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jeudi 2 octobre 2025

2347 - AM


La FNAC de Limoges visiblement au courant qu’un habitant de la ville réunit actuellement la discographie des Arctic Monkeys et qui réapprovisionne son rayon en exemplaires de AM, le cinquième album du groupe. Car je ne peux veux pas croire que c’est une simple coïncidence.

Impressionnant comme la discographie des Arctic Monkeys gagne en cohérence au fur et à mesure des achats. Le passage des débuts Whatever People Say I am, That’s What I’m Not et Favourite Worst Nightmare à Tranquility Base Hotel + Casino et The Car devient limpide avec AM… et Suck It and See ? - à voir, c’est probablement mon prochain achat du groupe.

AM
Arctic Monkeys
Domino 2022

01 - Do I Wanna Know ?
02 - R U Mine ?
03 - One for the Road
04 - Arabella
05 - I Want It All
06 - No.1 Party Anthem
07 - Mad Sounds
08 - Fireside
09 - Why’d You Only Call Me When You’re High ?
10 - Snap out of It
11 - Knee Socks
12 - I wanna be Yours

samedi 29 octobre 2022

1278 - The Car

Il est 13h22. Vendredi après-midi. J’entame ma sixième écoute de The Car d’Arctic Monkeys. En moins de 24 heures. Je l’ai acheté hier après-midi. C’est devenu rare - du moins j’en ai l’impression - que j’écoute autant de fois un disque sur une si courte période. Encore plus rare pour un disque qui vient juste de sortir.

C’est mon disque de vacances. Celui que je m’offre pour fêter le début des vacances. Comme si j’avais besoin d’une excuse, d’une occasion pour m’acheter un disque… en tout cas j’avais besoin, un énorme besoin de vacances.

J’avais entendu Body Paint. Et There’d Better be a Mirrorball. Qui m’avaient plu. Voire beaucoup plu(s) pour ce qui concerne la première. Pourtant en me présentant chez Point Show, je n’avais pas particulièrement en tête d’acheter The Car. Je n’avais pas d’idée particulière à vrai dire. Aucune idée. J’étais même prêt à prendre la réédition vinyle de Up the Bracket qui accompagne l’album d’un enregistrement concert, si je ne trouvais pas d’autre idée. C’est la seconde fois que je ne le prends pas, ce Up the Bracket.

Je fouillais dans les bacs, un peu au hasard, quand la voix qui sortait des haut-parleurs a retenu mon attention. J’ai mis quelques secondes, une minute peut-être à mettre un nom sur cette voix grave qui se veut - et parvient presque à être - celle d’un crooner. Alex Turner. Le nouvel album des singes arctiques était sur la platine du disquaire. J’ai continué de fouiller dans les bacs avec moins de conviction. Davantage concentré sur la musique qui habitait la boutique.

The Car est-il un album des Arctic Monkeys ? Je n’en suis pas certain. Ok, je n’ai suivi la carrière du groupe que de loin. Très loin. Tout de même, des guitares aussi peu présentes, une orientation presque soul, des cordes aussi présentes. On dirait plutôt la suite logique de Submarine, une suite magnifiée et orchestrée avec des moyens. Oui, on dirait un album solo d’Alex Turner.

Ce n’est même pas un album auquel je ne trouve pas de défauts. Au contraire, de manière objective, les critiques dithyrambiques me paraissent suspectes. De manière plus subjective et donc de manière plus réaliste, c’est un album absolument magnétique, envoûtant, auquel on ne peut échapper.

22h45. J’en suis désormais à 8 écoutes - sans compter l’écoute chez Point Show.

