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dimanche 1 août 2021

0824 - Wagner par Boulez


J’ai acheté Wagner par Boulez au Facteur Cheval, en même temps qu’un Brahms par Gould ou qu’une énième Symphonie du Nouveau Monde, je en me souviens plus. C’est toujours étrange, à mon avis, ces espèces de best-of / greatest hits sur de la musique savante… les compilations de ce genre ne devraient-elles pas être réservées à la pop, au rock et aux autres musiques populaires ?

Ceci dit, il faudrait que j’arrête de faire mon snobinard. En effet, ce Wagner par Boulez, je l’ai écouté au moins… et en entier… ce qui n’est toujours pas le cas du Tristan und Isolde du même Richard - mais sans Pierre… je vais essayer de m’y mettre en août.

Wagner par Boulez
Richard Wagner / Pierre Boulez / New York Philharmonic
CBS 1973

A1 - Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg - Prélude
A2 - Tannhaüser - Ouverture
B1 - Faust - Ouverture
B2 - Tristan und Isolde - Prélude et Mort d’Isolde

mardi 14 octobre 2025

2359 - Amériques / Arcana / Ionisation


En recherche de sensations fortes, je me suis plongé dans les bacs de Musique Expérimentale / Musique Concrète, aux Puces, ce dimanche en fin de matinée. Et j’ai failli m’évanouir… il faisait tellement chaud, le soleil tapait fort.

La pochette de Amériques / Arcana / Ionisation, oeuvres d’Edgard Varèse dirigées par Pierre Boulez est magnifique, je n’ai donc pas hésité quand j’ai vu le disque dans ledit bac de Musique Expérimentale / Musique Concrète, même si je ne m’attendais pas à une véritable révolution sonore. Confirmation à l’écoute, ce n’est certainement pas de la musique concrète, ce n’est pas vraiment expérimental, c’est simplement moderne, d’un moderne qui commence à prendre un petit coup de vieux. J’ai l’impression d’avoir entendu ça de nombreuses fois ailleurs. Il faudrait que je me replonge dans Densité 21.5 pour mieux comparer avec l’œuvre d’un Jolivet qui me semble bien plus originale.

Mon billet semble bien amer. Je suis en effet un peu blasé en ce moment. Ça ira mieux bientôt, je pourrai profiter pleinement de cette très belle acquisition.

Amériques / Arcana / Ionisation
E. Varèse / P. Boulez / New York Philharmonic
CBS Masterworks 1978

A1 - Amériques
B1 - Ionisation
B2 - Arcana

samedi 18 novembre 2023

1663 - Musique de Chambre


Tu pars déjà ? Il est 8h45 ou quelque chose comme ça ce jeudi matin. Une heure de route devant moi pour aller au boulot. J’ai cours à 10h30. Oui, je dois passer à la station service, il va y avoir plein de monde comme d’habitude. Il n’y a pas d’autre station-service avec moins de monde. Si mais c’est plus cher. Et alors, le temps c’est de l’argent, il paraît. Natacha a raison. Je repose mon manteau. Et je profite du gros quart d’heure que m’autorise le fait d’accepter de payer mon essence 5 à 6 centimes de plus au litre pour découvrir la sonate pour piano op. 1 sur le disque de Musique de Chambre d’Alban Berg acheté la veille à Point Show.
Il est regrettable que des disques d’une telle qualité ne valent aujourd’hui plus un rond. Ceux qui s’intéressent à la musique savante ont déjà tout ce qui leur faut. Plus personne ou presque n’achète ça. Tant mieux pour moi. Seul regret : il existe une couverture alternative pour cet album. Avec un tableau de Schiele comme illustration. De la même série que celui des suites orchestrales du même Berg. C’est plus joli que les trognes de Boulez, Barenboïm et Zukerman - avec tout le respect que j’ai pour ces immenses musiciens.

