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vendredi 18 novembre 2022

1298 - Live at Sin-é


Vanter les mérites de Jeff Buckley auprès de Marie-Claire m’a donné envie de réécouter le fils de - même si, de mon point de vue, celui d’un ado des années 90, c’est plutôt Tim qui est le père de. Plutôt que Grace - non, je ne parle pas de - qui, selon l’humeur, peut paraître un peu mélancotriste, j’ai choisi Live at Sin-é, ensemble d’enregistrements dans un bar new-yorkais datant d’avant la sortie de Grace. Deux CD et un DVD alternant versions primitives des chansons du futur unique album, reprises pluquéclectiques (Dylan, Van Morrison, Piaf, Nusrat Fatah Ali Khan, MC5…) et monologues durant lesquels Jeff parle de tout et de rien, enfin beaucoup de musique tout de même. C’est du live solo, chant guitare, c’est moins carré que l’album, c’est plutôt joyeux, c’est parfois étonnamment à la limite de la justesse, c’est émouvant… et ça donne sacrément envie de réécouter Grace… et de le partager.

Live at Sin-é
Jeff Buckley
Columbia 2003

CD1
01 - Be your Husband
02 - Lover, you should’ve Come Over
03 - Mojo Pin
04 - (Monologue) Duane Eddy, Songs for Lovers
05 - Grace
06 - (Monologue) Reverb, The Doors
07 - Strange Fruit
08 - Night Flight
09 - If you Knew
10 - (Monologue) Fabulous Time for a Guinness
11 - Unforgiven (Last Goodbye)
12 - Twelfth of Never
13 - (Monologue) Café Days
14 - (Monologue) Eternal Life
15 - Eternal Life
16 - Just Like a Woman
17 - (Monologue) False Start, Apology, Miles David
18 - Calling You

CD2
01 - (Monologue) Nusrat, He’s my Elvis
02 - Yeh Jo Halka Saroor Hai 
03 - (Monologue) I’m a Ridiculous Person
04 - If you see her, say Hello
05 - (Monologue) Matt Dillon, Hollies, Classic Rock Radio
06 - Dink’s Song
07 - (Monologue) Musical Chairs
08 - Drown in my own Tears
09 - (Monologue) The Suckiest Weather
10 - The Way Young Lovers Do
11 - (Monologue) Walk Through Walls
12 - Je n’en Connais pas la Fin
13 - I Shall be Released
14 - Sweet Thing
15 - (Monologue) Good Night Bill
16 - Hallelujah

DVD
01 - Interview
02 - The Way Young Lovers Do
03 - Kick out the Jams
04 - New Year’s Eve Prayer

mercredi 25 décembre 2019

0239 - Grace


Je me vante de pouvoir me souvenir (et donc, de pouvoir raconter) quand, comment et pourquoi j'ai acheté la plupart des disques qui constituent ma collection. C'est vrai, même si, pour certains d'entre eux les souvenirs me semblent étonnants, bizzarres ou incohérents voire incompatibles avec d'autres souvenirs - ce sont donc les souvenirs les plus intéressants, ceux qui ont été (inconsciemment, il va de soi, je ne mens pas (beaucoup) sur Disco 1950) déformés voire inventés.

Il y a tout de même des disques, même parmi ceux que j'apprécie et écoute encore (car il y a de nombreux disques que je n'écoute plus ou presque plus) dont je ne me rappelle en rien l'acquisition. Grace de Jeff Buckley fait partie de ceux-ci. Je peux simplement affirmer que je l'avais déjà à l'été 2000. Rien de plus. Si je l'avais écouté avant de le posséder ou non. Si je l'avais emprunté à la bibliothèque ou si un copain me l'avait prêté. Si je l'ai acheté ou si je me le suis fait offrir. Si je l'ai reçu pour Noël ou mon anniversaire. Je n'en ai plus aucune idée.

