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jeudi 30 décembre 2021

0975 - Look Out for my Love (1975-1976)


Vendredi 24 décembre, début d’après-midi. La fin de ce petit marathon Neil Young touche à sa fin avec Look Out for my Love (1975-1976) le neuvième disque du coffret Neil Young Archives Vol. II (1972-1976). Un disque un peu fourre-tout, à l’image de The Old Homestead dont nous parlions il y a peu. Des chansons et des chutes de studio des albums American Stars ‘n Bars, Comes a Time (il faut vraiment que je me l’achète celui-ci), Long May You Run (unique album du Stills / Young Band) et divers enregistrements en concert dont un étonnant Mellow my Mind (dont nous avons parlé plus d’une fois) au banjo.
Diversité des émotions également. Au souffle épique de Like a Hurricane succède la tendresse de Lotta Love (j’adore ce morceau - non écrite par Neil mais par un membre de Crazy Horse) puis la nostalgie de Separate Ways. Mellow my Mind rapporte un peu de gaieté avant que Stringman n’achève ceux qui arrivaient encore à retenir une larme. On passe par tous les états… et on en redemande.

Look Out for my Love (1975-1976)
Neil Young Archives Vol. II (1972-1976)
Neil Young
Reprise 2021

01 - Like a Hurricane (with Crazy Horse)
02 - Lotta Love (with Crazy Horse)
03 - Look Out for my Love (with Crazy Horse)
04 - Separate Ways (The Stills / Young Band)
05 - Let it Shine (The Stills / Young Band)
06 - Long May You Run (The Stills / Young Band)
07 - Fontainebleau (The Stills / Young Band)
08 - Traces (The Stills / Young Band)
09 - Mellow my Mind
10 - Midnight on the Bay
11 - Stringman
12 - Mediterranean
13 - Ocean Girl
14 - Midnight on the Bay
15 - Human Highway

dimanche 26 décembre 2021

0971 - Walk On (1973-1974)


C’est tout de même une idée étrange de prendre un de ses meilleurs - si ce n’est le meilleur - album, à savoir On the Beach, de le rebaptiser Walk On (1973_1974), de le désosser pour le remonter avec exactement les mêmes versions des mêmes chansons - sauf See the Sky About to Rain, morceau plus ancien, déjà joué en 71-72 en concert, évincé ici pour des raisons chronologiques… dommage c’est un morceau superbe - mais dans un ordre différent, d’insérer un morceau jusqu’alors uniquement paru sur une compilation (Winterlong), un morceau jamais paru en version studio (Bad Fog of Loneliness), un autre inédit (Traces, chanson sympathique mais trop peu consistante comparée au reste du programme du disque), un morceau publié à l’origine sur Tonight’s the Night (qui fait l’objet d’un autre disque de cette compilation) et une reprise d’une chanson traditionnelle qui inspira Brel, de mettre Ambulance Blues à un autre endroit qu’en conclusion (seul le silence devrait prévaloir après Ambulance Blues), de choisir comme nouvelle couverture une photo où Neil me fait penser, je ne sais pourquoi, à Jack Nicholson (celui du film que vous voudrez, il a toujours l’air fou, le Jack)… oui c’est une idée étrange, très étrange… mais c’est aussi pour ça qu’on l’aime, Neil, il ne se rend pas toujours compte de ce qu’il fait…

Walk On (1973-1974)
Neil Young Archives Vol. II (1972-1976)
Neil Young
Reprise 2021

01 - Winterlong (with Crazy Horse)
02 - Walk On (with Crazy Horse)
03 - Bad Fog of Loneliness (with Crazy Horse)
04 - Borrowed Tune
05 - Traces
06 - For the Turnstiles
07 - Ambulance Blues
08 - Motion Pictures
09 - On the Beach
10 - Revolution Blues
11 - Vampire Blues
12 - Greensleeves

lundi 13 mai 2024

1840 - Official Release Series Discs 22, 23+, 24 & 25 : Ragged Glory / Smell the Horse


J’ai l’impression de dire du mal de tous les disques que j’évoque sur ce blog en ce moment. Je ne sais pas, ce n’est peut-être qu’une impression. L’impression de ne faire que des billets dans lesquels je dis que le disque est moyen, qu’il ne me touche pas.
J’ai une histoire compliquée avec Ragged Glory. Le CD qui ne fonctionnait pas correctement m’a un peu gâché l’album. Cependant, pour ne pas encore maugréer à propos d’un de mes disques, je vais me contenter de dire que le bonus de Ragged Glory (le + du 23+) dans le coffret Official Release Series Discs 22, 23+, 24 & 25 intitulé Smell the Horse est une petite merveille. Quatre morceaux relativement longs mais moins lourds que ceux de l’album. à la fois épiques… et beaux.

