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mardi 12 janvier 2021

0623 - Hunky Dory


Hier, dimanche, sur MTV, avant que nous zappions sur une chaîne ciné pour regarder Les Randonneurs (pas terrible... c’est toujours dommage une comédie qui n’est pas drôle, non ?), il y avait une émission spéciale des Papas du Rock consacrée à David Bowie. Émission spéciale, c’est beaucoup dire, des clips de Bowie alternaient avec des clips d’artistes proches de Bowie (Lou Reed, Iggy Pop) ou d’artistes reprenant du Bowie (Nirvana) pendant qu’un bandeau de texte distillait en boucle, façon chaîne d’infos en continu, des anecdotes plus ou moins intéressantes.
Parmi ces anecdotes rapportées, il semblerait que Life on Mars ? ait pour base une commande faite à Bowie d’adapter Comme d’Habitude. Le morceau qu’il proposa fut refusé, Paul Anka rafla la mise avec son My Way, et Bowie modifia sa reprise pour en faire un morceau neuf et autonome... qui devint l’un des joyaux pop de son répertoire. Le genre de chanson que l’on peut écouter en boucle sans se lasser tant la mélodie, le texte (légèrement abscons), les arrangements, l’interprétation touchent à la perfection.

Le critique Jérôme Soligny a dit d’Hunky Dory que cet album est tellement beau que le posséder sans jamais l’écouter pouvait suffire au bonheur. Je ne suis pas tout à fait d’accord, l’album contient tout de même ses morceaux dispensables (notamment les hommages un peu trop appuyés à Dylan et Warhol) mais je comprends l’idée. J’ai beaucoup écouté Hunky Dory mais ne le sors plus souvent des rayonnages. Pourtant savoir que ce disque qui contient deux merveilles comme Life on Mars ? et Quicksand en plus de tubes comme Changes et Oh ! You Pretty Things est là, à disposition, prêt à illuminer la journée, a quelque chose de rassurant, d’apaisant : quand il ne restera plus rien à écouter, il restera toujours Hunky Dory.

Et si on se faisait un petit Life on Mars ?

Hunky Dory
David Bowie
EMI 1971 / 1999

01 - Changes
02 - Oh ! You Pretty Things
03 - Eight Line Poem 
04 - Life on Mars ?
05 - Kooks
06 - Quicksand
07 - Fill Your Heart
08 - Andy Warhol
09 - Song for Bob Dylan
10 - Queen Bitch
11 - The Bewlay Brothers

mardi 29 juillet 2025

2282 - ★


Déclaration d’intention disais-je à propos de la couverture de The Next Day de David Bowie. Le problème est - si tant est que ce soit un problème - que, musicalement, les intentions de The Next Day ne sont guère radicales. L’album, aussi bon qu’il soit, ne remet pas vraiment en cause l’univers Bowie. Il n’y a pas de révolution.

La révolution a eu lieu sur son album suivant, ★, publié deux jours avant la mort de David Jones - Bowie, lui, est immortel. De nouveau, la couverture fait l’impasse sur le traditionnel portrait… mais ce n’est ici qu’un détail. Bowie savait sa fin proche, il décide de rédiger un testament artistique. Il convoque un groupe de jazz pour l’épauler… mais ne fait pas un album de jazz. Ni de rock. Ni de pop. Ni réellement d’avant-garde. Expérimental certes mais sachant conserver une vraie évidence. Qui ne ressemble à rien de ce qu’a pu produire Bowie… mais dont on ne doute pas une seconde qu’il soit de lui. Surtout pas un résumé. Plutôt un bouquet final. Un feu d’artifice qui vous fait regretter qu’il soit le dernier… même si, après un tel album, rien ne vaut le silence.

★
David Bowie
ISO Records / Columbia / Sony 2016 / ????

01 - ★
02 - ‘Tis a Pity she was a Whore
03 - Lazarus
04 - Sue (or in a Season of Crime)
05 - Girl Loves Me
06 - Dollar Days
07 - I can’t Give Everything Away

mercredi 1 juin 2022

1128 - Isabelle Adjani


Quel suspense insoutenable… quel était donc ce disque écouté avant (la moitié de) Modern Life is Rubbish ? Voilà la question qui vous taraude depuis 24 heures… je me demande si vous avez pu dormir… et si oui, comment vous avez fait pour trouver le sommeil.

On peut acheter un disque pour sa couverture. On peut aussi acheter un disque pour sa photo de couverture. Je me souviens encore du jour où pré-ado, j’ai vu pour la première fois le clip de Pull Marine. Le clip en lui-même, signé Besson, est ridicule. En revanche… bref…

Pull Marine, immense chanson (malgré cet horrible vers « repêcher ta petite sardine » - quelle horreur) dont les arrangements n’ont étonnamment pas si mal vieilli, je l’avais déjà sur une compilation consacrée aux chansons de Gainsbourg interprétées par d’autres que lui-même. Ohio et Bowie Oui comme Bowie aussi je connaissais. Ou croyais connaître.

