Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Machina / Machines of God. Trier par date Afficher tous les articles
Affichage des articles triés par pertinence pour la requête Machina / Machines of God. Trier par date Afficher tous les articles

samedi 4 octobre 2025

2349 - Machina / The Machines of God


J’attends d’ici un ou deux jours le mail de confirmation d’envoi de mon coffret 8 vinyles Machina. Il faudra compter une dizaine de jours supplémentaires pour qu’il arrive à destination. À moins que DHL soit plus rapide que je ne l’anticipe.
Cette réédition complète regroupant Machina / The Machines of God, Machina II / The Friends and Enemies of Modern Music et un petit paquet de bonus a failli éclipser une autre réédition : celle en vinyle de l’album original. Je l’ai apprise par hasard, la veille ou le jour même de sa publication. Et me suis précipité à Point Show - il ne l’avait pas - puis à la FNAC.

Le premier pressage de l’album est aujourd’hui hors de prix. Je regrette amèrement de ne pas m’en être payé un en 2000. Car Machina / The Machines of God est vraiment un album à posséder en vinyle. Non pour une histoire de qualité sonore - le mastering est même assez affreux : au casque, on n’est parfois pas loin de la bouillie - de running-order différent - c’est le même que celui de l’édition japonaise - mais bien à cause du livret. Pour pouvoir admirer les peintures de Vasily Kafanov en grand format, pas en riquiqui comme dans le CD.

Bonne surprise (?!) tout de même, certains titres ont été remixés. Cette réédition ne me dispensera pas de claquer je ne sais combien - je préfère ne pas savoir - si je tombe un jour sur un pressage original. 

Machina / The Machines of God
The Smashing Pumpkins
Capitol Records / Virgin / Universal Music Enterprises 2025

A1 - The Everlasting Gaze
A2 - Raindrops + Sunshowers
A3 - Stand Inside Your Love
A4 - I of the Mourning
B1 - The Sacred and Profane
B2 - Try, Try, Try
B3 - Heavy Metal Machine
B4 - This Time
B5 - The Imploding Voice
C1 - Glass and the Ghost Children
C2 - Wound
C3 - The Crying Tree of Mercury
D1 - Speed Kills
D2 - Age of Innocence
D3 - With Every Light
D4 - Blue Skies Bring Tears

dimanche 15 décembre 2019

0229 - Machina / The Machines of God


Je le disais hier, Machina / the Machines of God est le premier album dont j'attendais impatiemment la sortie et que j'ai pu écouter avant celle-ci... À vrai dire, "aurais pu écouter" serait plus juste. Le son sur l'ordinateur étant loin d'être optimal (nous sommes en février 2000, je le rappelle), la qualité d'encodage des mp3 assez faible, je n'ai fait, sur le CD gravé, que picorer quelques petites secondes par-ci par-là... et ai attendu le 29 février 2000, à la pause méridienne (j'ai séché la cantine du lycée) pour me rendre jusqu'à la FNAC, place Kléber, à Strasbourg. Quelle formidable époque, celle où je courrais m'acheter mes disques le jour de leur parution...

J'étais d'autant plus pressé d'acquérir Machina qu'un CD bonus d'inédits était promis pour l'achat de l'album, dans la limite des stocks disponibles... comme un idiot, je craignais de ne plus en avoir si j'attendais le deuxième ou troisième jour... on en trouvait bien entendu encore à la FNAC et au Virgin Megastore au bout de plusieurs semaines... mais bon, ce CD promo est une petite merveille.

Machina était conçu comme un double album. Refus de Virgin qui ne veut qu'un simple album (leur confiance en les Pumpkins n'était plus celle affichée à l'époque de Mellon Collie and The Infinite Sadness, le crash commercial Adore étant passé par là entre temps), Machina fut scindé en deux parties... et la seconde n'est jamais sortie dans le commerce légal. La réédition (sous forme d'un coffret) tant attendue (désormais plus de cinq ans de bataille essentiellement juridique) de l'album tel qu'il avait été imaginé devrait montrer l'ampleur démesurée (Billy Corgan a toujours été mégalo) du projet...

D'ampleur, l'album, même dans sa version simple, n'en manque déjà pas. Comme sur Mellon Collie, les Pumpkins montre l'étendue de leur palette, abordant le métal (The Everlasting Gaze, pourtant écrite au départ sur un rythme disco), le rock indé (Stand Inside your Love), la ballade presque pop (Try, Try, Try ou With Every Light), le rock progressif (Glass and the Ghost Children), la new wave (Raindrops and Sunshowers) avec le même brio. Cependant, au contrairement à Mellon Collie qui semblait partir dans tous les sens, Machina montre une réelle unité, assurée par un son épais, intense, construit sur un mur de guitares et le jeu de batterie spectaculaire de Jimmy Chamberlain. Ajoutons un concept (un peu fumeux) et une histoire (peu compréhensible) de machine des dieux et un livret magnifiquement illustré par un artiste russe et nous obtenons un album qui a peiné à ramener les fans désorientés par l'album Adore sorti deux ans plus tôt (étaient-ils idiots ou sourds ? sûrement un peu des deux, la plupart des fans des Pumpkins sont américains...) mais qui achevait parfaitement un cycle exceptionnel de cinq chefs-d'œuvre en autant d'albums... et permit, si j'ose dire, au groupe de se séparer en laissant une discographie immaculée... dommage que les Smashing Pumpkins se soient reformés quelques années plus tard pour faire bien moins bien...