Official Release Series Discs 22, 23+, 24 & 25 : Ragged Glory / Smell the Horse
Neil Young + Crazy Horse
Reprise 2023

CD1 Ragged Glory
01 - Country Home
02 - White Line
03 - F*!#in’ Up
04 - Over and Over
05 - Love to Burn
06 - Farmer John
07 - Mansion on the Hill
08 - Days that Used to Be
09 - Love and Only Love
10 - Mother Earth (Natural Anthem)

CD2 Smell the Horse
01 - Interstate
02 - Don’t Spook the Horse
03 - Boxcar
04 - Born to Run

jeudi 19 août 2021

0842 - Ragged Glory


Ça y est ! Après des mois de tergiversations, d’hésitations, de doutes, nous avons changé la hi-fi. À moitié. L’ampli et la platine CD. Dans un second temps, bientôt, nous nous chargerons de la platine vinyle et des enceintes. On en profite pour remercier tous les mécènes qui ont permis cet achat - gros bisous à eux tous.

Pour ceux qui en doutaient encore, je peux l’affirmer : quand le matériel est plus volumineux et plus onéreux, il est effectivement meilleur. Nous avons déjà redécouvert certains disques (Forever Changes sonne encore mieux, est encore plus beau qu’avant) et pu en remettre sur la platine d’autres que l’ancien lecteur ne parvenait plus à lire sans sauts ou patinages divers.
Parmi ceux-ci, Ragged Glory de Neil Young et Crazy Horse, que Natacha a sorti des rayonnages en même temps que Everybody knows this is Nowhere, After the Gold Rush, Rust Never Sleep et American Stars ‘n’ Bars pour me demander si cela valait le coup de l’encoder… je n’avais plus qu’une vague idée de cet album, n’ayant pas pu l’écouter depuis bien longtemps, nous l’avons donc mis sur la platine hier matin.

Nous ne l’avons pas encodé… c’est un album au son lourd, épais, gras, aux riffs poisseux, au chant particulièrement éraillé et aux morceaux relativement longs. Je ne sais pas quoi en penser pour l’instant. Ce n’est clairement pas un disque qu’on se mette à siffloter après une seule écoute. Assurément un album qui demande à être apprivoisé sur le long terme. Ça tombe bien, maintenant que nous disposons du matériel adéquat, je peux le réécouter à volonté… 

Ragged Glory
Neil Young + Crazy Horse
Reprise Records 1990 / 1997

01 - Country Home
02 - White Line
03 - F*!#in’ Up
04 - Over and Over
05 - Love to Burn
06 - Farmer John
07 - Mansion on the Hill
08 - Days that used to Be
09 - Love and only Love
10 - Mother Earth (Natural Anthem)

lundi 3 juin 2024

1861 - Way Down in the Rust Bucket


Acheté il y a six mois chez Point Show, Way Down in the Rust Bucket de Neil Young (avec Crazy Horse) n’est-il qu’un album live de plus du Loner, acquis uniquement par souci de compléter ma collection de disques du Canadien ? Non, pas uniquement… car sur ce live-ci, il y a Danger Bird.

Way Down in the Rust Bucket
Neil Young with Crazy Horse
Reprise Records 2021

CD1
01 - Country Home
02 - Surfer Joe and Moe the Sleaze
03 - Love to Burn
04 - Days that Used to Be
05 - Bite The Bullet
06 - Cinnamon Girl
07 - Farmer Joe
08 - Over and Over
09 - Danger Bird
10 - Don’t Cry no Tears
11 - Sedan Delivery

CD2
01 - Roll Another Number (for the Road)
02 - F*!#in’ Up
03 - T-Bone
04 - Homegrown
05 - Mansion on the Hill
06 - Like a Hurricane
07 - Love and Only Love
08 - Cortez the Killer

mardi 22 juillet 2025

2275 - Live at The Fillmore East


Je n’écouterai aujourd’hui rien de mieux que ce Live at Fillmore East de Neil Young & Crazy Horse et ses versions de douze minutes de Down by the River et de seize minutes de Cowgirl in the Sand. Pourquoi rien de mieux ? Parce qu’il n’existe pas grand chose de mieux. À part, peut-être, un autre album live de Neil…