Ohio, par exemple, ça commence mal. L’introduction sent fort les mauvaises années 80. Et quand on lit le texte, sans musique, juste sur le papier, c’est nul. Et puis curieusement, ça marche. Le Nevada pour m’évader, en chanson, même si ça ne devrait pas, ça sonne bien…
Et Bowie Oui comme Bowie, j’en avais une mauvaise image, ça me semblait boiteux, en playback, dans des émissions de variétoche vues sur YouTube… mais, sur disque, les arrangements new-wave-disco-électronico-variétés qui évoquent à la fois le Bowie de Heroes ou celui de Let’s Dance, ça marche carrément. Surtout avec le morceau disco Le Bonheur c’est Malheureux qui suit. Et plus encore avec le Je T’Aime Idiot d’après.
On l’aura compris, c’est surtout la face B qui me plaît… suffisamment pour donner envie de réécouter et de ne pas me contenter de la photo de couverture. 

Isabelle Adjani
Isabelle Adjani
Philips 1983

A1 - Ohio
A2 - Entre Autre pas en Traître
A3 - Ok pour plus Jamais
A4 - D’un Taxiphone
A5 - C’est rien, je m’en vais, c’est Tout
A6 - Le Mal Intérieur
B1 - Beau Oui comme Bowie
B2 - Le Bonheur c’est Malheureux
B3 - Je T’Aime Idiot
B4 - Et Moi Chouchou
B5 - Pull Marine

dimanche 16 juin 2019

0047 - Heroes


Acheté avec Diamond Dogs donc, ce Heroes. La référence du tandem Bowie / Eno. L'incontournable de la trilogie européenne de Bowie. Pop synthétique, rock d'avant-garde conçus dans le bouillonnement de la capitale allemande - qu'elle n'était alors pas - alors contenue par un mur...

Les chansons de la première moitié de l'album sont assez énormes. Mélodies, interprétations, ambiances, structures, tout est travaillé et poussé vers une forme d'excellence formelle, même si, à mon goût, la production très synthétique, voire électronique, a pris un petit coup de vieux. "Heroes" est évidemment un immense morceau, d'un romantisme inattaquable. Blackout est mon autre morceau préféré de l'album.

En revanche, il y a une deuxième moitié à l'album. Et là, je ne comprends pas. Peu importe que ces morceaux soient excellents ou non - ils sont même plutôt bons, ils fonctionnent parfaitement sur la Bande Son du film Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée... - mais quand j'achète du Bowie c'est pour entendre Bowie... pas pour des instrumentaux. Je veux et j'exige la voix de Bowie. Je suis un peu buté...
Quant à The Secret Life of Arabia, j'ai l'impression qu'elle tombe comme un cheveu sur la soupe à la fin du disque...

Je ne vais pas dire que je n'aime pas Heroes, au contraire... mais il fait partie de ces albums supposés majeurs dont je ne saisis pas tout à fait le statut...

Heroes
David Bowie
EMI 1977 / EMI 1999

01 - Beauty and the Beast
02 - Joe the Lion
03 - "Heroes"
04 - Sons of the Silent Age
05 - Blackout
06 - V-2 Schneider
07 - Sense of Doubt
08 - Moss Garden
09 - Neuköln
10 - The Secret Life of Arabia

samedi 15 janvier 2022

0991 - Let’s Dance


Depuis Papa ou Maman, le film - je suis fan de Marina Foïs, j’ai appris à apprécier Laurent Lafitte malgré sa tronche qui ne me revient pas - vu à la télévision il y a quelques mois, j’avais envie de Modern Love, la chanson de Bowie. J’ai fini par céder à la tentation. 14 euros (en prix vert) à la FNAC (ce vendredi soir) pour une réédition remasterisée de 2018 de Let’s Dance, son plus gros carton commercial, ce bougre de Bowie, même mort, n’a pas perdu le sens des affaires.

Modern Love donc. L’impression d’un train qui démarre, quelques phrases marmonnées noyées dans le mix, suivies de batteries typiques des années 80 qui claquent horriblement, quelques notes de piano nimbées d’un effet un rien vulgaire, un couplet magnifique, un refrain légèrement putassier, Modern Love est un plaisir coupable.
China Girl, sorte d’auto-reprise d’un morceau écrit avec le poto Iggy pour The Idiot. Iggy en faisait une ballade décadente, Bowie une pop-song dégoulinante. Let’s Dance suit. C’est toujours étrange de tomber sur un album dont tous les morceaux connus sont réunis au début. On se demande si ça vaut le coup d’aller plus loin. Let’s Dance, le méga-tube. Plus long ici que dans le clip. Let’s Dance n’en finit pas. Soli de saxo dégueu, breaks ignobles, tous les mauvais tics des années 80.
Bon, et après ? Après, je n’ai pas pris le temps d’écouter. Il était déjà 21h10. On n’avait pas encore mangé. Ni commencé à boire. Un Taittinger ce soir… la clairette, ça suffit… mais on a compris le concept. Let’s Dance, c’est tout ce qu’on déteste, les années 80, et tout ce qu’on aime, Bowie. Let’s Dance, c’est l’album qu’on se hait d’aimer et qu’on adore haïr. Allez, dès la fin du repas - fondants au chocolat - on se repasse Modern Love.

