Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Damon Albarn. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Damon Albarn. Trier par date Afficher tous les articles

vendredi 20 décembre 2019

0234 - Blur


Natacha et moi étions l'autre jour devant la chaîne MyMTV, programmée pour nous passer des tubes rock des années 90... Nous zappions beaucoup... On peut en effet, abréger un clip qui nous déplait et passer au suivant... mais, ce jour-là, l'algorithme qui choisit ce qui est diffusé avait envie de nous pourrir la soirée... Que des merdes ou des trucs que nous n'aimons pas (ce qui n'est pas forcément la même chose). Non-rock français (Tryo), pseudo-métal chevelu (Cherry Pie de je ne sais plus quel groupe, Guns n' Roses), bouses canadiennes (Bryan Adams), rien ne nous était épargné... Vint alors le clip de Girls and Boys. Je m'apprêtai à zapper, pour épargner Natacha, dont le désamour pour Blur est légendaire. Elle m'arrêta.

- Non, laisse... Au moins, Damon Albarn est mignon...
- Mignon ? Damon Albarn, mignon ? Je croyais que tu le détestais ??? Je croyais que tu n'aimais ni ses chansons ni sa voix ni sa gueule de branleur - car oui, Damon Albarn, mignon ou pas, a une gueule de branleur, encore plus aujourd'hui avec son incisive cassée...
- Bah oui, que veux-tu ? j'ai mis vingt ans à m'en rendre compte... oui, il est mignon, mes copines de lycée avaient raison finalement...

Tout vient à point etc. Bientôt, Natacha va se mettre à écouter du Blur et du The Good, The Bad and The Queen, du Gorillaz voire du Damon Albarn solo - j'avais jeté une oreille à son premier album solo Everyday Robot (j'ai un gros doute sur le titre) à l'époque de sa sortie, ça m'avait semblé un peu terne, pour ne pas dire chiant...

J'en profite pour évoquer l'album homonyme, à mon goût le plus réussi du groupe de Graham Coxon (le geek guitariste à lunettes qui servait un peu trop de faire-valoir à Damon Albarn au sein de Blur). Blur est réputé pour contenir Song 2 l'un des morceaux les plus célèbres du groupe, notamment parce qu'il figurait sur la bande son d'un opus du jeu vidéo FIFA. Dommage, au-delà de son côté résolument fun, c'est une chanson très médiocre.
Blur montre un groupe soucieux de s'éloigner de son image britpop et d'élargir ses horizons. Avec ses réussites : l'excellent Beetlebum qui ouvre l'album, la pop de On your Own, l'électro-déprimante (oui une chanson peut être déprimante et réussie) Death of a Party, la bondissante Movin' On ou la débilo-punky Chinese Bombs (plus drôle et, donc, plus réussie que Song 2). Et ses (semi-)échecs : la ratée Country Sad Ballad Man, You're So Great dont la production résolument lo-fi cache mal le fait que la chanson (pourtant plutôt séduisante) est inachevée ou Essex Dogs dont l'introduction crispante interminable est toujours venue à bout de ma bonne volonté.

Qui sait, peut-être que Natacha encodera bientôt l'album pour l'écouter dans le bus ou quand elle va courir ?

Blur
Blur
Parlophone / EMI 1997

01 - Beetlebum
02 - Song 2
03 - Country Sad Ballad Man
04 - M.O.R.
05 - On your Own
06 - Theme from Retro
07 - You're so Great
08 - Death of a Party
09 - Chinese Bombs
10 - I'm just a Killer for your Love
11 - Look Inside America
12 - Strange News from Another Star
13 - Movin' On
14 - Essex Dogs

lundi 27 novembre 2023

1672 - Everyday Robots


Ce jour-là était donc jour de rattrapage. En même temps que Cat’s Eyes, j’ai acheté Everyday Robots, premier effort solo de Damon Albarn, publié il y a près de dix ans. Personne n’en avait voulu apparemment à Limoges pour qu’il traîne là encore dans les bacs de Point Show. L’aurais-je acheté s’il n’y avait eu Darren ? Je ne sais.
Damon semble abattu sur la couverture. C’est un bel album pourtant. Plein de jolies mélodies et riche d’arrangements hérités des expériences multiples d’Albarn (Gorillaz, The Good, The Bad and The Queen, Mali Music…) mais subtilement agencés, sans lourdeur. C’est aussi un album mélancolique. Presque triste. Jusqu’au superbe Heavy Seas of Love et ses touches gospel. Qui permet à l’album d’être une très grande réussite.

