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lundi 13 avril 2020

0349 - The Freewheelin’ Bob Dylan


Les Strokes ne sont pas les seuls à être sortis de leur torpeur ces derniers jours. Bob Dylan aussi. 6 ou 7 ans que le Zim n’avait pas publié de musique originale... il n’était même pas Prix Nobel à l’époque. Entre temps, on a eu droit à un album de reprises de Sinatra (non écouté, je ne me suis pas encore fait à cette idée, Sinatra repris par Dylan...) et à de nouveaux numéros des Bootleg Series mais rien d’inédit.
Contrairement aux Strokes, ce n’est pas d’un album dont nous gratifie Dylan mais d’une seule chanson... de 16 minutes et quelques. Je dois avouer ne pas me sentir tout à fait prêt actuellement à 16 ou 17 minutes de marmonnements (la voix de Dylan semble se dégrader d’année en année... il partait pourtant déjà de loin) à propos de l’assassinat de Kennedy (ce semble être le thème de la chanson... je me trompe peut-être, sûrement)...

Qu’elle semble loin l’époque où les chansons de Dylan étaient réellement pertinentes, soit qu’elles épousaient parfaitement l’air du temps, soit qu’elles le prenaient à rebrousse-poil, cet air du temps. Enfin, même Dylan a droit de vieillir... et de radoter. Les inconditionnels (dont je ne suis pas) seront béats d’admiration de toute façon.

The Freewheelin’ Bob Dylan (littéralement le Bob Dylan en roue libre), premier disque que j’ai acheté de Dylan (à l’occasion d’un module d’anglais sur le rock anglophone) montrait au contraire un Dylan concis, précis et qui semblait faire mouche à chaque chanson. Chanson d’amour (Girl from the North Country reprise quelques années plus tard sur Nashville Skyline), chanson de paix (le « tube » Blowin’ in the Wind), protest songs (Masters of War, A Hard Rain’s a-gonna Fall), talking blues, ballade, folk, country... tout tombe juste sur The Freewheelin’ Bob Dylan. Tout y semble le reflet parfait de son époque et tout y semble à la fois intemporel. C’est à ceci qu’on reconnaît les grandes œuvres.

Sinon, c’est quand qu’il publie les suites de ses Chroniques, son autobiographie ? ça, je l’attends avec impatience.

The Freewheelin’ Bob Dylan
Bob Dylan
Columbia 1963 / Sony 2003

01 - Blowin’ in the Wind
02 - Girl from the North Country
03 - Masters of War
04 - Down the Highway
05 - Bob Dylan’s Blues
06 - A Hard Rain’s A-Gonna Fall
07 - Don’t Think Twice, It’s all Right
08 - Bob Dylan’s Dream
09 - Oxford Town
10 - Talkin’ World War III Blues
11 - Corrina, Corrina
12 - Honey, Just Allow me one more Chance
13 - I Shall be Free

lundi 9 janvier 2023

1350 - The Original Mono Recordings : The Freewheelin’ Bob Dylan


Chez Dylan, il n’y a pas de progression linéaire. Tout se fait en ruptures. Après un premier essai très oubliable, il tape direct dans le mille. The Freewheelin’ Bob Dylan n’est pas parfait - quelques, trois ou quatre, morceaux ne servent que de remplissage - mais c’est tout comme. Un premier hymne (Blowin’ in the Wind), une chanson d’amour éternelle (Girl from the North Country) et un brûlot politique d’une rare violence (Masters of War), peut-on mieux débuter un album ? Ajoutons à ça une chanson superbe mais bizarrement foutue qui annonce déjà le Dylan plus complexe à venir (Hard Rain), une chanson d’amour désespéré (Don’t Think Twice, it’s Alright) et une couverture fabuleuse devenue mythique : on obtient un premier chef d’œuvre. Pour ma part, j’ai toujours considéré que ce Dylan en roue libre était le vrai premier album, les vrais débuts du Zim.

The Original Mono Recordings : The Freewheelin’ Bob Dylan
Bob Dylan
Columbia 2010

01 - Blowin’ in the Wind
02 - Girl from the North Country
03 - Masters of War
04 - Down the Highway
05 - Bob Dylan’s Blues
06 - A Hard Rain’s a-Gonna Fall
07 - Don’t Think Twice, it’s Alright
08 - Bob Dylan’s Dream
09 - Oxford Town
10 - Talkin’ World War III Blues
11 - Corrina, Corrina
12 - Honey, Just Allow me one more Chance
13 - I Shall be Free

mercredi 11 janvier 2023

1352 - The Original Mono Recordings : Another Side of Bob Dylan


Je ne suis guère plus enthousiaste avant de débuter Another Side of Bob Dylan que je ne l’étais pour The Times They are a-Changin’. Des chansons de Another Side of Bob Dylan, j’en connais davantage que des chansons de son prédécesseur mais je les connais avant tout, en y réfléchissant, à travers les reprises par les Byrds - ce qui est assez ironique puisque The Times They are a-Changin, la chanson, je l’ai probablement entendue par les Byrds avant de l’entendre par Dylan.

J’avais tort. Another Side of Bob Dylan, s’il n’égale en rien les albums qui le suivront ni Freewheelin’, est un album très agréable, très varié, presque amusant par moments - c’est étrange de dire que Dylan est amusant, non ? - comme sur I Shall be Free No. 10, talkin’ blues (a priori exaspérant donc) qui m’impose étrangement un grand sourire. Un album où Dylan se (re)cherche encore un peu. Il ne va pas tarder à se trouver.

