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mardi 2 juillet 2019

0063 - Ultraviolence



Pour parler à la fois crûment et par métaphore, Lana Del Rey s'est ramassé un énorme torrent de merde lors de la sortie de son premier album Born To Die. Critiquée de toutes parts pour une prestation soi-disant ratée dans un Late-Show américain et une petite tendance à se mettre en scène dans des situations trop glamour pour être honnêtes, on a voulu faire de Lana del Rey le symbole des starlettes de la chanson accédant trop vite au statut de megastar sans qu'elles en aient suffisamment bavé - comme si le talent se mesurait en années de galère...

Décidée à s'offrir une plus grande crédibilité artistique avec son deuxième album, Lana del Rey recrute Dan Auerbach des Black Keys à la production. Qui la fait chanter live avec un groupe de requins de studio.
Pari plus que réussi. Le premier album était porté par des singles excellents mais présentait aussi des morceaux soporifiques ou assez indigestes. Ce second, intitulé Ultraviolence, se révèle passionnant (presque) de bout en bout.

C'est bien simple, les sept premiers titres auraient tous pu être choisis comme singles. À commencer par Cruel World et son refrain qui s'achève par You're fucking crazy / You're crazy for me (T'es complètement fou, t'es fou de moi). Ultraviolence, comme son titre ne l'indique pas, est tout en douceur. L'excellente Brooklyn Baby (My boyfriend's pretty cool / But he's not as cool as me / Cos I'm a Brooklyn Baby : Mon mec est plutôt cool mais pas autant que moi car je suis une fille de Brooklyn), hommage appuyé à Lou Reed, suit avec son riff de guitare qu'on ne peut s'empêcher de reprendre en chantonnant lalala la lala, à l'unisson avec la chanteuse. West Coast avec son couplet parlé-chanté, son instrumentation qui pourrait presque sonner reggae et son refrain  planant, en apesanteur, achèvera de convaincre les derniers réticents...
Certes les deux trois derniers morceaux, sans être foncièrement mauvais montrent quelques signes d'essoufflement... mais quel album (surtout aujourd'hui) peut se vanter d'être parfait ?

Lana del Rey est aujourd'hui en passe de sortir son cinquième album. Les mauvaises critiques se sont faites assez rares depuis cinq ans...


Ultraviolence
Lana Del Rey
Polydor 2014

01 - Cruel World
02 - Ultraviolence
03 - Shades of Cool
04 - Brooklyn Baby
05 - West Coast
06 - Sad Girl
07 - Pretty When You Cry
08 - Money Power Glory
09 - ****** My Way Up To The Top
10 - Old Money
11 - The Other Woman

lundi 5 août 2024

1924 - Blue Banisters


Il ne me manque, si je ne me trompe, que deux albums de Lana del Rey. Un ancien, Lust for Life, qui était son troisième ou quatrième (je ne compte pas ceux publiés sous son vrai nom Lizzie Grant, c’était une autre vie pour elle) et le dernier. Il faut que je me dépêche de les acheter avant de prendre davantage de retard dans sa discographie. Car Lana publie très régulièrement, elle est du genre productive, pas de ceux qui passent cinq ans à glander entre deux opus. Le plus étonnant est que cette productivité n’entama pas la qualité des albums, rien n’est à jeter ou presque, comme sur ce très bon Blue Banisters que seul le pénible Miles Kane parvient à rendre laborieux le temps d’une chanson… mais, il faut l’avouer aussi, rien ne vaut à mon coeur l’excellent Ultraviolence… alors pourquoi continuer à réunir les disques de Lana del Rey ? Par fidélité, par souci de complétion, par inertie, par espoir qu’elle se surpasse, par… ai-je vraiment besoin d’une raison, d’une excuse, d’une explication…

PS : il faudra un jour discuter des horribles logos « Parental Advisory Explicit Content » qui défigurent les couvertures. Non que celle de Blue Banisters soit exceptionnelle, loin de là, mais tout de même…

