mardi 7 juillet 2020

0434 - 50 Movie Themes Hits


Ennio est mort. Vive Ennio !
Ennio était immense. Ennio était un géant. Ennio arrivait à faire de l’ombre aux plus grands réalisateurs.
Ses meilleures musiques de film n’habillaient pas les films. Elles faisaient le film, elles étaient le film, elles dépassaient le film.
Dire qu’au début de sa carrière, alors qu’il peinait, comme tout compositeur de musique sérielle, à se faire un nom, il avait honte d’écrire pour le neuvième art et se réfugiait derrière un pseudonyme pour cachetonner... Aujourd’hui, le nom de Morricone est presque devenu synonyme de musique de film, le premier - ou l’un des tout premiers - auquel on pense quand on évoque l’art subtil de composer pour le cinéma.

J’écrivais l’autre jour qu’une bonne musique de film devait donner envie d’acheter le disque qui devait donner envie de revoir le film. Le problème avec Ennio Morricone, c’est que ça fait bien trop de films à voir, revoir et rerevoir, encore et encore.... je ne sais même pas lequel choisir et regarder ce soir pour lui rendre hommage.

50 Movie Themes Hits
Ennio Morricone
GDM Music 2005

CD1
01 - Giu’ la Testa
02 - Metro Una Sera a Cena
03 - La Califfa
04 - Per Qualche Dollaro in Piu’
05 - Novecento
06 - Il Gatto a Nove Code
07 - Scusi, Facciamo l’Amore ?
08 - Viaggio con Anita
09 - Gott mit Uns
10 - Tepepa
11 - L’Uomo Delle Stelle
12 - Il Diavolo Noel Cervello
13 - Il Trio Infernale
14 - The Endless Game
15 - Faccia a Faccia
16 - Oceano

CD2
01 - Il Buono, il Brutto, il Cattivo
02 - C’era una Volta il West
03 - Indagine su un Cittadino al du Sopra du ogni Sospetto
04 - Il Deserto dei Tartari
05 - La Venexiana
06 - Veruschka
07 - Dimenticare Palermo
08 - Questa Specie d’Amore
09 - Vamos a Matar Companeros
10 - Il Segreto
11 - L’Alibi
12 - La Cugina
13 - Il Mercenario
14 - L’Uccello dalle Piume di Cristallo 
15 - La Scoperta dell’America
16 - Mosca Addio
17 - Maddalena

CD3
01 - Nuovo Cinema Paradiso
02 - Il Giro del Mondo degli Inammorati di Peynet
03 - Il Mio Nome e’ Nessuno
04 - Queimada
05 - La Donna Invisibile
06 - Il Principe del Deserto
07 - Tre Colonne in Cronaca
08 - Quattro Mosche di Velluto Grigio
09 - Matrimonio col Vizietto
10 - I Crudeli
11 - Le Due Stagioni della Vita
12 - Invito Allo Sport
13 - Gli Intoccabili
14 - Corleone
15 - D’Amore si Muore
16 - Un Esercito di 5 Uomini
17 - La Ragazza e il Generale 

lundi 6 juillet 2020

0433 - Pressure on You


Je suis en pleine crise de fièvre acheteuse. J’achète, j’achète, j’achète. Je parle des disques, on l’aura compris. J’achète sans (trop) réfléchir. Sans (trop) compter - non, ce n’est pas vrai, je reste désespérément raisonnable dans mes achats...

J’achète du Kula Shaker. J’achète du Smashing Pumpkins. J’achète du Oasis. Je complète mes collections. Je comble les manques. Et je cherche quoi d’autre acheter. J’ai envie d’acheter des disques. Pas seulement des albums. Des singles aussi. Et des CD promotionnels. Et des disques qui, musicalement, ne servent à rien ou pas grand chose. Des disques à collectionner, à défaut d’être des disques de collection. Il y a quelque chose de maniaque, de maladif là-dessous... je ne compte pas me faire soigner.

Justement en cherchant dans mes rayonnages quels sont les manques, quels sont les groupes ou artistes pour lesquels le nombre de galettes en plastique me semble insuffisamment important, je me suis aperçu / rappelé que je ne possédais qu’un seul single de Duels en format CD alors que je les ai tous en vinyle. Pressure on You est même le premier disque de Duels que j’ai acheté - je crois que je l’ai trouvé au WOM de Francfort mais j’ai un doute - après avoir découvert le groupe au travers de sessions radio et avant d’acheter l’album The Bright Lights and What I Should Have Learned (que j’ai encore écouté cette après-midi, dimanche - une merveille) au Virgin des Champs.

