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lundi 16 septembre 2024

1966 - Tim Buckley & Goodbye and Hello


Dix ou quinze ans séparent mes achats des deux premiers albums de Tim Buckley (Tim Buckley et Goodbye and Hello que je persiste à appeler Hello and Goodbye, la faute aux Scarabées, très probablement) réunis sur un seul CD - c’était très certainement à la FNAC ou au Virgin Megastore de Strasbourg - et de Lorca, chez Point Show.

Si j’ai acheté Tim Buckley & Goodbye and Hello, c’est évidemment à cause du fils de Tim, Jeff. Ébloui par Grace, je voulais savoir ce que faisait le papa. C’est parce que c’était le seul disque disponible de Tim que je l’avais choisi. J’imagine à peine le choc que j’aurais ressenti si j’avais découvert en premier Lorca ou Starsailor. Un choc sans aucun doute proche de celui ressenti avec Trout Mask Replica.
Les deux premiers albums de Tim Buckley sont bien plus sages que ceux sus-mentionnés. C’est du folk rock légèrement électrifié et doucement encordé (comprendre qu’il y a des violons) porté par une voix qui, elle, sort clairement de l’ordinaire. Une voix qui m’avait un peu rebuté au début. Et qui est pour moi aujourd’hui l’élément le plus fascinant de ces chansons qui, sous une facture assez classique, ne cèdent pourtant pas à la facilité.

On l’aura compris, Tim Buckley a été publié en 1966. Goodbye and Hello l’a suivi un an plus tard.

Tim Buckley & Goodbye and Hello
Tim Buckley
Elektra / Warner 2001

01 - I Can’t See You
02 - Wings
03 - Song of the Magician
04 - Strange Street Affair Under Blue
05 - Valentine Melody
06 - Aren’t You the Girl
07 - Song Slowly Song
08 - It Happens every Time
09 - Song for Janie
10 - Grief in my Soul
11 - She Is
12 - Understand Your Man
13 - No Man can Find the War
14 - Carnival Song
15 - Pleasant Street
16 - Hallucinations
17 - I Never Asked to be your Mountain
18 - Once I Was
19 - Phantasmagoria in Two
20 - Knight-Errant
21 - Goodbye and Hello
22 - Morning Glory

dimanche 10 août 2025

2294 - Greetings from L.A.


Pendant que j’écrivais le billet sur U.F.O.F., je me suis passé Greetings from L.A., le dernier album de Tim Buckley que j’ai acheté - il y a un mois et demi, une réédition CD à bas prix, chez Point Show. Enfin… pendant que j’écrivais le billet… le misérable billet sur U.F.O.F. ne m’a pas pris tout le temps (pas bien long pourtant) que dure Greetings from L.A. à écrire. Comme celui sur Greetings from L.A. - celui que vous êtes en train de lire, donc - ne me prends pas 30 minutes à pondre. Bref, il faudrait que je me décarcasse un peu plus, que je me casse le cul davantage… ou pas.
Greetings from L.A., l’album du renouveau pour Tim Buckley après sa formidable période free (Lorca, Starsailor). Il devient funky, presque soul et surtout on le sent habité d’une confiance en lui assez incroyable pour un gars qui a vendu en moyenne 3 exemplaires et de ses opus précédents (j’avais tapé « prédécents », amusant). Alors sa voix fait du yoyo, passe du crooner à l’aigu sans flancher. On sent qu’il s’éclate, qu’il adore ce qu’il fait et qu’il est loin d’avoir tout donné. Les deux albums suivants ont malheureusement assez mauvaise réputation. Et le papa de Jeff est mort trois ans après l’enregistrement de Greetings from L.A.. Overdose - mort naturelle pour plagier Joe dans La Ballade des Dalton.

Greetings from L.A.
Tim Buckley
Warner Bros. Records ????

01 - Move with Me
02 - Get on Top
03 - Sweet Surrender
04 - Nighthawkin’
05 - Devil Eyes
06 - Hong Kong Bar
07 - Make it Right

jeudi 3 novembre 2022

1283 - Lorca


J’avais quelques craintes en posant le CD de Lorca ce matin sur la platine. Je crois que j’aurai des craintes à chaque fois que je poserai le CD de Lorca sur la platine. Ce qui n’arrivera pas souvent - ce n’est pas un album que je suis capable d’écouter en boucle - régulièrement tout de même.

J’ai acheté cette réédition de Lorca chez Point Show en même temps que. Lui aussi se trouvait dans les bacs à soldes. Je l’avais repéré quelques jours avant de l’acheter. Et m’étais renseigné. Wikipédia. On ne peut pas dire que je n’étais pas prévenu. Que je ne savais pas dans quoi je m’aventurais.

