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lundi 20 avril 2020

0356 - Noel Gallagher’s High Flying Birds


Certains médecins commencent à évoquer des symptômes neurologiques chez des patients atteints du coronavitruc. Ancien chercheur moi-même, je tiens à apporter ma modeste contribution à la lutte contre cette horrible maladie qui retient les gens enfermés chez eux et exhiber une possible confirmation de cette piste neurologique.

Il y a quelques jours, après avoir certes passé un assez mauvais disque (pas en entier, juste deux ou trois chansons, avant d’abandonner) dont je reparlerai sous peu, j’ai décidé, pour (gentiment) enquiquiner ma trop parfaite épouse (c’est ma façon favorite de tromper l’ennui) de mettre sur la platine CD, le premier album solo de l’ex-leader d’Oasis intitulé Noel Gallagher’s High Flying Birds.
La réponse normale de Natacha, celle qu’elle adopte habituellement, aurait dû être la protestation, l’exigence de l’arrêt immédiat d’une telle torture auditive. Écouter une compilation de faces B avortées d’Oasis, mal arrangées (la palme revenant aux deux aka.. atroces, la première sonnant comme du sous-Chemical Brothers, la deuxième du sous-Yannick Noah) et mal chantées (ce n’est pas pour rien que Noel a « supporté » son petit frère pendant plus de 15 ans chez Oasis) n’est pas exactement dans les standards de ma femme - et on ne saurait lui donner tort...
Or, elle s’est mise à chantonner... oui, chantonner... Je ne vois qu’une explication à cette attitude inattendue : elle est atteinte, très atteinte. Cerveau et système nerveux central et système auditif... Docteur, est-ce que c’est grave ? Quand dois-je m’alerter ? Si elle se met à siffler du Björk ?

Noel Gallagher’s High Flying Birds
Noel Gallagher
Sour Mash 2011

01 - Everybody’s on the Run
02 - Dream On
03 - If I had a Gun...
04 - The Death of You and Me
05 - (I Wanda Live in a Dream in my) Record Machine
06 - Aka.. What a Life !
07 - Soldier Boys and Jesus Freaks
08 - Aka... Broken Arrow
09 - (Stranded on) the Wrong Beach
10 - Stop the Clocks

vendredi 25 octobre 2019

0178 - The Death of You and Me


On l'aura compris, je ne suis pas un grand fan de la carrière solo de Noel Gallagher. Il n'y a presque rien de ce qu'il a sorti sous son nom (caché derrière un faux groupe, qui n'est que de tournée, les Noel Gallagher's High Flying Birds) qui m'ait contenté, encore moins aujourd'hui où il écrit de la merde disco-dance-sans-queue-ni-tête dont il se serait ouvertement moqué il y a vingt ans (chacun vieillit à sa façon, la mienne n'est peut-être pas beaucoup plus glorieuse). Mon mépris comporte peut-être aussi une petite part de rancœur, ce n'est pas à exclure.

Son premier album non plus ne m'avait pas beaucoup plu, il ne s'agissait (presque) que de morceaux écrits pour Oasis. Si c'était pour sortir un album de faces b d'Oasis pourquoi dissoudre le groupe ? Il avait de toute façon fini par quasiment toutes les (mal) chanter, les faces b d'Oasis, non ?

Si j'ai acheté le single The Death of You and Me (en vinyle), c'est uniquement pour la face b, The Good Rebel, un titre composé pour Oasis dont il parlait déjà en interview en 2002, à l'époque de Heathen Chemistry. Il la décrivait comme un mélange de Rain des Beatles et de Mr. Tambourine Man de Bob Dylan. Deux excellentissimes chansons. Voilà de quoi exciter ma curiosité.
Il n'avait pas menti. The Good Rebel c'est une mélodie de couplet copiée sur Rain et une mélodie de refrain pompée sur Mr. Tambourine Man. Sans nuance. sans apport personnel, sans le génie qui avait fait de Cigarettes and Alcohol ou de Shakermaker des chansons originales malgré les emprunts évidents... Il n'avait pas fait aussi subtil depuis Step Out (dont il avait accepté de partager les crédits avec les auteurs de Uptight de Stevie Wonder tellement l'emprunt était énorme). Bref, pas de quoi me réconcilier avec les Oiseaux qui volent haut (le nom du groupe vient d'une chanson de Jefferson Airplane).

The Death of You and Me
Noel Gallagher
Sour Mash 2011

A - The Death of You and Me
B - The Good Rebel

vendredi 25 décembre 2020

0605 - Handcream for a Generation


Le voilà donc le dernier nouveau disque de l’année. Reçu ce matin (le 24 donc). A priori le dernier. Je ne prévois pas d’en acheter à Plouharnel - mais sait-on jamais ? Peut-être l’un ou l’autre des autres disques que j’ai commandés arrivera-t-il dans ma boîte aux lettres pendant notre séjour breton : je ne serai pas là pour les réceptionner et ne les récupérerai qu’en 2021. Ce sera Handcream for a Generation de Cornershop.

J’ai déjà parlé de Cornershop. De l’aspect déroutant, un peu foutraque de When I was Born for the 7th Time. Handcream for a Generation, tout aussi bordélique, passe ainsi de l’hindi-rock (non, je l’admets, le jeu de mots n’est pas très bon) à l’électro façon Big-Beat avec des passages par ce qu’il me semble être du reggae. Et il y a peut-être d’autres surprises encore en fin de disque... je n’ai pas pu en terminer mon écoute : le disjoncteur a sauté pendant Spectral Mornings - le four et les plaques (je préparais le déjeuner en même temps) et les radiateurs et Noel Gallagher, c’est visiblement trop à supporter pour notre réseau électrique.