Blue Banisters
Lana del Rey
Polydor / Interscope 2021

01 - Text Book
02 - Blue Banisters
03 - Arcadia
04 - Interlude - the Trio
05 - Black Bathing Suit
06 - If You Lie Down with Me
07 - Beautiful
08 - Violets for Roses
09 - Dealer
10 - Thunder
11 - Wildflower Wildfire
12 - Nectar of the Gods
13 - Living Legend
14 - Cherry Blossom
15 - Sweet Carolina

vendredi 23 octobre 2020

0542 - Video Games / Blue Jeans


Lana Del Rey sort ces jours-ci - ou vient juste de sortir - un nouvel disque. Un album. De spoken words. J’en parlais, il y a quelques jours des spoken words. Et de mon envie d’en faire moi-même. Dans son cas, ce sont des poèmes extraits d’un recueil qu’elle a publié il y a peu - ou qu’elle s’apprête à publier - qui ont été mis en musique. Un album auquel il faudra absolument que je jette une oreille voire les deux.

C’est son sixième album, à Lana. Elle en a sorti trois depuis l’excellent Ultraviolence. À savoir Lust for Life (elle aime Iggy, visiblement), Honeymoon et Norman Fucking Rockwell - trois albums que je n’ai pas vraiment explorés, j’ai beaucoup de retard...
Que de chemin parcouru pour celle qui fut (méchamment, très méchamment) moquée lors de sa première apparition télévisuelle. Cette première performance, je ne l’avais pas trouvée ridicule, moi. Certes, elle en faisait un peu des caisses, Lana, mais elle avait un style. Et surtout, elle avait deux superbes (euphémisme) chansons - au moins deux : Video Games et Blue Jeans. Réunies ici sur un single dont il serait bien difficile de dire quelle est la face A et quelle est la face B. Incontestablement une double face A. Blue Jeans reste cependant (de loin) ma favorite.

C’est après avoir entendu deux, trois autres morceaux (dont le médiocre National Anthem) du premier album Born to Die, que je m’étais dit que ce single Video Games / Blue Jeans suffirait amplement, que ces deux morceaux étaient incontestablement supérieurs aux autres. Confirmation (partielle) quelques semaines plus tard quand nous l’avons finalement acheté, ce Born to Die - mais c’est une autre histoire.

Video Games / Blue Jeans
Lana Del Rey
Universal 2011

01 - Video Games
02 - Blue Jeans

dimanche 12 mars 2023

1412 - NFR!


NFR! (pour Norman Fucking Rockwell - il y a beaucoup de fuck et de bitch et d’autres crudités dans les textes de Lana del Rey), je l’ai acheté lors des dernières soldes à la Fédé des Achats des Cadres en même temps que le Yardbirds et le semi-pirate d’Oasis qui eux n’avaient pas de réduc et qu’un Neil lui bien soldé.
NFR! bénéficie d’une excellente réputation, comme tous les albums de Lana, les derniers en particulier. NFR! serait même, d’après les sites internet qui recueillent et agrègent les critiques des principaux magazines anglophones selon un système de notation ramené sur 100, le meilleur album d’Elizabeth Grant - c’est son état civil.
Pour ma part, après Ultraviolence, j’avais suivi l’affaire de loin, il me semblait difficile de rivaliser avec ce disque superbe, avec des morceaux basés essentiellement sur des piano-voix, quelques touches de hip-hop et une imagerie rétro-glamour. J’avais tort. NFR! ne vaut certes pas Ultraviolence - c’est mon avis - mais est un très bel album, d’une constance admirable (si ce n’est la chanson qui taquine péniblement le standard Summertime) et qui semble d’une simplicité confondante, comme réalisé sans aucun effort. Un disque où les tubes et les phrases accrocheuses (Fuck it, I Love You, quelle déclaration !) s’enchaînent sur 70 minutes (qui sort encore des albums aussi longs au rythme d’un tous les 18 mois ?) et on en redemande. J’en redemande, en tout cas… j’ai quelques albums de retard du coup.

