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samedi 16 mai 2020

0382 - Parachute


Vendredi 20 heures. Natacha termine sa séance de yoga dans la chambre. Strangefolk de Kula Shaker tourne sur la platine (il est arrivé dans la boîte aux lettres en début de semaine, je l’avais commandé fin avril). Je viens de pondre un premier jet pour le numéro de En Retard de ce samedi après-midi (je m’y prends un peu plus tôt que les week-ends précédents). Mon billet pour Disco est déjà prêt. Souris dort sur mes genoux. C’est bientôt l’heure de l’apéro...
Je fais un tour rapide sur les deux trois sites web sur que je consulte régulièrement... dont le site du NME... Phil May est mort aujourd’hui.

L’article prévu pour Disco samedi attendra donc dimanche. Qu’importe qu’il corresponde à mon humeur du jour, plutôt mélancolique, il doit attendre. Car Phil May est mort... et une si triste nouvelle ne peut attendre.
J’ai déjà dit tout le bien que je pensais des Pretty Things dont Phil May était le chanteur, un des leaders et membres fondateurs. Je suis un peu pris de court, je l’avoue. Envie de rendre hommage sans savoir comment m’y prendre.
S.F. Sorrow est excellent ? Parachute est une merveille. J’ai écouté pour la première fois l’album en 2002 ou 2003. En mp3. Illégalement téléchargés sur Kazaa : je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans... Mp3 disparus pour une raison ou une autre dès 2004. J’ai (enfin !) acheté l’album, dans une splendide édition limitée 2 CD digipack, il y a deux ou trois ans seulement. Pourquoi avoir tant tardé ? Je n’ai ni excuse ni explication. Je ne me l’explique pas moi-même.
Pire, je n’ai même pas réécouté ou réentendu Parachute entre-temps. Inconcevable. Et pourtant... Mais She’s a Lover, en treize ou quatorze ans, ne m’était pas sortie de la tête, je pouvais encore la siffloter.
C’est le type de chansons dont étaient capables les Pretty Things... le type de chansons et d’albums qui font que Phil May mérite d’être salué une dernière fois.

Parachute
The Pretty Things
Snapper Music 2010

Disc One
Original Album
01 - Scene One
02 - The Good Mr. Square
03 - She was Tall, She was High
04 - In the Square
05 - The Letter
06 - Rain
07 - Miss Fay Regrets
08 - Cries from the Midnight Circus
09 - Grass
10 - Sickle Clowns
11 - She’s a Lover
12 - What’s The Use
13 - Parachute

Disc Two
Singles, B-Sides
01 - Blue Serge Blues
02 - October 26
03 - Cold Stone
04 - Stone-Hearted Mama
05 - Summertime
06 - Circus Mind
Acoustic Re-recordings
07 - Scene One
08 - In the Square / The Letter / Rain
09 - Cries from the Midnight Circus
10 - Grass
11 - Sickle Clowns
12 - She’s a Lover
13 - What’s the Use

mercredi 21 août 2019

0113 - S.F. Sorrow


L'autre soir, j'ai commencé à regarder sur Arte un documentaire sur Eric Burdon, chanteur des Animals. J'ai arrêté assez rapidement, trop foutraque, trop d'interviews de Sting (originaire comme Burdon de Châteauneuf sur la Tyne), trop apologétique.
Patti Smith, qui a écrit le passionnant Just Kids mais qui ne raconte pas toujours que des choses intéressantes, faisait partie des interviewés du documentaire et en a profité pour placer une des bêtises dont elle est capable. Elle disait en substance que les vrais rebelles, ceux qui ne voulaient à l'époque choisir ni Beatles ni Stones, choisissaient les Animals. C'était peut-être vrai aux États-Unis, ça n'en est pas moins une ânerie. Premièrement parce que tout le monde sait qu'à la question "Beatles ou Stones ?", il faut répondre Kinks ! Deuxièmement parce que, si vous voulez vraiment vous rendre intéressants, il faut plutôt citer les Pretty Things...