The Car
Arctic Monkeys
Domino 2022

01 - There’d Better be a Mirrorball
02 - I Ain’t Quite Where I Think I Am
03 - Sculptures of Anything Goes
04 - Jet Skis on the Moat
05 - Body Paint
06 - The Car
07 - Big Ideas
08 - Hello You
09 - Mr. Schwartz 
10 - Perfect Sense

samedi 30 août 2025

2314 - Tranquility Base Hotel + Casino


J’ai vu une vidéo l’autre jour où un apprenti-critique - exactement ce que j’essaie de ne pas être sur ce blog, sachant que je suis incapable d’être critique ; certains de nombreux billets s’en trouvent de fait vidés de toute substance - qui disait que Tranquility Base Hotel + Casino, avant-dernier album en date des Arctic Monkeys, était le parfait album à écouter en vinyle.
Ce qui est évidemment une énorme connerie car le disque n’a certainement pas été enregistré, mixé, etc. analogiquement… au niveau du son, il n’y a donc aucun intérêt à l’écouter en vinyle. Si c’est le temps nécessaire pour changer de face qui lui parait si essentiel, il existe certainement un bouton pause sur son lecteur CD qu’il peut actionner au milieu de l’album…
Pour ma part, après avoir vu (pas en entier, j’ai arrêté après la première phrase) ladite vidéo, je suis allé m’acheter le CD à la FNAC (en pensant à Spiderland). L’album ressemble fortement à The Car dans la forme mais en plus difficile d’accès, en moins évident. C’est le problème de prendre à rebours la discographie d’un groupe, il y a parfois de belles évolutions qui, en sens inverse, ressemblent à d’inutiles complications.

Tranquility Base Hotel + Casino
Arctic Monkeys
Domino 2018

01 - Star Treatment
02 - One Point Perspective
03 - American Sports
04 - Tranquility Base Hotel + Casino
05 - Golden Trunks
06 - Four out of Five
07 - The World’s First Ever Monster Truck Front Flip
08 - Science Fiction
09 - She Looks like Fun
10 - Batphone
11 - The Ultracheese

mardi 23 septembre 2025

2338 - I Bet You Look Good on the Dancefloor


À bien y réfléchir après avoir écrit mon billet de la veille, non, ce n’est pas vrai, mes achats limougeauds de disques ne sont pas si pépères… mais il y en a tout de même de bien inoffensifs… comme le single I Bet You Look Good on the Dancefloor  des Arctic Monkeys, acheté (en occase, évidemment) à Point Show il y a moins d’une semaine.

I Bet You Look Good on the Dancefloor
Arctic Monkeys
Domino 2005

01 - I Bet You Look Good on the Dancefloor
02 - Bigger Boys and Stolen Sweethearts
03 - Chun Li’s Spinning Bird Kick

jeudi 18 août 2022

1206 - 20 Ans - 100 Chansons : 2004 - 2006

2004 - 2006. J’ai été abonné un an aux Inrocks vers cette époque. En 2005. Ou à cheval sur 04 et 05 ou 05 et 06, je ne sais plus. Le dernier CD du coffret 20 Ans - 100 Chansons nous montre que le rock était de retour. En Force. Abrasif (Arctic Monkeys, Kills…), dansant (Franz Ferdinand, Bloc Party…) ou tarabiscoté (Arcade Fire, Clap Your Hands Say Yeah…), il y en avait pour tous les goûts. Ce disque montre aussi que les Inrocks était devenu un magazine pour bobos bien-pensants (Vincent Delerm, Amadou & Mariam), je ne me suis pas réabonné.

20 Ans - 100 Chansons : 2004 - 2006
Les Inrockuptibles 2006

01 - Music when the Lights Go Out (The Libertines)
02 - Rebellion (Lies) (Arcade Fire)
03 - Take me Out (Franz Ferdinand)
04 - I Luv U (Dizzee Rascal)
05 - Le Baiser Modiano (Vincent Delerm)
06 - Beau Dimanche (Amadou & Mariam)
07 - Terrible Angels (Cocorosie)
08 - 1000 Bruits (Psykick Lyrikah)
09 - Losing my Edge (Lcd Soundsystem)
10 - 22 Grand Job (The Rakes)
11 - John Wayne Gacy Jr (Sufjan Stevens)
12 - Banquet (Bloc Party)
13 - Over and Over Again (Clap Your Hands Say Yeah)
14 - The Good Ones (The Kills)
15 - Hope There’s Someone (Anthony and the Johnsons)
16 - Hey Mama Wolf (Devendra Banhart)
17 - Fake Tales of San Francisco (live) (Arctic Monkeys)

jeudi 9 mai 2019

0009 - Submarine


Je viens d'emprunter à la bibliothèque le DVD de Submarine, une comédie anglaise de 2011 dont la bande originale est signée Alex Turner, entre autres leader des Arctic Monkeys.