Everyday Robots
Damon Albarn
Parlophone 2014

01 - Everyday Robots
02 - Hostiles
03 - Lonely Press Play
04 - Mr Tembo
05 - Parakeet
06 - The Selfish Giant
07 - You and Me
08 - Hollow Ponds
09 - Seven High
10 - Photographs (You are Taking Now)
11 - The History of a Cheating Heart
12 - Heavy Seas of Love

samedi 12 juillet 2025

2265 - A+E


J’ai écouté ce mercredi soir - il est 23 heures et quelques - Everyday Robots et A+E à la suite. Albums solo respectifs de Damon Albarn et Graham Coxon (publiés à deux ans d’écart). Et l’on comprend mieux que Blur se soit brisé dix ans plus tôt. Le chanteur et le guitariste n’avaient plus grand chose en commun. Plus envie de faire la même musique. A+E est aussi punk et bordélique que Everyday Robots est pensé et construit. Et à l’écoute - enfin, pour ma part, ça fait longtemps que je ne l’ai pas écouté et n’en ai nulle envie - de Think Tank, il apparaît que Damon Albarn n’était pas prêt à beaucoup de concessions au sein de son groupe. A+E comme Happiness in Magazines auront permis à Graham de se défouler, d’offrir des moments résolument euphorisants et de prouver qu’il n’est pas un grand chanteur avant de revenir au sein de Blur - et heureusement…

A+E
Graham Coxon
Parlophone 2012

01 - Advice
02 - City Hall
03 - What’ll it Take
04 - Meet and Drink and Pollinate
05 - The Truth
06 - Seven Naked Valleys
07 - Running for your Life
08 - Bah Singer
09 - Knife in the Cast
10 - Ooh, Yeh Yeh

vendredi 28 juillet 2023

1550 - The Ballad of Darren


Je travaille, j’écris ce roman dont je rêve par courtes décharges. Des moments de tension où je gratte deux trois pages nerveusement et entre lesquels je me sens vidé, incapable, désespéré parfois. Un peu sonné ce mardi en fin d’après-midi, j’ai eu besoin de sortir, de prendre l’air, de me changer les idées. Et quoi de mieux pour me changer les idées que d’aller chez Point Show, acheter quelques disques ?

Justement, j’avais quelques idées précises. J’avais écouté le matin même deux nouvelles chansons de Blur. Les bonus de leur dernier album, The Ballad of Darren, publié vendredi dernier. Et si l’on doit juger un disque aux chansons qui en sont écartées, alors cet album promettait d’être fort agréable.
Hasard ou coïncidence ou destin ou rien de tout ça, je reconnais la voix de Damon Albarn dans les enceintes quand je franchis la porte du disquaire. C’est ma première écoute du disque, écoute qui me confirme mon envie de l’acheter. Je vérifie tout de même qu’à la vente est proposée la version deluxe avec les deux titres supplémentaires entendus le matin même The Rabbi et The Swan. C’est le cas, on l’aura compris.

Finies les expérimentations de 13 ou même de Blur - je ne parle même pas de Think Tank dont je ne souviens pas - The Ballad of Darren est un album relativement simple, alternant ballades (le titre n’était pas mensonger) et morceaux plus électriques, comme renouant la période britpop mais avec plus de maturité et moins de tours de passe-passe. La voix de Damon Albarn a gagné en gravité, la production est moins tape à l’œil et les choeurs sont toujours présents. Toutes les qualités du groupe sans nombre de ses défauts. Il est minuit, j’en suis à ma quatrième écoute, le livret est très élégant, et je commence à me dire - je vais parfois vite en besogne - que c’est peut-être mon album de Blur favori.

