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dimanche 30 juin 2019

0061 - Slowdive


On ne tombe pas tous les jours amoureux... et c'est bien dommage, c'est un sentiment incroyable qu'un amour naissant...

Slowdive est (était) un groupe de shoegaze du début des années 90, signé sur le label Creation (Oasis, Jesus and Mary Chain, My Bloody Valentine...). Deux bonnes raisons pour que j'en sois fan depuis longtemps... Et pourtant, je suis totalement passé à côté... jamais entendu parler ou alors complètement oublié...

Slowdive s'est reformé il y a deux ou trois ans après une pause de douze ou quinze ans. Leur nom (et leur reformation) était évoqué (je ne crois pas que les termes étaient particulièrement élogieux) dans une chronique par Nicolas Ungemuth (chargé de la rubrique Rééditions dans Rock & Folk - je lis le magazine à la bibliothèque) d'un autre groupe shoegaze dont l'unique album venait d'être réédité (je ne me rappelle plus le nom de ce second groupe, leur album ne m'a pas emballé plus que ça...). Bref, j'ai noté le nom, Slowdive, dans un de mes carnets...
J'ai fini par trouver un album à la médiathèque, il y a cinq semaines. Pas de bol, c'était l'album de la reformation, sobrement intitulé Slowdive, pas un des années 90. Je l'ai tout de même pris bien -j'aurais préféré un album premier cru...

Guitares en couches cotonneuses, voix éthérées, masculines et féminines, se répondant, down-tempi,  batterie qui claque sans marteler, musique planante, vaguement eighties, claviers pour assurer que le tout décolle et plane sans embûches...
Il ne se passe pas un jour depuis cinq semaines sans que je l'écoute. Je l'ai commandé (et reçu) sur Priceminister avant même de rendre l'exemplaire de la médiathèque, pour être sûr de ne pas souffrir d'interruption... Je suis tombé amoureux...

Slowdive
Slowdive
Dead Oceans 2017

01 - Slomo
02 - Star Roving
03 - Don't Know Why
04 - Sugar for the Pill
05 - Everyone Knows
06 - No Longer Making Time
07 - Go Get It
08 - Falling Ashes

vendredi 28 février 2025

2131 - She’s a Superstar


La photo de couverture du best-of de The Verve reprend celle du single She’s a Superstar. Sous un autre angle, avec un éclairage et une luminosité différents, détails photographiques. Un choix de pochette n’étant jamais anodin, celui-ci mérite réflexion.

Simon Jones a répété en interview qu’à l’origine, The Verve était un groupe de jams. Dans le même registre, ou presque, Richard Ashcroft a insisté, lors du lancement de sa carrière solo, que la plupart des chansons (les singles ainsi que Space and Time, Weeping Willow, One Day…) de Urban Hymns constituait la base d’un projet solo que The Verve avait interprété quand le groupe s’était réuni à la suite d’une première séparation après la publication de A Northern Soul.
La photo choisie pour le best-of pourrait être interprétée comme une célébration des débuts du groupe, de son identité première, de l’époque à laquelle il était un vrai groupe, comme un regret que le succès soit venu avec des chansons plus classiques, à la structure plus rigide et aux arrangements de cordes trop calculés : les tensions entre Nick McCabe, guitariste très électrique du groupe et Richard Ashcroft, chanteur à la voix qu’il serait dommage de ne pas mettre en avant ont été la cause de la fin de The Verve.
Il faudrait donc chercher les vrais (The) Verve dans She’s a Superstar. Le single ne comprend que deux morceaux. Pour une vingtaine de minutes (au total, pas chacun… c’est déjà beaucoup). Beaucoup de guitares. Beaucoup d’effets. Une voix noyée dans le mix. Oui, Verve était un groupe shoegaze.

Malheureusement, c’est un peu le hic, Verve n’était pas le meilleur groupe shoegaze. Loin de là. Sans même avoir besoin de convoquer la comparaison avec My Bloody Valentine, qui parvenait à concilier déluge d’effets en tous genres et compositions passionnantes, Verve est sur She’s a Superstar (et sur Feel, sa face B), un groupe qui s’écoute jouer. Qui joue pour lui. C’était probablement excitant, probablement trippant de se retrouver au centre de ce magma (quoiqu’un peu tiède) sonore, d’en faire partie, c’était probablement également super cool dans le public, en concert… mais sur disque, il n’en ressort pas grand chose… oserais-je dire qu’on s’ennuie un tantinet ?

She’s a Superstar
(The) Verve
Hut 1992 / ????

