dimanche 31 janvier 2021

0642 - It’s Alive


J’ai acheté pas mal de disques en me fiant uniquement à leur réputation (ou à la réputation du groupe) sans en avoir entendu une note auparavant, lors de soldes à la FNAC ou chez Virgin. Souvent pour le meilleur - Marquee Moon de Television est le premier exemple qui me vient en tête - parfois pour le pire... Dans cette seconde catégorie, il y a évidemment l’inécoutable Capitaine Coeur de Bœuf... et les pénibles Ramones.

Pour les Ramones, je savais à peu près à quoi m’attendre. Rock crétin, chanson sur deux accords sans intro ni solo ni outro, musiciens ne sachant ni jouer ni chanter, punk arty new-yorkais. Ça s’annonçait plutôt marrant. Surtout en live - It’s Alive est un enregistrement en concert.
Sauf que je n’ai pas trouvé la blague particulièrement drôle. Ça tombe à plat. Une minute trente à répéter le titre de la chanson sur deux accords barrés, ça peut être amusant de temps en temps. Sur 28 titres (oui, 28, sur un seul CD, la plupart des « chansons » restent sous la barre des deux minutes), c’est franchement usant...

Allez, si je dois en garder une, disons que ce serait Now I wanna Sniff some Glue - tant qu’à choisir, autant prendre le titre le plus drôle... et pour m’amuser vraiment avec les Ramones, je retourne écouter la version de Sheena is a Punk Rocker par les Vulcanos.

It’s Alive
Ramones
Sire 1978 / WEA 1990

01 - Rockaway Beach
02 - Teenage Lobotomy
03 - Blitzkrieg Bop
04 - I wanna be Well 
05 - Glad to see you Go
06 - Gimme Gimme Shock Treatment
07 - You’re tonna Kill that Girl
08 - I don’t Care
09 - Sheena is a Punk Rocker
10 - Havana Affair
11 - Commando
12 - Here Today, Gone Tomorrow
13 - Surfin’ Bird
14 - Cretin Hop
15 - Listen to my Heart
16 - California Sun
17 - I don’t wanna Walk Around with You
18 - Pinhead
19 - Do you wanna Dance ?
20 - Chainsaw
21 - Today your Love, Tomorrow the World
22 - I wanna be a Good Boy
23 - Judy is a Punk
24 - Suzy is a Headbanger
25 - Let’s Dance
26 - Oh oh I Love her So
27 - Now I wanna Sniff Some Glue
28 - We’re a Happy Family

samedi 30 janvier 2021

0641 - Brahms - Ballades, Op. 10, Rhapsodies Op. 79


Je n’avais jamais envisagé le fait que je puisse aimer Brahms. J’ai déjà dit, plusieurs fois, apprécier ses Danses Hongroises tout en me rendant bien compte qu’on approche, dans ces courtes compositions, d’un sommet du kitsch (ok, n’exagérons rien ce ne sont pas non plus les affreuses valses de Chostakovitch, compositeur que j’admire énormément par ailleurs). C’est même ces Danses Hongroises qui m’ont longtemps retenu d’aller voir plus loin ce qui se passait du côté de chez Brahms.

Puis il y eut le livre de Leo Perutz (quelqu’un a-t-il eu le curiosité d’y jeter un œil ?) et les trios de Brahms...
Et maintenant les Ballades et Rhapsodies par Glenn Gould. C’est Natacha, dimanche après-midi, qui a voulu aller faire un petit tour pour digérer le copieux repas et qui a proposé qu’on se rende au Facteur Cheval. Elle y a repéré une armoire qui lui plaisait - mais qu’en ferait-on, honnêtement ? - pendant que je fouillais les bacs à vinyles. D’où j’ai extrait, donc, ce disque de Glenn Gould interprétant Brahms.
J’ai hésité. Pas longtemps. Quelques secondes seulement. Par superstition, le souvenir d’un Glenn Gould défectueux acheté au même endroit. Par mépris un peu aussi - je ne peux m’empêcher de sourire ironiquement devant les vinyles dont un bandeau, comme c’est le cas ici, annonce fièrement qu’ils ont bénéficié d’un enregistrement digital.

C’est un superbe disque. Glenn Gould y façonne un nouvel éloge de la lenteur tant son interprétation des Ballades paraît plusieurs fois proche de s’immobiliser complètement. Les accélérations de rythme et les passages plus intenses sont délivrés sans à-coups, naissent naturellement, sans douleur de cette lenteur. Je les ai encore écoutées hier (jeudi) soir et ce (vendredi) matin - c’était autour de minuit - dans le silence de la nuit. C’était sublime. J’ai même peint un petit gouâchis pendant que la Ballade No. 3 passait. Pour ne pas trahir la résolution prise sur ce blog avant-hier, j’ai donné à ce gouâchis le titre de Ballades de Brahms.