Que dire de S.F. Sorrow pour donner envie de l'écouter ? Disons que les Pretty Things comptait alors en leur sein un ancien membre des Rolling Stones, que l'album a été produit par le producteur du premier album de Pink Floyd, aux studios Abbey Road, qu'il s'agit du premier concept-album de l'histoire du rock (assez incompréhensible d'ailleurs, le concept, une histoire tarabiscotée racontée dans les notes du livret, à lire, d'après ce que j'ai compris, entre les chansons... bref, on s'en fout, l'important est qu'il vient avant Tommy des horripilants Who ?) et qu'il aurait été partiellement enregistré sur les instruments des Beatles (de nuit, quand la bande à Lennon enregistrait de jour - ça me semble n'être qu'une légende... mais suffisamment belle pour mériter d'être racontée). Un condensé de la musique des années 67-68 en quelque sorte, un  rock qui lorgne à la fois vers le Rythm and Blues et le psychédélisme.
Ajoutons que les morceaux 14 à 17 de cette édition sont des bonus... mais s'enchainent parfaitement avec l'album - comme quoi le concept, on s'en cogne...

Si ça n'a pas suffi à vous convaincre, Don't Let me be Misunderstood (ne me laissez pas incompris), les Animals c'est pas mal non plus...

S.F. Sorrow
The Pretty Things
This Release 1968 / Snapper Music 2009

01 - S.F. Sorrow is Born
02 - Bracelets of Fingers
03 - She Says Good Morning
04 - Private Sorrow
05 - Balloon Burning
06 - Death
07 - Baron Saturday
08 - The Journey
09 - I See You
10 - Well of Destiny
11 - Trust
12 - Old Man Going
13 - Loneliest Person
14 - Defecting Grey
15 - Mr. Evasion
16 - Talkin' About the Good Times
17 - Walking Through My Dreams

mardi 19 mai 2020

0385 - 1967-1970


Here Comes the Sun ? La plus belle - à mon humble avis - des chansons composées par George Harrison pour les Beatles et même simplement une des plus belles chansons du répertoire des Quatre Garçons dans le Vent (c’est fou le nombre d’expressions qui permettent d’éviter la répétition du nom Beatles... oups... répétition).
Here Comes the Sun est-elle le prétexte pour évoquer mon truc pastellisé proposé hier sur Archives ou est-ce le contraire, je ne suis plus bien sûr. C’est en tout cas avec un immense plaisir que je peux évoquer la compilation 1967-1970 des Scarabées (ok, c’est de la triche, ce n’est qu’une traduction de Beatles... oups... nouvelle répétition) plus connue sous le surnom d’album bleu.

Plaisir immense disais-je car l’album bleu fut pour moi (comme pour de nombreux amateurs de rock et pop anglaise) qui ai, jeune adolescent, écouté, étudié en tous sens l’exemplaire de mes parents, une étape décisive dans mon éducation musicale. En effet, si aujourd’hui je peux faire le malin en prétendant qu’à la question Beatles ou Stones ?, il faut répondre Kinks ou, encore mieux, Pretty Things, c’est uniquement parce que je sais que cette question est totalement absurde tant les Fab Four sont inégalables. Et la compilation 1967-1970, bien plus encore que sa jumelle 1962-1966 (l’album rouge) en est la preuve la plus éclatante.
Strawberry Fields Forever qui ouvre le bal est et restera la plus grande chanson pop de tous les temps. Incontestablement. Ou presque. Car A Day in the Life qu’on retrouve quelques plages plus loin est une autre prétendante au titre. Et comme si les deux plus grandes chansons de l’univers ne suffisaient pas, il faut encore considérer la liste de merveilles, perles et autres trésors rassemblés ici : la lysergique Lucy in the Sky with Diamonds, l’absurde I am the Walrus, la déchirante Don’t let me Down, Come Together avec son clavier magique et ses soli de rêves, la planante Across the Universe et, donc, Here Comes the Sun...

