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samedi 14 mars 2020

0319 - The Doors


Mieux vaut en rire que s’en foutre - Didier Super.

Plaisantons donc à propos du Coronavirus et de la situation qu’il nous oblige à subir.

J’avais très envie d’évoquer Under the Hammer et ses trois lignes juste avant le solo : « I’ve got some news / Everybody’s going down / Apocalypse Now ! » malheureusement, j’ai déjà écrit mon billet sur le single Hush - je crois que j’ai déjà reparlé de ce disque une ou deux fois depuis... - il fallait donc que je trouve autre chose.

Je me suis donc rabattu sur l’album homonyme de The Doors qui est aussi celui qui inaugure leur discographie. On trouve en effet sur The Doors, en dernière position (titres bonus, au nombre de trois sur mon édition, mis à part) de la tracklist The End qui figure sur la bande son du film... Apocalypse Now de Francis Ford Coppola, bien que la chanson, au départ du moins, traite plutôt de la fin d’une relation amoureuse et finisse sur un délire œdipien : Father, I want to kill you / Mother, I want to fuck you... on a connu plus subtil.
C’est d’ailleurs ce que je reproche à The Doors : leur manque de subtilité. Entre les délires mystiques de Jim « le garçon torse nu sur les posters » Morrison qui se prenait (et que de trop nombreux fans prenaient) pour un chaman et le claviériste Ray Manzarek (auteur du tube du disque Light my Fire, superbement repris par Mike Flowers Pop durant les années 90 - mais ce n’est pas le propos ici) qui aimait un peu trop montrer son aisance à parcourir de droite à gauche et de gauche à droite son étendue ébène et blanche (serait-ce l’occasion de replacer un lien vers Le Piano de MLM ?), The Doors est un groupe un peu lourdaud, vite assommant, rapidement saoulant (sans jeu de mot sur Alabama Song (Whisky Bar), la reprise (assez chiante) de Kurt Weil). Pas vraiment désagréable mais à consommer par petites doses.

This is the End, my only Friend, the End...

The Doors
The Doors
Elektra 1967 - Rhino 2007

01 - Break on Through (to the Other Side)
02 - Soul Kitchen
03 - The Crystal Ship
04 - Twentieth Century Fox
05 - Alabama Song (Whisky Bar)
06 - Light my Fire
07 - Black Door Man
08 - I Looked at You
09 - End of the Night
10 - Take it as it Comes
11 - The end
12 - Moonlight Drive (version 1)
13 - Moonlight Drive (version 2)
14 - Indiana Summer (8/19/66 vocal)

dimanche 16 novembre 2025

2392 - An End has a Start


Finalement, il y a un truc, une anecdote, un souvenir, que je n’ai pas raconté sur les Doors. Mais, également finalement, contrairement à ce que j’avançais hier, j’ai écrit un billet sur tous mes disques de Jim Morrison et compagnie. Quand j’ai saisi dans la barre de recherche de ma collection personnelle sur Discogs le mot « Doors », la liste ne comportait que des disques déjà chroniqués… et l’album An End has a Start d’Editors. Dont la chanson d’ouverture (et le premier single) s’intitule Smokers Outside the Hospital Doors.

Il y avait longtemps, très longtemps que je n’avais pas écouté An End has a Start. Toujours dommage pour un disque que j’ai acheté le jour (ou la semaine) de sa publication. Editors, déjà, le groupe, n’a pas les honneurs de la platine bien souvent. Et quand c’est le cas, c’est plutôt The Back Room, le premier album que je joue. Le groupe a trop mal tourné après le troisième album… de ce que je n’en ai entendu. Ça me fait des a priori, a posteriori. J’ai appuyé sur Play en m’attendant à couper au bout de deux chansons. J’ai écouté jusqu’au bout. Et j’ai même apprécié. Et je me suis dit que je pourrais me le passer plus souvent.

Ah oui, l’anecdote souvenir sur les Doors ? C’était pas si intéressant. Encore une histoire liée aux affreux (et si populaires) posters de Morrison en position christique… on va pas revenir là-dessus finalement.

