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vendredi 31 juillet 2020

0458 - Revenge of the King - Garage EP


Où, finalement, on se remet à complètement jalouser nos amis japonais...

Revenge of the King - Garage EP (le disque de la réunion de Kula Shaker, six années après la dissolution du groupe à la suite de l’échec de leur second album Pesant, Pigs & Astronauts) est en effet uniquement sorti au Pays du Soleil Levant. En Europe (et partout dans le monde), il a d’abord été publié en format numérique. Puis en vinyle. Un 10’’. Seuls les japonais ont eu droit au CD. Avec, évidemment, un titre bonus. Le live (en studio) de Govinda n’est certes pas inoubliable (la version présente sur Hush est de toute façon, indépassable), mais ce sont toujours les mêmes qui son chouchoutés...

J’ai parlé en mal de Great Dictator (of the Free World) dans mon billet sur Strangefolk (album sorti un an environ après Revenge of the King - Garage EP). Un morceau raté qui n’est qu’une bouffonnerie, ai-je écrit. Sans me corriger plus loin dans le texte. C’est ce que j’en avais pensé lors des premières écoutes. Je ne l’avais pas compris. Un morceau si ouvertement parodique et humoristique ne collait pas à l’image que j’avais de Kula Shaker. Non que Kula Shaker soit un groupe sans humour (The Leek attestera du contraire) mais je ne leur connaissais pas encore de morceau musicalement drôle (j’ai découvert The Dancing Flea plus tard - on en reparlera sous peu).
J’adore aujourd’hui Great Dictator (of the Free World). Je me la passe avec plaisir et la chante régulièrement, dans la rue, à la maison. Comme d’habitude avec Kula Shaker, il faut laisser du temps au temps aux chansons. La version (intitulée Dictator of the Free World) présente sur Revenge of the King - Garage EP m’a certainement aidé à mieux appréhender et apprécier la version présente sur Strangefolk. Les arrangements y sont un peu plus rustauds, plus sérieux, mais l’esprit pamphlétaire est déjà là (le texte est même globalement meilleur que la version  album). Il y a parfois ainsi des versions démo (ce qu’est, d’une certaine façon, Dictator of the Free World pour Great Dictator (of the Free World)) qui permettent à la version finale de se sublimer - je donnerai d’autres exemples si j’y pense, plus tard... et puis comment résister à un passage comme People Say I’m Crazy / I Say Wow Wow Wow Wow / I’m Gonna Send Your Ass to Guantanamo ?

Une autre chanson de Strangefolk est présente dans une version antérieure sur Revenge of the King - Garage EP : Six Feet Down - qui deviendra 6ft Down Blues sur l’album. Étrangement, la version sur le e.p. parait plus lisse, moins rêche, que celle sur l’album. Ce qui n’enlève pas grand chose à la composition qui est superbe.

Il n’y a donc, pour l’auditeur de 2020, que deux inédits sur Revenge of the King - Garage EP. Mais alors, quels morceaux ! La chanson titre, Revenge of the King, selon Natacha, s’inspire du riff de Personal Jesus (Depeche Mode) et le traite à la façon BRMC (bizzarre, je n’ai pas encore écrit de billets sur BRMC, il va falloir y remédier). Natacha ayant (presque) toujours raison, je ne vais pas la contredire, bien au contraire. Il ne faudrait cependant pas que cette description laisse penser que Kula Shaker a fait du Noel Gallagher et se soit contenté d’une série de copier-coller. C’est un morceau incantatoire dont on ne sait s’il appelle à la rébellion contre les anti-démocrates ou à la soumission à un pouvoir plus intemporel - l’un n’excluant pas l’autre. Le roi est peut-être Kula Shaker lui-même...
Et puis, surtout, il y a Troubadour. La perle, le bijou de ce disque. D’un romantisme définitif. Une mélodie fragile, sur le fil. Proche de s’effondrer à tout instant. Et qui tient, par miracle. Et qui tient du miracle.

On l’aura compris, Revenge of the King - Garage EP est vite devenu un de mes disques favoris. De ceux qui encouragent à continuer de tout acheter, singles, e.p., promo, raretés, en attendant de dénicher le trésor... qui finit toujours par arriver.

Revenge of the King - Garage E.P.
Kula Shaker
Sony Music Japan 2006

01 - Revenge of the King
02 - Dictator of the Free World
03 - Troubadour
04 - Six Feet Down
05 - Govinda (Live Session)

lundi 1 juin 2020

0398 - Govinda


Plus d’un mois depuis le dernier billet sur Kula Shaker... ça vous avait manqué, ne mentez pas.
Pour ma part, j’ai dû me retenir... car il y a eu du nouveau... des nouveaux disques... et pas seulement l’album Strangefolk que j’annonçais en post-scriptum du billet sur K 2.0. Et pas que des disques... J’ai bien glissé une ou deux allusions, plus ou moins gratuites, au groupe, ici ou  - j’ai même intitulé un article sur Archives d’après une chanson de Kula Shaker que je ne connais pas encore - mais j’ai attendu... pour faire monter l’envie...
Ne pas parler tout le temps de Kula Shaker... Ne pas faire fuir mes trois lecteurs qui n’ont jamais écouté - et n’en écouteront probablement jamais... pourquoi personne ne suit mes conseils ? - une seule note du groupe de Crispian Mills... S’imposer un peu de variété... Faire croire qu’il n’y a pas que Kula Shaker sur la platine depuis cinq mois et demi...

On se posait la question, un soir, il y a quelques semaines, si ça se trouve à la vente, aujourd’hui, des t-shirts de Kula Shaker. Natacha se verrait bien avec un t-shirt orné d’une illustration issue de K ou de K 2.0 ou, de manière générale, avec un motif hindou (Om, Noeud Infini, Svastika...). Évidemment, ça se trouve assez facilement. On trouve tout sur Internet... ou presque - je suis toujours à la recherche d’un t-shirt
ANDMY
SOUL
SBEEN
SPIR
ITUA
LIZED
pour remplacer le mien, qui au bout de plus de quinze années de bons et loyaux services commence à montrer de sérieux signes de fatigue.
En consultant les différents sites référencés par Google proposant des t-shirts du groupe, je suis tombé sur le site officiel de Kula Shaker. C’est étrange comme les habitudes changent vite. Il y a 10 ans, c’eut été mon premier réflexe, le premier site que j’aurais cherché sur le web... Aujourd’hui, ça ne m’est même pas venu à l’idée. Il a fallu que je tombe dessus par hasard, par accident.
Sur le site officiel, rien ne semble avoir bougé depuis 2016 et la sortie de K 2.0. La boutique en ligne propose toujours d’acheter le nouvel album... et propose également un vinyle live Govinda en édition limitée numérotée (500 exemplaires uniquement d’après Discogs)... un 10’’ qui plus est.
J’ai hésité deux ou trois jours... un disque en 500 exemplaires qui ne serait pas épuisé en 4 ans ? Ce doit être simplement parce que le site est à l’abandon... Impossible qu’il en reste. J’ai pris le risque. Passé la commande. Entré les données de ma carte bleue. Croisé les doigts. Carte débitée dans les trois jours. Aucune confirmation par mail. Peur grandissante. De jour en jour, pendant près de deux semaines... jusqu’à lundi dernier. Le disque était là, dans la boîte aux lettres (enfin, non, la boîte n’est pas assez grande) magnifique.... numéro 180...
...et du coup, je me dis que le vinyle, lui aussi vendu sur le site officiel, de K 2.0 en édition limitée avec les splendides partitions (dont je ne ferai rien puisque je ne lis pas la musique... j’ai d’ailleurs acheté un livre de partitions de K sans me douter qu’il n’y avait pas les tablatures...) ne ferait pas de mal à ma collection...

