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mercredi 22 avril 2020

0358 - The Queen is Dead


Cher lecteur - tu permettras que je te tutoie,

Je te dois... non, rien en fait, je faisais juste un peu d’auto-promotion pour Lettre Compte Double, texte étrange dans sa conception comme dans sa construction et dans son contenu, que je rapprocherais, dans ses intentions, de Pinces - les deux textes ont, maintenant que j’y pense, énormément de choses en commun...

Quel rapport avec The Queen is Dead, chef-d’œuvre des Smiths ? Je cite dans la première partie du texte une ligne extraite de Frankly Mr. Shankly : a flatulent pain in the ass... le lecteur attentif trouvera d’autres allusions musicales tout au long des quatre billets de ce texte... il y a même un clin d’œil à une chanson d’un Michel...

Oasis m’a mené aux Smiths. Noel cite régulièrement Johnny Marr comme une de ses influences majeures. Et je reste marqué par une interview des frères Gallagher dans un magazine allemand qui avait été titrée Bigmouth Strikes Again. Ce titre m’avait hanté comme une formule magique pendant trois ans avant que j’entende pour la première fois la chanson extraite de The Queen is Dead. Sweetness, I was only joking when I said I’d like to smash every tooth in your head... choc.

J’ai acheté The Queen is Dead au Virgin de Strasbourg sans l’avoir écouté auparavant. Pour trois fois rien. Un autocollant jaune marqué d’un point exclamation le distinguait comme un classique vendu à bas prix - j’ai acheté à la même époque Fun House dans une édition dégueulasse, inécoutable, marquée du même autocollant.
J’ai depuis acheté tous les albums des Smiths, The Queen is Dead reste mon préféré. Pas seulement parce qu’Alain Delon est en couverture - même si ça aide. Toute la magie du groupe de Morrissey est condensée sur ces 10 titres. Ballades romantiques ultimes (Cemetry Gates et surtout There is a Light that Never Goes Out, une des plus belles chansons du monde), décharge pop indé ironique (Some Girls are Bigger that Others), hymnes à chanter à tue-tête (The Boy with the Thorn in his Side, Bigmouth Strikes Again) mais aussi morceaux qui seraient ridicules chantés par qui que ce soit d’autre (Vicar in a Tutu) mais qui, on ne sait pourquoi, restent ici formidables.

Quant à la chanson titre, c’est tout simplement un de mes morceaux rock préférés... tiens, ça y est, j’ai envie de me le passer à fond. Has the world changed or have I changed ?

The Queen is Dead
The Smiths
Warner 1986

01 - The Queen is Dead
02 - Frankly, Mr. Shankly
03 - I Know It’s Over
04 - Never Had No One Ever
05 - Cemetry Gates
06 - Bigmouth Strikes Again
07 - The Boy with the Thorn on his Side
08 - Vicar in a Tutu
09 - There is a Light that Never Goes Out
10 - Some Girls are Bigger than Others

jeudi 25 juin 2020

0422 - The Smiths is Dead


Encore une compilation ? Oui... mais cette fois, je vais faire l’effort d’écrire un vrai billet. Histoire que mes lecteurs ne s’aperçoivent pas trop vite que je me moque d’eux...

The Smiths is Dead, d’ailleurs, est une compilation particulière, presque un album. Il ne s’agit pas d’un regroupement artificiel de chansons et de groupes choisis à droite, à gauche mais d’un disque hommage à The Queen is Dead, le chef d’œuvre des Smiths. Initié par les Inrockuptibles à l’occasion des dix ans de l’album, The Smiths is Dead rassemble le saint chrême du saint chrême (ou presque) des groupes rock et pop britonnisant de 1996, fatalement héritiers de la paire Marr / Morrissey. Chacun des dix groupes ayant répondu à l’appel se charge de réinventer (ou pas) une chanson de l’album original.