An End has a Start
Editors
Kitchenware / [PIAS] 2007

01 - Smokers Outside the Hospital Doors
02 - And End has a Start
03 - The Weight of the World
04 - Bones
05 - When Anger Shows
06 - The Racing Rats
07 - Push your Head Towards the Air
08 - Escape The Nest
09 - Spiders
10 - Well Word Hand

samedi 28 septembre 2024

1978 - An American Prayer


La méfiance - défiance - que j’ai très longtemps ressentie envers les Doors - le lien rassemble aussi des billets qui n’ont rien à avoir avec le groupe, le mot Portes étant apparemment assez fréquent dans les titres de chansons anglophones - avait deux sources. La première, le fanatisme des admirateurs du groupe, persuadés que c’était le meilleur groupe de tous les temps - même pas en rêve. La seconde, la personnalité de Morrison, trop faux gourou pour moi, et l’admiration exagérée dont Jim fait l’objet. Jim-Christ, le poster le plus vendu chez les amateurs de rock pseudo-chamanique, voilà ce qui me gonflait le plus.

Ce n’est pas pour autant que je suis prêt, après avoir, sous l’impulsion de Natacha, réuni les six albums studio des Doors avec Jim au chant, à me plonger dans les albums enregistrés par le groupe après la mort de leur leader charismatique - rappelons que l’horrible Le Moustique de Michel Joe Dassin est une chanson des Doors de cette période.
En revanche, An American Prayer, album posthume publié en 1978, composé par le groupe survivant en ces années punk à partir de poèmes (ah oui, ça aussi ça m’énervait… Jim, c’était pas qu’un chanteur, c’était un poète… d’ailleurs il y croyait dur comme fer lui-même) enregistrés quelques mois avant son trépas en 1970 et demeurés inédits pendant huit ans, voilà qui suscitait ma curiosité - et un a priori assez moqueur. A priori vite effacé, je dois l’avouer. L’album, loin d’être parfait - deux trois passages franchement désolants - est plutôt cool dans l’ensemble.

Zut, il me manque une conclusion.

An American Prayer
Jim Morrison / The Doors
Elektra 1995

01-04 - Awake : Awake / Ghost Song / Dawn’s Highway / Newborn Awakening
05-09 - To Come of Age : To Come of Age / Black Polished Chrome / Latino Chrome / Angels and Sailors / Stoned Immaculate
10-11 - The Poet’s Dream : The Movie / Curses, Invocations
12-16 - World on Fire : American Night / Roadhouse Blues / The World on Fire / Lament / The Hitchhiker
17-20 - An American Prayer : An American Prayer / Hour for Magic / Freedom Exists / A Feast of Friends
21-23 - Bonus Tracks : Babylon Fading / Bird of Prey / The Ghost Song

dimanche 19 février 2023

1391 - Smokers Outside the Hospital Doors


Dans la série des disques que j’ai achetés enthousiaste mais que je n’ai pas écoutés depuis plus de dix ans, Smokers Outside the Hospital Doors d’Editors. Pas un disque que je dirais ne pas aimer, j’aime tous les disques de ma collection. Il y en a simplement qui ne passent plus sur la platine, leur temps est passé. Peut-être un jour aurais-je la curiosité de redécouvrir la face B.

Smokers Outside the Hospital Doors
Editors
Kitchenware Records 2007

A - Smokers Outside the Hospital Doors
B - The Picture

lundi 20 février 2023

1392 - Smokers Outside the Hospital Doors


Il y a même deux éditions du 45 tours de Smokers Outside the Hospital Doors. Pas plus à dire sur celle-ci que sur l’autre.

Smokers Outside the Hospital Doors
Editors
Kitchenware Records 2007

A - Smokers Outside the Hospital Doors
B - Some Kind of Spark

vendredi 27 octobre 2023

1641 - The Soft Parade


J’ai mis sur la platine The Soft Parade des Doors acheté il y a quelques six mois - commandé sur Rakuten ; ce n’est pas l’édition que j’espérais recevoir, j’en voulais une plus récente, remasterisée et avec bonus comme tous mes autres Doors - et je me suis remis au travail, à mon roman, ce jeudi soir. Je ne devrais pas faire ça. Passer un disque pendant que je fais autre chose. L’écoute n’a rien d’attentive. C’est à peine une écoute. J’entends, je n’écoute pas. Il faudrait plutôt que je mette la radio si c’est pour ne pas vraiment écouter, si c’est pour un fond sonore musical… mais alors à quoi bon posséder tant de disques si c’est pour basculer sur FIP ?
Et sinon, cet album qui a donné son nom à un groupe que j’aimais beaucoup à une époque, en fond sonore, il est plutôt pas désagréable. Et j’ai bien avancé dans mon travail pendant qu’il tournait.

