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samedi 18 novembre 2023

1663 - Musique de Chambre


Tu pars déjà ? Il est 8h45 ou quelque chose comme ça ce jeudi matin. Une heure de route devant moi pour aller au boulot. J’ai cours à 10h30. Oui, je dois passer à la station service, il va y avoir plein de monde comme d’habitude. Il n’y a pas d’autre station-service avec moins de monde. Si mais c’est plus cher. Et alors, le temps c’est de l’argent, il paraît. Natacha a raison. Je repose mon manteau. Et je profite du gros quart d’heure que m’autorise le fait d’accepter de payer mon essence 5 à 6 centimes de plus au litre pour découvrir la sonate pour piano op. 1 sur le disque de Musique de Chambre d’Alban Berg acheté la veille à Point Show.
Il est regrettable que des disques d’une telle qualité ne valent aujourd’hui plus un rond. Ceux qui s’intéressent à la musique savante ont déjà tout ce qui leur faut. Plus personne ou presque n’achète ça. Tant mieux pour moi. Seul regret : il existe une couverture alternative pour cet album. Avec un tableau de Schiele comme illustration. De la même série que celui des suites orchestrales du même Berg. C’est plus joli que les trognes de Boulez, Barenboïm et Zukerman - avec tout le respect que j’ai pour ces immenses musiciens.

Musique de Chambre
Alban Berg - D. Barenboïm / P. Boulez / P. Zukerman / Ensemble Intercontemporain
Deutsche Grammophon 1978

A - Kammerkonzert für Klavier und Geige mit 13 Bläsern
B1-B4 - Vier Stücke für Klarinette und Klavier op. 5
B5 - Sonate für Klavier op. 1

samedi 23 novembre 2019

0207 - Drei Orchesterstücke / Drei Stücke aus der "Lyrischen Suite"


Je me suis senti un peu mal l'autre jour (ça m'est passé depuis, je vous rassure) en évoquant un disque acheté au Facteur Cheval qui ne fonctionnait pas correctement. J'avais l'impression de dénoncer un magasin, de le critiquer et de lui faire de la contre-publicité. Ce n'était absolument pas mon intention. J'adore cet antiquaire... Ça fait d'ailleurs bien trop longtemps que je n'y ai pas fait un tour - il faudra que j'y songe après avoir fait les boutiques en quête de pantalons pour remplacer ceux que j'ai déchirés en exerçant mon malhonnête métier de professeur de mathématiques...

J'ai acheté plusieurs disques au Facteur Cheval et j'en ai toujours été excessivement content (si on excepte le Bachgould qui ne tourne pas plat). Quasi exclusivement du classique. Le seul disque de "rock" que j'ai acheté là-bas est un album de Bowie (un live il me semble) que j'ai offert à ma mère.
Parmi ceux-là, ces enregistrements deux compositions d'Alban Berg. Je ne me lancerai certainement pas dans une critique, une analyse ou une interprétation de ces œuvres typiques de la Seconde École de Vienne - j'en suis bien incapable. Si je me suis mis un jour à écouter du Schönberg, c'était avant tout par défi, la réputation de musique de tableau noir intellectuelle mais froide et inexpressive (certains, même parmi les mélomanes, diraient inécoutable) me semblait un challenge digne d'être relevé. J'ai trouvé Pierrot Lunaire et La Nuit Transfigurée finalement très accessibles et je suis donc passé à Berg et Webern assez rapidement. D'où l'achat il y a quelques années de cet album.

Bien entendu, ce qui a fait que je n'ai pas hésité un millième de seconde à lâcher deux ou trois euros pour un disque dont je n'avais alors aucune idée du contenu (je suis finalement bien plus familier de Schönberg et Webern), c'est aussi sa pochette. On raconte qu'il ne faut pas juger un livre à sa couverture. C'est en revanche totalement le cas pour un disque. Et un tableau abstrait (Mein Wanderweg führt mich über Abgründe - mon chemin d'errance me conduit au travers des abîmes) d'Egon Schiele ne peut que me convaincre. J'ai même essayé d'en faire une copie. Mais avant que je la publie sur Archives, il faudra vraiment que j'ai raclé tous mes fonds de tiroirs.

Drei Orchesterstücke / Drei Stücke aus der "Lyrischen Suite"
Alban Berg / Herbert von Karajan
Deutsche Grammophon 1974 / 1985

A - Drei Orchesterstücke (version révisée de 1929)
B - Drei Stücke aus der "Lyrischen Suite" (version pour orchestre à cordes de 1929)

jeudi 3 juillet 2025

2256 - Glenn Gould Plays Berg Webern Schönberg


Ne sachant quel disque choisir pour le billet du jour, je m’en suis remis à la fonction ‘random item’ de Discogs. Qui a donc proposé après deux ou trois essais infructueux (c’est-à-dire des disques ayant déjà fait l’objet d’un billet sur ce blog) Glenn Gould Plays Berg Webern Schönberg que j’avais acheté, si je me rappelle bien, au Virgin Megastore des Champs-Élysées (autant dire que ça remonte) et qui, comme son titre l’indique.
Choisir ainsi un disque au hasard aurait également dû me fournir un disque à écouter à un moment où je ne savais pas vraiment quoi mettre sur la platine. Mais non… je n’avais aucune envie d’écouter Glenn Gould Plays Berg Webern Schönberg car cette réédition d’une compilation d’enregistrements radiophoniques des années 50 pâtit d’un son d’une froideur rebutante… pas étonnant que seuls des petits labels s’en soient emparé, il n’y a pas grand chose ici pour faire vibrer l’auditeur qui attend monts et merveilles de ces interprétations de pièces pour piano de (toute) la seconde école de Vienne par le géant canadien.
Enfin, tout ceci, c’est dans mes souvenirs. Si je réécoutais, peut-être mon avis changerait du tout au tout.

