dimanche 31 octobre 2021

0915 - More Light


J’ai reçu More Light dans ma boîte aux lettres la veille de recevoir Chasing Yesterday. Je les avais commandés le même jour. Comme pour Chasing Yesterday, j’ai acheté More Light en neuf d’occasion. C’est à dire que ce sont des albums de seconde main qui ne sont jamais sortis de leur cellophane d’origine. Même odeur de renfermé, de cave - où les gens stockent-ils leurs disques ? Comme pour Chasing Yesterday, j’ai récupéré une édition avec un disque bonus. Pour More Light, ce n’était pas intentionnel - bonne surprise. Pour les deux albums, j’ai attendu des années, longuement hésité, avant de les acheter - 7 pour l’album de Noel, 8 pour celui de Primal Scream. Nombreux points communs.

La comparaison pourtant s’arrête là. Car de More Light, je suis tombé amoureux à la première écoute. Un forumeur (dit-on forumiste ?), le même à qui je dois la découverte, entre autres, de Om ou des Dead Rabbits, avait dit le plus grand bien de l’album en question, disant que ce disque le rendait fier d’avoir suivi et soutenu le groupe de Bobby Gillespie pendant des années - même lors de leurs mauvais albums - il y en a.
Je m’étais tout de même méfié. Primal Scream, c’est un peu à quitte ou double. Génial ou chiant. Je voulais écouté l’album d’abord. En vrai. Sur CD. Pas en mp3 ni sur YouTube. Je ne l’ai jamais trouvé à la médiathèque de Versailles au catalogue pourtant si bien fourni. J’ai fini par me lancer il y a quelques jours… et je regrette d’avoir perdu autant de temps.

More Light, c’est simple, c’est un best-of de Primal Scream. Un best-of dont toutes les chansons seraient nouvelles et dont la production aurait été unifiée pour que les morceaux s’enchaînent parfaitement. Best-of car on y retrouve les réussites des albums précédents, celui de blues-rock, celui de techno-rock-marxiste, celui de dub. Le tout parfaitement digéré, réagencé, reconnecté. Comme si tous les disques précédents de Primal Scream étaient les pièces d’un puzzle qui enfin s’assembleraient pour donner une image impossible à deviner auparavant. Je n’en suis qu’à trois ou quatre écoutes - en autant de jours - mais je crois qu’ici le mot chef-d’œuvre n’est pas galvaudé… il ne manque qu’une pochette à la hauteur… mais ça non plus, Chasing Yesterday ne l’avait pas.

More Light
Primal Scream
First International 2013

More Light
01 - 2013
02 - River of Pain
03 - Culturecide
04 - Hit Void
05 - Tenement Kid
06 - Invisible City
07 - Goodbye Johnny
08 - Sideman
09 - Elimination Blues
10 - Turn Each Other Inside Out
11 - Relativity
12 - Walking with the Beast
13 - It’s Alright, It’s OK

Extra Light
01 - Nothing is Real / Nothing is Unreal
02 - Requiem for the Russian Tea Roots
03 - Running out of Time
04 - Worm Tamer
05 - Theme from More Light
06 - 2013 (Weatherall remix)

samedi 30 octobre 2021

0914 - Symphonie n°9 « Nouveau Monde »


Comme tous les matins, Souris, notre chat, nous tournait autour pendant le petit déjeuner, réclamant à manger de sa voix cassée, la queue dressée en l’air comme un aileron de requin.

Comme cela me prend parfois, j’ai voulu accompagner sa danse rituelle en chantonnant le thème de Jaws, les Dents de la Mer.

Comme très souvent quand je me lance dans la composition de John Williams, je me suis planté… j’ai échoué, glissé, dérapé… et me suis mis à chantonner la Symphonie du Nouveau Monde de Dvořák…

Symphonie n°9 « Nouveau Monde »
NBC Symphony Orchestra, Arturo Toscanini
Diapason 2009

01-04 - Symphonie n°9 « Nouveau Monde » (A. Dvořák)
05-08 - Symphonie n°4 « Italienne » (F. Mendelssohn)
09 - Obéron (Ouverture) (C.M. von Weber)
10 - Siegfried (Murmures de la Forêt) (R. Wagner)

vendredi 29 octobre 2021

0913 - Chasing Yesterday


J’aurais donc mis sept ans depuis sa publication à acheter Chasing Yesterday, le second album de Noel Gallagher et de ses Oiseaux qui Volent Haut.

Qu’on ne me jette pas la pierre, Nono a bien mis quinze ans à mettre sur un de ses disques Revolution Song dans une version inférieure (arrangements niais) à la démo qu’il avait enregistrée pour Standing on the Shoulder of Giants. En l’occurrence, sur le disque bonus qui accompagne l’album.
Le disque bonus, avec Revolution Song et Freaky Teeth, une tentative de chanson pour un film de James Bond, est une des raisons pour lesquelles j’ai fini d’acheter Chasing Yesterday après sept ans d’hésitation. Chasing Yesterday est à ce jour le dernier disque de Noel sur lequel on trouve des résidus d’Oasis. Outre Revolution Song, on peut entendre Lock all the Doors, présente sur la tracklist principale de l’album, et issue d’une démo de 1994 démantelée au cours des années pour donner un couplet à une chanson des Chemical Brothers ou un refrain à une face B. Acheter Chasing Yesterday est donc une façon de compléter ma collection d’Oasis.

Pourquoi avoir hésité si longtemps, alors ? Parce que j’avais écouté l’album en mp3 à l’époque de sa sortie. Et je l’avais trouvé naze. Nul. On a depuis multiplié les écoutes de High Flying Birds, on l’a adopté, appris à l’aimer malgré nos réticences du début. Peut-être qua ça viendra aussi avec Chasing Yesterday qui après une écoute CD nous semble plus plat que réellement désagréable.

Chasing Yesterday 
Noel Gallagher’s High Flying Birds
Sour Mash 2014

Chasing Yesterday
01 - Riverman
02 - In the Heat of the Moment
03 - The Girl with X-Ray Eyes
04 - Lock all the Doors
05 - The Dying of the Light
06 - The Right Stuff
07 - While the Song Remains the Same
08 - The Mexican
09 - You Know we can’t go Back
10 - Ballad of the Mighty I

Bonus Disc
01 - Do the Damage
02 - Revolution Song
03 - Freaky Teeth
04 - In the Heat of the Moment (Toydrum remix)

jeudi 28 octobre 2021

0912 - Daddy’s Gone


J’ai acheté presque tous les singles extraits du premier album (homonyme) de Glasvegas. Dans presque tous les formats. Il m’en manque peu. Je traque les rares qu’il me manque. Je les ai dans le viseur. Ils ne tarderont pas à rejoindre ma collection.

