dimanche 7 mars 2021

0677 - The Ballad of John and Yoko / The Old Brown Shoe


Petit passage chez Décibul cette après-midi pendant que Natacha allait s’acheter des fleurs - elle se plaint que je ne lui en offre pas assez souvent mais, à moi, elle n’en offre jamais... L’occasion de faire le plein de 45 tours. Soit pour découvrir des curiosités. Soit pour compléter des collections.

The Ballad of John and Yoko / The Old Brown Shoe fait évidemment plutôt partie de la seconde catégorie. Le genre de disques que j’achète juste pour pouvoir me dire que je les possède - même si la pochette n’est pas exactement en état impeccable (le vinyle est nickel). Je connais évidemment très bien les deux chansons que l’on retrouve sur l’album bleu - qui ne porte pas ce titre - des Beatles. Pas mes chansons favorites des Fab Four, loin d’être celles que j’aime le moins (ah... Michelle... ah... Ob-la-di Ob-la-da...). Ma préférence va plutôt à la composition de George Harrison qu’à la ballade de Lennon - que Natacha, en revanche, aime beaucoup... ça remplacera les fleurs ?

The Ballad of John and Yoko / The Old Brown Shoe
The Beatles
Apple 1969

A - The Ballad of John and Yoko
B - The Old Brown Shoe

samedi 6 mars 2021

0676 - Harvest


Très très content je suis. Tellement  content que comme Yoda je parle...

J’ai reçu aujourd’hui, livré (en bon état) par la Poste, après l’avoir commandé sur FNAC.com, le coffret Archives (je n’ai exigé aucun droit d’auteur sur ce titre : Neil, c’est cadeau) Vol. II 1972-1976 de Neil Young. Dix CD couvrant une période prolifique et magnifique du Loner - On the Beach et Zuma, mes deux albums préférés de Neil, datent de cette époque. Dix CD bourrés d’inédits, de versions alternatives ou d’enregistrements concert à écouter et à disséquer (même si certains d’entre eux étaient déjà sortis séparément dans le commerce au cours des années précédentes : Tuscaloosa, Homegrown et Roxy), ça va prendre du temps - billet dans quelques semaines ou mois ou années.

C’est surtout l’occasion de me rappeler mon premier album de Neil, acheté en 2003 sur les conseils d’une camarade de promotion : Harvest.
Harvest n’est pas mon album préféré de Neil. Harvest n’est pas non plus son meilleur album - même si certains le pensent sûrement et n’ont pas forcément tort (ni raison). Pourtant s’il ne devait en rester qu’un, si on ne doit en écouter et en acheter qu’un, ce serait Harvest.
On y entend tout ce dont Neil Young est capable, pour le meilleur et le mieux encore. Du country (Are you Ready for the Country ?) au rock saturé de guitares épaisses (Words) en passant par le folk, rêveur (Out on the Weekend) ou désespéré (The Needle and the Damage Done - enregistré en concert et intégré tel quel à cet album studio). Luxe suprême - et probablement unique dans sa discographie - sur cet album, Neil s’autorise les arrangements symphoniques (A Man needs a Maid et There’s a World) et surtout un véritable méga-tube (Heart of Gold).
Le seul défaut de Harvest ? De ne pas en avoir, de défauts... je crois même qu’il chante juste sur la totalité du disque...

Harvest
Neil Young
Reprise Records 1972 / 1999

01 - Out on the Weekend
02 - Harvest
03 - A Man needs a Maid
04 - Heart of Gold
05 - Are You Ready for the Country ?
06 - Old Man
07 - There’s a World
08 - Alabama
09 - The Needle and the Damage Done
10 - Words (between the Lines of Age)

vendredi 5 mars 2021

0675 - Lola Versus Powerman and the Moneygoround part 1


Tiens, les Kinks ont sorti un nouvel album ?