Ballades de Brahms

Et je peux affirmer désormais que, oui, Françoise, j’aime Brahms.

Brahms - Ballades, Op. 10, Rhapsodies Op. 79
Glenn Gould, Johannes Brahms
CBS 1983

A1 - Ballade in D Minor, Op. 10, No. 1
A2 - Ballade in D Major, Op. 10, No. 2
A3 - Ballade in B Major, Op. 10, No. 3
B1 - Ballade in B Minor, Op. 10, No. 4
B2 - Rhapsody in B Minor, Op. 79, No. 1
B3 - Rhapsody in G Minor, Op. 79, No. 2

vendredi 29 janvier 2021

0640 - A Whiter Shade of Pale


Le débat ressurgit régulièrement entre Natacha et moi. Quel est le plus meilleur slow : A Whiter Shade of Pale ou Nights in White Satin ? Je suis plutôt partisan de la seconde, Natacha clairement de la première.

Et c’est vrai que A Whiter Shade of Pale a beaucoup d’arguments pour elle. Voix chaude, profonde. Texte qui sonne excellemment bien (I was feeling kind of seasick est un vers, tel qu’il est chanté, que j’adore). Et puis cet orgue fabuleux... c’est quelque chose qu’il faudra qu’on s’achète un jour, si on a l’argent, un orgue Hammond.

En fait, le problème avec A Whiter Shade of Pale est le même qu’avec Nights in White Satin : la pochette est laide et les membres du groupe ont l’air de geeks perdus dans l’univers des hippies. Ça fait donc deux chansons dont il faut que je me trouve un disque d’une plus belle édition.

Quant à savoir laquelle des deux chansons est la plus belle, peu importe puisque les deux existent... disons égalité... et que le bonheur n’en est que doublé d’écouter l’une à la suite de l’autre.

A Whiter Shade of Pale
Procol Harum
Dream 1967

A - A Whiter Shade of Pale
B - Lime Street Blues

jeudi 28 janvier 2021

0639 - Parachutes


J’ai décidé de m’inspirer de copier Natacha... Elle donne à chacune des photos qu’elle publie sur Instagram (petite digression : abonnez-vous à son compte, elle attend avec impatience d’atteindre les 500 followers - il y a une (belle) récompense à la clef) et à chacune des galeries de son site un titre emprunté à une chanson - soit le titre de la chanson directement, soit un extrait des paroles. Je ferai désormais de même pour toute ma production graphique, dessins ou peintures - sauf pour d’éventuelles suites à mes séries suprématistes - et ce, jusqu’à ce que je change d’avis...

J’ai ainsi donné à la petite huile (réalisée ce week-end et présentée hier sur Archives) représentant deux personnages visiblement en terrain hostile se serrant l’un contre l’autre le titre de Everything’s not Lost (Tout n’est pas perdu en français francophone) emprunté à Coldplay, chanson extraite de leur premier album Parachutes.

Il faut se rappeler qu’avant de chanter avec Rihanna et Stromae (aka beurk et rebeurk) des chansons fades, niaises et artificielles, Coldplay fut un bon groupe. Leur premier album privilégiait les ambiances semi-acoustiques et les chansons simples et nostalgiques. Yellow fut un mini-tube. Trouble aussi. Don’t Panic et surtout Shiver auraient mérité d’en devenir également. L’album est certes un peu linéaire et reflétait les limites d’alors du groupe (le batteur n’avait jamais touché de baguettes avant de rejoindre le groupe, trois ou quatre ans avant l’enregistrement de l’album) mais avait un grand mérite : celui de l’honnêteté. Une qualité que Coldplay a perdu en route...

Parachutes
Coldplay
Parlophone 2000

01 - Don’t Panic
02 - Shiver
03 - Spies
04 - Sparks
05 - Yellow
06 - Trouble 
07 - Parachutes
08 - High Speed
09 - We never Changed
10 - Everything’s not Lost 

mercredi 27 janvier 2021

0638 - Disco 2000


La meilleure preuve que Natacha n’est pas collectionneuse de disques n’est pas le nombre (assez faible) qu’elle en achète. Non, c’est l’état de ses disques...