Parmi les singles que je possède déjà : Daddy’s Gone. Deux 45 tours et un CD. Parmi ceux-là, le numéro 2 avec en face B une reprise de Come as you Are de Nirvana. Une reprise étrange. Lente. Planante. Éthérée. Spectrale.
Je ne sais pas si je l’aime vraiment mais cette reprise me fascine. Natacha la déteste. Ça ne pose aucun problème pour le moment : je n’ai toujours pas rebranché la platine vinyle, j’attends d’en acheter une neuve ou d’en récupérer une de bonne qualité.

Daddy’s Gone
Glasvegas
Columbia 2008

A - Daddy’s Gone
B - Come as you Are

mercredi 27 octobre 2021

0911 - Avril / Mai 2005


Ça fait un moment que je n’ai pas utilisé la carte sampler pour ne rien foutre sur ce blog… plus de trois semaines… mais bon, là, c’est les vacances… et on a beaucoup marché aujourd’hui… flemme.

Pas de Monster CD cette fois mais les Inrocks

Avril / Mai 2005
Les Inrockuptibles

01 - Apply Some Pressure (Maxïmo Park)
02 - Breaking Through a Wave (Morning Star)
03 - Arabian Sound (The Coral)
04 - Only this Moment (version edit) (Röyksopp)
05 - Starlight (Raw-T)
06 - Smile Around your Face (radio edit) (Four Tet)
07 - Hymn for Her (version edit) (The Magic Numbers)
08 - For the Restless (Tom McRae)
09 - Kala (Yann Tiersen)
10 - J’ai Changé (Albin de la Simone)
11 - Toi (Romain Humeau)
12 - Demain Demain (J.P. Nataf, Mathieu Boogaerts & Bombes 2 Bal)
13 - JF CH. Appart. (Marie Surel)
14 - Panique au Village (No Artist)

mardi 26 octobre 2021

0910 - Seen the Light


Singles de Supergrass, suite. Seen the Light, extrait de Life of Other Planets. Encore un disque arrivé dans un état douteux. Acheté d’occasion pour 3 euros, annoncé dans un très bon état. Bonne blague : la pochette était légèrement jaunie et l’étiquette de chez Cash Converters annonçant un prix de 1 euro n’avait pas été totalement décollée du boîtier plastique rayé en tous sens… 

Pas de problème sur le CD, heureusement. On peut découvrir sans problème la reprise de Neil. Personne ne chante Dylan comme Dylan disait une publicité des années 60. Que dire alors de Neil ? Les reprises de Neil pourraient être un étalon pour les groupes - Oasis serait assez mauvais. Ce qui est fascinant avec Neil, c’est que ça se reconnaît en quelques secondes. Même si The Loner n’est pas exactement la chanson de Neil que j’écoute le plus souvent - certainement un tort - loin de là, son style est reconnaissable entre tous. Ce riff ne peut avoir été écrit que par lui. Supergrass s’en sort pas mal. Même si Gaz doit un peu lutter pour atteindre l’intensité du Canadien. Allez, ça valait tout de même le coup de se faire pigeonner sur Rakuten par un revendeur peu scrupuleux.

Seen the Light
Supergrass
Parlophone 2003

01 - Seen the Light
02 - The Loner
03 - I Told the Truth

lundi 25 octobre 2021

0909 - Glastonbury 2004


Ça fait longtemps que je n’ai pas regardé le DVD Glastonbury 2004, une captation du set d’Oasis lors du plus célèbre festival d’Angleterre. Comme la plupart de mes DVD - en particulier mes DVD musicaux - je l’ai regardé quand je l’ai acheté et pas depuis.

C’est un DVD non officiel, publié par la BBC. La diffusion du concert par la BBC était très attendue en 2004. Après un album en demi-teinte (euphémisme), les fans attendaient un rebond de la part du groupe, rebond dont le concert à Glastonbury devait être le préambule. Las, à la demande du groupe, la BBC n’a pas diffusé les deux titres inédits en avant-goût de l’album à venir joués ce soir là.
Rétrospectivement, ce n’est pas bien grave, les deux chansons en question, A Bell will Ring et The Meaning of Soul ne sont pas exactement des sommets oasisiens et l’album dont elles sont issues fut à son tour décevant.

Je suis tombé par hasard sur ce DVD au Virgin Megastore des Champs, sans savoir qu’il avait été publié. Je l’ai acheté sans réfléchir. Si j’avais réfléchi, j’aurais douté, fait la moue… mais l’aurait acheté tout de même. Il n’est pas tous les jours facile d’être collectionneur.

Glastonbury 2004
Oasis
BBC Films 2004

01 - Rock ‘n’ Roll Star
02 - Bring it on Down
03 - Supersonic
04 - Morning Glory
05 - Columbia
06 - Stop Crying Your Heart Out
07 - Little by Little
08 - Cigarettes & Alcohol
09 - Live Forever
10 - Acquiesce
11 - Champagne Supernova
12 - Songbird
13 - Wonderwall
14 - Don’t Look Back in Anger
15 - My Generation 

dimanche 24 octobre 2021

0908 - High Times Singles 1992-2006


Jamiroquai puisque j’en parlais hier. Avec la compilation de singles High Times. Commandée et reçue en même temps que le Greatest Hits des Spice Girls. Écoutée vendredi soir, juste après les Spice Girls… excellent faire-valoir que les Spice Girls… le funk de Jamiroquai n’en parait que plus inspiré - et pas seulement par Stevie Wonder, ombre tutélaire un peu pesante sur les épaules de Jay Kay, chanteur qui se cache derrière un groupe dont il est le seul véritable membre.

Oui, Jamiroquai, ça sonne comme du Stevie Wonder. Quand ça fonctionne, ça donne d’excellents singles. Et quand ça ne fonctionne pas… ben, je sais pas, je ne connais pas les albums de Jamiroquai… je ne connais que les singles - et, encore, pas tous, nous n’avons pour l’instant fait que réécouter ceux que nous connaissions déjà… et Virtual Insanity, Cosmic Girl, Alright, Canned Heat… c’est plus qu’efficace, c’est irrésistible… il faudrait vraiment être allergique à l’envie de bouger pour ne pas aimer ces tubes enchainés comme autant d’appels à la danse et au remuage de fesses et aux déhanchements et à la conduite de Ferrari sur des routes désertes.