Et moi, fatigué par une autre journée à me battre avec des collégiens, j’ai commencé à répondre sérieusement à cette blague de Natacha sans comprendre qu’elle me charriait avec l’autocollant « Prix Nouveauté » apposé sur le cellophane de cette édition (2 CD) des 50 ans de Lola Versus Powerman and the Moneygoround part 1, sortie en décembre dernier.

Je l’avais repérée chez Gibert en fin de semaine dernière - je me cherchais des pinceaux (les miens sont abimés). Hésitation. Regrets. Retour au magasin (en début de semaine, sur le chemin de la médiathèque : Peaky Blinders, Contagion...) pour que les regrets ne soient pas éternels - vous connaissez le topo (qui n’est pas une Souris - gni).

Lola Versus Powerman and the Moneygoround part 1 est un album qui fut boudé à sa sortie (il n’atteint pas le TOP 40 au Royaume-Uni) malgré deux singles au potentiel de tube (Lola et Apeman - j’aurais ajouté Strangers). Pas assez dans l’air du temps, ni psychédélique, ni heavy, encore moins progressif, c’est un concept album un peu fumeux (celui qui a compris l’histoire - s’il y en a effectivement une - est prié d’expliquer ; le concept est tellement fumeux que la partie 2 ne vit jamais le jour et que Ray Davies, quelques années après, en interview, ne savait même plus trop ce qu’il avait prévu comme suite...) abordant des thèmes pas encore dans l’air du temps en 70 (les transsexuels dans Lola, la pollution dans Apeman, la quête stupide du succès dans Top of the Pops, l’envie d’une vie plus simple dans Got to be Free) dans des styles très différents (rock, pop, presque country, musique de cirque) donnant une impression de fourre-tout où pourtant tout s’enchaîne assez facilement.

Cette édition 2 CD propose sont lot de mixes alternatifs (mono, stereo, live (récents...)...), peu de titres inédits. On ne va pas se mentir, ça n’intéresse que peu de monde... mais ça fait un très très bel objet, digne de celui sorti pour The Kinks are the Village Green Preservation Society, et qui donne envie de s’acheter des rééditions de tous les albums des Kinks... mais uniquement jusqu’à Lola Versus Powerman and the Moneygoround part 1 - car après, la discographie des Kinks tourne au désastre.

Lola Versus Powerman and the Moneygoround part 1
The Kinks
Sanctuary Records 2020

CD1
01 - The Contenders
02 - Strangers
03 - Denmark Street
04 - Get Back in Line
05 - Lola
06 - Top of the Pops
07 - The Moneygoround
08 - This Time Tomorrow
09 - A Long Way from Home
10 - Rats
11 - Apeman
12 - Powerman
13 - Got to be Free
14 - Lola (mono single mix)
15 - Apeman (UK mono single mix)
16 - Rats (mono single mix)
17 - Powerman (mono mix)
18 - Apeman (alternate version, stereo)

CD2
01 - The Contenders (instrumental demo)
02 - Strangers (2020 stereo mix)
03 - Anytime
04 - The Good Life (2012 alternate mix)
05 - Get Back in Line (live version)
06 - Lola (Ray Davies & Band with the Danish National Chamber Orchestra & the Danish National Vocal Ensemble)
07 - Top of the Pops (2020 mix)
08 - The Moneyground (alternate version)
09 - This Time Tomorrow (alternate take, 2020 mix)
10 - A Long Way from Home (live, Austin City Limits, 2006)
11 - Rats (2020 mix)
12 - Apeman (US mono single mix)
13 - Powerman (2020 mix)
14 - Marathon (edit. from The Long Distance Piano Player)
15 - Got to be Free (edit. from The Long Distance Piano Player)

jeudi 4 mars 2021

0674 - Lucky Man


Plus de 23 ans après avoir reçu Urban Hymns en cadeau à Noël, quelque chose comme 20 ans après avoir acheté d’occasion une des éditions du single The Drugs Don’t Work d’occasion, je me suis dit qu’il était temps, finalement - et en contradiction avec ce que je disais dans ce précédent billet - de compléter ma collection de disques de The Verve.

