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vendredi 31 mars 2023

1431 - Out Loud !


Après avoir (enfin !) acheté ses trois albums studio (tous parfaits), je m’attèle désormais à réunir le reste de la discographie de l’excellent Michael Kiwanuka. Le premier disque de ce « reste » m’attendait en compagnie de dans la boîte aux lettres à mon retour de Normandie : Out Loud!, album enregistré en public publié en vinyle exclusivement et en édition limitée pour le Record Store Day d’avril 2018.
Cinq titres. Quatre extraits de Love & Hate. Un de Home Again. On pourrait trouver le contenu a priori bien chiche… ce serait se tromper. Les interprétations sont au contraire très généreuses, dépassant les 8 minutes de moyenne, gorgées de soli (batteries, guitares) et d’envolées de choeurs façon gospel. Mention spéciale à Black Man in a White World qui prend des accents incantatoires que la version studio ne rendaient pas parfaitement. À l’écoute du disque, je n’avais qu’une envie (le remettre aussitôt) et qu’un regret (l’absence de Cold Little Heart).
Absence qui s’est révélée n’être pas totale. Une carte glissée dans la pochette permettait de télécharger les fichiers numériques des chansons. Qui n’étaient plus au nombre de cinq mais de six. Cold Little Heart était le bonus. Bonus décevant, il faut l’avouer. La chanson fut jouée en début de concert au Royal Albert Hall et Michael n’était visiblement pas assez échauffé. La voix est nasal, peu claire. Le chant ne gagne en précision qu’aux trois quarts du morceau. Ce n’est pas grave, je privilégierai le vinyle… sauf en voiture, évidemment.

Out Loud !
Michael Kiwanuka 
Polydor 2018

A1 - Black Man in a White World (live from the Royal Albert Hall)
A2 - One More Night (live from the London Palladium)
A3 - Tell me a Tale (live from the Birmingham Symphony Hall)
B1 - Father’s Child (live from the Royal Albert Hall)
B2 -  Love and Hate (live from the Royal Albert Hall)

mp3
01 - Cold Little Heart (live from the Royal Albert Hall)
02 - One More Night (live from the London Palladium)
03 - Black Man in a White World (live from the Royal Albert Hall)
04 - Tell me a Tale (live from the Birmingham Symphony Hall)
05 - Father’s Child (live from the Royal Albert Hall)
06 - Love and Hate (live from the Royal Albert Hall)

vendredi 11 juillet 2025

2264 - Live 1966 (The « Royal Albert Hall » Concert)


C’est peut-être par là, qu’il aurait fallu commencer, avant de proposer la version Chan Marshall / Cat Power. Live 1966 (The « Royal Albert Hall » Concert) est l’un des bootlegs les plus fameux de l’histoire du rock (appelons ça comme ça). Jimmy Page racontait à une époque que c’était tout simplement son disque préféré. Dylan y achève sa mue électrique entamée sur disque et sur scène (à Newport, notamment) et assume pleinement l’affrontement et l’hostilité avec le public. On l’insulte, on le traite de Judas, il répond en demandant à son groupe de jouer fucking loud.
Le bootleg est devenu album officiel en 1998. Un premier disque pour la partie acoustique du concert. Un second pour la partie électrique, Dylan plus Janus que jamais. Il ne se trouvera plus un seul grincheux de nos jours - ou alors il faut bien chercher - pour oser affirmer qu’un des deux versants de ce Dylan de 1966 vaut bien mieux que l’autre tant les deux sets sont passionnants, gorgés de pépites.

Et pour ceux qui auront remarqué les guillemets autour de Royal Albert Hall : le concert a en réalité eu lieu à Manchester, erreur classique de bootlegger qui se trompe dans l’étiquetage de ses enregistrements. Cat Power, elle, a bien joué à Londres.