Let’s Dance
David Bowie
Parlophone 2019

01 - Modern Love
02 - China Girl
03 - Let’s Dance
04 - Without You
05 - Ricochet
06 - Criminal World
07 - Cat People (Putting Out Fire)
08 - Shake It

mardi 11 juin 2019

0042 - Diamond Dogs


J'ai vécu à Tahiti. À Papeete. Quatre mois. Il y a de ça 15 ans.
Quand j'en parle aux gens, ils s'enthousiasment "ça devait être génial, c'était le paradis, non ?". Ils ne comprennent pas quand je leur dis que je me souviens avant tout de longues plages d'ennui.
Il est probable que le rêve de la grande majorité des gens soit de glander h24 au soleil, en sirotant le contenu d'une noix de coco. Ou qu'ils croient que c'est leur rêve... Pour ma part, j'ai vite compris que j'avais besoin d'autre chose. Qu'on me comprenne bien, j'ai aimé cette période tahitienne mais je suis un citadin, très clairement. J'ai besoin de la ville et de ce qu'elle offre.
Et j'ai notamment besoin de bouquins et de disques... mais à Tahiti, les livres et les disques ne sont (n'étaient ?) pas disponibles en abondance et, par conséquent, coûtent un bras... quand ce n'est pas la peau de ce que l'on sait...

Je n'avais évidemment pas emmené grand chose avec moi, je n'allais pas déménager toutes mes affaires pour 4 mois. Il a donc tout de même fallu que j'achète un peu sur place. Le moins cher étant le Leclerc, honte à moi, je m'y suis fourni. J'y ai notamment acheté un étonnant petit coffret (coffret qui se résumait à un emballage carton assez cheap pour réunir deux albums dans leur boitier plastique traditionnel) comprenant Diamond Dogs et Heroes de David Bowie.

Attelage étonnant en effet que cet album mésestimé de la fin de la période glam et l'album phare de la période berlinoise de Bowie. Tout semble les opposer, à commencer par la couverture, très exubérante et sexuelle pour Diamond Dogs (cf le revers de la pochette), très sobre, en noir et blanc pour Heroes.
Personne ne citera Diamond Dogs comme son album préféré de Bowie. Nombreux sont ceux qui citeront Heroes.

J'avoue beaucoup apprécier Diamond Dogs. Ces deux tubes Rebel Rebel et surtout Rock 'n' Roll with Me sont d'une efficacité redoutable. L'intro Future Legend installe une ambiance étrange,un peu poisseuse, faussement inquiétante, qui persiste tout le long de l'album. J'aime beaucoup l'enchainement Sweet Thing / Candidate / Sweet Thing (Reprise), comme un long morceau en plusieurs mouvements. Seule la partie explicitement orwellienne me laisse davantage sur ma faim...

Je crois même que je préfère Diamond Dogs à Heroes...

Diamond Dogs
David Bowie
EMI 1974 / EMI 1999

01 - Future Legend
02 - Diamond Dogs
03 - Sweet Thing
04 - Candidate
05 - Sweet Thing (Reprise)
06 - Rebel Rebel
07 Rock 'N' Roll with Me
08 - We are the Dead
09 - 1984
10 - Big Brother
11 - Chant of the Ever Circling Skeletal Family 

mercredi 12 juillet 2023

1534 - Aladdin Sane


J’ai déjà parlé du hors-série des Inrocks consacré à l’année 1973. Dix disques - les plus importants de l’année en question selon le magazine - sont mis en avant. J’en possédais déjà trois. Berlin. Raw Power. Et le Dark Side, évidemment. Et j’ai décidé d’acheter les autres. Aladdin Sane de Bowie est le premier que j’ai reçu. Pas plus tard qu’aujourd’hui.
C’était un peu la honte de ne pas avoir tous les Bowie dans la collection. Enfin… certains disques de Bowie ne valent pas franchement le détour… ceux avec Tin Machine ont une réputation désastreuse… mais Aladdin Sane aurait rejoindre mes rayonnages avant - au hasard - Let’s Dance… et Aladdin Sane, les rares fois que j’y avais jeté une oreille, il y a quinze vingt ans de ça, ne m’avait pas enthousiasmé. The Jean Genie, je la pensais gâchée par la Fille du Père Noël de Dutronc. La reprise des Stones me semblait inutilement boursouflée. Quant aux délires pianistiques de Mike Garson, ce n’était pas ma tasse de thé.

Toutes ces réticences ont été naturellement balayées en une écoute ce soir…  c’est un album dingue… entre rock, glam, jazz et soul… qui touche à tout sans se perdre et avec le même brio… et je regrette déjà d’avoir acheté cette édition australienne pourrie aux paroles écrites en police taille 2 alors qu’il existe une édition anniversaire (le 30ème, il y a vingt ans, il me semble) avec un CD bonus, un packaging sympa et un vrai livret…

PS : mon bureau est tellement bien rangé que je n’ai aucune idée d’où j’ai pu mettre le magazine…

Aladdin Sane 
David Bowie 
Parlophone 2015

01 - Watch that Man
02 - Aladdin Sane (1913 - 1938 - 197?)
03 - Drive-In Saturday
04 - Panic in Detroit
05 - Cracked Actor
06 - Time
07 - The Prettiest Star
08 - Let’s Spend the Night Together
09 - The Jean Genie 
10 - Lady Grinning Soul

mercredi 23 juillet 2025

2276 - The Next Day


Je ne suis pas grand fan des couvertures des albums de Bowie. Des portraits, à chaque fois - je n’ai pas de contre-exemple avant ses deux derniers albums. Des portraits plus ou moins rapprochés, plus ou moins inspirés, plus ou moins ridicules. Pour un Low plutôt très classe, combien de Space Oddity, de Let’s Dance ou de Heathen franchement moches ?

