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lundi 11 octobre 2021

0895 - Cigarettes & Alcohol


Un anniversaire n’arrive jamais seul. Nous n’en avions pas conscience il y a 12 ans - je ne l’ai appris qu’aujourd’hui, dimanche - mais le 10 octobre est aussi l’anniversaire de la publication du single Cigarettes & Alcohol d’Oasis : on a d’ailleurs fêté ça avec une bonne bouteille de Crozes-Hermitage blanc.

À vrai dire, le 10 octobre 94 ce sont les éditions vinyles de Cigarettes & Alcohol qui sont sorties, semble-t-il. Pour le CD, il a fallu attendre le 17 octobre. Et encore, le mien, d’après la matrice, est une réédition de 96. Je me souviens l’avoir acheté au Virgin des Champs-Élysées. Et l’avoir écouté pour la première fois le même soir à Dreslincourt… et maman qui a toujours eu un peu de mal avec le concept de reprise qui me fit une remarque à propos de I am the Walrus sur le thème de « c’est pas exactement le dernier morceau à la mode » ou « ils se sont pas trop foulé pour écrire celle-là »… pas la peine de lui en parler, elle niera.

J’ai un deuxième CD de Cigarettes & Alcohol, celui de Natacha, on ne va donc pas trop en dire dès le premier billet - surtout que je ne trouve rien d’autre à dire pour l’instant - mais tout de même… Is it worth  the aggravation to find yourself a job when there’s nothing worth working for ? - meilleure analyse sociologique des 30 dernières années.

Cigarettes & Alcohol
Oasis
Creation 1994 / 1996

01 - Cigarettes & Alcohol
02 - I am the Walrus (live)
03 - Listen Up
04 - Fade Away

lundi 5 août 2019

0097 - Alone with Everybody



Je me souviens de ma première écoute d'Alone with Everybody comme si c'était hier, le jour de mon anniversaire, celui de mes dix-huit ans - c'était un cadeau. J'étais dans une chaise de jardin, un transat disons, au milieu de la pelouse, à Dreslincourt. Je l'ai écouté au Disc-man, au baladeur CD.

Je l'attendais avec impatience cet album, depuis la séparation officielle de The Verve dont j'adorais (et adore toujours) les deux derniers albums, A Northern Soul et Urban Hymns. Avec un peu de crainte aussi, le single Money to Burn, dont j'avais vu le clip je ne sais où ne m'avait pas emballé plus que ça (A Song for the Lovers, sorti précédemment m'avait curieusement échappé).

C'est un album que j'écoute étrangement assez peu aujourd'hui mais avec un plaisir intact. Les deux premiers tiers de l'album sont excellents, balançant entre tendresse pour la femme aimée (I get my Beat et You on my Mind in my Sleep), intensité (New York et Crazy World) et instinct mélodique (A Song for the Lovers). L'album se termine, à partir de Money to Burn de manière plus fade même si la voix de Richard Ashcroft - le meilleur chanteur rock des années 90 avec Liam Gallagher - permet de dépasser la pointe d'ennui qui s'installe.

Une question tout de même sur les photos du livret (photos de studio, photos en famille avec Kate Radley, ex-Spiritualized et le petit Sonny) : la façon dont Richard Ashcroft tient son épouse pour l'embrasser, il l'a apprise dans l'épisode de Friends où Joey est appelé à remplacer Susan Sarandon dans Days of our Lives ?