Machina / The Machines of God
The Smashing Pumpkins
Virgin 2000

01 - The Everlasting Gaze
02 - Raindrops & Sunshowers
03 - Stand Inside your Love
04 - I of the Mourning
05 - The Sacred and Profane
06 - Try, Try, Try
07 - Heavy Metal Machine
08 - This Time
09 - The Imploding Voice
10 - Glass & the Ghost Children
11 - Wound
12 - The Crying Tree of Mercury
13 - With Every Light
14 - Blue Skies Bring Tears
15 - Age of Innocence

lundi 17 janvier 2022

0993 - Machina / The Machines of God


Il est temps que je le dise, que je le confesse, que je l’avoue. Acheter des éditions japonaises, ce n’est pas que pour la collection.

Ce n’est pas pour le Obi, pauvre rectangle de papier cartonné couvert de kanjis et kanas indéchiffrables pour moi.
Ce n’est pas pour le livret comprenant la traduction des paroles en japonais - qu’en ferais-je ?
Ce n’est pas pour les titres bonus (Speed Kills, par exemple, sur Machina / The Machines of God, reçu avant-hier, j’en avais déjà d’autres versions, sur Machina II ou sur le single Stand Inside Your Love).
Ce n’est pas pour redécouvrir un album que je connais par coeur mais dont on a changé l’ordre (Age of Innocence, dernier titre en Europe et aux USA est ici en antépénultième position).
Ce n’est pas non plus, comme pour cet autre disque, contrairement à ce que je prétendais alors, pour récupérer un album photo.

Non, si je commande des éditions japonaises d’occasion, c’est parce qu’envoyer un disque depuis le Japon, ça coûte cher en frais d’envoi et que les expéditeurs nippons doivent alors couvrir l’emballage de timbres. Mes éditions japonaises achetées d’occasion, c’est pour la philatélie.



Machina / The Machines of God
The Smashing Pumpkins 
Virgin 2000

01 - The Everlasting Gaze
02 - Raindrops + Sunshowers
03 - Stand Inside Your Love
04 - I of the Mourning
05 - The Sacred and Profane
06 - Try, Try, Try
07 - Heavy Metal Machine
08 - This Time
09 - The Imploding Voice
10 - Glass and the Ghost Children
11 - Wound
12 - The Crying Tree of Mercury
13 - Speed Kills
14 - Age of Innocence
15 - With Every Light
16 - Blue Skies Bring Tears

mercredi 2 juillet 2025

2255 - Machina II / The Friends & Enemies of Modern Music


Enfin ! Le coffret Machina des Smashing Pumpkins est disponible. Enfin presque. Disponible à la pré-commande. Depuis le 27 juin. Date à laquelle j’ai lâché 333 euros (port compris) et quelques centimes pour le recevoir vers la mi-septembre. Il faudra peut-être que je crache quelques euros de plus en TVA, taxes de douane, etc.
Peu importe le prix - même si on a atteint là la limite de ce que j’étais prêt à débourser - il est enfin là. L’album tel qu’il était conçu au départ - plus ou moins, il s’agit là d’une reconstruction a posteriori, 25 ans après - c’est-à-dire en tant que double album avant d’être séparé en deux par la maison de disques en Machines of God, sorti dans le commerce, et The Friends & Enemies of Modern Music, refusé par le label et offert sur le net par Billy.
C’était la belle époque du modem 56k. J’avais réussi à télécharger 4 morceaux - je ne sais plus lesquels - en 2h et quelques avant d’épuiser le forfait internet mensuel de la maison et d’abandonner. Bérénice, elle aussi fan des Pumpkins (c’est même elle qui m’avait fait découvrir), pas beaucoup mieux équipée informatiquement mais qui connaissait plus de monde avait réussi à se procurer les 25 morceaux de Machina II, 14 pour l’album (les morceaux listés 12 à 25 ci-dessous) et 12 autres formant trois e.p. de faces B (de 01 à 11). J’ai toujours (évidemment) les deux CD gravés à l’occasion.
Le coffret comprend lui pas moins de 80 titres répartis sur 8 vinyles, les 5 premiers constituant l’album réunifié, avec une tracklist réinventée, des inédits et des titres jamais entendus en version studio (Pale Scales par exemple), et les 3 suivants de bonus (inédits non retenus pour l’album, versions alternatives, live, démos…).
Pour écouter tout ça, ne reste qu’à survivre à l’été.

Machina II / The Friends & Enemies of Modern Music
The Smashing Pumpkins
2000

01 - Slow Dawn
02 - Vanity
03 - Saturnine
04 - Glass’ Theme (spacey)
05 - Soul Power
06 - Cash Car Star (version 1)
07 - Lucky 13
08 - Speed Kills
09 - If There’s a God (piano)
10 - Try, Try, Try (alternate)
11 - Heavy Metal Machine (version 1 alternate)
12 - Glass’ Theme
13 - Cash Car Star
14 - Dross
15 - Real Love
16 - Go
17 - Let me Give the World to You
18 - Innosense
19 - Home
20 - Blue Skies Bring Tears (heavy)
21 - White Spyder
22 - In my Body
23 - If There is a God (full band)
24 - Le Deux Machina
25 - Here’s to the Atom Bomb

mardi 3 août 2021

0826 - Machina Acoustic Demos


J’ai hésité devant le prix, finalement encore bien plus élevé que ce à quoi je m’attendais, mais j’ai bien commandé le (double !)-vinyle live acoustique de Billy Corgan au Viper Room en 98. Surprise, la courte première partie assurée par James Iha (quatre titres de son premier album solo) est également incluse.