Live at The Fillmore East
Neil Young & Crazy Horse
Reprise Records / Warner 2006

01 - Everybody Knows this is Nowhere
02 - Winterlong
03 - Down by the River
04 - Wonderin’
05 - Come On Baby Let’s Go Downtown
06 - Cowgirl in the Sand

jeudi 21 novembre 2019

0205 - Everybody Knows This is Nowhere



Enfin !
L'interminable attente des photos prises à Venise par Natacha a (partiellement) pris fin. En effet, elle a ajouté une dizaine de clichés de la Sérénissime sur son site. Elle les a répartis dans différentes galeries, en a profité pour changer la photo qui servait de bannière mais a également créé une nouvelle galerie pour l'occasion qu'elle a baptisée du titre d'une chanson du plus grand des plus grands (vous avez tous reconnu Neil Young) : Down by the River.

Down by the River (traduction approximative : au bord de la rivière) est extraite du premier vraiment bon album "solo" du Loner Everybody Knows This is Nowhere. Ce n'est pas totalement un album solo puisque c'est son premier album avec Crazy Horse, groupe qui l'accompagnera ensuite sur un tiers environ de son abondante discographie. C'est en tout cas le deuxième album sous son nom après avoir joué les sidemen de luxe chez Buffalo Springfield avec Stephen Stills.
Le premier album solo comportait de bons morceaux mais manquait résolument de force, c'est un disque mineur malgré ses qualités. Sur ce second, Neil Young jette les bases de sa future carrière, y jouant les premiers morceaux épiques qui seront peu après l'une de ses marques de fabrique. Les 9 minutes de triturage (oui, c'est un néologisme - un barbarisme diraient certains) d'électricité de Down by the River et les plus de 10 minutes de Cowgirl in the Sand sont des merveilleux précurseurs des classiques Cortez the Killer (sur Zuma) ou Like a Hurricane (sur American Stars 'n Bars) pour ne citer que deux monuments de l'œuvre youngienne.
C'est un des cinq premiers albums de Neil Young que j'ai acheté et un album que j'adore malgré ses défauts, notamment son manque d'équilibre entre les morceaux forts (les deux précités et les deux titres d'ouverture) et les autres morceaux, moins marquants. Si je l'écoute beaucoup moins aujourd'hui c'est à cause de la magnifique chanson d'ouverture Cinnamon Girl que j'ai du mal à écouter aujourd'hui sans pleurer... Je la chantais souvent, avant, en changeant les paroles. I wanna live with my cinnamon cat / I could happy the rest of my life / with my cinnamon cat... ça y est, j'ai envie de pleurer... et je vais encore faire pleurer Natacha quand elle va lire ceci...ce n'était pas l'intention... elles sont très belles tes photos ma chérie - j'adore celle avec le chien.

Everybody Knows This is Nowhere
Neil Young with Crazy Horse
Reprise Records 1969 / ???

01 - Cinnamon Girl
02 - Everybody Knows This is Nowhere
03 - Round & Round (It Won't Be Long)
04 - Down by the River
05 - The Losing End (When You're On)
06 - Running Dry (Requiem for the Rockets)
07 - Cowgirl in the Sand

mercredi 29 décembre 2021

0974 - Dume (1975)


Contrairement à ce que la pochette pourrait laisser penser, Dume (1975), huitième disque du coffret Neil Young Archives Vol. II (1972-1976), n’est pas un ersatz de Zuma. Pas que. C’est bien plus. On retrouve certes quelques morceaux qui en sont extraits, dont les deux pièces maîtresses que sont Cortez the Killer et Dangerbird, mais c’est surtout un ensemble cohérent de chansons connues auparavant sous différentes formes (live, solo, acoustique…) et toutes jouées ici avec Crazy Horse.
C’en est même troublant quand on connaît l’aspect foutraque que peuvent prendre les vrais albums de Neil Young de se voir présenter une compilation aussi homogène - je n’ai pas dit linéaire. Ce Dume (1975) aurait même, selon les critères de l’époque (8 à 10 titres, 35 minutes de musique) fait un excellent double album.
Doit on regretter que les morceaux de ce potentiel double monument aient été éparpillés sur Zuma, Rust never Sleeps et d’autres ? Ou se réjouir de se dire qu’à l’instar de Hitchhiker - qui comprend un certain nombre de titres communs à Dume (1975) mais en version acoustique - il existe encore des pépites vieilles de près de cinquante ans à découvrir ?