The Soft Parade
The Doors
Elektra ????

01 - Tell all the People
02 - Touch Me
03 - Shaman’s Blues
04 - Do It
05 - Easy Ride
06 - Wild Child
07 - Runnin’ Blue
08 - Wishful Sinful
09 - The Soft Parade

jeudi 30 mars 2023

1430 - Smokers Outside the Hospital Doors


Smokers Outside the Hospital Doors
Editors
Kitchenware Records 2007

01 - Smokers Outside the Hospital Doors
02 - An Eye for an Eye

mardi 18 février 2020

0294 - Dolly


Je l’ai déjà dit, nous sommes en Bretagne cette semaine, l’occasion ou jamais d’évoquer les Nantais (et oui, je n’ai pas peur des polémiques : Nantes est une ville bretonne, qu’on le veuille ou non) de Dolly et leur premier album homonyme.

Tragic Kingdom de No Doubt, Jagged Little Pill d’Alanis Morissette sont des exemples d’albums que j’ai possédés lorsque j’avais 16, 17 ans et que j’ai revendus lorsque j’en avais 18 - tout simplement pour me faire un peu d’argent et acheter d’autres disques à la place. Je regrette un peu aujourd’hui ces disques abandonnés. Ce n’étaient pas des disques totalement affreux. Ils auraient pu sur ce blog être les sujets de billets mêlant plus ou moins habilement nostalgie et ironie.

Bizzarrement, Dolly est passé entre les gouttes. Il fait toujours partie de ma discothèque, actuellement coincé entre un Divine Comedy et un Doors. Il doit y avoir près de vingt ans - plus de quinze, c’est certain ; je les ai vus en concert, lors d’un festival en 2004, peut-être ai-je profité de l’occasion pour me rafraîchir la mémoire - que je n’y ai jeté une oreille. Peut-être faudrait-il que je le mette sur la platine pour vérifier qu’il fonctionne toujours...
De Dolly, j’ai le souvenir d’un groupe assez rustaud, à la limite du punk et du hard - qui a dit grunge ? Souvenir sûrement fortement influencé par le single qui passait en radio et qui ouvre l’album, Je n’veux pas rester sage, chanson qui évoque un peu maladroitement la rébellion adolescente (ou post-adolescente), la volonté de ne pas suivre les codes, la seule chanson du groupe que je me rappelle à peu près.
Respect tout de même pour Dolly qui a préféré se séparer que de survivre à la mort d’un de ses membres. Loyauté remarquable quand on pense que Queen, les Doors ou les MC5, entre autres, ont réussi à donner des concerts au 21° siècle...

Dolly
Dolly
East West France 1997

01 - Je n’veux pas rester sage
02 - Quand l’herbe nous dévore
03 - Fin d’époque
04 - Les mots
05 - Joe
06 - Partir seule
07 - Killing Time
08 - Garde moi
09 - Si nous déposions les armes
10 - Monde sauvage
11 - J’attends
12 - Love and Money

lundi 5 juillet 2021

0797 - L.A. Woman


C’était hier (avant-hier au moment où ce billet sera publié) le cinquantième anniversaire de la mort de Jim Morrison. À Paris - une belle mort, donc. Je ne suis pas un grand admirateur des Doors ni de feu leur leader, je l’ai déjà dit, mais il y a des circonstances où il est difficile de ne pas rendre hommage.

Nous possédons deux albums des Portes, l’album homonyme et L.A. Woman. J’ai hésité, hier, à la FNAC, à prendre The Soft Parade, à 7 euros, j’ai renoncé. Je ne peux dire, étant donné que je connais absolument pas cet album, si j’ai bien fait ou non… un album qui a donné son nom à un groupe que j’ai beaucoup aimé doit bien comprendre quelques bons passages, non ?