Il ne reste qu’à patienter avant d’entendre les premières interprétations publiques d’Ava Adore, Tear ou Blissed and Gone. Oui, patienter… très longuement. Car le site annonce une livraison sous six à huit mois… six à huit mois !
En attendant, je pourrai me réécouter le bootleg des Machina Acoustic Demos qui, comme son titre l’indique, propose un certain nombre de démos acoustiques pour les albums Machina / The Machines of God et Machina II / The Friends and Enemies of Modern Music dont des inédits et Let me Give the World to You, morceau de la période Adore. Justement, sur les 21 titres de ce bootleg, seuls les 14 premiers sont effectivement des démos pour Machina ; les 7 derniers, des bonus, sont des démos acoustiques pour Adore (trois autres, non incluses ici par manque de place, sont connues : celle de For Martha et celles de The End is the Beginning is the End et de The Beginning is the End is the Beginning). Là encore, des inédits : Chewing Gum et Do You Close Your Eyes.

Mais, ça ne me fera patienter qu’un temps, je le connais déjà par coeur ce bootleg (acheté comme tant d’autres chez Fun House à Strasbourg, boutique disparue), je l’ai tellement écouté…

Machina Acoustic Demos
The Smashing Pumpkins

01 - If There is a God
02 - Blue Skies Bring Tears (alt. lyrics I)
03 - Wound (‘Waltz Time’)
04 - Le Deux Machina (keyboard version)
05 - Vanity
06 - Glass and the Ghost Children
07 - Autumn
08 - Drain
09 - Laugh
10 - Here I Am
11 - Lover
12 - Let me Give the World to You
13 - Blue Skies Bring Tears (alt. lyrics II)
14 - Speed Kills
15 - Chewing Gum
16 - The Tale of Dusty and Pistol Pete
17 - Annie Dog
18 - Once in a While
19 - Do you Close your Eyes
20 - My Mistake
21 - Blissed and Gone

mercredi 23 octobre 2024

2003 - Mary Star of the Sea


Initialement, quand j’ai décidé de profiter des numéros 1965 à 2024 de ce blog pour illustrer chaque année avec un disque s’y rapportant, j’envisageais de ne jamais parler deux fois du même groupe ou artiste. Puis, je me suis aperçu que pour certaines années, j’étais à sec, je n’avais plus rien ou plus le choix. C’est ainsi que deux Neil Young ont fait l’objet d’un post durant cette série - appelons-ça ainsi - et pas moins de trois Smashing Pumpkins. Dont les deux derniers numéros. J’aurais pu changer pour 2003, j’avais d’autres choses en réserve… mais j’ai choisi de poursuivre avec Billy Corgan et, plus précisément, avec Zwan, le super-groupe formé après la dissolution des Citrouilles.

J’ai acheté le premier (et unique) album de Zwan, Mary Star of the Sea, le jour ou le lendemain (le surlendemain au plus tard) de sa parution. C’était un jour de classe. J’avais zappé la cantine et privilégié un sandwich à la boulangerie pour aller à la FNAC sur la pause méridienne. J’avais eu droit à quelques remarques moqueuses de la part de mes camarades - je les emmerde.
Il faut dire que Zwan et Mary Star of the Sea, il y a 20 ans, ont fait l’unanimité. Contre eux. De manière un peu imméritée il me semble. L’album n’arrive certes à la cheville d’aucun des cinq Pumpkins studio alors officiellement publiés. Ce n’est pas non plus un album honteux ni ridicule. Il est difficile d’expliquer ce que Billy cherchait alors. Le son qu’il cherchait. Du rock indé, bourré de guitares - mais sans aucune trace de métal - des mélodies plus évidentes. La musique de Zwan pêchait peut-être par naïveté.

L’insuccès du disque et des dissensions internes ont fait tourner court l’aventure Zwan. Billy, il y a Pau encore, regrettait que le groupe n’ait pas eu le temps de montrer sa meilleure facette. Car il y avait deux Zwan dans Zwan. The True Poets of Zwan, était le nom de la partie électrique, responsable de l’album. Et The Djali Zwan pour le versant acoustique dont on n’aura eu que quelques aperçus, en face B de single… et sur le DVD bonus qui accompagne Mary Star of the Sea. Billy dit que c’est cette seconde identité du groupe qui était la meilleure. Un jour peut-être aura-t-on droit à une réédition en coffret de Mary Star of the Sea avec un ou deux ou trois CD de merveilleux titres bonus… on attend tout de même avec plus d’empressement la réédition de Machina / The Machines of God promise depuis au moins dix ans et toujours enfermée dans un placard chez Virgin.

