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mercredi 30 novembre 2022

1310 - Manassas


J’ai toujours eu une méfiance vis-à-vis de Stephen Stills. La faute à Neil. Stills, à cause de Young, me donne l’impression d’un honnête faire valoir, rien de plus. Que ce soit chez Buffalo Springfield - dont Stills signe pourtant le titre le plus connu, For What It’s Worth - chez CSNY ou dans le Stills-Young Band, la présence de Neil éclipse pour moi celle de tous les autres - ses chansons sont meilleures, sa personnalité plus impressionnante, ses interprétations (bien que régulièrement chantées faux) plus émouvantes. Ils n’y peuvent rien, c’est ainsi.

Aussi, quand j’ai récupéré Manassas, projet de super-groupe mené par Stephen Stills, chez Marie-Claire, c’était avec pas mal d’a priori. Un double album en plus - la tarte à la crème du rock. Ce n’est pas le premier que j’ai mis sur la platine. C’est même le dernier.
J’avais tort. Ces quatre faces, très différentes les unes des autres, explorant tour à tour rock, blues, country, influences latines, sont excellentes. Aussi bien au niveau des arrangements, des chansons que des interprétations. Le genre d’albums dont on peut difficilement se lasser tant il est riche et varié et présente de multiples angles d’attaque.

J’en viens à regretter de ne pas avoir pris en même l’album solo de Stephen Stills qu’il y avait chez Marie-Claire. Elle même m’avait dit que ce dernier n’était pas terrible.

Manassas
Stephen Stills / Manassas
Atlantic 1972

A1 - Song of Love
A2a - Rock & Roll Crazies
A2b - Cuban Bluegrass
A3 - Jet Set (Sigh)
A4 - Anyway
A5 - Both of Us (Bound to Lose)
B1 - Fallen Eagle
B2 - Jesus Gave Love Away for Free
B3 - Colorado
B4 - So Begins The Task
B5 - Hide it so Deep
B6 - Don’t Look at my Shadow
C1 - It Doesn’t Matter
C2 - Johnny’s Garden
C3 - Bound to Fall
C4 - How Far
C5 - Move Around
C6 - The Love Gangster
D1 - What to Do
D2 - Right Now
D3 - The Treasure (Take One)
D4 - Blues Man

dimanche 3 septembre 2023

1587 - Stephen Stills


Continuant à torturer ma JAPY avec mon texte pour personne, je ne me suis levé du parquet (j’étais assis par terre, la machine devant moi) que pour changer le disque de face ou pour changer de disque - laissant quelques minutes s’écouler à chaque fois, je laisse presque toujours un silence entre deux disques ou entre deux faces d’un disque, sauf quand je suis DJise pour Natacha et moi).
Après SexxLaws, j’ai mis Stephen Stills de… Stephen Stills. Quand je l’ai récupéré chez Marie-Claire, elle a fait la moue « c’est pas terrible, ça ». Je dois dire que des disques pas terrible comme ça, ça me va. Du folk, du rock, des invités prestigieux (Crosby et Nash, évidemment, sans Young avec qui il devait être en froid à ce moment-là, Hendrix, Clapton, Booker T. !!!), des styles variés, des chansons bien foutues. C’est pas Manassas, certes, on passe tout de même un sacré bon moment… et tant pis si le disque a un peu souffert au début de la face B.

Stephen Stills
Stephen Stills
Atlantic 1970

A1 - Love the One you’re With
A2 - Do for the Others
A3 - Church (Part of Someone)
A4 - Old Times Good Times
A5 - Go Back Home
B1 - Sit Yourself Down 
B2 - To a Flame
B3 - Black Queen
B4 - Cherokee
B5 - We are not Helpless

vendredi 2 août 2024

1921 - Crosby, Stills & Nash


On continue avec les vinyles. Avec un album que j’ai trop négligé depuis que je l’ai récupéré chez Marie-Claire, il y a plus d’un an déjà. Trop peu écouté. Comme tant d’autres. C’est le problème des collections de disques. On ne peut pas tous les écouter en même temps. Comme les livres, on ne peut pas tous les lire en même temps - à la rigueur deux, trois ou quatre, pas beaucoup plus. Au contraire d’une collection d’art ou d’objets décoratifs, qu’on peut tous afficher ou mettre en valeur au même endroit…

