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samedi 5 novembre 2022

1285 - Zabriskie Point


Film étrange, très étrange de Michelangelo Antonioni que ce Zabriskie Point.

Et une bande originale tout aussi étrange entre psychédélisme (Pink Floyd, Grateful Dead…) et chansons américaines plus anciennes qu’on croirait sorties d’un poste de TSF (Patti Page, Roscoe Holcomb…), contraste saisissant.

Je l’avais acheté chez Décibul pour les morceaux de Pink Floyd, un week-end où j’avais fait le plein de Waters and co. Et je ne l’ai pas regretté. Sur cette b.o. se trouve ma version préférée de Careful with that Axe, Eugene - cachée sous le titre Come in Number 51, your Time is Up.
Non, mon seul regret est de ne pas avoir acheté les sessions complètes de Pink Floyd pour Zabriskie Point à cette occasion… le (ou les) disque(s) avai(en)t trouvé preneur quand j’étais retourné à la boutique, la semaine suivante.

Zabriskie Point
Bande Originale du Film de Michelangelo Antonioni
MGM Records 197?

A1 - Heart Beat, Pig Meat (The Pink Floyd)
A2 - Brother Mary (The Kaleidoscope)
A3 - Take Off (excerpt from « Dark Star ») (The Grateful Dead)
A4 - Crumbling Land (The Pink Floyd)
A5 - Tennessee Waltz (Patti Page)
A6 - Sugar Babe (The Youngploods)
B1 - Love Scene (Jerry Garcia)
B2 - I wish I were a Single Girl Again (Roscoe Holcomb)
B3 - Mickey’s Tune (The Kaleidoscope)
B4 - Dance of Death (John Fahey)
B5 - Come in Number 51, your Time is Up (The Pink Floyd)

samedi 31 décembre 2022

1341 - Atom Heart Mother


Quel sera le dernier disque écouté en 2022 ? Le premier en 2023 ? Questions sans intérêt que celles liées à un simple changement de date… mais auxquelles j’ai pourtant quelquefois répondu sur ce blog - il faut bien trouver un sujet pour les billets.

Nous ne serons pas chez nous pour ce réveillon du 31.
Peut-être n’y aura-t-il pas de musique ce soir, je ne sais. S’il y en a, ce sera peut-être du Pink Floyd. 2022 fut réellement pour Natacha et moi une année Pink Floyd. J’en ai beaucoup acheté, on nous en a beaucoup donné, nous en avons beaucoup écouté.
Peut-être sera-ce Pink Floyd, disais-je, car nous avions offert à Cricri il y a quelques années, je ne me souviens plus de l’occasion - a-t-on besoin d’une occasion pour offrir quelque chose ? - deux CD du Floyd. Les mêmes éditions que nous nous sommes achetées cette année (ou presque) de The Dark Side of the Moon et Atom Heart Mother, le fameux album à la vache.

C’est d’ailleurs chez Cricri et David que j’avais entendu pour la première fois Atom Heart Mother. Album bien étrange m’avait-il alors semblé. Impression confirmée à présent que je l’ai écouté à la maison… mais on parlera plus tard, avec le vinyle - ça a son importance, le vinyle… comme pour Meddle.

Atom Heart Mother
Pink Floyd
Pink Floyd Records 2016

01 - Atom Heart Mother
02 - If
03 - Summer ‘68
04 - Fat Old Sun
05 - Alan’s Psychedelic Breakfast 

jeudi 1 décembre 2022

1311 - Meddle


École Navale, automne 2003. Le Major - je crois que c’était son grade, j’ai un doute - Le Corre - je ne suis pas certain de l’orthographe - dont le nom m’a inspiré un grand nombre de détournements - Le Corre-Billard, -Moran, -Au Pied, -Nez à Piston, -But et Choléra, -Vidé, -Beau et le Renard… - vieux réac buté doublé d’un vieux pervers alcoolique, le genre de type capable de regarder, le nez crevassé rouge violacé à dix centimètres de l’écran, un économiseur d’écran pendant de longues très longues minutes - prenant garde à ce que personne en touche au clavier ou à la souris - à condition que celui-ci fasse défiler des images de jeunes femmes en sous-vêtements ou en maillots de bain - anecdote véridique, je suis témoin - semblait n’avoir qu’une mission : veiller à ce que nous soyons rasés de près et que nos coupes de cheveux soient réglementaires. Inspection tous les jours. Matin et soir. Et dès qu’il prenait l’un d’entre nous en faute ou à la limite, il gueulait sa phrase fétiche - son vocabulaire n’était de toute façon pas très étendu et se limitait à quelques phrases-leitmotive - : « On n’est pas chez Pink Floyd, ici ». Pauvre con, il ne doit toujours pas avoir réalisé (s’il n’est pas mort - ce qui ne serait pas un mal pour l’humanité) que les mecs de Pink Floyd, sous leur allure négligée de barbus, moustachus aux cheveux longs, étaient certainement de bien plus gros bosseurs que lui et avaient certainement été utiles et même indispensables à bien plus de monde qu’il ne l’aura jamais été.