Et c'est bien dommage. Car j'aimerais bien me souvenir de la première fois que j'ai écouté ces merveilles que sont Mojo Pin, So Real et, surtout, la reprise d'Hallelujah - reprise soi dit en passant très supérieure à la version de Leonard Cohen (il paraît d'ailleurs que cette reprise est fortement inspirée d'une reprise antérieure, que ce serait presque une reprise de reprise). En ne me souvenant pas de cette première fois, j'ai comme l'impression d'avoir été dépouillé d'une partie de la magie du disque...

Grace
Jeff Buckley
Columbia 1994

01 - Mojo Pin
02 - Grace
03 - Last Goodbye
04 - Lilac Wine
05 - So Real
06 - Hallelujah
07 - Lover, You Should've Come Over
08 - Corpus Christi Carol
09 - Eternal Life
10 - Brother

lundi 16 septembre 2024

1966 - Tim Buckley & Goodbye and Hello


Dix ou quinze ans séparent mes achats des deux premiers albums de Tim Buckley (Tim Buckley et Goodbye and Hello que je persiste à appeler Hello and Goodbye, la faute aux Scarabées, très probablement) réunis sur un seul CD - c’était très certainement à la FNAC ou au Virgin Megastore de Strasbourg - et de Lorca, chez Point Show.

Si j’ai acheté Tim Buckley & Goodbye and Hello, c’est évidemment à cause du fils de Tim, Jeff. Ébloui par Grace, je voulais savoir ce que faisait le papa. C’est parce que c’était le seul disque disponible de Tim que je l’avais choisi. J’imagine à peine le choc que j’aurais ressenti si j’avais découvert en premier Lorca ou Starsailor. Un choc sans aucun doute proche de celui ressenti avec Trout Mask Replica.
Les deux premiers albums de Tim Buckley sont bien plus sages que ceux sus-mentionnés. C’est du folk rock légèrement électrifié et doucement encordé (comprendre qu’il y a des violons) porté par une voix qui, elle, sort clairement de l’ordinaire. Une voix qui m’avait un peu rebuté au début. Et qui est pour moi aujourd’hui l’élément le plus fascinant de ces chansons qui, sous une facture assez classique, ne cèdent pourtant pas à la facilité.

On l’aura compris, Tim Buckley a été publié en 1966. Goodbye and Hello l’a suivi un an plus tard.

Tim Buckley & Goodbye and Hello
Tim Buckley
Elektra / Warner 2001

01 - I Can’t See You
02 - Wings
03 - Song of the Magician
04 - Strange Street Affair Under Blue
05 - Valentine Melody
06 - Aren’t You the Girl
07 - Song Slowly Song
08 - It Happens every Time
09 - Song for Janie
10 - Grief in my Soul
11 - She Is
12 - Understand Your Man
13 - No Man can Find the War
14 - Carnival Song
15 - Pleasant Street
16 - Hallucinations
17 - I Never Asked to be your Mountain
18 - Once I Was
19 - Phantasmagoria in Two
20 - Knight-Errant
21 - Goodbye and Hello
22 - Morning Glory

jeudi 24 novembre 2022

1304 - En Concert à Paris Vol. 1


He’s my Elvis.
C’est ainsi que Jeff Buckley parle de Nusrat Fateh Ali Khan juste avant de reprendre un de ses morceaux au Sin-é. Si je n’avais pas écouté Jeff ces derniers temps, je n’aurais pas acheté En Concert à Paris Vol. 1 chez Point Show aujourd’hui mercredi, en rentrant du boulot. Je ne l’aurais probablement même pas vu sur les étagères. Je cherchais l’édition CD des démos de 65 de Lou Reed - ils n’avaient a priori que l’édition vinyle - j’ai hésité à prendre le remix 2018 d’Animals de Pink Floyd - j’ai, pour l’instant, renoncé, je me méfie. Dans mon dos s’étalait le rayon musiques du monde. Et l’Elvis de Jeff en son milieu.