Live 1966 (The « Royal Albert Hall » Concert)
Bob Dylan
Columbia / Legacy 1998

CD1
01 - She Belongs to Me
02 - Fourth Time Around
03 - Visions of Johanna
04 - It’s All Over Now, Baby Blue
05 - Desolation Row
06 - Just Like a Woman
07 - Mr. Tambourine Man

CD2
01 - Tell Me, Momma
02 - I don’t Believe You (She Acts like we never Have Met)
03 - Baby, Let me Follow you Down
04 - Just like Tom Thumb’s Blues
05 - Leopard-Skin Pill-Box Hat
06 - One too Many Mornings
07 - Ballad of a Thin Man
08 - Like a Rolling Stone

dimanche 8 novembre 2020

0558 - Royal Albert Hall, October 10, 1997 Live


Un live hypnotique, c’est le souhait que j’émettais, hier, dans mon billet à propos de Live Versions de Tame Impala, disant justement que cet enregistrement en concert du groupe australien ne l’était pas assez, hypnotique, pas assez fou, trop carré.

Royal Albert Hall, October 10, 1997 Live, enregistrement de concert de Spiritualized lors de la tournée Ladies and Gentlemen we are Floating in Space, lui aussi, est carré. Les musiciens sont en place, savent ce qu’ils ont à jouer, ne partent pas dans de grands délires ou dans des soli extravagants. Mais pour ce qui est de l’hypnose, de la transe, on peut difficilement faire mieux que cet album live. Surtout sur le CD1. Les petits motifs planants d’Electric Mainline (extrait de Pure Phase, second album du groupe) ou de Shine a Light (extrait de Lazer Guided Melodies) sont répétés jusqu’à la limite du supportable, les plages de phasing n’en finissent plus d’affluer et de refluer, les passages bruitistes prennent une ampleur impossible à atteindre en studio, les vibrations des cuivres deviennent électriques.
Le CD2 est à peine plus sage. Les chansons, toutes extraites de Ladies and Gentlemen we are Floating in Space (à part, bien entendu, la reprise, d’abord respectueuse puis en roue libre, du gospel Oh Happy Day) font l’objet d’une relecture totale : instrumentation revisitée (Broken Heart), refonte totale d’un instrumental (No God Only Religion), développement de passages sous-exploités en studio (Come Together)... on redécouvre les morceaux, on ne les en aime que davantage.

Ce disque est le premier que j’ai possédé de Spiritualized. Après ma découverte de Ladies and Gentlemen we are Floating in Space, emprunté à la bibliothèque de Strasbourg, je n’avais trouvé que ce live en magasin. Je l’ai donc beaucoup, beaucoup écouté. Au grand dam de ma mère qui le trouvait particulièrement irritant... ça ne la faisait visiblement pas décoller.

Royal Albert Hall, October 10, 1997 Live
Spiritualized
Deconstruction 1998

CD1
01 - Intro
02 - Shine a Light
03 - Electric Mainline
04 - Electricity
05 - Home of the Brave
06 - The Individual
07 - Medication
08 - Walking with Jesus
09 - Take your Time

CD2
01 - No God Only Religion
02 - Broken Heart
03 - Come Together
04 - I Think I’m in Love
05 - Cop Shoot Cop
06 - Oh Happy Day

mardi 12 décembre 2023

1687 - The Dreams we Have as Children - Live at the Royal Albert Hall


Natacha a - comme moi, sans que nous ne nous soyons consultés, sur le chemin du boulot - mis l’intégrale de la playlist de son téléphone en aléatoire alors qu’elle était en déplacement en fin de semaine dernière. Et le hasard faisant bien les choses ou non, le random lui a proposé The Man who Sold the World deux fois de suite - par Bowie et par Nirvana, on l’aura compris.
L’anecdote a occasionné un petit jeu vendredi soir après dîner - il n’y avait rien à la téloche de toutes façons. Je passais des chansons, elle devait trouver qui en avait fait une reprise (que nous avions à la maison) et dire laquelle des deux versions était la meilleure. Hallelujah et Suzanne de Cohen y sont passées. Disco 2000 de Pulp. Cum on Feel the Noize de Slade. There’s a World de Neil Young. Et beaucoup d’autres.
Parmi tous ces titres repris, il y eut There is a Light that Never Goes Out des Smiths. Qui peut avoir osé reprendre ça ?, s’étonna Natacha, à part Nono ?, tenta-t-elle.

