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dimanche 5 octobre 2025

2350 - Mezzanine



Puisque je l’évoquais avant-hier, Mezzanine de Massive Attack, acheté il y a des lustres sur recommandation du fascicule Tribu[te] consacré à The Cure. « S’il y a bien un album de trip-hop gothique, c’est celui-ci. On attendait le retour de Massive Attack avec fébrilité… » - je connais encore le petit texte presque par coeur, allez savoir pourquoi il m’a tant marqué.

Mezzanine est une succession de moments de grâce et de morceaux à l’atmosphère aussi envoûtante qu’inquiétante. C’est malheureusement aussi un album qui sonne comme une compilation, la faute à l’alternance des voix derrière le micro. Ne pas avoir de chanteur attitré, ça reste pour moi un vrai frein à l’émergence d’une identité. Et sans identité…

Mezzanine
Massive Attack
Circadien / Virgin 1998

01 - Angel
02 - Risingson
03 - Teardrop
04 - Inertia Creeps
05 - Exchange
06 - Dissolved Girl
07 - Man Next Door
08 - Black Milk
09 - Mezzanine
10 - Group Four
11 - (Exchange)

jeudi 20 juillet 2023

1542 - Blue Lines (2012 Mix / Master)


J’ai acheté le remix de 2012 de Blue Lines, premier album de Massive Attack, en soldes à la FNAC, il y a peu en même temps que The Stone Poneys. Je ne savais qu’en attendre. Je ne déteste pas, loin de là, Mezzanine, leur troisième album, le seul jusqu’alors qui faisait partie de ma collection, mais je lui trouve tout de même de nombreux défauts…
… ces défauts, je les retrouve sur Blue Lines. Pas de chanteur dans le groupe, que des chanteurs (et chanteuses) invités, ce qui donne trop de voix (et trop de voies) à l’album et des allures de compilation. Et dans l’équilibre entre électro, soul et hip-hop constitutif du trip-hop, la balance sur Blue Lines penche à mon goût trop souvent vers le hip-hop, ce qui n’est pas tout à fait mon genre favori.
Alors, bien sûr, quand ça fait mouche, comme sur le single Unfinished Sympathy, c’est bon, très bon… mais sur la longueur, sans que ce soit déplaisant, je subis un peu les lourds (très lourds) beats martelés sur chaque morceau.

Blue Lines (2012 Mix / Master)
Massive Attack
Wild Bunch Records 2022

01 - Safe from Harm
02 - One Love
03 - Blue Lines
04 - Be Thankul for what you’ve Got
05 - Five Man Army
06 - Unfinished Sympathy
07 - Daydreaming
08 - Lately
09 - Hymn of the Big Wheel

samedi 24 juin 2023

1516 - Karma Police


Promo chez Rakuten en début de semaine sur les disques, pour célébrer la fête de la musique. Pour bénéficier de la ristourne, il me manque quelques euros au montant total. Je complète ma commande avec le CD2 du single Karma Police. État neuf selon l’annonce. Je reçois le disque ce vendredi. Sous cellophane, impec’.

Je pose le disque sur le platine, plein d’a priori. Des remixes de Climbing Up the Wall, l’un des trésors de Ok Computer - qui ne compte presque que des trésors, il faut bien le dire - vraiment ? Karma Police ouvre naturellement le bal, version album. Rien à redire, évidemment. Je lis pendant ce temps les notes de pochette. Le premier remix contient un sample d’un morceau chanté par Astrud Gilberto - qui nous a malheureusement quittés il y a peu - voilà qui suscite ma curiosité… et adoucit mes a priori.

Et effectivement, ces remixes sont plutôt réussis. D’un morceau trip-hop torturé à la Portishead, à l’origine assez claustrophobe, ils font un morceau trip-hop davantage à la Massive Attack - rendons à Natacha ce qui est à Natacha, c’est elle qui a dit que ça sonnait comme du Massive Attack - ajoutant une touche plus jazzy et une atmosphère moins suffocante.
Des remixes que je risque de réécouter. Excellent investissement.