Rentré à la maison, j’ai craint que le disque - une occase - ne soit foutu : on voit à travers à plusieurs endroits. L’écoute est rassurante, ça ne saute ni ne revient en arrière. J’en suis presque étonné.

De quoi s’agit-il ? Textes coraniques, rythmiques du sous-continent indien, belles harmonies vocales, morceaux longs et sinueux qui prennent le temps de se répéter et de varier presque imperceptiblement… mais pas de Blue Suede Shoes.

En Concert à Paris Vol. 1
Nusrat Fateh Ali Khan
Ocora 1987

01 - Hamd 
02 - Naat 
03 - Manaqib Ali
04 - Manaqib Khawaja Mueenuddin Chisti

samedi 19 novembre 2022

1299 - Murder Ballads


Hier soir, aux alentours de dix heures moins dix - à ne pas confondre avec l’heure du volant - Grace venait d’achever son voyage vers Dream Brother. Trop tôt pour me coucher malgré les protestations de Natacha qui, à juste titre, prétendait qu’il n’y a pas d’heure pour aller au lit, il suffit d’être fatigué - c’était son cas. Enchaînement difficile que celui de Jeff Buckley. J’ai choisi Murder Ballads de Nick Cave accompagné de ses Mauvaises Graines - que Warren Ellis n’avait pas encore rejointes. Que j’ai écouté allongé sur ma planche de fakir.
Murder Ballads fut mon premier Nick Cave. J’en avais emprunté un exemplaire à la bibliothèque de la Robertsau, bibliothèque de quartier de Strasbourg, il y a vingt ans au moins. Un album où Nick, plus que jamais, se fait conteur d’histoires sordides, prenant tout le temps nécessaire (O’Malley’s Bar atteint le quart d’heure) pour dérouler ses récits de sexe et de sang qui se terminent par une reprise (ironique ?) de Dylan Death is not the End. Un album aux invités prestigieux : PJ Harvey, Shane McGowan, Kylie Minogue. Un album avec (rareté, chez Nick) un vrai (mini- ?) tube, Where the Wild Roses Grow. Un album loin d’être parfait - écriture un peu trop forcée pour être complètement honnête, chant bourré de tics - mais qui constitue une des meilleures entrées dans l’univers de l’Australien gavé de country-folk américain. Et le disque parfait pour les adultes qui aiment toujours qu’on leur raconte une histoire avant d’aller dormir.

Murder Ballads
Nick Cave and the Bad Seeds
Mute 1996

01 - Song of Joy
02 - Stagger Lee
03 - Henry Lee
04 - Lovely Creature 
05 - Where the Wild Roses Grow
06 - The Curse of Millhaven
07 - The Kindness of Strangers
08 - Crow Jane
09 - O’Malley’s Bar
10 - Death is not the End

dimanche 10 août 2025

2294 - Greetings from L.A.


Pendant que j’écrivais le billet sur U.F.O.F., je me suis passé Greetings from L.A., le dernier album de Tim Buckley que j’ai acheté - il y a un mois et demi, une réédition CD à bas prix, chez Point Show. Enfin… pendant que j’écrivais le billet… le misérable billet sur U.F.O.F. ne m’a pas pris tout le temps (pas bien long pourtant) que dure Greetings from L.A. à écrire. Comme celui sur Greetings from L.A. - celui que vous êtes en train de lire, donc - ne me prends pas 30 minutes à pondre. Bref, il faudrait que je me décarcasse un peu plus, que je me casse le cul davantage… ou pas.
Greetings from L.A., l’album du renouveau pour Tim Buckley après sa formidable période free (Lorca, Starsailor). Il devient funky, presque soul et surtout on le sent habité d’une confiance en lui assez incroyable pour un gars qui a vendu en moyenne 3 exemplaires et de ses opus précédents (j’avais tapé « prédécents », amusant). Alors sa voix fait du yoyo, passe du crooner à l’aigu sans flancher. On sent qu’il s’éclate, qu’il adore ce qu’il fait et qu’il est loin d’avoir tout donné. Les deux albums suivants ont malheureusement assez mauvaise réputation. Et le papa de Jeff est mort trois ans après l’enregistrement de Greetings from L.A.. Overdose - mort naturelle pour plagier Joe dans La Ballade des Dalton.