J’en ai commandé (et reçu) deux, il y a quelques jours, en même temps que Virginia. Dont le CD2 de Lucky Man. Au programme, une espèce de remix dub (oui, dub... un dérivé du reggae... profitons en pour rendre hommage au dernier Wailers original encore en vie qui s’est éteint avant-hier) de Bitter Sweet Symphony, caché sous le titre de MSG, un morceau inédit, The Longest Day, jam planant (Simon Jones, bassiste du groupe aime à rappeler en interview que The Verve a toujours été avant tout un groupe de jams) sur lequel glisse et surfe la voix (quelle voix !) de Richard Ashcroft et un remix de Lucky Man, sous-titré pour l’occasion Happiness More or Less.
Ce dernier remix est plutôt pas mal. Pas de dub, de techno, de dance ou de polka mais une vraie réinterprétation de la chanson pour qu’elle ressemble moins à... une chanson. Tous les éléments de la Lucky Man d’origine sont là mais organisés de façon à échapper à la structure traditionnelle couplet / refrain / couplet / refrain / solo / refrain. Le résultat est plaisant, assez planant lui aussi. Et donnerait envie d’entendre d’autres morceaux retravaillés de la sorte... et d’acheter les autres singles du groupe. Ça tombe bien, c’est au programme...

Lucky Man
The Verve
Hut Recordings 1997

01 - Lucky Man
02 - MSG
03 - The Longest Day
04 - Lucky Man (Happiness More or Less)

mercredi 3 mars 2021

0673 - Kick out the Jams


Avant que nous soyons tous confinés pour quelques week-ends (à compter du prochain), nous avons profité dimanche de notre régime de semi-liberté (couvre-feu à 18h...) pour recevoir à déjeuner mon frère, son épouse, sa fille et son fils. Ce dernier, mon neveu donc, s’est improvisé DJ au cours de l’après-midi en jouant avec les boutons de la platine (volume sonore qui monte fortement d’un coup (il s’est même fait un peu peur), changements de plage intempestifs, augmentation des basses, changement de fonction sur l’ampli...) mais aussi en choisissant, sans les sortir des étagères (pas touche !), uniquement en les désignant, les disques à passer.
Il a choisi des disques qui étaient à sa hauteur, ce qui correspond à la lettre M de mon classement : Ecstasy and Wine de My Bloody Valentine (ce petit, à deux ans, trois mois et un jour, a déjà excellent goût) et Mazzy Star (la parenthèse précédente n’en est que confirmée). Nous avons eu de la chance : entre les deux siégeait la rage de Kick out the Jams des MC5. Mon neveu ne comprend certes pas l’anglais mais ça m’aurait tout de même un peu gêné de lui faire entendre une présentation de chanson constituée de « Now it’s time to kick out the jams, motherfuckers ! ». Au-delà de ceci, la musique du MC5 est bien trop violente pour de si jeunes oreilles.

Trop violente aussi pour les oreilles de Natacha qui est arrivée à la conclusion, la dernière que j’ai mis le disque à fond dans le salon, que, non, ça ne lui plait pas tellement les MC5. En effet, les 5 de la Motor City (surnom de Détroit, berceau de l’industrie automobile ricaine) n’étaient pas là pour plaisanter : leur proto-punk, proto-hard aux riffs lourds et aux textes plus criés que chantés, ne faisait pas exactement dans la fioriture et ferait passer les Stooges (autre groupe de Détroit) pour de grands mélodistes. 
Étonnamment, c’est pourtant Spiritualized (ou presque) et Jeff Buckley qui m’ont amené à écouter ce groupe culte. Spiritualized est le groupe formé sur les cendres des Spacemen 3 qui jouaient régulièrement Come Together (pas celui des Beatles, hein) sur scène tandis que le second reprenait Kick out the Jams lorsqu’il jouait au club Sin-é. C’est dire l’étendue de l’influence de ces agités... que mon neveu aura droit de découvrir... mais plus tard.

