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samedi 20 février 2021

0662 - Green Street


J’ai repensé tout le week-end aux cinq disques de jazz « Coup de Coeur » que j’avais lâchement laissés, seuls, abandonnés, jeudi (il y a une semaine), sur leur présentoir. Regrets. Regrets. Que je ne pouvais laisser devenir éternels.

En rentrant de la médiathèque, mardi, où j’étais enfin allé rendre mes emprunts, je me suis arrêté à Gibert, prêt à sauver ces 5 disques que j’avais repérés. Ils n’étaient plus que trois... J’espère que le Freddie Hubbard (Red Clay) et le Kenny Dorham (Una Mas) qui avaient entre temps disparu ont trouvé un foyer qui saura les aimer...

Parmi les trois, Green Street de Grant Green... qui reprend donc la tradition (répandue en jazz) des titres-jeu de mot sur le nom de l’artiste (on citera comme exemples Blue Train de Coltrane, Miles Ahead ou Milestones de Miles Davis).
Grant Green était un guitariste. De ceux qu’on imagine, en l’écoutant, avoir douze ou quinze doigts plutôt que dix... on me dira que Django n’en avait que huit valides... J’avais déjà emprunté un disque de Grant Green à la médiathèque de Versailles. Le seul dans leur catalogue, un disque mineur de sa discographie - je ne me rappelle pas le titre sur le moment, flemme de chercher. Léger ennui à l’écoute. J’ai pris le risque, me suis fié à la réputation de Grant Green, et ai tout de même acheté ce Green Street sans écoute préalable.

Bien m’en a pris. En jazz, la guitare est, de mon avis, un instrument trop peu spectaculaire. Moins spectaculaire en tout cas qu’un saxophone ou une batterie. Une question de son. D’épaisseur et de puissance. Ce Green Street n’est donc pas, malgré les superbes arpèges et soli de Grant Green, malgré la basse qui sautille et la batterie qui joue à la marelle (je ne sais pas si l’image est claire), un disque qui déclenche chez moi une ferveur comme peuvent le faire My Favorite Things, A New Perspective (on en reparle sous peu, ailleurs) ou les albums d’Art Blakey... mais c’est un album qui me donne envie de me servir un bon verre de cognac (ça tombe bien, Cécile et Richard m’ont offert une excellente bouteille - encore merci !!!), de taper du pied... et d’apprendre tous les morceaux en yahourt, de savoir les rejouer à la bouche, comme je le fais avec les soli de rock... on n’est finalement pas si loin de la ferveur...

Green Street
Grant Green
Blue Note 2002

01 - No. 1 Green Street
02 - ‘Round about Midnight
03 - Grant’s Dimensions
04 - Green with Envy
05 - Alone Together
06 - Green with Envy (alternate take)
07 - Alone Together (alternate take)

mardi 7 juin 2022

1134 - Idle Moments


La flemme. D’écrire, ce soir, un vrai billet. La flemme, il y a des moments comme ça…
Idle Moments semble être donc le disque parfait en la circonstance.

En plus, je me suis niqué le poignet gauche dans une chute de vélo ce matin, ça me donne une (fausse) excuse pour ne pas être capable (loin de là, très loin de là même) de jouer de la guitare comme Grant Green.

Idle Moments
Grant Green
Blue Note 1999

01 - Idle Moments
02 - Jean de Fleur
03 - Django
04 - Nomad
05 - Jean de Fleur (alternate version)
06 - Django (alternate version)

lundi 13 octobre 2025

2358 - Brazil (Classics by the Brazilian Masters)


Pareil pour Brazil (Classics by the Brazilian Masters). Tout pareil - remplacer simplement Perry Como par Grant Green.

