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lundi 7 octobre 2019

0160 - IV


Je parlais il y a quelques jours des titres des galeries de photos du site de Natacha (elle a aussi ouvert un Instagram et un Behance) et j'y mentionnais Stairway to Heaven. Il est donc grand temps d'évoquer Led Zeppelin... et je vais me faire incendier...
En effet, je n'ai jamais entendu ou lu un amateur de rock émettre la moindre critique sur Led Zeppelin. Comme si le groupe de Plant et Page était intouchable, parfait, irrésistible... mais moi, Led Zep, c'est pas forcément mon truc...

La première fois que j'ai écouté Led Zeppelin, c'était en 2001 ou 2002. J'avais emprunté II à la médiathèque de Strasbourg après une écoute intensive de Familiar to Millions (album live d'Oasis où le groupe reprend le riff de Whole Lotta Love en conclusion de Cigarettes & Alcohol). Et pour citer feu Jacques Chirac, cela m'en avait touché une sans faire bouger l'autre.

C'est Natacha qui ma ré-introduit à Led Zeppelin. Elle avait une compilation, un best of ou plutôt une copie, un CD gravé (pour le coup, ce n'était pas vraiment illégal... bref, je ne vais pas m'étendre là-dessus), d'un best of du groupe. Et c'était formidable. Un condensé de riffs incroyables et de moments de musique orgasmique.

On a alors acheté petit à petit les albums du groupe (nous possédons aujourd'hui les quatre premiers ainsi que Physical Graffiti) et nous les avons encodés. C'est en voiture que nous écoutons le plus souvent Led Zeppelin... quand on ne saute pas le morceau choisi par la lecture aléatoire.
Car c'est ici pour moi que le bât blesse... Led Zeppelin, je trouve, c'est vraiment du quitte ou double. Sur les morceaux les plus connus (à juste titre), tout roule, c'est jubilatoire, extatique, intense... sur les autres, sur les fillers, on se fait souvent chier... de longues séquences sans queue ni tête de branlage de manche ou de percussions en tout sens... sûrement passionnant pour les musiciens qui y trouveront leur compte de technique... beaucoup moins pour l'auditeur qui attend le prochain riff exaltant au milieu des simulations orales de Robert Plant...

Ce IV est probablement le plus connu des albums de Led Zeppelin et peut être bien effectivement leur meilleur. Parce qu'il contient leur chanson la plus fameuse, Stairway to Heaven (j'avoue la trouver parfois assez indigeste) mais aussi parce qu'il est le plus équilibré entre efficacité et désirs de longs développements improvisés de la part du groupe. Je m'y ennuie assez peu même si des morceaux comme The Battle of Nevermore ou Misty Mountain Hope, ce n'est pas vraiment mon truc...

Post-Scriptum : l'album ne s'est jamais appelé IV mais ne porte d'autre titre que quatre symboles supposés représenter les quatre membres du groupe... Les trois premiers albums de Led Zeppelin s'appelant respectivement I, II et III, j'ai décidé de garder ce titre de IV... d'autant que les membres du groupe (notamment Page) l'a déjà appelé ainsi en interview...

IV
Led Zeppelin
Atlantic 1971 / ????

01 - Blackdog
02 - Rock and Roll
03 - The Battle of Nevermore
04 - Stairway to Heaven
05 - Misty Mountain Hope
06 - Four Sticks
07 - Going to California
08 - When the Levee Breaks

jeudi 23 avril 2020

0359 - Led Zeppelin


Nous avons entamé notre sixième semaine de confinement. À deux. Nous ne nous quittons plus, Natacha et moi, ou alors pour moins d’une heure tous les trois quatre jours quand il s’agit d’aller faire les courses et que l’un de nous se dévoue pour y aller seul. À part ça, nous sommes ensemble 24h/24. Et ça se passe merveilleusement. Comment pourrait-il en être autrement d’ailleurs ?
Et nous continuons à parler normalement, nous trouvons toujours des sujets de conversation. Et quand discuter ne nous suffit pas, on échange en plus par commentaires de blogs interposés. Natacha d’ailleurs a à son tour ouvert un blog, attaché à son site. Il n’y a qu’un billet pour l’instant. Vous trouverez un lien en commentaire du dernier billet de Dans la Boîte. Je ne sais pas - elle ne le sait probablement pas elle-même - avec quelle régularité elle nourrira ce blog. Il faudra venir voir de temps en temps. En attendant, elle a nourri son site et vient de trier toutes les photos donc va pouvoir nourrir ses galeries plus encore...