Il va falloir que je me procure The Magic Whip, l’album de 2015 que je ne connais pas.

The Ballad of Darren
Blur
Parlophone 2023

01 - The Ballad 
02 - St. Charles Square
03 - Barbaric
04 - Russian Strings
05 - The Everglades (for Leonard)
06 - The Narcissist
07 - Goodbye Albert
08 - Far Away Island
09 - Avalon
10 - The Heights
11 - The Rabbi
12 - The Swan

samedi 2 mai 2020

0368 - The Good, The Bad & The Queen


La saison 2 de Disco 1950 commence bien mal avec la nouvelle de la disparition de l’excellent Tony Allen.

Mon histoire avec Tony Allen est une succession de rendez-vous manqués. J’ai emprunté à la médiathèque (et aimé) plusieurs albums solo du génial batteur qu’était Tony Allen mais ne les ai pas encore achetés ou commandés... J’avais très envie d’aller le voir l’an dernier à un festival d’électro à Jouy - la porte à côté - mais avais, de mémoire, une réunion avec des parents d’élèves ce soir-là (non, votre fils / fille n’est pas que nul(le) c’est aussi une grosse feignasse... c’est le cumul des deux qui explique le 5 de moyenne... avec un peu de travail, on pourrait atteindre 8, rassurez-vous)... Je n’ai pas encore essayé ses albums avec Fela Kuti...
Bref, pour lui rendre hommage, je dois me contenter de l’album The Good, The Bad & The Queen, le seul (à moins d’un honteux oubli) dans ma discothèque où Tony Allen joue... J’emploie le verbe contenter non parce The Good, The Bad & The Queen est un mauvais album, loin de là, il est même plutôt très bon mais parce que c’est un album de rock / pop anglaise assez classique, très éloigné de l’Afrobeat que Tony Allen contribua à créer.

The Good, The Bad & The Queen, donc, est un supergroupe (c’est ainsi qu’on appelle la réunion dans un seul groupe de membres ou d’anciens membres de groupes célèbres) formé par Damon Albarn (Blur, Gorillaz...), Paul Simonon (The Clash), Simon Tong (The Verve, The Shining) et Tony Allen. Leur premier album (qui, étrangement, donna son nom au groupe, et non l’inverse) dont il est ici question est une espèce d’album-concept centré sur la ville de Londres. C’est surtout une superbe collection de superbes chansons comme Damon Albarn n’en avait jamais écrite, même aux meilleures heures de Blur. History Song ou Kingdom of Doom, pour ne citer qu’elles, sont certes plus austères que les pétillantes Girls & Boys ou Charmless Man mais proposent une mélodie et des arrangements bien plus raffinés... Dommage que le groupe ait attendu dix ans pour sortir un second album - que je n’ai pas écouté...

Quant à la batterie sur The Good, The Bad & The Queen... Tony Allen est évidemment sous-employé... ce n’est qu’un disque de rock... pas besoin d’un virtuose... McCarroll (un autre Tony) aurait tout aussi bien fait l’affaire... et ça aurait été plus marrant.

The Good, The Bad & The Queen
The Good, The Bad & The Queen
Thirteen Limited / EMI 2007

01 - History Song
02 - 80’s Life
03 - Northern Whale
04 - Kingdom of Doom
05 - Herculean
06 - Behind the Sun
07 - The Bunting Song
08 - Nature Springs
09 - A Soldier’s Tale
10 - Three Changes
11 - Green Fields
12 - The Good, The Bad & The Queen

lundi 9 novembre 2020

0559 - The Singles Collection 2001-2011


Damon Albarn, lors d’une interview récente, a sous-entendu - ce n’est pas une annonce officielle - que Paul McCartney - qui a bien plus de 64 ans désormais - pourrait apparaître, le temps d’une chanson, sur le prochain album de Gorillaz. Quelques cinq ans après avoir enregistré un morceau ridicule avec Noel Gallagher (ne manquez pas l’occasion de découvrir We got the Power sur YouTube ou sur tout autre plateforme de streaming (gratuit) - de quoi pleurer de rire), Gorillaz confirme être devenu un projet de papis qui se croient encore dans le vent...

