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dimanche 8 janvier 2023

1349 - The Original Mono Recordings : Bob Dylan


Plus qu’une huitaine de jours avant de devoir… j’en profite pour vous m’accorder une petite série sur le coffret The Original Mono Recordings de Bob Dylan, sur le modèle de celle entreprise il y a quelques temps déjà à propos du coffret Archives Vol. II de Neil Young.

La différence avec Neil est que le coffret The Original Mono Recordings n’offre aucun inédit. Uniquement les albums originaux dans leur mix mono. Et, je ne vais pas me prétendre expert en Zim qui peut jouer au jeu des sept différences entre les versions mono et stéréo, la différence est bien moins cruciale que, par exemple, chez les Beatles.

Le coffret propose les huit premiers albums, de Bob Dylan à John Wesley Harding dans des pochettes individuelles façon vinyles ainsi qu’un épais livret riche en illustrations présentant les albums en question. Un code permettait de tout télécharger en mp3 - je n’ai trouvé l’étiquette qu’aujourd’hui, l’offre a expiré depuis 11 ans.

On écoute tout donc, à commencer par Bob Dylan. Un mauvais album, ne le cachons pas. Où Dylan parodie ce qu’il deviendra bientôt, sans en avoir déjà le talent. À nouveau, les exégètes trouveront que tel morceau ouvre la voie à telle chanson de tel album ultérieur. La Highway 51 reste tout de même bien loin de la 61. Je ne retiens qu’une chanson, la reprise de House of the Risin’ Sun où Dylan fait un vrai effort d’interprétation - en fait même un peu trop - et sort de ses marmonnements nasaux. Ça fait peu. Mais la suite vaut le coup…

The Original Mono Recordings : Bob Dylan
Bob Dylan
Columbia 2010

01 - You’re no Good
02 - Talkin’ New York
03 - In my Time of Dyin’
04 - Man of Constant Sorrow
05 - Fixin’ to Die
06 - Pretty Peggy-O
07 - Highway 51
08 - Gospel Plow
09 - Baby, Let me Follow you Down
10 - House of the Risin’ Sun
11 - Freight Train Blues
12 - Song to Woody
13 - See that my Grave is Kept Clean


dimanche 15 janvier 2023

1356 - The Original Mono Recordings : Blonde on Blonde


Bonne surprise avec Blonde on Blonde. Contrairement à l’édition CD stéréo que je possédais auparavant, dans le coffret The Original Mono Recordings, la répartition sur deux disques du vinyle original a été respectée. On n’en est pas à avoir 4 faces dont une consacrée uniquement à Sad Eyed Lady of the Lowlands, on ne va pas faire la fine bouche non plus.

Blonde on Blonde, c’est la continuité et l’approfondissement de Highway 61. Dylan enfile les perles avec une facilité déconcertante. Son phrasé sur Stuck Inside of Mobile with the Memphis Blues Again ou sur One of Us Must Know fait merveille. Il se paye un nouveau tube (I Want You). Et conclut avec un Sad Eyed Lady of the Lowlands de 11 onze minutes et quelques qui paraissent bien courtes. Tout n’est pas parfait (quoique) mais quel double album l’est ?

Dylan avec Blonde on Blonde enchaînait son troisième chef d’œuvre d’affilée, rien que ça. Une nouvelle rupture dans sa carrière était à attendre, il n’allait pas en rester là, dans le confort.