Govinda
Kula Shaker
Strangefolk 2016

A - Govinda (live in the East (End of London) 18.5.2016)
B - Smart Dogs (live in the East (End of London) 18.5.2016)

jeudi 30 avril 2020

0366 - K 2.0


Numéro 366... ce qui veut dire, puisque 2020 est bisexuelle, qu’avec le présent billet, nous bouclons la première année complète de ce blog. Un disque, un jour (pour parodier une (courte) émission télévisée (sur les livres) que je regardais il y a quelques années de ça) : qui eut cru que je tiendrais le rythme toute une année ? Moi même, j’ai douté de nombreuses fois et envisagé de tout laisser tomber... bref nous y sommes. La première année est la plus dure d’après l’excellentissime (?) comédie romantique I Give it a Year... après, paraît-il, ça roule tout seul...
366 billets. Des billets réussis, quelques-uns du moins, j’espère, d’autres ratés. Des billets drôles (?), d’autres moins, certains tristes même : on en a perdu des musiciens brillants cette année... Des billets longs, d’autres beaucoup plus courts... Des disques ont été encensés (les ventes n’ont pas décollé pour autant), d’autres ont été descendus (ils s’en sont bien remis, que les familles se rassurent), nombre d’entre eux ne servirent que de prétexte : il fut à peine question d’eux dans le billet qui était censé leur être consacré. J’ai parlé de découvertes et d’achats récents, j’ai parlé de disques que je possède depuis une éternité...

Un événement a particulièrement marqué cette année. Je ne parle ni de notre dernier concert (avant longtemps) ni de mon premier texte consacré (presque) exclusivement à la musique... Cet événement eut pu être la découverte de Slowdive... ce fut celle de Kula Shaker. Depuis que Hush est arrivé dans la boîte aux lettres début janvier, je ne suis pas sûr qu’il se soit écoulé une seule journée sans que nous écoutions du Kula Shaker. Il est certain qu’il ne s’est pas écoulé un jour sans Kula Shaker depuis que nous avons reçu K... Nous en parlons tout le temps, avec Natacha... entre nous et... avec personne d’autre... puisque nous n’avons plus droit à une vie sociale depuis six (sept ?) semaines...
J’essaie tout de même de leur faire de la pub... Grâce à une campagne de publicité et de liens des plus subtiles, j’ai d’ailleurs réussi à faire en sorte que 3 billets consacrés à des disques de Kula Shaker fassent du TOP 5 des articles les plus consultés aux côtés d’un billet auquel renvoie un lien depuis le site de Natacha et d’un autre en lien depuis le Facebook de mon pote Gilles. Ce n’est pas très juste pour les autres billets consacrés à Kula Shaker qui méritent tout autant d’être célébrés : cliquez ici, ici et ici.

Je disais hier (avant-hier, je ne dis rien) qu’il était, à mon humble avis, malavisé d’intituler un album 2.0. Étant un véritable génie de l’enchaînement, cette remarque n’était pas innocente vis-à-vis de K 2.0 de Kula Shaker, sujet du billet du jour - brillante anacoluthe. Car K 2.0 est inférieur à K. Forcément inférieur, comment pourrait-il en être autrement ?
K 2.0, plus encore que K, déjà pas totalement immédiat, demande du temps, demande à être apprivoisé. K 2.0 a des défauts, incontestablement (je n’aime par exemple pas le son de la guitare sur de nombreux morceaux). Et le plus grand de ses défauts est justement de ne pas être K... K 2.0 n’est qu’un très bon album, très travaillé (la production promet à celui qui s’y penche attentivement de nombreux détails passionnants ) qui démarre génialement (superbe Infinite Sun) et finit mieux encore (l’euphorisante Mountain Lifter - je ne compte pas 2 Styx, médiocre titre bonus de cette édition qui sonne comme du Noel Gallagher solo façon What a Life) tout en réservant des moments bouleversants (Here Come my Demons, High Noon), étonnants (la funky Get Right Get Ready) ou revitalisants (Holy Flame, Oh Mary) tout au long du voyage.

Que manque-t-il à K 2.0 pour être un chef-d’œuvre ? Quelques détails à corriger, sûrement... Et probablement quelque chose d’inexplicable, qu’on nomme étincelle, magie, miracle, alignement de planètes... Ce qui ne nous empêchera pas de l’écouter en boucle encore toute l’année durant et sûrement d’autres années encore.

Allez, bon anniversaire !!! (Ah, non, ça c’est demain).

K 2.0
Kula Shaker
StrangeF.O.L.K. 2016

01 - Infinite Sun
02 - Holy Flame
03 - Death of Democracy
04 - Let Love Be (With U)
05 - Here Come my Demons
06 - 33 Crows 
07 - Oh Mary
08 - High Noon
09 - Hari Bol (The Sweetest Sweet)
10 - Get Right Get Ready
11 - Mountain Lifter
12 - 2 Styx

PS : je ne sais pas tenir un secret... ça faisait six semaines que je n’ai pas acheté de disques... je ne tiens plus... je ne tenais plus... malgré les restrictions en matière postale que je m’étais imposées durant le confinement, j’ai commandé Strangefolk... on n’en a donc pas fini avec ces sales plagiaires de George Harrison... mais, chut, Natacha n’est pas au courant...

vendredi 3 janvier 2020

0248 - Hush


Une fois n'est pas coutume, nous allons aujourd'hui (demain au moment où j'écris ceci) évoquer un disque qui n'a pas encore rejoint ma collection, qui ne figure pas encore physiquement sur mes étagères : Hush de Kula Shaker. Il est en chemin. Il arrive. Ce sera peut-être demain (aujourd'hui au moment où ceci sera publié), peut-être samedi ou la semaine prochaine ou dans six mois... qui sait ce que les grèves nous réservent ? Je l'ai commandé sur eil.com, il a été envoyé, c'est tout ce que je peux affirmer. Il attend probablement dans un centre de tri en compagnie de mes cinq ou six autres commandes dernièrement (au cours des deux ou trois dernières semaines) passées sur le net...

J'aurais bien aimé qu'il arrive avant aujourd'hui (hier au moment où j'écris ceci) car demain (aujourd'hui au moment où ce billet est publié) c'est l'anniversaire de Natacha. Le disque n'était pas prévu pour être à proprement parler un cadeau, plus un clin d'œil, une private joke, un complément au véritable cadeau (qui, comme chacun l'aura deviné, est ma sublime présence à ses côtés - elle en a de la chance).