01 - She’s a Superstar
02 - Feel

mercredi 11 mai 2022

1107 - Pygmalion


Après Slowdive l’homonyme - que j’ai envie d’appeler éponyme parce que les faux amis, ce n’est pas si grave - dernier - en date - album de Slowdive, je me suis évidemment penché sur la carrière du groupe. Et comme il n’y en avait pas, à la médiathèque, des albums de Slowdive autre que l’éponyme - en français, c’est homonyme qui conviendrait mieux - Slowdive, je les ai achetés sans écoute préalable, les disques de Slowdive que je trouvais.
Je les ai achetés ou commandés un peu au hasard. J’ai désormais des doubles. Pas des disques en double, des chansons en double. Des e.p. compilés à deux endroits différents. J’avais pas vérifié.
Sauf Pygmalion. Pygmalion, je l’ai laissé à part. Attendu. Gardé pour la fin. C’est le dernier album sorti par le groupe avant sa séparation en 95 ou 96… publié quelques semaines à peine avant de se faire lourder de chez Creation par Alan McGee… ça faisait un peu peur. Et les quelques commentaires lus sur le net n’étaient guère rassurants. À moins que je les ai lus de travers ou avec trop d’a priori.

Pygmalion, j’ai fini par l’acheter jeudi. En dernier. Chez Gibert à Saint Mich’ après avoir visité une expo au MAM de Paris - j’ai fait le chemin à pied entre le Palais de Tokyo et Gibert… comment ça, on s’en fout ?
Et je dois dire que si les deux premiers albums de Slowdive, à savoir Just for a Day et Souvlaki sont superbes, Pygmalion est lui sublime. une évidence dès la première écoute de la première chanson. Du shoegaze sans mur de guitares. Du shoegaze éthéré, en apesanteur. Je crois que mon coeur a loupé quelques battements et que j’ai fait un peu d’apnée au cours des neuf titres de Pygmalion. Et les écoutes suivantes n’ont pas altéré la magie…

Qu’il est con, parfois, McGee… déjà qu’il dézingue My Bloody Valentine, autre groupe phare de l’écurie Creation, en interview…

Bon par contre, le deuxième CD, avec les démos, pour l’instant m’a laissé froid… on verra plus tard… ça fait longtemps, sinon, que je ne me suis passé Slowdive, l’album épomonyme - bon compromot-valise.

PS : J’ai tenu tout l’article sans plaisanter sur le fait que Pygmalion était l’album préféré de Nicolas Sarkozy… oui, c’est une prétérition.

Pygmalion
Slowdive
Cherry Red 2010 (?)

CD1
01 - Rutti 
02 - Crazy for You
03 - Miranda
04 - Trellisaze
05 - Cello
06 - J’s Heaven
07 - Visions of La
08 - Blue Skied an’ Clear
09 - All of Us

CD2 - Pygmalion Demos
01 - Miranda
02 - Watch Me
03 - Yesterday
04 - To Watch
05 - Option One (instrumental #1)
06 - Cargo
07 - Sinewaves
08 - Ambient Guitar
09 - Crazy for You (alt version)
10 - Prautrock
11 - Changes
12 - Red Five

lundi 16 octobre 2023

1630 - Everything is Alive


Je n’ai que peu écouté le dernier Slowdive, Everything is Alive… à la maison. Il passe ce dimanche soir en attendant le quart de finale de rugby France - Afrique du Sud (pour lequel j’ai de mauvais pressentiments). Ce n’est que son troisième passage sur la platine. En un mois.
Je l’ai en revanche énormément écouté en voiture. Douze, quinze, peut-être vingt fois ou plus. Seul. En boucle. Puis dans le désordre, mélangé avec Slowdive, l’album qui m’a révélé le groupe. Et je l’aime un peu plus à chaque écoute.

J’ai été si ce n’est déçu - non - du moins décontenancé par les premières écoutes - les deux premières, notamment, celles à la maison - de Everything is Alive. Ce n’était pas l’album que j’attendais. Pas celui que j’espérais. Album magnifique mais pas celui que je voulais. À vrai dire, pas vraiment un album de Slowdive. Et pour cause, la plupart des morceaux présents sur l’album ont d’abord été développés par Neil Halstead pour un album solo électro abandonné en cours de route… on retrouve sur Everything is Alive cette origine. Plus de claviers / synthés et de batteries électroniques, moins de guitares - ce qui est le comble pour un groupe de shoegaze. L’album sonne parfois comme du New Order avec même quelques touches de The Cure.
Cette réticence initiale n’a pas fait long feu. On ne peut résister à Shanty, Andalucia Plays (ma préférée de l’album) ou Skin in the Game. La beauté de l’instrumentale Prayer Remembered convaincra les plus chafouins.

J’ai été définitivement convaincu en demandant à Music (le successeur d’iTunes) de me passer Slowdive et Everything is Alive mélangés, en ordre aléatoire. Les deux albums se mélangent parfaitement, se répondent de manière incroyablement naturelle. Les textures sont différentes, l’émotion et la délicatesse sont les mêmes. On regrette simplement que le rêve ne dure que 8 titres. On en veut toujours plus…

Everything is Alive
Slowdive
Dead Oceans 2023

01 - Shanty
02 - Prayer Remembered
03 - Alife 
04 - Andalucia Plays
05 - Kisses 
06 - Skin in the Game
07 - Chained to a Cloud
08 - The Slab

samedi 30 mars 2024

1796 - Spooky


Le disque que je n’attendais pas. 