En prévision de ce billet, j’ai donc mis, cette après-midi, juste après l’arrivée à Tignes des coureurs, L.A. Woman sur la platine. J’étais plein de bienveillance, mon a priori était étonnamment positif, j’étais prêt à dire le plus grand bien de l’album. Vraiment. Si, si. Riders on the Storm est plutôt réussie - c’est la seule dont je me souvenais. Heureusement d’ailleurs, qu’il y a Riders on the Storm. Car avant ça… j’ai détesté le disque. D’une totale vacuité. Désolé, Jim… j’ai essayé. Je réessaierai, promis.

L.A. Woman
The Doors
Elektra / Rhino 2007

01 - The Changeling
02 - Love her Madly
03 - Been Down so Long
04 - Cars Hiss by my Window
05 - L.A. Woman
06 - L’America
07 - Hyacinth House
08 - Crawling King Snake
09 - The WASP (Texas Radio and the Big Beat)
10 - Riders on the Storm
11 - Orange County Suite
12 - (You Need Meat) Don’t go Further

mardi 28 février 2023

1400 - Strange Days


Week-end Coming-Out. Après avoir admis que je ne détestais pas Robbie, voici que je vais admettre que les Doors ne sont pas aussi nuls que je l’ai dit. C’était sur les petites routes du Lot-et-Garonne, il y a une semaine. Je conduisais et Natacha était en charge de l’ambiance sonore. Ou alors je lui avais déjà rendu le volant et c’est moi qui ai mis (à son incitation) le premier album dans les haut-parleurs. Et ce n’était pas désagréable. Alors j’ai dit à Natacha que je lui achèterai les autres albums de la bande à Jim. Et samedi après-midi, en même temps que, j’ai trouvé Strange Days à 5 euros. Encore un album de montagnes russes entre ses sommets et ses moments franchement ratés… mais People are Strange, Love Me Two Times et When the Music’s Over font vraiment le job.

Strange Days
The Doors
Elektra / Rhino 2007 / ????

01 - Strange Days
02 - You’re Lost Little Girl
03 - Love me Two Times
04 - Unhappy Girl
05 - Horse Latitudes
06 - Moonlight Drive
07 - People are Strange
08 - My Eyes Have Seen You
09 - I Can’t See your Face in my Mind
10 - When the Music’s Over
11 - People are Strange (false starts & studio dialogue)
12 - Love me Two Times (take 3)

mercredi 22 mai 2019

0022 - Amnesiac


Ses trois prédécesseurs (The Bends, Ok Computer, Kid A) forment une trilogie presque parfaite, j'achète donc Amnesiac peu après sa sortie malgré un mauvais pressentiment. Je choisis l'édition collector qui pastiche un livre de bibliothèque avec notes manuscrites et tampons indiquant les dates de retour du livre - je m'en veux encore de ne pas avoir acheté l'édition collector de Kid A.
Dans le livret justement, des illustrations dues à deux artistes britanniques : collages, dessins griffonnés, dessins numériques - pas vraiment ma tasse de thé, cette édition collector finalement n'apporte pas grand chose. Mais ce n'est pas le principal problème de ce disque...

Le problème de cet album est d'avoir précisément voulu en faire un album... alors qu'il ne s'agit que des chutes de studio de Kid A.
Alors que The Bends, Ok Computer et Kid A montraient un groupe qui cherchait à toujours aller de l'avant, Amnesiac semble une stagnation voire un retour en arrière. On y retrouve certes d'excellents morceaux (qui ne collaient pas forcément à l'ambiance de Kid A ou auraient fait doublon) : Pyramid Song jouée en live depuis plus d'un an, la très New-Orleans Life in a Glasshouse et surtout l'impressionnante You and Whose Army ? qui pourrait à elle seule justifier l'achat de l'album.
On y retrouve aussi des morceaux qui sonnent comme une régression, comme du sous-The Bends, Knives Out, I Might Be Wrong ou Dollars & Cents, et d'autres qui montrent qu'à vouloir aller trop loin, on en vient parfois à faire du n'importe quoi : Pull / Pulk Revolving Doors et Hunting Bears.

Un e.p. aurait amplement suffi ou mieux : un bon bootleg pour rendre fous les fans...

