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jeudi 6 février 2025

2109 - Happiness in Magazines


Natacha : C’est qui ça ?
MLM (sentant la question-piège) : Euh… Graham Coxon.
Natacha : La vache, qu’est-ce qu’il chante mal.
MLM : Bah oui, c’est un punk, en vrai, Graham Coxon. Un punk à lunettes, comme Elvis Costello, mais un punk.

Poursuivant ma collection des disques de Blur, je tape aussi dans les à-côtés, ceux de Damon Albarn (solo ou accompagné) et ceux du guitariste à lunettes. En commençant par Happiness in Magazines, que je connaissais pour l’avoir eu en mp3 (illégaux, il va de soi) vers 2004-2005.

MLM : Je trouve pas qu’il chante si mal. Mieux que moi. Et il joue bien mieux de la guitare.
Natacha : Oui mais toi, tu ne sors pas de disques.
MLM : Pas encore… pas encore…

Happiness in Magazines
Graham Coxon
Transcopic 2004

01 - Spectacular
02 - No Good Time
03 - Girl Done Gone
04 - Bittersweet Bundle of Misery
05 - All Over Me
06 - Freakin’ Out
07 - People of the Earth
08 - Hopeless Friend
09 - Are You Ready ?
10 - Bottom Bunk
11 - Don’t be a Stranger
12 - Ribbons and Leaves

samedi 12 juillet 2025

2265 - A+E


J’ai écouté ce mercredi soir - il est 23 heures et quelques - Everyday Robots et A+E à la suite. Albums solo respectifs de Damon Albarn et Graham Coxon (publiés à deux ans d’écart). Et l’on comprend mieux que Blur se soit brisé dix ans plus tôt. Le chanteur et le guitariste n’avaient plus grand chose en commun. Plus envie de faire la même musique. A+E est aussi punk et bordélique que Everyday Robots est pensé et construit. Et à l’écoute - enfin, pour ma part, ça fait longtemps que je ne l’ai pas écouté et n’en ai nulle envie - de Think Tank, il apparaît que Damon Albarn n’était pas prêt à beaucoup de concessions au sein de son groupe. A+E comme Happiness in Magazines auront permis à Graham de se défouler, d’offrir des moments résolument euphorisants et de prouver qu’il n’est pas un grand chanteur avant de revenir au sein de Blur - et heureusement…

A+E
Graham Coxon
Parlophone 2012

01 - Advice
02 - City Hall
03 - What’ll it Take
04 - Meet and Drink and Pollinate
05 - The Truth
06 - Seven Naked Valleys
07 - Running for your Life
08 - Bah Singer
09 - Knife in the Cast
10 - Ooh, Yeh Yeh

mardi 28 octobre 2025

2373 - The Golden D


Des albums solo de Graham Coxon, j’aime le côté urgent, un peu frustre, punk sans le nihilisme, arty sans la pose, le chant mal assuré, les morceaux autant improvisés que composés. Sur The Golden D, cependant, on frôle (selon moi) plusieurs fois la limite de la facilité et du n’importe quoi… et il n’est pas impossible qu’on la franchisse une ou deux fois… Ça ne m’empêchera pas de continuer à collecter ses opus, il en a publié quelques-uns le bougre, plutôt productif.

The Golden D
Graham Coxon
Transcopic 2012

01 - Jamie Thomas
02 - The Fear
03 - Satan I Gatan
04 - Fame and Fortune
05 - My Idea of Hell
06 - Lake
07 - Fags and Failure
08 - Leave me Alone
09 - Keep Hope Alive
10 - Oochy Woochy
11 - That’s when I Reach for my Revolver
12 -Don’t Think about Always

vendredi 20 décembre 2019

0234 - Blur


Natacha et moi étions l'autre jour devant la chaîne MyMTV, programmée pour nous passer des tubes rock des années 90... Nous zappions beaucoup... On peut en effet, abréger un clip qui nous déplait et passer au suivant... mais, ce jour-là, l'algorithme qui choisit ce qui est diffusé avait envie de nous pourrir la soirée... Que des merdes ou des trucs que nous n'aimons pas (ce qui n'est pas forcément la même chose). Non-rock français (Tryo), pseudo-métal chevelu (Cherry Pie de je ne sais plus quel groupe, Guns n' Roses), bouses canadiennes (Bryan Adams), rien ne nous était épargné... Vint alors le clip de Girls and Boys. Je m'apprêtai à zapper, pour épargner Natacha, dont le désamour pour Blur est légendaire. Elle m'arrêta.

- Non, laisse... Au moins, Damon Albarn est mignon...
- Mignon ? Damon Albarn, mignon ? Je croyais que tu le détestais ??? Je croyais que tu n'aimais ni ses chansons ni sa voix ni sa gueule de branleur - car oui, Damon Albarn, mignon ou pas, a une gueule de branleur, encore plus aujourd'hui avec son incisive cassée...
- Bah oui, que veux-tu ? j'ai mis vingt ans à m'en rendre compte... oui, il est mignon, mes copines de lycée avaient raison finalement...

