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jeudi 18 février 2021

0660 - The Ticket that Exploded

It’s All in her Head, explications.

Il s’agit du titre d’un des neuf morceaux du génial (oui, génial) premier album The Ticket that Exploded des Dead Rabbits. Disque que j’ai écouté en barbouillant la toile. J’avais fait un quart ou un tiers du boulot quand j’ai trouvé le titre. C’est à ce moment-là que j’ai passé le disque. À fort volume, c’est la seule façon raisonnable de l’écouter.
The Ticket that Exploded est un album psychédélique, hypnotique, joué par un groupe qui aurait retenu toutes les leçons du shoegaze. Les guitares forment un mur du son infranchissable, la batterie est sèche. Les voix - qui ne se soucient pas vraiment de justesse - répètent comme des mantras amphétaminés quelques phrases sans importance. Le tout est intense, fiévreux, prend aux tripes et fait bouillir le cerveau.

J’ai longtemps fréquenté un forum internet consacré à Oasis. Jusqu'à sa fermeture définitive, il y a trois ou quatre ans - soit plusieurs années après la séparation du groupe. C’est sur ce forum que j’ai entendu parler des Dead Rabbits pour la première fois, par le même forumeur (c’est un barbarisme classique sur le net) par lequel j’avais entendu parler d’Om. Nombreux étaient ceux qui s’étonnaient que je continue à traîner sur un forum consacré à un groupe mort depuis des années. Y découvrir The Ticket that Exploded est une justification suffisante.

Il n’y a rien que je n’aime pas dans cet album. Même la couverture, pourtant extrêmement simple, me fascine. On repérera en haut à droite de la toile un clin d’œil à ces disques orange et blanc cassé.

Sur Instagram, le compte officiel des Dead Rabbits a liké ma photo du tableau. Je n’en suis pas peu fier.

The Ticket that Exploded
Dead Rabbits 
Fuzz Club Records 2016

01 - Heavenly Way
02 - Pulling the Trigger
03 - MMB
04 - Never Fall
05 - Before I’m too Late
06 - It’s All in her Head
07 - When I’m Blue
08 - It’s You
09 - Keep me Warm

mercredi 16 juin 2021

0778 - Everything is a Lie


Avant de reprendre notre thématique sur les violences policières - le disque dardé est arrivé aujourd’hui - poursuivons celle sur le complotisme. Après Don’t Believe the Truth, voici donc Everything is a Lie des Dead Rabbits, atterri dans ma boîte aux lettres - pas tellement le choix, les albums du groupe de Southampton ne sont pas les mieux distribués du marché, loin de là, sont difficiles à trouver en magasin - il y a une semaine environ.

J’ai acheté Everything is a Lie sans l’avoir écouté au préalable. The Ticket that Exploded, dont j’ai déjà vanté les immenses mérites sur les pages de ce blog, est un argument amplement suffisant pour donner envie de découvrir les autres albums du groupe. Everything is a Lie, leur troisième opus, est clairement le petit frère du premier. La voix du chanteur est reconnaissable entre toutes, les guitares sont aussi lourdes, la batterie claque toujours autant. Peut-être les compositions sont-elles un peu moins intenses, un peu moins violentes - c’est une première impression, après quatre ou cinq écoutes - légèrement assagies… et, en même temps, comment égaler la gifle de The Ticket that Exploded ?

J’espère simplement ne pas renouveler avec Everything is a Lie, les erreurs d’Antics et le négliger sans véritable raison si ce n’est la comparaison avec son prédécesseur.

Everything is a Lie 
Dead Rabbits
Fuzz Club Records 2016

01 - Everything is a Lie
02 - Honesty
03 - Get me Over There
04 - Someday
05 - All Your Little Lies 
06 - I don’t Want to Die Today
07 - That was then but it is Now
08 - You Already Know

dimanche 31 octobre 2021

0915 - More Light


J’ai reçu More Light dans ma boîte aux lettres la veille de recevoir Chasing Yesterday. Je les avais commandés le même jour. Comme pour Chasing Yesterday, j’ai acheté More Light en neuf d’occasion. C’est à dire que ce sont des albums de seconde main qui ne sont jamais sortis de leur cellophane d’origine. Même odeur de renfermé, de cave - où les gens stockent-ils leurs disques ? Comme pour Chasing Yesterday, j’ai récupéré une édition avec un disque bonus. Pour More Light, ce n’était pas intentionnel - bonne surprise. Pour les deux albums, j’ai attendu des années, longuement hésité, avant de les acheter - 7 pour l’album de Noel, 8 pour celui de Primal Scream. Nombreux points communs.

La comparaison pourtant s’arrête là. Car de More Light, je suis tombé amoureux à la première écoute. Un forumeur (dit-on forumiste ?), le même à qui je dois la découverte, entre autres, de Om ou des Dead Rabbits, avait dit le plus grand bien de l’album en question, disant que ce disque le rendait fier d’avoir suivi et soutenu le groupe de Bobby Gillespie pendant des années - même lors de leurs mauvais albums - il y en a.
Je m’étais tout de même méfié. Primal Scream, c’est un peu à quitte ou double. Génial ou chiant. Je voulais écouté l’album d’abord. En vrai. Sur CD. Pas en mp3 ni sur YouTube. Je ne l’ai jamais trouvé à la médiathèque de Versailles au catalogue pourtant si bien fourni. J’ai fini par me lancer il y a quelques jours… et je regrette d’avoir perdu autant de temps.