Certains ont écrit des pavés sur le rock et la pop, des dictionnaires, des thèses. Certains de ces travaux sont sûrement passionnants. Ils n’en sont pas moins inutiles. Pour plagier Confucius, une chanson vaut mille mots... tout est résumé sur ces deux CD que je n’ai (à ma grande honte) pas achetés : ils appartiennent à Natacha.

1967-1970
The Beatles
Apple 1993

CD1
01 - Strawberry Fields Forever
02 - Penny Lane
03 - Sgt. Pepper’s Lonely Heart Club Band
04 - With a Little Help from my Friends
05 - Lucy in the Sky with Diamonds
06 - A Day in the Life
07 - All you Need is Love
08 - I am the Walrus
09 - Hello, Goodbye
10 - The Fool on the Hill
11 - Magical Mystery Tour
12 - Lady Madonna
13 - Hey Jude
14 - Revolution

CD2
01 - Back in the USSR
02 - While my Guitar Gently Weeps
03 - Ob-La-Di, Ob-La-Da
04 - Get Back
05 - Don’t Let me Down
06 - The Ballad of John and Yoko
07 - Old Brown Shoe
08 - Here Comes the Sun
09 - Come Together
10 - Something
11 - Octopus’s Garden
12 - Let it Be
13 - Across the Universe
14 - The Long and Winding Road

vendredi 2 avril 2021

0703 - Best New Bands Showcase 2006


Pour varier un peu, plutôt que le Monster CD numéro 19, j’ai hésité, il y a deux jours, à billeter (c’est toujours un barbarisme) en deux lignes et autant de phrases dédaigneuses la compilation du NME (New Musical Express, à l’époque plus gros tirage de la presse musicale britannique) Best New Bands Shwocase 2006.
J’avais acheté le magazine pour la compilation, qui contenait You Fucking Love It le premier morceau publié par les Dirty Pretty Things, le groupe post-Libertines de Carl Barât. La chanson est aussi merdique que son titre ne le laissait présager.

J’allais donc être lapidaire, dire que c’est une compilation sans intérêt, pas écoutée depuis que je l’ai achetée avec le magazine, quand je suis tombé sur un nom, sur la dernière plage... Kevin Shields... Kevin Shields ! le leader / génie / fou maniaque de My Bloody Valentine... qui vient d’annoncer de nouveau la sortie imminente de deux albums - on va encore attendre une petite dizaine d’années... mais je digresse, digresse... gresse...
Forcément, je lis ces deux mots magiques, Kevin Shields, je ne peux qu’écouter la chanson... d’un groupe appelé The Go! Team... chanson malheureusement nulle, naze. Déçu, je me dis que je vais laisser une chance au reste de la compilation... je n’aurais pas dû : je n’ai même pas réussi à être attentif jusqu’au bout... il faudra tout de même que je jette de nouveau une oreille aux Brakes - c’est l’autre groupe des frères White, d’Electric Soft Parade.

Best New Bands Showcase 2006
NME 2006

01 - You Fucking Love It (Dirty Pretty Things)
02 - Too Late (The Like)
03 - It Happened so Fast (The Cribs)
04 - Mountains (The Spinto Band)
05 - Binary Love (The Rakes)
06 - On Sussex Downs (Larrikin Love)
07 - Careful (Hot Chip)
08 - Twelve (¡Forward, Russia!)
09 - White Unicorn (Wolfmother)
10 - All You Deliver (Jose Gonzalez)
11 - Las Cruces Jail (Two Gallants)
12 - I Can’t Stand to Stand Beside You (Brakes)
13 - Go Away (Guillemots)
14 - Huddle Flash (Kevin Shields vs The Go! Team)