De Kula Shaker, je ne connaissais (jusqu'à MyMTV) que la réputation d'un groupe assez passéiste, au psychédélisme un peu trop appliqué au pied de la lettre (textes en sanscrit, claviers atmosphériques, guitares gorgées de wah-wah, sitars, etc.) et Jay Darlington, claviériste au look improbable qui lui valut le nom de Jesus (prononcer Djizeusse) au sein de la communauté des fans d'Oasis, qu'il a accompagné sur scène et sur disque au cours des dernières années d'existence du groupe...
Sur MyMTV disais-je, nous avons donc découvert Kula Shaker et, entre autres, l'excellent et ultra-énergique single Hush - qui n'est certes qu'une reprise de reprise puisque la version Kula Shaker s'appuie sur et améliore la version Deep Purple d'une chanson initialement chantée par Billy Joe Royal. Quant au clip, il a vu Natacha tomber amoureuse du chanteur de Kula Shaker et surtout se poser la question, pardon La Question : Jean Dujardin avait-il vu ce clip avant de créer son personnage de Brice de Nice ?

Bon anniversaire ma chérie...

Hush
Kula Shaker
Columbia 1997

01 - Hush
02 - Raagy One
03 - Under the Hammer
04 - Govinda (live)

vendredi 24 janvier 2020

0269 - K


J'espère qu'avant aujourd'hui, Natacha ou moi, l'un de nous deux aura pensé à (et pris le temps d') encoder notre dernier achat en date, commandé il y a une huitaine de jours et reçu samedi dernier, K, premier album de Kula Shaker, sorti en 1996.
En effet, nous prenons la une voiture cet après-midi, direction Limoges, pour l'anniversaire de la maman de Natacha à qui je souhaite ici aussi - même si je ne crois pas qu'elle soit lectrice de Disco MLM - un très bon anniversaire. Je veux absolument - et je suis certain que Natacha aussi - écouter K durant le trajet. Nous ne pouvons plus nous passer de K ni de Kula Shaker.

Je suis désolé d'insister, d'avoir l'air complètement obsédé (je le suis), mais j'ai besoin et envie de le dire encore une fois (et ce ne sera certainement pas la dernière) : mon meilleur achat de l'année sera à coup (quasi) sûr le single Hush. La chanson titre, débordante d'énergie, est un véritable remède à toute maladie, il est impossible de ne pas en ressortir ragaillardi. Comme si ce n'était pas suffisamment, les deux faces B, Raagy One et Under the Hammer sont excellentes. La première, d'une construction couplet / refrain / solo / refrain / coda instrumentale assez étrange, explore le côté planant de Kula Shaker tandis que la seconde donne un assez bon aperçu de l'impressionnant mur de guitares que la bande de Crispian Mills est capable de bâtir. Quant au live de Govinda qui conclut ce quatre titres, il touche à la magie, je peux l'écouter en boucle sans me lasser - ce n'est pas pour rien que la chanson est basée sur un mantra...
Avec un single aussi parfait, impossible de ne pas vouloir acheter l'album. Hush étant un single hors album, j'ai acheté K, le premier, le plus réputé et, surtout, celui qui contient à la fois Govinda (évoquée plus haut) et Grateful when you're Dead que Natacha connaissait déjà grâce à une compilation...

Avouons-le, K est une déception. Car K n'est qu'un... excellent album. K, de plus, semble s'améliorer à chaque écoute (et j'en ai quelques-unes au compteur, j'en aurai encore plus au moment où vous lirez ces lignes, c'est sûr). K cependant n'est pas aussi fou, radical et jusqu'au-boutiste que je l'espérais. Certains morceaux (excellents, j'insiste) comme Hey Dude ou Into the Deep, passé l'habillage hindouisant, restent des chansons assez normales. Un album gorgé de Govinda (un single dont le texte est en sanskrit) de Tattva (à nouveau, un single dont le refrain est en sanskrit) ou de Raagy One (citée plus haut mais non présente sur l'album) aurait peut-être été indigeste mais c'est quelque part ce que j'escomptais... Il faut le reconnaître, mes attentes étaient telles qu'il était impossible que le disque soit à la hauteur.
Il n'en est pourtant pas loin... sans arrêt, il faut que je l'écoute, cet album. Encore. Et encore. De bout en bout. Le dernier album a m'avoir fait une telle impression est Slowdive, dont j'ai déjà parlé...

Pourquoi nous a-t-il fallu plus de 20 ans pour découvrir ce disque alors que Natacha et moi, l'un et l'autre, connaissions parfaitement l'existence de Kula Shaker ?
Bref, j'en garde pour plus tard, il y a des chances non négligeables que j'achète (beaucoup ?) de Kula Shaker dans les semaines et mois à venir...

PS : Mardi soir, quelques heures après que j'ai écrit ce billet (je prends de l'avance, nous ne sommes pas là ce week-end), Natacha a encodé l'album. Le trajet s'annonce excellent...

K
Kula Shaker
Columbia 1996

01 - Hey Dude
02 - Knight on the Town
03 - Temple of Everlasting Light
04 - Govinda
05 - Smart Dogs
06 - Magic Theatre
07 - Into the Deep
08 - Sleeping Jiva
09 - Tattva
10 - Grateful when you're Dead / Jerry was There
11 - 303
12 - Start All Over
13 - Hollow Man ( Part 1 & 2)

samedi 16 juillet 2022

1173 - 1st Congregational Church of Eternal Love (and Free Hugs)


On en a parlé et parlé sur ce blog, de Kula Shaker. Encore et encore. Et encore. Depuis plus de deux ans et demi. Car on en a écouté à la maison, en voiture et ailleurs (?), du Kula Shaker. Depuis notre découverte de leur reprise de Hush. On a exploré toute leur discographie (ou presque, il nous manque quelques disques, une poignée, pour que nous soyons complets), album après album, single après single, éditions courantes et éditions plus rares. Kula Shaker est devenu une obsession.
Mais 1st Congregational Church of Eternal Love (and Free Hugs) marque une étape supplémentaire dans notre relation fanatique avec Kula Shaker. C’est le premier disque du groupe que nous avons attendu, le premier publié depuis qu’on s’intéresse au groupe. Plus ou moins annoncé depuis dix-huit mois, avec un premier morceau Whatever It Is (I’m Against It) dévoilé il y a plus d’un an, l’album s’est même beaucoup beaucoup fait attendre.

Une si longue attente n’est jamais bonne. Impatience. Doute. Espérances démesurées. Redoute. On passe par tous les états quand on attend si longtemps. Et quand le titre de l’album, titre assez effroyable, il faut le reconnaître, est révélé, on doute plus encore. Et quand la couverture, plutôt réussie esthétiquement mais, sur le fond, affichant un syncrétisme assez naïf pour ne pas dire un peu niais, est à son tour rendue publique, on commence à craindre le pire. Puis, on reprend confiance, on se dit que la musique, elle, sera… sera quoi ?

Et puis le voilà enfin à la maison, prêt à être déposé sur la platine, ce sixième album du groupe, six ans après le précédent qui lui-même avait été publié après une pause de six ans - qui a dit fainéants ? - prêt à délivrer sa vérité. Ça n’a pas été facile non plus de l’obtenir. FNAC.com au 1er juillet m’annonçait encore une livraison prévue pour le 24 juin… aucun magasin FNAC ne semblait en posséder un exemplaire en rayon. Gibert n’en avait qu’à son magasin du boulevard Saint Michel (qui est en couverture de l’album, d’ailleurs). Il a fallu aller le chercher à Paris. Bon ok, ça n’a pas été si difficile.