J’ai commandé le disque il y a quelques semaines, juste après en avoir entendu parler pour la première fois - je ne sais plus par quel biais. Je l’ai reçu aujourd’hui. D’occasion - les quelques exemplaires neufs encore trouvables sont proposés à des prix (à mon avis) disproportionnés. L’occasion était trop belle de découvrir quelques groupes de l’époque à côté desquels j’étais passé (Boo Radleys, High Llamas, Therapy ?) et j’attendais énormément des reprises de There is a Light that never Goes Out par The Divine Comedy - petite déception à la première écoute - et de Some Girls are Bigger than Others par Supergrass.
Je n’en suis qu’à une seule écoute mais une évidence semble déjà s’imposer à moi : The Smiths - qu’on les aime ou non - était un groupe unique, avec une personnalité immense. On ne les reprend pas à la légère en croyant pouvoir imposer à leurs chansons une nouvelle identité. Ceux qui veulent changer du tout au tout la chanson semblent méchamment se fourvoyer (The Boo Radleys en tête - dommage, ça ne me donne pas envie d’en écouter plus pour l’instant) et ceux qui s’en sortent le mieux sont ceux qui se contentent d’une espèce de copier-coller de l’originale (Therapy ?, Supergrass).

Une reprise peut être supérieure à l’originale ? Pour Bob Dylan, oui mais... (le mais est important). Pour Slade, assurément. Pour The Smiths, il semble que la réponse soit un non ferme.





PS : Quand on connaît le soutien actuel de Morrissey au Ukip, on frémit à l’idée, pourtant excellente - toutes les pochettes des Smiths sont des photos extraites de films, que la couverture soit tirée de Kes, le film de Ken Loach...

PPS : J’ai voulu frimer auprès de Natacha avec la reprise de Supergrass... elle connaissait déjà et a reconnu le morceau (alors qu’elle n’aime pas les Smiths) avant même la fin de l’intro... essayez de faire des surprises, tiens...

The Smiths is Dead
Les Inrockuptibles 1996

01 - The Queen is Dead (The Boo Radleys)
02 - Frankly, Mr. Shankly (The High Llamas)
03 - I Know It’s Over (The Trash Can Sinatras)
04 - Never Had No One (Billy Bragg)
05 - Cemetry Gates (The Frank & Walters)
06 - Bigmouth Strikes Again (Placebo)
07 - The Boy with the Thorn in his Side (Bis)
08 - Vicar in a Tutu (Therapy ?)
09 - There is a Light that Never Goes Out (The Divine Comedy)
10 - Some Girls are Bigger than Others (Supergrass)

samedi 21 décembre 2024

2062 - The Queen is Dead


FNAC Limoges, hier. Je cherche le dernier Primal Scream parmi les nouveautés sur les présentoirs qui dominent les bacs. Ne l’y trouve pas. Y aperçois cependant la pochette du dernier Smashing Pumpkins. Hésite quelques secondes. Renonce. Temporairement ? Crainte d’un album de métal et rock indé un peu trop américain. Je n’ai pas acheté de nouvel album des Citrouilles depuis Zeitgeist - étrangement, il semble que je n’ai pas encore écrit de billet à propos de ce dernier… - peut-être serait-ce l’occasion, juste pour voir.
Je ne sais pourquoi, ce Aghori Mhori Mei - oui, c’est le titre - m’amène à fouiller dans les bacs du côté de l’onglet Sm. Il y a parfois des surprises, même à la FNAC, avec les disques qu’on peut dégoter, il arrive de trouver des raretés ou des disques officieux pas inintéressants. Et effectivement, il y a là un petit coffret d’enregistrements en public ou à la radio des Pumpkins années 88-95. Il retient mon attention dix secondes.
Derrière lui, une réédition, couverture splendide aux couleurs retravaillées, de The Queen is Dead des Smiths.

Je ne me rappelais pas que les albums du groupe mancunien avaient été réédités. Ça date de 2017 apparemment. Enfin, je ne m’en souviens pas, peut-être que si. À y réfléchir, ça me dit quelque chose. Bref, on s’en fout.