Noel Gallagher, quoi qu’il vient faire là-dedans ? Handcream for a Generation est un album que je devrais posséder et avoir écouté depuis sa sortie (ce n’est pas le cas) car c’est un album historique pour tout fan d’Oasis... c’est en effet le dernier disque sur lequel apparaissent à la fois Noel Gallagher (dix grosses minutes de soli de guitares sur Spectral Mornings) et Paul McGuigan plus connu sous le sobriquet de Guigsy, premier bassiste d’Oasis qu’il quitte en 1999 (sur Lessons Learned from Rocky I to Rocky III - quel titre génial...). Il n’est jamais trop tard pour compléter sa collection...

Handcream for a Generation
Cornershop
Wiiija 2002

01 - Heavy Soup 
02 - Staging the Plaguing of the Raised Platform
03 - Music Plus 1
04 - Lessons Learned from Rocky I to Rocky III
05 - Wogs will Walk
06 - Motion the 11
07 - People Power
08 - Sounds Super Recordings
09 - The London Radar
10 - Spectral Mornings
11 - Slip the Drummer One
12 - Heavy Soup (outro) + Bonus Track

dimanche 6 juin 2021

0768 - Who Feels Love ?


Après quelques semaines de boycott, Natacha a fini par poster de nouveau une de ses photographies sur Instagram. Elle a choisi pour ce come-back une photographie prise à la gare de Dijon que je lui avais demandée de retravailler (photo retravaillée qu’elle a déjà mise en ligne il y a quelques temps sur son site) et auquel elle a donnée le titre d’une chanson d’Oasis, One Way Road.

One Way Road est une face B du single Who Feels Love ?, deuxième extrait de Standing on the Shoulder of Giants.
Je me souviens parfaitement de ma première écoute de Who Feels Love ?. Il y avait un autocollant sur le cellophane de Standing on the Shoulder of Giants qui disait : Inclus les singles Go Let it Out et Who Feels Love ?. J’ai mis l’album dans le lecteur CD, impatient d’entendre ce second single (je connaissais déjà Go Let it Out, sorti deux semaines avant l’album). Je n’avais pas long à attendre... L’album commence avec un excellent instrumental, Fuckin’ in the Bushes. Se poursuit avec Go Let it Out. Puis vient Who Feels Love ? Et les choses se gâtent. C’est pataud. C’est pseudo-psychédélique, pseudo-hippie. C’est-à-dire que ça tente d’être psyché et hippie dans la forme mais que dans le fond, ça ne l’est absolument pas. Les hippies voulaient changer le monde. Le psychédélisme voulait changer la musique. Who Feels Love ? se contente de réciter à la lettre le manuel du parfait rock-popeux des années 67-69. Énorme déception. Dont, vous l’aurez compris, je ne suis pas tout à fait revenu.
One Way Road qui suit Who Feels Love ? sur le single, pas sur l’album, n’est pas exactement un chef d’œuvre non plus. Déjà, c’est Noel qui chante... alors, certes, Natacha est devenue, au bout de dix ans, une fan absolue de Noel Gallagher’s High Flying Birds et, moi-même, je trouve quatre ou cinq chansons de l’album vraiment pas mal, mais Noel Gallagher qui chante au sein d’Oasis, ça n’a pas été que pour le meilleur, loin de là... ensuite, la composition comporte des passages qui semblent bien niais... à moins que ce ne soit la façon dont Noel les chante qui rend ses passages niais... faudrait que je réécoute la reprise par Paul Weller pour en être sûr... ou pas... on s’en fout, on ne va pas s’étendre sur One Way Road...
Car Helter Skelter suit en plage 3. Oui, une reprise de la plus violente et sauvage chanson des Beatles - étonnamment écrite par Macca, plutôt spécialiste de la soupe froide que du piment qui enflamme la bouche... superbe métaphore culinaire, non ? - celle qui donna des ampoules aux doigts à Ringo Starr. Je m’attendais à un tremblement de terre, à une orgie de guitares et à un Liam au bord de la rupture... las, les guitares sont plan-plan et le « chant » est assuré par Noel... pour la rage, on repassera...
Mon single préféré d’Oasis...

Y a le clip aussi, en piste vidéo... de mémoire, ils marchent tous les cinq dans le désert américain...

Who Feels Love ?
Oasis
Helter Skelter 2000

01 - Who Feels Love ?
02 - One Way Road
03 - Helter Skelter
04 - Who Feels Love ? (video)

mardi 25 juillet 2023

1547 - Council Skies


Je n’avais initialement, après la catastrophe Who Built the Moon ? - que je n’ai, il est vrai, jamais écouté en entier ni en conditions optimales - pas l’intention d’acheter le nouvel album solo de Noel Gallagher. J’avais tout de même jeté une oreille aux premiers morceaux révélés en avance. C’était sur YouTube et ça m’avait conforté dans mon choix de ne pas mettre d’argent là-dedans. Et puis, il y eut une publicité (ciblée, évidemment) sur Instagram. Et les mêmes morceaux qui me paraissaient nullissimes sur YouTube m’ont semblé plutôt pas mal sur Instagram. Un problème de compression ? Ou une nette différence entre les enceintes de l’iPad et celles de l’iPhone ? Bref, je ne sais, mais je fus emballé malgré une certaine méfiance résiduelle.
Alors, j’ai commandé Council Skies sur le site officiel de Nono. Non pas tant - quoique - pour me voir offrir le fac-similé au format A4 du manuscrit des paroles de je ne sais plus quelle chanson de l’album que pour être certain d’avoir l’édition deluxe bénéficiant d’un deuxième CD et de remixes par Robert Smith (Oasis rencontre The Cure, je ne l’aurais jamais cru) et par les Pet Shop Boys (je suis sans voix… et pourtant j’adore les quelques morceaux que je connais du duo électro-dance-kitsch).