Puis vint, en 2013, The Next Day. La couverture avait assez peu plu sur les forums internet à l’époque. Beaucoup crurent même à une blague quand elle fut dévoilée avant la sortie de l’album. J’ai pour ma part adoré cette revisite radicale de la couverture de Heroes dès que je l’ai vue. Un vrai geste artistique. Fort. Un pavé dans la mare. Une déclaration d’intention. Il est quand de même étonnant que Bowie ait attendu son avant-dernier album, après 45 ans de carrière musicale, lui qui touchait aussi à la peinture, pour réussir la partie visuelle d’un album.

The Next Day
David Bowie
ISO Records / Columbia / Sony 2013

01 - The Next Day
02 - Dirty Boys
03 - The Stars (are out Tonight)
04 - Love is Lost
05 - Where are We Now ?
06 - Valentine’s Day
07 - If You can See Me
08 - I’d Rather be High
09 - Boss of Me
10 - Dancing out in Space
11 - How does the Grass Grow ?
12 - (You Will) set the World on Fire
13 - You Feel so Lonely You Could Die
14 - Heat
15 - So She
16 - Plan
17 - I’ll Take You There

samedi 19 mars 2022

1054 - Life on Mars


Excellente moisson - même si je n’ai pas acheté de Neil Young - chez Décibul cette après-midi. Je m’apprêtais à partir après avoir déniché deux pures merveilles - j’exagère à peine - quand j’ai vu un 45 tours de Life on Mars affiché juste derrière la caisse. Ce n’était pas raisonnable ? J’avais déjà assez dépensé ? Qu’importe !
La vraie-fausse reprise de Comme d’Habitude par Bowie est une des plus parfaites chansons pop de tous les temps - oui, de tous les temps, j’en dis beaucoup des de tous les temps en ce moment - et mérite de prendre place dans ma collection pour elle seule et pas seulement en tant que morceau de Hunky Dory, autre disque presque parfait.
Et que Life on Mars soit b-facée par un morceau de classe comme The Man who sold the World - Natacha dira que la reprise du morceau par Nirvana est supérieure… - ne fait qu’ajouter à la valeur de ce 45 tours. 

Bon, après, la pochette… c’est toujours un peu le problème chez Bowie.

Life on Mars
David Bowie
RCA Victor 1973

A - Life on Mars
B - The Man who sold the World

jeudi 18 mars 2021

0688 - The Man who Sold the World


Il m’arrive fréquemment d’avoir une chanson en tête en me levant le matin et qu’elle y reste jusqu’à midi voire toute la journée durant. Rarement une bonne. Samedi ou dimanche, je ne sais plus, c’était Seeds of Love de Tears for Fears... nous étions tombés sur le clip, la veille au soir en zappant. C’est souvent pire que ça... j’ai eu, il y a quelques jours du Alain Chamfort - pour ne pas dire du Alliage - aux lèvres pendant toute une matinée... et, dans ce cas, il vaut mieux que je garde mes lèvres closes, si je ne veux pas me faire fusiller du regard par Natacha - elle a les yeux revolver... encore une chanson qu’il m’est arrivé de subir au réveil.

Il y a des jours où j’ai davantage de bonheur avec mon juke box interne. Lundi matin, j’avais The Man who Sold the World en tête - même si je suis bien incapable de dire si c’était du Bowie ou du Nirvana. Je l’ai chantée (chantonnée) toute la matinée, dans les couloirs du bahut et même en classe entre deux moments où je demandais aux élèves de se taire...

Ça ne m’a pas donné envie pour autant de réécouter l’album éponyme de Bowie. J’ai un trop mauvais souvenir de ce disque. Je l’avais acheté sans le connaître - à part la chanson titre. Et j’avais été plus que déçu. Nul. J’ai dû réessayer une ou deux fois. Sans plus de résultat. Je pense que ça fait dix ans au moins que le CD n’a pas rencontré un laser.
Il serait peut-être temps de lui redonner sa chance... mais j’ai déjà tellement de disques en attente.

The Man who Sold the World
David Bowie
EMI 1972 / 1999

01 - The Width of the Circle
02 - All the Madmen
03 - Black Country Rock
04 - After All
05 - Running Gun Blues
06 - Saviour Machine
07 - She Shook me Cold
08 - The Man who Sold the World
09 - The Supermen

jeudi 9 mars 2023

1409 - The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars


Je suis bien incapable de dire quand j’ai acheté mon édition CD de The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars de David Bowie. C’était après 1999 (forcément), c’était après que j’ai quitté le domicile parental, je ne peux être plus précis. Ce devait être peu de temps après être parti de chez papa maman, je ne m’imagine pas avoir passé beaucoup de temps sans ce disque. Ziggy Stardust (avec une poignée de disques : les albums bleu et rouge des Beatles, un Costello, un Pat Benatar, un Pretenders…) constitue la bande son de mon enfance. J’ai l’impression qu’on l’écoutait tout le temps. En vinyle, à la maison. En K7 (copie du vinyle) en voiture. J’ai toujours été impressionné par l’inscription sur le dos de la couverture du vinyle (non reproduite sur le CD) to be played at maximum volume. Toujours été fasciné par cette incroyable collection d’immenses chansons : Five Years (qui immanquablement fait pleurer Natacha) Starman, Rock ‘n’ Roll Suicide (que j’ai essayé maintes fois de jouer correctement à la guitare) pour ne citer que les chefs-d’œuvre absolus. Je n’ai compris que plus tard que le concept derrière l’album (un rockeur extra-terrestre vient avec son groupe sauver le monde en proie à une apocalypse imminente mais finit par être rejeté par la population) était débile… mais qu’on s’en foutait un peu finalement… le génie est toujours un peu idiot.

