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mercredi 13 mars 2024

1779 - If…


Natacha : C’est une B.O. de film ?

If… de Bill Ryder-Jones, reçu quelques jours auparavant, commandé à la suite de ma découverte de Iechyd Da, est sur la platine.

MLM : Oui, c’est une B.O.… mais pas de film.

If… est une tentative de mise en musique (ou d’accompagnement musical) de Si par une unité d’hiver un voyageur d’Italo Calvino. Roman extrêmement ambitieux. Choix étonnant de la part d’un anglo-saxon tant j’imagine mal les Britons - les Ricains encore moins - se passionner pour les expérimentations oulipiennes et les considérations purement stylistiques.
Quand un anglophone mêle musique et littérature, on l’attend plutôt du côté de William Blake, comme le fit David Axelrod avec Song of Innocence (il faut d’ailleurs que je me trouve la suite, Song of Experience). On ne peut donc que saluer le bon goût du Gallois - non que William Blake soit du mauvais goût, ne me faites pas dire ce que je ne pense absolument pas - et applaudir son ambition.

Ambition, malheureusement, il y en a beaucoup moins du côté de la partition. If… est un disque très feutré. De petites pièces au piano. Une mélodie chantonnée ici ou là. Une sorte de fausse musique classique très sage. Musique d’ambiance. Du genre de celle à laquelle s’adonne les rockeurs quand ils veulent paraître sérieux (cf. Silent Sound par exemple). C’est agréable. Très agréable. On y revient avec plaisir, ne le cachons pas… mais on sait que tout ceci ne vaut pas une bonne chanson, surtout si elle est signée Bill Ryder-Jones.

If…
Bill Ryder-Jones
Double Six 2011

01 - If…
02 - The Reader (Malbork)
03 - Leaning (Star of Sweden)
04 - By The Church of Appolonia
05 - Le Grand Désordre
06 - Enlace
07 - Intersect
08 - The Flowers #3 (Lotus)
09 - Give me a Name
10 - Some Absolute End (The End)

jeudi 20 juin 2024

1878 - A Bad Wind Blows in my Heart


Iechyd Da sera probablement mon album préféré de l’année. Il reste certes plus de six mois en 2024 mais plus j’écoute le dernier album de Bill Ryder-Jones plus je l’aime. Je n’arrive pas à m’en lasser. Je suis même, en voiture, arrivé à me forcer à mettre autre chose dans les enceintes pour ne pas me le passer en boucle.
Parmi les titres de Iechyd Da, une chanson intitulée A Bad Wind Blows in my Heart Pt. 3. Cherchant il y a quelques jours s’il existait des parties 1 et 2, j’ai appris l’existence d’un album de 2013 du Gallois, A Bad Wind Blows in my Heart, qui les contient. Album que je me suis empressé de commander et que j’ai reçu aujourd’hui.
A Bad Wind Blows in my Heart sonne comme une répétition, un premier essai, un brouillon (déjà très réussi) de Iechyd Da. On y retrouve cette douceur acoustique. Ces arrangements délicats. Et même Christina (qui deviendra Christinha). Que lui manque-t-il pour n’être pas Iechyd Da ? Rien, si ce n’est dix ans de mûrissement. Ça valait le coup d’attendre… même si je regrette de ne pas avoir connu A Bad Wind Blows in my Heart une décennie plus tôt.

A Bad Wind Blows in my Heart
Bill Ryder-Jones
Domino 2013

01 - Hanging Song
02 -There’s a World Between Us
03 - A Bad Wind Blows in my Heart
04 - By Morning I
05 - The Lemon Trees #3
06 - Anthony & Owen
07 - Wild Swans
08 - Christina that’s the Saddest Thing
09 - You’re Getting like your Sister
10 - He Took You in his Arms
11 - A Bad Wind Blows in my Heart Pt. 2

lundi 29 janvier 2024

1735 - Iechyd Da


Voilà ce que j’aurais dû / pu écrire : le dernier album de Gaz Coombes est formellement interdit aux fans de Supergrass. Car il donne raison au chanteur d’avoir sabordé son groupe pour partir en solo enrichir seul son répertoire et élargir ses horizons musicaux. Si ses précédents albums ne sont qu’à moitié aussi réussis que les neuf chansons parfaites de Turn the Car Around, le jeu en valait plus que la chandelle.