lundi 18 mars 2024

1784 - We Are Ever So Clean


Je n’achète plus de disques chez eil.com, trop chers, mais je suis toujours abonné à leur newsletter que je reçois et lis bihebdomadairement. Et c’est ainsi que je découvre régulièrement l’existence d’albums des années 60 ou 70 (ils vendent des premiers pressages pour 500 £) qu’ils présentent comme des masterpieces. J’ai longtemps noté des noms, des titres, pour plus tard, à chercher, à écouter… Bref, je n’en faisais rien. Lassé d’établir des listes inutiles, j’ai changé de méthode. Et j’achète donc directement, sans écoute préalable, des rééditions CD.
C’est le cas notamment de We Are Ever So Clean de Blossom Toes (released at the height of ‘flower power’ in 1967 and widely considered to be the finest pop-psych album ever recorded vante eil.com) reçu vendredi - en même temps que Françoise Hardy et deux autres disques. Effectivement, à l’écoute, on ne risque pas de se tromper d’époque - ni d’année à une ou deux près - on nage en pleine pop farfelue vaguement psyché avec des touches de rock. Les Kinks comme les Pretty Things ne sont pas bien loin. Il semble y avoir beaucoup d’humour et de sacrées idées de production.
Je regrette déjà, après deux écoutes seulement, d’avoir acheté cette réédition qui ne comprend que 10 titres bonus (live, démos et quelques inédits) là où une réédition plus récente chez Esoteric en propose deux CD, l’un pour les versions alternatives et outtakes, l’autre avec un concert complet.

We Are Ever So Clean
Blossom Toes
Sunbeam Records 2007

01 - Look at Me I’m You
02 - I’ll be Late for Tea
03 - The Remarkable Saga of the Frozen Dog
04 - Telegram Tuesday
05 - Love Is
06 - What’s It For ?
07 - People of the Royal Parks
08 - What on Earth
09 - Mrs. Murphy Budgerigar
10 - I will Bring You This and That
11 - Mister Watchmaker
12 - When the Alarm Clock Rings
13 - The Intrepid Balloonist’s Handbook, Vol. 1
14 - You
15 - Track for Speedy Freaks (or Instant LP Digest)
16 - Everybody’s Talking (LP out-take)
17 - Look at Me I’m You (instrumental track)
18 - I’ll be Late for Tea (instrumental track)
19 - Mister Watchmaker (live)
20 - I’ll be Your Baby Tonight (45 A-Side)
21 - Jim Cregan Interview
22 - Love Is (live)
23 - Collects Little Girl (demo)
24 - Hometime (demo)
25 - Looking Up I’m Looking Back (demo)

mardi 12 janvier 2021

0623 - Hunky Dory


Hier, dimanche, sur MTV, avant que nous zappions sur une chaîne ciné pour regarder Les Randonneurs (pas terrible... c’est toujours dommage une comédie qui n’est pas drôle, non ?), il y avait une émission spéciale des Papas du Rock consacrée à David Bowie. Émission spéciale, c’est beaucoup dire, des clips de Bowie alternaient avec des clips d’artistes proches de Bowie (Lou Reed, Iggy Pop) ou d’artistes reprenant du Bowie (Nirvana) pendant qu’un bandeau de texte distillait en boucle, façon chaîne d’infos en continu, des anecdotes plus ou moins intéressantes.
Parmi ces anecdotes rapportées, il semblerait que Life on Mars ? ait pour base une commande faite à Bowie d’adapter Comme d’Habitude. Le morceau qu’il proposa fut refusé, Paul Anka rafla la mise avec son My Way, et Bowie modifia sa reprise pour en faire un morceau neuf et autonome... qui devint l’un des joyaux pop de son répertoire. Le genre de chanson que l’on peut écouter en boucle sans se lasser tant la mélodie, le texte (légèrement abscons), les arrangements, l’interprétation touchent à la perfection.