The Original Mono Recordings : Another Side of Bob Dylan
Bob Dylan
Columbia 2010

01 - All I Really Want to Do
02 - Black Crow Blues
03 - Spanish Harlem Incident
04 - Chimes of Freedom
05 - I Shall be Free No. 10
06 - To Ramona
07 - Motorpsycho Nitemare
08 - My Back Pages
09 - I don’t Believe You
10 - Ballad in Plain D
11 - It ain’t me Babe

dimanche 8 janvier 2023

1349 - The Original Mono Recordings : Bob Dylan


Plus qu’une huitaine de jours avant de devoir… j’en profite pour vous m’accorder une petite série sur le coffret The Original Mono Recordings de Bob Dylan, sur le modèle de celle entreprise il y a quelques temps déjà à propos du coffret Archives Vol. II de Neil Young.

La différence avec Neil est que le coffret The Original Mono Recordings n’offre aucun inédit. Uniquement les albums originaux dans leur mix mono. Et, je ne vais pas me prétendre expert en Zim qui peut jouer au jeu des sept différences entre les versions mono et stéréo, la différence est bien moins cruciale que, par exemple, chez les Beatles.

Le coffret propose les huit premiers albums, de Bob Dylan à John Wesley Harding dans des pochettes individuelles façon vinyles ainsi qu’un épais livret riche en illustrations présentant les albums en question. Un code permettait de tout télécharger en mp3 - je n’ai trouvé l’étiquette qu’aujourd’hui, l’offre a expiré depuis 11 ans.

On écoute tout donc, à commencer par Bob Dylan. Un mauvais album, ne le cachons pas. Où Dylan parodie ce qu’il deviendra bientôt, sans en avoir déjà le talent. À nouveau, les exégètes trouveront que tel morceau ouvre la voie à telle chanson de tel album ultérieur. La Highway 51 reste tout de même bien loin de la 61. Je ne retiens qu’une chanson, la reprise de House of the Risin’ Sun où Dylan fait un vrai effort d’interprétation - en fait même un peu trop - et sort de ses marmonnements nasaux. Ça fait peu. Mais la suite vaut le coup…

The Original Mono Recordings : Bob Dylan
Bob Dylan
Columbia 2010

01 - You’re no Good
02 - Talkin’ New York
03 - In my Time of Dyin’
04 - Man of Constant Sorrow
05 - Fixin’ to Die
06 - Pretty Peggy-O
07 - Highway 51
08 - Gospel Plow
09 - Baby, Let me Follow you Down
10 - House of the Risin’ Sun
11 - Freight Train Blues
12 - Song to Woody
13 - See that my Grave is Kept Clean


vendredi 3 juillet 2020

0430 - In Concert : Brandeis University 1963


Bob Dylan est numéro 2 des ventes d’albums aux États-Unis avec son dernier opus Rough and Rowdy Ways et devient par la même occasion le premier artiste à classer un de ses disques dans le TOP 40 américain au cours de chaque décennie depuis 1960. L’occasion de rendre hommage au Zim...

L’hommage restera mesuré, à l’image de mon enthousiasme pour les plus derniers albums de Dylan : Disco 1950 n’est pas un de ces médias consensuels où tout le monde est beau et gentil et formidable...  au contraire, Disco MLM prend parfois un peu trop à coeur le diction Qui aime bien châtie bien et prend plaisir à brûler ce qu’il a aimé. Et j’ai profondément aimé Dylan - je l’aime toujours mais bien plus raisonnablement.
Le dernier album original de Dylan sur lequel j’entends des chansons que j’ai aimées a aujourd’hui près de vingt cinq ans (Time Out of Mind en 1997). Et le dernier disque que je me rappelle avoir acheté est ce In Concert : Brandeis University 1963, un vinyle sur lequel j’étais tombé par hasard chez Gibert au moment de sa publication et sur lequel je m’étais jeté sans hésitation. Un enregistrement live de Masters of War datant de 1963, on n’a pas besoin d’y réfléchir à deux fois... Le concert, pourtant, est assez étrange. Il eut lieu moins de 3 semaines avant la sortie de The Freewheelin Bob Dylan, album qui lança sa carrière après un premier album (au mieux) médiocre sobrement intitulé Bob Dylan. Pourtant, la setlist ne fait appel (hors Masters of War) à aucun des futurs immenses standards que celui-là contient... pas de Blowin’ in the Wind, pas de Girl from the North Country, pas de A Hard Rain’s A-Gonna Fall, pas de Don’t Think Twice, It’s Alright... non, à la place des talkin’ blues  (littéralement des blues où le texte est plus parlé que chanté... l’ancêtre lointain du slam...), par définition lourdauds, et des chansons oubliables... sauf Masters of War. C’est presque un concert incompréhensible, qui ressemble à un sabotage. Quel intérêt pour un jeune chanteur en devenir de ne jouer aucune (ou presque) de ses bonnes chansons ? Si ce n’est du mauvais esprit...

Je parlais d’hommage, je crois que c’est raté... j’aurais dû choisir un autre disque... après tout, j’ai plusieurs éditions de Bringing it all Back Home... tant pis, je ne vais pas changer alors que j’ai fini mon billet... moi aussi, souvent, j’ai mauvais esprit.