J'achète rarement une bande originale avant de voir le film dont elle est tirée. Seules trois me viennent à l'esprit. Virgin Suicides, Superfly et Submarine, donc. J'ai vu Virgin Suicides peu de temps après avoir acheté le disque. Je n'ai toujours pas vu les deux autres films...

Je me rappelle les circonstances d'achat de la plupart de mes disques. Pas pour Submarine. J'habitais Compiègne en 2011, époque trouble. Comment, où, pourquoi je l'ai acheté, je ne saurais dire avec certitude. C'est un vinyle 10" - par conséquent, introuvable à Compiègne - c'est très probablement à Paris que je suis allé le chercher ou que je l'ai trouvé. L'avais-je écouté avant, sur YouTube ou autre ou me l'avait-on recommandé sur un forum - je fréquentais un forum internet dédié à Oasis - ou l'ai-je acheté par hasard ou sur un coup de tête, aucun souvenir. Ce n'était pas dans la presse musicale que j'en avais entendu parler, je ne l'achetais déjà plus...
Ce n'est même pas pour Alex Turner que j'avais acheté ce disque... Je n'ai jamais accroché aux Arctic Monkeys. J'aime (et je possédais déjà) le premier album des Last Shadow Puppets, ce n'est néanmoins (probablement) pas une raison suffisante.

Submarine est un e.p. aux chansons relativement dépouillées, centrées sur la voix et la guitare acoustique d'Alex Turner - un exercice difficile. Le problème de présenter des chansons dans leur quasi-nudité, c'est qu'elles doivent être exceptionnellement solides pour ne pas paraître pauvres - ce qui arrive malheureusement sur la face A avec Hiding Tonight et Glass in the Park. Ce n'est pas mauvais, pas ennuyeux non plus, c'est simplement joli - et ce n'est pas un compliment.
Face B. On repart sur les mêmes bases avec It's Hard to Get Around the Wind... puis arrive Stuck on the Puzzle. Est-ce dû à l'instrumentation un peu plus fournie ? Est-ce dû à un texte un peu plus marquant ("I'm not the kind of fool who's gonna sit and sing to you about stars, girl" - je ne suis pas le genre d'idiot qui va s'asseoir et te parler des étoiles) ? Ou est-ce enfin une vraie bonne chanson ? Le mini-album gagne d'un coup en intérêt.
Dernier Morceau. Piledriver Waltz. Là, je ne me pose plus la question. C'est une bonne, une très bonne, une excellente chanson. Les arrangements sont certes plus travaillés mais la chanson n'en a pas probablement besoin. La mélodie, comme seule la pop anglaise sait en produire, est à la fois tarabiscotée et évidente, le texte est cruel et drôle ("you look like you've been for breakfast at the heartbreak hotel [...] your waitress was miserable and so was your food [...] If you try and walk on water, be sure to wear your cumfortable shoes" - on a l'impression que tu as pris ton petit déj' à l'hôtel des cœurs brisés [...] la serveuse n'était pas terrible, à l'image de la bouffe [...] Si tu essayes de marcher sur l'eau, choisis des chaussures confortables), la construction du morceau ne s'embarrasse pas de chichis (intro, couplet, refrain, couplet, refrain, pont instrumental, fin)...

 À bien y réfléchir, il est fort probable que j'avais écouté les morceaux avant d'acheter le disque. Et s'il y avait une bonne raison d'aller chercher et d'acheter ce disque, elle tient en deux mots : Piledriver Waltz. Une chanson est une raison suffisante. Car la pop, c'est avant tout des chansons, de bonnes chansons. Quand on parle de pop, une grande chanson peut tout justifier. Et Alex Turner essaie vraiment d'écrire de grandes chansons... et y arrive parfois...