The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars
David Bowie
EMI 1999

01 - Five Years
02 - Soul Love
03 - Moonage Daydream
04 - Starman
05 - It Ain’t Easy
06 - Lady Stardust
07 - Star
08 - Hang on to Yourself
09 - Ziggy Stardust
10 - Suffragette City
11 - Rock ‘n’ Roll Suicide

mardi 11 janvier 2022

0987 - Atmosphere


Natacha a encodé ce week-end pas mal de disques. Du Bowie. Beaucoup de Bowie - c’était samedi les 75 ans de sa naissance, c’est aujourd’hui, lundi, les 6 ans de son décès. Et du Joy Division. Unknown Pleasures. Closer. Transmission. Love will Tear us Apart. Atmosphere. Dead Souls. Je n’ai donc pas totalement raté son éducation musicale. Non, elle n’avait pas besoin d’être musicalement éduquée, ma chérie… juste d’être un peu mieux renseignée.

Je possède une très belle réédition (pressage français de 1984) du single Atmosphere, épaulé d’une excellente version (différente de la version album) de She’s Lost Control, acheté en même temps que le single Transmission, à Toulon à l’automne 2003. Il faudrait que j’en trouve d’autres, des vinyles du groupe… je n’en ai pas assez.

Mais Natacha a encodé les morceaux à partir d’éditions CD, ma nouvelle platine ne permet pas de passer les vinyles en mp3, pour qui me prenez-vous ?

Atmosphere 
Joy Division
Factory 1984

A - Atmosphere 
B - She’s Lost Control

samedi 20 novembre 2021

0935 - Scary Monsters


Est ce que ça se vend encore des boîtiers pour CD vides ? Les fameux boîtiers cristal comme ils les appellent, les britonophones et assimilés - on les appelle de la même façon, probablement par imitation - les boîtiers en plastique transparent. Je n’en ai pas vraiment cherché dans les magasins, ni à Monoprix ni à Gibert, alors qu’il m’en faudrait quelques-uns. Je ne pense pas vraiment à en chercher, quand je suis à Gibert ou à Monoprix. Je ne suis pas non plus tombé dessus par hasard, à Monoprix ou à Gibert, sur ces boîtiers dont j’aurais bien besoin. De la simple fêlure, aux dégâts plus importants, j’en ai un petit paquet, peut-être quelques dizaines, des boîtiers à changer. Et un de plus en préparant ce billet.

J’ai sorti Scary Monsters de David Bowie de la discothèque. Pour le réécouter. J’avais décidé de bien faire les choses cette fois. De me repasser le disque une ou deux fois avant de le billetiser. Avant de parler de tout et n’importe quoi sauf de la musique proposée sur l’album. Ou de dire que c’est de la merde - ou pas. Car Scary Monsters ne m’a pas laissé un bon souvenir. Loin de là. Je l’avais acheté pour Ashes to Ashes. Top single. Et n’y avais aimé que Ashes to Ashes. Rien d’autre. Vraiment rien. C’était il y a douze ou quinze ans peut-être. Il y a longtemps, c’est sûr. Je ne le ressors que rarement de mes rayonnages. Et uniquement pour Ashes to Ashes. Je n’écoute pas le reste. Trop d’a priori après les désastreuses premières écoutes.
Aujourd’hui, c’était différent, j’étais prêt à lui redonner une chance, à Scary Monsters. Prêt à l’affronter. Avec une oreille non neuve mais aussi objective et bienveillante que possible. Le boîtier m’a échappé des mains quand je l’ai sorti de la colline de CD. Éclaté en plusieurs morceaux qu’il a rencontré le sol. Bien trop endommagé pour le conserver en l’état. Le livret et le disque n’ont rien - heureusement. J’ai échangé le boîtier avec celui d’un CD gravé - qui, lui, une Black Session de The Dears, n’est donc plus correctement protégé - et remis le disque à sa place. Sa chance est passée.

J’ai mis Kid A sur la platine. You can try the best you can / You can try the best you can / The best you can is good enough.

Scary Monsters
David Bowie
EMI 1999

01 - It’s no Game (part 1)
02 - Up in the Hill Backwards
03 - Scary Monsters (and Super Creeps)
04 - Ashes to Ashes
05 - Fashion 
06 - Teenage Wildlife
07 - Scream like a Baby
08 - Kingdom Come
09 - Because you’re Young
10 - It’s no Game (part 2)

lundi 4 janvier 2021

0615 - Pretty Woman


Julia Roberts est (très probablement) l’actrice favorite de Natacha. Et pourtant, aussi étonnant que cela puisse paraître, elle n’avait pas le DVD de Pretty Woman. Jusqu’à hier. Ça m’arrange aussi... Dans les moments de déprime de ma chérie, je n’aurai plus à subir Bridget Jones... j’exagère, elle n’a pas regardé tellement de fois le film de la Zellweger... ou quel que soit l’orthographe du nom de la Renée.