Tout ça pour dire que nous ne risquons pas le Communication Breakdown... oui, le lien entre cette introduction et le premier album (homonyme) de Led Zeppelin est ténu voire laborieux... on fait ce qu’on peut. J’étais persuadé de posséder le single Love & Communication de Cat Power, ça aurait fonctionné à peu près aussi mal... je n’ai pas trouvé le 45 tours... j’ai dû rêver.

Dès ce premier album intitulé, donc Led Zeppelin, Led Zeppelin avait trouvé son style, héritage des années passées par Jimmy Page chez les Yardbirds : riffs puissants, longs passages instrumentaux laissant une large place à l’improvisation et aux soli de guitare et de batterie, chant très suggestif de Robert Plant, petite tendance à se servir chez les autres tout en s’attribuant tout le mérite...
Cette dernière pique est très méchante, j’en conviens, et pourrait me valoir un procès en diffamation si quelqu’un lisait ce blog - j’ai heureusement excessivement peu de lecteurs. Simplement, quand on a assez de talent pour pondre des morceaux aussi cools que Good Times Bad Times, Baby I’m Gonna Leave You ou Communication Breakdown, on a, il me semble, le devoir de reconnaître quand on s’est très très très fortement inspiré de la chanson d’un autre pour écrire la géniale Dazed and Confused - probable sommet du disque. The Above Ground Sound de Jake Holmes fait d’ailleurs partie de ma shortlist de disques à acheter lors du déconfinement s’il ne tourne pas en déconfiture...

Ah... les plagiats de Led Zep, voilà qui va nourrir le débat avec Natacha quand elle aura lu ce billet. Elle ne peut pas s’empêcher de les défendre, les dirigeables (c’est d’ailleurs elle qui nous les a achetés, leurs albums)... Quand je vous dis qu’on n’a pas encore épuisé tous les sujets de conversation...

Led Zeppelin
Led Zeppelin
Atlantic 1969 / 1994

01 - Good Times Bad Times
02 - Baby I’m Gonna Leave You
03 - You Shook Me
04 - Dazed and Confused
05 - Your Time is Gonna Come
06 - Black Mountain Side
07 - Communication Breakdown
08 - I Can’t Quit You Baby
09 - How Many More Times 

dimanche 26 janvier 2020

0271 - Back in Black


Nous rentrons de Limoges aujourd'hui. Qui dit trajet en voiture dit Fip et playlist du téléphone de Natacha. Qui semble bourrée (je parle de la playlist, pas de Natacha) de Led Zeppelin, d'Oasis et d'AC/DC. Impossible d'échapper sur un trajet de trois heures et demie à l'un des trois.
Tomber sans arrêt sur Oasis et Led Zeppelin est normal, Natacha a encodé 4 albums de chacun de ces deux groupes. Les chances sont plutôt élevées que la lecture aléatoire finisse par les choisir, les probabilités l'expliquent parfaitement... Pour les hardeux australo-écossais, c'est statistiquement un peu plus mystérieux, Natacha n'a dans sa playlist qu'un album (certes double), Live (enregistré à Barcelone en 1992). Peut-être après tout n'est ce qu'une impression. Peut-être que les morceaux d'AC / DC ne reviennent pas aussi fréquemment qu'il nous semble.

