samedi 6 juin 2020

0403 - The Complete Solo Piano Music Volume One


Le voilà mon second doublon, celui que j’annonçai il y a quelques jours. Reçu dans la boîte aux lettres mardi ou mercredi, je ne sais plus. Le premier volume des Œuvres Complètes pour Piano Solo d’Ernö Dohányi par Martin Roscoe.

Je ne vais pas faire semblant, je n’avais jamais entendu parler de ce compositeur hongrois avant d’emprunter ce disque (ainsi que le second volume (sur trois) de ces Œuvres Complètes pour Piano Solo) à la médiathèque de Versailles, il y a trois mois désormais. Pas plus que je ne connaissais Martin Roscoe.
J’ai emprunté le disque parce que le patronyme, Dohányi, me plaisait - je suis plein de préjugés, j’ai  un a priori positif envers les Hongrois depuis Frigyes Karinthy (Voyage autour de mon crâne) et son fils Ferenc (Épépé) comme j’ai un a priori positif sur les Polonais depuis Witold Gombrowicz (Kosmos, Ferdydurke) et Karol Szymanowski... mais ceci, ce sera pour une autre fois... et sur les Tchèques... etc. - surtout cet accent aigu sur le a, diacritique inconnu du français - je l’ai déjà dit, j’adore les diacritiques étranges et étrangers, on a les centres intérêts qu’on mérite - et parce la couverture me plaisait encore plus.
Cette dernière est l’œuvre d’un peintre contemporain hongrois qui aura 95 ans dans moins d’une semaine, Emil Parrag. Ce tableau, et plus encore, celui choisi pour illustrer le volume 2 de ces Œuvres Complètes pour Piano Solo (pas encore commandé... bientôt, peut-être) sont une des deux principales sources d’inspiration pour ma propre petite huile sur carton, Under the Volcano - la seconde étant une toile d’une peintre ukrainienne découverte sur Instagram. Vous ne voyez pas le rapport entre Emil Parrag et Under the Volcano ? C’est soit que je suis très doué, soit très mauvais... à vous de choisir.

Et la musique dans tout ça ? Je ne vais pas faire semblant d’être capable de l’analyser ou de la décrire. J’ai parfois l’impression d’aimer tout ce qui est piano solo. Ce n’est évidemment pas vrai. Certains disques de piano m’irritent, d’autres m’ennuient, d’autres encore échappent totalement à mes capacités intellectuelles et émotionnelles. J’achète ceux qui ne rentrent dans aucune de ces trois catégories.

The Complete Solo Piano Music Volume One
Ernö Dohányi / Martin Roscoe
Hyperion 2012

01-04 - Four Rhapsodies
05-14 - Winterreigen Ten Bagatelles
15 - Pastorale Hungarian Christmas Song
16-18 - Three Singular Pieces
19 - Waltz from Delibes’ Coppélia

vendredi 5 juin 2020

0402 - Novembre 2005


Fatigué ce soir. Beaucoup travaillé aujourd’hui après avoir un peu bossé. Je ne vais pas me lancer dans un long billet maintenant.

J’ai été abonné aux Inrocks. Un an. De novembre à novembre, il me semble. 2004-2005. Au minimum une fois par mois, on avait droit à un sampler. Offert avec le magazine. Une compilation. Celle-ci, de Novembre 2005, est, si je ne me trompe, la dernière reçue. Je ne sais plus si je l’ai vraiment écoutée. Je n’aimais pas trop les compilations il y a 15 ans. J’ai appris à les apprécier. Un peu.
Du coup, Cat Power et Editors, je les ai découverts plus tard. Un an environ. Sufjan Stevens, beaucoup plus tard. Plutôt 12 ans. Les Arctic Monkeys, je connaissais déjà. Sans les détester, ça n’a jamais été trop mon truc. Je préfère Alex Turner solo, je l’ai déjà dit.
Les autres, je pourrais même pas dire à quoi ils ressemblent... pas le courage d’écouter ça maintenant.

Novembre 2005
Les Inrockuptibles présentent...