In Concert : Brandeis University 1963
Bob Dylan
Columbia Records 2011

A1 - Honey, Just Allow Me One More Chance (incomplete)
A2 - Talkin’ John Birch Paranoid Blues
A3 - Ballad of Holmes Brown
A4 - Masters of War
B1 - Talkin’ World War III Blues
B2 - Bob Dylan’s Dream
B3 - Talkin’ Bear Mountain Picnic Massacre Blues

mercredi 26 juillet 2023

1548 - The Basement Tapes


Je dois avouer, en écoutant le disque bonus de l’édition deluxe de Council Skies, j’ai trouvé que You Ain’t Goin’ Nowhere sonnait très Dylan. Je me suis dit, ça y est, Nono après plusieurs tentatives peu convaincantes (Mucky Fingers, The Good Rebel…) a enfin réussi son morceau dylanesque - dit-on dylanien ? dylanoire ? dylaneux ?. Consultant le livret, je fus déçu, You Ain’t Goin’ Nowhere ne sonne pas comme du Dylan, c’est du Dylan. Effectivement, la chanson ne me disait rien. Je suis parti à sa recherche. Et ai honteusement découvert que j’en possédais un enregistrement…
J’avais un peu oublié The Basement Tapes, acheté chez L’Occase de l’Oncle Tom (Strasbourg) il y a vingt ans ou quelque chose comme ça et pas écouté depuis longtemps, trop longtemps. Après avoir écouté hier soir la version originale de You Ain’t Goin’ Nowhere, je me suis fait le double album au complet ce matin. Ce n’est pas un album de Dylan. C’est un album de Dylan et de The Band. Une grande partie des 24 morceaux a été enregistrée dans la cave (d’où le titre) d’une maison appartenant aux membres de The Band en 1967, sous le signe du bœuf entre potes. Les autres morceaux ont été rassemblés par le groupe seul, en d’autres occasions. Le disque n’est sorti qu’en 1975 - un coffret, publié bien plus tard - sombre conflit entre Dylan et sa maison de disque.
De morceaux marquants, je ne suis pas certain qu’il y en ait tant sur The Basement Tapes. Ceux qui cherchent un Ballad of a Thin Man, un Gates of Eden ou un Stuck Inside of Mobile with the Memphis Blues Again en seront pour leur frais. En revanche, c’est un album qui respire la joie. Celle d’être ensemble, celle de jouer, la joie de la musique, loin des pressions commerciales. Un album heureux et qui rend heureux.
Détail(s) amusant(s), la face A telle qu’annoncée sur la liste des pistes se trouve bien sur la face 1 de l’album mais on trouve à son revers la face D. Ce sont les faces B et C qui occupent le second disque. Quand aux durées annoncées sur les étiquettes centrales des vinyles, elles sont tout simplement fantaisistes ou alors la moitié des chansons durent moins de dix secondes, ce dont je ne me suis pas rendu compte.

On termine par une confession. You ain’t Goin’ Nowhere… je préfère la version de Noel.

The Basement Tapes
Bob Dylan & The Band
CBS 1975

A1 - Odds and Ends
A2 - Orange Juice Blues (Blues for Breakfast)
A3 - Million Dollar Bash
A4 - Yazoo Street Scandal
A5 - Goin’ to Acapulco
A6 - Katie’s Been Gone

B1 - Lo and Behold
B2 - Bessie Smith
B3 - Clothes Line Saga
B4 - Apple Sucking Tree
B5 - Please, Mrs. Henry
B6 - Tears of Rage

C1 - Too Much of Nothing
C2 - Yea! Heavy and a Bottle of Bread
C3 - Ain’t no more Cane
C4 - Crash on the Levee (Down in the Flood)
C5 - Ruben Remus
C6 - Tiny Montgomery

D1 - You ain’t Goin’ Nowhere
D2 - Don’t Ya Tell Henry
D3 - Nothing was Delivered
D4 - Open the Door Homer
D5 - Long Distance Operator
D6 - This Wheel’s on Fire

mardi 1 septembre 2020

0490 - Bob Dylan le Sampler


Natacha n’aime pas particulièrement Dylan, n’est pas trop collectionneuse et n’a jamais été une lectrice assidue de Rock & Folk. Pourtant ce Sampler Bob Dylan offert avec le magazine d’octobre 1997 appartenait à Natacha, j’en suis (quasi) certain - si ce n’est pas le cas, je n’ai aucune idée de comment ce disque a rejoint nos rayonnages.

On peut d’autant plus s’étonner que ce disque ait été conservé 10 ou 12 ans (avant que je ne le mette en lieu sûr) que c’est une compilation assez étrange - euphémisme pour assez mauvaise. En effet, quel est l’intérêt de réunir 2 morceaux plutôt anecdotiques (ou, pour ne fâcher personne, deux morceaux qui ne font pas partie des sommets) de deux très bons albums (To Ramona, extrait de Another Side of Bob Dylan et Absolutely Sweet Marie extrait de Blonde on Blonde), un bon morceau d’un bon album (Everything is Broken extrait de Oh Mercy) et trois morceaux extraits d’albums que personne de raisonnable - les fans absolus, inconditionnels du Zim’, dont je ne fais pas partie, ne sont pas connus pour être les plus lucides, les plus objectifs - ne se risquerait aujourd’hui (pas plus qu’en 1997) à écouter ? Faire fuir ceux qui voudraient découvrir Dylan ? Dégoûter définitivement Natacha ?