Effectivement, Noel a repris la chanson. C’était lors d’une tournée acoustique pour célébrer la publication du best-of Stop the Clocks. Et lors d’un concert caritatif au Royal Albert Hall pour la fondation de Roger Daltrey de lutte contre les cancers infantiles. Ledit concert qui a fait l’objet d’un CD promotionnel, The Dreams we Have as Children offert avec le Sunday Times. C’est Nicolas, le frère de Natacha, qui nous l’avait ramené de chez les Grand-Britons. Aucune idée de ce que j’ai fait du journal.
Disque très sympa. Avec des versions suffisamment différentes des originales pour susciter un vrai intérêt même si on flirte sur certains passages avec le tire-larmes (le début de Slide Away).

Sinon, pour la reprise de la chanson la plus romantique de tous les temps (n’ayons pas peur des hyperboles), il y avait aussi The Divine Comedy et les Magic Numbers (j’écoute justement leur premier opus en écrivant ces lignes).

The Dreams we Have as Children - Live at the Royal Albert Hall
Noel Gallagher
The Sunday Times 2009

01 - Fade Away
02 - Listen Up
03 - Half the World Away
04 - The Butterfly Collector
05 - All You Need is Love
06 - Don’t Go Away
07 - Sad Song
08 - Wonderwall
09 - Slide Away
10 - There is a Light that Never Goes Out
11 - Married with Children

lundi 25 septembre 2023

1609 - Live at the Royal Albert Hall


Nick Cave vient de publier un album live de la tournée Carnage, vient d’achever un album avec ses mauvaises graines - à paraître d’ici quelques semaines / mois - et a sorti un livre d’entretiens salué par la critique internationale (la traduction française est déjà disponible). Sans compter tous les objets (certes pas tous intéressants) proposés uniquement sur le site officiel de l’Australien. Ce n’est pas de cette façon que je vais parvenir à compléter ma collection à laquelle il manque encore plusieurs albums et plus encore de e.p. et singles…

Le Live at the Royal Albert Hall, enregistré sur deux concerts en 1997, était, à l’origine, prévu pour être le disque bonus d’un best-of publié en 1998. Pour des raisons obscures, le mixage ne faut pas terminé à temps et l’album fut finalement publié dix ans plus tard. Je l’ai acheté sans l’avoir écouté au préalable, sur Rakuten. C’est un disque un peu décevant. Typique des best-of live, trop proche d’une simple compilation. Les versions proposées sont bien sages, peu éloignées des versions studio (si on excepte l’absence de PJ Harvey et de Kylie Minogue sur, respectivement, Henry Lee et Where the Wild Roses Grow). Les chansons ne sont pas réinventées. C’est parfait pour qui ne connaît que peu le groupe. Frustrant pour qui cherche la perle rare.

Live at the Royal Albert Hall
Nick Cave & the Bad Seeds
Live Here Now / Mute ????

01 - Lime Tree Arbour
02 - Stranger than Kindness
03 - Red Right Hand
04 - I Let Love In
05 - Brompton Oratory
06 - Henry Lee
07 - The Ship Song
08 - Where the Wild Roses Grow
09 - People ain’t no Good
10 - Do You Love Me ?
11 - Far from Me
12 - The Mercy Seat

jeudi 10 juillet 2025

2263 - Sings Dylan (The 1966 Royal Albert Hall Concert)