Mary Star of the Sea
Zwan
Martha’s Music / Reprise Records 2003

CD
01 - Lyric
02 - Settle Down
03 - Declarations of Faith
04 - Honestly
05 - El Sol
06 - Of a Broken Heart
07 - Ride a Black Swan
08 - Heartsong
09 - Endless Summer
10 - Baby Let’s Rock
11 - Yeah !
12 - Desire
13 - Jesus, I / Mary Star of the Sea
14 - Come with Me

DVD
01 - My Life and Times
02 - Rivers we can’t Cross
03 - Mary Star of the Sea
04 - Love lies in Ruin
05 - For your Love
06 - Down, Down, Down
07 - A New Poetry
08 - W.P.
09 - Jesus, I
10 - God’s gonna set this World on Fire
11 - To Love You
12 - Consumed
13 - My Life and Times
14 - Danger Boy
15 - Spilled Milk

lundi 14 décembre 2020

0594 - We Love You


La photo de couverture est laide - tout le monde sera d’accord là-dessus. Le concert n’est pas complet - il manque 4 morceaux (Glass Theme, The Crying Tree of Mercury, Age of Innocence et Glass and the Ghost Children). La setlist du concert privilégiait le côté métal / bourrin des Citrouilles, les quatre chansons écartées n’auraient pas vraiment rééquilibré la balance. Les interprétations elles-aussi font la part belle aux guitares un peu lourdes et sont parfois plombées par les délires de Billy Corgan qui, au milieu de certaines chansons, se lance dans des discours vaguement mystiques, plus ou moins improvisés. Tout semble réuni pour que We Love You soit un bootleg pour lequel on regrette d’avoir lâché 30 euros (chez Fun House, boutique déjà évoquée sur ce blog)... Mais... car il y a un mais... et même plusieurs.

Premièrement, c’est un concert du 7 janvier 2000, le premier de la dernière année d’existence des Pumpkins - ce pourrait être historique si quelqu’un (à part moi) en avait encore quelque chose à faire, des Smashing...
Ensuite, ce bootleg propose trois morceaux extraits de Machina / The Machines of God interprétés live près de deux mois avant la sortie de l’album... ainsi qu’un titre (instrumental) toujours inédit à ce jour (Pale Scales) et deux reprises (Rock On et We Love You - il n’existe pas de version studio de cette seconde) - quant aux quatre morceaux écartés précédemment évoqués, ils étaient tous des extraits de Machina ou de Machina II : que de regrets... temps béni d’avant le haut-débit quand les groupes ne rechignaient pas à jouer leurs morceaux en concert avant leur sortie officielle de crainte qu’ensuite personne n’achète leurs disques...
Enfin (et surtout), quel son... quel p****n de son... écouteurs à plein volume, je m’en suis rendu sourd... son plus qu’excellent : j’avais l’impression d’être sur scène... je ne suis pas sûr qu’il existe beaucoup d’albums live, même officiels avec un tel son... un Ava Adore avec un tel son, même un peu bourrin, ça vaut toutes les photos laides et tous les 30 euros du monde...

We Love You
The Smashing Pumpkins
???? 2000

01 - Pale Scales
02 - The Everlasting Gaze
03 - Heavy Metal Machine
04 - Tonight Tonight
05 - Ava Adore
06 - I am One
07 - Rock On
08 - Zero 
09 - I of the Mourning
10 - 1979
11 - X.Y.U.
12 - We Love You

samedi 14 décembre 2019

0228 - Bloodflowers


Mi-février 2000. Le téléphone sonne. C'est pour moi... C'est Bérénice, une camarade de classe. Tu devineras jamais... un copain m'a filé un CD gravé rempli de mp3... d'albums pas encore sortis... dont le nouveau Pumpkins... nous étions tous deux fans.

C'est (pour moi en tout cas) un événement. J'ai à peine commencer à acheter des disques que quelque chose, déjà, vient de changer. Les comportements vont changer. On ne va bientôt plus attendre une sortie d'album de la même façon : les albums qui fuitent sur le net quelques semaines voire quelques mois avant leur sortie seront monnaie courante. Ce n'est pas encore tout à fait le cas début 2000 - la plupart des connexions Internet se font encore via un modem 56k : télécharger un mp3 prend trois quarts d'heure, un album une nuit entière... les fuites d'alors ont donc une portée assez restreinte.

Je récupère le fameux CD gravé (objet qui paraissait révolutionnaire il y a peu encore mais est aujourd'hui en voie de disparition...) quelques jours plus tard. J'y écoute pour la première fois (entre autres albums dont j'ai tout oublié) Machina / the Machines of God des Smashing Pumpkins, Virgin Suicides d'Air et Bloodflowers de The Cure, trois albums que j'achèterai peu après - ce sera même le jour de sa sortie pour Machina...
Comme beaucoup de monde, je connaissais The Cure sans les connaître, au travers de leurs singles pop-new-wave Close to Me, Boys don't Cry, Lullaby... sans en savoir vraiment plus sur leur musique. De The Cure, il faut le dire, je connaissais avant tout la dégaine improbable du leader Robert Smith... Bloodflowers est le premier album de The Cure que j'ai écouté en entier, le premier que j'ai aimé, celui qui reste mon préféré. Les morceaux y prennent leur temps (Watching me Fall dure plus de 11 minutes), savent s'enrober d'une atmosphère sombre sans devenir pesants (Out of this World), s'autorisent l'impudeur autobiographique (39, Bloodflowers) et se permettent même d'être une ballade pop-rock irrésistible le temps d'un superbe There is no If...