Brazil (Classics by the Brazilian Masters)
Wagram Music 2020

A1 - Mas que Nada (Jorge Ben & Zé Maria)
A2 - One Note Bossa (Herbie Mann, Antonio Carlos Jobim & João Gilberto)
A3 - Brazil (Grant Green)
A4 - Água de Beber (Maysa Matarazzo)
A5 - Chega de Saudade (João Gilberto)
A6 - Copacabana (Luiz Bonfá)
A7 - Desafinado (Stan Getz & Charlie Byrd)
A8 - Samba de una Nota Só (Quincy Jones)
B1 - Carolina, Carol Bela (Os Brazões)
B2 - Tenha Fé, Pois Amanhã um Lindo Dia Vai Nascer (Daniel Salinas)
B3 - Onde Anda O meu Amor (Orlann Divo)
B4 - Lição de Baião (Baden Powell)
B5 - Eu e o Meu Amor (Antonio Carlos Jobim & Roberto Paiva)
B6 - Corocovado (Laura Villa)
B7 - Là vem a Baiana (Lúcio Alves)
B8 - Oba-La-La (Sérgio Mendes)

lundi 17 août 2020

0475 - Intermodulation


Quand un disque emprunté à la médiathèque me plait, il rejoint la longue liste de mes futurs achats. Une partie de cette liste est enregistrée sur mon compte Rakuten. La liste sur Rakuten contient une petite centaine d’entrées. Certains disques y restent, sur cette liste, des semaines, des mois voire des années dans l’attente d’être sélectionnés lors d’une commande. Certains disques passent tellement de temps dans l’attente d’être achetés que j’ai tout oublié d’eux au moment où je les achète effectivement. Au moment où je les reçois, c’est une totale redécouverte. Pour le meilleur, parfois. Une déception d’autres fois.

Je ne me rappelais rien de Intermodulation quand je l’ai commandé. Je ne me souvenais même pas avoir un jour emprunté à la médiathèque un album de jazz avec un guitariste autre que Grant Green. Ça ne m’étonnait pas d’avoir emprunté un album de Bill Evans que j’ai déjà eu l’occasion d’évoquer sur ce blog, je trouvais cela plus curieux d’avoir à ce point effacé de ma mémoire un disque de duos avec un guitariste.
Bon, le disque était sur la liste, il avait donc mon approbation, je l’ai commandé. Le 28 juin. Quatre semaines environ avant de partir en vacances. Toujours prévoir un temps de livraison suffisamment large - la plupart des disques viennent de l’étranger. Le même jour, chez le même vendeur, je commandai un album de Slowdive, Souvlaki. Que je reçus dès le 8 juillet. Le 20 juillet, ne voyant pas Intermodulation atterrir dans ma boîte aux lettres, j’ai posé réclamation. Et le disque me fut remboursé une petite semaine plus tard.
Retour de vacances, jeudi après-midi. Dans ma boîte aux lettres, Intermodulation. Message à Rakuten. Pour les prévenir de la (finalement) bonne réception du disque. Qui, en retour, me demande si je veux garder le disque et le payer ou le renvoyer au vendeur. Question étrange. Évidemment que je souhaite le conserver. Quitte à le payer une seconde fois. Dernier message aujourd’hui. Geste commercial de Rakuten : pour le désagrément, le retard, le disque m’est offert. En quelque sorte, en caricaturant un peu, Intermodulation, je l’ai payé deux fois et on me l’a remboursé deux fois...

Bon, avec tout ce qu’on avait à faire - maman m’a fait remarquer que j’avais oublié le lavage des vitres à la liste des corvées : comment a-t-elle su ? - et avec les autres disques achetés entre temps (les Everly Brothers et Chuck Berry, comme je l’ai déjà dit), je n’ai toujours pas eu (pris ?) le temps de l’écouter. Il faut dire que j’attends des conditions optimales (par une nuit calme, pas trop chaude, un bon verre de Cognac à la main (nous sommes allés exprès jusqu’à Fouras en acheter pendant notre séjour limougeaud)) pour l’écouter. Il ne s’agirait pas désormais de le gâcher, ce disque...

Intermodulation
Bill Evans, Jim Hall
Verve 1966, 1988

01 - I’ve Got You Under my Skin 
02 - MyMan’s Gone Now
03 - Turn Out the Stars
04 - Angel Face
05 - Jazz Samba
06 - All Across the City