Le critique Jérôme Soligny a dit d’Hunky Dory que cet album est tellement beau que le posséder sans jamais l’écouter pouvait suffire au bonheur. Je ne suis pas tout à fait d’accord, l’album contient tout de même ses morceaux dispensables (notamment les hommages un peu trop appuyés à Dylan et Warhol) mais je comprends l’idée. J’ai beaucoup écouté Hunky Dory mais ne le sors plus souvent des rayonnages. Pourtant savoir que ce disque qui contient deux merveilles comme Life on Mars ? et Quicksand en plus de tubes comme Changes et Oh ! You Pretty Things est là, à disposition, prêt à illuminer la journée, a quelque chose de rassurant, d’apaisant : quand il ne restera plus rien à écouter, il restera toujours Hunky Dory.

Et si on se faisait un petit Life on Mars ?

Hunky Dory
David Bowie
EMI 1971 / 1999

01 - Changes
02 - Oh ! You Pretty Things
03 - Eight Line Poem 
04 - Life on Mars ?
05 - Kooks
06 - Quicksand
07 - Fill Your Heart
08 - Andy Warhol
09 - Song for Bob Dylan
10 - Queen Bitch
11 - The Bewlay Brothers

jeudi 29 juillet 2021

0821 - Rock en Seine La Compilation


Kate Nash évoquais-je il y a deux jours. Je ne connais d’elle que son single Foundations. Depuis quinze ans ou quelque chose comme ça, découvert sur VH1 à l’époque où on était équipé du câble, en colocation. C’est kitsch, mal chanté avec un accent à couper au couteau et illustré par un clip naze juste comme il faut. J’adore brailler ce texte dont je ne sais quelle est la part d’ironie et de premier degré.

Passer Foundations est bien la seule occasion de mettre sur la platine cette compilation offerte à l’entrée du festival Rock en Seine 2008 et une bonne (?) raison de l’avoir conservée, au delà de ma simple collectionnite. Il faudra tout de même que je fasse l’effort de jeter de nouveau une oreille aux Roots et à Tricky… mais pas aux horribles Dirty Pretty Things. Ni aux 6 premiers groupes de la compilation, des franciliens vainqueurs d’un tremplin… s’ils n’ont pas percé depuis c’est qu’ils ne valaient pas le coup, non ? si ? Bon, ok, je leur donnerai une chance aussi… mais avec un a priori négatif.

Rock en Seine La Compilation
2008

01 - Bully (Fortune)
02 - Clandestine (Brooklyn)
03 - Cave in Hell (Narrow Terence)
04 - Million Miles (Da Brasilians)
05 - Faluja (Molecule)
06 - Bumpy (Latitudz)
07 - Get Busy (The Roots)
08 - Council Estate (Tricky)
09 - Truth Begins (Dirty Pretty Things)
10 - Foundations (Kate Nash)

lundi 30 août 2021

0853 - Aftermath


Aftermath, comme promis.

Ce matin (dimanche), Natacha s’est réveillé avec Chanson pour l’Éthiopie (ou peu importe le vrai titre) en tête. La faute à un documentaire merdique sur Renaud vu sur je ne sais quelle chaîne de la TNT il y a quelques jours. J’ai pour ma part eu un étrange mashup de Morgane de Toi et Mistral Gagnant en tête pendant plusieurs jours - sauf à la plage où c’était Dès que le Vent Soufflera… tatata…

Je ne sais comment elle a réussi mais Natacha est parvenue durant le petit déjeuner à chasser les Chanteurs sans Frontières de son esprit avec Mothers Little Helper des Stones. Elle m’a alors demandé de passer la chanson. J’ai mis le CD d’Aftermath sur la platine, ai lancé la lecture et ai adoré l’intro et le début de Mothers Little Helper avant de me rendre compte (oui, il m’a fallu une bonne minute, j’ai honte) que c’était Paint It, Black qui faisait vibrer les enceintes et le parquet.
Paint It, Black ou Mothers Little Helper en ouverture, c’est la principale différence entre les éditions britanniques et américaines d’Aftermath - mais pas la seule : trois titres en moins aussi pour la seconde. Enfin, américaine et britannique, c’est une façon de parler puisque mon CD est japonais et mon vinyle (avec Mothers Little Helper, donc) est lui israélien - et c’est a priori un premier pressage. Je l’avais déniché chez L’Occase de l’Oncle Tom à Strasbourg, persuadé d’avoir dégoté une pépite à plusieurs centaines euros… ce qui n’est pas le cas même si je considère tout de même mon vinyle d’Aftermath comme un petit trésor.