Ce matin, credi, j’ai acheté Meddle en CD chez Point Show. Car des bons disques - et des disques de Pink Floyd en particulier - il faut en avoir plusieurs exemplaires, sous plusieurs formats de préférence. En plus, avec le CD, il y a un livret, ce qui n’est pas le cas avec les vinyles.

Meddle
Pink Floyd
Pink Floyd Records 2016

01 - One of these Days
02 - A Pillow of Winds
03 - Fearless
04 - San Tropez
05 - Seamus
06 - Echoes

mercredi 29 juin 2022

1156 - Carnage


Besoin de sortir. Pour ne pas étouffer. Imploser. Exploser. Trop de pression. De déceptions.

Sortir. Et puis, j’ai des choses à faire, dehors. Ailleurs. Les courses, déjà. Faut bien bouffer. Et d’autres plus plaisantes. Plus joyeuses. Amusantes. A priori.

Aller à la médiathèque. La section musique et cinéma de la bibliothèque centrale de Versailles. Enfin. Emprunter en CD les albums de Pink Floyd que j’ai achetés en vinyle. Pour Natacha. Qu’elle puisse les encoder. Pour elle, qu’elle puisse les écouter en voiture. Pour nous, qu’on puisse les écouter en voiture. Nous écoutons beaucoup Pink Floyd en ce moment. Quand nous sommes ensemble. J’en écoute un peu seul à la maison. Nous écoutons presque systématiquement du Pink Floyd quand nous sommes ensemble à la maison. Le soir, après le film. Ou après avoir éteint la tévé qui diffusait un mauvais film que nous n’avons pas regardé jusqu’au bout. C’est moi qui choisis le disque. Et les pistes. Pour nous deux. Je passe chaque fois ou presque par Careful with that Axe, Eugene. Parfois en version Zabriskie Point (Come In Number 51, Your Time is Up).

Avant de partir, je vérifie ma carte de bibliothèque. Ce qu’il en reste. J’en ai perdu la moitié. En voyage. Je ne sais où. En Bretagne. En Normandie. Au Pays Basque. Ma carte est périmée - quel est le bon mot ? - depuis deux ans. Peine à croire qu’il y a si longtemps que je ne suis pas allé à la bibliothèque. Je cherche un justificatif de domicile. Ça m’agace. J’ai horreur de tout ce qui est administratif. Horreur des papiers. J’en trouve un tout de même. Pour la renouveler si je trouve ce que je cherche dans les bacs.

Sur le chemin, j’ai prévu de m’arrêter chez Décibul. Pour du Pink Floyd encore. Relics, compilation avec la version studio originale de Careful with that Axe, Eugene. Les sessions complètes du groupe pour la bande originale de Zabriskie Point. Un live de la fin des années 60 ou du début des années 70. Des idées précises. Las, j’avais oublié. Décibul est fermé lundi et mardi. Fermé mardi. Mardi. Contrariété. Première contrariété.

Je peine à traverser la place d’armes devant le château. Celui de Versailles. Il fait chaud. Trop chaud. Les gamins en groupes, centre aéré ou voyage scolaire, bouffent leur goûter en plein soleil - aucun rapport avec Delon ni Laforêt - je les plains. Ils me dégoûtent un peu.
En nage, j’arrive. J’aurais préféré à la nage. Bof. Trois étages à monter. Dans les escaliers, une jeune femme est assise, son pc portable sur les genoux, son smartphone dans une main. Étrange endroit pour faire semblant de bosser.
Les salles ont toutes été rénovées, les rayons réorganisés, je découvre les nouveaux lieux. Les bacs en revanche n’ont pas été réapprovisionnés. Du Pink Floyd, il n’y a que le Dark Side - je l’ai déjà en CD - Wish you were Here - la chanson titre fout le kafkard à Natacha, pas une bonne idée pour accompagner la conduite - Relics - je ne l’ai pas encore… et si je ne le trouve pas demain en vinyle, je le commanderai en CD - et Echoes le best-of. Je trouve la B.O. de More dans un autre bac. Ça pèse pas bien lourd. Moi qui en priorité voulait A Saucerful of Secrets, Ummagumma et Meddle… je ne vais pas affronter les bibliothécaires peu aimables (celles et ceux qui sont sympas n’étaient pas en poste aujourd’hui) affairés sur leur ordinateur (qu’ont-ils donc tant à faire sur leur écran et leur clavier quand aucun usager emprunteur ne se présente devant eux… n’ont-ils pas plutôt trouvé un livre à lire ?) pour si peu.
Je repars dépité, manque de marcher sur la fausse travailleuse des escaliers, ça lui aurait fait les pieds…

En plus, sur le retour du chemin, chez Monoprix, je n’ai pas trouvé le jus de citron vert en bouteille, je vais être obligé de presser les fruits ce soir pour préparer le cocktail maison (recette dans Revers). Après-midi pourri.

