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samedi 2 mai 2020

0368 - The Good, The Bad & The Queen


La saison 2 de Disco 1950 commence bien mal avec la nouvelle de la disparition de l’excellent Tony Allen.

Mon histoire avec Tony Allen est une succession de rendez-vous manqués. J’ai emprunté à la médiathèque (et aimé) plusieurs albums solo du génial batteur qu’était Tony Allen mais ne les ai pas encore achetés ou commandés... J’avais très envie d’aller le voir l’an dernier à un festival d’électro à Jouy - la porte à côté - mais avais, de mémoire, une réunion avec des parents d’élèves ce soir-là (non, votre fils / fille n’est pas que nul(le) c’est aussi une grosse feignasse... c’est le cumul des deux qui explique le 5 de moyenne... avec un peu de travail, on pourrait atteindre 8, rassurez-vous)... Je n’ai pas encore essayé ses albums avec Fela Kuti...
Bref, pour lui rendre hommage, je dois me contenter de l’album The Good, The Bad & The Queen, le seul (à moins d’un honteux oubli) dans ma discothèque où Tony Allen joue... J’emploie le verbe contenter non parce The Good, The Bad & The Queen est un mauvais album, loin de là, il est même plutôt très bon mais parce que c’est un album de rock / pop anglaise assez classique, très éloigné de l’Afrobeat que Tony Allen contribua à créer.

The Good, The Bad & The Queen, donc, est un supergroupe (c’est ainsi qu’on appelle la réunion dans un seul groupe de membres ou d’anciens membres de groupes célèbres) formé par Damon Albarn (Blur, Gorillaz...), Paul Simonon (The Clash), Simon Tong (The Verve, The Shining) et Tony Allen. Leur premier album (qui, étrangement, donna son nom au groupe, et non l’inverse) dont il est ici question est une espèce d’album-concept centré sur la ville de Londres. C’est surtout une superbe collection de superbes chansons comme Damon Albarn n’en avait jamais écrite, même aux meilleures heures de Blur. History Song ou Kingdom of Doom, pour ne citer qu’elles, sont certes plus austères que les pétillantes Girls & Boys ou Charmless Man mais proposent une mélodie et des arrangements bien plus raffinés... Dommage que le groupe ait attendu dix ans pour sortir un second album - que je n’ai pas écouté...

Quant à la batterie sur The Good, The Bad & The Queen... Tony Allen est évidemment sous-employé... ce n’est qu’un disque de rock... pas besoin d’un virtuose... McCarroll (un autre Tony) aurait tout aussi bien fait l’affaire... et ça aurait été plus marrant.

The Good, The Bad & The Queen
The Good, The Bad & The Queen
Thirteen Limited / EMI 2007

01 - History Song
02 - 80’s Life
03 - Northern Whale
04 - Kingdom of Doom
05 - Herculean
06 - Behind the Sun
07 - The Bunting Song
08 - Nature Springs
09 - A Soldier’s Tale
10 - Three Changes
11 - Green Fields
12 - The Good, The Bad & The Queen

vendredi 20 décembre 2019

0234 - Blur


Natacha et moi étions l'autre jour devant la chaîne MyMTV, programmée pour nous passer des tubes rock des années 90... Nous zappions beaucoup... On peut en effet, abréger un clip qui nous déplait et passer au suivant... mais, ce jour-là, l'algorithme qui choisit ce qui est diffusé avait envie de nous pourrir la soirée... Que des merdes ou des trucs que nous n'aimons pas (ce qui n'est pas forcément la même chose). Non-rock français (Tryo), pseudo-métal chevelu (Cherry Pie de je ne sais plus quel groupe, Guns n' Roses), bouses canadiennes (Bryan Adams), rien ne nous était épargné... Vint alors le clip de Girls and Boys. Je m'apprêtai à zapper, pour épargner Natacha, dont le désamour pour Blur est légendaire. Elle m'arrêta.