Musique de Chambre
Alban Berg - D. Barenboïm / P. Boulez / P. Zukerman / Ensemble Intercontemporain
Deutsche Grammophon 1978

A - Kammerkonzert für Klavier und Geige mit 13 Bläsern
B1-B4 - Vier Stücke für Klarinette und Klavier op. 5
B5 - Sonate für Klavier op. 1

vendredi 20 janvier 2023

1361 - Pétrouchka - Le Sacre du Printemps



C’est là maintenant, quand j’ai envie de parler d’un - d’écrire à propos d’un - disque de musique « classique » (les guillemets sont de rigueur) que je regrette le plus de ne pas savoir le faire. C’est particulier d’écrire sur la musique. C’est un exercice difficile. Il faudrait que je lise davantage sur la musique, que j’apprenne le vocabulaire, que je m’exerce à analyser. Que je devienne un véritable mélomane. Bref, il faudrait que je travaille…

Ceci étant posé, comment à présent chanter les louanges de Pétrouchka et du Sacre de Printemps de Stravinsky par Boulez, disque (acheté il y a bien longtemps, je ne sais plus quand ni où) qui n’a pas quitté la platine depuis trois ou quatre jours ? En affirmant qu’on y entend comme une histoire de la musique au cinéma, du parlant jusqu’aux blockbusters ? Les compositeurs pour films semblent en effet s’inspirer continuellement de cette source inépuisable. Ces deux musiques de ballets sont extrêmement visuelles. Très expressives aussi.

J’ai toujours un peu de mal à comprendre pourquoi ces œuvres furent à l’origine de tels scandales lors de leur création. Elles me semblent si naturelles. Si vivantes. Si évidentes. Peut-être parce que je n’y comprends rien. 

Pétrouchka - Le Sacre du Printemps
I. Stravinsky / P. Boulez / New York Philharmonic / Cleveland Orchestra
Sony Classics 1994

01-03 - Pétrouchka - premier tableau
04 - Pétrouchka - deuxième tableau
05-07 - Pétrouchka - troisième tableau
08-15 - Pétrouchka - quatrième tableau
16-23 - Le Sacre du Printemps - première partie
24-29 - Le Sacre du Printemps - deuxième partie

samedi 12 décembre 2020

0592 - Pierrot Lunaire / Lied der Waldtaube / Erwartung


Sprechgesang, vous avez dit Sprechgesang ? Ou l'art d'enchaîner les billets sur des disques qui n'ont pourtant rien à voir entre eux... c'est du boulot (d’anticipation notamment) de telles transitions... vous vous rendez pas compte.

Le Sprechgesang, une façon de mélanger la récitation (Sprech) et le chant (Gesang) propres à certaines œuvres de la seconde école viennoise et à leurs héritiers. Un demi-chant particulièrement articulé ou une récitation particulièrement outrée - selon les points de vue. Pierrot Lunaire, œuvre phare, chef d’œuvre, monument totem d’Arnold Schoenberg est l’exemple le plus représentatif du Sprechgesang.

Je ne saurai jamais si j’aime vraiment Pierrot Lunaire. J’avais en effet décidé que j’aimerais Pierrot Lunaire avant même d’en avoir entendu une seule note, une seule syllabe. Je ne me souviens plus d’où j’avais entendu parler de l’œuvre avant de l’écouter mais la description tenait de la formule magique. Envoûtement.
À quel point cet a priori positif a pu jouer dans mon amour de Pierrot Lunaire, je ne peux le dire. L’aurais-je aimé si on me l’avait fait écouté sans préambule, sans préliminaires, je ne sais. Arrangements étranges (flûte, piano, clarinette, violon et violoncelle, voilà un accompagnement bien inhabituel) pour une partition qui l’est encore plus (on cherchera en vain un bout de thème ou de mélodie) autour d’un texte franchement pas terrible (Der Wein den man mit Augen trinkt giesst nachts der Mond in Wogen nieder soit grosso modo : Le vin que l’on boit avec les yeux coule de la lune par vagues la nuit - poésie aux métaphores bien trop forcées pour être honnêtes) : tout était fait pour déplaire. Pour me déplaire. Et pourtant elle tourne ça fonctionne... admirablement.

Bon, après, il faut bien l’avouer, je n’écoute pas Pierrot Lunaire tous les jours. Déjà parce que ce n’est pas le genre d’œuvres qu’on sifflote en allant ou en rentrant du boulot (éh oh éh oh)... et aussi parce que Natacha n’a pas bénéficié d’un a priori aussi positif... j’ai senti une petite souffrance de sa part les rares fois où je lui ai passé le disque... je lui épargne certaines choses.

Pierrot Lunaire / Lied der Waldtaube / Erwartung
Arnold Schoenberg - Pierre Boulez
Sony Classical 1978/82 - 1993

01-08 - Erwartung, op. 17
09-29 - Pierrot Lunaire, op. 21
30 - Lied der Waldtaube