La pochette est bizzarre. L’illustration me laisse un peu circonspect. Quant au carton du digipack, il semble avoir été laissé brut, non recouvert d’un film lisse, il ressemble aux cartons que je recherche pour peindre (merci Richard pour la récente livraison en provenance de la DGA). Non, je ne vais pas barbouiller la couverture de mon disque...

C’est seulement en ressortant le single des rayonnages pour écrire ce billet que je me suis rendu compte que les versions de Pressure on You et Things n’étaient pas les versions album mais des versions antérieures. Pour Pressure on You, les différences sont minimes, la version produite par Jim Abbiss n’étant que légèrement plus abrupte que celle enregistrée pour l’album par James Ford (producteur qui excellera plus tard avec les Last Shadow Puppets). Pour Things en revanche, je suis inexcusable. Les deux versions (face B et album) ne sont certes pas révolutionnaires l’une par rapport à l’autre, elles sont quand même loin d’être jumelles... encore une preuve que j’achète trop de disques pour pouvoir les écouter régulièrement et attentivement... mais je me suis tout de même commandé le e.p. Animal (autre extrait de The Bright Lights and What I Should Have Learned) avec mes points de fidélité Rakuten... Je vais pouvoir continuer un bon moment ma propagande pour la réhabilitation de Duels.

Pressure on You
Duels
Nude 2005

01 - Pressure on You
02 - Things
03 - Idiot

dimanche 5 juillet 2020

0432 - Hold On


Ce matin, samedi, dix heures environ. Dans le salon. Je réfléchis, j’hésite, je ne sais quel disque mettre sur la platine. Nous avons fini de petit-déjeuner depuis peu, les deux cafés que j’ai ingurgités commencent à faire effet : mes entrailles demandent vidange.

MOI : Faut que j’aille aux chiottes... mets ce que tu veux...
ELLE (sur le ton de la plaisanterie) : Cool, je vais mettre du Razorlight...
MOI (plaisantant... à moitié) : C’est ça, profite que je vais chier pour passer de la merde...
ELLE (faussement vexée) : Enfoiré... puisque c’est comme ça, je vais vraiment mettre du Razorlight...

(Je m’isole aux ouatères pour faire mon office, essaye de ne pas entendre In the Morning qui démarre à plein volume dans le salon, serre les dents sur America... ressors avant l’achèvement total de l’album homonyme du groupe de Jojo Bobo... je passe souvent un long moment aux teuch, j’y lis fréquemment mais 35 minutes c’est tout de même un peu long, je suis bien obligé de ressortir avant la fin)

(Dans la chambre)

ELLE (provocatrice) : Je vais profiter de tes vacances pour te passer du Razorlight tous les jours... les 4 albums...
MOI : Dans ce cas, je te passerai du Placebo...
ELLE (vexée, cette fois) : Hééééé... quand même... c’est pas comparable...
MOI : Ok, ok... Du Smashing Pumpkins alors. Même en t’épargnant l’affreux album de la reformation, ça fait 6 albums et 2 compilations de faces B...
ELLE : Ouais, je fais pas le poids...
MOI : Et encore, c’est sans compter, les live, les bootlegs et les singles...
ELLE : C’est pas juste, moi j’en ai pas de single de Razorlight...
MOI (un peu vexé, à mon tour) : Pardon ?
ELLE : Bah non...
MOI : Et le 45 tours de Hold On que je t’ai offert ?
ELLE (désarçonnée) : C’est un vinyle ?
MOI (méchant) : Oui, les 45 tours, c’est souvent des vinyles...
ELLE (fière d’avoir trouvé la parade) : Ah mais les vinyles, j’ai pas droit d’y toucher...
MOI (victorieux) : Non, t’as pas droit de toucher à mes vinyles, les tiens tu peux les bousiller si tu veux...

(Retour au salon. Je sors le disque en question)

MOI : Ça fait plaisir de t’offrir des cadeaux... Je te l’avais acheté au Virgin des Champs.
ELLE : Oui mais ça fait longtemps... (elle examine le disque) l’étiquette sur le disque elle est jolie...
MOI : Oui, y a au moins une chose de réussie...