Alone with Everybody
Richard Ashcroft
Hut 2000

01 - A Song for the Lovers
02 - I Get my Beat
03 - Brave New World
04 - New York
05 - You on my Mind in my Sleep
06 - Crazy World
07 - On a Beach
08 - Money to Burn
09 - Slow was my Heart
10 - C'mon People (We're Making it Now)
11 - Everybody

jeudi 9 octobre 2025

2354 - Enregistrement Public à l’Olympia


J’ai déjà raconté mes visionnages nocturnes des émissions musicales d’Arte pendant mes vacances à Gneugneucourt Dreslincourt. Cette fois, c’était les Eurockéennes, une espèce de best-of de l’édition de cette année-là, laquelle je ne saurais dire, fin du vingtième siècle. Il y avait Jean-Louis Aubert. Il est filmé juste avant de monter sur scène. Il est dans un état second, très excité. Il a apparemment picolé ou a sniffé quelque chose, il ne tient pas en place, le sourire jusqu’aux oreilles. Un journaliste - disons un intervieweur ; ça existe ce mot ? - lui demande à quoi à qui il pense avant de monter sur scène, aux légendes du rock ? Et le visage du téléphoneur - ça c’est un néologisme barbarisme - s’effondre en un claquement de doigts. En ce moment, je pense beaucoup à Barbara. Le journaliste, déconfit, ne pose pas d’autre question.

Enregistrement Public à l’Olympia
Barbara
Philips ????

A1 - Chapeau Bas
A2 - Fragson
A3 - Quand Ceux qui Vont
A4 - Au Bois de Saint-Amand
A5 - La Musique
A6 - Drouot
B1 - La Mort
B2 - Marienbad
B3 - Les Insmonies
B4 - Il Automne
B5 - Perlimpinpin
C1 - Toi
C2 - Ma Maison
C3 - Mon Enfance
C4 - L’Enfant Laboureur
C5 - À Peine
C6 - À Mourir pour Mourir
C7 - Une Petite Cantate
D1- La Solitude
D2 - Le Soleil Noir
D3 - L’Amour Magicien
D4 - Ma Plus Belle Histoire d’Amour
D5 - Le Mal de Vivre

vendredi 31 mai 2019

0031 - Art of the Trio 4 - Back at the Vanguard


Je passe une ou deux semaines de vacances chez mon grand-père à Dreslincourt. Je fais la sieste après déjeuner, ce qui me permet de ne pas perdre ma matinée au lit et de quand même me coucher tard. Je regarde la télé le soir. Je regarde des films, je zappe beaucoup sur les 6 ou 7 chaînes disponibles à l'époque.

Je tombe sur ce gars qui joue du piano, entouré d'un batteur et d'un bassiste. C'est du jazz. Il est 23 heures, minuit déjà peut être. On est sur Arte, est-ce la peine de préciser ? Je ne zappe plus. J'ai reconnu le morceau. Disons, je connais le morceau. Je l'ai déjà entendu, j'en suis sûr. Je chantonne. Bien sûr la mélodie est légèrement tordue, foutus jazzeux qui ont besoin de tout déformer. Je chantonne mais je ne retrouve pas la chanson. Atroces moments où l'on sait que l'on sait, où l'on sait qu'on ne connaît que ça mais que ça ne nous revient pas.
Puis les paroles me viennent. Comment n'ai-je pas reconnu plus tôt ? Comment n'ai-je pas donné le titre immédiatement ? Ce gars est en train de jouer Exit Music (for a film) de Radiohead. Et c'est merveilleux. Je regarde l'émission jusqu'au bout. La musique alterne avec les interviews. Je ne me rappelle plus les réponses de ce pianiste mais je me souviens les avoir aimées. Je viens de découvrir Brad Mehldau.

Avant Coltrane, avant Herbie, avant Miles, bien avant Lars Danielsson ou Tigran ou Charles Mingus, mon premier disque de jazz a été un Brad Mehldau, cet Art of the Trio 4. Un enregistrement live dans la mythique salle du Village Vanguard. Exit Music conclut le concert...

Art of the Trio 4 : Back of the Vanguard
Brad Mehldau
Warner Bros. 1999

01 - All the Things You Are
02 - Sehnsucht
03 - Nice Pass
04 - Solar
05 - London Blues
06 - I'll Be Seeing You
07 - Exit Music (for a Film)