SMS lundi matin. Chronopost m’informe de la livraison le lendemain de mon colis FNAC.com. Mon colis FNAC.com ? Je n’ai rien commandé, moi… Je cherche, je cherche, je réfléchis. Ce ne peut être qu’une erreur, j’oublie le message. Mardi, dans la boîte aux lettres, un colis FNAC. Même avec la boîte en carton dans les mains, je ne comprends pas. Quelqu’un m’aurait fait un cadeau ? Une surprise ? Qui ? À l’intérieur, la récente réédition de Spooky, premier album de Lush. Commandée quelques jours auparavant sur Rakuten et que je n’attendais pas avant dix jours. Rien ne permettait de savoir que le vendeur était un partenaire de la FNAC.

Lush, j’en avais vaguement entendu parler dans des articles sur le shoegaze. J’avais noté le nom sur une liste que j’ai perdue depuis. Et oubliée. C’est un article en fin de semaine dernière sur le NME.com (il me semble - même si je ne le retrouve pas) qui m’a remis en tête le nom du groupe. Aussitôt, j’ai commandé Spooky. J’ai des dizaines (centaines ?) de disques sur mes wantlists / wishlists / comment on appelle ça en français ? et je finis toujours par y acheter les derniers ajouts. Je ne sais pourquoi soudainement, il m’a semblé pressé d’acquérir cet album que je n’avais jamais écouté et dont je n’attendais rien.

Le disque n’est sorti de son emballage que mercredi matin. J’étais prêt à hausser les épaules devant un sous-Slowdive. C’est avec ce type d’a priori que l’on est le plus à même d’être surpris. Et je le fus. Ce n’était pas du sous-Slowdive. C’était du sous-My Bloody Valentine… ce qui est loin d’être péjoratif. C’est un My Bloody Valentine sans l’ambition expérimentale extrême d’un Kevin Shields. C’est un My Bloody Valentine accessible. Mêmes rythmiques, mêmes structures de chansons, mêmes harmonies vocales féminines que sur Loveless mais avec un son moins dense, un son plus pop. Et c’est formidable.

Spooky
Lush
4AD 2023

01 - Stray
02 - Nothing Natural
03 - Tiny Smiles
04 - Covert
05 - Ocean
06 - For Love
07 - Superblast !
08 - Untogether
09 - Fantasy
10 - Take
11 - Laura
12 - Monochrome

dimanche 29 septembre 2019

0152 - Love & Distorsion




Sur son (fabuleux) site de photographies (visitez-le ! encore et encore !), Natacha a décidé de donner des titres de chansons à ses différentes galeries. Et ça n'a pas été facile de toutes leur trouver des titres pertinents.
Ce n'est pas pour me vanter mais je suis assez fier de lui avoir soufflé White Winter Hymnal (Cantique pour l'hiver blanc en traduction approximative) des excellents Fleet Foxes (nous avons encore écouté l'album homonyme hier soir et ce matin... sublime) pour ses paysages enneigés (la galerie devrait être complétée sous peu) pour lesquels elle avait pourtant déjà choisi comme titre l'excellente Fox in the Snow de Belle and Sebastian.

En revanche, pour ses photos de plage, elle est resté sur son idée de On the Beach, excellente chanson extraite de l'excellent album du même nom de l'excellentissime Neil Young (j'ai réellement une admiration sans discernement pour Neil... même quand il est mauvais - ça lui arrive - il est le meilleur) et a repoussé (à raison puisqu'elle ne connaît pas la chanson) ma proposition d'utiliser Where the Ocean Meets the Eye des Stratford 4, extraite de Love & Distorsion, leur second album.

J'ai découvert les Stratford 4 en 2001 ou 2002 via un lien depuis le site officiel des Black Rebel Motorcycle Club. Les Stratford 4 faisaient partie, comme les BRMC, de cette espèce de galaxie de groupes de la côte Ouest des USA dont les membres ont fait leurs premières armes auprès d'Anton Newcombe et du Brian Jonestown Massacre. J'avais à l'époque échangé quelques mails avec la bassiste du groupe, Sheetal, très sympathique, notamment pout savoir si les albums du groupe seraient distribués en Europe ou si le groupe envisageait des concerts sur le vieux continent...
Ce ne fut jamais le cas... pas de disques sortis en Europe, jamais de tournée, pas même chez les Britons... Le groupe est resté confidentiel aux Etats-Unis, inconnu sous nos contrées. C'est donc avec un grand étonnement que j'ai trouvé en juillet 2003 les deux premiers albums du groupe en import chez Gibert, boulevard Saint Michel, Paris...
C'est toujours un grand plaisir pour un collectionneur de posséder un objet que relativement peu de monde possède (je n'ai aucune idée des chiffres de vente des Stratford 4 outre-Atlantique, ils ne doivent pas être bien élevés, j'ai bon espoir d'être un des seuls en France à avoir leurs disques dans ma discothèque).
C'est un plaisir d'autant plus grand que The Stratford 4 était un bon groupe. Pas un grand groupe, ce n'est pas ce que je prétends mais un groupe capable d'écrire des chansons (ce qui, de nos jours, peut parfois sembler relever du miracle) et de les habiller d'arrangements psyché ou shoegaze, à la manière d'un Spiritualized soft, de Ride ou de Slowdive (je suis d'ailleurs en train d'écouter leur album homonyme, c'est toujours aussi bon). Oui, je suis convaincu que The Stratford 4 méritaient mieux que le silence et l'anonymat...