Submarine
Alex Turner
Domino 2011

A1 - Stuck on the Puzzle (intro)
A2 - Hiding Tonight
A3 - Glass in the Park

B1 - It's Hard to Get Around the Wind
B2 - Stuck on the Puzzle
B3 - Piledriver Waltz

lundi 15 septembre 2025

2330 - Favourite Worst Nightmare


Peu après l’acquisition de Tranquility Base Hotel + Casino, ce qui me faisait alors trois albums des Arctic Monkeys dans ma collection, je me suis dit qu’il ne fallait pas s’arrêter en si bon chemin et qu’il était temps que je rassemble l’intégralité de la discographie (au moins les albums) du groupe d’Alex Turner.

Justement, je ne sais plus si c’était à la FNAC ou à Point Show, s’ennuyait dans un bac un (re)pressage récent de Favourite Worst Nightmare, le second opus du quatuor. Je visais plutôt Suck It and See ou AM et considérais ma trouvaille avec méfiance. Le souvenir que j’avais des singles de l’époque, Brianstorm, Teddy Picker, Fluorescent Adolescent est celui d’un joyeux bordel pas tout à fait maîtrisé, joué à cent à l’heure pour en masquer les manques…

Soit mon souvenir était inexact soit ce bordel est exactement ce dont j’avais besoin, j’ai apprécié l’album de bout en bout. Il fera merveille en voiture les jours où j’aurai envie de vite rentrer à la maison parce que ma journée m’aura déprimé. Il risque d’y avoir quelques excès de vitesse.

Favourite Worst Nightmare
Arctic Monkeys
Domino 2022

01 - Brianstorm
02 - Teddy Picker
03 - D is for Dangerous
04 - Balaclava
05 - Fluorescent Adolescent
06 - Only Ones who Know
07 - Do Me a Favour
08 - This House is a Circus
09 - If You were There, Beware
10 - The Bad Thing
11 - Old Yellow Bricks
12 - 505

jeudi 17 mars 2022

1052 - Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not


Disons-le - ou plutôt, redisons-le - je n’ai jamais été fan des Arctic Monkeys. Ce que j’en avais entendu ne m’avait pas renversé. Alors que j’adore une grande partie des side-projects d’Alex Turner, que ce soit la bande originale du film indé (à voir, très sympa) Submarine ou les Last Shadow Puppets - enfin essentiellement le premier album, le deuxième, le peu que j’en connais, m’a semblé bien vulgaire.

C’est Natacha qui a voulu qu’on achète le premier album. Après avoir vu (et écouté) le clip When the Sun goes Down ou de Fake Tales of San Francisco, je ne sais plus. Je l’ai donc reçu hier, mardi, ce Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not - excellent titre. Un album, il faut le reconnaître, qui propose trois mégas-tubes (les deux chansons précitées ainsi que I bet you look good on the Dancefloor), ce n’est pas si courant. Mes craintes cependant étaient plutôt confirmées… ce disque aux titres de chansons souvent trop longs, est un peu bourrin. Ça cogne sévère, ça joue vite, ça va à cent à l’heure… mais c’est épuisant.

Whatever People Say I Am, That’s What I’m Not
Arctic Monkeys
Domino 2006

01 - The View from the Afternoon
02 - I bet you look good on the Dancefloor
03 - Fake Tales of San Francisco
04 - Dancing Shoes 
05 - You Probably couldn’t see for the Lights but you serre Staring straight at Me
06 - Still Take you Home
07 - Riot Van
08 - Red Light Indicates Doors are Secured
09 - Mary Bum
10 - Perhaps Vampires is a bit Strong But…
11 - When the Sun goes Down
12 - From the Ritz to the Rubble
13 - A Certain Romance

vendredi 5 juin 2020

0402 - Novembre 2005


Fatigué ce soir. Beaucoup travaillé aujourd’hui après avoir un peu bossé. Je ne vais pas me lancer dans un long billet maintenant.

J’ai été abonné aux Inrocks. Un an. De novembre à novembre, il me semble. 2004-2005. Au minimum une fois par mois, on avait droit à un sampler. Offert avec le magazine. Une compilation. Celle-ci, de Novembre 2005, est, si je ne me trompe, la dernière reçue. Je ne sais plus si je l’ai vraiment écoutée. Je n’aimais pas trop les compilations il y a 15 ans. J’ai appris à les apprécier. Un peu.
Du coup, Cat Power et Editors, je les ai découverts plus tard. Un an environ. Sufjan Stevens, beaucoup plus tard. Plutôt 12 ans. Les Arctic Monkeys, je connaissais déjà. Sans les détester, ça n’a jamais été trop mon truc. Je préfère Alex Turner solo, je l’ai déjà dit.
Les autres, je pourrais même pas dire à quoi ils ressemblent... pas le courage d’écouter ça maintenant.