De quoi s’agit-il au final, après un bon mois d’écoutes dans toutes les conditions, le soir comme en plein jour, dans le salon comme dans la voiture, en s’arrêtant à l’album stricto sensu ou en enchaînant avec le disque bonus ? C’est du bon Nono en charentaises comme on l’aime. Qui ne sort pas de sa zone de confort mais n’a pas d’égal pour trousser une mélodie qui s’incruste immédiatement en tête comme en bouche. Et encore, j’exagère en prétendant que le Chief ne sort pas de sa zone de confort : des titres comme les quatre derniers n’ont pas vraiment d’équivalent dans la discographie de Noel, avec ou sans son frère.
Quant au deuxième disque, s’il propose en ouverture deux morceaux dont on peut se demander pourquoi ils ont été écartés de l’album et, plus loin, quatre instrumentaux sans intérêt, il séduira les aventureux avec ses remixes (celui par Robert Smith est peut-être même supérieur à la version de l’album) et ses deux reprises osées (Lennon et Dylan) sur lesquelles Noel parvient à ne pas se ridiculiser.

Le moment est tellement plaisant que j’ai même réécouté - et apprécié - Chasing Yesterday.

Council Skies
Noel Gallagher’s High Flying Birds
Sour Mash 2023

CD1
01 - I’m not Giving Up Tonight
02 - Pretty Boy
03 - Dead to the World
04 - Open the Door, See what you Find
05 - Trying to Find a World that sur Been and Gone pt. 1
06 - Easy Now
07 - Council Skies
08 - There she Blows !
09 - Love is a Rich Man
10 - Think of a Number

CD2
01 - Don’t Stop…
02 - We’re Gonna Get There in the End
03 - Mind Games
04 - Pretty Boy (instrumental)
05 - Dead to the World (instrumental)
06 - Council Skies (instrumental)
07 - Think of a Number (instrumental)
08 - I’m not Giving Up Tonight (David Holmes remix)
09 - Think of a Number (Pet Shop Boys Magic Eye 12’’ remix)
10 - Pretty Boy (Robert Smith remix)
11 - Council Skies (The Reflex revision)
12 - Flying on the Ground (radio 2 session)
13 - You ain’t goin’ Nowhere (radio 2 session)
14 - Live Forever (radio 2 session)

vendredi 29 octobre 2021

0913 - Chasing Yesterday


J’aurais donc mis sept ans depuis sa publication à acheter Chasing Yesterday, le second album de Noel Gallagher et de ses Oiseaux qui Volent Haut.

Qu’on ne me jette pas la pierre, Nono a bien mis quinze ans à mettre sur un de ses disques Revolution Song dans une version inférieure (arrangements niais) à la démo qu’il avait enregistrée pour Standing on the Shoulder of Giants. En l’occurrence, sur le disque bonus qui accompagne l’album.
Le disque bonus, avec Revolution Song et Freaky Teeth, une tentative de chanson pour un film de James Bond, est une des raisons pour lesquelles j’ai fini d’acheter Chasing Yesterday après sept ans d’hésitation. Chasing Yesterday est à ce jour le dernier disque de Noel sur lequel on trouve des résidus d’Oasis. Outre Revolution Song, on peut entendre Lock all the Doors, présente sur la tracklist principale de l’album, et issue d’une démo de 1994 démantelée au cours des années pour donner un couplet à une chanson des Chemical Brothers ou un refrain à une face B. Acheter Chasing Yesterday est donc une façon de compléter ma collection d’Oasis.

Pourquoi avoir hésité si longtemps, alors ? Parce que j’avais écouté l’album en mp3 à l’époque de sa sortie. Et je l’avais trouvé naze. Nul. On a depuis multiplié les écoutes de High Flying Birds, on l’a adopté, appris à l’aimer malgré nos réticences du début. Peut-être qua ça viendra aussi avec Chasing Yesterday qui après une écoute CD nous semble plus plat que réellement désagréable.

Chasing Yesterday 
Noel Gallagher’s High Flying Birds
Sour Mash 2014

Chasing Yesterday
01 - Riverman
02 - In the Heat of the Moment
03 - The Girl with X-Ray Eyes
04 - Lock all the Doors
05 - The Dying of the Light
06 - The Right Stuff
07 - While the Song Remains the Same
08 - The Mexican
09 - You Know we can’t go Back
10 - Ballad of the Mighty I

Bonus Disc
01 - Do the Damage
02 - Revolution Song
03 - Freaky Teeth
04 - In the Heat of the Moment (Toydrum remix)

mardi 24 octobre 2023

1638 - Dream On


Complétion de la collectionono suite. Avec Dream On, quatrième et dernier single extrait du premier album solo du grand frère de Liam - qui est aussi le petit frère de Paul - reçu aujourd’hui d’Espagne : j’avais sauté sur l’annonce d’un vendeur qui en proposait un neuf à la vente à prix « raisonnable », le disque est plutôt rare et donc cher.
Lors de conférence de presse annonçant la publication dudit premier effort en solitaire, Noel avait annoncé un second album à paraître, en collaboration avec The Amorphous Androgynous qui l’avaient émerveillé avec leur splendide (hmmm) remix de Falling Down. Ce second opus ne vit jamais le jour. On en retrouve deux morceaux sur Chasing Yesterday - le plutôt réussi The Right Stuff et le plutôt moyen The Mexican - et quelques autres en face B de single.
Ainsi, après Dream On, un des moins bons morceaux de Noel Gallagher’s High Flying Birds, on retrouve Shoot a Hole into the Sun co-produit par les Amorphous Androgynous. Il s’agit en réalité d’un remix de If I Had a Gun. Mais un remix qui assume le fait de déstructurer la chanson d’origine, de n’en garder que des bribes remontées dans un tout autre sens et d’ajouter des tas d’éléments qui n’avaient pas leur place dans la version de départ. Un remix qui mène la démarche de reconstruction à son terme et change même le titre de la chanson. Un remix avec même de bonnes idées. Dommage que ce ne soit pas totalement réussi.