Pour en revenir aux galeries de photos de Natacha, oui, Untitled aussi est le titre d'une chanson... Quant à Stairway to Heaven, est-il besoin de le préciser ?

Love & Distorsion
The Stratford 4
Jet Set Records 2003

01 - Where the Ocean Meets the Eye
02 - She Married the Birds
03 - 12 Months
04 - The Simple Things are Taking Over
05 - Kleptophilia
06 - Telephone
07 - Tonight Would be Alright
08 - The Story is Over
09 - Tiger Girl
10 - Swim Into It

mercredi 25 décembre 2024

2066 - Blue


On accélère un peu sur la disco de The Verve. Après les deux singles période A Northern Soul de l’autre jour, j’ai reçu aujourd’hui même, 24 décembre, 3 singles période A Storm in Heaven - le groupe s’appelait encore Verve, sans l’article défini ; ils durent changer à la suite d’un conflit judiciaire avec le label de jazz - quand le groupe était davantage shoegaze et psychédélique qu’en 95-98 quand il accéda à la célébrité. Trois disques d’un coup, voilà qui ne va pas simplifier mes problèmes de rangement.

Parmi ces trois singles, Blue, le moins intéressant (pour moi) du point de vue du contenu : rien de nouveau. La chanson titre se trouve sur A Storm in Heaven et les 3 faces B sont toutes rassemblées sur la compilation No Come Down - deux d’entre elles étaient même sur mon édition japonaise de l’album.

Blue
(The) Verve
Hut Recordings 1993 / ????

01 - Blue
02 - Twilight
03 - Where the Geese Go
04 - No Come Down

mardi 8 juillet 2025

2261 - Giant Steps


Il faut avoir sacrément confiance en soi et en son travail pour oser nommer son album de la même façon qu’un album de Coltrane - et pas n’importe quel album de Coltrane, l’un des plus importants. Ou alors, il faut être maso et aimer les comparaisons peu flatteuses - quand bien même il n’y a pas grand chose à comparer entre un disque de shoegaze (enfin plus tout à fait) et un disque de hard-bop.

J’attendais très peu de Giant Steps des Boo Radleys. J’attendais très peu des Boo Radleys. Je ne demandais qu’à être surpris. Le NME avait fait du disque un de ses albums de l’année en 1993 (devant le premier Suede par exemple) et, d’après le sticker promotionnel collé sur le cellophane, se réjouissait de cette édition anniversaire des trente ans que j’ai trouvée, abandonnée, dans un bac de la FNAC samedi dernier.

J’attendais peu. Et j’ai eu peu. Ce n’est même pas nul. C’est juste pas mon truc. Quelques bonnes idées - l’influence reggae sur certains titres - beaucoup d’effets inutiles mais surtout une voix et un traitement des guitares qui me rappellent trop de groupes que je n’apprécie que peu.

Giant Steps
The Boo Radleys
Two Piers 2023

01 - I Hang Suspended
02 - Upon 9th & Fairchild
03 - Wish I was Skinny
04 - Leaves and Sand
05 - Butterfly McQueen
06 - Rodney King (Song for Lenny Bruce)
07 - Thinking of Ways
08 - Barney (… and Me)
09 - Spun Around
10 - If You Want It, Take It
11 - Best Lose the Fear
12 - Take the Time Around
13 - Lazarus
14 - One is For
15 - Run my Way Runway
16 - I’ve Lost The Reason
17 - The White Noise Revisited
18 - Lazarus (St Etienne remix)
19 - Rodney King (St Etienne remix)

jeudi 18 février 2021

0660 - The Ticket that Exploded

It’s All in her Head, explications.

Il s’agit du titre d’un des neuf morceaux du génial (oui, génial) premier album The Ticket that Exploded des Dead Rabbits. Disque que j’ai écouté en barbouillant la toile. J’avais fait un quart ou un tiers du boulot quand j’ai trouvé le titre. C’est à ce moment-là que j’ai passé le disque. À fort volume, c’est la seule façon raisonnable de l’écouter.
The Ticket that Exploded est un album psychédélique, hypnotique, joué par un groupe qui aurait retenu toutes les leçons du shoegaze. Les guitares forment un mur du son infranchissable, la batterie est sèche. Les voix - qui ne se soucient pas vraiment de justesse - répètent comme des mantras amphétaminés quelques phrases sans importance. Le tout est intense, fiévreux, prend aux tripes et fait bouillir le cerveau.