En revanche, Natacha avait la B.O. du film depuis de nombreuses années. Elle l’avait avant que nous mettions nos discothèques en commun. On retrouve sur cette compilation (aucun morceau original à ma connaissance) David Bowie (son Fame 90 habille, il me semble, la fameuse séance de shopping), l’horrible Robert Palmer, les oubliés (et c’est tant mieux ?) Roxettes et même les Red Hot (je ne vois pas à quel moment du film) en plus de l’inoubliable Roy Orbison... aucune trace de La Traviata en revanche... de crainte que les auditrices fassent pipi dans leur culotte ?

PS : on a revu le film hier soir... Fame 90 n’apparaît que dans des scènes dans un club et essentiellement dans une scène bonus de la version « intégrale »... lors de la scène de shopping, c’est tout simplement Roy Orbison... toujours pas repéré les Red Hot...

Pretty Woman
EMI 1990

01 - Wild Women Do (Natalie Cole)
02 - Fame 90 (David Bowie)
03 - King of Wishful Thinking (Go West)
04 - Tangled (Jane Wiedlin)
05 - It Must Have Been Love (Roxette)
06 - Life in Detail (Robert Palmer)
07 - No Explanation (Peter Cetera)
08 - Real Wild Child (Wild One)
09 - Fallen (Lauren Wood)
10 - Oh Pretty Woman (Roy Orbison)
11 - Show me your Soul (Red Hot Chili Peppers)

mardi 12 novembre 2019

0196 - Low


Je songe fréquemment à arrêter, à fermer ce blog - et ce n'est pas un chleuasme... Pour deux (trois) raisons. Tout d'abord, je ne suis que rarement satisfait du contenu des billets de Disco MLM... La plupart des billets me semblent fades, vides, sans véritable idée... et ça me déprime - oui, vraiment.

Ce n'est cependant pas la raison principale... ce qui me mécontente le plus, c'est que ce blog ne remplit pas son objectif premier. J'avais certes, en ouvrant ce blog, envie de parler musique ou plutôt, de parler disques mais j'avais surtout comme idée de disposer d'un médium plus consensuel qu'Archives pour attirer des lecteurs. Ces lecteurs, je l'espérais, pour une part d'entre eux au moins, viendraient ensuite visiter Archives.
Mon idée, c'était des billets comme celui sur Liberetto ou sur mes enregistrements des sonates d'Hindemith, avec des liens clairs vers des billets d'Archives... ou alors des liens vers le site de Natacha comme le billet sur Whatever...
Et oui, ce blog était et est (presque) une opération commerciale destinée à rabattre vers Archives des lecteurs et générer des pages lues - je l'admets, je suis une pute-à-clics... De ce côté là, c'est l'échec complet, j'ai encore moins de lecteurs sur Disco que sur Archives... c'est, ceci dit toujours plus efficace que mon compte Instagram qui ne m'a attiré aucun lecteur. Natacha d'ailleurs n'a guère plus de succès avec ses comptes Instagram et Behance.

Ajoutons à tout ceci que Disco me prend un temps fou, temps que je pourrais consacrer au contenu (textes et dessins et peintures) d'Archives... il y a des moments, souvent, où j'ai envie de laisser tomber...

Quel rapport avec Low de David Bowie, album étrange, foutraque, rempli, me semble-t-il, de chansons sans queue ni tête (pas de chapeau, pas de braguette comme chantait Souchon) que j'ai acheté sans le connaître sur la foi de sa très bonne réputation (considéré comme le complément parfait de Heroes) mais que j'écoute très rarement (je ne saurais dire quand c'était la dernière fois... il faudrait sûrement que je lui redonne sa chance) ? Il y a évidemment le titre de l'album. Je me sens low, le moral en berne quoi... mais, et surtout, sur cet album, il y a la chanson (plus aucune idée de ce à quoi elle ressemble) intitulée A new Career in a new Town... qui nous ramène à Archives.
Et tous ces liens en orange, ça fonctionne plutôt bien avec la pochette du disque, non ?

Low
David Bowie
EMI  1977 / 1999

01 - Speed of Life
02 - Breaking Glass
03 - What in the World
04 - Sound and Vision
05 -Always Crashing in the Same Car
06 - Be my Wife
07 - A new Career in a new Town
08 - Warszawa
09 - Art Decade
10 - Weeping Wall
11 - Subterraneans

samedi 4 mai 2019

0004 - Ladies and gentlemen we are floating in space



En 1999-2000, la FNAC, en collaboration avec Rock & Folk, distribua dans ses magasins des petits fascicules (gratuits) intitulés TRIBU[TE] censés regrouper les "informations nécessaires à la constitution d'une discothèque idéale pop-rock" (rien que ça). Chaque brochure présentait un artiste "majeur" et représentatif d'un style, évoquait ses influences et ses héritiers, le tout à travers une trentaine de disques chroniqués. Dix numéros - d'intérêts inégaux - virent le jour.

J'évoque ces brochures pour deux raisons.
Le numéro 7 de TRIBU[TE] était consacré à Pink Floyd et au psychédélisme. J'ai, au fil du temps, acheté presque tous les disques proposés dans la sélection. J'y ai surtout entendu parler pour la première de Spiritualized (dont il est question ici) et de My Bloody Valentine, deux de mes groupes favoris.
D'autre part, dans le numéro 5, consacré à David Bowie, une phrase de Jérôme Soligny  (qui d'autre pour écrire ceci à propos d'un album de Bowie ?) à propos de Hunky Dory m'a beaucoup marqué : "Ce disque est tellement beau que le posséder sans jamais l'écouter peut suffire au bonheur". Cette phrase est-elle stupide (un simple effet de style) ou parfaitement vraie ou les deux à la fois - j'hésite encore.