Je n'ai cependant pas envie d'évoquer un best-of ou un greatest hits, ce à quoi s'apparente Live, le premier disque d'AC / DC que nous ayons (enfin, surtout Natacha) acheté, il y a 5 ou 6 ans. Ce sera donc Back in Black, acheté environ deux ans plus tard. Probablement leur album le plus fameux. À tort ou à raison, je ne saurais dire, je ne connais pas toute la discographie du groupe.
Au-delà de l'image d'Angus Young, génie de la guitare (tendance branleur de manche) habillé depuis quarante ans en costume d'écolier (ce qui, à son âge, commence à devenir vraiment malsain), AC / DC a une réputation de groupe de bourrins pour bourrins. Pour routiers. Pour motards se battant dans les bars. Pour beaufs portés sur la bière et le cul. Et effectivement, des titres aussi explicites que Let me Put my Love into You ou You Shook me all Night Long donnent a priori assez peu envie d'en savoir plus... oui mais voilà... car il y a un mais, bien évidemment... ce n'est pas aussi simple.
AC / DC sont aussi capables de grandes chansons. Oui, chansons. Pas seulement capables d'excellents riffs - ça, on s'en doutait - pas seulement capables de morceaux rigolos sur lesquels pogoter, pas seulement capables de bruit et de fureur : capables de chansons. Des blues, évidemment. Des blues joués à plein volume et criés, éructés plus que chantés, certes. De grands blues tout de même. La chanson titre, Back in Black en est un premier exemple mais ma préférée reste et restera Hells Bells, à la construction parfaite, au riff malin et moins démonstratif qu'à l'accoutumée, au couplet contenu (autant que faire se peut) avant l'explosion du refrain. Un modèle du genre.

Back in Black
AC / DC
Leidseplein / Columbia 1980 / 2003

01 - Hells Bells
02 - Shoot to Thrill
03 - What do you do for Money Honey
04 - Givin the Dog a Bone
05 - Let me Put my Love into You
06 - Back in Black
07 - You Shook me all Night Long
08 - Have a Drink on Me
09 - Shake a Leg
10 - Rock and Roll ain't Noise Pollution

vendredi 20 septembre 2024

1970 - III


Au début, je veux dire avant Natacha, du Led Zep, je n’en avais pas. Je n’avais pas encore exploré. Ma connaissance du groupe s’arrêtait au riff de Whole Lotta Love joué par Oasis en conclusion de Cigarettes & Alcohol sur Familiar to Milions et à celui de Kashmir entendu dans un clip de Puff Daddy - qui, apparemment va faire un long séjour en prison. Natacha, elle, avait une compilation. Copiée sur un cd gravé. L’originale, officielle, appartenait - appartient toujours - à son frère. C’est à partir de cette compilation - aucune idée d’où se trouve le CD gravé aujourd’hui - que nous avons acheté les albums de Page, Plant, Bonham et Jones, achetant ceux où se trouvaient nos morceaux favoris. Curieusement, nous en avions oublié un en route, III, publié en 1970. Il a fallu Rock Academy (School of Rock en v.o.) - un film que nous avons vu plus de fois qu’il ne le méritait ; je n’en retiens que cet aphorisme du personnage joué par Jack Black « quand on n’est capable de rien faire, on devient prof, quand on n’est pas capable d’être prof, on devient prof de sport » - pour que nous réalisions qu’il nous manquait l’excellente Immigration Song. Ç’eut été d’autant plus dommage que cet album est peut-être le plus équilibré de la discographie du dirigeable de plomb, où l’écart entre temps forts et temps faibles se fait le moins sentir - les fans diront qu’il n’y a pas de temps faibles dans les album de Led Zep : ils ont raison.

III
Led Zeppelin
Atlantic ????

01 - Immigrant Song
02 - Friends
03 - Celebration Day
04 - Since I’ve Been Loving You
05 - Out on the Tiles
06 - Gallows Pole
07 - Tangerine
08 - That’s the Way
09 - Bron-Y-Aur Stomp
10 - Hats Off to (Roy) Harper

vendredi 13 janvier 2023

1354 - Over, Under, Sideways, Down


Petite pause dans notre série consacrée au coffret The Original Mono Recordings de Dylan pour saluer Jeff Beck qui vient de nous quitter.

Je ne vais pas me prétendre spécialiste de Jeff Beck - je n’ai même encore jamais écouté Beck-Ola. Je ne connais Beck que pour son passage chez les Yardbirds. C’est lui qui détruit sa guitare dans Blow-Up, film que nous avons revu avec Natacha il y a quelques jours et qui me fait toujours me sentir aussi con quand il s’achève.
Beck, prenant la succession de Clapton chez les Yardbirds, passe moins de deux ans avec le groupe avant d’être remplacé par Jimmy Page - ils ont joué quelques mois tous les deux en même temps dans le groupe. Le temps d’enregistrer une poignée de singles essentiels et un album qui prendra plusieurs titres différents en fonction des années et des pays : Yardbirds, Roger the Engineer ou Over, Under, Sideways, Down. Les tracklists changent également en fonction des éditions, de même que la couverture.