Glenn Gould Plays Berg Webern Schönberg
Glenn Gould
Documents ????

01 - Sonate für Klavier Op. 1 (Alban Berg)
02-04 - Drei Klavierstücke Op. 11 (Arnold Schönberg)
05-09 - Suite für Klavier Op. 25 (Arnold Schönberg)
10-13 - Klavierkonzert Op. 42 (Arnold Schönberg)
14-16 - Variationen für Klavier Op. 27 (Anton Webern)

samedi 18 janvier 2020

0263 - The Individualism of Gil Evans


En module d'allemand, dans un cycle de cours dont le sujet est l'art lyrique, il y a quinze ans environ. Débat avec un camarade de promo, lui aussi passionné de musique et, par ailleurs, excellent bassiste. Alors que j'avance que l'œuvre étudiée ce jour-là (je crois me souvenir que c'était du Alban Berg) sonne très musique de film, il proteste. Selon lui, il n'existe pas de musique qui sonne comme une musique de film. Une œuvre musicale peut être une musique de film si elle a effectivement été composée pour un film mais, à part ça, rien ne distingue une musique de film d'une autre œuvre musicale. Selon lui, toute œuvre musicale peut a priori être une musique de film et, au contraire, aucune œuvre musicale n'est a priori exclue du champ des possibles pour une musique de film.

Il a évidemment raison. Je n'ai évidemment pas tort - qui a dit mauvaise foi ?

La preuve avec ce The Individualism of Gil Evans. Dès la première écoute de cet album (très remanié en CD par rapport à la version originale, la moitié des titres présents ici ne l'étaient pas sur le vinyle en 1964), je me suis retrouvé en plein film américain des années 60 / 70, ceux avec Steve McQueen, Gene Hackman ou Clint Eastwood. Que les morceaux de cet album n'aient jamais été utilisés dans un quelconque film n'y change strictement rien : la musique ne peut être qu'une question de ressenti et celle-ci m'a projeté en pleine préparation d'un casse à l'ancienne ou en train de patrouiller dans les rues de San Francisco en attendant que l'action démarre...
De la tension, du swing, de l'expressivité, du cool, des arrangements amples, qui donnent de l'air et de l'espace à tous les instruments sans qu'aucun ne prennent le dessus sur les autres, quelques dissonances, des éclats, un tempo faussement indolent... tous les ingrédients sont en place, savamment dosés : Gil Evans, compositeur d'une partie des morceaux, chef d'orchestre, arrangeur (et, accessoirement, pianiste) de l'ensemble maîtrise parfaitement la recette - il n'y a rien de plus laid qu'une métaphore culinaire...

Il ne m'a pas fallu plus d'une écoute de ce disque pour savoir que j'allais l'acheter. Quand je pense que c'est un peu par erreur que j'avais emprunté ce disque à la couverture d'un jaune peu attrayant : je l'avais sorti des rayonnages après avoir confondu Gil Evans avec Bill Evans... et c'est en voyant les noms de Wayne Shorter et, surtout, d'Elvin Jones sur la couverture que je me suis décidé à le ramener à la maison.

PS : je n'ai trouvé nulle part dans le livret le nom du sculpteur auteur de l'œuvre dont la photo orne la couverture... si quelqu'un a une idée...

The Individualism of Gil Evans
Gil Evans
Verve / Polygram 1964 / 1988

01 - Time of the Barracudas
02 - The Barbara Song
03 - Las Vegas Tango
04 - A. Flute Song / B. Hotel Me
05 - El Toreador
06 - Proclamation
07 - Nothing Like You
08 - Concorde
09 - Spoonful

samedi 20 décembre 2025

2426 - Four Walls


L’excellente surprise. Je cherchais sur Rakuten un disque d’Alexei Lubimov publié chez Zig-Zag Territoires avec, au programme, des œuvres d’Anton Webern, d’Alban Berg et de Charles Ives. Je ne l’y ai pas trouvé - il faudra que je commande ailleurs. Mais j’ai déniché un enregistrement de John Cage, Four Walls. Que j’ai commandé en m’attendant au pire, en me préparant à souffrir. Sur John Cage, j’avais des a priori plus que négatifs.

Excellente surprise disais-je, c’est un disque exceptionnellement beau. Un jeu et une partition qui paraissent mécaniques. Une ambiance austère. Des silences qui s’étirent. Une noirceur revendiquée. Mais que d’émotions… que de beautés…

Four Walls
A. Lubimov / J. Cage
Fuga Libera 2022

Act One
01 - I
02 - II
03 - III
04 - Dance
05 - IV
06 - Dance
07 - V
08 - VI
09 - VII
10 - VIII
Act Two
11 - IX
12 - X
13 - XI
14 - XII
15 - XIII