L'édition limitée de Ladies and gentlemen we are floating in space en photo en tête de billet imite un emballage de médicament. Le disque, sa décoration blanche fendue d'une barre grisée, représente un comprimé. Le livret serait la notice d'utilisation qui vous indique quand ("Play once, twice daily or as recommended by your doctor or pharmacist"), comment et pour combattre quels maux utiliser Spiritualized ("Spiritualized is used to treat the heart and soul") ainsi que les effets secondaires éventuels, les substances actives (les chansons et les musiciens) et les remèdes alternatifs (les autres albums du groupe - au nombre de deux à l'époque).

Je n'ai jamais ouvert mon édition limitée de Ladies and gentlemen we are floating in space, je n'ai jamais percé la feuille d'aluminium pour sortir le disque de sa tablette.
Posséder ce disque sans jamais l'avoir ouvert, savoir qu'il est là, dans ma collection, suffit à mon bonheur. Si je devais emmener un seul disque sur une île déserte, ce serait cette édition limitée. Tant qu'à ne pas avoir de platine, autant prendre un disque non ouvert, que je ne peux écouter. Il n'est ici plus question de musique (je parlerai une autre fois de l'album) mais de manie, d'obsession - c'est aussi cela être collectionneur.

Il existe une autre édition, plus rare encore, présentant l'album sous forme de tablette contenant douze mini-CD (un par chanson). J'en recherche un exemplaire, ouvert ou non (mais en très bon état) à prix raisonnable.

Ladies and gentlemen we are floating in space
Spiritualized
Dedicated 1997

01 - Ladies and Gentlemen we are Floating in Space
02 - Come Together
03 - I Think I'm in Love
04 - All of my Thoughts 
05 - Stay with Me
06 - Electricity
07 - Home of the Brave
08 - The Individual
09 - Broken Heart
10 - No God Only religion
11 - Cool Waves
12 - Cop Shoot Cop

lundi 27 mai 2019

0027 - The Idiot


En musique comme dans beaucoup de domaines, je fonctionne par périodes. Période bleue, période rose... Il y a des périodes où je n'écoute qu'un seul artiste (ou presque) voire un seul album (ou presque). Puis, au bout de quelques jours ou semaines, je passe à autre chose, à un autre album, un autre artiste... j'entame une nouvelle période.

J'ai eu, vers 21 ans, une longue période Joy Division, lorsque j'ai découvert le groupe. J'ai beaucoup écouté, regardé et lu sur Joy Division.
Quand j'ai appris que le dernier disque que Ian Curtis avait écouté avant de se pendre dans sa cuisine avait été The Idiot d'Iggy Pop, j'ai couru à l'Occase de l'Oncle Tom (Strasbourg, Grand Rue) m'en acheter un exemplaire en vinyle. J'ai trouvé un pressage français - je n'ai pas écrit de lettre au Fan Club Iggy Pop dont l'adresse (2, square Trudaine, Paris 09) figure au dos de la pochette, il faudra que j'y songe un jour...

J'avais déjà entendu parler du disque par Noel Gallagher qui avait copié la boîte à rythme de Nightclubbing pour le (mauvais) morceau d'Oasis, Force of Nature. J'ai découvert China Girl  dans une version (un peu) moins cucul que celle qui figure sur l'album de Bowie (Let's Dance, il me semble)...
Pour le reste, The Idiot est un album qui sonne un peu comme du Bowie de l'époque (il co-écrit, produit et joue sur le disque - Carlos Alomar est lui aussi de la partie), en plus lugubre, plus poisseux. Iggy Pop s'efforce de chanter comme un personnage de Mary Shelley ou de Bram Stoker... Un album qui m'a toujours semblé un peu artificiel, un peu forcé, assez peu sincère...

Je le ressors de temps à autres, pas souvent... je passe un bon moment mais je n'ai jamais eu envie de l'écouter en boucle... j'ai en revanche encore très régulièrement des périodes Joy Division.

The Idiot
Iggy Pop
RCA 1977

A1 - Sister Midnight
A2 - Nightclubbing
A3 - Funtime
A4 - Babytime
A5 - China Girl
B1 - Dum Dum Boys
B2 - Tiny Girls
B3 - Mass Production

samedi 27 juillet 2019

0088 - Wise Up Ghost


La voix d'Elvis Costello m'est aussi familière que celles de John Lennon, Paul McCartney, David Bowie ou Chrissie Hynde. Aussi loin que je me souvienne, j'ai entendu des chansons, des albums des Beatles, de David Bowie, des Pretenders et, donc, puisqu'il va en être question ici, d'Elvis Costello. C'est ce qu'écoutait maman quand j'étais gamin - je l'ai depuis un peu aidé à se diversifier, elle a ajouté les Smiths à sa playlist...