01 - The Greatest (Cat Power)
02 - Huddle Formation (The Go! Formation)
03 - Fake Tales of San Francisco (Arctic Monkeys)
04 - Middle Eastern Holiday (Hard-Fi)
05 - John Wayne Gacy, Jr. (Sufjan Stevens)
06 - Steven Smith (The Organ)
07 - Munich (Editors)
08 - Circle. Square. Triangle (Test-Icicles)
09 - Jagger ‘67 (Infadels)
10 - Le Fer Forgé (Cyrz)

jeudi 4 juin 2020

0401 - Tattva


Oui. Encore.
Je l’ai déjà dit, je le répète - je me répète souvent, n’en tenez pas compte, c’est à moi-même que je parle, je me répète beaucoup ce que j’essaie de me faire rentrer dans le crâne ; mon cerveau, parfois, est une véritable passoire - ce blog n’a pas pour sujet la musique mais les disques et leur collection. Et toute collection est une obsession ou une somme d’obsessions.
Plutôt que de convoquer les vieux souvenirs de l’acquisition de mes trop nombreux disques d’Oasis, des Smashing Pumpkins, des Stereophonics (ceux-là sont vraiment trop nombreux) ou autres, pourquoi, pour parler de cette obsession, ne pas s’appuyer sur l’exemple le plus récent, le plus présent, Kula Shaker ?

Collectionner les disques, à l’ère d’internet (celui de la fibre et de l’ADSL, je ne parle pas de l’époque du 56k où les possibilités restaient limitées), de Rakuten, d’Amazon, de Discogs, d’eil etc. est devenu facile. Très facile. Trop facile ? Bien moins amusant. Il manque l’excitation de la recherche, de la découverte, la surprise, la frustration.
Si j’avais connu Kula Shaker il y a 20 ou 23 ans, j’aurais probablement eu ce disque promo de Tattva en cadeau pour l’achat de l’album K. Ou, sans même savoir qu’il existe, je serais tombé dessus dans un magasin de disques d’occasion ou lors d’une convention du disque. Peut-être, au contraire, n’en aurais-je jamais entendu parler... Là, il m’a suffi de trois clics pour tomber dessus et le commander pour atteindre le montant minimum requis pour bénéficier d’une promotion.

Au moins, ceci m’éclaire sur le moteur de ma collection. J’en apprends sur moi-même. Ce n’est pas le plaisir de la recherche mais bien celui de la possession et de l’accumulation qui me motive... ça perd de son charme, vous disais-je. Mais on ne se refait pas pour autant - je n’en ai pas l’intention.

Tattva
Kula Shaker
Columbia 1996

01 - Tattva
02 - Tattva on St. George’s Day

mercredi 3 juin 2020

0400 - Fold Your Hands Child, You Walk Like A Peasant


Écouter en boucle ou presque Kula Shaker me donne envie d’écouter du Kula Shaker. En boucle. Ou presque. Le presque est important. Très important. Tout est dans la nuance. Car, étrangement, écouter du Kula Shaker me donne aussi terriblement envie d’écouter Belle & Sebastian. Étrange tant les deux groupes n’ont à peu près rien à voir.

Depuis dimanche, j’ai même remis plusieurs fois, trois ou quatre - cinq ou six peut-être d’ici à ce que ce billet soit publié - sur la platine Fold Your Hands Child, You Walk Like A Peasant. C’est l’album de Belle & Sebastian que je me passe le moins souvent. Je ne sais pas pourquoi. Une sorte de non-réflexe un peu absurde. Non-réflexe dans le sens où, quand j’ai envie de Belle & Sebastian, je n’ai pas le réflexe, ce n’est pas ce qui me vient en premier à l’esprit, de me mettre Fold Your Hands Child, You Walk Like A Peasant. Ce n’est pas leur album que j’aime le moins. Ce n’est pas non plus leur moins bon album. Peut-être est-ce le plus triste - les autres ne sont pas des modèles de gaieté non plus. C’est probablement le moins bien foutu en revanche. C’est un début d’explication. Je ne peux en produire de meilleure.
En effet, Fold Your Hands Child, You Walk Like A Peasant n’est pas exactement un exemple de linéarité. Trop de chanteurs différents - quatre exactement, Stuart Murdoch, Isobel Campbell, Sarah Martin et Stevie Jackson se partagent le micro au cours des 11 chansons. Trop de styles différents abordés. Trop de changements d’ambiance. Trop de songwriters différents. L’album prend parfois des allures de compilation - on se croirait sur un album de Crosby, Stills, Nash & Young.