Dume (1975)
Neil Young Archives Vol. II (1972-1976)
Neil Young with Crazy Horse
Reprise 2021

01 - Ride my Llama
02 - Cortez The Killer
03 - Don’t Cry no Tears
04 - Born to Run
05 - Barstool Blues
06 - Danger Bird
07 - Stupid Girl
08 - Kansas
09 - Powderfinger
10 - Hawaii 
11 - Drive Back
12 - Looking for a Love
13 - Pardon my Heart
14 - Too Far Gone
15 - Pocahontas
16 - No One Seems to Know

vendredi 31 décembre 2021

0976 - Odeon Budokan (march 1976)


Le coffret Neil Young Archives Vol. II (1972-1976) s’achève sur Odeon Budokan (march 1976), un disque d’enregistrements en concert (accompagné de Crazy Horse) à Londres, au Hammersmith Odeon, et à Tokyo, au Nippon Budokan.
Bien sûr, achever ce coffret par un live, qui est plus avec une tracklist qui brasse large, du premier album solo (The Old Laughing Lady) à Zuma (Cortez the Killer, Don’t Cry no Tears) en passant par Everybody knows this is Nowhere (Cowgirl in the Sand), Harvest (Old Man) et After the Gold Rush (After the Gold Rush), permet de dresser une sorte de bilan.
Pas seulement. Car le concert a toujours été primordial chez Neil. Il ne faut pas oublier que certaines chansons incluses dans ce coffret n’avaient avant 2020 vu le jour qu’en version public. Que des albums entiers (Rust never Sleeps, Time Fades Away) de Neil Young sont constitués d’inédits joués sur scène. Achever Neil Young Archives Vol. II (1972-1976) par un live, c’est rappeler que le répertoire de Neil Young, plus que tout autre, a pour vocation de rester vivant.


Odeon Budokan (march 1976)
Neil Young Archives Vol. II (1972-1976)
Neil Young with Crazy Horse
Reprise 2021

01 - The Old Laughing Lady
02 - After the Gold Rush
03 - Too Far Gone
04 - Old Man
05 - Stringman
06 - Don’t Cry no Tears
07 - Cowgirl in the Sand
08 - Lotta Love
09 - Drive Back
10 - Cortez the Killer

vendredi 26 novembre 2021

0941 - Return to Greendale



26. Parce que vous vouliez en fait acheter un autre disque - achat d’un disque par erreur.
27. Parce que ça fait plusieurs semaines que vous n’avez rien acheté.
28. Parce qu’à la librairie, ils n’avaient rien de ce que vous vouliez (j’avais pourtant plein d’idées en allant chez Gibert, ce mercredi après-midi) alors vous êtes allé vous venger chez le disquaire.
29. Pour découvrir des nouvelles choses.
30. Par instinct, un achat au pif. Des fois, ça marche. Des fois, pas.
31. Comme souvenir d’un lieu, d’une époque - comme d’autres achètent des boules à neige ou des assiettes à fixer au mur…
32. En prévision de soirées alcoolisées.
33. Pour qu’on vous offre un autre disque.
34. En cadeau, que vous gardez pour vous.
35. Parce que le disque est gratuit, offert.
36. C’est pas le disque que vous avez achetés, c’est le magazine qu’il accompagnait.
37. Parce que vous êtes écolo et que la rondelle de plastique, tant qu’elle est dans votre discothèque, elle traîne pas dans la nature.
38. Pour le Obi.
39. Avec le projet de le revendre, espérant une plus-value (indécrottable optimiste).
40. Parce que vous en aviez revendu un précédent exemplaire et que ça vous fait honte, en y repensant.
41. Parce que le film était top.
42. Pour faire chier le chat qui nous mène la vie dure.
43. Parce que lire, c’est ennuyeux, il faut bien le dire.
44. Parce qu’il y a dessus une chanson dans une version différente bien qu’on arrive pas, à l’écoute, à dire en quoi la chanson est différente.
45. Parce que vous ne saviez pas quoi faire de votre argent, ce jour-là.
46. Parce que c’est toujours ça que les cons détruiront pas lors d’un autodafé.
47. Parce que, dans une collection, le nombre compte… il faut faire du chiffre.
48. Parce que vous n’aimez pas le disque mais vous vous dîtes qu’avec le temps, peut-être, ça changera.
49. Parce que le concert vous a fait passer un bon moment malgré tout.
50. Pour pouvoir dire « oui, je l’ai, évidemment que je l’ai ».