Tout vient à point etc. Bientôt, Natacha va se mettre à écouter du Blur et du The Good, The Bad and The Queen, du Gorillaz voire du Damon Albarn solo - j'avais jeté une oreille à son premier album solo Everyday Robot (j'ai un gros doute sur le titre) à l'époque de sa sortie, ça m'avait semblé un peu terne, pour ne pas dire chiant...

J'en profite pour évoquer l'album homonyme, à mon goût le plus réussi du groupe de Graham Coxon (le geek guitariste à lunettes qui servait un peu trop de faire-valoir à Damon Albarn au sein de Blur). Blur est réputé pour contenir Song 2 l'un des morceaux les plus célèbres du groupe, notamment parce qu'il figurait sur la bande son d'un opus du jeu vidéo FIFA. Dommage, au-delà de son côté résolument fun, c'est une chanson très médiocre.
Blur montre un groupe soucieux de s'éloigner de son image britpop et d'élargir ses horizons. Avec ses réussites : l'excellent Beetlebum qui ouvre l'album, la pop de On your Own, l'électro-déprimante (oui une chanson peut être déprimante et réussie) Death of a Party, la bondissante Movin' On ou la débilo-punky Chinese Bombs (plus drôle et, donc, plus réussie que Song 2). Et ses (semi-)échecs : la ratée Country Sad Ballad Man, You're So Great dont la production résolument lo-fi cache mal le fait que la chanson (pourtant plutôt séduisante) est inachevée ou Essex Dogs dont l'introduction crispante interminable est toujours venue à bout de ma bonne volonté.

Qui sait, peut-être que Natacha encodera bientôt l'album pour l'écouter dans le bus ou quand elle va courir ?

Blur
Blur
Parlophone / EMI 1997

01 - Beetlebum
02 - Song 2
03 - Country Sad Ballad Man
04 - M.O.R.
05 - On your Own
06 - Theme from Retro
07 - You're so Great
08 - Death of a Party
09 - Chinese Bombs
10 - I'm just a Killer for your Love
11 - Look Inside America
12 - Strange News from Another Star
13 - Movin' On
14 - Essex Dogs

samedi 8 août 2020

0466 - Think Tank


Parmi les groupes que Natacha n’aime pas, il y a Blur, je l’ai déjà dit, même si elle a mis un peu d’eau dans sa téquila Sunrise - on continue le détournement d’expression vineuse - je l’ai déjà dit, aussi.

Pour le coup, avec Think Tank, enregistré sans Graham Coxon (à part un morceau) dernier album de la première période du groupe, celle d’avant la récente reformation, je ne peux lui donner tort. J’ai acheté cet album en sachant que je ne l’aimais pas. Ça vous paraît idiot d’acheter un disque que vous n’aimez pas ? Je vous rassure, à moi aussi... un peu.
Que pensais-je en l’achetant ? Qu’espérais-je ? Apprendre à l’aimer ? Ça arrive parfois. Parfois, un disque (c’est valable aussi pour un livre, un film, toute oeuvre d’art) ne plait pas au premier abord puis, avec le temps, se révèle. On trouve un chemin, un angle d’attaque. On découvre petit à petit. Et, avec le temps, on l’apprécie pleinement, complètement, parfois même plus que certains disques pour lesquels on avait eu un coup de foudre. Ok Computer, par exemple, la première fois que je l’ai entendu, j’ai pensé que c’était de la merde inécoutable.
Si j’ai acheté Think Tank, c’est que j’avais envie, à l’époque, de l’aimer... mais le déclic n’a jamais eu lieu. Et vu que je n’ai pas spécialement envie présentement de me pencher sur son cas, le déclic n’est pas proche d’avoir lieu.

Think Tank
Blur
Parlophone 2003

01 - Ambulance
02 - Out of Time
03 - Crazy Beat
04 - Good Song
05 - On the Way to the Club
06 - Brothers and Sisters
07 - Caravan
08 - We’ve Got a File on You
09 - Moroccan Peoples Revolutionary Bowls Club
10 - Sweet Song
11 - Jets
12 - Gene by Gene
13 - Battery in your Leg

jeudi 10 août 2023

1563 - 13


Après avoir acheté The Ballad of Darren, c’est tout naturellement que j’ai eu envie de me replonger dans 13, bien des années après ma dernière écoute il me semble. Et je crois que ce fut le même choc qu’en 1999. Car il ne faut pas se fier au gospel de Tender et à la ballade rock Coffee & TV, les deux principaux singles de l’album : 13 est un disque foncièrement expérimental. Des décharges électriques, des bidouillages électroniques, du bruit, des accélérations brutales, des ralentissements inattendus, Blur se livrait sans retenue. Le groupe eut d’ailleurs du mal à survivre et Think Tank, le successeur de 13, fut l’album de la séparation.
Ajoutons à ce concours d’éloges une pochette peinte par Graham Coxon, guitariste du groupe, comme toutes les pochettes des singles - que je compte bien acquérir d’ici quelques temps - extraits de 13, il n’y a plus de quoi bouder son plaisir… même s’il est vrai que 13 peut se révéler épuisant…

PS : Sixto Rodriguez vient de passer l’arme à gauche. Hommage. Et plutôt deux fois qu’une.