NFR!
Lana del Rey
Interscope Records 2019

01 - Norman ******* Rockwell
02 - Mariners Apartment Complex
03 - Venice *****
04 - **** It I Love You
05 - Doin’ Time
06 - Love Song
07 - Cinnamon Girl 
08 - How to Disappear
09 - California
10 - The Next Best American Record
11 - The Greatest
12 - Bartender
13 - Happiness is a Butterfly
14 - Hope is a Dangerous Thing for a Woman like me to Have - But I Have It

dimanche 29 juin 2025

2252 - Born to Die (Paradise Edition)


À une époque, Natacha fréquentait les salles de sport. Elle courrait sur tapis. C’était quand nous habitions Dijon. C’est à la salle - était-ce la semaine où elle était sous corticoïdes, cette fameuse semaine où elle courrait sur tapis un marathon en moins de 3h par jour sans verser une goutte de sueur, je ne sais plus - dans les haut-parleurs supposés entretenir la motivation des sportifs d’intérieur, qu’elle a entendu Summertime Sadness.
Natacha n’avait été réellement convaincu ni par Video Games ni par Blue Jeans quand j’avais acheté le single mais Summertime Sadness lui a donné envie que j’achète l’album - ce que je n’avais pas fait, peu emballé que j’étais par Born to Die et National Anthem, chansons bien inférieures à Blue Jeans et Video Games : si les autres singles ressemblent à ça, m’étais-je dit, qu’en sera-t-il des autres chansons de l’album ?
À la FNAC de Dijon, seule l’édition Paradise de Born to Die, du nom du mini-album proposé en deuxième CD bonus, était disponible. Tant mieux. Avec Ride qui ouvre ledit deuxième CD, ça permet d’avoir un quatrième - je compte effectivement Summertime Sadness - très bon titre sur cet album, qui patauge un peu sur la longueur mais ne se rate franchement que sur deux ou trois morceaux.

Natacha a arrêté la salle de sport depuis longtemps. Elle ne courre plus qu’en plein air. Je ne crois pas qu’elle a du Lana del Rey dans la playlist qui l’accompagne dans ses chevauchées sur les bords de Vienne.

Born to Die (Paradise Edition)
Lana del Rey
Interscope Records / Polydor 2013

CD1
01 - Born to Die
02 - Off to the Races
03 - Blue Jeans
04 - Video Games
05 - Diet Mountain Dew
06 - National Anthem
07 - Dark Paradise
08 - Radio
09 - Carmen
10 - Million Dollar Man
11 - Summertime Sadness
12 - This is What Makes Us Girls
13 - Without You
14 - Lolita
15 - Lucky Ones

CD2
01 - Ride
02 - American
03 - Cola
04 - Body Electric
05 - Blue Velvet
06 - Gods and Monsters
07 - Yayo
08 - Bel Air
09 - Summertime Sadness (Cedric Gervais remix)

mercredi 18 octobre 2023

1632 - Chemtrails over the Country Club


Depuis quelques années, les albums de Lana del Rey se succèdent à un rythme effréné… et se ressemblent un peu. Disons qu’il n’y a pas d’immense révolution entre deux opus. Juste une évolution, une affirmation d’un style, d’ambiances qui de plus en plus n’appartiennent qu’à Lizzy Grant (de son vrai nom) et qu’elle creuse, polit petit à petit. Ce n’est pas une critique, certainement pas. Car s’il y a une chose qui ne change pas, c’est la qualité de ses disques récents. Chemtrails over the Country Club, NFR! ou Blue Banisters ne sont pas irréprochables… mais sont excellents, rien de moins. Glamour, vaporeux, ambigus. Pop, jazzy avec une touche de hip-hop.

Mon disque de Chemtrails over the Country Club n’est cependant pas le disque que j’ai commandé. Pas l’édition pour laquelle j’ai payé. Je pensais recevoir l’édition normale. J’ai reçu une édition américaine limitée, avec une couverture différente… meilleure que la couverture classique. Les erreurs sont parfois de bonnes surprises.