On se prépare psychologiquement avant d’écouter un disque qu’on attend depuis longtemps. On sait qu’on va être déçus. Parce que tous les Kula Shaker nous ont déçus à la première écoute. Parce qu’un album qu’on attend depuis trop longtemps ne peut pas être à la hauteur de l’attente qu’il a suscitée. Puis on y va. On se lance. On lance le disque.

Des petits sketches comiques qui vont vite m’agacer - il faudra les passer bientôt - des morceaux qui passent les uns après les autres. Rien d’atroce… mais rien qui ne m’accroche vraiment si ce n’est les deux morceaux que je connais déjà (Whatever It Is (I’m Against It) et The Once and Future King, single dévoilé une ou deux semaines avant la sortie de l’album), mon coeur se serre au fur et à mesure, petite souffrance. C’est idiot mais je souffre quand un disque d’un groupe que j’aime ne me plaît pas. Enfin, une chanson retient vraiment mon attention… After the Fall (pt. 2 & 3)… ah zut, le disque est fini… mouais… on se met un petit Pink Floyd puis on va se coucher.

Le lendemain, nouvel essai. Ça sonne vraiment Beatles ça. Ça aussi… mais c’est pas si mal. Pas si niais qu’à la première écoute. Ça aussi, tiens. On enchaîne même deux écoutes complètes (bon, les sketches avec Crispian en chaire, on les sautera dès la fois suivante). On conquiert les chansons une par une. Il y a du mieux, il y a du bien… mais je ne suis toujours pas certain d’être totalement convaincu.

Week-end à Limoges. Pour trouver un appartement. Et pour un entretien d’embauche. Et pour visiter l’exposition de David à Saint-Léonard-de-Noblat (allez-y). Nous n’avons pas pris le temps d’encoder le disque. Après cinq ou six écoutes à la maison, on va devoirse passer du disque trois quatre cinq jours.
Pendant le week-end, plusieurs chansons de l’album me sont venues en tête. J’ai chantonné plusieurs chansons. Je les ai yahourtées avec plaisir. C’est bon signe. Très bon signe.

En écrivant ces quelques lignes, je me rappelle mes premières écoutes - désastreuses - de Standing on the Shoulder of Giants d’Oasis. C’est aujourd’hui, un album que j’adore et chéris. Je souhaite le même destin à 1st Congregational Church of Eternal Love (and Free Hugs)

1st Congregational Church of Eternal Love (and Free Hugs)
Kula Shaker
Strange F.O.L.K. Records 2022

01 - Intro (Dearly Beloved)
02 - Whatever It Is (I’m Against It)
03 - Hometown 
04 - Burning Down
05 - Love in Separation
06 - Segue (Let us Pray)
07 - Gingerbread Man 
08 - Farewell Beautiful Dreamer
09 - Where Have all the Brave Knights Gone ?
10 - Segue (Raining Buckets)
11 - 108 Ways to Leave your Narcissist
12 - After the Fall (pt. 1)
13 - Don’t Forsake Me
14 - 303 Revisited
15 - The Once and Future King
16 - Shattered Bones
17 - After the Fall (pt. 2 & 3)
18 - Closing Words (Windows of our Hearts
19 - Bumblebee
20 - Coda (Cinema Club)

vendredi 21 février 2020

0297 - Govinda


Je n’ai pas acheté qu’une édition du single Tattva pour fêter la place de n°1 de Hush, j’ai aussi commandé une édition du single Govinda - malgré la couverture assez laide. On n’en a visiblement pas fini avec Kula Shaker sur ce blog, on n’en a visiblement pas fini avec Kula Shaker cette année. Une collection, c’est une obsession. C’est même une somme d’obsessions. Et mon obsession du moment, c’est Kula Shaker. Je commande petit à petit leurs vieux singles, j’emprunte leurs albums plus récents à la médiathèque pour voir comment le groupe a vieilli. J’ai 25 ans de musique - ou pas loin - à rattraper... Peut être même jetterai-je une oreille aux Jeevas, l’autre groupe de Crispian Mills, (chanteur, guitariste, leader de Kula Shaker) et un œil aux films (avec Simon Pegg - ça promet) qu’il a réalisés...

Peu importe finalement que Gokula ne soit qu’un morceau anecdotique, pas mauvais mais assez inférieur aux chansons du même style que l’on trouve sur K. Peu importe que le live de Hey Dude n’apporte pas grand chose à la version originale. Peu importe que The Leek ne soit qu’un sketch avec des questions-réponses. L’essentiel est ailleurs. On continue à chercher, à accumuler et à attendre le morceau, la chanson qui justifiera à elle seule de continuer à chercher et à accumuler.

Govinda
Kula Shaker
Columbia 1996

01 - Govinda (radio mix)
02 - Gokula
03 - Hey Dude (live at the Astoria)
04 - The Leek

dimanche 2 août 2020

0460 - Peasants, Pigs & Astronauts


Nous avons eu de la chance lors de notre exploration de la discographie de Kula Shaker. Nous avons (bon, ok, j’ai) acheté (ou emprunté pour quelques-uns, au début) leurs disques dans un ordre qui me parait idéal. D’abord Hush puis K puis Pilgrims Progress et K 2.0 puis Strangefolk et Peasants, Pigs & Astronauts pour finir - sans parler des autres e.p. et singles. Le hasard aurait pu faire que nous découvrions leurs disques dans un tout autre ordre. Et ça aurait pu tout remettre en cause.

Serions-nous devenus fous de Kula Shaker  si nous avions découvert leurs albums par ordre de publication ? Si Peasants, Pigs & Astronauts avait été le deuxième album que nous avions écouté, juste après K ? La question vaut la peine d’être posée. Quand nous avions parlé de notre passion naissante pour Kula Shaker à mon pote Gilles, il s’était montré très modéré vis-à-vis du groupe. Il ne possède d’eux, comme album, que Peasants, Pigs & Astronauts ainsi qu’un single (Tattva je crois). Pas sûr que ce soit très représentatif de la qualité de Kula Shaker.

Peasants, Pigs & Astronauts fut en 1999 le second album du groupe. Un échec critique et commercial qui entraîna la séparation du groupe quelques mois à peine après sa sortie.
Peasants, Pigs & Astronauts n’est pourtant pas un mauvais album. Loin de là. Un album qui offre deux enchaînements aussi gigantesques que Great Hosannah / Mystical Machine Gun / SOS d’une part et Shower Your Love / 108 Battles (of the Mind) / Sound of Drums d’autre part ne peut être mauvais, c’est impossible. Seulement, c’est un album un peu mal foutu, qui se cherche une direction fixe et offre également trop de moments de simple transition (Radhe, Radhe, I’m Still Here, Last Farewell). Un album encore plus exigeant que les autres, encore moins accessible. Moins réussi aussi. L’album d’un groupe qui ne sait comment donner suite à un excellent premier album. Ou celui d’un groupe qui se croit tout permis et se fourvoie un peu. Ou les deux à la fois - c’est probable même.

On aime aussi un groupe pour les moments où il s’égare quelque peu... à condition de ne pas commencer par cette partie-là de sa discographie.