Return to Greendale
Neil Young Crazy Horse
Reprise 2020

CD1
01 - Falling from Above
02 - Double E
03 - Devil’s Sidewalk
04 - Leave The Driving
05 - Carmichael
06 - Bandit

CD2
01 - Grandpa’s Interview
02 - Bringin’ Down Dinner
03 - Sun Green
04 - Be the Rain

vendredi 19 avril 2024

1816 - Official Release Series Discs 22, 23+, 24 & 25 : Weld


Également issu des concerts de la tournée pour Ragged Glory, Weld précède Arc et en est la version « normale ». Un album live conventionnel. Très conventionnel même. On est pas loin du best-of électrique de l’époque. À condition d’accepter qu’un morceau comme Rockin’ in the Free World épuisé faire partie du best-of de Neil - nous y reviendrons. Tout est un peu trop attendu. Même les longues chevauchées improvisées de Like a Hurricane… ou une reprise pas très fine de Blowin’ in the Wind. Neil a depuis publié un bon petit paquet de disques en public bien plus passionnants que celui-ci qui ne ravira vraiment que ceux qui découvrent la discographie du Canadien…

Official Release Series Discs 22, 23+, 24 & 25 : Weld
Neil Young + Crazy Horse
Reprise Records 2023

CD1
01 - Hey Hey, My My (Into the Black)
02 - Crime in the City
03 - Blowin’ in the Wind
04 - Welfare Mothers
05 - Love to Burn
06 - Cinnamon Girl
07 - Mansion on the Hill
08 - F*!#in’ Up

CD2
01 - Cortez the Killer
02 - Powderfinger
03 - Love and Only Love
04 - Rockin’ in the Free World
05 - Like a Hurricane
06 - Farmer John
07 - Tonight’s the Night
08 - Roll Another Number (for the Road)

lundi 27 décembre 2021

0972 - The Old Homestead (1974)


Dans le coffret Archives Vol. II (1972-1976), le sixième CD, The Old Homestead (1974) ressemble, sur le papier, au plat de résistance. Que de l’inédit. Ou presque. La chanson titre a été publiée sur Hawks & Doves (un des - nombreux ? - albums de Neil qui manque à ma collection) tandis que Deep Forbidden Lake faisait partie de Decade, une compilation assortie de quelques inédits sortie à la fin des années 70. Pour le reste, ce sont des chansons ou des versions que personne (ou presque) n’avait entendu auparavant.

Malheureusement, c’est également aussi la limite de ce sixième tome du coffret : il sonne plus que tous les précédents comme une compilation, comme un fourre-tout. Les inédits peinent à trouver une place nette et franche au milieu des nouvelles versions de chansons entendues sur On the Beach (On the Beach, en version CSNY), Zuma (Through my Sails, cette fois débarrassé de CS&N, Pardon my Heart) ou même Hitchhiker (Give me Strength). Impression renforcée par la triple présence d’un même titre, Love / Art Blues, en solo plutôt folk, deux fois en groupe d’abord plutôt country puis carrément bouseux - Neil s’essaye même presque au yodel à la fin du morceau, conclusion désarçonnante d’un disque passionnant mais un peu indigeste

Surtout que c’est le cinquième disque de Neil que je m’enfile d’affilée - oui, consciencieusement, j’écoute tout le coffret (ou presque : j’ai sauté Tuscaloosa que je n’avais besoin de billetiser) pour préparer ces billets, certains disques certes plus attentivement que d’autres (j’ai peint pendant Everybody’s Alone (1972-1973)) - peut-être que je sature un peu.

The Old Homestead (1974)
Neil Young Archives Vol. II (1972-1976)
Neil Young
Reprise 2021

01 - Love / Art Blues
02 - Through my Sails
03 - Homefires
04 - Pardon my Heart
05 - Hawaiian Sunrise
06 - L.A. Girls and Ocean Boys
07 - Pushed it over the End (Crosby, Stills, Nash and Young)
08 - On the Beach (Crosby, Stills, Nash and Young)
09 - Vacancy
10 - One More Sign
11 - Frozen Man
12 - Give me Strength
13 - Bad News Come to Town
14 - Changing Highway (with Crazy Horse and Ben Keith)
15 - Love / Art Blues
16 - The Old Homestead
17 - Daughters
18 - Deep Forbidden Lake
19 - Love / Art Blues

vendredi 4 février 2022

1011 - Electricity - Two


Horreur ! Malheur ! Le nouvel album de Spiritualized est repoussé de deux mois, de fin février à fin avril. Un mail est arrivé cette après-midi annonçant la tragique nouvelle… il va donc falloir patienter plus longtemps encore pour le disque… mais aussi pour les badges et les t-shirts commandés sur la boutique officielle en ligne… moi qui suis impatient de me balader avec mon t-shirt Ladies & Gentlemen…