- Non, laisse... Au moins, Damon Albarn est mignon...
- Mignon ? Damon Albarn, mignon ? Je croyais que tu le détestais ??? Je croyais que tu n'aimais ni ses chansons ni sa voix ni sa gueule de branleur - car oui, Damon Albarn, mignon ou pas, a une gueule de branleur, encore plus aujourd'hui avec son incisive cassée...
- Bah oui, que veux-tu ? j'ai mis vingt ans à m'en rendre compte... oui, il est mignon, mes copines de lycée avaient raison finalement...

Tout vient à point etc. Bientôt, Natacha va se mettre à écouter du Blur et du The Good, The Bad and The Queen, du Gorillaz voire du Damon Albarn solo - j'avais jeté une oreille à son premier album solo Everyday Robot (j'ai un gros doute sur le titre) à l'époque de sa sortie, ça m'avait semblé un peu terne, pour ne pas dire chiant...

J'en profite pour évoquer l'album homonyme, à mon goût le plus réussi du groupe de Graham Coxon (le geek guitariste à lunettes qui servait un peu trop de faire-valoir à Damon Albarn au sein de Blur). Blur est réputé pour contenir Song 2 l'un des morceaux les plus célèbres du groupe, notamment parce qu'il figurait sur la bande son d'un opus du jeu vidéo FIFA. Dommage, au-delà de son côté résolument fun, c'est une chanson très médiocre.
Blur montre un groupe soucieux de s'éloigner de son image britpop et d'élargir ses horizons. Avec ses réussites : l'excellent Beetlebum qui ouvre l'album, la pop de On your Own, l'électro-déprimante (oui une chanson peut être déprimante et réussie) Death of a Party, la bondissante Movin' On ou la débilo-punky Chinese Bombs (plus drôle et, donc, plus réussie que Song 2). Et ses (semi-)échecs : la ratée Country Sad Ballad Man, You're So Great dont la production résolument lo-fi cache mal le fait que la chanson (pourtant plutôt séduisante) est inachevée ou Essex Dogs dont l'introduction crispante interminable est toujours venue à bout de ma bonne volonté.

Qui sait, peut-être que Natacha encodera bientôt l'album pour l'écouter dans le bus ou quand elle va courir ?

Blur
Blur
Parlophone / EMI 1997

01 - Beetlebum
02 - Song 2
03 - Country Sad Ballad Man
04 - M.O.R.
05 - On your Own
06 - Theme from Retro
07 - You're so Great
08 - Death of a Party
09 - Chinese Bombs
10 - I'm just a Killer for your Love
11 - Look Inside America
12 - Strange News from Another Star
13 - Movin' On
14 - Essex Dogs

mardi 29 octobre 2024

2009 - Secret Agent


J’ai acheté il y a quelques semaines une réédition vinyle de Secret Agent, opus de 2009 de feu Tony Allen. L’album, je le connaissais déjà, pour en avoir emprunté un exemplaire (CD, forcément) à la médiathèque de Versailles il y a quelques années - ce me semble aujourd’hui une autre vie. Je voulais alors découvrir ce qu’était le fameux afrobeat (genre auquel restent associés les noms de Tony Allen et, surtout, de Fela Kuti) terme découvert dans un article de presse à propos du groupe The Good, The Bad and The Queen et dont j’ignorais tout ou presque avant les disques du batteur franco-nigérian.

J’ai retrouvé l’album que j’avais entendu il y a des années, avec ses indéniables qualités - la batterie évidemment, ce sens dingue du rythme, les cuivres brillants, les guitares funky - et son gros défaut : c’est le disque d’un batteur qui invite tout un tas d’ami(e)s musicien(ne)s de grand talent… mais cette foule donne à l’ensemble des allures de compilation plus que d’album, un patchwork dans lequel on se perd un peu.