Cette réédition ne m’enthousiasme pas que pour sa pochette relookée et sa promesse d’un remastering. Il y a surtout un deuxième CD. Tout l’album (Vicar in a Tutu excepté) en versions démo ou prises alternatives. Ainsi que 4 faces B (des singles Bigmouth Strikes Again et The Boy with the Thorn in his Side).
C’est sur ce second disque que je me précipite rentré à la maison. Et c’est une merveille. Un son incroyable (je n’ai pas encore écouté le CD1 mais il s’annonce grandiose) et des versions superbes, parfois presque meilleures, de chansons que je connais depuis 20 ou 25 ans. Débarrassées de quelques tics de production très datés années 80. Et ouvrant la voie à des idées malheureusement abandonnées sur les versions finales (ces cuivres jazzy à la fin de Never Had No One Ever ne m’ont paru stupides, risibles que quelques secondes… avant que je ne regrette qu’ils n’aient pas été conservés).
Ai-je dit que c’était une merveille ? Oui ? Mieux, ce second disque est tout simplement jouissif.

The Queen is Dead
The Smiths
Warner Bros. 2017

CD1
01 - The Queen is Dead
02 - Frankly, Mr. Shankly
03 - I Know it’s Over
04 - Never Had No One Ever
05 - Cemetry Gates
06 - Bigmouth Strikes Again
07 - The Boy with the Thorn in his Side
08 - Vicar in a Tutu
09 - There is a Light that never Goes Out
10 - Some Girls are Bigger than Others

CD2
01 - The Queen is Dead (full version)
02 - Frankly, Mr. Shankly (demo)
03 - I Know it’s Over (demo)
04 - Never Had No One Ever (demo)
05 - Cemetry Gates (demo)
06 - Bigmouth Strikes Again (demo)
07 - Some Girls are Bigger than Others (demo)
08 - The Boy with the Thorn in his Side (demo mix)
09 - There is a Light that never Goes Out (take 1)
10 - Rubber Ring (single b-side)
11 - Asleep (single b-side)
12 - Money Changes Everything (single b-side)
13 - Unloveable (single b-side)

vendredi 9 septembre 2022

1228 - The Queen is Dead


Je n’ai jamais compris la fascination des Froggies pour la décadente monarchie britonne. Je n’irai pas jusqu’à dire que ce jeudi 8 septembre est jour de fête mais je ne vais pas pleurer non plus. Bon débarras. Et je vais me passer The Queen is Dead des Smiths à fond. Et je ne vais surtout pas regarder les infos dans les jours qui viennent.

Je gardais mon picture disc de l’album, acheté chez Gibert il y a quinze ans, mon second exemplaire de l’album, pour l’occasion.

Allez, après ça, on se passera un petit God Save the Queen - suggestion de Natacha.

The Queen is Dead
The Smiths
Rough Trade 2007

A1 - The Queen is Dead
A2 - Frankly, Mr. Shankly
A3 - I Know it’s Over
A4 - Never Had no one Ever
A5 - Cemetry Gates
B1 - Bigmouth Strikes Again
B2 - The Boy with the Thorn in his Side
B3 - Vicar in a Tutu
B4 - There is a Light that never goes Out
B5 - Some Girls are Bigger than Others

lundi 8 février 2021

0650 - Meat is Murder


Mon petit jeu de mots sur le slogan végétarien a visiblement eu du succès : Natacha l’a trouvé très drôle... et maman a tenté de me l’expliquer en commentaire. Meat is Murder donc.

Meat is Murder est le second album des Smiths, groupe mené par le végane extrémiste Morrissey. Le troisième si l’on compte la compilation Hatful of Hollow sortie peu après un premier album dont le groupe n’était pas entièrement satisfait. D’Hatful of Hollow, on retrouve d’ailleurs How Soon is Now ? l’extraordinaire hymne des sorcières à gros seins joué aujourd’hui (enfin, hier, étant donné que les concerts sont de l’histoire ancienne) encore lors des concerts de Morrissey et de Johnny Marr, probablement l’un des quatre ou cinq plus grands morceaux sortis de la plume du duo.
Sur Meat is Murder tous les ingrédients qui feront le génie de The Queen is Dead sont déjà réunis : guitares cristallines, hululements ultra-romantiques (I Want the One I can’t Have), textes très lettrés, morceaux décalés (Rusholme Ruffians) et même un côté héroïque, quasi épique (The Headmaster Rituals) qu’on ne soupçonnerait pas forcément chez les Smiths. Une sorte de répétition générale avant le chef d’œuvre. 

Bon, c’est pas tout, j’ai pas fini mon saucisson, moi...