13
Blur
Food 1999

01 - Tender
02 - Bugman
03 - Coffee & TV
04 - Swamp Song
05 - 1992
06 - B.L.U.R.E.M.I.
07 - Battle
08 - Mellow Song
09 - Trailerpark
10 - Caramel
11 - Trimm Trabb
12 - No Distance Left to Run
13 - Optigan 1

jeudi 7 avril 2022

1073 - Popscene


En tant que fan d’Oasis, j’ai une relation compliquée avec Blur. J’étais proche de dire « j’ai forcément une relation compliquée avec Blur »… puis je me suis aperçu que je n’avais plus 14 ans et que je ne suis plus sommé de choisir entre les Gallagher et Damon Albarn.

À 14 ans cependant, j’avais choisi. Don’t Look Back in Anger plutôt que Country House ou Charmless Man. Morning Glory et non The Great Escape, acheté plus tard et d’occaz’. Et quand, j’ai décidé de me pencher un peu plus sérieusement sur le groupe de Graham Coxon, ce ne fut pas sans méfiance et j’ai tout d’abord emprunté un disque du groupe à la bibliothèque de la Robertsau (quartier de Strasbourg).
Ce premier disque du groupe (peut-être le deuxième, après The Great Escape) était étonnamment un import japonais Bustin’ + Dronin’. Un double album proposant sur un premier CD quelques (6 de mémoire) titres en live et sur un deuxième CD des remixes de morceaux de Blur - l’album homonyme. J’avais fait une copie (sur K7 - je vous parle d’un temps…) du premier - elle prend certainement la poussière à Strasbourg - négligé le second.

J’avais un peu oublié ce disque emprunté il y a environ 23 ans… jusqu’à ce que je tombe, il y a quelques semaines, au sein d’une compilation youtubée, sur le clip de Popscene. Piqûre de rappel… je connais cette chanson… elle faisait partie des morceaux live de Bustin’ + Dronin’… mais ne l’ai sur aucun disque. Vérification, pour en avoir le coeur net, sur Leisure et Modern Life is Rubbish… je les maitrise toujours aussi peu. Pas de trace de Popscene…

J’ai cherché Bustin’ + Dronin’ sur le net… je ne suis pas contre le fait de payer 12 euros… à condition que le Obi soit dans le lot… ce qui n’est que très rarement le cas. J’ai alors commandé le single - hors album, donc - Popscene. Exemplaire comme neuf. Chanson top, faces b sympas… de quoi donner envie d’acheter d’autres singles de Blur ? Natacha va grimacer…

Popscene
Blur
Food 1992

01 - Popscene
02 - Mace 
03 - Badgeman Brown

dimanche 13 juillet 2025

2266 - Songs in A&E

La proximité entre les titres A+E (Graham Coxon) et Songs in A&E de Spiritualized n’implique aucune sorte d’hommage, rien à voir avec Giant Steps - par exemple. Introduction un peu tirée par les cheveux qui ne vise qu’à mettre des liens avec les articles précédents, liens qui s’ils sont cliqués par le lecteur, augmentera le nombre de vues de ce blog, ça ne rapporte rien à son auteur, rien de rien, alors pourquoi persiste-t-il à mettre ces liens ?, lui même ne le sait pas.

Songs in A&E, comme tous les albums de Spiritualized depuis Let it Come Down, je l’ai acheté la semaine de sa sortie. C’est ce qu’il me semble me rappeler en tout cas. Je regrette de ne pas avoir un peu attendu. Peu après avoir acheté l’édition standard, une édition sous forme de livre avait été disponible. Peu importe le flacon… me consolé-je.

Songs in A&E, comme tous les albums de Spiritualized post-Let it Come Down n’est ni un chef d’œuvre ni un album raté. C’est un album pour les convertis, qui n’attirera que peu de nouveaux adeptes. Il est particulièrement réussi dans ses chansons fragiles, tremblantes, les morceaux les plus rock étant avant tout utile à redonner de l’équilibre au disque, à ce qu’il ne s’effondre pas dans la tristesse. Il n’est pas triste. Nostalgique, peut-être - comment ne pas l’être ? - mais toujours prêt à avancer. À continuer. Avec d’autres moyens. D’autres ambitions. Avec humilité. C’est beau, aussi, l’humilité.

Songs in A&E
Spiritualized
Spaceman Records 2008

01 - Harmony 1 (Mellotron)
02 - Sweet Talk
03 - Death Take your Fiddle
04 - I Gotta Fire
05 - Soul on Fire
06 - Harmony 2 (Piano)
07 - Sitting on Fire
08 - Yeah Yeah
09 - You Lie You Cheat
10 - Harmony 3 (Voice)
11 - Baby I’m Just a Fool
12 - Don’t Hold me Close
13 - Harmony 4 (The Old Man)
14 - The Waves Crash In
15 - Harmony 5 (Accordion)
16 - Borrowed Your Gun
17 - Harmony 6 (Glockenspiel)
18 - Goodnight Goodnight