En rentrant, j’ai mis Carnage de Nick Cave & Warren Ellis sur la platine.

Carnage
Nick Cave & Warren Ellis
Goliath Records 2021

01 - Hand of God
02 - Old Time
03 - Carnage
04 - White Elephant
05 - Albuquerque
06 - Lavender Fields
07 - Shattered Ground
08 - Balcony Man

jeudi 9 décembre 2021

0954 - The Dark Side of the Moon



C’était dans un film, la semaine dernière ou ce week-end. Je ne suis pas certain mais je crois que c’était dans Le Meilleur Reste À Venir. Ce serait même logique que ce soit dans Le Meilleur Reste À Venir. Une comédie dramatique dans laquelle le personnage joué par Patrick Bruel est atteint d’un cancer incurable et n’a plus que six mois à vivre mais ne le sait pas. À la suite d’un quiproquo, il pense que c’est son meilleur ami, joué par Fabrice Luchini (qui, lui, sait l’état de santé de son ami) qui est malade. Il décide de lui faire passer six derniers mois formidables. Raconté ainsi, ça semble un film atroce. Ça ne l’était pas, c’était même plutôt plaisant… bref, c’est très probablement dans Le Meilleur Reste À Venir que nous avons entendu un ou deux couplets de Time de Pink Floyd.
Natacha s’est alors demandé pourquoi elle n’avait pas The Dark Side of the Moon sur son iPhone. Parce que nous l’avons qu’en vinyle…

Nous devions aller à Parly 2 mardi soir pour faire le plein de café, nous en avons profité pour faire un saut à la FNAC. Ils les avaient tous, les albums du Floyd (le correcteur orthographique insiste pour écrire Punk Floyd) sauf la face cachée de la lune… ça m’a inspiré le titre the dark suicide of the moon… Natacha s’est tout de même pris un disque - on en reparlera - je ne suis donc pas le seul à acheter des disques ici…

Petit détour, ce mercredi matin, en allant faire les courses, par Gibert, sans grand espoir. Ils avaient peu des disques de Pink Floyd et tous d’occasion. Sauf The Dark Side of the Moon, qu’ils avaient en neuf. Je ne l’ai pas encore mis sur la platine, l’intro de Time fait flipper Souris, une panique complète.

The Dark Side of the Moon
Pink Floyd
Pink Floyd Records 2017

01 - Speak to Me
02 - Breathe
03 - On the Run
04 - Time
05 - The Great Gig in the Sky
06 - Money
07 - Us and Them
08 - Any Colour you Like
09 - Brain Damage
10 - Eclipse

mardi 22 novembre 2022

1302 - Pink Floyd Live at Pompeii


Natacha a le don pour gâcher mes surprises. Il y a quelques jours, un soir, alors que, comme c’est devenu une habitude ou presque depuis que nous sommes Limougeauds, nous nous apprêtions à ne pas regarder la télévision, Natacha eut subitement l’envie de regarder le Live at Pompeii de Pink Floyd. Sur YouTube - sur le téléviseur, donc, par la box. Refus de ma part. Pourquoi ? Parce que. Pourquoi ? Parce que je te l’ai commandé en DVD et qu’il arrive dans deux trois jours… voilà pour la surprise.

Le DVD est arrivé samedi matin. On l’a regardé hier, dimanche soir - Natacha avait plutôt envie de regarder Alien… Le Director’s Cut est une arnaque - le réalisateur a ajouté entre deux morceaux des vieux économiseurs d’écran Windows supposés représenter le système solaire et la destruction de Pompeii - mais ne parvient pas à gâcher le plaisir des morceaux joués en direct (mais sans public) dans l’amphithéâtre de la ville antique ou en studio à Paris. Mention spéciale à une superbe version de A Saucerful of Secrets.

Pink Floyd Live at Pompeii
Pink Floyd
Universal 2003

Echoes
Careful with that Axe Eugene
A Saucerful of Secrets
Us and them
One of these Days
Mademoiselle Nobs
Brain Damage
Set the Controls for the Heart of the Sun
Echoes

samedi 17 mai 2025

2209 - Pink Floyd at Pompeii MCMLXXII


Natacha le voulait aussi en CD, ce Pink Floyd at Pompeii MCMLXXII. En CD, donc, suis-je allé l’acheter mercredi chez Point Show. On pourra jouer au jeu des 7 différences entre les deux couvertures.