Amnesiac
Radiohead
EMI 2001

01 - Packt Like Sardines In A Crushd Tin Box
02 - Pyramid Song
03 - Pull / Pulk Revolving Doors
04 - You And Whose Army ?
05 - I Might Be Wrong
06 - Knives Out
07 - Morning Bell / Amnesiac
08 - Dollars & Cents
09 - Hunting Bears
10 - Like Spinning Plates
11 - Life In A Glasshouse


dimanche 16 avril 2023

1447 - Waiting for the Sun


Avec Waiting for the Sun, commandé il y a trois quatre jours et reçu aujourd’hui samedi, j’ai réuni tous les vrais albums des Doors. Je veux dire que les albums enregistrés sans Morrison et dont les chansons sont reprises par Joe Dassin, je m’en fous. Il me manque à la rigueur l’album posthume (et un peu à part) An American Prayer… j’y réfléchirai. Pour les six albums enregistrés à quatre, ça y est, c’est bouclé.

Et, comme c’est souvent le cas, on a peut-être gardé le meilleur pour la fin. Je n’en suis qu’à une écoute, une seule. Les bonus sont pas terribles, l’Albinoni, c’est sans intérêt, deux versions alternatives d’une chanson que je ne connaissais pas il y a une heure, ça ne m’excite pas encore totalement, le grand délire de Celebration of the Lizard n’est probablement pas resté inédit 40 ans pour rien. Voilà pour ce qui est du négatif.
En revanche, un album qui débute par un morceau aussi sympa que Hello, I Love You, parfait petit tube pop légèrement psyché et qui s’achève sur un rock aussi convaincant que Five to One (n’est ce pas Nono ?) et qui semble maintenir une ambiance décontractée sur toute sa longueur, ça me donne envie d’y retourner… si ça se trouve, dans trois jours, je déteste.

Waiting for the Sun
The Doors
Rhino 2007

01 - Hello, I Love You
02 - Love Street
03 - Not to Touch the Earth
04 - Summer’s Almost Gone
05 - Wintertime Love
06 - The Unknown Soldier
07 - Spanish Caravan
08 - My Wild Love
09 - We Could be so Good Together
10 - Yes, the River Knows
11 - Five to One
12 - Albinoni’s Adagio in G Minor
13 - Not to Touch the Earth (dialogue)
14 - Not to Touch the Earth (take 1)
15 - Not to Touch the Earth (take 2)
16 - Celebration of the Lizard (an experiment / work in progress)

samedi 15 novembre 2025

2391 - Morrison Hotel


The Doors. Il me reste des albums du groupe à citer sur ce blog. Dont Morrison Hotel - certainement pas leur plus mauvais disque. Album dont la face A du vinyle original s’appelle Hard Rock Cafe - oui, un chaîne (has-been) de pseudo-restaurants s’est inspiré du nom. Pour le reste, que dire de plus sans faire la chronique de l’album ? J’ai déjà tout dit de mon histoire compliquée avec le groupe de Jim lors des billets précédents, non ?

Morrison Hotel
The Doors
Elektra / Rhino / Warner Strategic Marketing 2012

01 - Roadhouse Blues
02 - Waiting for the Sun
03 - You Make me Real
04 - Peace Frog
05 - Blue Sunday
06 - Ship of Fools
07 - Land Ho !
08 - The Spy
09 - Queen of the Highway
10 - Indian Summer
11 - Maggie M’Gill
12 - Talking Blues
13 - Roadhouse Blues (takes 1-3)
14 - Roadhouse Blues (take 6)
15 - Carol
16 - Roadhouse Blues (take 1)
17 - "Money Beats Soul"
18 - Roadhouse Blues (takes 13-15)
19 - Peace Frog (false starts & dialogue)
20 - The Spy (version 2)
21 - Queen of the Highway (jazz version)

vendredi 29 octobre 2021

0913 - Chasing Yesterday


J’aurais donc mis sept ans depuis sa publication à acheter Chasing Yesterday, le second album de Noel Gallagher et de ses Oiseaux qui Volent Haut.