Il n’y a qu’à voir la pochette (cartonnée) de son exemplaire du single Disco 2000 de Pulp - sûrement l’une de ses chansons préférées - tellement gondolée qu’elle ne peut plus accueillir le disque en son sein (le disque et sa pochette sont conservés dans un boîtier plastique) et avec son nom écrit au dos, au stylo bille noir, pour s’en convaincre : Natacha n’accorde pas une grande importance à l’objet disque.

Elle aura beau dire qu’il n’y a que ce disque qui est dans cet état et que c’est un accident, un verre renversé lors d’une boum (écrit-on boom ?) qui a mis la pochette dans cet état et que c’est également pour cette raison, pouvoir l’amener en boom (écrit-on boum ?) sans le perdre qu’elle avait écrit son nom dessus, sa défense ne tiendra pas... en effet, un collectionneur n’emmène jamais ses disques en soirée... pas plus qu’il  ne les prête... et si un accident arrive, il rachète.

Pour changer un peu de sujet... c’est toujours marrant ces éditions françaises de single avec une estampille dans le coin gauche « CD 2 Titres »... même quand il y a plus de 2 morceaux... en même temps, dans le cas présent, il n’y a qu’un titre... et trois mixes alternatifs ou remixes... je ne sais plus si je les ai déjà entendus, ces remixes... Natacha me les passera demain en protestant contre le fait que j’ai écrit un billet entier sur elle...
Je t’aime ma chérie... mais prends soin de mes disques, s’il te plaît.

Disco 2000
Pulp
Island Records 1995

01 - Disco 2000
02 - Disco 2000 (7’’ Mix)
03 - Disco 2000 (Motiv 8 Discoïd Mix)
04 - Disco 2000 (Motiv 8 Gump Dub)

mardi 26 janvier 2021

0637 - Young Again


C’était il y a quelques semaines. Natacha a tenté de me faire une Courtney Barnett avec The Shining. Je passais True Skies, l’unique album du groupe, et Natacha, sur le premier morceau, m’a demandé, faussement innocente si ça ne ressemblait pas un peu à The Music...
Vous ne connaissez pas The Music ? Considérez-vous comme chanceux.

Ça a failli marcher. Elle a failli me vexer. Parce que, moi, j’aime bien True Skies de The Shining. Du coup, une fois que j’ai surmonté l’affront, je me suis dit que j’allais compléter ma collection (bon, ok j’en ai qu’un) de singles de The Shining. Pur esprit de contradiction.
Young Again faisait ainsi partie de ma commande polonaise arrivée la semaine dernière. Les faces B ne sont honnêtement pas terribles à la première écoute. Waterfalls semble bien banale et Headspin est un instrumental un peu irritant mais qui mérite une seconde chance. Il y a une vidéo aussi (les fameux enhanced CD...) mais je ne suis pas sûr que le lecteur de DVD soit capable de lire le format dans lequel la vidéo est encodée.

Young Again
The Shining
Zuma 2002

01 - Young Again
02 - Waterfalls
03 - Headspin
04 - Young Again (video)

lundi 25 janvier 2021

0636 - I Think I’m in Love


Il me restait quelques points de fidélité sur Rakuten. Pas grand chose. Juste de quoi m’acheter un single d’occasion. J’avais plusieurs options. J’ai vite choisi Spiritualized. À cause du billet sur Electricity, il y a quelques jours, dans lequel je disais regretter de ne pas posséder tous les singles du groupe.

J’ai choisi le single I Think I’m in Love. Premièrement parce qu’il était disponible - c’est déjà une bonne raison. Deuxièmement parce qu’aucun des deux remixes proposés en face B n’appartiennent à la tracklist des Complete Works (compilation de faces B et morceaux rares de Spiritualized). Bon après, ce sont des remixes... par les Chemical Brothers... soit les beats et bips et autres sons électroniques que le duo de DJ utilisent pour chacun (sans exception) de leurs morceaux, accompagnés de quelques bouts de mélodies tirées de la chanson originale.
Quant à l’édition radio de I Think I’m in Love, elle était compilée sur Complete Works. Pour le coup, la chanson est métamorphosée... ou plutôt amputée... de plusieurs membres. En effet, des quelques huit minutes et dix secondes du morceau original, il ne reste pas quatre minutes... et après, on me demande pourquoi je n’écoute pas la radio...

En résumé : un bon achat de pur collectionneur - sans intérêt autre que l’objet. En plus, la pochette est un peu jaunie (uniformément heureusement, ça ne se voit pas trop).

I Think I’m in Love
Spiritualized
Arista 1998

01 - I Think I’m in Love
02 - I Think I’m in Love (Chemical Brothers Vocal Remix)
03 - I Think I’m in Love (Chemical Brothers Instrumental)