Pink Floyd at Pompeii MCMLXXII
Pink Floyd
Sony Music / Columbia 2025

CD1
01 - Pompeii intro
02 - Echoes - part 1
03 - Careful with that Axe, Eugene
04 - A Saucerful of Secrets
05 - Set the Controls for the Heart of the Sun
06 - One of these Days
07 - Mademoiselle Nobs
08 - Echoes - part 2

CD2
01 - Careful with that Axe, Eugene (alternate take)
02 - A Saucerful of Secrets (unedited)

dimanche 22 mai 2022

1118 - Ummagumma


Après le Live at Pompeii regardé avec Natacha, il m’a fallu - oui, fallu, c’est le mot juste - m’acheter du Pink Floyd. Dont du Set the Control for the Heart of the Sun qui sonnait incroyablement bien du côté du Vésuve. J’en ai acheté quatre - trois et demi en fait, la B.O. de Zabriskie Point n’est pas entièrement composée par Pink Floyd - en quelques jours. Dont Ummagumma chez Décibul, état impeccable.

Ummagumma est le troisième album de Pink Floyd. Un double album. Étrange. Un disque studio bizzarrement foutu où chacun des quatre membres (Syd Barrett n’est définitivement plus de la partie) bricole dans son coin. Plages instrumentales parfois à la limite du sans queue ni tête (Several Species of Small Furry Animals Gathered Together in a Cave and Grooving with a Pict ferait passer The Dancing Flea pour un morceau banal), une seule vraie chanson (Grantchester Meadows).
Et un disque live incroyable qui offre sur une face des interprétations magistrales d’Astronomy Domine et Careful with that Axe Eugene et sur l’autre face des interprétations époustouflantes de Set the Control for the Heart of the Sun et, plus encore, de A Saucerful of Secrets - ce final à l’orgue !

Dire que j’ai passé tant de temps sans ce disque alors qu’il faisait partie des suggestions du fameux fascicule de la FNAC… quel con j’étais - et suis probablement toujours.

Ummagumma
Pink Floyd
Harvest 1969

Live Album
A1 - Astronomy Domine
A2 - Careful with that Axe Eugene 
B1 - Set the Controls for the Heart of the Sun
B2 - A Saucerful of Secrets

Studio Album
C1 - Sysyphus
C2 - Grantchester Meadows
C3 - Several Species of Small Furry Animals Gathered Together in a Cave and Grooving with a Pict 
D1 - The Narrow Way
D2 - The Grand Vizier’s Garden Party

samedi 10 mai 2025

2202 - Pink Floyd at Pompeii MCMLXXII


Je n’ai pas eu la patience d’attendre… j’avais un autre disque, une commande, à aller chercher à la FNAC. J’ai vu le vinyle de Pink Floyd at Pompeii MCMLXXII dans les rayons… je n’ai pas cherché à résister.

Pink Floyd at Pompeii MCMLXXII
Pink Floyd
Sony Music / Columbia 2025

A1 - Pompeii intro
A2 - Echoes - part 1
A3 - Careful with that Axe, Eugene
B1 - A Saucerful of Secrets
B2 - Set the Controls for the Heart of the Sun
C1 - One of these Days
C2 - Mademoiselle Nobs
C3 - Echoes - part 2
D1 - Careful with that Axe, Eugene (alternate take)
D2 - A Saucerful of Secrets (unedited)

dimanche 12 juin 2022

1139 - A Saucerful of Secrets


J’ai acheté A Saucerful of Secrets de Pink Floyd le même jour que Ummagumma. Mais pas au même endroit. A Saucerful of Secrets, j’ai acheté le vinyle (vynile ?) neuf, une réédition, chez Gibert.

Je crois, l’indépassable The Piper at the Gates of Dawn mis à part, que c’est mon Pink Floyd préféré - je ne connais pas encore Meddle, mon prochain achat floydien. Pour l’intro de guitare de Let there be More Light (que The Chemical Brothers ont pompé pour un morceau de l’album Dig your own Hole - album commandé il y a une dizaine de jours, réception attendue dans la semaine), morceau qui se fait plus planant par la suite. Pour les quasi-instrumentaux hypnotiques Set the Controls for the Heart of the Sun et A Saucerful of Secrets. Pour le dernier morceau écrit et chanté par Syd Barrett pour le groupe (Jugband Blues) avant de divaguer en solo. Natacha préfère toujours The Dark Side of the Moon, Money mis à part.

Mon seul problème, c’est la traduction du titre de l’album… une soucoupée de secrets ?