Karma Police
Radiohead
Parlophone 1997

01 - Karma Police
02 - Climbing Up the Walls (Zero 7 remix)
03 - Climbing Up the Walls (Fila Brazillia remix)

lundi 24 mai 2021

0755 - Une Rentrée 2004 - Vol. 2


Les compilations (je devrais plutôt parler de sampler pour le cas présent) ont aussi leur utilité (en dehors de celle de me remplir facilement quelques billets). Ainsi, lorsque Natacha, après deux cocktails maison et une bière, eut une étrangissime envie d’écouter The Killers, je n’eus qu’à sortir ce Une Rentrée 2004 - Vol. 2 qui accompagnait un numéro du magazine des Inrocks de septembre 2004, pour lui passer un Mr. Brightside aussi mauvais que dans mes souvenirs.
Le passage sur la platine de cette compilation fut aussi l’occasion d’un nouveau (vif ?) débat sur Razorlight... qui se prolongea le lendemain matin, Natacha insistant pour me passer des extraits de Up all Night - désolée, ma chérie, je ne suis toujours pas convaincu... mais je t’aime.
Il faudra que je réécoute quelques morceaux de cette compilation, celui d’Elliott Smith par exemple, qui n’est ni sur Figure 8 ni sur XO, celui de R.E.M. dont je ne me rappelle qu’à moitié ou le Brian Wilson... je n’irai pas jusqu’à m’infliger le Manu Chao - je ne suis pas maso.

Une Rentrée 2004 - Vol. 2
Les Inrockuptibles 2004

01 - Bucket (Kings of Leon)
02 - Twilight (Elliott Smith)
03 - Leaving New-York (R.E.M.)
04 - One for You (The Knife)
05 - Free (Estelle)
06 - After Dark (Le Tigre)
07 - Winter Killing (Stina Nordenstam)
08 - Rock’n’roll Lies (Razorlight)
09 - Mr. Brightside (The Killers)
10 - Happy 13 (Flotation Toy Warning)
11 - Shipwreckers (James Yorkston and the Athletes)
12 - Wonderful (Brian Wilson)
13 - Two Rocks and a Cup of Water (Massive Attack)
14 - Petite Blonde du Bd Brune (Manu Chao)
15 - There will be a Light (making-of) (Ben Harper)

jeudi 23 juillet 2020

0450 - Dummy


Billet numéro 450. On s’approche doucement mais sûrement des 500 billets... et il y a tant de groupes et d’artistes que j’aime dont je n’ai pas encore pris le temps de parler... Portishead (merci de ne pas prononcer le sh au milieu du nom comme un « ch » mais comme un « s ») fait assurément partie de ceux-ci.

Je ne sais même plus depuis quand j’ai Dummy, leur premier album. Je me rappelle avoir acheté le second album, Portishead, fin 2000 ou début 2001. Dummy faisait déjà partie de ma collection. Je crois, avant de l’acheter, l’avoir emprunté à la bibliothèque de la Robertsau, bibliothèque de quartier, à Strasbourg. Là, non plus, je ne serai pas affirmatif. En fait, j’ai l’impression d’avoir toujours eu Dummy, ce qui est évidemment faux...

Dummy, c’est évidemment le méga-tube (oui, même toi, tu l’as déjà entendu) Glory Box, avec son refrain que j’adore chanter à tue-tête (Gimme a reason to love you / Gimme a reason to be a woman (Donne-moi une raison de t’aimer / Donne-moi une raison d’être une femme) - je dois avoir un problème de genre mal résolu...) mais pas seulement. Ce sont 11 excellentes chansons à l’ambiance de bande originale de film étrange, nourries de samples (Lalo Schifrin sur Sour Times, Wayne Shorter sur Strangers...) et de beats presque hip-hop, striées de guitares corrosives (Adrian Utley a, plus tard, également assuré les parties de six cordes saturées sur Fantaisie Militaire) (NDA : guitares corrosives, ça ne veut rien dire, même pour moi) et portées par la voix inquiétante et envoûtante de Beth Gibbons.

Dummy, c’est surtout un album inclassable (est-ce du rock ? de l’électro ? un lointain dérivé de jazz ? le terme trip-hop qui lui a été accolé ne signifie, je pense, pas grand chose, est un peu trop fourre-tout - il y a finalement peu de rapport entre Portishead, Massive Attack et Morcheeba) dont on aurait pu craindre qu’il vieillisse atrocement mal tant il sonnait moderne au milieu des années 90 mais qui, plus de 25 ans après sa publication, semble avoir encore quelques années d’avance...

Dummy
Portishead
Go ! Discs 1994

01 - Mysterons
02 - Sour Times
03 - Strangers
04 - It Could be Sweet
05 - Wandering Star
06 - It’s a Fire
07 - Numb
08 - Roads
09 - Pedestal
10 - Biscuit
11 - Glory Box

mercredi 6 mars 2024

1772 - Milk


Singles toujours… Milk de Garbage.