Meat is Murder
The Smiths
WEA 1985 / 1993

01 - The Headmaster Ritual
02 - Rusholme Ruffians
03 - I Want the One I can’t Have
04 - What She Said
05 - That Joke isn’t Funny Anymore
06 - How Soon is Now ?
07 - Nowhere Fast
08 - Well I Wonder
09 - Barbarism Begins at Home
10 - Meat is Murder

mardi 15 mars 2022

1050 - Louder than Bombs


J’ai acheté tous les albums des Smiths en même temps ou presque, sur un laps de temps assez court, après ma découverte de The Queen is Dead. Parmi ces albums se sont glissés un album live, Rank, et deux compilations, Hatful of Hollow et Louder than Bombs.

Cette seconde m’a toujours paru un peu étrange. Un best-of qui n’en serait pas un puisqu’il ne contient ni How Soon is Now ? ni There is a Light that never goes Out ni This Charming Man ni ni ni… on pourrait lister tant de chansons, les Smiths ont plutôt été féconds en pépites. Il s’agit en réalité - je viens de vérifier - d’une compilation destinée au marché américain qui prendrait la place à la fois de Hatful of Hollow et de The World won’t Listen - une compilation que je n’ai étrangement pas achetée à la place de Louder than Bombs… probablement n’était-elle pas proposée à la FNAC ou au Virgin le jour où j’ai effectué mes achats - et privilégierait les morceaux non disponibles sur des LP outre-Atlantique.

Moi, les chansons que je ne voulais pas louper, c’est London, que je n’avais nulle part ailleurs. Probablement la chanson la plus violente (au niveau des guitares) du groupe. Et, bien sûr, Panic

Louder than Bombs
The Smiths
Warner 1987 / 1993 / ????

01 - Is it really so Strange ?
02 - Sheila take a Bow
03 - Shoplifters of the World Unite 
04 - Sweet and Tender Hooligan
05 - Half a Person
06 - London
07 - Panic
08 - Girl Afraid
09 - Shakespeare’s Sister
10 - William, it was really Nothing
11 - You just haven’t Earned it Yet, Baby
12 - Heaven knows I’m Miserable Now
13 - Ask
14 - Golden Lights
15 - Oscillate Wildly 
16 - These Things take Time
17 - Rubber Ring
18 - Back to the Old House
19 - Hand in Glove
20 - Stretch Out and Wait
21 - Please, Please, Please, let me Get What I Want
22 - This Night Has Opened my Eyes
23 - Unloveable
24 - Asleep

vendredi 15 décembre 2023

1690 - Shakespeare’s Sister


Je n’avais jamais envisagé de collectionner les disques des Smiths. J’ai probablement déjà toutes leurs chansons - à vérifier si Louder than Bombs et Hatful of Hollow réunissent bien tous les morceaux non présents sur les albums - et mon seul objet « superflu » était jusqu’alors un picture disc de The Queen is Dead.

D’un autre côté, si on me met leurs disques sous le nez, je ne peux pas non plus résister au plaisir de réunir leurs pochettes reconnaissables entre toutes. Il y a eu un très gros arrivage chez Point Show de vinyles des années 80. Du dégueulasse, du classe (autant que peut l’être la musique des eighties), de l’underground et de la réédition en-veux-tu-en-voilà. Dont un paquet de Smiths, je n’en avais jamais vu autant d’un seul coup.

Je ne sais plus où donner de la tête. Je ne sais pas par quoi commencer. Il y a au moins 50 ou 60 disques qui me font envie. Dont la dizaine de singles des Smiths. Alors j’y vais doucement mais régulièrement. Trois disques et un seul Smiths à la fois. Et pas tous les jours. Deux fois par semaine max.

Shakespeare’s Sister est le troisième Smiths que j’ai pris. Et je ne comprends pas pourquoi je ne l’avais pas choisi en deuxième (How Soon is Now ? étant l’indétrônable numéro 1 en l’absence d’une édition de There is a Light That Never Goest Out) tellement c’est bon, face A et faces B.

Shakespeare’s Sister
The Smiths
Rough Trade 1985

A - Shakespeare’s Sister
B1 - What She Said
B2 - Stretch Out and Wait