A Saucerful of Secrets
Pink Floyd
Pink Floyd Records 2016

A1 - Let There be More Light
A2 - Remember a Day
A3 - Set the Controls for the Heart of the Sun
A4 - Corporal Clegg
B1 - A Saucerful of Secrets
B2 - See-Saw
B3 - Jugband Blues

dimanche 28 mars 2021

0698 - The Dark Side of the Moon


Au programme hier soir : traiteur grec et Spritz. Et un superbe enchaînement musical assuré pendant près de trois heures par votre serviteur. Aphrodite Child. Kinks. Bowie. Re-Kinks. Stratford 4. Cribs. Procol Harum. David McWilliams. Primal Scream. Chemical Brothers. Pas forcément dans cet ordre. Et sûrement de nombreux autres aussi que j’ai depuis oubliés.
Et, pour finir, quand je commençai à fatiguer de dee-jayer, l’intégralité de The Dark Side of the Moon, la cathédrale sonore de Pink Floyd - quand j’ai tapé Pink Floyd, le correcteur d’orthographe m’a proposé Punk Floyd...

Mon édition de The Dark Side of the Moon, achetée (d’occasion, forcément) chez l’Oncle Tom, à Strasbourg, est un trésor. Qui me rendra riche un jour. Très riche. Vinyle immaculé. Pochette qui présente à peine quelques traces de frottements. Deux posters en parfait état. Mais bon tout ceci, d’un point de vue strictement financier, ça ne vaut pas grand chose : des millions d’exemplaires ont été vendus.
Non, ce qui fera ma fortune, ce sont les numéros gagnants du loto qui ont été inscrits (par le propriétaire précédent) sur la pochette de papier blanc dans laquelle le disque est inséré. Oui, ce sont des numéros gagnants - sinon quel intérêt de les noter ?
Il ne me manque que la date du tirage à laquelle ces numéros sortiront. Ce jour-là, je m’écouterai Money (peut-être le plus faible morceau de l’album même si c’est le plus connu) et je m’achèterai un club de foot...

The Dark Side of the Moon
Pink Floyd
Harvest 1973

A1 - Speak to Me
A2 - Breathe
A3 - On the Run
A4 - Time 
A5 - The Great Gig in the Sky
B1 - Money
B2 - Us and Them
B3 - Any Colour you Like
B4 - Brain Damage
B5 - Eclipse 

mardi 27 décembre 2022

1337 - Animals (2018 remix)


J’ai longtemps hésité avant d’acheter Animals de Pink Floyd. Le dernier album avant The Wall. The Wall que je n’aime pas. Qu’a priori je n’aime pas. Je n’en connais que l’hymne anti-école un peu stupide. Animals, coincé entre Wish You Were Here - que je ne trouve que très partiellement réussi - et The Wall, je ne savais pas quoi en attendre. Un remix de 2018, à la très bonne réputation et apparemment très attendu des fans, est sorti cette année. Il m’a fait de l’œil plusieurs semaines avant que je ne cède. En même temps que.

Je glisse la bête dans la platine. Il y eut plusieurs écoutes. Dont une avec Natacha. Qui aime probablement encore plus le Floyd que moi. Et qui, d’un autre côté, peut être également beaucoup plus cinglante que moi. Plusieurs écoutes disais-je.
Et je ne sais toujours pas quoi en penser. Tous les ingrédients sont réunis… mais il manque quelque chose. Je ne trouve pas l’album nul, non. C’est même pas désagréable. Seulement, il ne se passe rien. En moi, j’entends, il ne se passe rien. Ça ne me touche pas. Trop carré peut-être. Trop lisse peut-être. Trop travaillé. Pas assez fou.
On réessaiera plus tard. Et si je trouve une version originale de l’album (non remixée, donc), je la prendrai aussi. Pour aborder par un autre versant.

Animals (2018 remix)
Pink Floyd 
Pink Floyd Records 2022

01 - Pigs on the Wing 1
02 - Dogs
03 - Pigs (Three Different Ones)
04 - Sheep
05 - Pigs on the Wing 2

lundi 4 avril 2022

1070 - London 1966 / 1967


Hier soir, après avoir constaté que, comme d’habitude, les samedi soirs télévisuels étaient peu inspirés et peu inspirant, j’ai mis sur la platine CD trois chansons de Brel, Mathilde - hommage non intentionnel à une voisine qui déménage - Ces Gens-Là et Amsterdam en prélude à l’écoute d’une reprise par un groupe franc-comtois de prog-rock de cette seconde - on en reparle sous peu.

Pour continuer dans le prog-space-rock-planant, nous avons ensuite mis The Dark Side of the Moon dans les enceintes - le vinyle, pas le CD - après avoir pris soin d’éloigner Souris qui a toujours autant de mal à ne pas flipper devant l’introduction horlogère de Time. La deuxième face (celle qui est cachée ?) de l’album est décidément plus faible que la première - Natacha et moi sommes d’accord sur ce point. Le problème, c’est qu’on peut rien mettre après The Dark Side of the Moon me dit Natacha après que l’aiguille a regagné le bord de la platine… et là, je ne suis pas d’accord.