More Light, c’est simple, c’est un best-of de Primal Scream. Un best-of dont toutes les chansons seraient nouvelles et dont la production aurait été unifiée pour que les morceaux s’enchaînent parfaitement. Best-of car on y retrouve les réussites des albums précédents, celui de blues-rock, celui de techno-rock-marxiste, celui de dub. Le tout parfaitement digéré, réagencé, reconnecté. Comme si tous les disques précédents de Primal Scream étaient les pièces d’un puzzle qui enfin s’assembleraient pour donner une image impossible à deviner auparavant. Je n’en suis qu’à trois ou quatre écoutes - en autant de jours - mais je crois qu’ici le mot chef-d’œuvre n’est pas galvaudé… il ne manque qu’une pochette à la hauteur… mais ça non plus, Chasing Yesterday ne l’avait pas.

More Light
Primal Scream
First International 2013

More Light
01 - 2013
02 - River of Pain
03 - Culturecide
04 - Hit Void
05 - Tenement Kid
06 - Invisible City
07 - Goodbye Johnny
08 - Sideman
09 - Elimination Blues
10 - Turn Each Other Inside Out
11 - Relativity
12 - Walking with the Beast
13 - It’s Alright, It’s OK

Extra Light
01 - Nothing is Real / Nothing is Unreal
02 - Requiem for the Russian Tea Roots
03 - Running out of Time
04 - Worm Tamer
05 - Theme from More Light
06 - 2013 (Weatherall remix)

mercredi 17 avril 2024

1814 - Monoliths & Dimensions


J’avais écouté une première fois Peter, Paul & Mary, le matin, pendant que Natacha était au taf, avant de me le remettre à moitié dans les oreilles le midi pour écrire le billet qui lui consacré. Après cette première écoute, j’avais enchaîné avec Monoliths & Dimensions de Sunn O))). Dire que ça crée un contraste est un euphémisme… et pas un petit.

J’ai entendu parler de Sunn O))) il y a des années déjà. Sur le forum consacré à Oasis que je fréquentais, un des forumistes - celui qui avait fait l’éloge des Dead Rabbits et de Om, une excellente source, donc- en parlait comme de la dixième merveille du monde (on en a bien trouvé deux autres depuis les 7 antiques, non ?). Philippe Robert dans son livre en fait lui aussi un incontournable de la musique actuelle. Il était donc temps que je m’essaie à leur drone-métal.

J’ai reçu l’album Monoliths & Dimensions supposé être leur chef d’œuvre il y a une quinzaine de jours. Trop peu de temps libre, trop de nouveautés à écouter, un peu d’appréhension aussi, je ne l’ai mis sur la platine qu’hier pour le premier jour des vacances… et je suis déçu.
Ce pourrait être une merveille. Un métal sans riff virtuose joué à cent à l’heure. Un mur du son infranchissable. Un magma sonore qui se meut lentement. Une orchestration riche de cuivres, de vents, de cordes. Tout est fabuleux. Tout semble neuf. Magique.
Et puis… il y a la voix… un certain Attila… une voix de gorge plus que caverneuse qui articule ses textes. On ne fait pas plus mauvais cliché. Sans cette voix, c’était parfait… mais là, j’ai juste envie de remettre Om sur la platine.

Monoliths & Dimensions
Sunn O)))
Southern Lord 2009 / ????

01 - Aghartha
02 - Big Church [Megszentségtelenìthetetlenségeskedéseitekért]
03 - Hunting & Gathering (Cydonia)
04 - Alice

vendredi 10 octobre 2025

2355 - A Place to Bury Strangers


Un de mes élèves, quand j’étais prof à domicile à Dijon et dans ses environs, s’appelait Anthony - orthographe incertaine, il y a tant de variantes, variations d’écriture dans les prénoms depuis quelques années. Un appartement sombre, rempli de crucifix et d’images de la vierge. Une mère que je n’ai jamais vue bien qu’elle était présente à chaque cours, occupée dans une autre pièce à surveiller la sieste des enfants dont elle avait la garde, c’était son métier. Je me souviens sur le chemin, trajet d’un quart d’heure en bus, avoir régulièrement chanté Lord Anthony, la chanson de Belle & Sebastian.

Le bus, pour me rendre à ce cours, me déposait juste devant La Vapeur, salle de concert à Dijon. Je regardais chaque semaine, en passant, la programmation annoncée. Et je dois avouer que je ne connaissais rien. Aucun groupe ou artiste programmé. Ou presque. La seule exception qui me vient à l’esprit sont les bruitistes shoegazeux de A Place to Bury Strangers, groupe découvert quelques années avant par le même biais que pour les shoegazeux de The Dead Rabbits et dont je ne connais aujourd’hui encore que le premier album (A Place to Bury Strangers) - en réalité augmenté de 5 titres (plages 11 à 15). Ça m’aurait bien dit d’aller m’y exploser les tympans, à ce concert. Mais il était prévu un 10 octobre. Et le 10 octobre, c’est sacré. Hors de question de planifier autre chose qu’une soirée avec ma chérie.

A Place to Bury Strangers
A Place to Bury Strangers
Rocket Girl 2008

01 - Missing You
02 - Don’t Think Lover
03 - To Fix The Gish in your Head
04 - The Falling Sun
05 - Another Step Away
06 - Breathe
07 - I Know I’ll See You
08 - She Dies
09 - My Weakness
10 - Ocean
11 - Never Going Down
12 - Get On
13 - Half Awake
14 - Run Around
15 - Sunbeam