Novembre 2005
Les Inrockuptibles présentent...

01 - The Greatest (Cat Power)
02 - Huddle Formation (The Go! Formation)
03 - Fake Tales of San Francisco (Arctic Monkeys)
04 - Middle Eastern Holiday (Hard-Fi)
05 - John Wayne Gacy, Jr. (Sufjan Stevens)
06 - Steven Smith (The Organ)
07 - Munich (Editors)
08 - Circle. Square. Triangle (Test-Icicles)
09 - Jagger ‘67 (Infadels)
10 - Le Fer Forgé (Cyrz)

dimanche 28 janvier 2024

1734 - Turn the Car Around


Il y avait longtemps que j’avais envie de savoir ce que donnait la carrière solo de Gaz Coombes. Envie, ce n’est peut-être pas le mot exact. Disons, la curiosité… mais Natacha, elle qui m’a réellement introduit à Supergrass - j’en étais encore à I Should Coco - s’en moquait un peu. Peut-être était-ce de la crainte. Ou un peu de rancoeur envers le chanteur qui a plus ou moins abandonné son trio devenu officiellement le quatuor qu’a toujours été Supergrass. J’aime bien prendre Natacha comme excuse pour acheter des disques. Je ne sais pourquoi j’ai besoin de me chercher des excuses. Enfin, si, je sais. Crois savoir. Bref.

J’ai acheté plusieurs Supergrass ces derniers jours. Des rééditions-anniversaire des albums. Versions deluxe avec moult bonus. C’était l’occasion - je n’avais pas besoin d’occasion non plus… - pour découvrir ce qui venait après. Le dernier album de Gaz, Turn the Car Around, publié il y a un an et deux semaines très précisément, était encore dans les bacs de Point Show cet après-midi. Pas cher.

Première écoute ce soir après m’être refait le dernier Arctic Monkeys - on notera la réflexion sur les titres, je ne suis pas n’importe quel DJ - et l’affaire me paraît très intéressante - quel vilain mot. On est très loin du rock survitaminé aux refrains entêtants de Supergrass. Très loin. C’est d’une richesse à peine croyable pour neuf titres à peine. On passe d’une ambiance à l’autre sans ressentir l’impression de subir une collection de chansons sans lien entre elles. Mieux, il semble n’y avoir aucune faute de goût. Tout semble superbement réussi. Arrivé au terme du disque, on a envie de se replonger dedans.

Je relis mon dernier paragraphe… je ne suis toujours pas critique rock…

Turn the Car Around
Gaz Coombes
Hot Fruit Recordings 2023

01 - Overnight Trains
02 - Don’t Say It’s Over
03 - Feel Loop (Lizard Dream)
04 - Long Live the Strange
05 - Not the Only Things
06 - Turn the Car Around
07 - This Love
08 - Sonny the Strong
09 - Dance On

samedi 6 novembre 2021

0921 - Sun Structures


Vais-je enfin réussir à l’écrire ce billet sur Sun Structures, premier album de Temples ? Ça fait plusieurs jours déjà que je le repousse. Ça doit cesser ! Je m’y mets !

Il y a toujours souvent sans arrêt une raison ou une autre qui fait que je dois prioriser un autre disque, un autre billet, un autre groupe… Sun Structures, j’avais prévu d’écrire le billet le week-end dernier après avoir écouté Hot Motion, le troisième album du groupe, reçu dans la semaine. Je voulais le comparer, ce Hot Motion, à Volcano, leur deuxième album. C’est à ce moment là que je me suis aperçu que je n’avais pas écrit le billet sur Volcano alors que je pensais que c’était fait depuis belle lurette. 