J’ai allumé le téléviseur. Qu’est-ce que tu fais ? me demande-t-elle, effarée. Je n’ai pas répondu pas. J’ai démarré l’application YouTube de notre box Orange. Pink Floyd. Live at Pompeii. Un film que j’avais vu il y a plus de quinze ans. Que Natacha n’avait jamais vu. De longs instrumentaux bourrés d’improvisations, d’expérimentations sonores voire d’une pincée de n’importe quoi. Natacha a adoré. Il va falloir que je lui achète tous les albums du Floyd… enfin, ceux qui précèdent The Wall, faut pas déconner non plus.

En attendant, ce matin, comme premier disque de la journée, je lui ai mis London 1966 / 1967. Un e.p. que j’ai acheté lors de sa sortie en 2005 et qui regroupe deux instrumentaux de Pink Floyd époque Barrett (Natacha a même remarqué la faute de frappe au revers du digipack : Barrett est orthographié Barratt) datant d’avant la sortie de The Piper at the Gates of Dawn : Interstellar Overdrive dans une version beaucoup plus longue que celle figurant sur ledit album et Nick’s Boogie, un morceau inédit signé Nick Mason (et donc axé essentiellement sur la batterie) qui servit de base à un morceau sur Meddle ou Obscured by Clouds, je ne sais plus… deux albums que Natacha attend avec impatience - j’exagère peut-être un peu.

Ce soir, en écrivant ceci, j’ai mis First Utterance sur la platine, autre album dément… c’est visiblement moins le trip de ma chérie…

London 1966 / 1967
Pink Floyd
Snapper Music 2005

01 - Interstellar Overdrive
02 - Nick’s Boogie

mardi 28 mai 2024

1855 - Obscured by Clouds


Le plus discret des albums de Pink Floyd. Celui dont on ne parle jamais. Pas méprisé… presque. Pourtant… si ce n’était qu’il précède de quelques mois The Dark Side of the Moon, autrement plus ambitieux, certes, il mérite plus d’une écoute attentive… l’absence de tube n’est pas toujours un défaut.

Obscured by Clouds est la bande originale de La Vallée, un film de Barbet Schroeder. Réalisateur dont je ne connais que Le Mystère von Bülow et dont j’ai toute une liste de films à voir. La Vallée notamment. Et More, son premier film déjà mis en son par le Floyd… mais le premier que je veux voir est son dernier, un film-documentaire sur une de ses amis peintre, Ricardo et la Peinture, sortis dans trop peu de salles en France… et pas à Limoges.

Obscured by Clouds
Pink Floyd
Pink Floyd Records 2016

A1 - Obscured by Clouds
A2 - When You’re In
A3 - Burning Bridges
A4 - The Gold It’s in the…
A5 - Wot’s… Uh the Deal
B1 - Childhood’s End
B2 - Free Four
B3 - Stay
B4 - Absolutely Curtains

dimanche 31 décembre 2023

1706 - Atom Heart Mother


C’est à partir de combien un troupeau ? Car j’en suis tout de même à ma troisième vache. Sans même compter celles qui sont au verso de la pochette.

Un disque, ce n’est pas que de la musique, je crois que je l’ai assez dit, j’essaye de le démontrer le plus souvent possible, c’est aussi des souvenirs, ce sont des rencontres… ça peut aussi, plus prosaïquement , être un bel objet. Et cette (ré-)édition japonaise de Atom Heart Mother avec son format de pochette inhabituel (de la taille d’un 7’’), son livret photo, ses fac-similés de posters, de ticket de concert et son blu-ray qui célèbrent le premier concert de Pink Floyd au Japon en 1971 est un superbe objet. J’ai résisté une fois, deux fois… pas trois. Quand Natacha m’a conseillé d’aller acheter un disque, c’est celui-ci que je suis allé chercher à la FNAC.

Deux ans de suite que j’achève l’année avec Atom Heart Mother. Il ne faudrait pas que ça devienne une tradition, ça tournerait à l’élevage industriel.

Atom Heart Mother
Pink Floyd
Pink Floyd Records 2023

CD
01 - Atom Heart Mother
02 - If
03 - Summer ‘68
04 - Fat Old Sun
05 - Alan’s Psychedelic Breakfast

Blu-Ray
01 - Atom Heart Mother (Hakone Aphrodite 1971)
02 - Scott and Watts (Hakone Aphrodite b-roll)

samedi 10 août 2019

0102 - The Piper at the Gates of Dawn


The Piper at the Gates of Dawn : La vraie merveille du psychédélisme britannique. Osons-le dire, le premier album de Pink Floyd (le vrai Pink Floyd, celui de Syd Barrett, pas le mastodonte de Roger Waters ni l'énorme machine à vide de David Gilmour) est meilleur que Sgt. Pepper enregistré dans le studio voisin. Oui, vous pouvez oublier les expérimentations des Beatles - enfin, non, gardez tout de même Lucy in the Sky with Diamonds et A Day in the Life, deux chansons vitales - pour vous concentrer sur ces onze morceaux emplis à ras bord de LSD et d'autres substances sympathiques.
Longues plages quasi instrumentales barrées (Astronomy Domine et Interstellar Overdrive), contes pour enfants détournés (Matilda Mother et The Gnome), rythmiques déroutantes (The Scarecrow), final en grand n'importe quoi (Bike), l'album est un véritable bréviaire de la musique lysergique de l'année 1967.