Bob Dylan le Sampler
Bob Dylan
Rock & Folk 1997

01 - To Ramona
02 - Absolutely Sweet Marie
03 - Time Passes Slowly
04 - Shelter from the Storm
05 - Everything is Broken
06 - Dark Eyes 

samedi 14 janvier 2023

1355 - The Original Mono Recordings : Highway 61 Revisited


Il y a, glissé dans la pochette de Highway 61 Revisited, le fac-similé d’un dessin à l’encre noire sur fond blanc. Un portrait de Dylan des lunettes de soleil sur le nez. Pas très beau. Et inutile dans cette dimension. Plus grand, on pourrait en faire un poster ou l’afficher au mur. De cette taille, qu’en faire ? Le glisser dans un portefeuille ? Je le laisse dans la couverture.

J’ai écouté ce matin, après une promenade du côté de la cathédrale et après Over, Under, Sideways, Down, Highway 61 Revisited. Et je l’ai remis, ce soir, disons en fin d’après-midi, la nuit tombe si tôt encore en ce 12 janvier, sur la platine, après une nouvelle promenade, cette fois du côté de Page et Plume et Saint Pierre du Queyroix.

J’écrivais il n’y a pas si longtemps sur ce blog que Highway 61 Revisited - je l’appelle Highway sixty one, n’ayant aucune idée de la façon donc on prononce le Revisited - n’était pas le meilleur Dylan et pourtant si. C’est en effet un album parfait. Tout y est excellent. Pourtant, il y a des chansons plus parfaites que d’autres. D’où une légère impression de déséquilibre qui me dérange un peu.
La faute à une entrée en matière archi-connue et pourtant à chaque fois impressionnante Like a Rolling Stone. La faute à une conclusion qui ressemble à un roman chanté Desolation Row. La faute, en plein milieu de l’album à Ballad of a Thin Man. Si on me demande mon Dylan préféré, je réponds sans hésiter Bringing it all Back Home. Si on me demande ma Dylan préférée je réponds Ballad of a Thin Man. Peut-on faire mieux que ce second couplet ? and somebody points to toy and says ‘it’s his’ / and you say ‘what’s mine ?’ / and somebody else says ‘well, what is ?’ / and you say ‘oh, my God, am I here all alone ?’ / but something is happening here and you don’t know what it is / do you, Mr. Jones ?

Lors de ma seconde écoute de la journée, j’ai remarqué que les meilleurs morceaux (les trois précités, Tombstone’s Blues et Queen Jane Approximately) étaient aussi les plus longs. Comme si, sur Highway 61, Dylan inventait un autre tempo voire un autre temps, où sa science grandissante d’une espèce de parlé-chanté dans lequel le phrasé, les inflexions et les intonations importent plus que la mélodie, ne s’épanouit réellement que sur la durée.

Et dire qu’il fera aussi bien si ce n’est mieux avec l’album suivant… mais ça, c’est pour demain.

The Original Mono Recordings : Highway 61 Revisited
Bob Dylan
Columbia 2010

01 - Like a Rolling Stone
02 - Tombstone Blues
03 - It Takes a lot to Laugh, it Takes a Train to Cry
04 - From a Buick 6
05 - Ballad of a Thin Man
06 - Queen Jane Approximately
07 - Highway 61 Revisited
08 - Just Like Tom Thumb’s Blues
09 - Desolation Row

mercredi 17 juillet 2019

0078 - Bringing it all Back Home

À York, toujours, dans la même rue que la librairie Oxfam où je travaillais, à deux pas, se tenait un magasin de disques d'occase et de collection. Autant dire que j'y suis allé une petite dizaine de fois, ce qui n'est pas mal en quatre semaines... J'y ai finalement peu acheté mais j'ai beaucoup bavé... notamment sur une première édition de Bringing it all Back Home de Bob Dylan, en mono. Totalement hors budget pour l'étudiant que j'étais, on l'aura compris...

Bringing it all Back Home (que l'on trouve parfois sous le titre de Subterranean Homesick Blues) est mon album préféré de Dylan. C'est l'album de la transition. Si on retrouve sur la face B de fabuleux morceaux folk comme Gates of Eden ou le Mr.Tambourine Man rendu célèbre par The Byrds dans une version transfigurée, la face A montre un Dylan qui s'électrise, à l'image du premier morceau Subterranean Homesick Blues, débité à 100 à l'heure, et qui le revendique : I ain't gonna work in Maggie's Farm no more (je ne travaillerai plus à la ferme de Maggie) chante-t-il sur le deuxième morceau.
Bringing it all Back Home contient surtout ma chanson préféré du Zim : Love Minus Zero / No Limit. People carry roses / and make promises by the hour / my love she laughs like the flowers / Valentines can't buy her. (Les gens apportent des fleurs / et font de grandes promesses / mon amour en rit comme les fleurs / les Saint-Valentins ne peuvent l'acheter).

Dylan fera (peut-être) mieux sur ses deux albums suivants, Highway 61 Revisited et Blonde on Blonde... mais c'est sur cet album qu'il se mettait en danger... sans jamais paraître fragile.

Je me suis consolé (ou pas) de mon non-achat quelques années après, avec cette réédition mono, vinyle 180gr, achetée au Virgin Megastore des Champs...

Bringing it all Back Home
Bob Dylan
Columbia 1965/ 2012 (?)