Aurais-je écouté un jour ce superbe album si je n'avais eu accès à ces mp3 ? Qui sait ? Toujours est-il que les leaks n'ont pas que des mauvais côtés...

Bloodflowers
The Cure
Fiction Records 2000

01 - Out of this World
02 - Watching me Fall
03 - Where the Birds Always Sing
04 - Maybe Someday
05 - The Last Day of Summer
06 - There is no If...
07 - The Loudest Sound
08 - 39
09 - Bloodflowers

lundi 26 octobre 2020

0545 - Push the Sky Away


Il y avait près de deux mois que je n’avais pas touché la petite toile inspirée par (le livret de) Machina / the Machines of God des Smashing Pumpkins évoquée dans mon billet sur To my Last Breath. Il y avait près de deux mois que je n’avais pas produit grand chose, il faut bien le dire.
Dans la foulée de mon petit succès Si le monde est bleu / Alors qu’il soit du bleu de la lame / Qui glisse entre mes épaules / Et s’enfonce par à-coups (oui, c’est un très très long titre) - si j’ose le gros mot succès, c’est parce que je suis content et que j’aime cette peinture : c’est un succès personnel, non un succès public... dont je me contrefous - je me suis remis à cette petite toile vendredi matin et une partie de l’après-midi, quelques heures donc. Petite toile qui nécessitera encore quelques sessions de travail (après séchage des dernières couches posées) et qui ne sera donc pas achevée avant 2021.

Nous avions écouté Lost & Proud après le petit déjeuner ce vendredi, juste avant que je ne me mette au travail. Le disque achevé, j’ai rangé précieusement mon édition limitée de Pilgrims Progress avec mes autres disques dont la pochette imite le format d’un livre (Amnesiac, The Piper at the Gates of Dawn, Night Thoughts...). Parmi ceux-ci se trouvait Push the Sky Away de Nick Cave & the Bad Seeds. Je n’ai pas hésité une seconde. L’album parfait pour me mettre au travail.

Push the Sky Away fait partie des albums de Nick Cave que j’ai achetés en toute confiance, sans y avoir jeté une oreille avant. Il y en a plusieurs dans ce cas. Par aucun de ceux-ci je n’ai été déçu. On se demande d’ailleurs ou, plutôt, je me demande d’ailleurs pourquoi je n’ai toujours pas acheté le dernier, Ghosteen - peut-être à cause de la couverture qui me terrifie... Jamais été déçu, disais-je, par Push the Sky Away encore moins que par d’autres.
Sur Push the Sky Away, Nick Cave en fait des caisses. Il étire ses syllabes dès qu’il le peut, surjoue ses interprétations, claque la langue dès qu’il le peut, halète, reprend son souffle bruyamment, cherche à constamment montrer l’intensité dont il est capable, chante comme s’il imitait Marion Cotillard mourante dans Batman... Et ça marche. Comme les grands acteurs - disons comme Daniel Day-Lewis, le meilleur acteur de tous les temps - c’est quand il en fait beaucoup trop qu’on se dit qu’il pourrait, qu’on aimerait qu’il en fasse encore plus... Trop n’est jamais assez avec Nick Cave.
Les compositions sur Push the Sky Away sont à l’image de l’interprétation - même si c’est probablement l’inverse. Des histoires macabres, des confessions intimes, des auto-fictions et des textes hallucinés sans queue ni tête, bourrés de références inattendues (que viennent faire Miley Cyrus et son double Hannah Montana dans Higgs Boson Blues ?), servis dans des écrins mêlant douceur du piano, décharges électriques de guitares et stridences du violon. Un album fascinant de A à Z. Dont les sons et les phrases restent longtemps en tête après que la musique se soit arrêtée.

Après avoir fini mon travail de la journée sur la petite toile évoquée plus haut (j’ai écouté d’autres disques après Push the Sky Away), il me restait de la peinture sur ma palette. Au hasard, j’ai pris un peu de vert mêlé de blanc (ce qui donne une espèce de bleu vert) que j’ai posé, par touches, sans réfléchir, sur un carton qui trainait au sol. Immédiatement, sans savoir pourquoi, me sont revenues les paroles de Nick Cave, entendues quelques heures plus tôt : I Believe in God / I Believe in Mermaids Too. Il ne me restait qu’à faire de cette tâche verdâtre une chevelure et à compléter ma sirène...

Push the Sky Away
Nick Cave & the Bad Seeds
Bad Seeds Ltd. 2013

CD
01 - We No Who U R
02 - Wide Lovely Eyes
03 - Water’s Edge
04 - Jubilee Street
05 - Mermaids
06 - We Real Cool
07 - Finishing Jubilee Street
08 - Higgs Boson Blues
09 - Push the Sky Away