J’ai longtemps fréquenté un forum internet consacré à Oasis. Jusqu'à sa fermeture définitive, il y a trois ou quatre ans - soit plusieurs années après la séparation du groupe. C’est sur ce forum que j’ai entendu parler des Dead Rabbits pour la première fois, par le même forumeur (c’est un barbarisme classique sur le net) par lequel j’avais entendu parler d’Om. Nombreux étaient ceux qui s’étonnaient que je continue à traîner sur un forum consacré à un groupe mort depuis des années. Y découvrir The Ticket that Exploded est une justification suffisante.

Il n’y a rien que je n’aime pas dans cet album. Même la couverture, pourtant extrêmement simple, me fascine. On repérera en haut à droite de la toile un clin d’œil à ces disques orange et blanc cassé.

Sur Instagram, le compte officiel des Dead Rabbits a liké ma photo du tableau. Je n’en suis pas peu fier.

The Ticket that Exploded
Dead Rabbits 
Fuzz Club Records 2016

01 - Heavenly Way
02 - Pulling the Trigger
03 - MMB
04 - Never Fall
05 - Before I’m too Late
06 - It’s All in her Head
07 - When I’m Blue
08 - It’s You
09 - Keep me Warm

vendredi 28 juin 2024

1886 - Breaking the Ice


J’ai acheté le Rock & Folk de mai. Celui avec Kurt Cobain en couv’. Parce qu’il y avait un (pas trop court) article sur Slowdive. À côté dudit article, un encadré où un des critiques revient sur la discographie du leader Neil Halstead à côté de Slowdive. Discographie solo, avec Mojave 3 et avec divers projets parallèles. Qu’il juge supérieures à la discographie de Slowdive. Et regrette presque la réunion du groupe shoegaze qui a mis tout ceci en suspens.
Je n’irai pas jusque là. Pas jusqu’à regretter que Slowdive ait publié deux superbes albums ces dernières années. En revanche, que les autres projets, notamment Mojave 3, soient au point mort, évidemment.

En 2006, on publiait encore des singles. Des vrais singles. Je veux dire, sous format physique, pas sous forme d’un mp3 et d’une vidéo YouTube. Et avec des faces B. Celles de Breaking the Ice, extrait de Puzzles like You, prolonge le charme de l’album. Chansons à peine inférieures à celles retenues pour l’album. Parfait complément pour ceux qui, comme moi, n’en ont jamais assez.

Breaking the Ice est mon premier single de Mojave 3. Commandé en même temps que Flying on Abraham. Profiter des frais de port. Ce n’est certainement pas mon dernier. Il faudrait tout de même que je finisse rapidement d’acheter les albums du groupe. Il me manque Excuses for Travellers. L’article de Rock & Folk dit que c’est le meilleur.

Breaking the Ice
Mojave Three
4AD 2006

01 - Breaking the Ice
02 - Star in the Sky
03 - Bright Lights

mardi 30 septembre 2025

2345 - Nowhere


Ceci est le numéro 2-3-4-5 de ce blog. Voilà, voilà…

Nowhere, premier album de Ride, est pour moi un disque très lié à Oasis. Par la présence d’Andy Bell, évidemment. Mais surtout parce que la première fois que j’ai écouté cet album, c’était à Vigo où j’avais fait le voyage pour un concert d’Oasis. C’était Gilles, webmaster du (défunt) oasisfr.com, qui était fan de Ride, bien avant qu’Andy Bell ne rejoigne Oasis, et nous avait fait découvrir le groupe.

Je ne l’écoute plus que rarement. Question shoegaze, quand j’en ai envie, je me passe plus volontiers My Bloody Valentine ou Slowdive.

Nowhere
Ride
Sire / Reprise Records 2000

01 - Seagull
02 - Kaleidoscope
03 - In a Different Place
04 - Polar Bear
05 - Dreams Burn Down
06 - Decay
07 - Paralysed
08 - Vapour Trail
09 - Taste
10 - Here and Now
11 - Nowhere

mercredi 19 avril 2023

1450 - Out of Tune


Le plaisir d’un collectionneur est bien entendu de trouver de nouveaux objets pour sa collection… mais aussi de trouver de nouveaux objets à collectionner. Puisqu’il s’agit sur ce blog de disques, trouver de nouveaux groupes, de nouveaux artistes à collectionner.

J’ai depuis un moment tous les albums de Slowdive (en versions enrichies de faces B, démos et bonus divers) et même un peu plus. Quand je tomberai sur les singles, e.p., je me les prendrai… mais il y avait un nouveau domaine que je n’avais jusqu’alors pas du tout exploré. Après la séparation de Slowdive en 1995 sur fond d’échec commercial de Pygmalion et d’absence totale de soutien de leur label Creation, plus occupé avec Oasis, les trois principaux membres du groupe se réunirent sous un nouveau nom : Mojave 3.