Mon édition CD est allemande mais est une réédition de l’édition canadienne, avec photo ridicule en couverture (Page est tout à droite… alors qu’il ne joue pas une note sur le disque) à la place des dessins de Chris Deja, guitariste rythmique qui n’allait pas tarder à passer au poste de bassiste. C’était la seule édition disponible le jour où j’ai décidé que j’avais passé trop de temps sans posséder cet album et qu’il me le fallait absolument - c’était à Parly 2, je crois me souvenir.

Over, Under, Sideways, Down montre les Yardbirds pour ce qu’ils étaient : un groupe touche-à-tout, bourré d’idées, inventant le rock pour les années à venir, du rythm ‘n’ blues proche des Stones (What do you Want), au hard façon Led Zep (et pour cause, Led Zeppelin est au départ, une nouvelle formation des Yardbirds) ou Black Sabbath (Ever Since the world Began) en passant par le psychédélisme (formidables Shapes of Things et Over, Under, Sideways, Down)… au risque de paraître un peu dispersés.

Over, Under, Sideways, Down
The Yardbirds
Repertoire Records 2009

01 - Lost Woman
02 - The Nazz are Blue
03 - I can’t make your Way
04 - Hot House of Omagararshid
05 - Farewell
06 - Rack my Mind
07 - Shapes of Things
08 - He’s Always Here
09 - Turn into Earth 
10 - What do you Want
11 - Ever Since the World Began
12 - Over, Under, Sideways, Down

samedi 6 avril 2024

1803 - II



Au départ, on avait - enfin, Natacha avait - une copie sur CD gravé d’une compilation de Led Zep. Je vous parle de ça, c’était, il y a quinze ans ou plus. C’est son frère, à Natacha, qui avait le disque original. Moi, ça ne me plaisait pas. Je n’aime pas les copies. Je voulais les disques, les vrais. Et, plutôt qu’une compilation, autant acheter les albums. II est probablement le premier qu’on a acheté. Parce que Whole Lotta Love, évidemment.

II
Led Zeppelin
Atlantic 1999

01 - Whole Lotta Love
02 - What is and What Should Never Be
03 - The Lemon Song
04 - Thank You
05 - Heartbreaker
06 - Living Loving Maid (She’s Just a Woman)
07 - Ramble On
08 - Moby Dick
09 - Bring it on Home

lundi 17 mai 2021

0748 - Come with Me


Dans la boîte aux lettres au retour de Strasbourg, le single Come with Me de Puff Daddy et Jimmy Page, commandé il y a quelques jours, pour le fun. Come with Me, extrait de la bande originale du film Godzilla, c’est le riff de Kashmir de Led Zeppelin (assuré par Jimmy Page lui-même) orphelin de la voix féline de Robert Plant, laquelle est remplacée par le rap de Puff Daddy. C’est résolument divertissant - mais pas aussi drôle que ma propre version chantée de Kashmir - ça rentre dans la tête sans en sortir... mais ce n’était peut-être pas la peine d’en mettre quatre versions pas si différentes les unes des autres sur un même disque, si ?

Ça fera un nouveau titre à ajouter à la playlist que Natacha utilise pour aller courir.

Come with Me
Puff Daddy featuring Jimmy Page
Epic 1998

01 - Come with Me (radio version)
02 - Come with Me (Morello mix)
03 - Come with Me (radio album version)
04 - Come with Me (live version)

jeudi 3 septembre 2020

0492 - Just a Poke


Je n’ai pas réfléchi en dessinant Fruit Psychédélique. Pas un gribouillage pour autant. Pas non plus quelque chose de très pensé. Je n’avais rien en tête en commençant. L’image s’est formée petit à petit, d’elle-même. Des petits éléments ajoutés au fur et à mesure les uns à côté des autres. Accolés. Des yeux. Des feuilles. Et des lignes. Ce qui ressemble à des moustaches est le fruit du hasard.
Ce n’est qu’après que je me suis dit que la couverture de Just a Poke du groupe Sweet Smoke m’avait probablement influencé lors de ce dessin. Inconsciemment. Ou alors, c’est un rapprochement que je fais a posteriori. Une illusion personnelle, cette impression que mon dessin et cette pochette de disque vieille de cinquante ans ont beaucoup en commun.