Ne pas écouter souvent un album a aussi ses avantages. Quand on le ressort de l’étagère, on peut le redécouvrir. Et l’apprécier pleinement pour ce qu’il est et pour ce qu’il a été. Entendre I Fought in a War ou Don’t Leave the Light on Baby non pas comme si c’était la première fois mais comme si on avait le droit à une nouvelle première fois. Avoir droit de retomber amoureux de chansons qu’on a tant aimées mais qu’on avait cachées, enfouies, quelque part, au milieu de trop de souvenirs, est un plaisir que je souhaite à tous ceux qui, comme moi, pensent que 3 ou 4 minutes de pop ne peuvent certes pas changer le monde mais suffisent peut-être à le sauver.

Fold Your Hands Child, You Walk Like A Peasant
Belle & Sebastian
Jeepster 2000

01 - I Fought in a War
02 - The Model
03 - Beyond the Sunrise
04 - Waiting for the Moon to Rise
05 - Don’t Leave the Light on Baby
06 - The Wrong Girl
07 - The Chalet Lines
08 - Nice Day for a Sulk
09 - Women’s Realm
10 - Family Tree
11 - There’s Too Much Love

mardi 2 juin 2020

0399 - Tarantula


J’ai déjà presque tout dit sur le single Tarantula des Smashing Pumpkins - l’attente, la déception, l’aveuglement, l’achat malgré tout, la perte des illusions - lorsque j’ai parlé du single en version CD.

Ce que je n’ai pas dit alors, c’est que j’avais également acheté l’édition vinyle, 7’’, 45 tours, du single. Musicalement, c’est la même daube, évidemment - tracklist identique. En revanche, c’est un vinyle blanc (c’est toujours joli, un vinyle blanc...) vendu dans une pochette en plastique transparent, sans illustration de couverture. Au moins, ça nous épargne une autre photo de Paris Hilton.

Autre chose ?

Non. Ne remuons pas le couteau dans la plaie.

Tarantula
The Smashing Pumpkins
Reprise Records 2007

A - Tarantula
B - Death From Above

lundi 1 juin 2020

0398 - Govinda


Plus d’un mois depuis le dernier billet sur Kula Shaker... ça vous avait manqué, ne mentez pas.
Pour ma part, j’ai dû me retenir... car il y a eu du nouveau... des nouveaux disques... et pas seulement l’album Strangefolk que j’annonçais en post-scriptum du billet sur K 2.0. Et pas que des disques... J’ai bien glissé une ou deux allusions, plus ou moins gratuites, au groupe, ici ou là - j’ai même intitulé un article sur Archives d’après une chanson de Kula Shaker que je ne connais pas encore - mais j’ai attendu... pour faire monter l’envie...
Ne pas parler tout le temps de Kula Shaker... Ne pas faire fuir mes trois lecteurs qui n’ont jamais écouté - et n’en écouteront probablement jamais... pourquoi personne ne suit mes conseils ? - une seule note du groupe de Crispian Mills... S’imposer un peu de variété... Faire croire qu’il n’y a pas que Kula Shaker sur la platine depuis cinq mois et demi...