DVD
01 - Needle Boy
02 - Lightning Bolts

mardi 17 décembre 2019

0231 - The Virgin Suicides


Le mois de février 2000 occupe une place particulière dans ma discothèque. Cinq disques que j'apprécie particulièrement sont sortis en l'espace d'un mois : Bloodflowers, Machina / the Machines of God, Standing on the Shoulders of Giants, XTRMNTR de Primal Scream et la B.O. de The Virgin Suicides de Air.
Comme je le disais il y a quelques jours, j'ai entendu la B.O. de The Virgin Suicides (une vrai bande originale, pas une compilation) avant qu'elle ne sorte dans le commerce, sur un CD gravé bourré de leaks. Je l'ai cependant achetée assez rapidement, fasciné par Ghost Song, Highschool Lover, The Word 'Hurricane' pour ne citer que mes morceaux favoris parmi les 13 titres mêlant pop, rock planant et électro.
Je n'ai vu le film que plus tard, beaucoup plus tard. En France, le film est d'ailleurs sorti en salle plus de six mois après que sa bande originale n'atterrisse dans les bacs (et oui, il fut une époque où les films mettaient jusqu'à six mois ou un an à traverser l'Atlantique). J'avais proposé à la plus belle fille du lycée d'aller le voir au cinéma. J'attends toujours sa réponse... Tant pis pour elle... Je n'ai vu le film que deux ou trois ans après, en DVD. Ce qui est le plus réussi dans le film (nous l'avons revu avec Natacha il y a quelques semaines) est qu'il est à la hauteur de sa bande originale. Avoir réussi à fixer sur pellicule une atmosphère aussi proche de celle créée par la musique est un véritable coup de maître.
Je plaisante bien entendu mais je me rappelle avoir vu un documentaire sur Arte à propos des compositeurs de musique de film. Et l'un d'entre eux - j'ai oublié son nom, honte à moi - rêvait qu'on lui propose d'écrire la musique d'un film non tourné et même non écrit et qu'un réalisateur s'engage à bâtir un long métrage à partir de sa partition... Ce n'est pas le cas bien sûr pour The Virgin Suicides mais ce pourrait l'être tellement, dans mon esprit, le film et sa bande originale sont absolument indissociables, comme si aucun n'avait précédé l'autre.

Original Motion Picture Score for The Virgin Suicides
Air
Record Makers 2000

01 - Playground Love
02 - Clouds Up
03 - Bathroom Girl
04 - Cemetary Party
05 - Dark Messages
06 - The Word 'Hurricane'
07 - Dirty Trip
08 - Highschool Lover
09 - Afternoon Sister
10 - Ghost Song
11 - Empty House
12 - Dead Bodies
13 - Suicide Underground

mardi 4 juin 2019

0035 - Still becoming apart


29 février 2000. J'achète deux disques ce jour-là, les nouveaux albums d'Oasis Standing on the Shoulder of Giants et des Smashing Pumpkins Machina the Machines of God, un troisième est offert, ce Still Becoming Apart, pour l'achat du second.

Une pochette en carton, façon CD 2 titres. La couverture est un patchwork pas très joli de photos de tournée. Le disque en lui-même ne comporte aucune décoration - il est entièrement noir.

Billy Corgan, lors de la première vie des Smashing Pumpkins (1988-2000) était ultra généreux avec ses fans. Il a offert plusieurs bootlegs officiels (oxymoron), plusieurs dizaines de morceaux inédits, titres jamais sortis, versions de travail, enregistrements live... Ce CD promo est du même acabit. Qui d'autre publierait l'inédit Blissed and Gone sur un disque gratuit ? Qui d'autre balancerait un Eye (certes déjà sorti sur la bande originale de The Lost Highway) autre part que sur un album ou sur une face b de single ? Et cet instrumental inédit, Hope, ne serait-il pas formidable comme introduction ou comme transition au milieu d'un album ?

Début 2000, il semblait que les Pumpkins pouvaient tout se permettre. Sortir un concept album, offrir des morceaux en veux-tu en voilà, faire des concerts de 2h30... Ils se sépareront dans l'amertume avant la fin de l'année.

Still Becoming Apart
The Smashing Pumpkins
Virgin 2000

01 - Hope
02 - Blissed and Gone
03 - Apathy's Last Kiss
04 - Mayonaise (acoustic)
05 - Eye

vendredi 10 avril 2020

0346 - XTRMNTR


Le mois de février 2000, je l’ai déjà dit, fut musicalement (du point de vue du rock en tout cas) fabuleux : Standing on the Shoulder of Giants, Virgin Suicides, Bloodflowers, Machina / The Machines of God sont tous sortis lors de ce mois extraordinaire... Et comme si cela ne suffisait pas, il y eut aussi XTRMNTR de Primal Scream, dernier disque (si je ne me trompe) à être publié par le mythique label Creation...

Primal Scream, formé autour de Bobby Gillespie, ancien batteur des fous furieux Jesus and Mary Chain, est un groupe fascinant. Capable de sortir des albums de rock à l’ancienne où ils singent péniblement les Stones puis de publier des albums de dub ou de rock dopé aux produits illicites devenus rapidement cultes avant d’enchaîner sur une tentative de fusion rock et dance ratée...
XTRMNTR (à prononcer Exterminator - privé de voyelles) est lui un album de techno-punk-rock aux accents hip hop (Pills) et aux textes engagés très très à gauche. Un disque dansant (Swastika Eyes), violent (Accelerator, Exterminator), avant-gardiste, éprouvant, passionnant, exaltant... beau aussi parfois (l’instrumental Blood Money). À l’image de sa couverture, collage très esthétique, presque design mais légèrement inquiétant. Un de mes disques favoris. Peut-être celui que je trouve le plus réussi parmi ceux sortis en février 2000.