Collectionner du Garbage ? Non, je n’en ai toujours l’intention - même si les deux faces B que je connais (bonus de l’édition japonaise du premier album) n’étaient pas mal du tout. C’était un achat purement occasionnel. Pas pour la pochette, c’est certain, très laide. Pour les remixes ? Étonnamment oui. Car le second des quatre est signé Massive Attack et le dernier, Tricky. On fait pire comme menu… mais, à l’écoute, ça ne m’a pas chamboulé. Loin de là. Calme plat. Tellement plat que je n’ai même pas eu envie de réécouter…

Milk
Garbage
Mushroom 1996

01 - Milk (siren mix)
02 - Milk (the classic remix)
03 - Milk (the udder remix)
04 - Milk (the wicked remix)

vendredi 3 octobre 2025

2348 - Heaven or Las Vegas


Ce qui m’a convaincu dans la liste des dix albums préférés du gars dont la vidéo - quel début de phrase compliqué - m’a fait acheter In the Aeroplane Over the Sea n’est pas tant la présence de Loveless parmi ces dix que la place de numéro 1 attribuée à Heaven or Las Vegas des Cocteau Twins. Je ne connaissais absolument pas l’album et des Cocteau Twins, j’en connaissais essentiellement la chanteuse, Elizabeth Fraser, à travers quelques collaborations avec Massive Attack (la voix de Teardrop, le générique de House, c’est elle). Pourtant, d’une certaine façon, malgré mon ignorance, je savais ce choix à la fois audacieux et loin d’être idiot.

Heaven or Las Vegas ne sera jamais mon album favori. Je ne l’intégrerai même probablement jamais à mon top 10 ou top 20. Même si à chaque nouvelle écoute, je le trouve plus beau, plus profond, plus riche. Non, il ne peut pas faire son chemin entre mes albums fétiches malgré ses qualités. Il a simplement 25 ans de retard. Mes disques préférés sont ceux que j’écoutais à 17-18-20 ans. Et rien ou presque n’y changera. On se demande même pourquoi je continue à acheter, collectionner, amasser, entasser…

Heaven or Las Vegas
Cocteau Twins
4AD 2021

01 - Cherry-Coloured Funk
02 - Pitch the Baby
03 - Iceblink Luck
04 - Fifty-Fifty Clown
05 - Heaven or Las Vegas
06 - I Wear Your Ring
07 - Fotzepolitic
08 - Wolf in the Breast
09 - Road, River and Rail
10 - Frou-Frou Foxes in Midsummer Fires

dimanche 14 août 2022

1202 - 20 Ans - 100 Chansons : 1991 - 1996


Plus encore que pour le CD1, nous avons un autre enregistrement de la plupart des chansons compilées sur le CD2 (consacré aux années 1991-1996) du coffret 20 Ans - 100 Chansons des Inrockuptibles. Ça n’empêche pas d’écouter de temps à autre le disque et de redécouvrir ces chansons que l’on connaît tant. Redécouvrir, oui. Car Wonderwall d’Oasis - exemple pris au hasard ou presque - n’est pas la même suivant qu’elle est précédée de Roll with It, The Importance of Being Idle ou de Caught by the Fuzz de Supergrass, n’est pas la même si elle est suivie de Round are Way ou de Born Slippy d’Underworld. Born Slippy est d’ailleurs l’autre bonne raison de passer ce disque : on ne l’a pas ailleurs, celle-ci… il faut que je pense à acheter la b.o. de Trainspotting un jour.

20 Ans - 100 Chansons : 1991- 1996
Les Inrockuptibles 2006

01 - Sheela Na Gig (PJ Harvey)
02 - Loaded (Primal Scream)
03 - Jump Around (House of Pain)
04 - Glory Box (Portishead)
05 - O Paul (Palace Brothers)
06 - Tonight we Fly (The Divine Comedy)
07 - Loser (Beck)
08 - Rock Star (Hole)
09 - Undone (The Sweater Song) (Weezer)
10 - Dream Brother (Jeff Buckley)
11 - Karma Coma (Portishead Experience) (Massive Attack)
12 - Common People (Pulp)
13 - Le Courage des Oiseaux (Dominique A)
14 - Caught by the Fuzz (Supergrass)
15 - Wonderwall (Oasis)
16 - Born Slippy (Nuxx) (Underworld)
17 - Runnin (The Pharcyde)
18 - Frank Sinatra (Cake)