Un jour, il y a très longtemps, j’ai demandé à ma mère qu’elle était selon elle la meilleure chanson des Stones. Elle a répondu en écrasant du pouce un insecte imaginaire sur la table Under my Thumb. Ce qui est une réponse idiote - on parle du groupe qui a Paint It, Black, Sympathy for the Devil ou Jumpin’ Jack Flash à son répertoire (chacun complètera la liste à son goût) - et une réponse excellente, digne de celle qui consiste à rétorquer Kinks ou Pretty Things à la question Scarabées ou Pierres qui Roulent ?
C’est surtout une réponse qui montre la qualité d’Aftermath : des morceaux comme Paint It, Black ou Mothers Little Helper ne suffisent pas à éclipser des petits joyaux comme Lady Jane ou Under my Thumb ou les tentatives plus soul comme Out of Time ou Take It or Leave It.

Pour revenir à Mothers Little Helper, après Paint It, Black, j’ai mis Flowers sur la platine CD. Je n’ai pas encore branché la platine vinyle sur le nouvel ampli… et n’ai pas l’intention de le faire. J’attends d’avoir changé tout le matériel.

Aftermath
The Rolling Stones 
PAX 1966

A1 - Mothers Little Helper
A2 - Stupid Girl
A3 - Lady Jane 
A4 - Under my Thumb
A5 - Doncha Bother Me
A6 - Goin’ Home
B1 - Flight 505
B2 - High and Dry
B3 - Out of Time
B4 - It’s not Easy
B5 - I am Waiting
B6 - Take It or Leave It
B7 - Think
B8 - What to Do

jeudi 23 juin 2022

1150 - TheFutureEmbrace



On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans… et c’est l’âge que vient d’avoir TheFutureEmbrace, premier album solo de Billy Corgan - je n’ai que deux jours de retard, l’anniversaire c’était le 21.

J’ai réécouté TheFutureEmbrace cette après-midi en travaillant à mon Chagall rouge.
Non, ce n’est pas un album sérieux. Ce premier effort solo, Billy l’a voulu en rupture avec ses deux expériences de groupe passées, Pumpkins et Zwan. Plus électronique, parfois presque pop. Et avec une reprise des Bee Gees (Robert Smith est tout de même aux choeurs pour ne pas qu’on se laisse trop aller). Non, ce ne peut être sérieux.
Si ! c’est un album sérieux, très sérieux même. Certainement pas un album gai. Pas un album joyeux. Il y a de la tristesse, une sorte de nostalgie dans TheFutureEmbrace. La même nostalgie qui irradiait déjà - toutes proportions gardées - Adore.
Il y avait longtemps que je n’avais pas écouté TheFutureEmbrace. Je l’ai beaucoup mis sur la platine à l’époque de sa sortie. Puis j’étais passé à autre chose. Peu réécouté depuis, la peur que ça ait très mal vieilli. C’est encore très écoutable, finalement… mais je préfère le Billy de Ogilala… je l’ai d’ailleurs mis juste après. Il s’agit d’être sérieux.

TheFutureEmbrace
Billy Corgan
Reprise Records 2005

01 - All Things Change
02 - Mina Loy (M.O.H.)
03 - The Cameraeye
04 - Tolovesomebody
05 - A100
06 - DIA
07 - Now (and Then)
08 - I’m Ready 
09 - Walking Shade
10 - Sorrows (in Blue)
11 - Pretty, Pretty Star
12 - Strayz