Qu’on ne me jette pas la pierre, Nono a bien mis quinze ans à mettre sur un de ses disques Revolution Song dans une version inférieure (arrangements niais) à la démo qu’il avait enregistrée pour Standing on the Shoulder of Giants. En l’occurrence, sur le disque bonus qui accompagne l’album.
Le disque bonus, avec Revolution Song et Freaky Teeth, une tentative de chanson pour un film de James Bond, est une des raisons pour lesquelles j’ai fini d’acheter Chasing Yesterday après sept ans d’hésitation. Chasing Yesterday est à ce jour le dernier disque de Noel sur lequel on trouve des résidus d’Oasis. Outre Revolution Song, on peut entendre Lock all the Doors, présente sur la tracklist principale de l’album, et issue d’une démo de 1994 démantelée au cours des années pour donner un couplet à une chanson des Chemical Brothers ou un refrain à une face B. Acheter Chasing Yesterday est donc une façon de compléter ma collection d’Oasis.

Pourquoi avoir hésité si longtemps, alors ? Parce que j’avais écouté l’album en mp3 à l’époque de sa sortie. Et je l’avais trouvé naze. Nul. On a depuis multiplié les écoutes de High Flying Birds, on l’a adopté, appris à l’aimer malgré nos réticences du début. Peut-être qua ça viendra aussi avec Chasing Yesterday qui après une écoute CD nous semble plus plat que réellement désagréable.

Chasing Yesterday 
Noel Gallagher’s High Flying Birds
Sour Mash 2014

Chasing Yesterday
01 - Riverman
02 - In the Heat of the Moment
03 - The Girl with X-Ray Eyes
04 - Lock all the Doors
05 - The Dying of the Light
06 - The Right Stuff
07 - While the Song Remains the Same
08 - The Mexican
09 - You Know we can’t go Back
10 - Ballad of the Mighty I

Bonus Disc
01 - Do the Damage
02 - Revolution Song
03 - Freaky Teeth
04 - In the Heat of the Moment (Toydrum remix)

mardi 13 avril 2021

0714 - I Might Be Wrong - Live Recordings


Nous avons commencé ce week-end à regarder la troisième saison de la série Peaky Blinders - j’ai déjà parlé de la série. Deux épisodes. Avec une petite surprise musicale. Entre les Nick Cave et P.J. Harvey désormais habituels, se sont glissés les Oxfordiens de Radiohead - je ne les attendais pas là. Encore moins avec des morceaux de Amnesiac : la splendide You and Whose Army ? dans le premier épisode et I Might be Wrong et son riff entêtant dans le second. Gageons que Dollars and Cents interviendra bientôt. Si la tristement sublime (ou plutôt sublimement (barbarisme) triste) Life in a Glasshouse résonne des manœuvres de Thomas Shelby au cours des quatre épisodes qui suivent, je ne réponds plus de rien.

Ça m’a donné envie de réécouter l’album. Ce que j’ai fait ce matin. Toujours aussi étrange, cet album. Toujours aussi peu équilibré, entre immenses réussites (You and Whose Army ?, Pyramid Song, Life in a Glasshouse...) et morceaux qui me laissent pantois (Packt like Sardines in a Crushd Tin Box, Pull / Pulk Revolving Doors, Hunting Bears).
J’ai enchaîné avec I Might Be Wrong - Live Recordings, e.p. compilant des enregistrements en concert de morceaux extraits de Kid A et Amnesiac (et concluant ainsi en beauté la trilogie tournant des vingt- et vingt-et-unième siècles du groupe de Johnny Greenwood) ainsi qu’un inédit, la ballade True Love Waits dont une version studio n’émergera que quinze ans plus tard sur A Moon Shaped Pool, juste après le divorce de Thom Yorke...

Pour avoir écouté plusieurs bootlegs de la tournée, je peux assurer que les enregistrements sélectionnés sur I Might be Wrong - Live Recordings ont été excellemment bien choisis, si vous voyez ce que je veux dire. Intensité incroyable qui ne sacrifie à aucun moment à la musicalité. Versions suffisamment différentes des versions studio (Like Spinning Plates est jouée et chantée à l’endroit...). Tracklist qui évite les morceaux trop casse-gueule... on pourrait presque faire le reproche inverse : peu de prise de risques dans le choix.

Un défaut ? J’insiste : j’adore You and Whose Army ?... et c’est une chanson qui prend une ampleur plus folle encore sur scène.