HS / digression : ma librairie, il y a dix (douze ?) ans, à Paris, s’appelait La Belle Lurette. Je n’ose pas regarder sur le net si elle existe toujours, cette librairie, ma librairie… ça me fendrait le coeur qu’elle ait fermé et ait été remplacée par une boutique de fringues ou un vendeur de smoothies sans gluten ou, pire, une agence immobilière… fin de la digression / HS

Par acquis de conscience, j’ai alors vérifié avoir au moins écrit le billet sur Sun Structures - je n’avais aucun doute. Stupeur (sans les tremblements), je tombai des nues. Que nenni, Sun Structures non plus n’avait pas été billetisé. Anomalie à réparer d’urgence. Dès le début de semaine, en l’occurrence.

Sauf qu’entre temps, il y a le Kula Shaker qui est arrivé, disque commandé presque exprès pour être chroniqué, puis il y a eu l’annonce de Spiritualized (j’en tremble encore de joie) et puis ce John Mayall autour duquel je tourne depuis des mois et pour lequel je croyais enfin avoir trouvé une bonne approche - il s’agissait de ne pas le laisser fuir…

Enfin, nous y voilà. Sun Structures.

Temples en 2014 étaient mi-mi. Comprendre à la fois mirage et miracle - j’aurais pu dire mira-mira mais ça le faisait moins… Mirage parce qu’ils semblaient irréels, les Temples, avec leur chanteur à tête (et un peu voix, parfois) de Marc Bolan, leur son à la fois vintage et moderne et leurs chansons cueillies dans un arbre à sixties. Miracle parce qu’ils existaient bel et bien.
Sun Structures semblait relancer la machine rock une nouvelle fois. Près de dix ans après l’agonie de la génération Strokes / Libertines et l’émergence des Arctic Monkeys - dont je ne suis pas grand fan - ou des Black Angels - dont j’ai été fou - Keep in the Dark , Colours to Life, Shelter Song, Mesmerise et les autres morceaux du disque arrivaient encore à nous faire croire que le rock n’était pas mort - quoiqu’on s’en foute un peu qu’il soit mort ou non, le rock, non ?

De tête, sans fouiller davantage, je suis bien incapable de me rappeler l’émergence d’un bon nouveau groupe depuis Temples… dont Sun Structures était le manifeste.

Sun Structures
Temples
Heavenly 2014

01 - Shelter Song
02 - Sun Structures
03 - The Golden Throne
04 - Keep in the Dark
05 - Mesmerise
06 - Move with the Season
07 - Colours to Life
08 - A Question isn’t Answered
09 - The Guesser
10 - Test of Time
11 - Sand Dance
12 - Fragment’s Light

mardi 21 juillet 2020

0448 - Standing Next to Me


J’ai évoqué plusieurs fois les Last Shadow Puppets sur ce blog. Pourtant, je n’avais pas encore écrit de billet sur un de leurs disques - j’en ai pourtant plusieurs, de leurs disques... Ce sera chose faire aujourd’hui avec Standing Next to Me, single (45 tours, 7’’) extrait de leur premier album The Age of the Understatement.

Quand a débarqué le duo formé par Alex Turner et Miles Kane, j’étais sceptique. Je ne déteste pas les Arctic Monkeys du premier mais je ne suis pas fan pour autant et Submarine n’était pas encore sorti... Quant aux Rascals du second... Rien ne m’avait préparé à un aussi bon album, aux mélodies imparables, aux harmonies vocales superbes, aux arrangements si soignés (merci James Ford, producteur, entre autres, du premier album de Duels). Coup de foudre.

Dans ce cas, vous avez compris comment ça se passe... j’achète tout ce que je trouve... je m’en fais offrir aussi... Singles en CD, en 45 tours... en plus, pour ne rien gâcher, les pochettes des Last Shadow Puppets étaient ultra-classes... impossible d’y résister. Il existe deux 45 tours pour Standing Next to Me. Celui-ci est le numéro 2... comment le numéro 1 a pu m’échapper, là est la question...


Et puis, j’ai attendu le second album du duo... attendu, attendu... il a mis huit ans à arriver. Et était nul. Fin de l’histoire d’amour.

Standing Next to Me
The Last Shadow Puppets
Domino 2008

A - Standing Next to Me
B - Sequels