C’est pas génial non plus, loin de là, mais c’est mieux que ce que j’ai pondu pour mon billet de la veille. Il suffisait de réfléchir un peu. Et en m’accordant quelques jours supplémentaires, j’aurais certainement pu améliorer mon texte encore. Mais non, il a fallu que j’écrive immédiatement, sans recul.

D’autre part, pourquoi me casser la tête à essayer de décrire le contenu musical d’un disque alors que ce n’est pas le sujet de ce blog, sujet qui est, dois-je le rappeler, le disque lui-même. Pourquoi je l’ai acheté. Ceci dit, cette question du pourquoi n’a d’importance que si le disque est bon, non ?

Bref, pressé par le rythme de publication, un billet par jour, je ne réfléchis pas assez à ce que j’écris. Je ne me relis même pas. Et je balance deux trois banalités que je regrette dès avant la mise en ligne du billet.

J’ai raté mon billet sur Turn the Car Around en essayant vaguement de parler musique. Erreur que je ne ferai pas avec un disque acheté le même jour, le très beau Iechyd Da (c’est du Gallois) de Bill Ryder-Jones (ex-Coral dont il était membre fondateur). Un autre musicien qui se sentait trop à l’étroit dans son groupe.

Iechyd Da
Bill Ryder-Jones
Domino 2024

01 - I Know That It’s like This (Baby)
02 - A Bad Wind Blows in my Heart Pt. 3
03 - If Tomorrow Starts Without Me
04 - We don’t Need Them
05 - I Hold Something in my Hand
06 - This Can’t Go On
07 - … and the Sea…
08 - Nothing to be Done
09 - It’s Today Again
10 - Christinha
11 - How Beautiful I Am
12 - Thankfully for Anthony
13 - Nos Da

mercredi 7 août 2024

1926 - Good Grief


2024 semble une bonne année pour les survivants des années 90. Liam, Beth, Bill - ok, The Coral, formé en 1996 n’a rien publié avant 2001 - Kula Shaker - non, je plaisante - et, maintenant, Bernard Butler - ex-Suede et The Tears, deux groupes dont il était, avec Brett Anderson, la force créatrice - avec Good Grief, un album solo, exercice auquel il avait pourtant juré qu’on ne le reprendrait plus.

J’avais entendu le premier extrait, Camber Sands, probablement via un article du NME. Avait eu la même impression - non pas tout à fait quand même - que pour This Can’t Go On de Bill Ryder-Jones. Une sorte de mélange de nostalgie et d’apaisement. Une émotion complexe et, surtout, non feinte. Bernard Butler n’est pas un grand chanteur, loin de là, se contente d’une espèce de parlé-chanté qui finalement paraît parfaitement opportun dans l’atmosphère douce-amère qui se dégage.
J’avais noté la sortie de l’album quelque part dans ma tête. Et l’avais oubliée. J’oublie de toutes façons la plupart des disques que je veux acheter une fois arrivé chez le disquaire. C’était donc comme une heureuse surprise de le trouver dans le bac des nouveautés chez Point Show en fin de semaine dernière.

L’album est suffisamment beau pour que je pardonne les accents springsteeniens - je n’aime pas le Boss, désolé - de quelques chansons. Et l’on remercie les vieux d’être là encore pour continuer à créer des œuvres qui comptent pour nous… les vieux.