En attendant, je vais me consoler en écoutant le single Electricity - Two que je ne me suis pas passé depuis bien trop longtemps, juste après avoir fini K 2.0 - j’ai l’affreuse Dreams of Rock’n’Roll en tête depuis ce matin, ça m’apprendra à lire la bio de Rivers Cuomo sur Wikipedia. Je ne me souviens plus d’où je l’ai acheté ni quand. C’était en occasion. Peut-être une bourse aux disques, à Strasbourg…
De mémoire, les live proposés en face B sont plutôt très bons, même si le Cop Shoot Cop est loin de durer 17 minutes comme sur l’album. Il faut dire que ces enregistrements public ont été réalisés un an avant la sortie de Ladies and Gentlemen we are Floating in Space (soit à peu près un an après la sortie de Pure Phase). C’était lors d’une tournée nord-américaine en première partie de Neil Young & Crazy Horse… 

une tournée Spiritualized - Neil Young… une tournée Spiritualized - Neil Young… une tournée Spiritualized - Neil Young… j’ai beau le répéter, ça me semble insensé, incroyable, trop beau pour être vrai…

Electricity - Two
Spiritualized
Dedicated 1997

01 - Electricity (album version)
02 - Cop Shoot Cop (live)
03 - Shine a Light (live)
04 - Electric Mainline (live)


vendredi 24 décembre 2021

0969 - Tonight’s the Night (1973)


Tonight’s the Night… non Dexter, c’est le jeudi sur Canal - on n’a pas regardé, par peur d’être encore plus déçus qu’avec les saisons 6 à 8 (ou 9 ? je ne sais plus combien de temps ils ont étiré le carnage) et parce que Canal ne propose en streaming que les épisodes qu’ils diffuseront en 2021, pas ceux de 2022, quand nous ne serons plus abonnés.

Tonight’s the Night… ah oui, le réveillon de Noël… Tonight’s the Night semble l’album parfait pour accompagner les festivités, non ? Vraiment pas ?
Non, Tonight’s the Night est un des albums les plus sombres et déprimants que je connaisse. Le plus sombre de Neil, assurément - quoique je ne les connais pas tous encore, les albums de Neil, il en a sorti une quarantaine tout de même. C’est une terrible gueule de bois, quand on se réveille et que le fête semble terminée depuis longtemps, qu’on n’est même plus sûr de quand elle a terminé et qu’on a l’impression d’avoir tout gâché, l’impression d’avoir brûlé ces dernières cartouches en vain… et qu’il n’y a plus ni alcool (ni drogue) qui semble pouvoir apaisé la souffrance.
Un album dur, avec un groupe réuni exclusivement pour cet album et la tournée qui s’ensuivit, les Santa Monica Flyers - en réalité des membres de Crazy Horse et des Stray Gators - qui joue un folk-country-rock down-tempo parsemé de touches de jazz décadent. Quant à Neil, il n’a jamais aussi mal chanté, aussi faux - et donc aussi vrai - en atteste Mellon my Mind, à ne pas mettre en toutes les oreilles.

À noter tout de même que s’il porte le même titre que l’album original, ce Tonight’s the Night (1973) présent sur le coffret en diffère assez fortement. Par la pochette, par la suppression de quelque morceaux, l’ajout d’autres dont une chanson avec Joni Mitchell, pas exactement réputée pour être une joyeuse drillette. Pas par l’atmosphère, on l’aura compris.

Tonight’s the Night (1973)
Neil Young Archives Vol. II (1972-1976)
Neil Young with the Santa Monica Flyers
Reprise 2021

01 - Speakin’ Out Jam
02 - Everybody’s Alone
03 - Tired Eyes
04 - Tonight’s the Night
05 - Mellon my Mind
06 - World on a String
07 - Speakin’ Out
08 - Raised on Robbery (avec Joni Mitchell)
09 - Roll Another Number (for the Road)
10 - New Mama
11 - Albuquerque
12 - Tonight’s the Night - part II