Cette pochette m’avait fait forte impression lorsque je la découvris, il y a trois ans de cela, en fouinant dans les bacs de la médiathèque de Versailles. Elle annonçait un album complètement dingue. La tracklist, composée de deux chansons seulement, renforçait ce sentiment que le disque serait complètement fou. J’avoue avoir été assez déçu, en l’écoutant, à l’époque. Ce n’était pas la folie que j’attendais. C’était une folie autre, différente. J’étais vite passé à autre chose.
Pourtant, en tombant sur cette pochette lors de ma dernière visite à Décibul, je n’ai pas hésité longtemps. Il me fallait cet album. D’autant que le disque comporte une petite rayure qui s’entend à peine à l’écoute et que, pour cette raison, je l’ai payé 10 euros seulement.

Cette fois, je savais que Just a Poke n’est pas le bordel intégral que j’espérais, la folie furieuse qui déborde à chaque mesure - je pouvais le déguster avec bien moins d’a priori. Ce sont au contraire deux morceaux longs, sinueux, patiemment construits, très réfléchis, aux arrangements soignés, qui se permettent de partir (légèrement) en vrille lors de soli virtuoses. Libres et jouissant pleinement de cette liberté - ce qui ne veut pas dire faire n’importe quoi. Comme si Led Zeppelin composait une suite à Stairway to Heaven tout en se moquant totalement de son éventuel succès commercial.

Just a Poke
Sweet Smoke
Columbia 1971

A - Silly Sally
B - Baby Night

lundi 16 décembre 2019

0230 - Standing on the Shoulder of Giants


À la fin des années 90 et au début des années 2000, on recevait fréquemment dans les boîtes aux lettres des CD-ROM publicitaires pour des abonnements Internet. La défunte entreprise AOL était notamment une véritable spécialiste de ces CD... Non, rassurez-vous, je n'en ai gardé aucun, pas même pour enrichir ma collection de disques... il ne faut pas exagérer. Si j'évoque ces CD publicitaires, c'est que j'ai tenté plusieurs fois d'en faire des frisbees - je vous le déconseille, on se fait très mal aux mains...

Quel rapport avec Standing on the Shoulder of Giants ? Aucun a priori... si ce n'est que, d'après ce qu'elle m'a raconté - et elle n'est pas du genre à s'inventer des histoires - Natacha a littéralement fait voler son CD de l'album à travers sa chambre la première fois qu'elle l'a écouté... et il n'y avait personne pour tenter de le rattraper... les CD ne font pas de meilleurs boomerangs que de frisbees...

Cette réaction de Natacha, beaucoup de fans d'Oasis l'ont envisagée à l'écoute de Standing on the Shoulder of Giants. Standing on the Shoulder of Giants a été une déception quand il est sorti. Il s'est d'ailleurs extrêmement mal vendu... Pour ma part, je l'ai très vite mis de côté, j'avais autre chose de plus immédiatement attirant à écouter, acheté ou reçu le même jour... ce qui m'a permis de l'écouter plus sereinement, au bout de quelques jours, le temps de digérer l'initiale déception.

Avec le temps, les avis sur Standing on the Shoulder of Giants se sont faits moins sévères, moins tranchés. Au contraire, nombreux sont ceux qui lui trouvent de nombreuses qualités. Je suis de ceux-là. Standing on the Shoulder of Giants est même aujourd'hui mon album d'Oasis préféré, après Definitely Maybe, il va de soi. Fuckin' in the Bushes est une entrée en matière comme tout groupe en rêverait, Go Let it Out est un excellent single dans un style purement oasisien, Gas Panic ! est une tentative (presque) réussie d'égaler Led Zeppelin, Where did it all go Wrong ? et Sunday Morning Call sont les deux meilleures chansons d'Oasis chantées par Noel (Don't Look Back in Anger mis à part, il va de soi) et, surtout, Standing on the Shoulder of Giants contient Roll it Over. Roll it Over est une merveille, un bijou, un trésor. Peut-être la meilleure chanson d'Oasis - et là, je ne mets pas de restriction... j'adore Roll it Over, je peux l'écouter en boucle sans me lasser, j'en connais les moindres recoins, chaque note, chaque son, chaque effet de production... je suis capable de refaire tout le solo de guitare... à la bouche... Rien que pour Roll it Over, Standing on the Shoulder of Giants est un immense album...
Et en imaginant que Let's all make Believe n'ait pas été reléguée en face B de single mais ait fait partie de l'album... on touchait carrément au chef-d'œuvre.