Crosby, Stills & Nash, puisqu’il s’agit de cet album, est le premier du trio - qui fut de temps à autres quatuor quand Neil Young les rejoignait - formé juste après que David Crosby, Stephen Stills et Graham Nash - pour le nom de leur association, ils ne se sont pas cassé la tête, peut-être a-t-il fallu négocier l’ordre des trois noms - aient quitté leurs groupes respectifs (Byrds, Buffalo Springfield et Hollies). On y retrouve toutes les qualités du groupe - superbes harmonies vocales, solidité des compositions, excellence des guitares et des autres instruments (cet orgue sur Wooden Ships !) - et son principal défaut - à savoir le manque d’unité (d’homogénéité ? ) de l’album où chacun chante ses propres chansons. Une collection de chansons plutôt qu’un album ? Je chipote… mais ne boude pas mon plaisir… c’est excellent.

Crosby, Stills & Nash
Crosby, Stills & Nash
Atlantic 1969 / 19??

A1 - Suite : Judy Blue Eyes
A2 - Marrakesh Express
A3 - Guinnevere
A4 - You don’t have to Cry
A5 - Pre-Road Downs
B1 - Wooden Ships
B2 - Lady or the Island
B3 - Helplessly Hoping
B4 - Long Time Gone
B5 - 49 Bye-Byes

lundi 7 novembre 2022

1287 - Long May You Run


J’ai écouté Long May You Run ce dimanche matin avant que Natacha aille courir - je n’y suis pas allé moi, pas le courage. Je devrais y revenir plus souvent, bien plus que je ne le fais c’est à dire assez rarement, c’est plutôt sympa Long May You Run. Ce serait même un bon album… si c’était un vrai album.

C’est la limite du Stills-Young band, projet qui n’a accouché que d’un album, c’est que ce sont des chansons de Neil Young et des chansons de Stephen Stills réunies sur un disque jouées par les mêmes personnes mais chantées par leur auteur respectif. Ça manque d’unité, ça sonne presque comme une compilation. Le même problème qu’avec Crosby Stills Nash and Young… que j’ai écouté juste après.

Long May You Run
The Stills-Young Band
Reprise Records ????

01 - Long May You Run
02 - Make Love to You
03 - Midnight on the Bay
04 - Black Coral
05 - Ocean Girl
06 - Let it Shine
07 - 12/8 Blues (All the Same)
08 - Fontainebleau 
09 - Guardian Angel

dimanche 27 septembre 2020

0516 - Déjà Vu



En effet, Déjà Vu est le titre d’un album (et même l’album le plus connu) de Crosby, Stills, Nash and Young. Album n’est cependant pas le bon mot. Déjà Vu ressemble davantage à une compilation, une collection de chansons assemblées un peu au hasard.
Chaque membre du groupe était connu avant d’être dans CSNY - David Crosby faisait partie des Byrds (il semble que je n’ai pas encore chroniqué un seul de leurs albums, il va falloir réparer cet oubli), Graham Nash des Hollies (il faudra que je me penche un jour sur ce groupe), Stephen Stills et Neil Young de Buffalo Springfield - et chacun a veillé sur Déjà Vu à avoir sa part du gâteau. Du coup, chacun est venu avec ses chansons et les a chantées lui-même. 4 chanteurs différents pour 10 chansons, ça n’aide pas vraiment pour l’identité sonore - ce qui pourtant me semble primordial dans les notions même de groupe et d’album.

J’avais acheté Déjà Vu pour les chansons de Neil - Neil est le plus grand, l’ai-je déjà dit ? Oui, je l’ai sûrement déjà dit... c’est important de le répéter - notamment Helpless. C’est pourtant la mignonnette, l’innocente, la presque cul-cul Our House (de Graham Nash) qui me plait le plus. Le bonheur est toujours un peu niais, non ?

Déjà Vu
Crosby, Stills, Nash & Young
Atlantic 1970 / ????

01 - Carry On
02 - Teach Your Children
03 - Almost Cut my Hair
04 - Helpless
05 - Woodstock
06 - Déjà Vu
07 - Our House
08 - 4 + 20
09 - Country Girl (Whiskey Boot Hill / Down, Down, Down / « Country Girl » (I Think You’re Pretty))
10 - Everybody I Love You