High Times Singles 1992-2006
Jamiroquai
Columbia 2006

01 - When You Gonna Learn
02 - Too Young To Die
03 - Blow Your Mind
04 - Emergency on Planet Earth
05 - Space Cowboy
06 - Virtual Insanity
07 - Cosmic Girl
08 - Alright 
09 - High Times
10 - Desperation Underground
11 - Canned Heat
12 - Little L
13 - Love Foolosophy
14 - Corner of the Earth
15 - Feels Just Like it Should
16 - Seven Days in Sunny June
17 - (Don’t) Give Hate a Chance
18 - Runaway
19 - Radio

samedi 23 octobre 2021

0907 - Live Seeds


Nous avons acheté il y a quelques semaines une nouvelle colonne de rangement de disques - je crois que je l’ai déjà dit sur ces pages, non ? J’ai désormais assez de place pour ranger tous mes CD. Plus aucun ne traine sur le meuble autour de la chaîne hi-fi - tant mieux car la nouvelle occupe plus d’espace que l’ancienne - et je ne suis plus à la recherche du moindre interstice pour y glisser un nouveau venu.
Ce n’est pas parce que j’ai suffisamment de place pour encore quelques semaines qu’il ne faut pas que j’anticipe un peu. Je cherche donc constamment à libérer des rayonnages. Je m’attaque aux bibliothèques. Je vends les poches que je ne compte pas relire dans les 10 ans à venir - oui, j’ai vision à long terme de mes lectures - et les grands formats que je ne prévois pas de relire un jour, même sénile - c’est pour bientôt, j’espère. Essentiellement des poches. Et ce que je ne parviens pas à vendre, je l’abandonne en salle des profs à qui ça intéressera.
C’est un peu paradoxal. Je ne me sens pas musicien. Les trois accords mal plaqués sur le manche tordu de ma guitare ne m’autorisent pas cette illusion. J’aspire en revanche à me définir comme écrivain. Pourtant, je refuse de me séparer du moindre disque, même pourri (exemple au hasard) alors que je me contrefous de la plupart de mes livres - j’ai dit la plupart : celui qui touche à mon Quarto de Gombrowicz ou à mes Pléiades risque de passer un sale quart d’heure. Je suis un fétichiste du disque, pas du papier.
Je vends chez Gibert. Pour trois fois rien. Il me faut une douzaine de bouquins pour atteindre les 15 euros minimum demandés pour chaque transaction. Pour gonfler un peu le total, j’accepte d’être payé en bons d’achat. C’est 10% de plus. Se pose alors le problème de dépenser la cagnotte ainsi formé. Car il n’y a pas grand chose sur le site Internet de Gibert. Tout (ou presque) ce qui me fait envie semble constamment en rupture de stock.

J’achète des disques, on s’en doute - il faut bien combler le vide laissé par les livres. Des Nick Cave en ce moment. Au moins, ils les ont, chez Gibert, les Nick Cave. Pas tous… mais une partie de ceux que je n’ai pas, c’est déjà ça. J’ai commandé aujourd’hui même les deux volumes de ses compilations de faces B et raretés. Il y a deux semaines, c’était le Live Seeds. Un album d’enregistrements live d’une tournée de 1992-93 à travers l’Europe et l’Australie. Treize morceaux de violence à peine contenue et d’intensité ravageuse. Un disque brut et brutal qui ressemble à la fois à une déclaration d’intention (Let Love In, l’album studio suivant, sera dans la même veine) et à un bilan avant de passer à autre chose (3 ans plus tard, Murder Ballads explorera une nouvelle facette de la musique de Nick Cave, davantage comparable à un cabaret décadent).

Pour ranger ce disque et les deux compilations avec les autres Nick Cave, il va falloir que je décale des centaines de disques dans mes rayonnages - j’ai honte d’avouer que mon classement actuel est alphabétique, il n’en a pas toujours été ainsi. C’est le problème (le plaisir ?) d’une collection : on n’a jamais fini de la ranger.

Live Seeds
Nick Cave & the Bad Seeds
Mute 1993

01 - The Mercy Seat
02 - Deanna
03 - The Ship Song
04 - Papa won’t Leave you Henry
05 - Plain Gold Ring
06 - John Finn’s Wife
07 - Tupelo
08 - Brother my Cup is Empty
09 - The Weeping Song
10 - Jack the Ripper 
11 - The Good Son
12 - From Her to Eternity
13 - New Morning

vendredi 22 octobre 2021

0906 - Your New Favourite Band


Le problème avec Per Almqvist c’est qu’il n’a jamais tenu la comparaison.

Tout le monde aimait The Hives, son groupe, au début de notre actuel siècle, notamment pour ses prestations scéniques proches d’un grand n’importe quoi à la Iggy Pop mais tout le monde préférait les albums des Strokes, des White Stripes ou des Libertines, groupes qui émergèrent dans les mêmes années.
Per a également officiellement candidaté pour prendre la place de Brian Johnson, atteint de soucis d’audition, lors de la dernière tournée d’AC/DC. On lui a préféré Axel Rose, camouflet suprême.
Surtout, Natacha me comparait souvent à Per Almqvist au début de notre relation, trouvait qu’on se ressemblait, physiquement parlant. Cette comparaison s’est éteinte avec les années… Per ne fait pas le poids, il faut croire…

The Hives auront attendu octobre 2021 pour rejoindre ma discothèque. Avec Your New Favourite Band - titre, je le reconnais, très très drôle - une compilation de titres issus de leurs deux premiers albums et des singles extraits de ces derniers. Moins de 30 minutes pour 12 titres : le compte est bon, nous sommes dans du vrai punk-rock crétin comme il faut. Ça joue serré, à pleine vitesse et ça braille / chante mal par dessus. De quoi s’amuser, c’est sûr, c’est même fait pour ça. Et tant pis, si comparé à tant d’autres, ça paraît bien vain.

Your New Favourite Band
The Hives
Burning Heart 2002

01 - Hate to say I told you So
02 - Main Offender
03 - Supply and Demand
04 - Die, all Right !
05 - Untutored Youth
06 - Outsmarted
07 - Mad Man
08 - Here we go Again
09 - A.K.A I-D-I-O-T
10 - Automatic Schmuck
11 - Hail Hail Spit N’ Drool
12 - The Hives are Law, You are Crime
video 1 - A.K.A I-D-I-O-T
video 2 - Die, all Right !
video 3 - Hate to say I told you So
video 4 - Main Offender

jeudi 21 octobre 2021

0905 - B.R.M.C.


Je ne sais jamais si B.R.M.C. est le nom du groupe ou le titre de leur premier album ou si c’est Black Rebel Motorcycle Club. Ou bien si c’est l’inverse. Ou le vice et le versa.

B.R.M.C., puisque c’est le titre de l’album de Black Rebel Motorcycle Club (nom emprunté au gang de loubards de Marlon Brando dans L’Équipée Sauvage) est probablement le dernier album que j’ai acheté d’occasion chez l’Occase de l’Oncle Tom. J’y ai sûrement acheté des singles ou des vinyles d’occasion mais je ne me rappelle pas y avoir acheté un autre album en CD depuis - j’achète désormais neuf ou je n’achète pas sauf pour les albums pas réédités depuis des années.