Lorca est un album expérimental. On est loin des « simples » morceaux folk de Tim Buckley (le premier album homonyme) et de Goodbye and Hello. Les morceaux s’allongent, leur structure se délite, les arrangements se libèrent, les instruments partent en tous sens, le chant hésite entre incantation, imprécation, lamentation et onomatopées. Le résultat ferait passer Dr. John pour un gars normal. On est parfois proche d’un Captain Beefheart déprimé - mais agréable. Le genre de disque déroutant, épuisant… mais auquel on a envie de revenir… et de découvrir la suite : l’album suivant, Starsailor est, semble-t-il, plus étrange encore.

Lorca
Tim Buckley
Elektra 1999

01 - Lorca
02 - Anonymous Proposition
03 - I had a Talk with my Woman
04 - Driftin’
05 - Nobody Walkin’

jeudi 4 avril 2024

1801 - Starsailor


C’est quoi ce disque ? Le visage de Natacha, qui vient de rentrer à la maison, hésite entre effroi et amusement. Faut dire que, dans les enceintes, ça vocalise, ça hulule, ça castafiore sur un accompagnement instrumental dont on peut se demander par moments s’il ne s’est pas trompé de chanson…
C’est Tim Buckley… l’album Starsailor…
Ah, le fameux…
J’en ai beaucoup parlé à la maison de cet astronaute (starsailor est la traduction littérale du grec astronaute en anglais) avant de le commander et de le recevoir il y a deux trois semaines. Pas seulement parce qu’il a donné son nom à un groupe dont la musique n’a que peu de rapport avec le contenu de l’album. Également parce que Starsailor est la suite logique (?!) de Lorca découvert il y a un peu plus d’un an. Même champ (chant ?) d’expérimentations. Mêmes libertés. C’est du free folk comme il existe du free jazz. On se demande parfois si c’est du n’importe quoi ou du génie. Puis le disque s’achève et on a envie d’y retourner, d’être secoué de nouveau, d’être sorti de son petit confort pop.

Starsailor
Tim Buckley
Music on CD 2021

01 - Come Here Woman
02 - I Woke Up
03 - Monterey
04 - Moulin Rouge
05 - Song to the Siren
06 - Jungle Fire
07 - Starsailor
08 - The Healing Festival
09 - Down by the Borderline

lundi 26 septembre 2022

1245 - Home Again


Douche froide hier après-midi, samedi. Glacée. La chaudière qui ne fonctionne plus du tout après un mois de marche aléatoire. Le chauffagiste passe demain. Je crains que tu ne sois pas réglé aussi tôt.
Besoin de me réchauffer après ça. Le corps et l’esprit. J’étais passé juste avant ma douche chez Point Show. J’y avais acheté un Tim Buckley et Home Again de Michael Kiwanuka. J’ai mis ce second sur la platine. Excellent choix. Dès Tell me a Tale j’étais conquis. Totalement. Un album chaleureux. Dix ballades réconfortantes. Consolantes. Essentiellement acoustiques.
C’est étonnant qu’après Love & Hate, je n’ai pas creusé davantage la disco de Kiwanuka. Il m’a fallu un featuring sur un album de rap et apercevoir son premier album dans le bac à soldes de mon disquaire - car oui, désormais, Point Show est mon disquaire - pour que j’aille voir plus loin. Il me reste un album et quelques e.p. à découvrir.

Home Again
Michael Kiwanuka
Communion Records 2012

01 - Tell me a Tale
02 - I’m Getting Ready
03 - I’ll get Along
04 - Rest
05 - Home Again
06 - Bones
07 - Always Waiting
08 - I won’t Lie
09 - Any Day will do Fine
10 - Worry Walks Beside You

vendredi 27 septembre 2024

1977 - 1977


(Intro)
23 mars 2024. Je prends un peu d’avance. J’ai reçu 1977 de Ash, il y a une dizaine de jours, en même temps que ma compilation de Françoise Hardy, Starsailor de Tim Buckley et We are Ever so Clean de Blossom Toes - c’est trop, tous ce disques que j’ai reçus ou achetés ces dernières semaines : j’ai du mal à tout écouter avec l’attention méritée (ou non). Si je l’écris dès aujourd’hui, c’est pour ne pas oublier - je ne vais tout de même pas prendre des notes - le peu que j’ai à dire sur 1977, billet qui ne sera mis en ligne que dans 6 mois : le numéro s’imposait de lui-même.