A1- Subterranean Homesick Blues
A2 - She Belongs to Me
A3 - Maggie's Farm
A4 - Love Minus Zero / No Limit
A5 - Oulaw Blues
A6 - On the Road Again
A7 - Bob Dylan's 115thDream
B1- Mr. Tambourine Man
B2 - Gates of Eden
B3 - It's Alright, Ma (I'm Only Bleeding)
B4 - It's All Over Now, Baby Blue

vendredi 20 août 2021

0843 - Live 1975 (The Rolling Thunder Revue)


La nouvelle platine CD fonctionne à merveille. Presque parfaite. Presque. J’entends un léger sifflement quand j’écoute un disque vautré dans le canapé le soir, le bruit du disque qui tourne dans la platine. Assis à mon bureau, plus éloigné de la platine, je ne l’entends plus. Dans la journée, quand je peux augmenter le volume, je ne l’entends pas non plus. Ne chipotons pas, je suis ravi. Je peux réécouter des disques que je m’interdisais car ils sautaient sans cesse sur l’ancienne platine. Ils n’étaient pas foutus, ces disques…

Il n’y a donc officiellement plus qu’un seul CD que j’ai jeté car il ne fonctionnait plus - j’en ai déjà parlé. Il y en a en revanche un second que j’ai bousillé. Avant la précédente platine (offerte par papa maman en 2006), j’avais un lecteur radio / CD / K7 comme tous les adolescents de mon époque ont possédé. On chargeait les CD par le dessus, en soulevant une espèce de capot. Un jour, en 2005 ou 2006, un morceau de plastique de ce capot a cédé et s’est ouvert pendant qu’un des deux CD (je ne sais plus lequel des deux) du Live 1975 (The Rolling Thunder Revue) de Bob Dylan passait. Le disque, tournant à pleine vitesse, a été soulevé par la force centrifuge et a été rayé en retombant sur les éléments mobiles du lecteur CD. Deux pistes - je ne sais plus lesquelles - ont été irrémédiablement endommagées. J’ai donc dû racheter l’album et ai donné l’exemplaire abîmé à mon frère pour qu’il puisse découvrir le Zim.

The Rolling Thunder Revue est une tournée nord-américaine de Dylan accompagné d’une troupe un peu hétéroclite de musiciens (dont Joan Baez) habillés en bohémiens et maquillés pour monter sur scène. Le double album (augmenté d’un mini DVD) publié en 2002 en compile 22 chansons issues de différents concerts - le mixage fait qu’on a l’impression d’entendre une seule performance continue - et puisées dans toute la discographie de Dylan. Des premiers albums (A Hard Rain’s A-Gonna Fall, Blowin’ in the Wind extraits de Freewheelin’) aux plus récents (Isis, Hurricane, One More Cup of Coffee tirés de Desire) en passant par les grand succès de la seconde moitié des années 60 (Just Like a Woman). On y entend un Dylan au chant particulièrement incisif et des arrangements plus colorés qu’à l’accoutumée. Une excellente porte d’entrée.

Live 1975 (The Rolling Thunder Revue)
Bob Dylan
Columbia 2002

CD1
01 - Tonight I’ll Be Staying Here with You
02 - It Ain’t Me, Babe
03 - A Hard Rain’s A-Gonna Fall
04 - The Lonesome Death of Hattie Carroll
05 - Romance in Durango
06 - Isis
07 - Mr. Tambourine Man
08 - Simple Twist of Fate
09 - Blowin’ in the Wind
10 - Mama, You Been on my Mind
11 - I Shall be Released

CD2
01 - It’s All Over Now, Baby Blue
02 - Love Minus Zero / No Limit
03 - Tangled Up in Blue
04 - The Water is Wide
05 - It Takes a lot to Laugh, It Takes a Train to Cry 
06 - Oh, Sister
07 - Hurricane
08 - One More Cup of Coffee (Valley Below)
09 - Sara
10 - Just Like a Woman
11 - Knockin’ on Heaven’s Door

DVD
01 - Tangled Up in Blue
02 - Isis
03 - Isis (audio only)

mercredi 20 décembre 2023

1695 - Bob Dylan


J’ai été sévère avec le premier Dylan - Bob Dylan - quand j’en ai parlé la première fois sur ce blog. Ce n’est certes pas terrible, ce n’est pas une torture non plus. Simplement, s’il n’y avait eu que ce premier opus, personne ne se rappellerait le Zim. On pourrait sûrement dire la même chose de beaucoup d’autres légendes, Beatles et Stones en premier lieu.
Le disque, je ne l’écoute jamais. Et si j’avais eu le coffret Mono Recordings avant, je n’aurais jamais acheté cet exemplaire dont je ne me souviens pas des circonstances d’acquisition.

Bob Dylan 
Bob Dylan 
Columbia 2005

01 - You’re no Good
02 - Talkin’ New York
03 - In my Time of Dyin’
04 - Man of Constant Sorrow
05 - Fixin’ to Die
06 - Pretty Peggy-O
07 - Highway 51 Blues
08 - Gospel Plow
09 - Baby, Let me Follow you Down
10 - House of the Risin’ Sun
11 - Freight Train Blues
12 - Song to Woody
13 - See that my Grave is Kept Clean

jeudi 30 mai 2019

0030 - Oh Mercy


Certains (c'est un euphémisme) se sont offusqués (nouvel euphémisme) que Bob Dylan ait pu recevoir le Prix Nobel de Littérature.
Loin de moi l'envie de longuement débattre ici sur ce qui est de la littérature et ce qui n'en est pas. À mon très humble avis, un texte est un texte, un bon texte est un bon texte, peu importe qu'on lui ait accolé une mélodie ou non...