J'ai possédé plusieurs excellentes rééditions CD de l'album que j'ai revendues ou données (mon frère doit notamment en avoir une) au fur et à mesure. Cette version-ci se présente sous forme d'un petit livre avec photos, textes des chansons et couleurs flashy mais surtout avec trois disques : le premier pour l'album en mono, le second en stereo (on ne jouera pas au jeu des 7 différences, je suis snob, je n'écoute que le mono) et un troisième réunissant les excellents singles hors-album (See Emily Play, Arnold Layne, Apples and Oranges) et des chutes de studio à l'intérêt certes inégal.

Encore une fois, le meilleur disque de tous les temps (ça en fait quelques uns déjà que j'affuble de ce titre, non ?)

The Piper at the Gates of Dawn
Pink Floyd
EMI 2007

Disc One (Mono)
01 - Astronomy Domine
02 - Lucifer Sam
03 - Matilda Mother
04 - Flaming
05 - Pow R. Toc H.
06 - Take up thy Stethoscope and Walk
07 - Interstellar Overdrive
08 - The Gnome
09 - Chapter 24
10 - The Scarecrow
11 - Bike

Disc Two (Stereo)
01 - Astronomy Domine
02 - Lucifer Sam
03 - Matilda Mother
04 - Flaming
05 - Pow R. Toc H.
06 - Take up thy Stethoscope and Walk
07 - Interstellar Overdrive
08 - The Gnome
09 - Chapter 24
10 - The Scarecrow
11 - Bike

Disc Three
01 - Arnold Layne
02 - Candy and a Currant Bun
03 - See Emily Play
04 - Apples and Oranges
05 - Paintbox
06 - Interstellar Overdrive (French Edit)
07 - Apples and Oranges (Stereo Version)
08 - Matilda Mother (Alternate Version)
09 - Interstellar Overdrive (Take 6)

lundi 13 mars 2023

1413 - Meddle


Ce samedi matin, j’ai mis Meddle de Pink Floyd sur la platine. Juste après la voiture qui avait accompagné le petit déj’. En CD. Solution de facilité. Solution pratique. C’est un tort évidemment. J’en ai pourtant deux des éditions vinyles de Meddle. Une récupérée chez Marie-Claire. L’autre - remasterisée en 2016 - achetée il y a 9 mois environ à la FNAC Parly 2.
Un tort disais-je car Meddle - comme Atom Heart Mother - sont des albums qu’il ne faudrait écouter qu’en vinyle. Car ce sont des albums pensés, conçus par et pour (pour et par ?) le vinyle. Avec une face plutôt classique de morceaux presque normaux (tout est dans le presque). One of these Days parvient presque à rivaliser avec Let There be More Light. A Pillow of Winds est un titre presque aussi intraduisible que A Saucerful of Secrets. Fearless n’avait peut-être pas besoin du Never Walk Alone pour être une réussite. San Tropez propose une ambiance de vacances. Seul Seamus (le Mademoiselle Nobs de Pompeii) avec son chien qui chante tient plus de la blague.
Mais l’intérêt de Meddle en vinyle tient à sa face B. Occupée par un seul morceau. Echoes. Dont on ne saisit toute la démesure, la folie, la prétention, la boursouflure, le génie, le jusqu’au-boutisme que sur vinyle. Sur CD, Echoes s’enchaîne trop simplement, de manière trop fluide, c’est juste un long morceau un peu bizzarre. Sur vinyle, c’est un totem, un monument, un monolithe - oui, comme celui de Kubrick… qui aurait bien aimé utiliser la musique du groupe dans ses films, ce qui lui fut (à regret, postérieurement) refusé.

Meddle
Pink Floyd
Pink Floyd Records 2016

A1 - One of these Days
A2 - A Pillow of Winds
A3 - Fearless
A4 - San Tropez
A5 - Seamus
B - Echoes

mardi 18 avril 2023

1449 - Soundtrack from the Film « More »


J’ai « failli » acheter un nouvel exemplaire CD de Meddle de Pink Floyd. La faute (enfin, un peu, pas trop, pas vraiment) à Natacha qui se plaignait de ne pas avoir Echoes sur son téléphone. Et moi de lui répondre que je le prendrai en CD pour qu’elle puisse l’encoder… juste avant de me rendre compte que je l’avais déjà acheté en CD à cette fin, qu’on avait juste oublié de le passer en mp3… ce qui fut fait… ainsi que pour Atom Heart Mother. Et Cymbaline ? m’a demandé Natacha, la chanson de ma robe de mariée ?