The Original Mono Recordings : Blonde on Blonde
Bob Dylan
Columbia 2010

CD1
01 - Rainy Day Women #12 & 35
02 - Pledging my Time
03 - Visions of Johanna
04 - One of Us Must Know (Sooner or Later)
05 - I Want You
06 - Stuck Inside of Mobile with the Memphis Blues Again
07 - Leopard-Skin Pill-Box Hat 
08 - Just Like a Woman

CD2
01 - Most Likely You Go Your Way (and I’ll Go Mine)
02 - Temporary Like Achilles
03 - Absolutely Sweet Marie
04 - 4th Time Around
05 - Obviously 5 Believers
06 - Sad Eyed Lady of the Lowlands

jeudi 12 janvier 2023

1353 - The Original Mono Recordings : Bringing it all Back Home


Bringing it all Back Home. Le disque présent dans le coffret The Original Mono Recordings n’a qu’un seul défaut. C’est un CD. Et n’a donc qu’une face. Et ne rend donc pas tout à fait compte de la construction originale de l’album. Avec sa face A électrique. Et sa face B acoustique.

Je disais que Dylan avait progressé au cours de sa carrière par ruptures. En voilà une sacrée. Tournant le dos à son public folk, il s’entoure d’un groupe de rock (disons de rock, pour simplifier) et balance qu’il ne travaillera plus à la ferme, évoque la vie de Bohème et commence à broder des textes surréalistes. Et quand il s’arme enfin de sa seule guitare folk, ce n’est certainement pas pour une protest song mais pour allonger le propos dans de longs poèmes aux images hallucinées.

Mon Dylan préféré. Et un de mes (nombreux, certes) disques préférés. Aujourd’hui et pour toujours. Mais, d’habitude, je l’écoute en vinyle.

The Original Mono Recordings : Bringing it all Back Home
Bob Dylan
Columbia 2010

01 - Subterranean Homesick Blues
02 - She Belongs to Me
03 - Maggie’s Farm
04 - Love Minus Zero / No Limit
05 - Outlaw Blues
06 - On the Road Again
07 - Bob Dylan’s 115th Dream
08 - Mr. Tambourine Man
09 - Gates of Eden
10 - It’s Alright Ma (I’m Only Bleeding)
11 - It’s all Over now, Baby Blue

samedi 14 janvier 2023

1355 - The Original Mono Recordings : Highway 61 Revisited


Il y a, glissé dans la pochette de Highway 61 Revisited, le fac-similé d’un dessin à l’encre noire sur fond blanc. Un portrait de Dylan des lunettes de soleil sur le nez. Pas très beau. Et inutile dans cette dimension. Plus grand, on pourrait en faire un poster ou l’afficher au mur. De cette taille, qu’en faire ? Le glisser dans un portefeuille ? Je le laisse dans la couverture.

J’ai écouté ce matin, après une promenade du côté de la cathédrale et après Over, Under, Sideways, Down, Highway 61 Revisited. Et je l’ai remis, ce soir, disons en fin d’après-midi, la nuit tombe si tôt encore en ce 12 janvier, sur la platine, après une nouvelle promenade, cette fois du côté de Page et Plume et Saint Pierre du Queyroix.

J’écrivais il n’y a pas si longtemps sur ce blog que Highway 61 Revisited - je l’appelle Highway sixty one, n’ayant aucune idée de la façon donc on prononce le Revisited - n’était pas le meilleur Dylan et pourtant si. C’est en effet un album parfait. Tout y est excellent. Pourtant, il y a des chansons plus parfaites que d’autres. D’où une légère impression de déséquilibre qui me dérange un peu.
La faute à une entrée en matière archi-connue et pourtant à chaque fois impressionnante Like a Rolling Stone. La faute à une conclusion qui ressemble à un roman chanté Desolation Row. La faute, en plein milieu de l’album à Ballad of a Thin Man. Si on me demande mon Dylan préféré, je réponds sans hésiter Bringing it all Back Home. Si on me demande ma Dylan préférée je réponds Ballad of a Thin Man. Peut-on faire mieux que ce second couplet ? and somebody points to toy and says ‘it’s his’ / and you say ‘what’s mine ?’ / and somebody else says ‘well, what is ?’ / and you say ‘oh, my God, am I here all alone ?’ / but something is happening here and you don’t know what it is / do you, Mr. Jones ?