Et justement, chez Dylan, le texte a toujours primé sur le reste. C'était peut-être moins apparent du temps de sa splendeur quand tout était formidable dans ses albums, le texte, la mélodie, les musiciens, les intonations, les pochettes, c'est devenu évident quand les albums se sont faits moins bons.

J'ai acheté Oh Mercy peu de temps après avoir lu les souvenirs de sa genèse dans Chroniques, Volume 1 l'autobiographie (tiens, un livre...) du Zim. Oh Mercy n'est pas un excellent album. Ce n'en est pas un mauvais non plus, loin de là. Disons que ce n'est pas Blonde on Blonde ou Bringing it all Back Home, pas même Desire...

Oh Mercy en revanche montre bien la primauté du texte chez Dylan. À l'écoute de l'album, aucun doute, les textes ont été écrits et achevés avant que la musique soit composée - il me semble que c'est bien ce qu'il raconte dans Chroniques, je ne suis plus sûr, je l'ai lu il y a longtemps déjà... Les arrangements de Political World suivent le texte, ses intonations, pas le contraire. Ce n'est pas forcément le cas de toutes les morceaux : What Good am I ? ou Most of the Time sonnent définitivement comme des chansons...
Dylan est un troubadour moderne ? un trouvère ? Et alors, Homère, il ne chantait pas peut être ?

Oh Mercy
Bob Dylan
Columbia 1989 - Sony 2003

01 - Political World
02 - Where Teardrops Fall
03 - Everything is Broken
04 - Ring them Bells
05 - Man in the Long Black Coat
06 - Most of the Time
07 - What Good am I ?
08 - Disease of Conceit
09 - What was it you Wanted ?
10 - Shooting Star

mardi 25 mai 2021

0756 - Live at the Gaslight 1962


Bob Dylan fêtait aujourd’hui, 24 mai, ses 80 ans... et plus de 60 ans de carrière. Parmi les plus anciens témoignages discographiques de cette carrière dans ma discothèque, son premier album, homonyme, et un enregistrement en concert Live at the Gaslight 1962 - une réédition achetée chez Gibert d’un album à l’origine publié par... Starbucks - oui, Dylan est un vendu.

Deux chansons de la setlist seulement ont marqué les mémoires, A Hard Rain’s a-Gonna Fall et Don’t Think it’s All Right qu’on retrouve en versions studio sur The Freewheelin’ Bob Dylan. Pour le reste, ce sont des morceaux folk et blues que Dylan lui-même a dû oublier depuis le temps - c’est un des avantages de l’âge, ça permet d’effacer les tâtonnements des débuts. Pas vraiment un concert mémorable. À réserver aux fanatiques - Bob en compte de nombreux, je n’en suis pas vraiment.

Live at the Gaslight 1962
Bob Dylan
Columbia 2005

01 - A Hard Rain’s a-Gonna Fall
02 - Rocks and Gravel
03 - Don’t Think Twice it’s all Right
04 - The Cuckoo
05 - Moonshiner
06 - Handsome Molly
07 - Cocaine
08 - John Brown
09 - Barbara Allen
10 - West Texas

vendredi 11 juillet 2025

2264 - Live 1966 (The « Royal Albert Hall » Concert)


C’est peut-être par là, qu’il aurait fallu commencer, avant de proposer la version Chan Marshall / Cat Power. Live 1966 (The « Royal Albert Hall » Concert) est l’un des bootlegs les plus fameux de l’histoire du rock (appelons ça comme ça). Jimmy Page racontait à une époque que c’était tout simplement son disque préféré. Dylan y achève sa mue électrique entamée sur disque et sur scène (à Newport, notamment) et assume pleinement l’affrontement et l’hostilité avec le public. On l’insulte, on le traite de Judas, il répond en demandant à son groupe de jouer fucking loud.
Le bootleg est devenu album officiel en 1998. Un premier disque pour la partie acoustique du concert. Un second pour la partie électrique, Dylan plus Janus que jamais. Il ne se trouvera plus un seul grincheux de nos jours - ou alors il faut bien chercher - pour oser affirmer qu’un des deux versants de ce Dylan de 1966 vaut bien mieux que l’autre tant les deux sets sont passionnants, gorgés de pépites.

Et pour ceux qui auront remarqué les guillemets autour de Royal Albert Hall : le concert a en réalité eu lieu à Manchester, erreur classique de bootlegger qui se trompe dans l’étiquetage de ses enregistrements. Cat Power, elle, a bien joué à Londres.

Live 1966 (The « Royal Albert Hall » Concert)
Bob Dylan
Columbia / Legacy 1998

CD1
01 - She Belongs to Me
02 - Fourth Time Around
03 - Visions of Johanna
04 - It’s All Over Now, Baby Blue
05 - Desolation Row
06 - Just Like a Woman
07 - Mr. Tambourine Man

CD2
01 - Tell Me, Momma
02 - I don’t Believe You (She Acts like we never Have Met)
03 - Baby, Let me Follow you Down
04 - Just like Tom Thumb’s Blues
05 - Leopard-Skin Pill-Box Hat
06 - One too Many Mornings
07 - Ballad of a Thin Man
08 - Like a Rolling Stone

lundi 16 janvier 2023

1357 - The Original Mono Recordings : John Wesley Harding


Je ne me rappelle plus la dernière fois que j’ai écouté John Wesley Harding en entier. Je n’ai pas dû l’écouter souvent. Ces rares écoutes ont dû être décevantes, j’en garde un souvenir assez piteux. De John Wesley Harding, je ne passe habituellement que All Along the Watchtower. Avant ou après la reprise de Hendrix. Parfois avant et après.