Après The Shape of Jazz to Come (Something Else), on poursuit dans la même veine avec Cat Power Sings Dylan (The 1966 Royal Albert Hall Concert), autre réinterprétation d’un moment important de l’histoire de la musique de la seconde moitié du XXème siècle.
Cette fois, ce n’est pas de jazz mais de folk (enfin plus tout à fait) dont il est question. Et ce n’est pas un album qui est réenregistré mais un concert qui est rejoué dans son intégralité. Pas n’importe quel concert. L’un des plus importants de Dylan. Celui où il achève sa mue de protest-singer en artiste dégagé de toutes obligations y compris celles envers son public. Cat Power ne rejoue pas le concert à la façon d’un tribute band, Bootleg Beatles, Noasis ou autre, elle a l’habitude des albums de reprises et ne se contente pas d’une simple imitation.
On peut cependant s’interroger sur ses motivations derrière un tel concert et un tel disque. Motivations qui ne sont pas révélées par le livret qui se contente de reproduire les paroles des chansons. Je me suis creusé la tête plusieurs fois. Je n’ai pas trouvé d’explication qui me satisfasse complètement.
Les interprétations sont fidèles aux originales. Seules changent les intonations du chant, propres à Cat Power. Est-ce assez ? Pour passer un bon moment, assurément. Pour en faire un disque intéressant ?

Sings Dylan (The 1966 Royal Albert Hall Concert)
Cat Power
Domino 2023

CD1
01 - She Belongs to Me
02 - Fourth Time Around
03 - Visions of Johanna
04 - It’s All Over Now, Baby Blue
05 - Desolation Row
06 - Just Like a Woman
07 - Mr. Tambourine Man

CD2
01 - Tell Me, Momma
02 - I don’t Believe You (She Acts like we never Have Met)
03 - Baby, Let me Follow you Down
04 - Just like Tom Thumb’s Blues
05 - Leopard-Skin Pill-Box Hat
06 - One too Many Mornings
07 - Ballad of a Thin Man
08 - Like a Rolling Stone

mercredi 11 décembre 2019

0225 - Gimme Shelter


Décibul, encore. Vendredi dernier, toujours.
Avant d'extraire Live Rust des bacs, j'en avais déjà retiré ce Gimme Shelter des Rolling Stones. (Un peu) par erreur. Enfin, pas vraiment. Simplement, je n'ai pas appliqué ce que j'enseigne ou tente (en vain) d'enseigner à mes élèves : il faut lire la consigne, calmement et dans son intégralité. Ce que je n'ai pas fait avec la tracklist de cet album dont je n'avais jamais entendu parler auparavant.
En effet, j'ai cru en parcourant la pochette en diagonale que je m'achetais un enregistrement live des Pierres qui Roulent dont 6 titres n'étaient publiés que sur ce Gimme Shelter. Non, ce n'est pas ça. Il n'y a en fait que 6 titres live (et encore, il semble que la reprise d'Otis Redding soit un morceau studio mixé avec des cris de public) prétendument (il semble que ce soit également un mensonge) au Royal Albert Hall, les 6 de la face B. La face A n'est qu'une compilation, un mini best-of (et quel best-of, 6 morceaux indispensables, vitaux même !).

Aurais-je acheté tout de même l'album si j'avais fait plus attention ? Probablement oui, car un live d'Under my Thumb et de Lady Jane, ça m'intéresse forcément (même si la version de celle-là n'est finalement pas exceptionnelle), car je n'avais pas encore la version studio de l'excellente Jumpin' Jack Flash dans ma discothèque et, surtout, car il y a la reprise de I've been Loving you too Long que j'évoquais plus haut...
Otis étant un géant, c'est toujours instructif d'entendre des reprises de ses chansons... Honnêtement, je n'attendais pas grand chose de cette reprise... et, pour le coup, je n'ai pas été déçu... vraiment, c'est enregistré en studio, ça ? on comprend mieux qu'on cherche à faire croire que c'est un enregistrement en concert... car Mick Jagger se ridiculise comme rarement sur cette reprise. Disons-le, je crois que je suis capable de faire aussi bien que lui sur ce morceau... et ceux qui m'ont déjà entendu chanter savent ce que ça signifie... pourquoi publier ça ?

Gimme Shelter
The Rolling Stones
Decca 1971

A1 - Jumpin' Jack Flash
A2 - Love in Vain
A3 - Honky Tonk Women
A4 - Street Fighting Man
A5 - Sympathy for the Devil
A6 - Gimme Shelter
B1 - Under my Thumb
B2 - Time is on my Side
B3 - I've Been Loving you too Long
B4 - Fortune Teller
B5 - Lady Jane
B6 - (I can't get no) Satisfaction