Lors de ma seconde écoute de la journée, j’ai remarqué que les meilleurs morceaux (les trois précités, Tombstone’s Blues et Queen Jane Approximately) étaient aussi les plus longs. Comme si, sur Highway 61, Dylan inventait un autre tempo voire un autre temps, où sa science grandissante d’une espèce de parlé-chanté dans lequel le phrasé, les inflexions et les intonations importent plus que la mélodie, ne s’épanouit réellement que sur la durée.

Et dire qu’il fera aussi bien si ce n’est mieux avec l’album suivant… mais ça, c’est pour demain.

The Original Mono Recordings : Highway 61 Revisited
Bob Dylan
Columbia 2010

01 - Like a Rolling Stone
02 - Tombstone Blues
03 - It Takes a lot to Laugh, it Takes a Train to Cry
04 - From a Buick 6
05 - Ballad of a Thin Man
06 - Queen Jane Approximately
07 - Highway 61 Revisited
08 - Just Like Tom Thumb’s Blues
09 - Desolation Row

lundi 9 janvier 2023

1350 - The Original Mono Recordings : The Freewheelin’ Bob Dylan


Chez Dylan, il n’y a pas de progression linéaire. Tout se fait en ruptures. Après un premier essai très oubliable, il tape direct dans le mille. The Freewheelin’ Bob Dylan n’est pas parfait - quelques, trois ou quatre, morceaux ne servent que de remplissage - mais c’est tout comme. Un premier hymne (Blowin’ in the Wind), une chanson d’amour éternelle (Girl from the North Country) et un brûlot politique d’une rare violence (Masters of War), peut-on mieux débuter un album ? Ajoutons à ça une chanson superbe mais bizarrement foutue qui annonce déjà le Dylan plus complexe à venir (Hard Rain), une chanson d’amour désespéré (Don’t Think Twice, it’s Alright) et une couverture fabuleuse devenue mythique : on obtient un premier chef d’œuvre. Pour ma part, j’ai toujours considéré que ce Dylan en roue libre était le vrai premier album, les vrais débuts du Zim.

The Original Mono Recordings : The Freewheelin’ Bob Dylan
Bob Dylan
Columbia 2010

01 - Blowin’ in the Wind
02 - Girl from the North Country
03 - Masters of War
04 - Down the Highway
05 - Bob Dylan’s Blues
06 - A Hard Rain’s a-Gonna Fall
07 - Don’t Think Twice, it’s Alright
08 - Bob Dylan’s Dream
09 - Oxford Town
10 - Talkin’ World War III Blues
11 - Corrina, Corrina
12 - Honey, Just Allow me one more Chance
13 - I Shall be Free

mercredi 11 janvier 2023

1352 - The Original Mono Recordings : Another Side of Bob Dylan


Je ne suis guère plus enthousiaste avant de débuter Another Side of Bob Dylan que je ne l’étais pour The Times They are a-Changin’. Des chansons de Another Side of Bob Dylan, j’en connais davantage que des chansons de son prédécesseur mais je les connais avant tout, en y réfléchissant, à travers les reprises par les Byrds - ce qui est assez ironique puisque The Times They are a-Changin, la chanson, je l’ai probablement entendue par les Byrds avant de l’entendre par Dylan.

J’avais tort. Another Side of Bob Dylan, s’il n’égale en rien les albums qui le suivront ni Freewheelin’, est un album très agréable, très varié, presque amusant par moments - c’est étrange de dire que Dylan est amusant, non ? - comme sur I Shall be Free No. 10, talkin’ blues (a priori exaspérant donc) qui m’impose étrangement un grand sourire. Un album où Dylan se (re)cherche encore un peu. Il ne va pas tarder à se trouver.