Je l’ai écouté une première fois en début d’après-midi (je suis le 13 janvier). Avant d’aller travailler ailleurs. Et je l’ai réécouté en rentrant. Ce n’est pas un très bon album. Mais c’est un album d’un très grand courage. Laissant derrière lui les délires surréalistes de ses trois derniers albums, abandonnant le phrasé et les intonations caractéristiques développés au cours des trois quatre années précédentes, Dylan ose un album de country-rock. Qu’il chante vraiment, pas très bien certes (de ce point de vue, Dear Landlord est absolument atroce) vraiment, presque de bout en bout - The Ballad of Franklin Lee and Judas Priest est plus déclamée que chantée.

Je m’imagine Dylan sentir en 66-67 venir le piège du confort, sentant qu’il risquait de se condamner à reproduire perpétuellement (et en moins bien, fatalement) Highway 61 et Blonde on Blonde si un changement n’intervenait pas vite. Alors il se métamorphose une nouvelle fois. Et tant pis si John Wesley Harding n’est pas aussi bon que ses prédécesseurs. Pour être vrai et honnête (ce qui ne doit pas faire oublier que Dylan a toujours été un roublard), il faut parfois accepter d’être moins bon. Leçon du jour.

The Original Mono Recordings : John Wesley Harding
Bob Dylan
Columbia 2010

01 - John Wesley Harding
02 - As I Went out One Morning
03 - I Dreamt I saw St. Augustine
04 - All Along the Watchtower
05 - The Ballad of Frankie Lee and Judas Priest
06 - Drifter’s Escape
07 - Dear Landlord
08 - I am a Lonesome Hobo
09 - I Pitt the Poor Immigrant
10 - The Wicked Messenger
11 - Down Along the Cove
12 - I’ll be your Baby Tonight

jeudi 12 janvier 2023

1353 - The Original Mono Recordings : Bringing it all Back Home


Bringing it all Back Home. Le disque présent dans le coffret The Original Mono Recordings n’a qu’un seul défaut. C’est un CD. Et n’a donc qu’une face. Et ne rend donc pas tout à fait compte de la construction originale de l’album. Avec sa face A électrique. Et sa face B acoustique.

Je disais que Dylan avait progressé au cours de sa carrière par ruptures. En voilà une sacrée. Tournant le dos à son public folk, il s’entoure d’un groupe de rock (disons de rock, pour simplifier) et balance qu’il ne travaillera plus à la ferme, évoque la vie de Bohème et commence à broder des textes surréalistes. Et quand il s’arme enfin de sa seule guitare folk, ce n’est certainement pas pour une protest song mais pour allonger le propos dans de longs poèmes aux images hallucinées.

Mon Dylan préféré. Et un de mes (nombreux, certes) disques préférés. Aujourd’hui et pour toujours. Mais, d’habitude, je l’écoute en vinyle.

The Original Mono Recordings : Bringing it all Back Home
Bob Dylan
Columbia 2010

01 - Subterranean Homesick Blues
02 - She Belongs to Me
03 - Maggie’s Farm
04 - Love Minus Zero / No Limit
05 - Outlaw Blues
06 - On the Road Again
07 - Bob Dylan’s 115th Dream
08 - Mr. Tambourine Man
09 - Gates of Eden
10 - It’s Alright Ma (I’m Only Bleeding)
11 - It’s all Over now, Baby Blue

samedi 3 avril 2021

0704 - Pat Garrett & Billy the Kid


Pat Garrett & Billy the Kid. Je ne suis plus bien sûr si j’ai eu l’album avant de voir le film ou si j’ai eu le DVD du film avant d’entendre sa bande originale ou vice et versa et réciproquement. On s’en fout ? Pas tout à fait. C’est à la fois un détail et une information de première importance.
Car le film, de Sam Peckinpah, est immense alors que la bande originale, de Bob Dylan, n’est, dans mes souvenirs, pas renversante hors le morceau devenu un « classique » Knockin’ on Heaven’s Door, plus tard repris et massacré par les Fusils et Roses et remassacré par Mai LeCep. Car le film est immense aussi grace à ses acteurs, James Coburn et Kris Kristofferson en tête, parmi lesquels on compte... Bob Dylan. Qui fait une apparition remarquable dans le rôle de... Alias. Rôle si ce n’est muet, du moins mutique.
Un film que je n’ai pas revu depuis un moment même si ce n’est pas l’envie qui m’en manque, un disque que je n’ai pas écouté depuis longtemps sans véritable regret. Le tout pour un Dylan qui brille avant tout pas ses silences...
Voilà qui est paradoxal. Et qui le serait encore plus si j’ai eu le DVD avant le CD. Ou le CD avant le DVD. Je ne suis plus sûr de mon raisonnement non plus.