Dream On
Noel Gallagher’s High Flying Birds
Sour Mash 2012

01 - Dream On
02 - Shoot a Hole into the Sun

dimanche 15 octobre 2023

1629 - Council Skies


La réconciliation avec Noel Gallagher, à la suite de Council Skies, étant presque totale - j’écoute régulièrement et avec plaisir Chasing Yesterday, je n’en suis pas encore à me pencher sur Who Built the Moon ? - je complète ma collection de disques du Big Brother. Dans la série des investissements relativement onéreux, l’achat de la version vinyle de Council Skies afin de me procurer le 7’’ bonus. Sur celui-ci, We’re Gonna Get There in the End déjà présente sur le CD Bonus de l’édition deluxe de l’album et une version acoustique de Pretty Boy exclusive à cette édition vinyle. 38 euros pour une version acoustique (sympathique, certes) d’une chanson, ce n’est pas raisonnable. Collectionner n’est pas raisonnable.

Council Skies
Noel Gallagher’s High Flying Birds
Sour Mash 2023

LP
A1 - I’m not Giving Up Tonight
A2 - Pretty Boy
A3 - Dead to the World
A4 - Open the Door, See what you Find
A5 - Trying to Find a World that’s Been and Gone Pt. 1
B1 - Easy Now
B2 - Council Skies
B3 - There she Blows !
B4 - Love is a Rich Man
B5 - Think of a Number

7’’
A - We’re Gonna Get There in the End
B - Pretty Boy (acoustic)


lundi 21 octobre 2019

0174 - Stop the Clocks


En 2003, Noel Gallagher a l'occasion d'un concert solo en première partie d'un groupe oublié par tous, joue pour la première (et dernière à ce jour) fois la chanson alors inédite Stop the Clocks. Léger emballement de la presse musicale d'outre-Manche (qui n'a pas entendu la chanson), entretenu par le Chief en personne qui en parle comme de sa meilleure chanson de tous les temps. Les rares détenteurs d'un enregistrement pirate font de la rétention - le bootleg n'émergera qu'en 2011...
2005 : sortie de l'album Don't Believe the Truth d'Oasis sur lequel ne figure pas la chanson.
2006 : sortie d'un best-of d'Oasis intitulé Stop the Clocks dans le livret duquel figurent... les paroles de la chanson Stop the Clocks mais toujours pas une seule note... et d'un Stop the Clocks e.p. pour la promotion du best-of. Est-il besoin de préciser que sur le e.p. non plus, nulle trace de la chanson ?

Est-ce bien ce qu'on appelle se moquer du monde ? Oui, je pense qu'on tient là un très bon exemple de foutage de gueule... mais comme je suis un fan et un collectionneur, je dois aimer qu'on se paye ma tronche et j'ai même acheté lors d'une convention du disque un CD promotionnel du Stop the Clocks e.p. comprenant deux titres dans des versions radio. Je serais bien incapable de dire en quoi ces versions diffèrent des versions studio normales... l'objet n'a dû quitter qu'une seule fois, il y a 12 ans environ, la pochette de protection en plastique ajoutée par le vendeur sur laquelle figure encore le prix : 8 euros - un repas complet chez McDo (si on veut bien parler de repas quand on parle de McDo...).

Pour la petite histoire, Stop the Clocks n'est jamais sortie sur un disque d'Oasis et il fallut attendre le premier disque solo de Noel Gallagher, en 2011, pour l'entendre : c'est une daube.

Stop the Clocks
Oasis
Big Brother 2006

01 - Acquiesce (radio edit)
02 -The Masterplan (radio edit)

jeudi 21 janvier 2021

0632 - Get Ready


Ce week-end, d’un coup, allez savoir pourquoi, j’ai eu envie d’écouter Everybody’s on the Run. Oui, de Noel Gallagher... du Noel Gallagher solo. Et, vous savez quoi, ça ne m’a pas déplu - j’ai même passé l’album en entier.
Le problème, c’est que Everybody’s on the Run nous est restée dans la tête - oui, Natacha était là - toute l’après-midi, elle ressortait par bribes, par morceaux que nous chantions compulsivement. C’était drôle... un temps... puis il fallut trouver un remède... se mettre autre chose en tête.

Mon choix s’est porté naturellement, sans hésitation, sur Crystal, morceau d’ouverture de Get Ready, album de New Order. Des Mancuniens, eux aussi. Get Ready est sorti en 2001, 20 ans après la formation du groupe, sur les cendres encore chaudes de Joy Division. C’était l’album du retour : New Order n’avait rien sorti depuis 8 ans.
Retour gagnant. Les riffs de guitares sont excellents. Ceux de basses encore meilleurs. Les invités ultra-prestigieux (Bobby Gillespie de Primal Scream sur la survoltée Rock the Shack et Billy Corgan, dont il s’agissait de la première apparition discographique après la séparation des Smashing Pumpkins, sur l’excellente Turn My Way - j’adore le refrain, je chante à tue-tête que je ne veux pas être et vivre comme les autres). Les mélodies simples mais efficaces. Et, surtout, marque de fabrique du groupe, des rythmiques qui invitent à la danse. Get Ready fait bouger ! Et les fesses et les pieds !

La thérapie fut efficace. Nous n’avions plus Everybody’s on the Run dans la tête ni à la bouche. Jusqu’à ce que je fasse exprès de la chanter - je suis du genre petit con - et que tout soit à recommencer.