Kick out the Jams
MC5
Elektra 1969 / 1991

01 - Ramblin’ Rose
02 - Kick out the Jams
03 - Come Together
04 - Rocket Reducer No. 62 (Rama Lama Fa Fa Fa)
05 - Borderline
06 - Motor City is Burning 
07 - I Want you Right Now
08 - Starship 

mardi 2 mars 2021

0672 - Rock & Folk Monster CD n°11


Il me reste quelques copies non corrigées pendant les vacances. Et deux trois trucs à préparer. Bref, pas trop le temps de faire un vrai billet... Que faire dans ce cas ? Ah oui, une compilation dont je me moque éperdument. Voilà, c’est fait...

Rock & Folk Monster CD n°11
Juillet 2005

01 - Kawasaki (Mental Overdrive)
02 - Summer Holiday & Me (The Jessica Fletchers)
03 - Second Time Around (The Posies)
04 - Earth, Mama, Woman, Girl, Child (Weird War)
05 - I See the Silver Sunshine (Silver Sunshine)
06 - World Warrior (Nedelle)
07 - We Like to Go On (Alamo Race Track)
08 - Don’t Come Running (Hal)
09 - L’Alchifumiste (AS Dragon)
10 - Away from Home (Crystal Skulls)
11 - Summer Luv (Lesbians on Ecstasy)
12 - Close my Eyes (The Churchills)
13 - Just Another Day (Brian Eno)
14 - Going Home (Morning Star)
15 - Pop Hip’s Revenge (Stupeflip)
16 - Can’t You See (The Sunday Drivers)
17 - DSL Blues (The Film)
18 - Always and Forever (Holly Golightly)
19 - D&B Show (La Phaze)
20 - You are the Blood (Castanets)

lundi 1 mars 2021

0671 - Szymanowski - Symphony No. 4 - Violin Concertos Nos. 1 & 2


La première fois que j’ai écouté du Szymanowski c’était à cause de ce patronyme, Szymanowski, sur un disque déniché au hasard, dans les bacs d’une médiathèque. On a les a priori qu’on mérite, j’aime les noms polonais, j’aime la façon dont ils sonnent, leur orthographe et je ne peux m’empêcher d’avoir envie d’écouter la musique d’un Polonais ou de lire les textes d’un Polonais... La faute à Witold Gombrowicz... mais c’est une autre histoire.

J’ai eu de la chance, sur ce disque (je ne me rappelle plus la référence), la Symphonie n°4 dite Symphonie Concertante. Je n’ai toujours pas compris quelle était la différence entre une symphonie concertante et un concerto pour piano et orchestre mais peu importe, cette symphonie concertante est instantanément devenue un de mes morceaux favoris - malgré un second mouvement un peu terne à mon goût.

J’ai acheté depuis deux enregistrements (je compte en trouver d’autres - vous me connaissez) de la Symphonie n°4 de Szymanowski, dont celle-ci, dirigée par Simon Rattle (qu’on ne compte pas sur moi, malgré tout mon respect, pour l’appeler Sir : je déteste les titres de noblesses), l’un des plus fervents défenseurs du compositeur polonais.

Je n’ai jamais écouté avec grande attention les autres compositions de Szymanowski, trop occupé à admirer les envolées et les coups de semonces de la symphonie concertante. Pourtant, à force d’écouter ce disque, je me suis surpris, vendredi après-midi, à meuh-meuh-mer le premier concerto pour violon que je ne savais pas si bien connaître.

Symphony No. 4 - Violin Concertos Nos. 1 & 2
Karol Szymanowski - Simon Rattle - Leif Ove Andsnes - Thomas Zehetmair - City of Birmingham Symphony Orchestra
EMI Classic 2004

01-03 - Symphonie n°4, op. 60 (Symphonie concertante)
04-06 - Concerto pour violon n°1, op. 35
07-09 - Concerto pour violon n°2, op.61