Pat Garrett & Billy the Kid
Bob Dylan
Columbia 1973

01 - Main Title Theme (Billy)
02 - Cantina Theme (Workin’ for the Law)
03 - Billy 1
04 - Bunkhouse Theme
05 - River Theme
06 - Turkey Chase 
07 - Knockin’ on Heaven’s Door
08 - Final Theme
09 - Billy 4
10 - Billy 7

jeudi 10 juillet 2025

2263 - Sings Dylan (The 1966 Royal Albert Hall Concert)


Après The Shape of Jazz to Come (Something Else), on poursuit dans la même veine avec Cat Power Sings Dylan (The 1966 Royal Albert Hall Concert), autre réinterprétation d’un moment important de l’histoire de la musique de la seconde moitié du XXème siècle.
Cette fois, ce n’est pas de jazz mais de folk (enfin plus tout à fait) dont il est question. Et ce n’est pas un album qui est réenregistré mais un concert qui est rejoué dans son intégralité. Pas n’importe quel concert. L’un des plus importants de Dylan. Celui où il achève sa mue de protest-singer en artiste dégagé de toutes obligations y compris celles envers son public. Cat Power ne rejoue pas le concert à la façon d’un tribute band, Bootleg Beatles, Noasis ou autre, elle a l’habitude des albums de reprises et ne se contente pas d’une simple imitation.
On peut cependant s’interroger sur ses motivations derrière un tel concert et un tel disque. Motivations qui ne sont pas révélées par le livret qui se contente de reproduire les paroles des chansons. Je me suis creusé la tête plusieurs fois. Je n’ai pas trouvé d’explication qui me satisfasse complètement.
Les interprétations sont fidèles aux originales. Seules changent les intonations du chant, propres à Cat Power. Est-ce assez ? Pour passer un bon moment, assurément. Pour en faire un disque intéressant ?

Sings Dylan (The 1966 Royal Albert Hall Concert)
Cat Power
Domino 2023

CD1
01 - She Belongs to Me
02 - Fourth Time Around
03 - Visions of Johanna
04 - It’s All Over Now, Baby Blue
05 - Desolation Row
06 - Just Like a Woman
07 - Mr. Tambourine Man

CD2
01 - Tell Me, Momma
02 - I don’t Believe You (She Acts like we never Have Met)
03 - Baby, Let me Follow you Down
04 - Just like Tom Thumb’s Blues
05 - Leopard-Skin Pill-Box Hat
06 - One too Many Mornings
07 - Ballad of a Thin Man
08 - Like a Rolling Stone

dimanche 6 novembre 2022

1286 - Modern Times


J’adhère assez peu aux Dylan « récents ». Modern Times, je ne sais même plus trop pourquoi je l’ai acheté il y a 10 ou 12 ans - même la couverture est moche. C’était lors d’une opération FNAC 7 euros le CD, les 5 pour 30 euros. C’est étonnant tout de même que je n’ai alors rien trouvé qui m’attire davantage pour compléter mon lot de 5 disques. Je ne sais même plus trop à quoi il ressemble ce Modern Times. Et je dois dire que ça ne m’inquiète pas beaucoup. On a écouté Desire deux ou trois fois (dont une en voiture) en début de semaines : ça c’est du Dylan qui me botte.

Modern Times
Bob Dylan
Columbia 2006

01 - Thunder on the Mountain
02 - Spirit on the Water
03 - Rollin’ and Tumblin’
04 - When the Deal goes Down
05 - Someday Baby
06 - Workingman’s Blues #2
07 - Beyond the Horizon
08 - Nettie Moore
09 - The Levee’s Gonna Break
10 - Ain’t Talkin’

dimanche 15 janvier 2023

1356 - The Original Mono Recordings : Blonde on Blonde


Bonne surprise avec Blonde on Blonde. Contrairement à l’édition CD stéréo que je possédais auparavant, dans le coffret The Original Mono Recordings, la répartition sur deux disques du vinyle original a été respectée. On n’en est pas à avoir 4 faces dont une consacrée uniquement à Sad Eyed Lady of the Lowlands, on ne va pas faire la fine bouche non plus.

Blonde on Blonde, c’est la continuité et l’approfondissement de Highway 61. Dylan enfile les perles avec une facilité déconcertante. Son phrasé sur Stuck Inside of Mobile with the Memphis Blues Again ou sur One of Us Must Know fait merveille. Il se paye un nouveau tube (I Want You). Et conclut avec un Sad Eyed Lady of the Lowlands de 11 onze minutes et quelques qui paraissent bien courtes. Tout n’est pas parfait (quoique) mais quel double album l’est ?

Dylan avec Blonde on Blonde enchaînait son troisième chef d’œuvre d’affilée, rien que ça. Une nouvelle rupture dans sa carrière était à attendre, il n’allait pas en rester là, dans le confort.

The Original Mono Recordings : Blonde on Blonde
Bob Dylan
Columbia 2010

CD1
01 - Rainy Day Women #12 & 35
02 - Pledging my Time
03 - Visions of Johanna
04 - One of Us Must Know (Sooner or Later)
05 - I Want You
06 - Stuck Inside of Mobile with the Memphis Blues Again
07 - Leopard-Skin Pill-Box Hat 
08 - Just Like a Woman

CD2
01 - Most Likely You Go Your Way (and I’ll Go Mine)
02 - Temporary Like Achilles
03 - Absolutely Sweet Marie
04 - 4th Time Around
05 - Obviously 5 Believers
06 - Sad Eyed Lady of the Lowlands