J’ai acheté la compilation The Singles Collection 2001-2011 en soldes, à la FNAC lors d’une opération du type 7 euros le disque, les 5 pour 30 euros. Natacha, dans le magasin, avait fait la grimace. Elle n’aime pas Damon Albarn. Ni Blur. Gorillaz encore moins visiblement.
- T’es sûr  de ton coup, là ? Gorillaz, vraiment ?
- Mais oui, c’est sympa sur deux trois singles... Clint Eastwood, Dirty Harry et l’autre avec Bruce Willis dans le clip... Stylo... je vais pas acheter les albums non plus... mais les best-of, c’est fait pour ça...
- Mouais... t’achètes ce que tu veux, de toute façon... tu le passeras quand je serai pas là...

Bon, comme d’habitude, elle avait raison. Sans les clips - sans Bruce Williiiiiiiis, donc - même les meilleurs morceaux perdent de l’intérêt... Quant à l’écoute complète de ces 15 chansons d’une traite, c’est une heure qui paraît très, très longue. C’est chiant, quoi... De là à inviter, dix ans plus tard, McCartney, tout de même...

The Singles Collection 2001-2011
Gorillaz 
Parlophone 2011

01 - Tomorrow Comes Today
02 - Clint Eastwood
03 - 19-2000
04 - Rock the House
05 - Feel Good Inc
06 - Dare
07 - Dirty Harry
08 - Kids with Guns
09 - El Manana
10 - Stylo
11 - Superfast Jellyfish
12 - On Melancholy Hill
13 - Doncamatic
14 - Clint Eastwood (Ed Case & Sweetie Irie Refix)
15 - 19-2000 (Soulchild Remix)

mercredi 14 juin 2023

1506 - Trainspotting


Reçu aujourd’hui le CD de la bande originale de Trainspotting. Je n’ai pas vu le film depuis plusieurs années après l’avoir visionné une bonne quinzaine de fois autour entre mes quinze - vingt-cinq ans. Pourtant, après tant de temps sans avoir regardé les aventures de Renton, Sick Boy, Spud et les autres, Lust for Life reste attaché à la scène d’ouverture dans les rues d’Edimbourg, Atomic (par Sleeper, pas par Blondie) et les 9 minutes de Born Slippy restent associés à une sortie en boîte au cours de laquelle les personnages se révèlent, Perfect Day m’évoque toujours une overdose au cours de laquelle on a l’impression de s’enfoncer dans le sol. Et, en plus, il y a une chanson de Pulp, une de Blur et une autre de Primal Scream - la chanson titre - dont je n’ai que peu de souvenir.

Trainspotting
Music from the option Picture
EMI Premier ????

01 - Lust for Life (Iggy Pop)
02 - Deep Blue Day (Brian Eno)
03 - Trainspotting (Primal Scream)
04 - Atomic (Sleeper)
05 - Temptation (New Order)
06 - Nightclubbing (Iggy Pop)
07 - Sing (Blur)
08 - Perfect Day (Lou Reed)
09 - Mile End (Pulp)
10 - For What You Dream of (Bedrock featuring KYO)
11 - 2:1 (Elastica)
12 - A Final Hit (Leftfield)
13 - Born Slippy (Underworld)
14 - Closet Romantic (Damon Albarn).             

jeudi 5 septembre 2024

1955 - Live at Wembley Stadium


Dave Rowntree, batteur de Blur, dans une interview, déclare qu’il ira très certainement voir Oasis en concert l’été prochain, d’autant plus qu’il n’a jamais eu l’occasion de voir le groupe live, un regret.