Plus difficile. Cymbaline, c’est sur la bande originale du film (que nous n’avons jamais zieuté) More de Barbet Schroeder. Qui s’ouvre sur des chants d’oiseau, se poursuit avec The Nile Song que déteste Natacha (chant trop agressif trouve-t-elle), qui oscille entre instrumentaux (certains fabuleux, d’autres plus plan-plan) et véritables chansons et dont le sommet est bien Cymbaline avec son refrain qui décolle haut, haut. Et More, nous ne l’avons qu’en vinyle. Deux exemplaires, certes, l’un récupéré chez Marie-Claire (merci, merci !) et l’autre acheté à Parly 2… mais pas de CD.

Il nous faut aussi Ummagumma en CD.

PS : Sans rapport aucun, hommage à Ahmad Jamal.

Soundtrack from the Film « More »
Pink Floyd
Pink Floyd Records 2016

A1 - Cirrus Minor
A2 - The Nile Song
A3 - Crying Song
A4 - Up the Khyber
A5 - Green is the Colour
A6 - Cymbaline
A7 - Party Sequence
B1 - Main Theme
B2 - Ibiza Bar
B3 - More Blues
B4 - Quicksilver 
B5 - A Spanish Piece
B6 - Dramatic Theme

lundi 27 mars 2023

1427 - The Dark Side of the Moon (Live at Wembley 1974)


Nous fêtions vendredi 23 mars les 50 ans du Dark Side of the Moon de Pink Floyd. Pour l’occasion, le groupe, ce qu’il en reste, publiait une nouvelle remasterisation de l’album et un enregistrement public inédit Live at Wembley 1974.
Rentré trop tard vendredi pour me rendre chez un disquaire, j’ai attendu samedi… mais la fatigue… l’épuisement… je ne me suis rendu à la FNAC que sur les coups de 14h30. À la FNAC et non chez Point Show car le Monoprix se trouve sur le chemin du retour de celle-là et non de celui-ci - le frigo était vide, nous étions tous deux absents la semaine. De retour de la FNAC, je n’eus pas le courage de faire les courses. Et voici comment, samedi soir, nous nous retrouvâmes avec un disque neuf mais rien à bouffer. L’écoute attendit cependant le dimanche matin.

Pas d’immense révolution, les morceaux s’enchaînent comme dans leur version studio. Les effets sonores (les sonneries de Time (qui font toujours autant flipper Souris), le rire de Brain Damage, le tiroir caisse de Money) ont été conservés - peut-être pas la meilleure idée à vrai dire. Les soli sont à la fois plus longs et un peu plus tranchants, moins posés, même ceux du saxo et présentent la plus-value la plus évidente du disque. La voix est plus rauque, moins nette, apportant une certaine authenticité à un Dark Side of the Moon régulièrement accusé d’être un disque trop léché, trop sonorement parfait pour être honnête.

PS : ce dimanche soir, j’ai (enfin) écouté Can. C’était top.

The Dark Side of the Moon (Live at Wembley 1974)
Pink Floyd
Pink Floyd Records 2023

01 - Speak to Me
02 - Breathe (in the Air)
03 - On the Run
04 - Time
05 - The Great Gig in the Sky
06 - Money
07 - Us and Them
08 - Any Colour you Like
09 - Brain Damage
10 - Eclipse 

mardi 12 juillet 2022

1169 - Relics


Quelques heures à Vassivière.
Découverte du (très beau) bled à Poupou, nouvel écrin de l’exposition de David - si vous passez du côté de St Léonard de Noblat, n’hésitez pas à faire le détour.

Et j’ai peut-être bien décroché un boulot.
Et on a peut-être bien trouvé un appartement.

Ajoutez à ça Relics de Pink Floyd, compilation de titres des années soixante (deux extraits de The Piper at the Gates of Dawn, des singles signés Barrett de la même période, les faces B de ces mêmes singles, des morceaux de la B.O. de More, un morceau (que Natacha adore : elle a raison) de A Saucerful of Secrets, un inédit (Biding my Time, plutôt jazzy) et, surtout, la version studio de Careful with that Axe Eugene, la raison essentielle de mon achat), dans la boîte aux lettres lors du retour à Versailles : ça ressemble à un bon week-end, non ?

Relics
Pink Floyd
Pink Floyd Records 1971 / 2016

01 - Arnold Layne
02 - Interstellar Overdrive
03 - See Emily Play
04 - Remember a Day
05 - Paintbox
06 - Julia Dream
07 - Careful with that Axe Eugene
08 - Cirrus Minor
09 - The Nile Song
10 - Biding my Time
11 - Bike