J’ai acheté B.R.M.C. en ne connaissant que Whatever Happened to my Rock ‘N’ Roll. La critique de l’album dans Rock & Folk était désastreuse. J’ai cru cette dernière. Je n’ai pas trouvé le single, j’ai décidé d’acheter l’album en seconde main en me disant que le reste du disque serait naze. C’était faux… très faux… très très faux. Love Burns, Red Eyes and Tears, As Sure as the Sun, Spread your Love, on ne compte plus les réussites sur ce premier album… et peu importe son titre.

B.R.M.C.
Black Rebel Motorcycle Club
Virgin 2001

01 - Love Burns
02 - Red Eyes and Tears
03 - Whatever Happened to my Rock ‘N’ Roll (Punk Song)
04 - Awake
05 - White Palms
06 - As Sure as the Sun
07 - Rifles
08 - Too Real
09 - Spread your Love
10 - Head Up High
11 - Salvation

mercredi 20 octobre 2021

0904 - Young Shakespeare


Neil Young a publié à peu près cent soixante douze albums au cours des cinq dernières années et en prévoit environ huit cents trente cinq au cours des cinq à venir. Un album de nouveaux titres par an. Pour le reste, des live inédits, des années 70 à nos jours, et des albums laissés de côté pendant des années qui d’un coup sont ressortis des placards.

Avec un tel volume, il y a forcément des redites… et ce Young Shakespeare (car enregistré dans une salle baptisée Shakespeare Theater) ressemble comme deux gouttes d’eau au Live at Massey Hall publié il y a presque quinze ans. Et pour cause, les deux concerts ont été donnés à trois jours d’écart. Ressemble, oui, mais en légèrement moins bien - ne serait-ce que parce que la setlist est un peu plus courte - mais, en même temps, comment faire mieux que le Live at Massey Hall, absolument parfait ?

Sans intérêt, ce Young Shakespeare ? Vous avez dû mal me comprendre… on parle d’un enregistrement en public en solo et en acoustique de Neil Young, tout de même… c’est absolument indispensable. Et tant pis pour ceux qui feront la fine bouche ou sont déjà blasés…

Young Shakespeare
Neil Young
Reprise Records 2021

01 - Tell me Why
02 - Old Man
03 - The Needle and Damage Done
04 - Ohio
05 - Dance Dance Dance
06 - Cowgirl in the Sand
07 - A Man Needs a Maid / Heart of Gold (medley)
08 - Journey Through the Past
09 - Don’t Let it Bring you Down
10 - Helpless
11 - Down by the River
12 - Sugar Mountain

mardi 19 octobre 2021

0903 - Greatest Hits

Reçu aujourd’hui. Oui, le Greatest Hits (qui ne serait pas très différent d’un éventuel best-of) des Spice Girls… Oui, des Spice Girls

Au moins, je n’ai pas besoin de trop justifier cet achat, même pas en le mettant en perspective de futures soirées alcoolisées… Natacha assume très bien son amour pour les filles épicées…

Greatest Hits
Spice Girls
EMI 2007

01 - Wannabe
02 - Say you’ll be There
03 - 2 Become 1
04 - Mama
05 - Who do you Think you Are
06 - Move Over
07 - Spice Up your Life
08 - Too Much
09 - Stop
10 - Viva Forever
11 - Let Love Lead the Way
12 - Holler
13 - Headlines (Friendship Never Ends)
14 - Voodoo
15 - Goodbye

lundi 18 octobre 2021

0902 - This is Music : The Singles 92-98


Je ne suis plus bien sûr pourquoi j’ai acheté le best-of This is Music : The Singles 92-98 de The Verve. J’avais même oublié que je l’avais, je suis retombé dessus un peu par hasard tout à l’heure, sur Discogs

Je ne collectionnais pas vraiment les disques de The Verve en 2004. À part une édition de The Drugs don’t Work, je n’ai commencé à rassembler leurs singles que récemment. J’avais probablement déjà racheté A Storm in Heaven après avoir revendu la première édition que je possédais de l’album, ce n’était donc pas pour Blue ou Slide Away que j’ai acheté cette compilation. Était-ce pour les deux inédits, This Could be my Moment et Monte Carlo ? Si c’est le cas, ils ne doivent pas être bien fameux car j’ai totalement oubliés ce à quoi ils ressemblent. Peut-être était-ce pour la voiture… c’est plus pratique une compilation, pour les trajets en voiture, quand on veut enchaîner les tubes et zapper les temps faibles, que de jongler entre plusieurs albums… mais en 2004, je n’habitais plus chez papa-maman et n’utilisais donc plus beaucoup la voiture…

Le plus probable, c’est que This is Music : The Singles 92-98 a rejoint ce que je n’appelais pas encore ma collection pour la simple raison que ce jour-là, je n’ai rien trouvé d’autre à acheter.

This is Music : The Singles 92-98
The Verve
Virgin 2004

01 - This is Music
02 - Slide Away
03 - Lucky Man
04 - History
05 - She’s a Superstar
06 - On Your Own
07 - Blue
08 - Sonnet
09 - All in the Mind
10 - The Drugs don’t Work
11 - Gravity Grave
12 - Bitter Sweet Symphony
13 - This Could be my Moment
14 - Monte Carlo

dimanche 17 octobre 2021

0901 - Move Through The Dawn


Tu l’avais écouté avant de l’acheter ?

La question de Natacha à propos de Move Through the Dawn de The Coral quand je mis le disque pour la première fois sur la platine aurait pu suffire à faire ce billet. Nul besoin de développement après ça. Il faut savoir être cinglant, parfois. Il n’est même pas nécessaire de décrire la moue qui accompagnait sa question.
D’un autre côté, ce serait un peu violent de s’arrêter là pour un album qui n’est pas nul, loin de là, mais simplement raté. Notamment au niveau des arrangements. À la fois un peu frustes et étrangement kitsch. Un peu de mauvais goût. À l’image de la pochette - qui est bien la pochette originale, occidentale disons, et non celle de l’édition japonaise. Pas totalement raté non plus, la qualité mélodique du groupe est toujours là. Il faut simplement faire un plus gros effort qu’à l’accoutumée pour l’apprécier.

L’avais-je écouté avant de l’acheter ? Non. Avec The Coral, je rattrape mon retard à raison d’un album tous les mois ou tous les deux mois. Le premier ne me plaît toujours pas. Les suivants étaient jusqu’alors tous très réussis - inspirants même - je faisais confiance au groupe. Et ce n’est pas le léger raté de Move Through the Dawn qui émoussera mon envie de poursuivre ma découverte de la discographie du groupe. Dès la déception actée, j’ai commandé l’album suivant.