Peasants, Pigs & Astronauts
Kula Shaker
Sony 1999

01 - Great Hosannah
02 - Mystical Machine Gun
03 - S.O.S.
04 - Radhe, Radhe
05 - I’m Still Here
06 - Shower Your Love
07 - 108 Battles (of the Mind)
08 - Sound of Drums
09 - Timeworm
10 - Last Farewell
11 - Golden Avatar
12 - Namami Nanda - Nandana

vendredi 7 août 2020

0465 - Shower Your Love


Pour réunir ma collection de disques d’Oasis, j’ai commencé par chercher tout ce qui était « musical », toutes les chansons, dans les toutes les versions (live, acoustique, démo, remix...) légalement disponibles. C’est après seulement que j’ai continué en cherchant les pochettes alternatives, les éditions différentes, les différents formats, qu’ils contiennent de la musique originale ou non.
Pour les Smashing Pumpkins, je m’y suis pris de la même façon - je suis simplement moins avancé dans ma collecte. Pour Duels, idem. Pour les Stereophonics aussi, même si je me suis arrêté à la première étape au bout de deux albums (et demi) - et ne compte pas poursuivre.

Pour Kula Shaker, au contraire, je prends tout d’un coup, comme ça vient. En fonction des opportunités sur Internet. Des prix intéressants que je trouve. De ce dont disposent en stock les vendeurs qui ont un disque que  je vise particulièrement (réduire les frais d’envoi en groupant les achats). J’ai donc déjà acheté des disques de Kula Shaker qui, musicalement, n’avaient que peu d’intérêt par rapport aux disques déjà dans ma collection.
Ma priorité cependant reste de dénicher toutes les faces B - n’oublions pas que Raagy One est la chanson qui a déclenché cette folie acheteuse. Alors quand j’ai appris que le single Shower Your Love - troisième et dernier extrait de Peasants, Pigs & Astronauts - contenait un morceau signé par le seul Jay Darlington (claviériste sosie de George Harrison, qui fit, après son départ de Kula Shaker, les beaux jours des concerts d’Oasis où il hérita, parmi les fans du surnom Jesus (prononcer « Djizeusse »)), le disque devint ma priorité numéro 1.

Je n’ai pas été déçu. Le morceau en question, The Dancing Flea, est une merveille en son genre. Un genre un peu à part ceci dit.
Tous ceux qui l’ont vu se rappellent forcément l’épisode de Friends au cours duquel Ross joue en public ses compositions, se vantant d’avoir découvert « The Sound ». The Dancing Flea n’est pas loin de ressembler à un de ces fameux morceaux de Ross, en un peu plus construit, élaboré. Une ligne de piano évoquant de la musique de saloon sert de liant entre différents bruits d’animaux (vache, cochon, paon...) et de public (applaudissements, rires, exclamations...). Chef d’œuvre décalé.

Shower Your Love
Kula Shaker
Columbia 1999

01 - Shower Your Love
02 - Sound of Drums (live Radio 1 Session)
03 - The Dancing Flea
04 - Light of the Day 

mercredi 18 août 2021

0841 - Sound of Drums


Plus d’un mois sans un billet sur Kula Shaker ou sur les Jeevas ? Natacha ne va pas tarder à boycotter ce blog, elle qui désormais avoue et même crie sans retenue ni pudeur son amour pour Crispian Mills sur les réseaux sociaux…

Il faut dire, je n’en ai plus beaucoup à chroniqueur des disques de Kula Shaker ou des Jeevas… il va falloir en acheter de nouveaux - il n’y en a plus tellement que nous n’avons pas… si, quand même - ou attendre le nouvel opus dont l’enregistrement est terminé.
Parmi ceux qui sont déjà dans la discothèque et non encore billetisés, Sound of Drums. Le CD2. Probablement, l’un des disques les plus facultatifs que nous ayons de la part de Kula Shaker. Qui commence par une édition radio de la chanson-titre. Qui est en réalité une version raccourcie de 15 secondes. Se poursuit par Hurry on Sundown, exactement comme sur le CD1. Continue avec un instrumental vaguement jazzy dont je perçois mal l’intérêt. Et se conclut par une chanson prétendument extraite du court-métrage Reflections of Love - je ne sais toujours pas si le film existe effectivement - et qui sonne surtout comme une démo, aussi bien au niveau de la production que du chant…
Heureusement, il y a avec ce disque un superbe poster où les membres du groupe ont revêtu leurs plus beaux atours et n’ont pas lésiné sur le mascara et le fard à paupières. Magnifiques.

Sound of Drums
Kula Shaker
Columbia 1998

01 - Sound of Drums (radio edit)
02 - Hurry on Sundown (Hari Om Sundown)
03 - The One that got Away
04 - Smile (from the short film ‘Reflections of Love’)

dimanche 3 janvier 2021

0614 - Hey Dude


Aujourd’hui c’est l’anniversaire... du premier billet de ce blog sur Kula Shaker.

On a trouvé mieux comme introduction mais j’ai peu de temps... nous sommes rentrés tard de Plouharnel... quelques bouchons... et passer par erreur par Nantes au lieu de Rennes n’a pas aidé...

Hey Dude est un des premiers singles publiés par Kula Shaker. Très jolie face B pour commencer : Troubled Mind... qu’il faudrait que j’encode pour mieux la connaître. Suivie de deux titres du premier album en session radio, enregistrée plusieurs mois avant la sortie de K. Grateful when you’re Dead (sans Jerry was There) est très proche de la version album. Into the Deep en revanche fait un peu trop ressortir le côté répétitif du morceau.
Il existe une autre version du single Hey Dude avec deux autres extraits de la même session radio : Tattva et Crispian Mills qui lit un texte sacré indien. Comment se fait-il que je ne l’ai pas encore ? Et oui, au bout d’un an, il en reste à acheter des disques de Kula Shaker...


Et pour revenir à l’intro... bon anniversaire, ma chérie.

Hey Dude
Kula Shaker
Columbia 1996

01 - Hey Dude
02 - Troubled Mind
03 - Grateful when You’re Dead
04 - Into the Deep

dimanche 26 juillet 2020

0453 - Strangefolk



Nous avons désormais une voiture. Comme des provinciaux - no offense... enfin, si... offense... Et nous partons aujourd’hui même en vacances dans notre Opel. Une inauguration en quelque sorte. Espérons que le son de la voiture ne nous déçoive pas. Quand je parle du son de la voiture, je ne parle pas, vous l’aurez compris, du son du moteur. Le son du moteur, c’est quelque chose qui intéresse Natacha. Moi, pas tellement. Tant que le moteur ne fait pas un boucan tel qu’il couvre la musique de l’auto-radio, ça me va, à moi. Non je parle de la stéréo. J’espère que la voiture saura rendre justice à nos disques.
Disques n’est pas le bon mot en l’occurrence... ça ne se vend plus beaucoup les lecteurs CD pour voitures. On a dû encoder - la honte - ce qui est vital. Et, parmi nos encodages les plus récents - le dernier en date est 22-20s qu’étrangement nous n’avions pas encore mp3isé - se trouvent tous les albums (ainsi que Hush et le Revenge of the King - Garage EP) de Kula Shaker... Strangefolk dont je vous annonçai la commande il y a quelques mois déjà, en fait évidemment partie.