La guéguerre Oasis-Blur est donc bien finie. Elle s’est achevée en réalité il y a des années, bien avant celle entre les frères Gallagher. Il n’y a que les médias les moins bien renseignés pour en parler encore. Et quelques idiots qui veulent crâner quand vous vous déclarez fan d’Oasis - Blur, c’était mieux, gnagnagna… Et moi aussi, donc, pour remplir ce billet…
… car le jour où je me suis acheté la réédition de Definitely Maybe, je me suis aussi pris le Live at Wembley Stadium de Blur. Concert de la dernière tournée - qui sera peut-être effectivement la dernière, Damon Albarn se montrant pessimiste sur sa capacité à incarner de nouveau le répertoire le plus fameux (après celui d’Oasis) de la pop anglaise des années 90-2000. Concert best-of aussi, revisitant tous les albums sans privilégier le dernier (et excellent) The Ballad of Darren dont la présence est réduite à deux chansons (St. Charles Square en ouverture et le single The Narcissist, juste avant de conclure) mais laissant étonnamment (?) la part belle à Parklife.
L’enregistrement, énergique à souhait, ne me laisse à vrai dire qu’un seul regret : ne jamais avoir vu Blur sur scène.

Live at Wembley Stadium
Blur
Parlophone 2024

CD1
01 - St. Charles Square
02 - There’s no Other Way
03 - Popscene
04 - Tracy Jacks
05 - Beetlebum
06 - Trimm Trabb
07 - Villa Rosie
08 - Stereotypes
09 - Out of Time
10 - Coffee & TV
11 - Under the Westway

CD2
01 - End of a Century
02 - Sunday Sunday
03 - Country House
04 - Parklife
05 - To the End
06 - Oily Water
07 - Advert
08 - Song 2
09 - This is a Low
10 - Lot 105
11 - Girls & Boys
12 - For Tomorrow
13 - Tender
14 - The Narcissist
15 - The Universal

jeudi 6 février 2025

2109 - Happiness in Magazines


Natacha : C’est qui ça ?
MLM (sentant la question-piège) : Euh… Graham Coxon.
Natacha : La vache, qu’est-ce qu’il chante mal.
MLM : Bah oui, c’est un punk, en vrai, Graham Coxon. Un punk à lunettes, comme Elvis Costello, mais un punk.

Poursuivant ma collection des disques de Blur, je tape aussi dans les à-côtés, ceux de Damon Albarn (solo ou accompagné) et ceux du guitariste à lunettes. En commençant par Happiness in Magazines, que je connaissais pour l’avoir eu en mp3 (illégaux, il va de soi) vers 2004-2005.

MLM : Je trouve pas qu’il chante si mal. Mieux que moi. Et il joue bien mieux de la guitare.
Natacha : Oui mais toi, tu ne sors pas de disques.
MLM : Pas encore… pas encore…

Happiness in Magazines
Graham Coxon
Transcopic 2004

01 - Spectacular
02 - No Good Time
03 - Girl Done Gone
04 - Bittersweet Bundle of Misery
05 - All Over Me
06 - Freakin’ Out
07 - People of the Earth
08 - Hopeless Friend
09 - Are You Ready ?
10 - Bottom Bunk
11 - Don’t be a Stranger
12 - Ribbons and Leaves

mardi 30 novembre 2021

0945 - Louise Attaque


Nous avons mis, hier, dans la voiture, en rentrant de déjeuner chez mon bro, la totalité de la playlist du téléphone de Natacha en lecture aléatoire. Et j’ai été étonné de ce qui en est sorti… avant d’être ramené à la raison.
Ainsi, j’ai entendu l’intro de Beetlebum… Natacha ? du Blur sur son téléphone ? aurais-je raté un épisode depuis ses dernières concessions sur Damon Albarn ? je ne pensais pas qu’elle était arrivé au point d’écouter du Blur dans la voiture ou en allant courir… erreur, évidemment, c’était une erreur de ma part… il s’agissait de l’intro (fort ressemblante, non ?) d’un morceau de Clap Your Hands Say Yeah !
Rebelote quelques minutes plus tard. Du Louise Attaque ? Tu écoutes Ton Invitation en douce ? Natacha, au volant, est morte de rire… c’est du Razorlight - j’ai la flemme de rechercher de quelle chanson il s’agit et de quel album elle est extraite, je me suis peut-être trompé dans le lien.