I Might Be Wrong - Live Recordings
Radiohead
Parlophone 2001

01 - The National Anthem
02 - I Might Be Wrong
03 - Morning Bell
04 - Like Spinning Plates
05 - Idioteque
06 - Everything in its Right Place
07 - Dollars and Cents
08 - True Love Waits

lundi 2 août 2021

0825 - The Racing Rats


Non contents d’avoir sorti sept-cent-vingt-deux éditions CD du single The Racing Rats, Editors en ont également sorti deux éditions vinyles… ça laissera donc l’occasion d’en reparler (ou pas) plus tard. Là, j’ai pas trop le temps d’écrire un vrai billet.

The Racing Rats
Editors
Kitchenware Records 2007

A - The Racing Rats (live)
B - Smokers Outside the Hospital Doors (live demo)

vendredi 18 novembre 2022

1298 - Live at Sin-é


Vanter les mérites de Jeff Buckley auprès de Marie-Claire m’a donné envie de réécouter le fils de - même si, de mon point de vue, celui d’un ado des années 90, c’est plutôt Tim qui est le père de. Plutôt que Grace - non, je ne parle pas de - qui, selon l’humeur, peut paraître un peu mélancotriste, j’ai choisi Live at Sin-é, ensemble d’enregistrements dans un bar new-yorkais datant d’avant la sortie de Grace. Deux CD et un DVD alternant versions primitives des chansons du futur unique album, reprises pluquéclectiques (Dylan, Van Morrison, Piaf, Nusrat Fatah Ali Khan, MC5…) et monologues durant lesquels Jeff parle de tout et de rien, enfin beaucoup de musique tout de même. C’est du live solo, chant guitare, c’est moins carré que l’album, c’est plutôt joyeux, c’est parfois étonnamment à la limite de la justesse, c’est émouvant… et ça donne sacrément envie de réécouter Grace… et de le partager.

Live at Sin-é
Jeff Buckley
Columbia 2003

CD1
01 - Be your Husband
02 - Lover, you should’ve Come Over
03 - Mojo Pin
04 - (Monologue) Duane Eddy, Songs for Lovers
05 - Grace
06 - (Monologue) Reverb, The Doors
07 - Strange Fruit
08 - Night Flight
09 - If you Knew
10 - (Monologue) Fabulous Time for a Guinness
11 - Unforgiven (Last Goodbye)
12 - Twelfth of Never
13 - (Monologue) Café Days
14 - (Monologue) Eternal Life
15 - Eternal Life
16 - Just Like a Woman
17 - (Monologue) False Start, Apology, Miles David
18 - Calling You

CD2
01 - (Monologue) Nusrat, He’s my Elvis
02 - Yeh Jo Halka Saroor Hai 
03 - (Monologue) I’m a Ridiculous Person
04 - If you see her, say Hello
05 - (Monologue) Matt Dillon, Hollies, Classic Rock Radio
06 - Dink’s Song
07 - (Monologue) Musical Chairs
08 - Drown in my own Tears
09 - (Monologue) The Suckiest Weather
10 - The Way Young Lovers Do
11 - (Monologue) Walk Through Walls
12 - Je n’en Connais pas la Fin
13 - I Shall be Released
14 - Sweet Thing
15 - (Monologue) Good Night Bill
16 - Hallelujah

DVD
01 - Interview
02 - The Way Young Lovers Do
03 - Kick out the Jams
04 - New Year’s Eve Prayer

lundi 31 août 2020

0489 - The Racing Rats


Fatigué. Les presque 11 kilomètres de ce matin - il y a longtemps qu’on avait pas couru autant. La perspective de la pré-rentrée demain, lundi (aujourd’hui donc). Le repas copieux de ce midi. Bref, les explications à mon manque d’entrain et d’énergie ne manquent pas. 

Pas trop d’idée non plus pour le billet du jour. Du coup, on va se contenter de compléter le billet d’il y a deux jours. Avec le CD 3 (sur 3) du single The Racing Rats. CD qui est en fait un DVD. Que j’ai regardé pour la dernière fois il y a certainement plus de 12 ans. Et, là aussi, la pochette est vide...