Good Grief
Bernard Butler
335 Recordings 2024

01 - Camber Sands
02 - Deep Emotions
03 - Living the Dream
04 - Preaching to the Choir
05 - Pretty D
06 - The Forty Foot
07 - London Show
08 - Clean
09 - The Wind

mardi 31 décembre 2024

2072 - Songs of a Lost World


31 décembre, l’heure des bilans - à ce qu’il paraît. Je ne sais si j’admire les particuliers - les journaleux, c’est leur job - capables d’établir une liste de leurs 50 ou 60 ou 100 albums préférés de l’année. Je ne sais si je les jalouse. Je suis plutôt dubitatif. Comment trouvent-ils le temps de connaître suffisamment bien tant de disques récents pour pouvoir les classer ? Est-ce parce qu’ils n’ont acheté aucun disque datant d’avant le 1er janvier dernier ? Y a-t-il une part de bluff ? Ne travaillent-ils pas à côté ? Aiment-ils vraiment tout ce qui est publié et tout ce qu’ils achètent ? Est-ce moi qui merde et n’arrive pas à m’organiser ? Est-ce moi qui n’aime pas grand chose ? Qui ai trop d’a priori ?
En fait, si, je suis jaloux.

Mon bilan de l’année sera bien plus modeste. Il y a eu des disques sympa, le Liam - Squire, le Kiwanuka, le Bernard Butler, le Diane Birch, des très bons, le Beth Gibbons, le Nick Cave (Wild God, pas encore de billet), le Dirty Three, des disques sur lesquels je n’ai pas d’avis définitif (y en a-t-il pour lesquels j’ai vraiment un avis définitif ?), les deux Smile, des disques sans grand intérêt, le Jon Muq, le Kula Shaker, des rééditions superbes, de John Cale (Paris 1919, billet à venir), de Junior Parker, de Nino Ferrer
… et deux disques qui m’ont bouleversé plus que tout autre, l’un sorti en début d’année : Iechyd Da de Bill Ryder-Jones, l’autre en fin d’année : Songs of a Lost World de The Cure.

Songs of a Lost World, premier album du groupe de Robert Smith après 16 ans de silence entrecoupé de concerts de 3 heures de long, reprend les choses là où Bloodflowers les avait laissées. Et les magnifie. J’ai toujours adoré Bloodflowers. Songs of a Lost Flowers lui file un sacré coup de vieux. C’est le même disque en mieux. Les morceaux y sont aussi longs mais sans donner la sensation de s’étirer, leur durée semble naturelle. Même les quelques 6 minutes d’intro de Endsong avant que le chant ne démarre se justifient d’elles-mêmes. Le son y est plus dense, plus monumental. L’ambiance est à la fois plus sombre et plus apaisée : Songs of a Lost World (comme son titre l’indique ?) est en grande partie un album de deuil - Robert Smith a perdu ses parents et son grand frère au cours des dernières années - la mort n’y est plus une idée romantique mais un fait à regarder en face, sans bravade, avec humilité. Les textes sont superbes - quel fabuleux premier vers que «  this is the end of every song that we sing ».
Et cette voix. Reconnaissable entre toutes. Et qui n’a pas vieilli. Comment fait-il ?

Et dire que deux nouveaux albums du groupe sont en préparation. Dont un qui pourrait voir le jour dès 2025.

Songs of a Lost World
The Cure
Polydor / Fiction 2024

01 - Alone
02 - And Nothing is Forever
03 - A Fragile Thing
04 - Warsong
05 - Drone : Nodrone
06 - I Can Never Say Goodbye
07 - All I Ever Am
08 - Endsong

mardi 19 mars 2024

1785 - Standing Next to Me


Pochette sexy, faces B qui, sans être exceptionnelles, sont mieux que du simple remplissage - et accueillent un invité de luxe (Bill Ryder-Jones). Que demander de plus à un single ?
J’ai acheté celui de Standing Next to Me des Last Shadow Puppets il y a une quinzaine d’années - pas au moment de sa sortie mais pas longtemps après - probablement chez Gibert. Quand un album me plaisait, j’achetais tous les singles qui s’y rattachaient… mais le format single a presque disparu aujourd’hui…

Standing Next to Me
The Last Shadow Puppets
Domino 2008

01 - Standing Next to Me
02 - Hang the Cyst
03 - Gas Dance