Nous avons beaucoup écouté XTRMNTR avec Natacha, quand on se faisait nos petites soirées musicalcoolisées à deux... c’était notre ecstasy... puis nous l’avons moins écouté... le disque mettait à rude épreuve les nerfs de Fripouille qui faisait systématiquement une crise d’épilepsie quand le disque passait...
Je n’ai pas eu le courage de le remettre sur la platine depuis 3 ans... quand j’y arriverai, j’aurai fait un grand pas... et je sais que XTRMNTR n’aura d’ici là pas pris une ride. C’est un avantage des chefs d’œuvre.

XTRMNTR
Primal Scream
Creation 2000

01 - Kill all Hippies
02 - Accelerator
03 - Exterminator
04 - Swastika Eyes
05 - Pills
06 - Blood Money
07 - Keep Your Dream
08 - Insect Royalty
09 - MBV Arkestra (If They Move Kill ‘Em)
10 - Swastika Eyes
11 - Shoot Speed / Kill Light

mardi 16 juin 2020

0413 - Untitled


Untitled n’est pas qu’une chanson d’Interpol, c’est aussi le titre du dernier single (en 2001, c’était leur dernier single, ils en ont malheureusement commis d’autres depuis...) des Smashing Pumpkins, un morceau hors-album, bonus de Rotten Apples, leur Greatest Hits. Un morceau étonnamment pop pour conclure une (première) carrière au cours de laquelle le groupe s’est plutôt distingué dans les domaines du grunge, du métal et de la new wave.
Les faces B du single sont des versions alternatives de chansons de Machina / The Machines of God, leur dernier album (en 2001, c’était leur dernier album, ils en ont malheureusement commis d’autres depuis... on en reparlera, un jour, peut-être, lorsque je serai de mauvaise humeur - ça m’arrive... souvent), présentées avec un son moins dense, moins épais, plus aéré : le clavier virevoltant de Try surprendra les plus allergiques aux Citrouilles.
Un disque pas inoubliable et qui ne convertira aucun contempteur de la voix de Billy Corgan... mais un joli cadeau d’adieu pour les fans.

Untitled disais-je n’est pas qu’une chanson d’Interpol, c’est aussi le titre d’une galerie du site de photos de Natacha. J’en profite donc pour vous inviter à le visiter, le revisiter et le rerevisiter. Et encore une fois et une autre encore. Et à en parler à votre famille, votre belle-famille, vos amis et amies, vos voisins, les passants. Publicité ! Que ça décolle ! Des encouragements ! Qu’elle sorte du cercle vicieux : trop peu de visites > pas de motivation > peu de nouvelles photos > peu de renouvellement > peu de visites.
C’est un peu (beaucoup) de ma faute si elle a construit ce site... je me sens un peu (beaucoup) coupable quand elle baisse les bras...
Et on en profite pour s’inscrire sur Instagram et aller lui liker ses autres photos.

Untitled
The Smashing Pumpkins
Virgin 2001

01 - Untitled
02 - Try (alternate version)
03 - Age of Innocence (early version)

vendredi 12 février 2021

0654 - The Smashing Pumpkins 1991-1998


Quel intérêt d’acheter une autre compilation des Smashing Pumpkins, sans aucun inédit (le seul inédit annoncé sur le disque, Mayonaise (acoustic) a depuis été publié sur Still Becoming Apart) alors que j’en possède un Greatest Hits déjà particulièrement bien fourni, tous les albums (les vrais, pas ceux du groupe reformé sous le même nom) et (presque) tous les singles ?

Natacha répondrait aucun. Premièrement, parce qu’elle n’est pas très fan des Citrouilles Épatantes. Deuxièmement, parce qu’il n’y a plus de place à la maison pour ranger les disques, les quatre colonnes à CD achetées il y a plus de dix ans débordent de tous côtés - une bibliothèque est en train de changer de fonction - alors à quoi bon acheter des disques sans utilité ?

Ma réponse est toute autre, on s’en doute puisque je n’ai pas résisté en tombant sur l’annonce du CD The Smashing Pumpkins 1991-1998 d’occasion à 4,50 euros sur Rakuten. Ce qui m’a décidé avant tout, ce sont les illustrations inédites de Vasily Kafanov. La pochette de ce disque promotionnel est, si je ne me trompe pas, le premier fruit de la collaboration entre l’artiste d’origine russe et le groupe, quelques mois avant la sortie de Machina / The Machines of God et des singles qui en seront extraits.
Et l’envie de réécouter ces chansons qui ont bercé mes 17-21 ans (époque où je me passais les albums des Pumpkins en boucle, en alternance avec ceux de Radiohead, de My Bloody Valentine, d’Oasis et de Spiritualized) dans un nouvel ordre, inattendu - il est d’ailleurs étonnant qu’un simple disque promotionnel ait fait l’objet de tant d’attention de la part de la maison de disques, explore si bien toutes les facettes du groupe et propose un ordre si bien pensé pour les chansons - c’est toujours bon la redécouverte.