Move Through the Dawn
The Coral
Ignition 2018

01 - Eyes like Pearls 
02 - Reaching out for a Friend
03 - Sweet Release
04 - She’s a Runaway
05 - Strangers in the Hollow
06 - Love or Solution
07 - Eyes of the Moon
08 - Undercover of the Night
09 - Outside my Window
10 - Stormbreaker
11 - After the Fair

samedi 16 octobre 2021

0900 - Symphonie n°9


La Neuvième pour le Neuf-Centième. Celle de ce bon vieux Ludwig van, pas celle de Tonin, le faux apprenti-boucher.

Ces derniers jours, depuis dix ou quinze jours, je reçois en moyenne un disque par jour dans ma boîte aux lettres. Nombreuses réductions et promotions chez Rakuten, je me fais avoir à chaque fois. Mais jeudi, rien. Aucun colis. Il me fallait quelque chose pour supporter le manque.
J’avais encore heureusement quelques courses à faire. J’ai donc fait un saut au rayon magazine de Monoprix, espérant une bonne surprise avec Diapason. La reproduction de la Frise Beethoven de Klimt sous le plastique enveloppant le numéro du mois en était une excellente. Voilà un beau disque de plus pour la collection.

Est-ce le moment d’avouer que je ne suis pas un grand admirateur des symphonies de Beethoven ? Que je ne les écoute jamais en entier mais seulement un mouvement de l’une, un mouvement de l’autre de temps en temps… ce sera peut-être la révélation avec cet enregistrement, sait-on jamais.

Symphonie n°9
Ludwig van Beethoven / Irmgard Seefried / Maureen Forrester / Ernst Haefliger / Dietrich Fischer-Dieskau / Chor der St. Hedwigs-Kathedrale / Berliner Philharmoniker / Ferenc Fricsay
Diapason 2021

01 - I. Allegro ma non Troppo, un poco maestoso
02 - II. Molto Vivace
03 - III. Adagio molto e cantabile
04 - IV. Presto
05 - «  O Freunde, nicht diese Töne »


vendredi 15 octobre 2021

0899 - Lazer Guided Melodies


Spiritualized a réédité ses premiers albums en 2021. Remasterisations. Nouvelles pochettes. Rien de révolutionnaire. Essentiel pourtant, on l’aura compris. Il faut que je les rachète tous.

Le premier que j’ai commandé est aussi le premier album du groupe : Lazer Guided Melodies. Car c’était celui que j’étais le plus impatient de redécouvrir. Sans la faute de mixage et sans le regroupement des morceaux en quatre plages. Presque un nouvel album : on est passés du noir au blanc pour la pochette, à 12 pistes, une par chanson et à un son ultra-net, ultra-précis.

Maintenant, place aux chefs-d’œuvre : Pure Phase, Ladies & Gents et Let it Come Down… ah, non, ce dernier ne fait pas partie du programme de rééditions…

Lazer Guided Melodies
Spiritualized
Fat Possum Records 2021

01 - You Know It’s True
02 - If I Were With Her Now
03 - I Want You
04 - Run
05 - Smiles
06 - Step Into the Breeze
07 - Symphony Space
08 - Take your Time
09 - Shine a Light
10 - Angel Sigh
11 - Sway
12 - 200 Bars

jeudi 14 octobre 2021

0898 - Let it Bleed


Nouvelle interview de Macca… faudrait pas qu’il en sorte une par jour, je ne vais jamais me calmer… quoique, on s’habitue à tout… cette fois, il s’en prend aux Pierres qui Roulent. Grosso modo : Un groupe de reprises de blues… même quand ils écrivent une chanson originale, ce n’est qu’une reprise de blues… ils ne savent faire rien d’autre… les Beatles avaient un horizon bien plus large.

Vraiment, on rallume en 2021 la guéguerre Beatles contre Stones ? Oui, les Stones, c’est du blues, du blues et du blues… et souvent, ils se gardent le plaisir de se taper une petite reprise d’un grand bluesman. Sur Let it Bleed, par exemple, on a droit à une reprise de Love in Vain de Robert Johnson. Et alors, c’est quoi le problème ? Aimer et jouer du blues, c’est pas assez bien ? Vraiment ? T’as préféré quand les Stones faisaient du disco ou du faux psychédélisme ? Ça sonnait faux, forcé mais c’était mieux parce que c’était autre chose que du blues ? L’important, c’est pas les chansons ?
Ça me rappelle une collègue prof qui pendant une présentation du principal (qui était fan de rock) à propos du rock et de la pop devant les élèves commentait à haute voix sur le thème Les Beatles, c’est mieux que les Stones, c’est pas comparable, les Stones, ils ont rien inventé…

Qu’on se comprenne, je préfère mille fois les Beatles aux Stones… mais je ne cherche pas à les comparer, chacun avait son truc, ses qualités. Les Beatles auraient été incapables de sortir un No Expectations, un Gimmie Shelter, un Midnight Rambler ou un Wild Horses comme les Stones n’auraient jamais osé publier un Michelle ou un Ob-La-Di Ob-La-Da

Donc, encore une fois… Tais-toi !!!

Sinon, mon Let it Bleed, c’est une réédition CD japonaise en vinyl replica. C’est à dire un CD présenté comme un vinyle, couverture cartonnée, pochette en papier cristal… objet à la fois absurde et très joli… et Let it Bleed, c’est énorme, même si ce n’est que du blues

Let it Bleed
The Rolling Stones
ABKCO 2006

01 - Gimmie Shelter
02 - Love in Vain
03 - Country Honk
04 - Live with Me
05 - Let it Bleed
06 - Midnight Rambler
07 - You Got the Silver
08 - Monkey Man
09 - You Can’t Always Get What You Want

mercredi 13 octobre 2021

0897 - Chaos and Creation in the Backyard


J’ai deux disques solo de Paul McCartney à la maison. Un single, Hope of Deliverance, et un album, Chaos and Creation in the Backyard. Séparés par une douzaine d’années. Un single sympa qui ne marquera pas non plus les annales. Un album consacré à sa sortie comme la renaissance d’un grand songwriter
Je n’ai achèterai pas d’autres. Premièrement parce que la carrière solo du beatle-bassiste m’intéresse assez peu - ce que je connais des Wings ou de son album Ram me dissuade de creuser plus loin - en dehors de l’exception Chaos and Creation in the Backyard qui était vraiment réussi.
Surtout, je ne supporte plus sa personnalité de fayot qui veut toujours paraître gentil en glissant des peaux de banane à ses camarades. Sa dernière en date ? Il clame dans ses dernières interviews que ce n’est pas lui qui a provoqué la fin des Beatles mais Lennon. L’intérêt de l’information en 2021 ? Se redonner le beau rôle…