Chemtrails over the Country Club
Lana del Rey
Interscope 2021

01 - White Dress
02 - Chemtrails over the Country Club
03 - Tulsa Jesus Freak
04 - Let me Love you like a Woman
05 - Wild at Heart
06 - Dark but just a Game
07 - Not All who Wonder are Lost
08 - Yosemite
09 - Breaking up Slowly 
10 - Dance till we Die
11 - For Free

dimanche 8 septembre 2024

1958 - Lust for Life


Un jour sans disque dans la boîte aux lettres est un jour non triste, n’exagérons rien, mais maussade. Un jour incomplet, auquel il manque quelque chose. Et samedi, aucun de la petite dizaine de disques que j’ai commandés et qui sont encore dans la nature n’était devenu mien.

Natacha heureusement avait une énorme envie de regarder Aliens - pas Alien que nous avions déjà en DVD et que nous avons maté mi-août, miaou, Jonesy, Jonesy, viens ici, Jonesy - envie d’autant plus urgente à combler que les séances à Limoges pour Alien : Romulus sont toutes en VF. Alors nous avons fait un détour sur le chemin des courses par la Fédération Nationale d’Achat des Cadres pour pécho le DVD.

À la FNAC, c’est les fausses soldes permanentes. Des DVD et des disques constamment à prix vert. 10 balles, on se dit c’est pas cher, c’est cool. Puis on regarde le prix d’origine, 12 euros, 13 euros max, et on s’aperçoit que les disques dont ils veulent se débarrasser ne sont pas exactement ceux à 20, 25 euros. Pour les disques - pour les DVD si, c’est pour cela qu’on a pris aussi le dernier Indiana Jones et Le Guépard - pas même d’opération deux achetés le troisième offert, juste les deux euros de moins. Ça ne vaut pas trop le coup… mais bon, il y a, dans les bacs à soldes, un des deux albums de Lana del Rey qui me manque, Lust for Life… on va tout de même en profiter. 

Lust for Life
Lana del Rey
Interscope / Polydor 2017

01 - Love
02 - Lust for Life
03 - 13 Beaches
04 - Cherry
05 - White Mustang
06 - Summer Bummer
07 - Groupie Love
08 - In my Feelings
09 - Coachella - Woodstock in my Mind
10 - God Bless America - And All the Beautiful Women in It
11 - When the World was at War We Kept Dancing
12 - Beautiful People Beautiful Problems
13 - Tomorrow Never Came
14 - Heroin
15 - Change
16 - Get Free

samedi 8 juin 2024

1866 - Honeymoon


Service minimal pour le billet du jour.
Il me manquait 3 ou 4 albums de Lana del Rey avant la réception aujourd’hui de Honeymoon. Il m’en manque encore 2 ou 3.

Honeymoon
Lana del Rey
Polydor 2015

01 - Honeymoon
02 - Music to Watch Boys To
03 - Terrence Loves You
04 - God Knows I Tried
05 - High by the Beach
06 - Freak
07 - Art Deco
08 - Burnt Norton (Interlude)
09 - Religion
10 - Salvatore
11 - The Blackest Day
12 - 24
13 - Swan Song
14 - Don’t Let Me be Misunderstood

lundi 1 juillet 2019

0062 - Meet the Vulcanos


C'est aujourd'hui juillet. Ça sent bon les grandes vacances. Ça sent bon la mer... Peut-être, très probablement, irai-je à la mer cet été - j'ai (très) envie de (re)voir la mer l'océan.

Je ne surfe pas. J'ai essayé une fois, à Tahiti. J'ai vite laissé tomber. C'était trop dur, je n'avais pas la patience. Je regrette un peu : ils m'ont donné envie, à Quiberon, il y a deux ans...

Meet the Vulcanos est un disque dont je suis très fier. Je suis très fier de le posséder. Je ne pense pas que nous soyons nombreux, en France à l'avoir dans notre collection... J'ai eu du mal à le trouver à un prix raisonnable. C'est introuvable en France, je l'ai commandé sur Discogs. Un seul vendeur le proposait, un Sud-Américain.
J'ai découvert le disque sur Youtube en faisant des recherches sur la surf-music. Je crois me souvenir qu'un critique avait qualifié West Coast le single de Lana del Rey de surf-music et que j'avais saisi l'occasion pour en savoir plus... mais je peux me tromper, mélanger les souvenirs.