Get Ready
New Order
London Records 2001

01 - Crystal
02 - 60 Miles an Hour
03 - Turn my Way
04 - Vicious Streak
05 - Primitive Notion
06 - Slow Jam
07 - Rock the Shack
08 - Someone like You
09 - Close Range
10 - Run Wild

dimanche 18 avril 2021

0719 - Goal !


Vendredi soir plus calme qu’à l’accoutumée. La préparation du semi-marathon se poursuivait ce matin, samedi, il fallait être en forme.

Pour ne pas être tentés de nous coucher à pas d’heure, nous avons décidé de n’écouter que des (extraits de) disques de merde. Keane, évidemment - c’est devenu un de nos classiques du vendredi soir. U2, le nouveau venu... et d’autres qui n’étaient pas si nuls que ça.

Puis, pour définitivement pourrir la soirée, Natacha a réclamé un groupe dont on a eu beaucoup de mal à retrouver le nom... Kasabian nous est revenu après une rapide recherche internet. Il n’y a dans notre collection que deux disques proposant un morceau des sous-Primal Scream qu’on a essayé de nous vendre comme les nouveaux Oasis : une compilation Rock & Folk et la bande-originale d’un film que j’espère ne jamais voir : Goal !

J’ai acheté cette compilation / B.O.F. sortie sur le label créé par Noel Gallagher, Big Brother, chez un petit disquaire du côté de Jussieu, il y a 12 ou 13 ans. J’étais très content de le trouver à bas prix. Pensez donc : un titre inédit d’Oasis et deux remixes tout aussi inédits. J’ai vite déchanté.
Who Put the Weight of the World on my Shoulders ? est aussi pénible et larmoyant que son titre le laissait présager : du Noel Gallagher solo (encore timidement caché sous le nom d’Oasis) dans ses pires travers. Quant aux remixes... je n’ai jamais eu envie de les réécouter.

Allez, on ressortira le disque des rayonnages dans dix ans.

Goal !
Music from the Motion Picture
Big Brother 2005

01 - Playground Superstar (Happy Mondays)
02 - Who Put the Weight of the World on my Shoulders ? (Oasis)
03 - Leap of Faith (UNKLE)
04 - Human Love (Dirty Vegas)
05 - Morning Glory (D. Sardy mix) (Oasis)
06 - This is the Land (The Bees)
07 - Cast no Shadow (UNKLE Beachhead mix) (Oasis)
08 - Score : That’s That (Graeme Revell)
09 - Club Foot (Kasabian)
10 - Look Up (Zero 7)
11 - Wet ! Wet ! Wet ! (Princess Superstar)
12 - Blackout (UNKLE)
13 - Will you Smile Again for Me (...And you will Know us by the Trail of Dead)
14 - Score : Premiership Medley (Graeme Revell)

vendredi 26 décembre 2025

2432 - Black Star Dancing


Dans l’élan de mes achats du Black Friday (ou presque - qu’est-ce que 4 semaines ?), je suis allé chercher à Undersounds le e.p. Black Star Dancing de Noel Gallagher (‘s High Flying Birds) qui n’était pas disponible lors des soldes du site officiel.
On peut discuter le contenu musical - entendre celui qui a écrit Rock ‘n’ Roll Star jouer un quart du siècle plus tard une espèce de disco-pop peut faire s’étrangler quelques fans, moi le premier, qui ai mis plus de cinq ans à faire l’acquisition du disque - on ne peut en revanche qu’applaudir le mode de publication : sortir, après 25 ans de carrière, du cycle album / tournée / album / tournée, en enregistrant dans une semi-urgence des e.p. (il en existe trois) de trois titres (en face A) complétés par deux remixes (en face B), c’est refuser un certain confort dans lequel il fut très souvent taxé de se reposer.

Black Star Dancing
Noel Gallagher’s High Flying Birds
Sour Mash 2019

A1 - Black Star Dancing
A2 - Rattling Rose
A3 - Sail On
B1 - Black Star Dancing (12’’ mix)
B2 - Black Star Dancing (The Reflex revision)

dimanche 19 janvier 2020

0264 - Oasis Interview 1994


On trouve dans le commerce des cadres conçus pour y glisser ses disques vinyles ou les pochettes de ses vinyles et les afficher au mur. Si on en vend, de ces cadres, c'est a priori que des gens en achètent - et, par conséquent, qu'ils les utilisent... Si j'ajoute à cela que j'ai déjà entendu, de mes oreilles qui se sont aussitôt mises à acouphéniser (oui, encore un barbarisme), à la FNAC, des clients achetant des vinyles se vanter de ne même pas posséder de platine, j'en déduis que l'engouement actuel pour le microsillon est due avant tout à ses qualités esthétiques et décoratives.

Je dois avouer que j'ai moi aussi déjà acheté des vinyles pour leur apparence. C'est le cas de ce Oasis Interview 1994 Recorded at Glastonbury acheté chez Fun House, boutique strasbourgeoise (aujourd'hui fermée) où je me procurais mes bootlegs. Ce disque d'interview est effectivement un disque non-officiel... Déjà que les disques officiels ou semi-officiels d'interviews n'ont, par nature, aucun intérêt a priori, on peut se demander quel était le but en achetant ce vinyle dont les deux faces reproduisent la même interview (oui, au niveau du son, les deux faces sont strictement identiques) de Noel Gallagher...
Je l'ai acheté uniquement parce que le disque était beau : un picture disc sur lequel chacune des deux photos reproduites sur la couverture ci-dessus est imprimée... un magnifique objet... mais je ne l'ai pas pour autant mis au mur ou encadré...

