les maxi-singles en 12’’, j’ai déniché un disque promotionnel de Sexx Laws (orthographié ici SexxLaws) de Beck. 4 versions du même titre : studio, a cappella et deux remixes. Ça n’a probablement que peu d’intérêt et les sillons me semblent bien poussiéreux… mais à quatre euros, qu’est-ce que je risque ?
La première écoute est étrange… et pas seulement parce que je tape à la machine un texte que je n’utiliserai probablement jamais mais que j’ai besoin de taper… oui, étrange ce début de remix… oups, c’est un 33 tours, pas un 45… voilà, c’est corrigé… le disque est globalement sympa, Sexx Laws est un morceau suffisamment cool pour résister à la maltraitance des remixes… je ne le réécouterai probablement pas souvent… peu importe, l’essentiel est ailleurs.

SexxLaws
Beck
Geffen Records 1999

A1 - SexxLaws (The Wiseguys remix)
A2 - SexxLaws (LP version)
B1 - SexxLaws (Malibu mix)
B2 - SexxLaws (accapella)

vendredi 1 septembre 2023

1585 - Bravery Repetition and Noise


Sur Instagram, une publicité d’Arte pour le replay du concert des Brian Jonestown Massacre à la Route du Rock 2023. Fatalement, ça a éveillé ma curiosité, savoir ce à quoi pouvaient ressembler Anton Newcombe et compagnie aujourd’hui et comment ça pouvait bien sonner. J’ai regardé ça mercredi midi.
Les guitares sont belles, très belles (je parle à la foi de leur esthétique extérieure et de leur son), le groupe est stylé, en particulier Newcombe (même si on devine un peu la décrépitude du gars sous le chapeau et les lunettes noires), le groupe est resté fidèle à son psychédélisme chéri, Joel Gion a toujours autant l’air de se faire chier derrière son tambourin… mais que de moments de flottement entre les morceaux… et Anton Newcombe utilise un classeur pour jouer - autant passer au prompteur… et si, oui, c’est plutôt cool, il manque clairement la magie… ceux qui ont vu le concert ont probablement passé un bon moment, certains se sont peut-être même persuadés d’avoir assister à une expérience mystique… depuis mon canapé, ça tournait un peu à vide.

Ah oui, le disque… de mémoire, Bravery Repetition and Noise était plutôt un très bon cru… en plus l’excellent Jim Jarmusch est en couverture.

Bravery Repetition and Noise
The Brian Jonestown Massacre
The Committee to Keep Music Evil 2001

01 - Just for Today
02 - Telegram
03 - Stolen
04 - Open Heart Surgery
05 - Nevertheless
06 - Sailor
07 - You Have Been Disconnected
08 - Leaving Nothing for Sancho
09 - Let me Stand Next to your Flower
10 - If I Love You ?
11 - (I Love You) Always
12 - If I love You ? (New European Gold Standard Secret Babylonian Brotherhood Cinema Mix)