The Smashing Pumpkins 1991-1998
The Smashing Pumpkins 
Virgin 1999

01 - Disarm
02 - Bullet with Butterfly Wings
03 - Ava Adore
04 - 1979
05 - Landslide
06 - Cherub Rock
07 - I am One
08 - Perfect
09 - Today
10 - Tonight, Tonight
11 - Mayonaise (acoustic)
12 - Siva
13 - Eye
14 - Zero 
15 - Pug
16 - Drown
17 - Thirty-Three
18 - Rhinoceros 

mardi 16 mars 2021

0686 - Siamese Dream


Ce n’était pas ce week-end car, ce week-end, nous n’avons pas eu l’occasion de l’arroser, le week-end, et de le célébrer, avec de la musique à haut volume sonore... En effet, pour ce dernier week-end avant le nouveau confinement (il ne sera annoncé officiellement que mercredi ou jeudi pour l’Île de France), on m’a fait travailler tout samedi matin (oral du brevet blanc). Il fallait donc être sage vendredi soir. Et comme nous avions prévu de courir une quinzaine de kilomètres dimanche matin (nous nous sommes contentés d’une douzaine), impossible de faire la fête samedi soir. Ce n’était donc pas ce week-end mais peut-être le précédent (ou celui d’avant encore) que j’ai passé, vers minuit, Quiet (suivi de Today) des Smashing Pumpkins... et que Natacha a eu (le lendemain matin) la révélation : « mais... en fait... les Smashing Pumpkins... c’est du métal... »

Oui, les Pumpkins, c’est du métal. Parfois. Rarement que du métal - même si quelques morceaux parmi les plus costauds appartiennent totalement au genre - mais souvent un son de guitares proche du métal, comme sur Today, single aux six cordes bien épaisses mais à la mélodie soignée et au refrain hymnesque - encore un barbarisme.
C’est parfois aussi tout à fait autre chose que du métal. Et Siamese Dream, brillant deuxième album du groupe après l’excellent et plutôt grunge Gish, illustre bien cette extraordinaire capacité qu’avait Billy Corgan à jongler avec les genres et les styles sans difficulté apparente. Disarm, l’autre gros single de l’album, montre qu’on peut être incisif sans guitare électrique, Soma qu’un gros son peut accompagner une confession sincère et Sweet Sweet qu’on peut avoir encore des choses à dire après avoir fait beaucoup de bruit comme sur Silverfuck.

Tous les albums des Pumpkins sont anormaux. Tous sont des défis, aucun n’est évident. L’austérité de l’un (Gish), la folie schizophrène d’un autre (Mellon Collie and the Infinite Sadness), les renoncements d’un troisième (Adore) ou la quête divine d’un dernier (Machina / The Machines of God) freineront plus d’un auditeur. Pour qui souhaite s’y aventurer, Siamese Dream, éclectique et équilibré, est probablement la meilleure porte d’entrée de cet univers étrange.

Siamese Dream
The Smashing Pumpkins
Hut / Virgin 1993

01 - Cherub Rock
02 - Quiet
03 - Today
04 - Hammer
05 - Rocket
06 - Disarm
07 - Soma
08 - Geek U.S.A.
09 - Mayonaise 
10 - Spaceboy
11 - Silverfuck
12 - Sweet Sweet
13 - Luna

dimanche 24 janvier 2021

0635 - Try, Try, Try


Puisque j’évoquais très humblement Vasily Kafanov hier, poursuivons aujourd’hui avec un des disques des Smashing Pumpkins qu’il a illustrés : un CD promotionnel du single Try, Try, Try. La chanson Try, Try, Try était le morceau ouvertement - quoique je doute que Billy Corgan eut aimé qu’on parle de Try, Try, Try ainsi - pop, le morceau le plus commercial de Machina / The Machines of God, album plutôt musclé aux guitares épaisses et métalliques.

Je ne me souviens plus du tout où j’ai pu trouver ce CD promo. Quant à savoir pourquoi j’ai acheté ce disque dans sa pochette cartonnée alors que la couverture est exactement la même que celle du single et que la tracklist ne propose comme originalité que l’édition radio de Try, Try, Try - soit la chanson avec une intro et une outro très (très) légèrement remaniées pour effacer les liaisons avec la chanson qui précède et celle qui suit Try, Try, Try sur l’album (autrement dit : une version sans intérêt) - je crois que, depuis le temps, vous avez la réponse : il me le fallait absolument.

Try, Try, Try
The Smashing Pumpkins
Virgin 2000

01 - Try, Try, Try (radio edit)
02 - Try, Try, Try (album version)

samedi 24 septembre 2022

1243 - Stand Inside Your Love

Les Smashing Pumpkins viennent d’annoncer la sortie d’un (triple ?) album de 33 titres (clin d’œil ?) supposé faire suite à Mellon Collie and the Infinite Sadness et Machina / The Machines of God. Nouvelle a priori réjouissante… sauf que le premier extrait, Beguiled, m’a laissé plus que froid. Un titre sur trente-trois, me dis-je, ce n’est pas forcément représentatif de la totalité. Tout de même, The Everlasting Gaze, bien que très bourrin comme morceau, m’avait bien plus accroché il y a 22 ans… et sans même parler du premier vrai (c’est-à-dire faisant l’objet d’une publication sur disque) single, Stand Inside Your Love, magnifique dès la première écoute. Quant à la face B, n’en parlons même pas, personne aujourd’hui n’écarterait une chanson du calibre de Speed Kills de la tracklist d’un album.

Stand Inside Your Love
The Smashing Pumpkins
Virgin 2000

01 - Stand Inside Your Love
02 - Speed Kills