Standing on the Shoulder of Giants
Oasis
Sony 2000

01 - Fuckin' in the Bushes
02 - Go Let it Out
03 - Who Feels Love ?
04 - Put yer Money where yer Mouth Is
05 - Little James
06 - Gas Panic !
07 - Where did it all go Wrong ?
08 - Sunday Morning Call
09 - I can see a Liar
10 - Roll it Over

mardi 26 septembre 2023

1610 - Twelve Dreams of Dr. Sardonicus


Je me suis fait une peur bleue jeudi dernier en voiture. Sur la quatre voies, le bruit de la route, j’ai voulu monter de deux crans le volume sonore à l’aide du bouton situé sur le volant. Ledit bouton s’est coincé. En une ou deux secondes, la musique s’est mise à hurler. J’ai vite résolu le problème mais l’espèce de choc dans la poitrine est restée plusieurs minutes.

C’était Spirit, les Twelve Dreams of Dr. Sardonicus, qui passait alors. Je l’avais encodé la veille. Uniquement les 12 titres de l’album. Pas plus. Il y a trop de bonus sur le disque 1 - sans même parler du live du CD2 que je trouve mixé de façon effroyable - de l’édition deluxe que j’ai achetée. C’est trop long, on s’y perd, ça dilue le plaisir. Déjà que j’avais eu du mal à entrer dans l’album en lui-même : il ne ressemblait absolument pas à ce que je m’attendais - alors même que je ne savais pas à quoi m’attendre. Il m’a fallu quelques écoutes pour l’apprivoiser. Je ne le regrette pas, c’est un superbe album.

J’ai acheté Twelve Dreams of Dr. Sardonicus par hasard, chez Gibert Saint Michel. Je cherchais un autre disque. Cette édition deluxe paraissait un bon endroit pour découvrir la discographie du groupe. Avant ça, je ne connaissais de Spirit que les accusations de plagiat envers Led Zeppelin (incroyable que Page and co aient gagné le procès - quoique, bon, ok… n’en rajoutons pas, stop…) et la fierté avec laquelle Bertrand, le proprio de Décibul, racontait qu’il avait un jour serré la main de Randy California, guitariste du groupe, un tel génie.

Twelve Dreams of Dr. Sardonicus
Spirit
Esoteric Recordings 2022

CD1
01 - Prelude - Nothing to Hide
02 - Nature’s Way
03 - Animal Zoo
04 - Love has Found a Way
05 - Why Can’t I be Free
06 - Mr. Skin
07 - Space Child
08 - When I Touch You
09 - Street Worm
10 - Life has Just Begun
11 - Morning will Come
12 - Soldier
13 - Rougher Road
14 - Dirty Dan
15 - Animal Zoo (mono mix)
16 - Morning will Come (mono mix)
17 - Red Light Roll On
18 - Love has Found a Way (original backing tracks before edits)
19 - Street Worm (live backing track no overdubs)
20 - When I Touch You (rehearsal / backing tracks)
21 - Walking on my Feet (unreleased studio track)
22 - Nature’s Way (first ever performance, live Fillmore West may 16, 1970)

CD2 : live at the Fillmore West, San Francisco, may 16, 1970
01 - Sweet Stella Baby
02 - 1984
03 - Country Echo
04 - Jealous
05 - All the Same
06 - Fresh Garage
07 - It Shall Be
08 - Nothing to Hide (no prelude)
09 - Ice
10 - Mr. Skin
11 - Animal Zoo
12 - I’m Truckin’
13 - So Little Time to Fly
14 - Fog
15 - Mechanical World (Boston Tea Party, 11th October 1969)
16 - Dark Eyes Woman
17 - Uncle Jack