jeudi 9 janvier 2025

2081 - If I Could Only Remember my Name


J’aime les albums de CSNY (et CSN) - ceux que je possède… je ne connais pas les autres. J’aime également mes albums solo de Neil Young et ceux (plus ou moins solo) de Stephen Stills. J’aime mes albums des Byrds. Alors quand le hasard, il y a un mois et demi, m’a fait mettre la main sur un album solo de David Crosby dans un bac de Point Show dans lequel je ne sais plus ce que je cherchais (peut-être rien de précis), je n’ai pas hésité longtemps. Je n’ai pas hésité du tout.
Et ce qu’il y a de plus étonnant avec ce If I Could Only Remember my Name (édition des 50 ans, avec un CD bonus de chutes de studio), c’est qu’alors que je trouve les albums de CSNY un peu trop hétérogènes, que j’ai l’impression que les personnalités ont du mal à y fusionner en une seule entité, j’ai au contraire ici l’impression d’écouter un disque qui serait comme la quintessence de CSNY. En quelque sorte débarrassée des ajouts extérieurs. Comme si David Crosby avait été l’âme du super-groupe. Étrange idée. Stupide idée, certainement. Ou bien ?

If I Could Only Remember my Name
David Crosby
Atlantic / Rhino 2021

CD1
01 - Music is Love
02 - Cowboy Movie
03 - Tamalpais High (at about 3)
04 - Laughing
05 - What are their Names
06 - Traction in the Rain
07 - Song with no Words (Tree with no Leaves)
08 - Orleans
09 - I’d Swear there sas Somebody Here
10 - Kids and Dogs

CD2
01 - Riff 1
02 - Tamalpais High (at about 3)
03 - Kids and Dogs
04 - Games
05 - Laughing
06 - Song with no Words (Tree with no Leaves)
07 - The Wall Song
08 - Where will I Be ?
09 - Cowboy Movie (alternate version)
10 - Bach Mode (Pre-Critical Mass)
11 - Coast Road
12 - Dancer
13 - Fugue

jeudi 21 novembre 2019

0205 - Everybody Knows This is Nowhere



Enfin !
L'interminable attente des photos prises à Venise par Natacha a (partiellement) pris fin. En effet, elle a ajouté une dizaine de clichés de la Sérénissime sur son site. Elle les a répartis dans différentes galeries, en a profité pour changer la photo qui servait de bannière mais a également créé une nouvelle galerie pour l'occasion qu'elle a baptisée du titre d'une chanson du plus grand des plus grands (vous avez tous reconnu Neil Young) : Down by the River.

Down by the River (traduction approximative : au bord de la rivière) est extraite du premier vraiment bon album "solo" du Loner Everybody Knows This is Nowhere. Ce n'est pas totalement un album solo puisque c'est son premier album avec Crazy Horse, groupe qui l'accompagnera ensuite sur un tiers environ de son abondante discographie. C'est en tout cas le deuxième album sous son nom après avoir joué les sidemen de luxe chez Buffalo Springfield avec Stephen Stills.
Le premier album solo comportait de bons morceaux mais manquait résolument de force, c'est un disque mineur malgré ses qualités. Sur ce second, Neil Young jette les bases de sa future carrière, y jouant les premiers morceaux épiques qui seront peu après l'une de ses marques de fabrique. Les 9 minutes de triturage (oui, c'est un néologisme - un barbarisme diraient certains) d'électricité de Down by the River et les plus de 10 minutes de Cowgirl in the Sand sont des merveilleux précurseurs des classiques Cortez the Killer (sur Zuma) ou Like a Hurricane (sur American Stars 'n Bars) pour ne citer que deux monuments de l'œuvre youngienne.
C'est un des cinq premiers albums de Neil Young que j'ai acheté et un album que j'adore malgré ses défauts, notamment son manque d'équilibre entre les morceaux forts (les deux précités et les deux titres d'ouverture) et les autres morceaux, moins marquants. Si je l'écoute beaucoup moins aujourd'hui c'est à cause de la magnifique chanson d'ouverture Cinnamon Girl que j'ai du mal à écouter aujourd'hui sans pleurer... Je la chantais souvent, avant, en changeant les paroles. I wanna live with my cinnamon cat / I could happy the rest of my life / with my cinnamon cat... ça y est, j'ai envie de pleurer... et je vais encore faire pleurer Natacha quand elle va lire ceci...ce n'était pas l'intention... elles sont très belles tes photos ma chérie - j'adore celle avec le chien.

Everybody Knows This is Nowhere
Neil Young with Crazy Horse
Reprise Records 1969 / ???

01 - Cinnamon Girl
02 - Everybody Knows This is Nowhere
03 - Round & Round (It Won't Be Long)
04 - Down by the River
05 - The Losing End (When You're On)
06 - Running Dry (Requiem for the Rockets)
07 - Cowgirl in the Sand