Comprenez bien, je ne dis pas qu’il ment. Juste que je n’ai pas envie de savoir.  L’histoire officielle m’allait très bien telle qu’elle était depuis 50 ans. Il est trop tard pour la changer, fallait se signaler avant. Et puis surtout, on s’en fout un peu du pourquoi du comment de la séparation des Beatles en 2021. En un mot comme en quatre : Ferme ta gueule, Macca…

Je ne m’en fous visiblement pas tellement puisque ça m’énerve…

Chaos and Creation in the Backyard
Paul McCartney
Parlophone 2005

CD
01 - Fine Line
02 - How Kind of You
03 - Jenny Wren
04 - At the Mercy
05 - Friends to Go
06 - English Tea
07 - Too Much Rain
08 - A Certain Softness
09 - Riding to Vanity Fair
10 - Follow Me
11 - Promise to you Girl
12 - This Never Happened Before
13 - Anyway / I’ve Only Got Two Hands

DVD
01 - Documentary : Between Chaos and Creation
02 - Performance Video : Fine Line
03 - Animated Film : Line Art
03a - Riding to Vanity Fair (instrumental)
03b - At the Mercy (instrumental)
03c - Anyway (instrumental)
04 - Menu : How Kind of You

mardi 12 octobre 2021

0896 - Footloose


Heureusement que j’avais des copies à corriger, hier soir, ça m’a permis d’être discret pendant que Natacha regardait Footloose et de ne pas me mettre à chanter les chansons de la bande originale. Car, je peux l’avouer désormais, je me passe très très régulièrement le disque de la bande originale en secret, quand je suis seul à la maison.

Non, je plaisante, évidemment… le film que je n’ai vu que d’un œil ne m’a pas semblé irregardable (un peu sans intérêt hors les pirouettes de Kevin Bacon et la présence toujours appréciable de John Lithgow) mais la musique, en provenance directe de l’année - que l’on sait année difficile depuis Orwell - 1984, est proprement insupportable. Immonde. Ça ne m’étonne pas que le disque - qui appartenait à Natacha - n’ait jamais atterri sur la platine en près de 14 ans de vie commune.
Si ça se trouve le disque est foutu… ce ne serait pas une grande perte.

Footloose
Original Motion Picture Soundtrack
Columbia 1984

01 - Footloose (Kenny Loggins)
02 - Let’s Hear it for the Boy (Deniece Williams)
03 - Almost Paradise (Love Theme from Footloose) (Mike Reno & Ann Wilson)
04 - Holding out for a Hero (Bonnie Tyler)
05 - Dancing in the Sheets (Shalamar)
06 - I’m Free (Heaven Helps the Man) (Kenny Loggins)
07 - Somebody’s Eyes (Karla Bonoff)
08 - The Girl Gets Around (Samy Hagar)
09 - Never (Moving Pictures)

lundi 11 octobre 2021

0895 - Cigarettes & Alcohol


Un anniversaire n’arrive jamais seul. Nous n’en avions pas conscience il y a 12 ans - je ne l’ai appris qu’aujourd’hui, dimanche - mais le 10 octobre est aussi l’anniversaire de la publication du single Cigarettes & Alcohol d’Oasis : on a d’ailleurs fêté ça avec une bonne bouteille de Crozes-Hermitage blanc.

À vrai dire, le 10 octobre 94 ce sont les éditions vinyles de Cigarettes & Alcohol qui sont sorties, semble-t-il. Pour le CD, il a fallu attendre le 17 octobre. Et encore, le mien, d’après la matrice, est une réédition de 96. Je me souviens l’avoir acheté au Virgin des Champs-Élysées. Et l’avoir écouté pour la première fois le même soir à Dreslincourt… et maman qui a toujours eu un peu de mal avec le concept de reprise qui me fit une remarque à propos de I am the Walrus sur le thème de « c’est pas exactement le dernier morceau à la mode » ou « ils se sont pas trop foulé pour écrire celle-là »… pas la peine de lui en parler, elle niera.

J’ai un deuxième CD de Cigarettes & Alcohol, celui de Natacha, on ne va donc pas trop en dire dès le premier billet - surtout que je ne trouve rien d’autre à dire pour l’instant - mais tout de même… Is it worth  the aggravation to find yourself a job when there’s nothing worth working for ? - meilleure analyse sociologique des 30 dernières années.

Cigarettes & Alcohol
Oasis
Creation 1994 / 1996

01 - Cigarettes & Alcohol
02 - I am the Walrus (live)
03 - Listen Up
04 - Fade Away

dimanche 10 octobre 2021

0894 - Munich


Des cent cinquante versions des singles d’Editors, je me suis pas mal moqué dans ces pages. Et là aussi, il fallait y voir de la déception. Editors, j’ai lâché l’affaire après le troisième album (déjà pas un chef d’œuvre malgré de belles prises de risques et de bonnes idées) qui succédait à un second album qui apparaît assez pataud avec le recul… les albums suivants, auxquels j’ai à peine jeter une oreille, sonnent comme du sous-U2, je n’ai pas insisté.
Cherchant l’autre jour à écrire un billet rapide, j’ai comme à mon habitude regardé mes compilations des Inrocks et de Rock & Folk, mes singles des Stereophonics, de The Enemy puis ceux d’Editors. Et je me suis aperçu que j’en avais finalement peu des singles d’Editors… enfin, que j’en avais très peu extraits du premier album, de loin leur meilleur. Trois 7’’, un 10’’… et seulement trois CD… tous trois pour le single Sparks.
Il m’en manque donc un bon paquet de CD. Et il me manque surtout un paquet de couvertures. Car il ne faut pas croire, je ne vais pas écouter religieusement les faces B en attendant la révélation. Je vais les écouter, oui, mais sans rien en attendre. Non, ce qui m’intéresse le plus, c’est l’objet. C’est ça aussi parfois une collection de disques… ce peut être des disques sans intérêt musical particulier.
Les disques d’Editors sont, à ce niveau, des merveilles pour collectionneur. Car il y a chez eux une vraie direction artistique. À chaque album, son style. Décliné sur tous les disques de la période. Comme de multiples variations sur un même thème. Les pochettes de la période The Back Room sont ainsi toutes monochromes avec une photo rétro au centre. Un style vintage que je trouve superbe.

J’ai donc recommencé à acheter des singles d’Editors, désormais vieux de plus de 15 ans. J’ai reçu le premier aujourd’hui, un 2 titres de Munich sous pochette cartonnée. La face B ? On s’en fout, je vous ai dit… mais pas désagréable. À réécouter. Peut-être.

Munich
Editors
Kitchenware 2005

01 - Munich
02 - Release

samedi 9 octobre 2021

0893 - Fashion Nugget


Je me surprends souvent à chantonner I Will Survive. Dans la rue, dans les couloirs du collège, au supermarché, allongé dans le canapé. Je joue régulièrement aussi la chanson quand je sors la guitare de sa housse - ça fait un petit moment que je la néglige d’ailleurs. La guitare, pas la housse.