The Racing Rats
Editors
Kitchenware 2007

01 - The Racing Rats (video)
02 - Smokers Outside the Hospital Doors (VPRO Session @ Lowlands)
03 - An End Has a Start (video)

lundi 6 mars 2023

1406 - Folksongs & Ballads


J’ai acheté Folksongs & Ballads de Tia Blake and her Folk Group samedi dernier (en huit) à la FNAC, en même temps que Strange Days et Sticky Fingers. Je ne l’ai écouté qu’une semaine plus tard. La faute à une grosse fatigue en début de semaine qui a fait que je n’ai rien écouté entre dimanche après-midi et jeudi soir. La volonté également d’attendre le parfait moment pour découvrir un disque qui s’annonçait spécial. En effet, en le sortant du bac où il se trouvait, je n’avais aucune idée de ce à quoi il ressemblait (pur instinct - ou pas, comme nous le verrons) mais je me disais qu’il y avait sûrement là quelque chose de pas ordinaire, de pas banal. Qu’une aussi belle pochette (ce design minimaliste, au recto comme au verso est formidable) ne pouvait que renfermer une petite pépite.
J’ai attendu d’avoir écouté tout mon Stones, y compris le CD2 (plutôt excellent d’ailleurs, ce deuxième disque), le Doors mais aussi le Neil reçu pourtant une semaine plus tard et le Television dont je n’ai pas encore parlé ici. Entre temps, je me suis renseigné sur ma trouvaille, ai cherché sur le net… et me suis aperçu que j’avais déjà lu sur ce disque. Dans Télérama. J’ai même, j’en suis certain même si je n’ai aucune idée d’où j’ai rangé le papier, conservé l’article dans mes Archives.
Folksongs & Ballads a été enregistré en 71 par Tia Blake, post-adolescente américaine alors domiciliée à Paris (elle est rentrée au pays peu après) avec un groupe de musiciens français. Ce sera le seul enregistrement de sa vie (elle est morte il y a quelques années). Ils n’ont donné qu’un seul concert. Folksongs & Ballads est donc l’unique (ou presque) événement d’une non-carrière musicale.
Samedi (hier), je mets enfin le disque sur la platine. Je m’attends à une voix incroyable, fêlée, inimitable. C’est tout le contraire. Une voix jolie. Presque banale. Et c’est magnifique. Elle chante fabuleusement. C’est doux, soyeux, détaché juste ce qu’il faut. Les arrangements discrets, simples, sans effet superflu. Le répertoire (constitué de folksongs traditionnelles anglaise et américaines) ciselé, comme si ces chansons parfois plusieurs fois centenaires, chansons qui en rappellent tant d’autres, n’attendaient que la voix de Tia Blake.
Et quand le disque s’achève au bout de 33 trop courtes minutes, une seule décision s’impose : appuyer sur le bouton play de nouveau.

Folksongs & Ballads
Tia Blade and her Folk Group
Ici Bientôt 2022

01 - Betty and Dupree
02 - Black is the Color
03 - Single Girl
04 - I’m a Man of Constant Sorrow
05 - Jane, Jane
06 - Jimmy Whalen
07 - Rising of the Moon
08 - Hangman
09 - Turtle Dove
10 - Jesus
11 - Polly Vaughn

dimanche 6 septembre 2020

0495 - The Racing Rats


Je viens de passer ma journée à soulever des frigos (oui, au pluriel), des canapés (oui, au pluriel), des cartons (là, le pluriel est normal), une cuisinière, etc. il ne va donc pas trop falloir compter sur moi pour retourner ma discothèque ce soir à la recherche d’un billet original pour demain.
Heureusement, j’ai commencé il y a quelques jours une petite série sur le single The Racing Rats, évoquant rapidement les CD 2 et 3 dont les pochettes sont aujourd’hui vides. Si elles sont vides, c’est que le CD 1 était vendu dans une espèce de coffret comportant deux emplacements supplémentaires pour recevoir lesdits CD. Mon coffret est donc complet - je crois d’ailleurs me souvenir que le CD 1 est le dernier de la série que j’ai déniché - et, moi, je n’ai pas à me casser la tête pour savoir quoi écrire.

Quant à The Racing Rats, on n’a pas fini d’en parler, il y a encore d’autres éditions de ce single... impression rétrospective d’avoir été une vache à lait... avoir acheté tous ces disques que je n’écoute plus (plus beaucoup) me permet au moins aujourd’hui de pondre rapidement un billet, pour les jours où je manque d’inspiration ou d’énergie...

The Racing Rats
Editors
PIAS 2007

01 - The Racing Rats (live)
02 - When Anger Shows (live)
03 - Lights (live)
04 - Smokers Outside the Hospital Doors (live)