Se détournant du shoegaze de Slowdive, Mojave 3 a épousé un nouveau style. Plus acoustique, plus aéré. Tant en conservant une prépondérance pour les tempi lents et les vois éthérées. Plusieurs sources décrivent ça comme que de la country alternative. Quoi que cela veuille bien dire. Il parait que Wilco aussi fait de la country alternative. Peu importe le nom, le résultat est superbe. Out of Tune, second album du groupe est superbe… et mérite que je parte à la recherche de son prédécesseur et de ses successeurs - Mojave 3 a signé 5 albums en tout. Et après, je pourrai me mettre en quête des albums solo de Rachel Goswell et de Neil Halstead, principales figures de Slowdive et de Mojave 3. Et des albums des autres groupes qu’ils ont formé, chacun de leur côté. Tant encore à chercher et à collectionner. Du bonheur.

Seul problème avec Mojave 3, les albums n’ont pas été publiés en grande quantité et n’ont pas été réédités. Il va falloir essentiellement passer par de l’occase. Mon Out of Tune est nickel… sauf sur le disque. L’ancien proprio y a noté au marqueur ses initiales. Qui fait encore ce genre de choses ?

PS : Slowdive vient d’annoncer que l’enregistrement du successeur de Slowdive est achevé !

Out of Tune
Mojave 3
Labels 1998

01 - Who do you Love
02 - Give what you Take
03 -Some Kinda Angel
04 - All your Tears
05 - Yer Feet
06 - Caught Beneath your Heel
07 - Keep it all Hid
08 - Baby’s Coming Home
09 - To Whom Should I White

mardi 4 mars 2025

2135 - Split


Réouverture de Point Show aujourd’hui à 14h00. J’ai été raisonnable, je ne m’y suis pointé, chaud, qu’à 15. Et n’y ai acheté que trois disques. Dont une réédition récente du second (après Spooky) album de Lush titré Split - qui n’intervint pourtant qu’après un troisième album, Lovelife.

On est en plein shoegaze - dream pop avec des guitares omniprésentes (mais pas si épaisses ni trop distordues) et des voix féminines éthérées que l’on dirait la moitié du temps à bout de souffle. C’est évidemment très agréable. C’est évidemment aussi un peu daté.
J’adore les citrons de la pochette. J’adore le livret, la façon dont il est mis en page avec les paroles des chansons qui n’occupent qu’une colonne sur le bord de la page et ce dès la couverture.

Split
Lush
4AD 2024

01 - Light from a Dead Star
02 - Kiss Chase
03 - Blackout
04 - Hypocrite
05 - Lovelife
06 - Desire Lines
07 - The Invisible Man
08 - Undertow
09 - Never-Never
10 - Lit Up
11 - Starlust
12 - When I Die

mardi 23 juillet 2024

1911 - Ask me Tomorrow


Il manque à ma collection un seul album de Mojave 3. Excuses for Travellers. Et il semble, si j’en crois ce que j’ai lu ici ou là que ce soit ni plus ni moins que le chef-d’œuvre incontestable du groupe. Difficilement imaginable. Que l’album soit incontestablement meilleur que les quatre autres. Tellement ceux-ci sont impeccables. Merveilleux.
Dès le premier opus, Ask me Tomorrow, publié moins d’un an après Pygmalion et la séparation de Slowdive - et que j’ai reçu il y a quatre mois environ - Mojave 3 avait trouvé la formule parfaite - des chansons tellement simples qu’elles confinent à l’évidence, des tempi lents, des harmonies vocales, des mélodies impeccables, des arrangements plutôt acoustiques - formule dont le groupe n’a jamais dévié, oubliant les guitares brumeuses du shoegaze.
Il se murmure que les albums de Mojave 3 pourraient être réédités d’ici fin 2025. Aurai-je la patience d’attendre Excuses for Travellers aussi longtemps ?

Ask me Tomorrow
Mojave 3
4AD 1995 / 1999

01 - Love Songs on the Radio
02 - Sarah
03 - Tomorrow’s Taken
04 - Candle Song 3
05 - You’re Beautiful
06 - Where is the Love
07 - After All
08 - Pictures
09 - Mercy

dimanche 29 janvier 2023

1370 - Methodrone


De mon engouement pour le Brian Jonestown Massacre, consécutif au visionnage du documentaire Dig! dans une salle de cinéma du 12ème arrondissement, engouement qui s’exprima par l’achat compulsif d’une huitaine d’albums du groupe, il ne reste pas grand chose. Je n’écoute plus que rarement les disques du groupe d’Anton Newcombe, pas plus que ceux de leurs collègues-concurrents-amis-ennemis des Dandy Warhols. Si je réfléchis, je suis certes capable de me rappeler quelques chansons sympas sur tel ou tel album mais spontanément, il n’y a qu’un seul album du groupe qui me vient à l’esprit et dont je peux dire qu’il était vraiment réussi : Methodrone. Parfait mélange de psychédélisme à la sauce nineties et de shoegaze façon Ride ou Slowdive. Des morceaux plutôt sombres qui savent prendre leur temps quand c’est nécessaire. Et un morceau au profil de tube underground : She’s Gone. 