(Verses)
1977, comme This is my Truth Tell me Yours, est un album que m’a soufflé (n’est pas joué) mon frangin. Un de ses disques découverts adolescent ou post-adolescent, empruntés à la médiathèque de quartier (Robertsau) ou à la bibliothèque centrale de Strasbourg, appréciés mais pas achetés immédiatement et que mon frère s’est offerts avant que j’ai eu le temps (et l’argent) de me les payer.
Je lui en ai moins voulu pour Ash que pour les Manic. Moins important pour moi. La preuve, il s’est écoulé un quart de siècle ou pas loin avant que je songe à enfin acheter 1977 - une réédition datant de 2018, format digipack. Et je ne pense pas - quoique, sait-on jamais - à acquérir les autres albums du trio (qui fut un temps quatuor) nord-irlandais.
Ash, en effet, c’est rigolo, c’est même résolument fun mais… je ne sais comment dire. Quand j’ai mis 1977 dans les enceintes ce matin, j’ai dit à Natacha que j’allais passer un truc idiot. C’est qui ? Les Weezer européens. Je ne suis pas certain que la comparaison soit pertinente. Il y a chez les deux groupes ces guitares épaisses omniprésentes, un côté potache presque constant et un vrai souci mélodique.
Ainsi, sur 1977, on entre dans le sujet comme des bourrins avec Lose Control, on enchaîne bientôt avec un morceau au texte adolescent Girl from Mars, on arrive, surpris, à une vraie belle ballade rock (Gone the Dream) pour d’un coup se retrouver au milieu d’une blague comme Blur en a concocté quelques-unes (Chinese Bombs, Song 2) sur son album éponyme (Kung-Fu)… le tout se finissant dans une plage cachée littéralement pleine de vomi. On en ressort avec un plaisir coupable. Régressif.

(Middle 8)
Je déteste les bandeaux (souvent rouges) qui ceignent les livres, je l’ai déjà dit, mais je collectionne les stickers promotionnels collés sur les cellophanes des disques - je ne suis pas à une contradiction (en est-ce une ?) près. Je décolle ces derniers avec délicatesse et en décore les couvertures de mes cahiers et carnets. J’ai déchiré celui de 1977 (que l’on voit, rectangle noir, sur la photo qui ouvre ce billet) par inadvertance, en ouvrant trop rapidement le plastique… Je n’ai pu me résoudre à le jeter. J’essaierai de l’utiliser tout de même, en deux morceaux.

(Coda)
Il faut désormais que je me mette à l’écriture du billet du jour (le 1790)… aucune idée encore de quel disque il s’agit… encore un billet qui va être bâclé.

PS : il me manque un refrain - ça n’arrive jamais chez Ash.

1977
Ash
Echo 2018

01 - Lose Control
02 - Goldfinger
03 - Girl from Mars
04 - I’d Give You Anything
05 - Gone the Dream
06 - Kung Fu
07 - Oh Yeah
08 - Let it Flow
09 - Innocent Smile
10 - Angel Interceptor
11 - Lost in You
12 - Darkside Lightside
13 Sick Party

vendredi 18 novembre 2022

1298 - Live at Sin-é


Vanter les mérites de Jeff Buckley auprès de Marie-Claire m’a donné envie de réécouter le fils de - même si, de mon point de vue, celui d’un ado des années 90, c’est plutôt Tim qui est le père de. Plutôt que Grace - non, je ne parle pas de - qui, selon l’humeur, peut paraître un peu mélancotriste, j’ai choisi Live at Sin-é, ensemble d’enregistrements dans un bar new-yorkais datant d’avant la sortie de Grace. Deux CD et un DVD alternant versions primitives des chansons du futur unique album, reprises pluquéclectiques (Dylan, Van Morrison, Piaf, Nusrat Fatah Ali Khan, MC5…) et monologues durant lesquels Jeff parle de tout et de rien, enfin beaucoup de musique tout de même. C’est du live solo, chant guitare, c’est moins carré que l’album, c’est plutôt joyeux, c’est parfois étonnamment à la limite de la justesse, c’est émouvant… et ça donne sacrément envie de réécouter Grace… et de le partager.

Live at Sin-é
Jeff Buckley
Columbia 2003

CD1
01 - Be your Husband
02 - Lover, you should’ve Come Over
03 - Mojo Pin
04 - (Monologue) Duane Eddy, Songs for Lovers
05 - Grace
06 - (Monologue) Reverb, The Doors
07 - Strange Fruit
08 - Night Flight
09 - If you Knew
10 - (Monologue) Fabulous Time for a Guinness
11 - Unforgiven (Last Goodbye)
12 - Twelfth of Never
13 - (Monologue) Café Days
14 - (Monologue) Eternal Life
15 - Eternal Life
16 - Just Like a Woman
17 - (Monologue) False Start, Apology, Miles David
18 - Calling You

CD2
01 - (Monologue) Nusrat, He’s my Elvis
02 - Yeh Jo Halka Saroor Hai 
03 - (Monologue) I’m a Ridiculous Person
04 - If you see her, say Hello
05 - (Monologue) Matt Dillon, Hollies, Classic Rock Radio
06 - Dink’s Song
07 - (Monologue) Musical Chairs
08 - Drown in my own Tears
09 - (Monologue) The Suckiest Weather
10 - The Way Young Lovers Do
11 - (Monologue) Walk Through Walls
12 - Je n’en Connais pas la Fin
13 - I Shall be Released
14 - Sweet Thing
15 - (Monologue) Good Night Bill
16 - Hallelujah

DVD
01 - Interview
02 - The Way Young Lovers Do
03 - Kick out the Jams
04 - New Year’s Eve Prayer