The Vulcanos pour ce que j'en sais est un groupe chilien ou argentin, instrumental (pas de chanteur, donc) qui n'a sorti qu'un seul album, ce Meet the Vulcanos. Et qui, donc, joue de la surf-music. Les Beach Boys de Surfin' USA et de I Get Around, sans les paroles, en gros...
On trouve sur l'album des compositions qui font danser sur les tables basses (vérifiez tout de même que les pieds sont solides avant de faire mine de glisser sur les vagues) mais aussi des reprises réjouissantes des Ramones (Sheena is a Punk-Rocker devient Sheena is a Surf Rocker - les Hey ! Ho ! Let's Go ! chers aux New-Yorkais sont conservés) ou du thème de Batman (je vous laisse deviner le titre correspondant)...
Un album un peu répétitif, forcément, et, par conséquent, un peu longuet... mais parfait pour rouler vers la plage...

Meet the Vulcanos
The Vulcanos
Scatter Records 2011

01 - El Superagente Secreto
02 - El Rapto
03 - Te Quiero
04 - Sheena is a Surf Rocker
05 - Bruce Wayne Goes to California
06 - Hawaiian Breeze
07 - Reina del Mar
08 - Curva de la Muerte
09 - Swamp Surf
10 - El Asunto del Agente de C.I.P.O.L.
11 - Bossanoville
12 - Shockwave
13 - Vulcanos Party
14 - Go!

dimanche 7 septembre 2025

2322 - El Camino


Samedi, peu avant 16h00. El Camino de The Black Keys sur la platine.
Elle : C’est pas un nouveau disque, ça.
Moi : Si, je l’ai acheté hier.
Elle : Mouais, c’est banal…
Moi : Banal ?
Elle : Oui, c’est pas…
Moi : Ils sont que deux… avec le producteur… c’est Danger Mouse.
Elle : Qui ?
Moi : C’est un producteur de rap à la base qui fait aussi du rock. C’est lui qui a produit tous les Kiwanuka, par exemple.
Elle : Ah, ok.
Moi : Et le chanteur guitariste du groupe-duo, c’est lui qui a produit Ultraviolence de Lana del Rey…

(Je ne suis pas certain que mes arguments l’aient davantage convaincu).

El Camino
The Black Keys
Nonesuch 2011

01 - Lonely Boy
02 - Dead and Gone
03 - Gold on the Ceiling
04 - Little Black Submarines
05 - Money Maker
06 - Run Right Back
07 - Sister
08 - Hell of a Season
09 - Stop Stop
10 - Nova Baby
11 - Mind Eraser

jeudi 19 octobre 2023

1633 - The Fooler


Ce que je disais hier de la discographie de Lana del Rey peut s’appliquer dans les mêmes termes plus ou moins à celle de Nick Waterhouse. Même succession rapide d’albums qui creusent un style (ici un mélange rock & roll rétro et soul blanche) que l’auteur-chanteur-compositeur s’approprie un peu plus à chaque opus.
J’ai néanmoins été un peu déçu par la dernière livraison de Nick Waterhouse, The Fooler, publié au début du printemps dernier. Pas par les incursions de nouvelles influences plus latines - ça non, c’était parfait - mais par les quelques passages parler-chanter-scander qui ne réussissent pas à un gars qui possède un tel sens du groove. Cette espèce de façon de saboter la mélodie par du non-chant me semble une facilité. De la flemme. Ou du manque d’inspiration. Je l’ai retrouvée, cette erreur, dans d’autres albums sortis récemment… mais c’est une autre histoire.
Petit bémol, donc. Pas bien grave, Nick reste top. J’attends avec impatience la suite… il me reste deux ou trois anciens albums à me procurer d’ici là.

The Fooler
Nick Waterhouse
Pres Records 2023

01 - Looking for a Place
02 - Hide and Seek
03 - (No) Commitment
04 - Play to Win
05 - Was it You ?
06 - Late in the Garden
07 - The Problem with a Street
08 - Plan for Leavin’
09 - (Are You) Hurting
10 - It was the Style
11 - The Fooler
12 - Unreal, Immaterial