La faute non pas à Gloria (Dji Elle Ô Are Aïe Hey) l’interprète initiale (GG donc) malgré toutes les qualités de l’originale version disco (j’adore le disco) mais à la reprise qu’en fit le groupe ricain Cake en 1996. Je me demande d’ailleurs pourquoi j’ai attendu 25 ans pour m’acheter l’album Fashion Nugget dont elle est issue - j’ai reçu le disque hier.
Dans la majorité des cas, je déteste les reprises qui prétendent réinventer une chanson dans un autre style. Baby, One More Time par Travis, c’est nul. La reprise jazzy de Happy Together qu’on entend actuellement dans une publicité a eu la très mauvaise idée d’aplanir le feu d’artifice du refrain original. L’insupportable I Will Survive par Hermes House Band qui se finit désormais en Et un et deux et trois zéro. Quant à la reprise pseudo-soul de Seven Nation Army par Ben l’Oncle Soul, elle est à pleurer… Voici pour les quelques exemples.
Il y a aussi des contre-exemples, des réussites incroyables, Hurt et Personal Jesus par Johnny Cash, Mr. Tambourine Man par les Byrds, Wonderwall par Mike Flowers Pop (non ? si ? non ?). I Will Survive par Cake appartient à cette catégorie. Le groupe a ajouté à la chanson un soupçon d’ironie qui sonne comme de l’amertume. La chanson me semble simplement plus vraie interprétée par Cake - il faut dire qu’ils n’ont pas la lourde charge, comme Gloria, de faire danser sur une chanson de rupture…

Ah ! Le reste de l’album ? Je ne l’ai écouté qu’une fois, hier soir. Du rock indé typiquement américain relevé d’un trait de trompette pour l’originalité. Pas désagréable du tout contrairement à ce que je craignais (sûrement la raison qui a fait qu’un quart de siècle s’est écoulé entre ma découverte de I will survive à la radio et mon achat du disque) malgré le petit passage country assez douloureux.

Fashion Nugget
Cake
Volcano 1996 / ????

01 - Frank Sinatra
02 - The Distance
03 - Friend is a Four Letter Word
04 - Open Book
05 - Daria 
06 - Race Car Ya-Yas
07 - I Will Survive
08 - Stickshifts and Safetybelts
09 - Perhaps, Perhaps, Perhaps
10 - It’s Coming Down
11 - Nugget
12 - She’ll Come Back to Me
13 - Italian Leather Sofa
14 - Sad Songs and Waltzes

vendredi 8 octobre 2021

0892 - Imagine


Anniversaires, on continue la (presque) série.

Ça y est, Imagine, le plus célèbre album solo de John Lennon, celui qui, bien entendu, contient la chanson homonyme (en première piste), passe aujourd’hui le cap du demi-siècle. Et je trouve ça triste à pleurer. Je ne suis pas trop sûr de savoir pourquoi.

Je n’ai pas envie de parler d’Imagine, la chanson, tout a déjà été dit sur Imagine. Qu’y a-t-il à dire sur Imagine ? Pas envie de parler non plus de How do you Sleep ?, la fameuse diatribe contre McCartney, la chanson n’en vaut pas vraiment la peine.
En fait, il n’y a que d’une chanson dont j’ai vraiment envie de parler. Jealous Guy. Et j’en suis incapable. Physiquement et moralement. Car rien que de penser au dernier couplet I was trying to catch your eyes / Thought that you was trying to hide / I was swallowing my pain, mon coeur se brise.

J’ai acheté mon vinyle en excellent état chez l’Occase de l’Oncle Tom à Strasbourg. Il y a près de vingt ans. C’était déjà une vieillerie à l’époque…
Et je ne peux même pas l’écouter, je n’ai pas branché la platine vinyle sur le nouvel ampli.

Imagine
John Lennon
Apple - Pathé Marconi 19??

A1 - Imagine
A2 - Crippled Inside
A3 - Jealous Guy
A4 - It’s so Hard
A5 - I don’t want to be a Soldier
B1 - Give me Some Truth
B2 - Oh my Love
B3 - How do you Sleep ?
B4 - How ?
B5 - Oh Yoko !

jeudi 7 octobre 2021

0891 - Sunday Morning Call


Anniversaire de Pisces Iscariot, hier… non-anniversaire (concept carollo-alicien) du single Sunday Morning Call aujourd’hui. Le disque fut en effet publié le 3 juillet 2000 - six mois exactement avant la naissance de Natacha… comprenne qui pourra - rien à voir donc avec ce 7 octobre 2021.

Rien n’allait plus pour Oasis au moment de la publication de Sunday Morning Call. Bonehead et Guigsy, respectivement guitariste et bassiste du groupe ont fait leurs valises sous les yeux un an plus tôt, Noel, après une énième baston avec son frère, a quitté la tournée tandis que l’album Standing on the Shoulder of Giants fait un four aussi bien commercialement que critiquement (barbarisme).

Pour couronner le tout, c’est au tour de Liam de jeter l’éponge. Le temps de ce disque, seulement. Sunday Morning Call est en effet, si je ne me trompe pas, le premier disque d’Oasis où on n’entend pas la voix de gorge du cadet gallagherien - à moins qu’on dise gallagheresque.
Après un Sunday Morning Call plutôt réussi dans le genre introspectif, Noel se lance dans un Carry Us All que j’aurais adoré si la chanson était restée à l’état de démo inédite. En tant que produit fini, elle sonne un peu pauvre et on se dit que le compositeur du groupe n’a plus grand chose en stock. C’est après que les choses se gâtent vraiment. Full On. Une tentative stoogienne. Effort louable. Certes. Mais pour le bien de tous - et le sien en particulier - Noel n’a jamais retenté de chanter un vrai rock après celui-ci. C’est pas dans ses capacités, tout simplement.

Allez, joyeux non-anniversaire ! À moi ? À vous !!! Allez, je vais me faire un thé.

Sunday Morning Call
Oasis
Big Brother 2000

01 - Sunday Morning Call
02 - Carry Us All
03 - Full On

mercredi 6 octobre 2021

0890 - Pisces Iscariot


Il n’y a pas qu’Oasis qui peut se permettre une compilation de faces B. Suede en a publié une (Sci-Fi Lullabies) dont on reparlera indirectement plus tard. Nick Cave en a sorti une et s’apprête à en sortir une seconde. Ni Supergrass ni Radiohead en revanche n’ont véritablement franchi le pas, ce qui explique (en partie) que je suis en train d’acheter leurs singles - en partie, disais-je… l’explication principale est que j’adore acheter des disques.
Les Smashing Pumpkins ont aussi commis leur compilation de faces B, Pisces Iscariot. Il y a 27 ans très exactement. Après deux albums seulement. Une deuxième compilation, Judas O, fut proposée en bonus de Rotten Apples, leur greatest hits. Pas une compilation de faces B stricto sensu, Pisces Iscariot ceci dit. Puisque la tracklist comprend aussi quelques inédits. On y retrouve les Citrouilles entre une espèce de new-wave-post-punk et une sorte de psychédélisme soft, débarrassées du besoin de produire des gros singles de rock alternatif propres à plaire aux gros Ricains.
Je ne sais plus quand j’a acheté Pisces Iscariot. Probablement juste après avoir acheté les cinq albums des Pumpkins. Ou après avoir acheté les quatre premiers et avant que Machina ne soit publié. Dans tous les cas, c’était après avoir acheté le single I am One dont les faces B Plume et surtout Starla sont mes préférées de l’album (avec Obscured, face B de Today).