Methodrone
The Brian Jonestown Massacre
BOMP! 1995 / ????

01 - Evergreen
02 - Wisdom
03 - Crushed
04 - That Girl Suicide
05 - Wasted
06 - Everyone Says
07 - Short Wave
08 - She Made Me
09 - Hyperventilation
10 - Records
11 - I Love You
12 - End of the Day
13 - Outback
14 - She’s Gone
15 - Untitled (Methodrone)

jeudi 16 mai 2024

1843 - Beachy Head


J’ai commandé Beachy Head de Beachy Head en vinyle (je n’ai pas trouvé de CD en vente) sans avoir écouté une seconde du disque. Parce que le groupe est une sorte de supergroupe comprenant des membres de Slowdive, des Flaming Lips et d’autres que je ne connaissais pas. Parce que c’était annoncé comme un disque de shoegaze.
Je n’ai pas reçu le vinyle que j’avais commandé - le vinyle standard - mais une édition limitée à 500 exemplaires avec couverture alternative (l’originale est dans les tons oranges) et vinyle coloré. Qu’un exemplaire neuf d’une édition à si faible tirage soit encore disponible trois ans après sa publication en dit long sur le succès commercial du disque. D’un autre côté, le succès commercial est totalement décorrélé de la qualité… en résumé : on s’en fout.

La première écoute, à la maison, m’a laissé pantois. Les écoutes suivantes, en voiture - un code de téléchargement était offert avec le disque, très bon point - m’ont révélé un album plutôt pas désagréable mais loin de ses ambitions, affichées ou non. Ou peut-être est-ce moi, qui, sans en être totalement conscient, attendais un grand album… ce qu’il n’est pas.

Beachy Head
Beachy Head
Graveface Records 2021

A1 - Warning Bell
A2 - Michael
A3 - Distraction
A4 - All Gone
B1 - Looking for Exits
B2 - October
B3 - Hiddensee
B4 - Destroy Us

mercredi 22 janvier 2025

2094 - No Come Down


J’ai acheté une première fois A Storm in Heaven, premier album de The Verve, après Urban Hymns et A Northern Soul - j’avais donc acquis les albums du groupe dans le sens inverse de leur parution. A Storm in Heaven n’était absolument pas ce à quoi je m’attendais, je m’en suis séparé. Et ne l’ai acheté de nouveau - cette fois en édition japonaise - que quelques années plus tard.

Entre les deux achats de ce premier opus, je me suis offert - au Virgin Megastore des Champs Élysées - la compilation américaine No Come Down, que j’ai évoquée plusieurs fois dernièrement, recueil de faces B et de chutes de la première période du groupe (1992-93).
Rétrospectivement, je ne saurais expliquer cet achat. Pourquoi acheter un disque qui regroupe des morceaux non retenus pour un album qui ne m’a pas plu ? Me l’a-t-on conseillée, cette compilation ? Qui ?, où ?, aucune idée. Cherchais-je déjà à me procurer une nouvelle édition de A Storm in Heaven et n’en ayant pas trouvé, je me serais rabattu sur No Come Down ? Je ne crois pas. L’ai-je acheté sans réfléchir ? Je penche un peu pour cette dernière solution, je l’avoue.

Ce n’était finalement pas totalement idiot, cet achat. Il m’a réconcilié avec le shoegaze à tendance psychédélique auquel s’adonnait (The) Verve  - No Come Down est le premier disque du groupe avec l’article défini devant le nom - à ses débuts.

PS : Je viens de relire le billet sur A Storm in Heaven. Je me contredis aussi souvent ?

No Come Down (B-Sides & Outtakes)
The Verve
Hut / Vernon Yard 1993 / ????

01 - No Come Down
02 - Blue (USA mix)
03 - Make it ‘til Monday (acoustic)
04 - Butterfly (acoustic)
05 - Where the Geese Go
06 - 6 O’Clock
07 - One Way to Go
08 - Gravity Grave (live Glastonbury 93)
09 - Twilight

samedi 25 janvier 2020

0270 - Asunder, Sweet and Other Distress


Je n'ai pas prévu assez de tags différents. Pas assez de catégories. Je me retrouve avec trop de disques classés en rock / pop / folk. D'un autre côté, ce n'est pas en multipliant les sous-genres dans le rock ou la pop qu'on s'y retrouve mieux : il faudrait presque une appellation par groupe voire par disque tant il en existe, de ces sous-catégories (psychédélique, progressif, fusion, rythm 'n' blues, power pop, punk, post-punk, new-wave, cold-wave, anti-folk, surf, shoegaze, rockabilly... parmi tant d'autres).
Tout de même, ça me parait étrange de classer Godspeed You ! Black Emperor en rock / pop / folk tant leur ambition musicale dépasse (et même très largement) le cadre de la chanson qui est à la base du rock, de la pop et du folk. D'un autre côté, où les classer ? Ce n'est pas du jazz. Ce n'est pas non plus du contemporain comme la musique d'Arvo Pärt ou même de Max Richter peuvent l'être. Quant à l'appellation post-rock souvent proposée pour qualifier la musique de Godspeed You ! Black Emperor, de Mogwaï, de Tortoise et d'autres groupes aussi inclassables, elle est refusée à l'unisson par les intéressés eux-mêmes, je ne l'emploierai donc pas...