Voilà qui pourrait être une 101ème raison d’acheter un disque (ou plutôt une 102ème, la 101ème, ce serait pour rendre hommage à ceux qui ne sont plus là…) : parce que tout le monde l’a. J’ai acheté Louise Attaque de Louise Attaque, 10 ans après tout le monde, en soldes chez Virgin ou à la FNAC. Parce que tout le monde l’avait. Et pour Léa... essentiellement pour Léa. Si j’ai laissé passer 10 ans, c’était pour laisser passer la folie autour d’un groupe qui n’en demandait pas tant et qui, certainement, s’y est brûlé les ailes, voir si le groupe et l’album méritaient tout ce battage. Assurément non... L’album et le groupe méritaient cependant certainement mieux que d’être un simple phénomène de mode... ne serait-ce que pour Léa… et pour Gaëtan Roussel qui depuis a exporté ses talents de songwriter chez d’autres, notamment Bashung.

PS (mardi 30/11 à 20h21) : voici le bon lien pour Razorlight. Merci à Natacha pour la relecture.

Louise Attaque
Louise Attaque
Atmosphériques 1997

01 - Amours
02 - J’t’emmène au vent
03 - Ton Invitation
04 - La Brune
05 - Les Nuits Parisiennes
06 - L’Imposture
07 - Savoir
08 - Arrache-Moi
09 - Léa 
10 - Fatigante
11 - Tes Yeux se Moquent
12 - Vous avez l’Heure
13 - Toute cette Histoire
14 - Cracher nos Souhaits

jeudi 7 avril 2022

1073 - Popscene


En tant que fan d’Oasis, j’ai une relation compliquée avec Blur. J’étais proche de dire « j’ai forcément une relation compliquée avec Blur »… puis je me suis aperçu que je n’avais plus 14 ans et que je ne suis plus sommé de choisir entre les Gallagher et Damon Albarn.

À 14 ans cependant, j’avais choisi. Don’t Look Back in Anger plutôt que Country House ou Charmless Man. Morning Glory et non The Great Escape, acheté plus tard et d’occaz’. Et quand, j’ai décidé de me pencher un peu plus sérieusement sur le groupe de Graham Coxon, ce ne fut pas sans méfiance et j’ai tout d’abord emprunté un disque du groupe à la bibliothèque de la Robertsau (quartier de Strasbourg).
Ce premier disque du groupe (peut-être le deuxième, après The Great Escape) était étonnamment un import japonais Bustin’ + Dronin’. Un double album proposant sur un premier CD quelques (6 de mémoire) titres en live et sur un deuxième CD des remixes de morceaux de Blur - l’album homonyme. J’avais fait une copie (sur K7 - je vous parle d’un temps…) du premier - elle prend certainement la poussière à Strasbourg - négligé le second.

J’avais un peu oublié ce disque emprunté il y a environ 23 ans… jusqu’à ce que je tombe, il y a quelques semaines, au sein d’une compilation youtubée, sur le clip de Popscene. Piqûre de rappel… je connais cette chanson… elle faisait partie des morceaux live de Bustin’ + Dronin’… mais ne l’ai sur aucun disque. Vérification, pour en avoir le coeur net, sur Leisure et Modern Life is Rubbish… je les maitrise toujours aussi peu. Pas de trace de Popscene…

J’ai cherché Bustin’ + Dronin’ sur le net… je ne suis pas contre le fait de payer 12 euros… à condition que le Obi soit dans le lot… ce qui n’est que très rarement le cas. J’ai alors commandé le single - hors album, donc - Popscene. Exemplaire comme neuf. Chanson top, faces b sympas… de quoi donner envie d’acheter d’autres singles de Blur ? Natacha va grimacer…