Hold On
Razorlight
Vertigo 2007

A - Hold On
B - America (live)

samedi 4 juillet 2020

0431 - J’Traine des Pieds


Fin de l’année scolaire. Enfin. Année étrange. Éprouvante. À bien des égards démoralisante. Ça fait du bien quand ça s’arrête. Ça fait du bien d’être en vacances... de vraies vacances... les premières depuis le mois de février, quoi qu’en dise / pense l’opinion publique...

Mes vacances commencent toujours de la même façon : par un contre-coup. La pression qui s’enlève soudainement des épaules, la tension qui s’évanouit en un claquement de doigt. Je me sens à la fois léger et vide, à la fois libre et en bout de course... Bref, je suis claqué, épuisé, pas exactement prêt à affronter la masse de travail que je projette pendant les deux petits mois qui arrivent... Sans même parler du tri que j’ai à effectuer dans mes affaires de boulot et que je n’ai pas envie de faire... Autrement dit, pour l’instant, cette après-midi, ce soir, J’Traine des Pieds...

Un CD 2 titres, acheté à la FNAC Châtelet Les Halles, un an voire un peu plus (peut-être même deux) après sa sortie, début juillet 2007 (presque 13 ans jour pour jour, ça aussi, ça aussi ça file un coup de vieux). Natacha était là... elle ne s’en rappelle pas, je pense. J’aime bien cette chanson sur l’enfance qui parvient à être nostalgique sans être triste... mais il y a bien longtemps que je n’ai pas écouter ce disque...

J’Traine des Pieds
Olivia Ruiz
Polydor 2007

01 - J’Traine des Pieds
02 - Pour te Dire Tout

vendredi 3 juillet 2020

0430 - In Concert : Brandeis University 1963


Bob Dylan est numéro 2 des ventes d’albums aux États-Unis avec son dernier opus Rough and Rowdy Ways et devient par la même occasion le premier artiste à classer un de ses disques dans le TOP 40 américain au cours de chaque décennie depuis 1960. L’occasion de rendre hommage au Zim...

L’hommage restera mesuré, à l’image de mon enthousiasme pour les plus derniers albums de Dylan : Disco 1950 n’est pas un de ces médias consensuels où tout le monde est beau et gentil et formidable...  au contraire, Disco MLM prend parfois un peu trop à coeur le diction Qui aime bien châtie bien et prend plaisir à brûler ce qu’il a aimé. Et j’ai profondément aimé Dylan - je l’aime toujours mais bien plus raisonnablement.
Le dernier album original de Dylan sur lequel j’entends des chansons que j’ai aimées a aujourd’hui près de vingt cinq ans (Time Out of Mind en 1997). Et le dernier disque que je me rappelle avoir acheté est ce In Concert : Brandeis University 1963, un vinyle sur lequel j’étais tombé par hasard chez Gibert au moment de sa publication et sur lequel je m’étais jeté sans hésitation. Un enregistrement live de Masters of War datant de 1963, on n’a pas besoin d’y réfléchir à deux fois... Le concert, pourtant, est assez étrange. Il eut lieu moins de 3 semaines avant la sortie de The Freewheelin Bob Dylan, album qui lança sa carrière après un premier album (au mieux) médiocre sobrement intitulé Bob Dylan. Pourtant, la setlist ne fait appel (hors Masters of War) à aucun des futurs immenses standards que celui-là contient... pas de Blowin’ in the Wind, pas de Girl from the North Country, pas de A Hard Rain’s A-Gonna Fall, pas de Don’t Think Twice, It’s Alright... non, à la place des talkin’ blues  (littéralement des blues où le texte est plus parlé que chanté... l’ancêtre lointain du slam...), par définition lourdauds, et des chansons oubliables... sauf Masters of War. C’est presque un concert incompréhensible, qui ressemble à un sabotage. Quel intérêt pour un jeune chanteur en devenir de ne jouer aucune (ou presque) de ses bonnes chansons ? Si ce n’est du mauvais esprit...

Je parlais d’hommage, je crois que c’est raté... j’aurais dû choisir un autre disque... après tout, j’ai plusieurs éditions de Bringing it all Back Home... tant pis, je ne vais pas changer alors que j’ai fini mon billet... moi aussi, souvent, j’ai mauvais esprit.