Oasis Interview 1994
Oasis
??? 1994

A - Noel Interview
B - Noel Interview

lundi 24 juin 2019

0055 - Go Let It Out


 I Walk on G(u)ilded Splinters, suite et pas tout à fait fin... Je disais que j'avais entendu parler du morceau de Johnny Jenkins 17 ans avant de l'écouter effectivement... C'était en février 2000, dans les crédits du single Go Let It Out. En effet, un sample de la fantastique batterie d'introduction est utilisé en introduction du premier extrait du quatrième album d'Oasis, Standing on the Shoulder of Giants. Détail amusant, Noel Gallagher, songwriter réputé pour se servir allègrement dans les compositions d'autrui pour écrire ses propres chansons, a, cette fois, "volé" cette idée de sample chez son pote Beck (le même sample ou presque est utilisé dans le tube Loser).

On a souvent reproché à Oasis de ne pas avoir d'identité, de se contenter de piquer à droite à gauche... de faire du Beatles, du Stones, du T-Rex, du Sex Pistols... c'est pourtant quand ils se servent directement dans les morceaux des autres, quand ils empruntent officiellement, par l'intermédiaire d'un sample, qu'ils signent un morceau qui ne sonne que comme du Oasis. Go Let It Out est un single purement oasisien, une sorte de manifeste.

Go Let it Out est le premier single d'Oasis à ne compter que 2 faces b. La faute à une règle anglaise stupide, entrée en vigueur en 1999 ou 2000, qui oblige les singles à ne compter que 3 morceaux maximum pour pouvoir être classés dans les charts. La tracklist de ce 12'' est donc identique à celle du maxi CD. La seule différence est donc la taille de la photo de couverture, qui, avouons-le n'est pas la plus réussie de la carrière d'Oasis même si le travail sur les différents plans architecturaux des bâtiments n'est pas inintéressant...
Moins c'est mieux ? Oui et non... En effet, Oasis, déjà réputé pour la qualité des faces b, signe ici celle qui pour moi est la meilleure de toute leur discographie : Let's All Make Believe. Une sorte de gospel à la sauce Gallagher où la guitare s'habille d'échos tremblants, la batterie se fait plus rudimentaire et la voix de Liam sonne comme celle d'un prédicateur.
C'est malheureusement également la dernière grande face b d'Oasis... la qualité n'ira que decrescendo, le groupe se contentant même de remixes pour garnir les singles de son dernier album...

Go Let It Out
Oasis
Helter Skelter - Sony 2000

01 - Go Let It Out
02 - Let's All Make Believe
03 (As Long as They've Got) Cigarettes in Hell

vendredi 25 août 2023

1578 - Dead to the World


Nous parlions, Natacha et moi, de la disparition du format single. Même Nono, il n’en fait plus ? L’aîné des Gallagher semblait le dernier espoir. Non, je ne crois pas, pas même Nono… mais je vais tout de même vérifier… mais de singles pour Council Skies, il n’y en a pas eu…
à part un 45 tours offert avec le numéro du mois de mai de l’édition allemande du magazine Rolling Stone. Je ne pouvais pas laisser passer tel objet, je l’ai commandé dès notre retour de vacances. La pochette reprend celle de l’album mais en couleurs. Dead to the World occupe la face A. Le remix par Robert Smith de Pretty Boy, la face B.

Dead to the World
Noel Gallagher’s High Flying Birds
Sour Mash / Rolling Stone 2023

A - Dead to the World
B - Pretty Boy (Robert Smith remix)

lundi 13 janvier 2020

0258 - (What's the Story) Morning Glory ?


J'ai emprunté mardi dernier, à la médiathèque de Versailles, un disque d'Anita O'Day, une chanteuse de jazz. Pour essayer. Je ne suis pas du tout amateur de jazz vocal, je l'ai déjà dit, ce qui ne veut pas dire que je ne donne pas de temps à autre sa chance à un disque du genre... ce Anita O'Day Sings the Winners ne m'a cependant, après une écoute, pas vraiment convaincu. Si j'en parle aujourd'hui, c'est que, dans la liste des pistes de ce disque, en onzième position se trouve une chanson intitulée What's your Story, Morning Glory. Stupeur (sans tremblements). Noel Gallagher aurait-il également volé copié emprunté un titre de chanson pour nommer l'album le plus connu d'Oasis ? En interview, il donnait pourtant une tout autre explication.
Peu importe après tout, nous sommes habitués aux larcins du Chief... profitons simplement de l'occasion pour évoquer de nouveau (What's the Story) Morning Glory - quelques mois après que j'ai chouiné sur l'abandon de mon édition CD - sous forme, cette fois, d'un (double) vinyle acheté à L'Occase de l'Oncle Tom (Langstross, Strasbourg) vers 2002.

Comme je l'ai déjà dit, écouter en vinyle un album que l'on connaît par cœur en CD permet de véritablement le redécouvrir. Si l'écoute d'un trait d'un CD n'est en rien une obligation, elle est strictement impossible en vinyle. Qu'on le veuille ou non, les chansons d'une même face d'un vinyle se retrouvent associées entre elles et séparées de celles des autres faces. Comme si d'un album on faisait une suite d'e.p.
La succession  de Wonderwall et de Don't Look Back in Anger qui sur CD constitue un moment fort de l'album n'existe plus sur l'édition vinyle. Au contraire, Champagne Supernova que j'ai toujours sentie isolée en CD en fin d'album, séparée du reste du disque par un court instrumental (un extrait de The Swamp Song, face b de Wonderwall), par la magie du vinyle, forme avec Morning Glory un enchainement des plus parfaits dont ledit instrumental est le maillon fort... Tout ce qui était devenu évidences (vraies ou fausses) et habitudes avec le CD est complètement remis en cause...
Et, comme si cela n'était pas un argument suffisant (en plus de la pochette en grand format, de la beauté des disques noirs et du plaisir de voir tourner le disque sur la platine...) pour acheter le vinyle, l'album comprend un morceau bonus, totalement inédit en CD (jusqu'à la réédition des 20 ans de l'album, en 2015) Bonehead's Bank Holiday. Une chanson censée être une parodie de Blur chantée par Bonehead (surnom de Paul Arthurs, le guitariste du groupe). La chanson ne sonne finalement pas vraiment comme du Blur et Bonehead n'arriva jamais à la chanter correctement : ce fut Noel qui s'y colla...