Strangefolk est le quatrième album de Kula Shaker que nous avons acheté après K, Pilgrims Progress et K 2.0 mais le troisième à être sorti, après K et Peasant, Pigs and Astronauts. C’est aussi le premier publié après la réunion du groupe en 2005, avant Pilgrims Progress et K 2.0 - désolé, j’ai essayé de faire moins limpide, je n’ai pas réussi.
Strangefolk, comme tout album de Kula Shaker, demande un peu de temps et quelques écoutes pour être apprivoisé, domestiqué, compris. À la différence des quatre autres (quoique Pilgrims Progress m’a plu dès le début) cependant, Strangefolk est un album qui m’a paru plutôt immédiat. Je l’ai immédiatement aimé. Je l’aime encore plus aujourd’hui mais pas du tout pour les mêmes raisons.

Une excellente entrée en matière avec trois titres très rock. Un morceau raté qui n’est qu’une bouffonnerie. Un simili-instrumental pour faire redescendre la tension. Un excellent morceau aux influences électroniques. Une fin d’album très agréable à l’écoute mais sans réelle aspérité, une fin en pente douce. C’est ce que j’en pensais lors des premières écoutes.
Mon analyse est tout autre aujourd’hui. Les vraies grandes réussites de l’album sont bien en seconde partie de l’album. Des morceaux comme Shadowlands, Hurricane Season, 6ft Down Blues ou Dr Kitt révèlent toute leur profondeur et toute leur beauté au fil des écoutes. Cette dernière par exemple, totalement anecdotique à la première écoute, s’insinue lentement mais sûrement dans l’esprit de l’auditeur qui aura su se montrer patient. La conclusion parfaite d’un album qui n’est pas loin de l’être... il le sera, parfait, une fois qu’il aura réussi le test de la route.

Strangefolk
Kula Shaker
Strange F.O.L.K. 2007

01 - Out on the Highway
02 - Second Sight
03 - Die for Love
04 - Great Dictator (of the Free World)
05 - Strangefolk
06 - Song of Love / Narayana
07 - Shadowlands
08 - Fool that I Am
09 - Hurricane Season
10 - Ol’ Jack Tar
11 - 6ft Down Blues
12 - Dr Kitt
13 Persephone

mercredi 11 mars 2020

0316 - Pilgrims Progress


On n’en a pas fini - loin de là - avec Kula Shaker cette année, je vous avais prévenus.

Nous avons reçu, samedi dernier, Pilgrims Progress, quatrième album du groupe, le deuxième depuis leur reformation, l’avant-dernier en date. Avant cela, nous avions passé près de deux semaines sans ce disque formidable depuis que je l’avais rendu à la médiathèque de Versailles. Enfin, plus exactement, j’avais passé deux semaines sans le disque... Natacha avait triché et se l’était encodé pour son IFon...

Ce furent deux longues semaines. Savoir qu’un disque si beau existe et ne pas l’avoir à portée de main fut pour moi une véritable torture.

La première écoute, pourtant, de l’exemplaire emprunté à la médiathèque fut déconcertante. On ne retrouve pas dans Pilgrims Progress le groupe qui signait K 13 ans plus tôt. Les sitars et tablas sont discrets (uniquement sur All Dressed Up), le sanskrit limité à une phrase sur Figure it Out. L’ensemble est aussi plus linéaire que K ou même que le single Hush, on ne passe pas d’un morceau planant à un morceau up-tempo. Pourtant, dès la première écoute, il était évident que cet album avait quelque chose, un truc, particulier. On a bien fait d’insister...
Kula Shaker avec Pilgrims Progress n’a en rien cherché à reproduire son chef d’œuvre initial K. Ils en ont enregistré un autre, différent. Chef d’œuvre, oui, Pilgrims Progress en est un. Un album bourré de mensonges. Celui de faire croire qu’écrire la plus belle chanson du monde (Ophelia et surtout Ruby sont, au moment où on les écoute (et peut-être même après) candidates au titre) est chose facile. Celui de faire croire qu’il est plus facile encore de construire un single irrésistible (Peter Pan R.I.P, All Dressed Up). Celui de prétendre qu’un disque peut être réussi de la première à la dernière seconde (quelle outro sur Winter’s Call !).

En laissant de côté ses ambitions psychédéliques, Kula Shaker a réussi avec Pilgrims Progress l’album que Coldplay ou Travis ont en vain tenté de composer pendant des années (ils ont renoncé et ont décidé, à la place, de gagner une montagne de fric - on se console comme on peut) : un album irrésistible mais jamais racoleur, touchant mais jamais niais, posé mais jamais ennuyeux...

Pilgrims Progress
Kula Shaker
StrangeF.O.L.K 2010

01 - Peter Pan R.I.P
02 - Ophelia
03 - Modern Blues
04 - Only Love
05 - All Dressed Up and ready to fall in love
06 - Cavalry
07 - Ruby
08 - Figure it Out
09 - Barbara Ella
10 - When a Brave Needs a Maid
11 - To Wait Till I Come
12 - Winter’s Call

mardi 28 juillet 2020

0455 - 1, 2, 3, 4


Je ne vais pas passer toutes les vacances à vous parler de Kula Shaker, n’ayez crainte... deux jours de suite, hier et avant-hier, c’est bien assez... on n’y reviendra pas... avant deux ou trois jours. En attendant, parlons d’un autre groupe que j’ai déjà évoqué sur ce blog, The Jeevas...
Rien qu’avec le nom du groupe, très hindouisant, vous sentez l’arnaque venir. The Jeevas est en effet, l’autre groupe (enfin l’autre groupe avec lequel il a publié des disques, il y en eut (au moins) un autre qui s’appelait Pi) de Crispian Mills, chanteur, guitariste et l’une des deux têtes pensantes de Kula Shaker. Quand il n’y en a plus (de disques de Kula Shaker à acheter), il y en a encore... on est fou ou on ne l’est pas.

The Jeevas eurent une courte existence, quatre ou cinq années à peine - soit la période pendant laquelle Kula Shaker était officiellement dissous. Un trio. Un power-trio même, comme on appelle ce genre de formation. C’est à dire trois gars qui se défoncent en concert et communiquent de l’énergie comme s’ils étaient cinq. Cette attirance pour le live, on la ressent sur l’album. Les compositions sont relativement simples, prêtes à être interprétées telles quelles sur scène. Du rock qui va à l’essentiel, à l’image de la reprise des Undertones, You Got my Number ou du premier single, très américanisant, Virginia.
On ne va pas se le cacher, ce n’est pas un album qui bouleversera nos vies, juste un disque très sympa qui permet de passer un (très) bon moment. Quoique, il y a peut-être des choses à creuser du côté de Once Upon a Time in America par exemple... le disque cache peut-être plus de profondeur qu’il n’y parait.