Greetings from L.A.
Tim Buckley
Warner Bros. Records ????

01 - Move with Me
02 - Get on Top
03 - Sweet Surrender
04 - Nighthawkin’
05 - Devil Eyes
06 - Hong Kong Bar
07 - Make it Right

vendredi 19 février 2021

0661 - Impromptus Op. 90 et 142 ; Sonate Arpeggione


Enfin ! Le Schubert promis !

Quoi ? Encore les Impromptus ? C’est déjà le quatrième billet, le quatrième disque sur ces fameux Impromptus... Quand on aime, on compte pas, paraît-il...
C’est cette fois un enregistrement un peu plus ancien que les précédents. Fin des années 40. Avec le son particulier de cette époque. Précis. Clinique. Parfois un peu froid dans les aigus. Très beau dans les graves. Et une légère raideur que l’on attribuera au mono. C’est une beauté que je trouve en tout cas très austère, parfait complément de l’enregistrement de Lubimov auquel je trouve des qualités toutes autres.

Mais le disque ne s’arrête pas là...

Ce n’est pas tous les jours qu’on apprend un nouveau mot. Arpeggione. Une sorte de guitare dont on joue comme un violoncelle dixit Wikipédia. Rien que pour cet ajout indispensable à ma culture - à condition que je n’oublie pas le mot d’ici quelques jours - ce disque est une bénédiction.
Malheureusement, ce n’est pas avec cet enregistrement que je saurai comment un arpeggione sonne : la sonate est jouée ici dans des arrangements pour violoncelle. On se rattrape heureusement sur le casting. Rien de moins que Rostropovich, le violoncelliste - je ne suis pas sûr d’en connaître d’autre... ah si, Pau Casals... dont je connais la rue, à Boulogne - et, au piano, le compositeur britannique Benjamin Britten (je ne vais pas frimer : de BB, je ne connais que les initiales et la reprise par Jeff Buckley de Corpus Christi Carol).
C’est donc avec une certaine gourmandise que je me lance dans cette Sonate Arpeggione... Douche froide. On va faire simple : je n’ai trouvé aucune honnêteté dans ce morceau. Tout m’y semble artificiel : les passages tristes, nostalgiques, sont lugubres, les passages joyeux sont guillerets - et ce n’est pas un compliment. Quant à l’articulation entre ces humeurs... il n’y en a pas, ça passe de l’une à l’autre sans prévenir...

Je retourne aux Impromptus.

Impromptus Op. 90 et 142 ; Sonate Arpeggione
Franz Schubert / Rudolf Firkusny - Mstislav Rostropovich - Benjamin Britten
Diapason 2017

01-04 - Impromptus D 899 Op. 90
05-08 - Impromptus D 935 Op. 142
09-11 - Sonate pour Arpeggione et Piano en La Mineur D 821

mercredi 3 mars 2021

0673 - Kick out the Jams


Avant que nous soyons tous confinés pour quelques week-ends (à compter du prochain), nous avons profité dimanche de notre régime de semi-liberté (couvre-feu à 18h...) pour recevoir à déjeuner mon frère, son épouse, sa fille et son fils. Ce dernier, mon neveu donc, s’est improvisé DJ au cours de l’après-midi en jouant avec les boutons de la platine (volume sonore qui monte fortement d’un coup (il s’est même fait un peu peur), changements de plage intempestifs, augmentation des basses, changement de fonction sur l’ampli...) mais aussi en choisissant, sans les sortir des étagères (pas touche !), uniquement en les désignant, les disques à passer.
Il a choisi des disques qui étaient à sa hauteur, ce qui correspond à la lettre M de mon classement : Ecstasy and Wine de My Bloody Valentine (ce petit, à deux ans, trois mois et un jour, a déjà excellent goût) et Mazzy Star (la parenthèse précédente n’en est que confirmée). Nous avons eu de la chance : entre les deux siégeait la rage de Kick out the Jams des MC5. Mon neveu ne comprend certes pas l’anglais mais ça m’aurait tout de même un peu gêné de lui faire entendre une présentation de chanson constituée de « Now it’s time to kick out the jams, motherfuckers ! ». Au-delà de ceci, la musique du MC5 est bien trop violente pour de si jeunes oreilles.