À évoquer ainsi le vinyle de (What's the Story) Morning Glory, a priori un disque acheté par pure collectionnite, c'est finalement l'édition CD de l'album qui me parait aujourd'hui superflue...

(What's the Story) Morning Glory ?
Oasis
Creation 1995 

A1 -  Hello
A2 - Roll with It
A3 - Wonderwall
B1 - Don't Look Back in Anger
B2 - Hey Now !
B3 -
B4 - Bonehead's Bank Holiday
C1 - Some Might Say
C2 - Cast no Shadow
C3 - She's Electric
D1 - Morning Glory
D2 -
D3 - Champagne Supernova

mercredi 4 mars 2020

0309 - Medication



Étrangement, je suis toujours inscrit sur la mailing-list de Noel Gallagher. Il y a quelques jours, j’ai reçu un message m’invitant à participer à un tirage au sort. Le prix ? Un test-pressing de son dernier e.p. Le concours s’achevait aujourd’hui mardi... il semble que je n’ai pas gagné...
Ce n’est pas bien grave, le morceau titre - je n’ose parler de chanson - est une daube monumentale comme Noel semble s’être désormais fait une spécialité. Pourquoi ai-je participé ? Un disque est un disque...

Je n’ai qu’un seul test-pressing dans ma collection. Un 12’’ du single Medication acheté sur le site officiel de Spiritualized il y a une bonne dizaine - peut-être une quinzaine - d’années. Je ne sais plus combien d’exemplaires étaient mis à la vente. Tous étaient « décorés » à la main et signés par Jason Pierce en personne. Je n’ai pas hésité une seconde, on s’en doute.
Ceci dit, je n’ose pas me passer le disque trop souvent : les test-pressings ne sont pas prévus pour être solides.

Medication 
Spiritualized 
1992 (?)

A - Medication
B1 - Angel Sigh (Peel Session)
B2 - Feel so Sad (Peel Session)

jeudi 21 mai 2020

0387 - Never Mind the Bollocks, Here’s the Sex Pistols


La Nuit Je Mens ayant déjà été évoquée sur ce blog lors du billet sur Fantaisie Militaire -  nous avons également la chanson sur une compilation mais j’ai eu la flemme de recopier les 100 titres que cette dernière comprend - il me fallait donc une autre chanson pour créer un lien très artificiel vers mon poemlm - c’est rigolo le correcteur d’orthographe me propose pomelo - d’hier, un truc écrit en dix minutes en novembre 18 (de ce siècle-ci, celui du coronavitruc, pas du siècle de la grippe espagnole), que j’avais (à juste titre) totalement oublié et que j’ai retrouvé au milieu d’un tas de feuilles de brouillon en rangeant mon bureau le week-end dernier - était-ce le week-end d’avant ? je perds la notion du temps en ce moment.
La première chanson qui m’est venue en tête est Liar (Menteur) des Sex Pistols, extraite de leur premier et dernier album (ils n’en ont fait qu’un, CQFD) Never Mind the Bollocks (soit, plus ou moins littéralement : on s’en bat les couilles - ce qui n’est pas faux, ça dépend simplement de quoi on parle...). J’ai donc donné Liar comme titre au billet sur Archives - mais pas au poemlm en lui-même, auquel je n’ai pas trouvé de titre qui me plaise...

J’ai acheté Never Mind the Bollocks, disque référence ultime du mouvement punk (et bien au-delà) à la suite d’une interview de Noel Gallagher dans un magazine allemand. Le journaliste lui demandait qui il rêvait d’être, ado, quand il jouait à la rock-star devant le miroir, une raquette de tennis en guise de guitare à la main - on l’a tous fait... non ? - et Noel a répondu : un des Sex Pistols. On sait tous depuis qu’il mentait (ses derniers disques prouvent qu’il a toujours rêver de faire partie de Chic, sans en avoir le groove...) n’empêche, c’est le genre de réponse qui m’a marquée à l’époque, moi qui pensais que rien n’avait existé entre les Beatles et Oasis...

Disons-le, les Sex Pistols étaient nuls. Écouter un bootleg ou regarder une vidéo d’un de leurs concerts est un véritable calvaire. Pain sur pain : pas un ne sait jouer correctement. Johnny Rotten ne sait pas chanter, hurle... quant à leurs provocations, elles semblent bien gentillettes de nos jours...
Pourtant, Never Mind the Bollocks est excellent. Parce que les chansons sont énormes, la production ultra-efficace (ces bruits de bottes au début de Holidays in the Sun !!!), que le son, contrairement à de nombreuses productions d’époque, a très bien vieilli (Oasis à ce niveau doit d’ailleurs bien plus aux Pistols qu’aux Beatles) et que le groupe a pris le temps de jouer correctement : mid-tempo alors que la tendance du punk était plutôt le up-tempo...

Certains considèrent que c’est le plus grand disque de rock de tous les temps (juste derrière Fun House, faut pas déconner non plus)... Natacha trouve que c’est de la merde sur-estimée et sans intérêt. Je ne suis pas toujours d’accord avec les opinions de ma bien-aimée, en voilà la preuve.

Never Mind the Bollocks, Here’s the Sex Pistols
Sex Pistols
Virgin 1977 / ????