1, 2, 3, 4
The Jeevas
Cowboy Musik 2002

01 - Virginia
02 - Ghost (Cowboys in the Movies)
03 - You Got My Number 
04 - What is it For ?
05 - Once Upon a Time in America
06 - Don’t Say the Good Times are Over
07 - Scary Parents
08 - Teenage Breakdown
09 - Silver Apples
10 - Edge of the World

jeudi 4 juin 2020

0401 - Tattva


Oui. Encore.
Je l’ai déjà dit, je le répète - je me répète souvent, n’en tenez pas compte, c’est à moi-même que je parle, je me répète beaucoup ce que j’essaie de me faire rentrer dans le crâne ; mon cerveau, parfois, est une véritable passoire - ce blog n’a pas pour sujet la musique mais les disques et leur collection. Et toute collection est une obsession ou une somme d’obsessions.
Plutôt que de convoquer les vieux souvenirs de l’acquisition de mes trop nombreux disques d’Oasis, des Smashing Pumpkins, des Stereophonics (ceux-là sont vraiment trop nombreux) ou autres, pourquoi, pour parler de cette obsession, ne pas s’appuyer sur l’exemple le plus récent, le plus présent, Kula Shaker ?

Collectionner les disques, à l’ère d’internet (celui de la fibre et de l’ADSL, je ne parle pas de l’époque du 56k où les possibilités restaient limitées), de Rakuten, d’Amazon, de Discogs, d’eil etc. est devenu facile. Très facile. Trop facile ? Bien moins amusant. Il manque l’excitation de la recherche, de la découverte, la surprise, la frustration.
Si j’avais connu Kula Shaker il y a 20 ou 23 ans, j’aurais probablement eu ce disque promo de Tattva en cadeau pour l’achat de l’album K. Ou, sans même savoir qu’il existe, je serais tombé dessus dans un magasin de disques d’occasion ou lors d’une convention du disque. Peut-être, au contraire, n’en aurais-je jamais entendu parler... Là, il m’a suffi de trois clics pour tomber dessus et le commander pour atteindre le montant minimum requis pour bénéficier d’une promotion.

Au moins, ceci m’éclaire sur le moteur de ma collection. J’en apprends sur moi-même. Ce n’est pas le plaisir de la recherche mais bien celui de la possession et de l’accumulation qui me motive... ça perd de son charme, vous disais-je. Mais on ne se refait pas pour autant - je n’en ai pas l’intention.

Tattva
Kula Shaker
Columbia 1996

01 - Tattva
02 - Tattva on St. George’s Day

samedi 5 juin 2021

0767 - Shower Your Love


Ça y est, nous avons toutes les faces B de Kula Shaker époque Peasants, Pigs and Astronauts - il nous en manque encore quelques-unes époque Strangefolk pour être totalement complets. Cette dernière face B, la seule que nous ne connaissions pas encore, s’appelle Goodbye Tin Terriers et accompagne Shower Your Love sur le CD 2 du single du même nom. C’est un morceau à la fois planant et où les guitares s’empilent en couches épaisses. Assez intriguant. Qui ne livre en tout cas pas toute sa vérité en quatre ou cinq écoutes - là où j’en suis - et qui mérite de lui laisser un peu de temps (nous ne l’avons que depuis 3 ou 4 jours).

J’ai eu un peu de mal à la dégoter ce Shower Your Love. Le disque est mal référencé, le code barre est (parfois) le même que pour le CD1... du coup, alors que je pensais, il y a quelques semaines, en avoir déniché un exemplaire neuf, encore sous cellophane, j’ai reçu un deuxième exemplaire du CD1... au moins, ça aura permis à mon frère d’avoir son premier Kula Shaker dans sa discothèque... avec The Dancing Flea (absente sur ce CD2) et une excellente version live de Sound of Drums... que l’on retrouve sur cette seconde édition en troisième piste.
Oui, par rapport au CD1, il n’y a que Goodbye Tin Terriers en supplément... ainsi qu’une variation sur la photo de couverture. C’est important les photos de couverture. Si, c’est même très important. J’aime bien les couvertures de Shower Your Love. Plus que celles de l’album - pourtant dans le même genre.

Shower Your Love
Kula Shaker
Columbia 1999

01 - Shower Your Love
02 - Goodbye Tin Terriers
03 - Sound of Drums (Live Radio 1 Session)

jeudi 31 décembre 2020

0611 - K-15


2020 fut pour nous, musicalement en tout cas, une année Kula Shaker. 2021 pourrait bien en être une autre : un nouvel album est annoncé - ce sera le sixième seulement en 25 ans. Pour conclure une telle année, quoi de mieux donc que K-15, la réédition (en édition limitée) de K, premier album du groupe, sortie à l’occasion de son quinzième anniversaire ?


Deux CD et un DVD. Au programme des disques : l’album original, quelques titres hors album (Hush, Tattva (Lucky 13 Mix)...), des versions alternatives (ou démo) de titres de l’album (Into the Deep, Magic Theater...) voire de titres de l’album suivant (Shower Your Love), des morceaux inédits (il n’est pas impossible que la galerie intitulée The World’s Not Set in Stone sur le site de Natacha soit rebaptisée Everybody’s Turning to Stone...), l’enregistrement d’un concert donné avant la sortie de l’album et, en titre caché, une courte parodie de Roll with It d’Oasis. Sur le DVD, un documentaire sur les débuts du groupe et l’enregistrement de K constitué d’interviews des membres du groupe et de leurs proches.


Il m’a semblé extraordinaire de trouver un exemplaire de K-15 neuf, encore sous cellophane, à un prix très raisonnable (moins de 50 euros). Une preuve supplémentaire que Kula Shaker est un groupe qui n’intéresse plus personne ou plus grand monde. Tant pis pour le monde...


Pour info, le trajet Versailles - Plouharnel nous a permis d’écouter en intégralité et dans l’ordre K - Hush - Peasants, Pigs & Astronauts - Revenge of the King e.p. - Strangefolk - Pilgrims Progress - Lost and Proud - K 2.0 à deux titres près : Mountain Lifter (quel dommage) et 2 Styx (pas bien grave)... oui, nous sommes ce genre de fous furieux : nous écoutons toute (ou presque) la discographie d’un seul groupe sur le trajet des vacances.

K-15
Kula Shaker
Strangefolk 2001

CD1
01 - Hey Dude
02 - Knight on the Town
03 - Temple of Everlasting Light
04 - Govinda
05 - Smart Dogs
06 - Magic Theater
07 - Into the Deep
08 - Sleeping Jiva
09 - Tattva
10 - Grateful when you’re Dead / Jerry was There
11 - 303
12 - Start all Over
13 - Hollow Man (parts 1 & 2)
14 - Tattva (Lucky 13 Mix)
15 - Into the Deep (unreleased John Leckie version)
16 - Red Balloon
17 - Hush

CD2
01 - Everybody’s Turning to Stone (K demo session)
02 - Shower Your Love (early recording)
03 - Slipping Away (unreleased single)
04 - Magic Theater (Mum’s living room demo)
05 - Moonshine (Mum’s living room demo)
06 - If we were One (Mum’s living room demo)
07 - Hey Dude (live)
08 - Knight on the Town (live)
09 - Under the Hammer (live)
10 - 303 (live)
11 - Grateful when you’re Dead (live)
12 - Jerry was There (live)
13 - Tattva (live)
14 - Hollow Man (live)
15 - Gokula (live)
16 - Hush (live)
17 - Govinda (live)
18 - Smart Dogs (live)

DVD
Band and Friends discuss the early days and the making of K

dimanche 28 mai 2023

1489 - Govinda


Bon, là, je me suis planté… Non que j’ai commandé un disque de Kula Shaker que je possédais déjà - cette édition de Govinda, je ne l’avais pas encore - mais j’étais persuadé que je n’avais pas tous les titres présents dans la tracklist… en fait, si si.
Ça permet au moins d’avoir un disque de plus de Kula Shaker, d’écrire un billet plus rapidement et, avec le disque d’hier reçu dans le même paquet, de diminuer les frais d’envoi du disque acheté pour le billet du 1er mai prochain… billet du 1er mai 2024 que je vais avoir largement le temps d’écrire immédiatement.