vendredi 5 avril 2024

1802 - Official Release Series Discs 22, 23+, 24 & 25 : Arc



Parmi les multiples publications de Neil Young (nouveaux albums, albums inédits reconstruits après avoir dormi vingt trente cinquante ans dans un placard, live enregistrés officiellement ou non…), les plus discrètes sont les rééditions de tous ses albums dans l’ordre de leur sortie initiale. Et tous les quatre ou cinq disques réédités, un petit coffret qui les réunit.
Si j’ai acheté le coffret Official Release Series Discs 22, 23+, 24 & 25, c’est pour le disque numéroté 25, Arc, chroniqué dans le bouquin de Philippe Robert déjà évoqué sur ce blog. Un album live de 1991. Enfin… live… plus ou moins. Il s’agit surtout de l’album le plus expérimental de la carrière de Neil. Le concept ? Prendre des débuts et des fins de chansons enregistrées sur la tournée 1991, des extraits pleins de larsens, de feedback, d’improvisations plus ou moins maîtrisées et les coller ensemble pour en former un morceau cohérent.
Le résultat est bien moins affreux qu’on ne pourrait le craindre. C’est presque décevant à quel point c’est supportable pendant les 35 minutes de durée. Quand le plus gros défaut d’un disque est qu’on puisse l’écouter…

Official Release Series Discs 22, 23+, 24 & 25 : Arc
Neil Young + Crazy Horse
Reprise Records 2023

01 - A

vendredi 5 mai 2023

1466 - Americana


Je ne suis pas certain. Americana est-il un album totalement sérieux de Neil Young ? Ou faut-il y voir une forme d’humour ? Un album de reprises publié quelques moisemaines avant un vrai album, Psychedelic Pill. Sur lequel on entend Neil chanter (Oh, my Darling) Clementine et le God Save the Queen. Oui, vraiment… il y a aussi This Land is your Land du très sérieux Woodie Guthrie, le disque n’est donc pas une blague.
Probablement l’album du Young que je possède que j’écoute le moins souvent… mais toujours avec un plaisir certain.

Americana
Neil Young with Crazy Horse
Reprise Records 2012

01 - Oh Susannah
02 - Clementine 
03 - Tom Dula
04 - Gallows Pole 
05 - Get a Job
06 - Travel On
07 - High Flyin’ Bird
08 - Jesus’ Chariot
09 - This Land is your Land
10 - Wayfarin’ Stranger
11 - God Save the Queen

vendredi 3 mars 2023

1403 - Adam’s Apple


Il a joué sur Bitches Brew et In a Silent Way, mes deux albums préférés de Miles Davis. Sur Caravan d’Art Blakey et The Individualism of Gil Evans également. Je ne connais que peu Weather Report, le groupe qu’il a fondé au début des années 70. De sa carrière solo, je ne possède qu’une réédition de 2003 de Adam’s Apple - et ce n’est pas assez.

Wayne Shorter est mort ce jeudi matin.

Adam’s Apple
Wayne Shorter
Blue Note 2003

01 - Adam’s Apple
02 - 502 Blues (Drinkin’ and Drivin’)
03 - El Gaucho
04 - Footprints
05 - Teru
06 - Chief Crazy Horse
07 - The Collector

lundi 13 mai 2019

0013 - Zuma


Neil Young est l'artiste dont j'ai le plus de disques.
De manière strictement comptable, c'est faux. Entre les singles sous différents formats, les albums sous différents formats, les disques promotionnels, les bootlegs, les compilations et les disques d'interviews (oui, j'ai même des disques d'interviews...), c'est d'Oasis dont j'ai le plus de disques. Suivi des Smashing Pumpkins.
Neil Young est l'artiste dont j'ai le plus de disques différents. De Neil Young, je n'ai rien en double. 25 albums, soit en CD soit en vinyle, jamais les deux à la fois. Aucun 45 tours, single ou autre, aucun best-of.

Neil Young est le meilleur, tout simplement. Il est le meilleur car il accepte de ne pas être parfait. Parfois même d'être mauvais. Seule lui importe la sincérité, l'authenticité. Il peut écrire et enregistrer un morceau excellent et le garder sous le coude des années en attendant le bon moment, le bon album pour le sortir. Il peut rater une prise mais choisir de la publier car il la trouve plus vraie qu'une prise bien enregistrée.

Zuma n'est pas le meilleur album de Neil Young mais c'est mon préféré. À moins que ce ne soit le contraire. Je ne le conseillerais pas comme porte d'entrée à ceux qui ne connaissent pas son œuvre... ou peut-être que si, au contraire. Car Zuma, c'est plus qu'un album de Neil Young, c'est Neil Young. Des performances vocales limites (Danger Bird) voire carrément fausses (Barstool Blues). Une aisance qui s'exprime aussi bien à la guitare sèche (Pardon My Heart) qu'à l'électrique (Don't Cry No Tears). Et surtout des morceaux épiques inoubliables (Danger Bird, Cortez The Killer).