The Original Mono Recordings : Another Side of Bob Dylan
Bob Dylan
Columbia 2010

01 - All I Really Want to Do
02 - Black Crow Blues
03 - Spanish Harlem Incident
04 - Chimes of Freedom
05 - I Shall be Free No. 10
06 - To Ramona
07 - Motorpsycho Nitemare
08 - My Back Pages
09 - I don’t Believe You
10 - Ballad in Plain D
11 - It ain’t me Babe

lundi 16 janvier 2023

1357 - The Original Mono Recordings : John Wesley Harding


Je ne me rappelle plus la dernière fois que j’ai écouté John Wesley Harding en entier. Je n’ai pas dû l’écouter souvent. Ces rares écoutes ont dû être décevantes, j’en garde un souvenir assez piteux. De John Wesley Harding, je ne passe habituellement que All Along the Watchtower. Avant ou après la reprise de Hendrix. Parfois avant et après.

Je l’ai écouté une première fois en début d’après-midi (je suis le 13 janvier). Avant d’aller travailler ailleurs. Et je l’ai réécouté en rentrant. Ce n’est pas un très bon album. Mais c’est un album d’un très grand courage. Laissant derrière lui les délires surréalistes de ses trois derniers albums, abandonnant le phrasé et les intonations caractéristiques développés au cours des trois quatre années précédentes, Dylan ose un album de country-rock. Qu’il chante vraiment, pas très bien certes (de ce point de vue, Dear Landlord est absolument atroce) vraiment, presque de bout en bout - The Ballad of Franklin Lee and Judas Priest est plus déclamée que chantée.

Je m’imagine Dylan sentir en 66-67 venir le piège du confort, sentant qu’il risquait de se condamner à reproduire perpétuellement (et en moins bien, fatalement) Highway 61 et Blonde on Blonde si un changement n’intervenait pas vite. Alors il se métamorphose une nouvelle fois. Et tant pis si John Wesley Harding n’est pas aussi bon que ses prédécesseurs. Pour être vrai et honnête (ce qui ne doit pas faire oublier que Dylan a toujours été un roublard), il faut parfois accepter d’être moins bon. Leçon du jour.

The Original Mono Recordings : John Wesley Harding
Bob Dylan
Columbia 2010

01 - John Wesley Harding
02 - As I Went out One Morning
03 - I Dreamt I saw St. Augustine
04 - All Along the Watchtower
05 - The Ballad of Frankie Lee and Judas Priest
06 - Drifter’s Escape
07 - Dear Landlord
08 - I am a Lonesome Hobo
09 - I Pitt the Poor Immigrant
10 - The Wicked Messenger
11 - Down Along the Cove
12 - I’ll be your Baby Tonight

mardi 10 janvier 2023

1351 : The Original Mono Recordings : The Times They are a-Changin’


J’ai un peu d’appréhension en posant The Times They are a-Changin’ sur la platine, appréhension que ne parvient pas à dissiper l’agréable toucher de la pochette gaufrée dans laquelle le cd était inséré. Appréhension car, passée l’excellente chanson-titre, j’ai peur de m’ennuyer sévère sur le reste de l’album. Ce troisième album de Dylan, je l’écoute assez peu souvent. Jamais ou presque. Car, dans mon lointain souvenir, seul le premier morceau vaut la peine, j’ai oublié tous les autres… même si des titres Boots of Spanish Leather et When the Ship Comes In m’évoquent vaguement quelque chose.

(Pause pour écoute)

J’en suis à la cinquième chanson et mes craintes semblent se confirmer. Ça ne décolle pas. Même ça semble tourner en rond, se répéter, les accords comme les textes. Par rapport à Freewheelin’, quelle régression.

(Nouvelle pause)

L’album s’est achevé. Et rien ne s’est passé. Album linéaire. J’ai hâte d’être après-demain.

The Original Mono Recordings : The Times They are a-Changin’
Bob Dylan
Columbia 2010

01 - The Times They are a-Changin’
02 - Ballad of Hollis Brown
03 - With God on our Side
04 - One too many Mornings
05 - North Country Blues
06 - Only a Pawn in Their Game
07 - Boots of Spanish Leather
08 - When the Ship Comes In
09 - The Lonesome Death of Hattie Carroll
10 - Restless Farewell