Popscene
Blur
Food 1992

01 - Popscene
02 - Mace 
03 - Badgeman Brown

vendredi 4 août 2023

1557 - True Skies


Je ne me souviens plus comment, où j’ai entendu parler la première fois de The Shining, formé autour de deux anciens membre de The Verve, le bassiste Simon Jones et le guitariste Simon Tong. Je me rappelle très bien en revanche avoir écouté en boucle l’album True Skies en ligne - proposé en écoute libre sur le site officiel du groupe - et d’avoir bien galéré après pour le dénicher chez le disquaire.
Il y a un petit moment que je ne l’ai pas mis sur la platine. Ça se compte en années. Il faudrait que je l’encode pour pouvoir l’hurler en voiture. Je me souviens des chansons, des paroles, elles me reviennent facilement. La musique de The Shining était en effet peu novatrice. Du bon gros rock façon post-britpop vaguement psychédélique, toujours à la recherche du refrain qui trotte en tête. Natacha n’a pas aimé, l’une des rares fois où je lui ai fait écouter. Elle a probablement raison, c’est sûrement pas terrible comme disque… mais j’ai droit aussi d’aimer des trucs pourris.
Le groupe était probablement déjà dissous quand True Skies s’est retrouvé dans les bacs. Simon Jones a formé un autre groupe avec Nick McCabe qui n’a sorti qu’un album. Simon Tong a trouvé un nouveau job auprès de Damon Albarn. Les autres membres de The Shining sont retournés à l’anonymat dont ils n’étaient jamais vraiment sortis.

True Skies
The Shining
Zuma 2002

01 - Quicksilver
02 - Young Again
03 - Find a Reason
04 - Crest of an Ocean
05 - Show You the Way 
06 - I Wonder How
07 - I am the One
08 - Danger
09 - Find Your Way Home
10 - What You See
11 - Until the End
12 - Quicksilver - Outro

dimanche 10 janvier 2021

0621 - Do Rabbits Wonder ?


Première séance de peinture de l’année 2021 cette après-midi (samedi). Des tâches de peinture, quoi... de toutes les couleurs ou presque. Vous en aurez un aperçu cette après-midi (dimanche) sur Archives. Je suis (pour l’instant) très content de mes volutes orange et rouges.
L’occasion d’évoquer Do Rabbits Wonder ? de Whirlwind Heat, album de 13 titres au noms de couleur dont le premier justement s’appelle Orange et celui que je préfère s’intitule Red.

J’ai découvert Whirlwind Heat en concert, en première partie des White Stripes, à La Laiterie à Strasbourg, le concert après lequel je me suis fait dédicacer White Blood Cells. Cette première partie fut un choc. Un vrai. Pas forcément musical. Un peu quand même. Je ne sais pas comment dire.
Whirlwind Heat était (je ne sais s’ils existent encore... a priori non d’après leur discographie que je viens de consulter sur Discogs) un trio : un batteur, un bassiste et un chanteur (qui criait plus qu’il ne chantait) vague sosie de Damon Albarn (dans mon souvenir en tout cas... il ne ressemblait probablement en rien au chanteur de Blur / Gorillaz / The Good the Bad and the Queen) qui sautait en tous sens sur scène tel un Iggy Pop sous excitants et posait de temps à autres trois notes sur un synthétiseur aussi miniature que sonorement étrange. Pas de guitare. Pas de chanson - pas au sens traditionnel du terme. Un spectacle fascinant. Toujours à la limite du ridicule et de l’insupportable. Un excellent moment.

Je suis tombé un peu par hasard - quoique... je ne me rappelle pas avoir cherché le disque, il est pourtant difficilement explicable que je l’ai trouvé inintentionnellement... ou alors en cherchant (justement, puisque nous en parlions plus tôt) des disques des White Stripes : rapprochement alphabétique... - sur leur premier album Do Rabbits Wonder ?, à Gibert, boulevard Saint Germain, quelques mois plus tard. J’ai hésité avant de me le prendre, je voyais mal comment le foutoir de la performance scénique pouvait donner quelque chose d’intéressant dans le salon de mes parents... mais la tracklist avec ces treize titres colorés a excité ma curiosité et m’a décidé... L’album est un grand n’importe quoi mais mérite le détour. Plus amusant, moins prise de tête, tu meurs...

Do Rabbits Wonder ?
Whirlwind Heat
XL Recordings 2003

01 - Orange
02 - Black
03 - Purple
04 - Tan
05 - Green
06 - Blue
07 - Yellow
08 - Pink
09 - Red
10 - Brown
11 - Silver
12 - White
13 - Grey