J'ai entendu parler de l'album Wise Up Ghost and Other Songs au moment de sa sortie, par un article sur le site du New Musical Express. J'avais écouté par simple curiosité le premier single, Walk Us Uptown, me demandant ce que pouvait donner l'association de ce has-been (n'ayons pas peur des mots) avec le groupe de hip hop qui cachetonne tous les soirs dans un late show américain... c'était excellent. L'univers de l'un - de la punk-pop intello pour caricaturer - se mêlant parfaitement aux sonorités urbaines (c'est ainsi que l'on dit aujourd'hui pour désigner hip-hop, rap, r'n'b, musiques urbaines... comme s'il y avait de la musique rurale...) des autres donne un résultat qui contentera les amateurs de rock et de hip hop sans donner l'impression de bouffer à tous les râteliers...

J'ai emprunté l'album un ou deux ans après, à la médiathèque de Versailles. Je m'aperçois alors qu'il est publié chez Blue Note, ce qui n'est pas loin d'être la classe ultime... Néanmoins, je déchante un peu, la formule magique de Walk Us Uptown n'est pas totalement reproduite sur les autres titres. Pour reprendre une expression chère aux commentateurs de foot sur Canal Plus, ça ronronne un peu... C'est très agréable, on passe un très bon moment mais il n'en ressort pas grand chose. Dommage pour un musicien issu du punk d'avoir oublié l'urgence...

J'ai tout de même acheté l'album, un an ou deux ans après encore. Walk Us Uptown est vraiment excellente... et le format single n'existe pas...

Wise Up Ghost and Other Songs
Elvis Costello and The Roots
Blue Note 2013

01 - Walk Us Uptown
02 - Sugar Won't Work
03 - Refuse to be Saved
04 - Wake me Up
05 - Tripwire
06 - Stick Out your Tongue
07 - Come the Meantimes
08 - (She might be a) Grenade
09 - Cinco Minutos con Vos
10 - Viceroy's Row
11 - Wise Up Ghost
12 - If I Could Believe

dimanche 17 septembre 2023

1601 - Space Oddity


À Jérôme Soligny qui l’interrogeait pour Rock & Folk sur son talent, Bowie avait eu cette réponse qui me hante depuis des années : « J’ai appris à avoir du talent ».

Quand on écoute Space Oddity, son second album - le premier de ce que j’en sais est plutôt mauvais - on comprend, ce qu’il veut dire. Les choses ne se mettent pas en place toutes seules. Il faut du travail. Car Space Oddity, l’album est plutôt plat. Pas mauvais, pas inécoutable mais loin, très loin de ce qu’il produira quelques années plus tard - je doute qu’il y ait beaucoup de monde qui trouve Space Oddity génial… sauf la chanson titre évidemment qui est un tube imparable - on peut dire la même chose de son troisième album d’ailleurs.

Apprendre à avoir du talent, ok… mais c’est plus facile quand on fait mouche de temps à autre.

Space Oddity
David Bowie
EMI 1999

01 - Space Oddity
02 - Unwashed and Somewhat Slightly Dazed
03 - (Don’t Sit) Down
04 - Letter to Hermione
05 - Cygnet Commitee
06 - Janine
07 - An Occasionnal Dream
08 - Wild Boy from Freecloud
09 - God Knows I’m Good
10 - Memory of a Free Festival

lundi 8 mai 2023

1469 - Lust for Life


La photo de couverture de Lust for Life, album solo d’Iggy Pop concocté avec le compère David Bowie à Berlin m’a longtemps paru suspecte. Ce sourire pour un gars supposé être plus punk que les punks qui, pour la plupart, n’auront fait que l’imiter - en moins bien, il va de soi. Et cette ressemblance avec Jean-Louis Aubert. Contre lequel je n’ai rien, absolument rien… mais dont je ne possède aucun disque, qu’il soit solo ou téléphoné… et qui chante en français, défaut rédhibitoire pour l’ado que j’étais. Bref, le disque, sa photo de couverture m’ont dévisagé des mois, des années durant, chez Virgin, à Strasbourg, sans que je cède. Même après avoir acheté The Idiot - avec lequel, me relisant, j’ai été bien sévère dans mon billet, peut-être.

Puis, il y eut Trainspotting - étonnant que je n’ai jamais acheté les compilations-bande-originale-du-film. Et sa scène d’ouverture dans laquelle on se demande comment on peut courir si longtemps sans un minimum d’entraînement que n’avait certainement pas Renton, le personnage joué par Ewan McGregor. Scène rythmée par Lust for Life, chanson incluse dans la playlist de Natacha quand elle va elle-même courir et je me demande comment on peut courir sans se cramer et les jambes et les poumons en l’écoutant. Il y eut aussi The Passenger. Entendue je ne sais où. Dans un autre film peut-être. J’avais le souvenir que c’était Arizona Dream mais non, ce sont d’autres morceaux d’Iggy dans le film de Kusturica. La la la la la la la la - je crois que le compte y est. Alors j’ai acheté le disque. Chez Virgin. Malgré la photo.

Excellente première moitié. Qui correspond à la face A. Sixteen, Some Weird Sin complètent merveilleusement les deux chansons déjà citées. Moins fan de la face B. Peut-être épuisé par la première partie. Peut-être plus capable après cette première moitié d’attention pour des morceaux moins immédiats. Je ne sais.

Lust for Life
Iggy Pop
Virgin America ????

01 - Lust for Life
02 - Sixteen
03 - Some Weird Sin
04 - The Passenger
05 - Tonight
06 - Success
07 - Turn Blue
08 - Neighborhood Threat
09 - Fall in Love with Me