Je connaissais le nom Godspeed You ! Black Emperor depuis plus de quinze ans - un camarade de classe m'en parlait régulièrement avec un enthousiasme débordant ; pourquoi n'y ai-je pas jeté une oreille plus tôt ? - quand j'ai enfin écouté un album du groupe, ce Asunder, Sweet and Other Distress, le premier que j'ai emprunté à la médiathèque de Versailles. C'est un disque qui dépasse totalement mes capacités descriptives - qui, il est vrai, sont assez minces. Des morceaux instrumentaux, longs, très longs, bâtis selon des structures complexes, faussement répétitives, intenses, très intenses, sinueuses, des morceaux envoutants tout autant qu'angoissants, intellectuels et, étrangement, plutôt accessibles, au son épais tout autant que précis... tout et son contraire à moins que ce ne soit l'inverse. Un groupe unique en son genre... et un album qui est une expérience.

Asunder, Sweet and Other Distress
Godspeed You ! Black Emperor
Constellation Records 2015

01 - Peasantry or 'Light ! Inside of Light !'
02 - Lamb's Breath
03 - Asunder, Sweet
04 - Piss Crowns are Trebled

lundi 23 septembre 2019

0146 - Loveless


Si je disais que Loveless de My Bloody Valentine est le meilleur album rock de tous les temps (qualificatif que j'ai déjà attribué, de mémoire, à Marquee Moon, Forever Changes et Fun House et que j'attribuerai sûrement à d'autres albums plus tard - j'aurais d'ailleurs pu déjà inclure The Velvet Undergound and Nico et Ladies and Gentlemen we are Floating in Space dans la catégorie), ce serait une pure provocation et, très probablement, une absurdité... et j'ai envie d'être absurde !

Loveless est le meilleur album rock de tous les temps car près de trente ans après sa sortie, il donne toujours l'impression d'être en avance sur son temps. Le traitement des guitares, en un mur cotonneux, des voix, comme émergeant d'un brouillard, de la batterie, extrêmement sèche, semble aussi neuf qu'à la première écoute et restera un exemple inaccessible pour des générations encore.
Loveless est le meilleur album rock de tous les temps car les chansons qu'il contient ne sacrifient jamais les mélodies - très inventives - aux effets sonores.
Loveless est le meilleur album rock de tous les temps car il est inclassable et constitue un sous-genre presque à lui seul. Le shoegaze serait très réducteur. Le rock bruitiste encore plus. Quant à moi, j'en ai entendu parler la première fois à travers les fascicules de la FNAC que j'ai déjà évoqué, à la catégorie psychédélisme ?!

Loveless est le meilleur album rock de tous les temps parce que pas assez de monde encore ne l'a écouté et qu'il faut bien trouver un argument pour qu'il prenne enfin l'ampleur qu'il mérite : celui de meilleur album rock de tous les temps (argument vertueusement circulaire).
Loveless est le meilleur album rock de tous les temps parce que c'est moi l'auteur de ce blog et que j'écris ce que je veux...

Loveless
My Bloody Valentine
Creation 1991 / 1996

01 - Only Shallow
02 - Loomer
03 - Touched
04 - To Here Knows When
05 - When You Sleep
06 - I Only Said
07 - Come in Alone
08 - Sometimes
09 - Blown a Wish
10 - What You Want
11- Soon

lundi 7 octobre 2024

1987 - Ecstacy and Wine


En 1989, Lazy Records publiait Ecstacy and Wine, compilation d’un e.p. (Strawberry Wine) et d’un mini-album (Ecstacy) datant de 1987 de My Bloody Valentine. J’en ai acheté une édition il y a une vingtaine d’années de ça, chez Gibert, je crois. C’est bien mieux que This is Your Bloody Valentine… mais n’arrive pas à la cheville de Isn’t Anything ou - évidemment - Loveless. Aujourd’hui ce n’est plus qu’une curiosité pour fan de shoegaze, de My Bloody Valentine ou pour ceux qui veulent absolument tout avoir… je fais partie des trois catégories. J’aimerais d’ailleurs beaucoup trouver les deux publications originales en vinyle… pas forcément pour les écouter en boucle.

Ecstacy and Wine
My Bloody Valentine
Lazy Records 1989

01 - Strawberry Wine
02 - Never Say Goodbye
03 - Can I Touch You
04 - She Loves You No Less
05 - The Things I Miss
06 - I Don’t Need You
07 - (You’re) Safe in Your Sleep (for this Girl)
08 - Clair
09 - You’ve Got Nothing
10 - (Please) Lose Yourself in Me