PS : il y a un tampon SONY à l’encre dorée sur la couverture : c’est un disque promotionnel…

Govinda
Kula Shaker
Columbia 1996

01 - Govinda (radio mix)
02 - Gokula
03 - Hey Dude (live at the Astoria)
04 - Drop in the Sea
05 - Govinda (Monkey Mafia Pigsy’s Vision)
06 - Govinda (Monkey Mafia Ten to Ten)

vendredi 16 octobre 2020

0535 - Pilgrims Progress


Pilgrims Progress est le plus bel album de Kula Shaker. Je n’ai pas dit le meilleur (même si je le pense un peu), j’ai dit le plus beau - ce qui est probablement tout aussi discutable. C’est aussi mon préféré - voilà c’est dit - et cela n’enlève rien à K qui est un excellent album ni aux trois autres LP d’hindi-rock du groupe - comme les doigts de la main, les cinq albums de Kula Shaker me sont devenus essentiels... mais Pilgrims Progress l’est peut être un peu plus que les autres... disons, pour poursuivre la métaphore chirale, que Pilgrims Progress est le pouce.

Aucun single n’a été extrait de Pilgrims Progress. Physiquement s’entend. Peter Pan R.I.P a fait l’objet d’un clip et d’une mise en avant à visée commerciale mais il n’y a pas eu de disque, aucun 45 tours, aucun maxi, pour Peter Pan R.I.P ou pour tout autre morceau de l’album.
Pourtant un si bel album - j’insiste - parfait de bout en bout, ne pouvait qu’avoir laissé derrière lui des petits trésors à découvrir. On n’écrit pas 12 morceaux de cette qualité sans en laisser quelques autres en route. Il existait obligatoirement quelque part des chutes de studio dignes d’être (plus qu’) écoutées.
Ces morceaux abandonnés, ces chutes de studio existent effectivement. Huit d’entre eux sont réunis sur un CD intitulé Lost & Proud, disponible dans un coffret en édition limitée de Pilgrims Progress. Et voilà comment après plusieurs semaines (mois) d’hésitation, j’ai décidé de balancer plus de 150 euros pour un disque - record (très largement) battu.

Et je ne le regrette pas. Une bonne douzaine d’écoutes au compteur m’ont totalement fait oublier l’argent dépensé. Sister Breeze est un morceau garage qui n’aurait pas déparé sur Revenge of the King. High in Heaven prépare parfaitement le terrain à une trilogie magnifique que personne de sensé n’aurait laissée de côté (Space Caravan / Let it In (quel refrain !) / Light Years Ahead of our Time) avant qu’un instrumental déconcertant (Phantom, proche dans l’esprit de Fitter Happier de Radiohead) ne laisse la place à une démo quasi country (Witches & Wine). Le disque s’achève sur la réconfortante Sweet Sympathy et ne laisse que des questions en suspens : pourquoi laisser ces superbes chansons dans l’obscurité ? pourquoi les cacher ? et combien en reste-t-il de ces merveilles secrètes ?

Pilgrims Progress
Kula Shaker
Strangefolk 2010

CD1 (Pilgrims Progress)
01 - Peter Pan R.I.P.
02 - Ophelia
03 - Modern Blues
04 - Only Love
05 - All Dressed Up (And Ready to Fall in Love)
06 - Cavalry
07 - Ruby
08 - Figure it Out
09 - Barbara Ella
10 - When a Brave Needs a Maid
11 - To Wait Till I Come
12 - Winter’s Call

CD2 (Lost & Proud)
01 - Intro
02 - Sister Breeze
03 - High in Heaven 
04 - Space Caravan
05 - Let it In (demo)
06 - Light Years Ahead of our Time (demo)
07 - The Phantom
08 - Witches & Wine (demo)
09 - Sweet Sympathy
10 - Peter Pan R.I.P (video)

mercredi 3 juin 2020

0400 - Fold Your Hands Child, You Walk Like A Peasant


Écouter en boucle ou presque Kula Shaker me donne envie d’écouter du Kula Shaker. En boucle. Ou presque. Le presque est important. Très important. Tout est dans la nuance. Car, étrangement, écouter du Kula Shaker me donne aussi terriblement envie d’écouter Belle & Sebastian. Étrange tant les deux groupes n’ont à peu près rien à voir.

Depuis dimanche, j’ai même remis plusieurs fois, trois ou quatre - cinq ou six peut-être d’ici à ce que ce billet soit publié - sur la platine Fold Your Hands Child, You Walk Like A Peasant. C’est l’album de Belle & Sebastian que je me passe le moins souvent. Je ne sais pas pourquoi. Une sorte de non-réflexe un peu absurde. Non-réflexe dans le sens où, quand j’ai envie de Belle & Sebastian, je n’ai pas le réflexe, ce n’est pas ce qui me vient en premier à l’esprit, de me mettre Fold Your Hands Child, You Walk Like A Peasant. Ce n’est pas leur album que j’aime le moins. Ce n’est pas non plus leur moins bon album. Peut-être est-ce le plus triste - les autres ne sont pas des modèles de gaieté non plus. C’est probablement le moins bien foutu en revanche. C’est un début d’explication. Je ne peux en produire de meilleure.
En effet, Fold Your Hands Child, You Walk Like A Peasant n’est pas exactement un exemple de linéarité. Trop de chanteurs différents - quatre exactement, Stuart Murdoch, Isobel Campbell, Sarah Martin et Stevie Jackson se partagent le micro au cours des 11 chansons. Trop de styles différents abordés. Trop de changements d’ambiance. Trop de songwriters différents. L’album prend parfois des allures de compilation - on se croirait sur un album de Crosby, Stills, Nash & Young.

Ne pas écouter souvent un album a aussi ses avantages. Quand on le ressort de l’étagère, on peut le redécouvrir. Et l’apprécier pleinement pour ce qu’il est et pour ce qu’il a été. Entendre I Fought in a War ou Don’t Leave the Light on Baby non pas comme si c’était la première fois mais comme si on avait le droit à une nouvelle première fois. Avoir droit de retomber amoureux de chansons qu’on a tant aimées mais qu’on avait cachées, enfouies, quelque part, au milieu de trop de souvenirs, est un plaisir que je souhaite à tous ceux qui, comme moi, pensent que 3 ou 4 minutes de pop ne peuvent certes pas changer le monde mais suffisent peut-être à le sauver.

Fold Your Hands Child, You Walk Like A Peasant
Belle & Sebastian
Jeepster 2000

01 - I Fought in a War
02 - The Model
03 - Beyond the Sunrise
04 - Waiting for the Moon to Rise
05 - Don’t Leave the Light on Baby
06 - The Wrong Girl
07 - The Chalet Lines
08 - Nice Day for a Sulk
09 - Women’s Realm
10 - Family Tree
11 - There’s Too Much Love