Pisces Iscariot 
The Smashing Pumpkins 
Virgin 1994

01 - Soothe 
02 - Frail and Bedazzled
03 - Plume
04 - Whir
05 - Blew Away
06 - Pissant
07 - Hello Kitty Kat
08 - Obscured
09 - Landslide
10 - Starsailor
11 - Blue
12 - A Girl Named Sandoz
13 - La Dolly Vita
14 - Spaceman

mardi 5 octobre 2021

0889 - Those Shocking Shaking Days


Suis-je épié ? Traqué ? Suivi ? Une histoire de cookies ou de logiciel espion ? Ou une caméra chez moi, carrément ? Car sinon, ce serait une sacrée putain d’incroyablement incroyable coïncidence - et j’ai déjà dit que je n’y crois pas, aux coïncidences… avant tout parce que je refuse d’y croire… mais on en va revenir là-dessus une fois encore… bref, y a pas de zazar…

Quand même… le jour même (en fin de semaine dernière) où j’ai reçu dans ma boîte aux lettres (j’hésite toujours avec boîte à lettres - je n’arrive pas à me décider définitivement pour l’un ou l’autre) Those Shocking Shaking Days, excellente (aussi bien musicalement qu’au niveau du packaging et des notes de présentation) compilation de rock psyché, progressif et funky (malgré le sous-titre du disque, je n’ai rien trouvé de particulièrement hard) indonésien des années 70, compilation découverte à la médiathèque de Versailles (le catalogue de cette médiathèque est tout de même insensé) il y a quelques années et que j’ai eu toutes les peines du monde à trouver d’occasion (neuf, il ne fallait même pas y penser) à un prix abordable, je recevais sur mes deux blogs mes premières visites en provenance d’Indonésie. Non, sans blague.
Et pas juste un bref passage. Cinq pages visitées sur Disco et une bonne trentaine sur Archives. Et pas trente pages d’un coup. Ça lui a pris une bonne demi-heure. Il ou elle - ne comptez pas sur moi pour utiliser l’écriture inclusive -semble avoir lu, pris le temps de lire. Et les articles semble-t-il n’ont pas été choisis n’importe comment. Aucune idée comment, sur quels critères, mais il y a eu choix. Il y a même eu déterrage de vieux billets oubliés… à moi aussi, ça m’a donné de la lecture.
J’aimerais savoir comment cet(te) Indonésien(ne) est tombé sur Archives ou sur Disco et ce qui a guidé sa visite. Savoir s’il ou elle est francophone. Savoir pourquoi il ou elle n’est pas revenu depuis… lit-on trente articles ou pages sans jamais y revenir ? Si ça ne lui plaisait pas, il ou elle n’avait pas besoin de lire tant de billets pour s’en rendre compte, si ?

Allez, ami(e) indonésien(ne), reviens, fais moi un commentaire, explique ton parcours dans le monde de MLM… Je t’en donne l’occasion avec le disque du jour.
Je ne fais pas d’illusion sur le résultat, j’avais déjà tenté cette stratégie avec un(e) Suédois(e)… ça n’avait pas fonctionné, malgré plusieurs relances. On aura essayé.

Those Shocking Shaking Days
Indonesian Hard, Psychedelic, Progressive Rock and Funk : 1970-1978
Now-Again Records 2011

01 - Haai (Panbers)
02 - Anti Gandja (The Brims)
03 - Bad News (Rollies)
04 - People (Super Kid)
05 - Evil War (Shark Move)
06 - Hear Me (Golden Wing)
07 - Do What You Like (AKA)
08 - That Shocking Shaking Day (IVO’s Group)
09 - Didunia Yang Lain (Ariesta Birawa Group)
10 - Jeritan Cinta (Trenchem)
11 - Candle Light (Benny Soebardja and Lizard)
12 - Mobil Tua (Koes Plus)
13 - Don’t Talk about Freedom (The Gang of Harry Roesli)
14 - Saman Doye (Black Brothers)
15 - Shake Me (AKA)
16 - Pemain Bola (Rasela)
17 - Freedom (Freedom of Rhapsodia)
18 - The Promise (Rhythm Kings)
19 - Uang (Duo Kribo)
20 - Pantun Lama (Murry)

lundi 4 octobre 2021

0888 - Rock & Folk Monster CD n°4


Aujourd’hui, dimanche trois nonoctobre, c’est pas le jour pour écrire un pavé, ah ! ah ! ah !, je suis trop occupé avec Paris-Roubaix… putain deux ans et demi… et dire que l’an prochain, la course n’aura pas non plus lieu à la date normale… rien que pour ça, Macron est certain de ne pas avoir mon vote.

Technique (presque) habituelle pour aller vite : Rock & Folk Monster CD. Le n°4 cette fois - avec un programme plutôt alléchant (Warlocks, Tim Burgess, OCS, I am Kloot, Starsailor…)… même si bon, y a aussi du ZZ Top

PS : on a écouté quelques titres de la fin du disque… le morceau de Tim Burgess est très très (très) niais…

Rock & Folk Monster CD n°4
Rock & Folk 2003

01 - Coma Girl (Joe Strummer)
02 - Sunny (Hard-Ons)
03 - Silence is Easy (Starsailor)
04 - Little Electric Chair (Iggy Pop)
05 - Things (John Cale)
06 - She’s Sweet (Vue)
07 - From Your Favorite Sky (I am Kloot)
08 - High / Low (Black Rebel Motorcycle Club)
09 - An Alliance of Hearts (Logh)
10 - Good Dancers (The Sleepy Jackson)
11 - Monkey Bum Bum Boogie (Bikini Machine)
12 - Too Hot (Fun Lovin’ Criminals)
13 - I Want You (Danko Jones)
14 - Oh my Corazon (Tim Burgess)
15 - Hurricane Heart Attack (The Warlocks)
16 - For Every Comer (Ocean Colour Scene)
17 - Back Nekkid (ZZ Top)
18 - Revolucion (Sergent Garcia)