In Concert : Brandeis University 1963
Bob Dylan
Columbia Records 2011

A1 - Honey, Just Allow Me One More Chance (incomplete)
A2 - Talkin’ John Birch Paranoid Blues
A3 - Ballad of Holmes Brown
A4 - Masters of War
B1 - Talkin’ World War III Blues
B2 - Bob Dylan’s Dream
B3 - Talkin’ Bear Mountain Picnic Massacre Blues

jeudi 2 juillet 2020

0429 - Live in Tokyo


Il y a un peu plus d’un an, en ouverture d’un billet sur Five Leaves Left de Nick Drake, je présentais Live in Tokyo de Brad Mehldau (album qui contient deux reprises de Nick Drake, River Man et Things Behind the Sun) comme un de mes prochains achats...
La notion de « prochain » est heureusement très relative... je n’ai reçu le disque qu’il y a trois semaines, deux semaines après l’avoir commandé. Les priorités d’un jour ne sont visiblement pas toujours celles du lendemain - après une telle sentence, pas de doute, je suis fait pour la politique...

Comme souvent, chez Brad Mehldau, la set-list marie compositions personnelles, interprétations d’illustres prédécesseurs (Monk, Porter, Gershwin) et déconstruction de morceaux pop, rock et folk (Nick Drake, donc, et Radiohead). Ajouter des morceaux issus de la culture populaire n’est pas nouveau dans le jazz. Nombre de standards sont en réalité des chansons extraites de comédies musicales (Summertime, My Favourite Things par exemple). Il semble toutefois que Mehldau a poussé le bouchon un peu plus loin et davantage systématisé cette pratique, piochant régulièrement dans le répertoire de Nick Drake, de Radiohead ou des Beatles. Comme s’il voulait montrer que tout ce qu’il écoute et entend l’inspire et enrichit son vocabulaire musical de la même façon.

Se pose cependant pour moi une difficulté majeure dans l’écoute de cet excellent album. Une partie des morceaux me sont totalement inconnus hors ce disque et sonnent pour moi comme des découvertes jazz. L’autre partie en revanche m’est plus que familière et ne cessera (probablement) jamais de sonner comme des (certes plutôt élaborées) reprises de chansons rock qui m’accompagnent depuis plus de vingt ans... sentiment de profond déséquilibre que je peine parfois à dépasser.
Ceci dit, me déstabiliser, n’est-ce pas aussi ce que je peux attendre d’un disque ?

Live in Tokyo
Brad Mehldau
Nonesuch Records 2004

01 - Things Behind the Sun
02 - Intro
03 - Someone to Watch Over Me
04 - From This Moment On
05 - Monk’s Dream
06 - Paranoid Android 
07 - How Long Has This Been Going On ?
08 - River Man

mercredi 1 juillet 2020

0428 - Indian Summer


Ce n’est pas le début de l’été - c’était il y a 10 jours déjà - mais le mois de juillet qui commence aujourd’hui ressemble tout de même au véritable lancement de la saison estivale. Et l’Été Indien (Indian Summer) du titre de ce single des Manic Street Preachers n’est certes pas l’été mais l’automne... mais qui s’en soucie ? On fait ce qu’on peut avec les accroches, les lancements et les introductions...

Les Manic me surprendront toujours. Un groupe de punks fans absolus du Clash qui publie sur un de ses albums une composition disco (Miss Europa Disco Dancer, sur le même album que So Why So Sad), ça détonnait déjà... une reprise en anglais de Joe Dassin, ça laisse carrément pantois... Entendre James Dean Bradfield roucouler We will go, Where you want to, When you want to est bien la dernière chose à laquelle on peut s’attendre...
... tellement inattendu que ça n’est évidemment jamais arrivé... ce n’est pas vrai... enfin, la partie sur le titre disco, si, c’est vrai... mais Indian Summer est bien une composition originale du trio gallois, pas une reprise de la chanson de l’interprète éternel de Et si tout n’existât pas.

Je suis toujours étonné, quand je fouille dans mes 45 tours de tomber sur ce disque. Je ne sais pas ce qu’il fait là. Je ne sais plus pourquoi je l’ai acheté. Deux hypothèses. La première est que, un peu comme pour le cd promo So Why So Sad, je l’avais acheté pour mon frère. Et que je l’ai finalement gardé - probablement parce qu’il l’avait déjà. La deuxième est que je l’ai acheté en confondant (ce serait tout de même assez ironique) avec Autumnsong, autre single des Manic, extrait du même album et qui est une chanson que j’aime particulièrement dans la discographie post-This is my Truth Tell me Yours (que je connais à vrai dire terriblement mal) des Preachers... Vous choisirez l’hypothèse qui vous plait le plus.

Indian Summer
Manic  Street Preachers
Sony 2007

A - Indian Summer
B - You Know It’s Going to Hurt