On se posait la question, un soir, il y a quelques semaines, si ça se trouve à la vente, aujourd’hui, des t-shirts de Kula Shaker. Natacha se verrait bien avec un t-shirt orné d’une illustration issue de K ou de K 2.0 ou, de manière générale, avec un motif hindou (Om, Noeud Infini, Svastika...). Évidemment, ça se trouve assez facilement. On trouve tout sur Internet... ou presque - je suis toujours à la recherche d’un t-shirt
ANDMY
SOUL
SBEEN
SPIR
ITUA
LIZED
pour remplacer le mien, qui au bout de plus de quinze années de bons et loyaux services commence à montrer de sérieux signes de fatigue.
En consultant les différents sites référencés par Google proposant des t-shirts du groupe, je suis tombé sur le site officiel de Kula Shaker. C’est étrange comme les habitudes changent vite. Il y a 10 ans, c’eut été mon premier réflexe, le premier site que j’aurais cherché sur le web... Aujourd’hui, ça ne m’est même pas venu à l’idée. Il a fallu que je tombe dessus par hasard, par accident.
Sur le site officiel, rien ne semble avoir bougé depuis 2016 et la sortie de K 2.0. La boutique en ligne propose toujours d’acheter le nouvel album... et propose également un vinyle live Govinda en édition limitée numérotée (500 exemplaires uniquement d’après Discogs)... un 10’’ qui plus est.
J’ai hésité deux ou trois jours... un disque en 500 exemplaires qui ne serait pas épuisé en 4 ans ? Ce doit être simplement parce que le site est à l’abandon... Impossible qu’il en reste. J’ai pris le risque. Passé la commande. Entré les données de ma carte bleue. Croisé les doigts. Carte débitée dans les trois jours. Aucune confirmation par mail. Peur grandissante. De jour en jour, pendant près de deux semaines... jusqu’à lundi dernier. Le disque était là, dans la boîte aux lettres (enfin, non, la boîte n’est pas assez grande) magnifique.... numéro 180...
...et du coup, je me dis que le vinyle, lui aussi vendu sur le site officiel, de K 2.0 en édition limitée avec les splendides partitions (dont je ne ferai rien puisque je ne lis pas la musique... j’ai d’ailleurs acheté un livre de partitions de K sans me douter qu’il n’y avait pas les tablatures...) ne ferait pas de mal à ma collection...

Govinda
Kula Shaker
Strangefolk 2016

A - Govinda (live in the East (End of London) 18.5.2016)
B - Smart Dogs (live in the East (End of London) 18.5.2016)

dimanche 31 mai 2020

0397 - La Boum / La Boum 2


Dreeeeeaaaaaaammmmmms are my realityyyyyyyyy, the only kind of reeeeeeeeaaaaaaal faaaaaaantasyyyyyyyyy...

Ça vous fait sourire ? Vous trouvez peut-être même ça drôle ?
Moi pas... parce que ma petite provocation, à fredonner, à parodier - même par écrit - l’abominable scie immortalisée par l’inénarrable Richard Sanderson (nouvelle provocation) et qui sert actuellement de soupe sonore à une publicité pour UberEats ou pour une autre boîte du genre, risque d’énerver Natacha... je prends le risque qu’elle mette sur la platine ce disque (son disque... je plaide non coupable), qui réunit les B.O. La Boum / La Boum 2 et qui n’a pas vu un rayon laser depuis plus de douze ans - je ne l’ai jamais entendu... encore moins écouté....même bourrés, entre deux extraits de Dirty Dancing ou de Footloose, on n’ose pas le mettre...

Pire, elle pourrait avoir envie de regarder le voire les film(s)...

Je cherche vraiment les ennuis... à croire que je cherche à être puni. J’ai dû faire une bêtise.

La Boum / La Boum 2
Vladimir Cosma
Pomme Music 1992 (?)

01 - Reality (chanté par Richard Sanderson)
02 - It was Love
03 - Formalities (instrumental)
04 - Gotta Get a Move On
05 - Swingin’ Around
06 - Gotta Get a Move On
07 - Formalities
08 - Gotta Get a Move On (instrumental)
09 - Murky Turkey
10 - Gon on For Ever
11 - Your Eyes (chanté par Cook da Books)
12 - I Can’t Swim
13 - Get it Together
14 - Disillusion (instrumental)
15 - Maybe You’re Wrong
16 - Silverman (instrumental)
17 - Reaching Out
18 - Rocking at The Hop
19 - Silverman (instrumental)
20 - La Boum 2 (instrumental)