À propos de Cortez The Killer, il semble qu'un problème technique ait empêché l'enregistrement d'un dernier couplet. Neil Young étant satisfait de la prise et ne voulant pas perdre en spontanéité, décida de ne pas réenregistrer le morceau et de le laisser tel quel, le concluant avec un fade-out...
Le meilleur, vous dis-je...


Zuma
Neil Young with Crazy Horse
Reprise Records / Warner 1975

01 - Don't Cry No Tears
02 - Danger Bird
03 - Pardon My Heart
04 - Lookin' For A Love
05 - Barstool Blues
06 - Stupid Girl
07 - Drive Back
08 - Cortez The Killer
09 - Through My Sails

samedi 26 novembre 2022

1306 - Rust Never Sleeps


Après un petit On the Beach, ce soir, j’hésitais, je ne savais pas quoi mettre sur la platine, je cherchais la bonne idée parmi mes disques sans la trouver. Natacha m’a asséné un « pfffff, t’as qu’à mettre un autre Neil Young… » comme si c’était beaucoup plus facile de choisir parmi les 30 ou 40 ou 50 disques - faudra que je compte - du Canadien disponibles à la maison. Nous avions parlé de Hey Hey, My My pendant que On the Beach habitait les enceintes, j’ai donc opté pour Rust Never Sleeps.

Rust Never Sleeps, c’est un album live composé uniquement d’inédits et sur lequel le son du public a été effacé. Un album schizophrène avec sa première moitié acoustique (qui correspond sur les vinyles à la face A) et sa seconde beaucoup plus électrique. Un album qui s’ouvre sur My My, Hey Hey et se referme sur Hey Hey, My My. Un album qui consacra, quelques années plus tard, Neil Young en tant que « parrain du grunge ». Bref, un album indispensable de Neil, encore un.

Rust Never Sleeps
Neil Young & Crazy Horse
Reprise Records ????

01 - My My, Hey Hey (Out of the Blue)
02 - Thrasher
03 - Ride my Llama
04 - Pocahontas
05 - Sail Away
06 - Powderfinger
07 - Welfare Mothers
08 - Sedan Delivery
09 - Hey Hey, My My (Into the Black)

jeudi 21 juillet 2022

1178 - Songs for Judy

Il est impossible, à moins d’être pété de thunes, de suivre le rythme actuel des publications de Neil Young. Entre ses albums, studio ou live, récemment enregistrés, ses albums studio abandonnés depuis des années et ressortis des placards (Toast, avec Crazy Horse, est le dernier date après Hitchhiker et Homegrown) et des albums live inédits, il faut avoir un sacré porte-monnaie pour suivre. Alors quand il se met à publier en plus des Bootleg Series, sur le modèle de ceux de Dylan, c’est-à-dire publier de manière officielle des albums autrefois pirates, on ne sait plus où donner du biffeton.
Les trois premiers disques de ces Bootleg Series sont des enregistrements en concert solo des années 70. On ne les compte plus les enregistrements de concerts solo de Neil. Young Shakespeare, Massey Hall, Sugar Mountain, Cellar Door ou Songs for Judy en sont autant d’exemples parmi les Performance Series (à ne pas confondre donc avec les Bootleg Series) publiés au cours des 15 dernières années.
Est-ce trop ? Évidemment non. Car tout concert de Neil Young seul avec sa guitare folk ou son piano droit est une petite merveille. Les concerts se ressemblent, les setlists s’étoffent de nouveaux titres mais se renouvellent pas vraiment, les interprétations ne varient guère et pourtant chaque nouveau disque live apporte sa propre vérité, sa propre ambiance, sa propre beauté. Chaque nouveau disque live sait se rendre indispensable dans la discographie pléthorique du Loner. Et on en redemande… même si on ne peut pas tous les acheter.

Songs for Judy
Neil Young
Reprise Records 2018

01 - Songs for Judy Intro
02 - Too Far Gone
03 - No One Seems to Know
04 - Heart of Gold
05 - White Line
06 - Love is a Rose
07 - After the Gold Rush
08 - Human Highway
09 - Tell me Why
10 - Mr Soul
11 - Mellow my Mind
12 - Give me Strength
13 - A Man Needs a Maid
14 - Roll Another Number
15 - Journey Through the Past
16 - Harvest
17 - Campaigner
18 - Old Laughing Lady
19 - The Losing End
20 - Here we are in the Years
21 - The Needle and the Damage Done
22 - Pocahontas
23 - Sugar Mountain