Trop violente aussi pour les oreilles de Natacha qui est arrivée à la conclusion, la dernière que j’ai mis le disque à fond dans le salon, que, non, ça ne lui plait pas tellement les MC5. En effet, les 5 de la Motor City (surnom de Détroit, berceau de l’industrie automobile ricaine) n’étaient pas là pour plaisanter : leur proto-punk, proto-hard aux riffs lourds et aux textes plus criés que chantés, ne faisait pas exactement dans la fioriture et ferait passer les Stooges (autre groupe de Détroit) pour de grands mélodistes. 
Étonnamment, c’est pourtant Spiritualized (ou presque) et Jeff Buckley qui m’ont amené à écouter ce groupe culte. Spiritualized est le groupe formé sur les cendres des Spacemen 3 qui jouaient régulièrement Come Together (pas celui des Beatles, hein) sur scène tandis que le second reprenait Kick out the Jams lorsqu’il jouait au club Sin-é. C’est dire l’étendue de l’influence de ces agités... que mon neveu aura droit de découvrir... mais plus tard.

Kick out the Jams
MC5
Elektra 1969 / 1991

01 - Ramblin’ Rose
02 - Kick out the Jams
03 - Come Together
04 - Rocket Reducer No. 62 (Rama Lama Fa Fa Fa)
05 - Borderline
06 - Motor City is Burning 
07 - I Want you Right Now
08 - Starship 

dimanche 14 août 2022

1202 - 20 Ans - 100 Chansons : 1991 - 1996


Plus encore que pour le CD1, nous avons un autre enregistrement de la plupart des chansons compilées sur le CD2 (consacré aux années 1991-1996) du coffret 20 Ans - 100 Chansons des Inrockuptibles. Ça n’empêche pas d’écouter de temps à autre le disque et de redécouvrir ces chansons que l’on connaît tant. Redécouvrir, oui. Car Wonderwall d’Oasis - exemple pris au hasard ou presque - n’est pas la même suivant qu’elle est précédée de Roll with It, The Importance of Being Idle ou de Caught by the Fuzz de Supergrass, n’est pas la même si elle est suivie de Round are Way ou de Born Slippy d’Underworld. Born Slippy est d’ailleurs l’autre bonne raison de passer ce disque : on ne l’a pas ailleurs, celle-ci… il faut que je pense à acheter la b.o. de Trainspotting un jour.

20 Ans - 100 Chansons : 1991- 1996
Les Inrockuptibles 2006

01 - Sheela Na Gig (PJ Harvey)
02 - Loaded (Primal Scream)
03 - Jump Around (House of Pain)
04 - Glory Box (Portishead)
05 - O Paul (Palace Brothers)
06 - Tonight we Fly (The Divine Comedy)
07 - Loser (Beck)
08 - Rock Star (Hole)
09 - Undone (The Sweater Song) (Weezer)
10 - Dream Brother (Jeff Buckley)
11 - Karma Coma (Portishead Experience) (Massive Attack)
12 - Common People (Pulp)
13 - Le Courage des Oiseaux (Dominique A)
14 - Caught by the Fuzz (Supergrass)
15 - Wonderwall (Oasis)
16 - Born Slippy (Nuxx) (Underworld)
17 - Runnin (The Pharcyde)
18 - Frank Sinatra (Cake)