01 - Holidays in the Sun
02 - Bodies
03 - No Feelings
04 - Liar
05 - Good Save the Queen
06 - Problems
07 - Seventeen
08 - Anarchy in the U.K.
09 - Submission
10 - Pretty Vacant
11 - New York
12 - E.M.I.

samedi 29 février 2020

0305 - Unfinished Sympathy


Standing on the Shoulder of Giants, quatrième album d’Oasis, a 20 ans. Joyeux anniversaire. Voilà qui me file un sacré coup de vieux... Bizzarrement, j’ai davantage de difficultés à admettre que Standing puisse avoir 20 ans que je n’en ai eu pour Be Here Now ou même (What’s the Story) Morning Glory ?.
Cela signifie sûrement que Standing compte davantage pour moi, que je l’aime davantage que les deux autres - je n’ai pas dit qu’il était meilleur... On n’aura malheureusement pas le droit, cette fois, à une réédition luxueuse...

Mon amour pour Standing s’est construit et a grandi avec le temps. Ce fut loin d’être un coup de foudre. Ce fut même une déception, je l’ai déjà dit.
Cette déception initiale ne m’a pas empêché d’acheter assez rapidement, chez Fun House, défunte boutique strasbourgeoise que j’ai déjà évoquée, un bootleg des démos des chansons de l’album intitulé Unfinished Sympathy.

Il ne faut pas rêver, ces versions démo, très sympa pour le collectionneur et le fan d’Oasis, n’apporteront pas grand chose à l’auditeur lambda. Les arrangements sont grosso modo les mêmes, légèrement plus frustres seulement. On trouvera amusant le sample d’Austin Powers au début de Go Let it Out ou les quelques traits d’instruments à vent sur Gas Panic ! Seule différence véritable : Where did it all go Wrong ? dans une version se voulant plus aérienne, privilégiant les claviers, proche de celle que le groupe jouera quelques mois après la sortie de l’album lors d’un passage chez Jools Holland.
Les titres qui, à l’époque, étaient inédits sont désormais tous sortis officiellement, soit chez Oasis, dans des versions très remaniées (It’s a Crime, (heureusement) méconnaissable en Let There be Love sur l’album Don’t Believe the Truth) ou non (Just Getting Older, copie carbone en face B de The Hindu Times) soit chez Noel Gallagher solo (Solve my Mystery, sous le titre Revolution Song).

À vrai dire, l’unique problème de ce disque plutôt amusant par ailleurs est que Noel y interprète tous les morceaux (sauf Little James, évidemment). Et, quand on entend I can see a Liar (assez mauvaise chanson par ailleurs), on comprend qu’il ait, pour sa carrière solo, laissé tomber le rock et privilégié une sorte de disco-pop merdeuse faussement expérimentale où il n’a besoin que de chantonner à mi-voix (non, dans son cas, ce n’est pas un pléonasme).

Unfinished Sympathy
Oasis
??? 2000

01 - Carry Us All
02 - Who Feels Love
03 - Fuckin’ in the Bushes
04 - Little James
05 - Gas Panic !
06 - Put Your Money Where Your Mouth Is
07 - Sunday Morning Call
08 - I Can See a Liar
09 - Go Let it Out
10 - Roll it Over
11 - Solve my Mystery
12 - Where did it all go Wrong ?
13 - As Long as they Have Cigarettes in Hell
14 - Getting Older
15 - It’s a Crime

mardi 12 décembre 2023

1687 - The Dreams we Have as Children - Live at the Royal Albert Hall


Natacha a - comme moi, sans que nous ne nous soyons consultés, sur le chemin du boulot - mis l’intégrale de la playlist de son téléphone en aléatoire alors qu’elle était en déplacement en fin de semaine dernière. Et le hasard faisant bien les choses ou non, le random lui a proposé The Man who Sold the World deux fois de suite - par Bowie et par Nirvana, on l’aura compris.
L’anecdote a occasionné un petit jeu vendredi soir après dîner - il n’y avait rien à la téloche de toutes façons. Je passais des chansons, elle devait trouver qui en avait fait une reprise (que nous avions à la maison) et dire laquelle des deux versions était la meilleure. Hallelujah et Suzanne de Cohen y sont passées. Disco 2000 de Pulp. Cum on Feel the Noize de Slade. There’s a World de Neil Young. Et beaucoup d’autres.
Parmi tous ces titres repris, il y eut There is a Light that Never Goes Out des Smiths. Qui peut avoir osé reprendre ça ?, s’étonna Natacha, à part Nono ?, tenta-t-elle.

Effectivement, Noel a repris la chanson. C’était lors d’une tournée acoustique pour célébrer la publication du best-of Stop the Clocks. Et lors d’un concert caritatif au Royal Albert Hall pour la fondation de Roger Daltrey de lutte contre les cancers infantiles. Ledit concert qui a fait l’objet d’un CD promotionnel, The Dreams we Have as Children offert avec le Sunday Times. C’est Nicolas, le frère de Natacha, qui nous l’avait ramené de chez les Grand-Britons. Aucune idée de ce que j’ai fait du journal.
Disque très sympa. Avec des versions suffisamment différentes des originales pour susciter un vrai intérêt même si on flirte sur certains passages avec le tire-larmes (le début de Slide Away).

Sinon, pour la reprise de la chanson la plus romantique de tous les temps (n’ayons pas peur des hyperboles), il y avait aussi The Divine Comedy et les Magic Numbers (j’écoute justement leur premier opus en écrivant ces lignes).

The Dreams we Have as Children - Live at the Royal Albert Hall
Noel Gallagher
The Sunday Times 2009

01 - Fade Away
02 - Listen Up
03 - Half the World Away
04 - The Butterfly Collector
05 - All You Need is Love
06 - Don’t Go Away
07 - Sad Song
08 - Wonderwall
09 - Slide Away
10 - There is a Light that Never Goes Out
11 - Married with Children