Secret Agent
Tony Allen
World Circuit 2022

A1 - Secret Agent
A2 - Ijo
A3 - Switch
B1 - Celebrate
B2 - Ayenlo
B3 - Busybody
C1 - Pariwo
C2 - Nina Lowo
C3 - Atuwaba
D1 - Alutere
D2 - Elewon Po

lundi 27 novembre 2023

1672 - Everyday Robots


Ce jour-là était donc jour de rattrapage. En même temps que Cat’s Eyes, j’ai acheté Everyday Robots, premier effort solo de Damon Albarn, publié il y a près de dix ans. Personne n’en avait voulu apparemment à Limoges pour qu’il traîne là encore dans les bacs de Point Show. L’aurais-je acheté s’il n’y avait eu Darren ? Je ne sais.
Damon semble abattu sur la couverture. C’est un bel album pourtant. Plein de jolies mélodies et riche d’arrangements hérités des expériences multiples d’Albarn (Gorillaz, The Good, The Bad and The Queen, Mali Music…) mais subtilement agencés, sans lourdeur. C’est aussi un album mélancolique. Presque triste. Jusqu’au superbe Heavy Seas of Love et ses touches gospel. Qui permet à l’album d’être une très grande réussite.

Everyday Robots
Damon Albarn
Parlophone 2014

01 - Everyday Robots
02 - Hostiles
03 - Lonely Press Play
04 - Mr Tembo
05 - Parakeet
06 - The Selfish Giant
07 - You and Me
08 - Hollow Ponds
09 - Seven High
10 - Photographs (You are Taking Now)
11 - The History of a Cheating Heart
12 - Heavy Seas of Love

dimanche 10 janvier 2021

0621 - Do Rabbits Wonder ?


Première séance de peinture de l’année 2021 cette après-midi (samedi). Des tâches de peinture, quoi... de toutes les couleurs ou presque. Vous en aurez un aperçu cette après-midi (dimanche) sur Archives. Je suis (pour l’instant) très content de mes volutes orange et rouges.
L’occasion d’évoquer Do Rabbits Wonder ? de Whirlwind Heat, album de 13 titres au noms de couleur dont le premier justement s’appelle Orange et celui que je préfère s’intitule Red.

J’ai découvert Whirlwind Heat en concert, en première partie des White Stripes, à La Laiterie à Strasbourg, le concert après lequel je me suis fait dédicacer White Blood Cells. Cette première partie fut un choc. Un vrai. Pas forcément musical. Un peu quand même. Je ne sais pas comment dire.
Whirlwind Heat était (je ne sais s’ils existent encore... a priori non d’après leur discographie que je viens de consulter sur Discogs) un trio : un batteur, un bassiste et un chanteur (qui criait plus qu’il ne chantait) vague sosie de Damon Albarn (dans mon souvenir en tout cas... il ne ressemblait probablement en rien au chanteur de Blur / Gorillaz / The Good the Bad and the Queen) qui sautait en tous sens sur scène tel un Iggy Pop sous excitants et posait de temps à autres trois notes sur un synthétiseur aussi miniature que sonorement étrange. Pas de guitare. Pas de chanson - pas au sens traditionnel du terme. Un spectacle fascinant. Toujours à la limite du ridicule et de l’insupportable. Un excellent moment.

Je suis tombé un peu par hasard - quoique... je ne me rappelle pas avoir cherché le disque, il est pourtant difficilement explicable que je l’ai trouvé inintentionnellement... ou alors en cherchant (justement, puisque nous en parlions plus tôt) des disques des White Stripes : rapprochement alphabétique... - sur leur premier album Do Rabbits Wonder ?, à Gibert, boulevard Saint Germain, quelques mois plus tard. J’ai hésité avant de me le prendre, je voyais mal comment le foutoir de la performance scénique pouvait donner quelque chose d’intéressant dans le salon de mes parents... mais la tracklist avec ces treize titres colorés a excité ma curiosité et m’a décidé... L’album est un grand n’importe quoi mais mérite le détour. Plus amusant, moins prise de tête, tu meurs...

Do Rabbits Wonder ?
Whirlwind Heat
XL Recordings 2003

01 - Orange
02 - Black
03 - Purple
04 - Tan
05 - Green
06 - Blue
07 - Yellow
08 - Pink
09 - Red
10 - Brown
11 - Silver
12 - White
13 - Grey